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Marre de ne rien voir bouger ? Faites un pas …

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L’effet papillon :  un battement d’aile  peut créer une tempête … C’est vrai aussi pour chacun de nos gestes,  de nos attitudes, et c’est applicable  dans l’engagement personnel,  la sensibilisation aux problèmes environnementaux, et les actions de préservation des Océans …  Un exemple  qui le démontre ?  Retour arrière ,le 7 avril quelque part dans l’Ouest de la France. En savoir plus ?  Ecoutez cette chronique !

 

http://www.longitude181.org

La vie rêvée de Gabrielle de Lyliane Mosca (Presses de la Cité)  

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ft150« Littérature sans Frontières »est une chronique de Pierre Guelff

 À 16 ans, Gabrielle Renard, brunette tout en rondeurs gracieuses, quitte son paisible village champenois pour Paris parce qu’elle veut davantage de bruit dans son existence, du piment, de l’aventure et des émois. Eh bien ! Elle aura tout ça tout au long des 360 pages du magnifique roman de Lyliane Mosca,  « La vie rêvée de Gabrielle » paru aux Presses de la Cité.

Tout l’art de l’auteure est de faire ressentir au lecteur ce roman comme un reportage sur le terrain, au cœur même des événements.

Ainsi, Gabrielle se retrouve nurse du deuxième enfant du couple Auguste et Aline Renoir. À sa meilleure amie qui la traite de bonniche, la réplique tombe comme un couperet : « Toi, tu ne sortiras jamais du village. Pendant ce temps, moi, je visiterai Paris et je connaîtrai du beau monde. Des artistes, des écrivains… »

Ainsi, un destin exceptionnel débute en ce bel été 1894 à Montmartre. Et, aux Renoir, elle déclare tout de go : « J’estime que les tâches sont plus douces en chantant. C’est ma façon de faire, chanter en travaillant, et ne jamais me plaindre ! »

Entre deux tâches, elle regarde le peintre à l’œuvre : « C’est beau, patron. Je n’y connais pas grand-chose, mais c’est beau. » Renoir apprécie et, rapidement, la « beauté simple » de Gabrielle l’attire.
Nounou parfaite, cuisinière hors pair, mettant autant de cœur à faire la vaisselle qu’une tarte, elle accepte de poser pour l’artiste pour qui elle a des sentiments confus : de l’admiration et, comme elle le dit elle-même, « autre chose que je ne sais pas définir ».

Et, comme elle se dit une femme libre et qu’elle le restera, cela occasionne rumeurs, jalousies, envies, commérages et, parfois, reconnaissance. Renoir explique : « Gabrielle est si attachante avec sa gaieté, son bon sens et cette sensualité qu’elle met dans toute chose ! C’est la grâce incarnée. Le charme pur de la femme. Bientôt, il faudra qu’elle se déshabille pour que je la peigne dans toute sa plénitude… »

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Gabrielle et Jean peints par Auguste Renoir (Wikipedia)

Et, elle accepte et devient quasiment tout aussi célèbre que son patron tant les toiles du maître se vendent et font un tabac dans de prestigieuses expositions.

Les années passent, Renoir est très malade, elle lui sert d’infirmière, et à 32 ans, alors qu’elle n’a rien construit encore de sa vie, elle se sent prisonnière des Renoir et réalise qu’elle est née trop tôt pour le fils Jean, devenu amoureux de son ancienne nounou, et trop tard pour le père, les deux hommes qui comptent le plus dans son existence.

Soudain, elle, la combattante, se sent seule, très seule, jusqu’à la rencontre avec un riche artiste américain totalement inconnu, qui le fascine et ressemble tant à… Renoir-père.

Devenue sa maîtresse, au grand dam de Jean, futur cinéaste célèbre, elle clame encore haut et fort qu’elle est avant tout libre : « Pas besoin de mariage avec mon Américain ! », car elle se souvient, qu’à l’âge de 10 ans, elle gardait les vaches à Essoyes, son village champenois où, à l’heure actuelle, sa maison natale est même devenue un lieu touristique !

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Résister, c’est se libérer !

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ft150 3Decroly. Un nom qui résonne chez des centaines de milliers de personnes, toutes générations, classes sociales, philosophies et religions confondues, tant ce pédagogue éclairé marque encore les esprits et comportements de citoyens.

Le jour ou tout bascula150Comme l’explique Jean Lemaître dans son ouvrage « Le jour où tout bascula » paru aux Éditions de la Mémoire (MeMograMes), « la pédagogie humaniste du neuropsychiatre Ovide Decroly (1871-1932), a essaimé à travers le monde et ne perd rien de sa pertinence ». Cet humaniste disait que c’est dans la préparation des jeunes à laquelle tout adulte doit participer, que se trouve le gage, le seul, d’un avenir où la justice et le droit dans le travail solidaire l’emporteront sur la force aveugle et l’iniquité.

Et, l’auteur, avant d’entamer son récit, de clamer que les propos de Decroly relevaient bien « d’une prophétie, plus que jamais d’actualité ».

Ce récit est celui d’une situation réelle avec en bruit de fond celui des bottes gestapistes et la poignante histoire contée force à une double réflexion majeure : a-t-on vraiment compris les leçons laissées par le nazisme et tout autre régime totalitaire du même acabit et aurons-nous le courage de relever le défi lancé par des résistants à toute forme de dictature sous le cri d’espoir : « Plus jamais ça ! » ?

Certains s’y attèlent et le livre de Jean Lemaître, sans être un essai spécifique sur la désobéissance civile, la résistance citoyenne ou autre mouvement pacifiste actif contre l’oppression et l’injustice, se fait, par son histoire en forme de reportage, l’écho d’un engagement actif (et pas seulement de belles théories) pour la liberté.

Un récit historique poignant

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Jean Lemaître.

 Paul, avocat, fervent catholique, et Hélène, modeste vendeuse, étaient les heureux parents de Claude. Ce père attentionné, dont la foi n’empêchait nullement le libre arbitre, décida d’inscrire leur unique enfant à l’École Decroly, établissement considéré avant la Seconde Guerre mondiale comme, je cite, « un nid de libéraux et de socialistes anticléricaux où l’on pratiquait une pédagogie sulfureuse, axée sur l’expérimentation et le libre examen. »

Claude s’y épanouit, se fit des amis, alors que Madame Libois, leur enseignante, leur apprenait à « respecter les faits et à suspecter les interprétations », les éveillait à l’esprit critique, développait leurs capacités de raisonnement, de jugement et d’intuition.

Dans la nuit du 10 au 11 mai 1940, Claude fut réveillé en sursaut. Comme des millions de gens, d’ailleurs. Les nazis commençaient à déferler par vagues successives sur l’Europe.

Alors, au fil du temps, l’École Decroly accueillit de jeunes réfugiés, des juifs, de faux étudiants pour échapper au Travail obligatoire en Allemagne. Abraham, le pote de Claude, dut porter l’étoile jaune, l’aviateur anglais caché chez Paul et Hélène échappa de peu aux gestapistes, mais la famille fut dénoncée, arrêtée, incarcérée. Claude fut libéré quelques mois plus tard, ses parents menacés de mort.

Durant cette période, le réseau de l’École Decroly joua son rôle clandestin, une véritable armée de l’ombre de toutes les composantes de l’établissement qui, de la sorte, faisait honneur aux principes fraternels d’Ovide Decroly.

Hélène fit la folle et expédiée dans un asile allemand, son cher Paul fut déporté, Claude trouva refuge en province grâce audit réseau.

Un mot d’ordre émanait de celui-ci, malgré la faim, les trahisons, les tortures, les arrestations, les exécutions : « Résister, c’est se libérer ! »

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Le dernier ouvrage de Jean Lemaître paru chez le même éditeur : « Signé Zarco ! », ou le Christophe Colomb portugais.

Si les derniers chapitres sont touchants, grâce soit rendue à l’auteur de ne pas tomber dans le pathos : on y apprend qui livra la famille de Claude à la Gestapo, le sort d’Hélène et de Paul, celui de rescapés qui, vaille que vaille, tentèrent de se reconstruire malgré des existences parfois tourmentées, et, aussi, ce qui traduit bien la philosophie « decrolienne » : « Partir d’une feuille blanche, rabibocher les pays entredéchirés pour rebâtir une Europe unie ».

Hélas, le bruit des bottes se fait à nouveau entendre au loin, comme si l’adage « L’Histoire est un éternel recommencement » était inscrit dans les gênes des humains.

D’où, me semble-t-il, de lire ou de relire cet ouvrage pour tenter de contredire cette hypothèse.

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Musique : extraits de Concerto pour flûte R433 de Vivaldi par Ensemble Baroque (Youtube)

Rythme cardiaque : que de morts subites et pathologies graves !

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« Rythme cardiaque, rythme de vie » du Pr Scavée, Éditions Mardaga.

ft150Christophe Scavée est cardiologue et professeur d’université[1], mais, surtout, spécialiste de réputation internationale en rythmologie. Il vient de publier un ouvrage[2] à l’heure où, dans le monde entier, l’alerte est donnée sur le nombre impressionnant de morts subites et accidents cardio-vasculaires majeurs.

Certes, on sait que le cœur est l’organe vital par excellence, mais, jamais, semble-t-il, il n’en a été autant question ces derniers temps : des dizaines de morts subites quotidiennement (130 en France, 30 en Belgique…), pas seulement chez les nourrissons, décès de jeunes sportifs lors de compétitions, tel le cycliste Michaël Goolaerts au récent Paris-Roubaix, aorte défaillante du roi Albert II, cri d’alarme lancé par des centaines de spécialistes sur les effets cardio-vasculaires de la pollution atmosphérique dans les villes…, au point que se succèdent des campagnes de prévention : Semaine du Rythme cardiaque en Belgique, Journée Mondiale du cœur, Parcours du Cœur en France dans près de 1.000 villes avec quelque 200.000 participants… C’est dire l’ampleur de ce « fléau » !

  • La situation semble devenir de plus en plus préoccupante au niveau des morts subites. Corroborez-vous ce diagnostic ?
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Le professeur Christophe Scavéee, cardiologue et rythmologue de réputation internationale, au micro de « Fréquence Terre ».

La mort subite cardiaque (MS) a toujours existé et n’est pas un phénomène nouveau. Elle peut toucher toutes les tranches de la population. Les statistiques vont de 0,1 à 0,2% avec, bien entendu, des pics d’incidence chez les personnes âgées et surtout à partir de 35 ans. Rappelons que la MS d’origine cardiaque est une mort naturelle et représente à peu près 13% du total des morts naturelles et la moitié des morts d’origine cardiaque.

Pacemakers et cœurs artificiels

  • D’un autre côté, que de progrès avec la miniaturisation poussée des pacemakers et même de sérieux espoirs fondés dans le cœur artificiel pour prolonger de manière significative l’existence de cardiaques considérés en fin de vie.
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Évolution de la grandeur du pacemaker, à présent de la taille d’une pièce de 20 cents.

Le pacemaker ou stimulateur cardiaque est un petit appareil électronique que l’on implante chez les patients dont le rythme est trop lent et il prolonge leur vie. Actuellement, il existe des stimulateurs cardiaques de la taille de 1 à 2 cm maximum. Ils sont donc faciles à implanter chez des personnes âgées, et c’est surtout une fantastique évolution qui va dans le sens de l’amélioration des soins de santé.  Les progrès vont aussi dans le sens de la réparation d’un cœur qui est en partie détruit. On sait qu’il y a la transplantation cardiaque, mais elle a ses limites parce qu’il faut des donneurs et des cœurs nouveaux à transplanter, ce qui n’est pas toujours facile. Du coup, la technologie répond aussi à cette disponibilité par la création de modèles complètement artificiels. Les études sont en cours pour créer des appareils les plus performants possibles permettant de supplanter un cœur naturel. Les progrès sont présents et il y a de nombreux espoirs !

Facteurs de risques

  • Outre les maladies génétiques, quels sont les principaux facteurs de risques pour le système cardio-vasculaire ?

Les principales causes de maladies cardiovasculaires se retrouvent dans nos mauvaises habitudes de vie : fumer, avoir trop de cholestérol, diabète, tension artérielle trop élevée, sédentarité. Cela concerne beaucoup de gens au-delà de 35 ans et ces facteurs de risques peuvent causer des infarctus et la mort subite. Chez les patients plus jeunes, il y a des maladies génétiques, souvent d’origines familiales, plutôt rares mais qui peuvent occasionner des dégâts cardiaques importants, comme la MS telle qu’on la voit dans le sport de compétition, par exemple.

Quelques conseils

  • Quels conseils élémentaires préconisez-vous pour éviter les accidents cardiaques, voire diminuer d’éventuels troubles du rythme qui perturbent sérieusement la vie sociale et intime du citoyen ? Titre DrScavée Livre

C’est d’avoir un mode de vie le plus sain possible ! Au mieux, essayer d’éradiquer tous les facteurs de risques : mauvaise alimentation, manger trop gras, trop salé, trop de graisses animales, saturées et « trans », c’est-à-dire des graisses végétales industrielles transformées que l’on retrouve dans les pâtisseries, gâteaux, biscuits… Il faut aussi faire de l’activité physique, qui va modéliser notre cœur et notre rythme cardiaque et prévenir le développement de maladies cardio-vasculaires, diminuer des arythmies graves, comme la MS.

L’OMS (Organisation Mondiale Santé) conseille de pratiquer régulièrement trois heures d’activités physiques par semaine. Cela permet de gagner en qualité de vie et, surtout, de survie, car marcher de 10 à 15 minutes par jour, prolonge la vie de trois ans en moyenne. Donc, les recommandations sont relativement simples : elles sont à la fois diététiques, éliminer nos facteurs de risques, moins de stress, arrêter de fumer, réduire sa consommation d’alcool… Ainsi, quand on voit les jeunes en consommer de plus en plus, cela devient toxique à un certain niveau !

Et puis, il y a également lieu de pratiquer du yoga, de la cohérence cardiaque et, ainsi, on peut agir au niveau de notre mental, ce qui aura une influence bénéfique sur notre bien–être.

[1] UCL : Université catholique de Louvain et études spécialisées à l’Hôpital cardiologique Haut-l’Évêque de Bordeaux.

[2] « Rythme cardiaque, rythme de vie », Professeur Scavée, Éditions Mardaga, 320 pages,  19.90 euros, parution : mi-mai 2018.

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L’école à la découverte de l’eau (rediffusion)

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Précieuse et pourtant menacée, source de vie parfois dévastatrice, symbole de pureté le plus souvent polluée et impropre à la consommation… Nécessaire à l’activité humaine mais inaccessible, essentielle à la survie et au développement de l’humanité, mais source de conflit entre les Etats… Indispensable au maintien des écosystèmes, mais menacée dans sa pureté par la main de l’homme…

De simples constats qui mettent en évidence qu’il faut travailler plus que jamais pour la préservation de l’eau. Cela passe notamment par une information et une éducation au plus tôt.

C’est ainsi que de nombreuses initiatives, destinées à faire découvrir l’eau aux jeunes générations, se multiplient…

Le cycle de l’eau fait maintenant partie du travail de sensibilisation fait dans les écoles. Un peu partout en France, les enseignants incluent dans leurs programmes des séances de travail autour de l’eau. Distillées dans l’année ou centrées sur une quinzaine de jours dédiés, l’étude de la précieuse molécule est devenue incontournable.

Ici c’est de la pâte à papier que l’on va apprendre à fabriquer. Les enfants récupèrent les papiers de la poubelle de l’école, les déchirent en petits morceaux, puis les mettent dans l’eau… La mixture obtenue est coulée dans des cadres afin de reconstituer des feuilles de papier. Les enfants agrémentent souvent leur réalisation d’incrustation de petites fleurs pour en faire du papier à lettre personnalisé.

Ailleurs, c’est une leçon plus magistrale sur le cycle de l’eau… Avec expérience scientifique à la clé, les élèves vont mettre en évidence le passage de l’eau par ses différents états… De simple liquide, ils vont la voir s’évaporer ou se transformer en glace suivant le traitement thermique que l’on va lui faire subir… Les nuages, la pluie, la neige, tous ces phénomènes naturels vont ainsi devenir familiers aux petits écoliers.

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Aqueduc de la vanne / ©Jacques Mossot

Les écoles élémentaires multiplient aussi les sorties sur le thème de l’eau… De la petite rivière qui coule à proximité, au moulin à eau fraîchement restauré, la vie de l’eau va prendre une autre dimension. Après un détour par le vieux lavoir du village, où l’on en profitera pour faire un petit cours d’histoire, la visite peut aussi passer par la découverte de cet aqueduc qui servait autrefois à alimenter la capitale à partir des sources du sud de l’Essonne et de la Seine et Marne… Conçu à l’époque napoléonienne, cet aqueduc de la Vanne et du Loing est fièrement restauré par des associations qui en profitent pour faire découvrir aux jeunes générations ce remarquable ouvrage…

Les élèves vont aussi pouvoir aborder d’autres ouvrages plus récents mais tout aussi vitaux pour la vie de chacun d’entre nous… En s’appuyant sur les Agences de l’Eau, les enseignants abordent la question de l’approvisionnement en eau potable et du traitement des eaux usées. Des visites de stations d’épuration sont ainsi organisées un peu partout sur le territoire. Un moment souvent marquant pour les élèves qui voient, concrètement, les eaux usées que chaque habitant rejette quotidiennement. Passé le moment délicat de l’odeur, les enfants découvrent les différentes étapes du traitement, non sans avoir été sensibilisé aux difficultés de cette opération. Une manière de mieux prendre conscience de l’attention que l’on doit porter à nos rejets domestiques…

Cette étude du cycle de l’eau passe aussi parfois par un détour par la mare ou la rivière du village où les élèves vont aller pêcher ou simplement découvrir les minuscules organismes qui peuplent nos cours d’eau… Tritons, salamandres, et autres amphibiens vont souvent achever d’émerveiller leurs yeux.

Toutes ces animations pédagogiques tentent d’amener les enfants vers une culture environnementale afin que leur quotidien intègre naturellement le respect et la protection de ce bien rare et précieux : l’eau.

Pour aller plus loin :

 

POUR des lectures citoyennes : « L’impératif de désobéissance » de Jean-Marie Muller (Le Passager clandestin) 2/4

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

ft150d5359f2d5d« L’impératif de désobéissance » de Jean-Marie Muller (Le Passager clandestin) ne se résume pas une seule chronique tant cet essai est dense d’informations et de faits historiques avérés.

Avec cette deuxième rubrique, nous voici en compagnie de celui qui délivra de manière non violente l’Inde du joug colonialiste anglais, Gandhi. Pour lui, le refus de coopérer avec l’injustice était à la fois une exigence éthique qui obligeait l’individu à ne pas être lui-même complice du mal, et un principe stratégique qui lui permettait de lutter contre l’injustice. « L’exigence de la conscience doit primer la contrainte de la loi. La vertu cardinale du citoyen n’est pas l’obéissance, mais la responsabilité. La désobéissance civile est une révolte sans aucune violence. »

Argument récurrent : nous serions tous nazis s’il n’y avait pas eu l’intervention des Alliés et des résistants ! Réponse : des exemples de désobéissance civile organisée rigoureusement et soutenue par la majorité de la population, démontrent que la dictature de l’occupant allemand, malgré des tentatives, parfois violentes, de soumission à ses directives, connut des échecs retentissants : tels, 1.100 professeurs norvégiens résistants pacifiquement par des déclarations publiques « qu’ils n’enseigneraient pas quoi que ce soit qui violerait leur conscience », tels des policiers français sous le même occupant nazi ne collaborant pas aux rafles de juifs et, à Nancy, par exemple, en sauvant 350 d’entre eux de l’Holocauste.

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Cette chronique se réalise en partenariat avec l’hebdomadaire POUR.

Bien plus tard, les plus hautes autorités françaises rendirent hommage à ces policiers pour, je cite « leur courage contre la passivité, la docilité et l’obéissance aveugle ». En somme, ces hauts représentants de la République firent l’éloge de la désobéissance civile !

En d’autres termes, il y a la possibilité de désobéir à un ordre illégitime, quelle que soit sa légalité. C’est un principe moral fondamental de devoir désobéir à des ordres indignes. La justice, c’est plus que la légalité !

Ainsi, ce qui est légal n’est pas obligatoirement légitime, sans oublier le principe de précaution ou de protection trop souvent ignoré ou, tout simplement, refusé.

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Artisans, ces passeurs de savoir-faire et de fraternité

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Dirk Bourguignon, maître coutelier, forgeron et co-fondateur de la Guilde de la Forge d’Ostiches, au micro de Pierre Guelff.
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Artisans au travail lors de la Rencontre internationale de la Coutellerie.

Ostiches, charmant village à une quarantaine de kilomètres de la frontière belgo-française, allie harmonieusement le patrimoine à l’artisanat en organisant, entre autres, la Fête du Moulin[1], la Rencontre internationale[2] de la Coutellerie. L’occasion pour « Fréquence Terre » d’aller aussi à la rencontre de ces artisans soucieux de transmettre leur savoir-faire et de perpétuer des traditions fraternelles séculaires, comme nous l’explique Dirk Bourguignon, maître coutelier, forgeron et co-fondateur de la Guilde de la Forge[3].

Historiquement, il y eut une initiative dans le village consistant à restaurer un moulin à vent (XVIIIe siècle) racheté par la Ville d’Ath. Est né un comité composé de plusieurs meuniers, qui déboucha sur un deuxième projet : la remise en marche de la Forge d’Ostiches. Au départ, je n’étais pas très enthousiaste et puis, en me liant d’amitié avec Paul et Pascal, je ne pus ignorer l’existence de cette forge historique située derrière l’église du village. Il fallait, donc, préserver ce patrimoine et, à présent, je l’anime dans un esprit de bonne volonté et, en plus, c’est finalement une  heureuse initiative pour le métier à laquelle je coopère depuis des années.

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Moulin blanc du XVIIIe siècle magnifiquement restauré en 2000.

Association, formations, démonstrations, Rencontre internationale de Coutellerie qui, en 2018, en est à sa dixième édition… sont donc le magnifique résultat d’une harmonie entre métier et patrimoine !

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Dirk Bourguignon : transmettre en encourageant à persévérer !

Ce genre d’événement réunit des couteliers de métier et des gens qui ont cette activité comme hobby. Ils proviennent parfois de loin (Caucase, Tchétchénie, Russie…) pour nous apporter leurs connaissances et une certaine diversification. Des Français nous aident et soutiennent également, nous Néerlandophones et Francophones de Belgique, tous réunis.

J’ai l’impression que votre association développe les principes du Compagnonnage, c’est-à-dire, excellence du métier et fraternité universelle…

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La noblesse du geste de l’artisan.
  • Nous sommes tous des artisans qui travaillons de nos mains à la fabrication de couteaux utilisés par des chasseurs, cuisiniers, collectionneurs… Nous avons créé une Guilde qui, historiquement, est toujours liée à une ville. Nous enseignons et demandons à nos élèves de réaliser des pièces d’épreuves afin d’acquérir la maîtrise. C’est un long chemin dans lequel on apprend à se connaître et on vit une aventure humaine avec une fraternité qui tire les uns vers les autres vers le haut. Nous passons donc la connaissance du métier et il n’y a pas de « secret » relevant de celui-ci mais des techniques qui réclament un certain enseignement de notre part. On ne peut pas construire un building si on ne sait pas maçonner ! Dans cet apprentissage transmis, nous ne voulons pas décourager les élèves mais, au contraire, les encourager à persévérer !

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[1] Week-end du premier dimanche de juillet.

[2] 12 et 13 mai 2018.

[3] www.forge-ostiches.be

L’Appel des drailles de Christian Laborie (Omnibus)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

ft15051DCrmJI8dL. SX195Quand on aime on ne compte pas ! Quelle excellente idée développée par les Éditions Omnibus de publier trois romans de Christian Laborie (pour le prix d’un !) avec, au total, près de 950 pages qui se veulent une vaste découverte du « Bonheur dans les Cévennes » : « L’Appel des drailles », « Les Drailles oubliées » et « L’Arbre d’or ».

Véritable déclaration d’amour portée par l’auteur à sa région d’adoption depuis plus de quarante ans, lui qui quitta le plat pays flamand où les beffrois sont les uniques montagnes dans un paysage fait de canaux, de prairies, de champs, de polders et de nombreux clochers, avec « L’Appel des drailles », il est d’abord question d’Antoine, un berger qui, durant quatre à cinq mois quitte femme et enfants pour les besoins de la transhumance et de l’estive. S’il mène une existence de serf attaché à la glèbe sans espoir de s’en libérer, il ne se plaint jamais et préfère semer du rêve sur son passage.

Comme un rituel, chaque première nuit en cette fin de XIXe siècle qu’il passe dans la nature sauvage et grandiose, il dort à la belle étoile entre ses chiens, son âne et ses 1.500 à 2.000 brebis.

Au village, Adeline, son épouse trime et compose avec le diktat imposé par le châtelain, maître des terres, des hommes et des animaux, et elle est aux prises avec les assauts malsains et violents d’un régisseur.

Mais les temps évoluent, faudra-t-il faire une croix sur les sentes, pentes herbues, châtaigniers, bouleaux et conifères d’altitude pour faire place aux usines et à leurs fumées nauséabondes, au bruit des moteurs, à la noirceur de l’asphalte et à la course à l’argent ?

Antoine va-t-il devoir travailler sans le contact avec la nature, faire le deuil de valeurs séculaires qu’il pensait laisser en héritage à ses enfants ?

« Les moutons marchent lentement sur les chemins tracés depuis des millénaires, mais ils savent où ils vont », dit Antoine à l’un de ses fils, devenu pasteur comme lui. Mais, jusques à quand ?

Outre une saga familiale intense, parfois dramatique, quelquefois pleine de bonheur, ce premier ouvrage de la trilogie explique le choix : maintenir la tradition ou se tourner vers le modernisme, voire tenter d’harmoniser les deux ?

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1968-2018 : Mai 68 et après ? (4 et 5/5)

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ft150 5IlsCinq chroniques consacrées au 50e anniversaire de Mai 68 : Slogans, Radio Barricades, Che Guevara, L’« autre »  Mai 68 : pacifisme libertaire, désobéissance civile, activisme non violent, Les « enfants » de Mai 68, la presse alternative, Mai 68 perçu dans les médias cinquante ans plus tard…[1]

De nombreux historiens évoquent une embellie après les affres de la Seconde Guerre mondiale : « La période dite des ‘Trente Glorieuses’, de 1945 à 1973, fut pour les pays industrialisés occidentaux d’une prospérité exceptionnelle »[2]

C’est ainsi que s’écrit l’Histoire ! Prospérité exceptionnelle pour qui ? Pour des industriels, dont certains avaient pactisé avec Hitler et ses sbires, échappant, aussi, à rendre des comptes ? Pour des nantis qui avaient planqué leurs avoirs en Suisse ou avaient pris la fuite aux États-Unis ? Pour des opportunistes se servant allègrement aux mannes déversées par l’Oncle Sam pour redresser l’Europe ? Pour des patrons qui accéléraient les rythmes de productions sans pour autant se préoccuper du bien-être des travailleurs ou faisaient appel à une main-d’œuvre étrangère traitée comme des parias, les guerres de 14-18 et 40-45, ayant décimé la population masculine européenne ? Pour des politiciens qui imposaient le principe si peu démocratique de la particratie ?[3]

images 2Car, ne nous y trompons pas, ce fut aussi au temps des ces « Trente Glorieuses », que la classe ouvrière dut monter au créneau (au prix de nombreuses victimes massacrées par les forces dites de l’ordre ou armées aux ordres des classes dirigeantes) pour arracher quelques droits, car, comme l’explique Gérard De Coranze, Prix Renaudot et de l’Académie française, dans son roman « Laisse tomber les filles »[4] au sujet du monde ouvrier de l’époque : « Un monde du travail où règnent la peur, les accidents de travail, les conflits sociaux, les fours qui explosent, la mort des ouvriers maghrébins respirant à pleins poumons la poussière de graphite… ».

Luttes citoyennes

Autres luttes citoyennes furent celles pour acquérir une relative sécurité sociale, une petite revalorisation salariale, sans oublier, le droit enfin donné au peuple (femmes y comprises), d’élire leurs représentants aux assemblées de l’État, d’un enseignement pour toutes les classes sociales, ensuite, au fil des décennies la défense de l’environnement, tel l’exemplaire combat des habitants du Larzac qui, à la force qui voulait voler leurs terres, répondirent, durant dix ans, de manière pacifiste et finirent par gagner la partie !

DSC01514bisDSC02254Et puis de Charlie Hebdo à l’hebdomadaire POUR, dont le slogan, est « Pour écrire la liberté » et qui, après vu ses locaux partir en flammes par la main de militants d’extrême droite, déclara : « Ils ne nous feront pas taire ! », ce fut aussi la naissance des radios dites libres, d’une presse plus indépendante, moins scotchée aux pouvoirs et aux publicitaires.

Le regretté Cabu dit à ce propos[5] : « En mai 68, j’étais tous les jours à la Sorbonne. C’est le seul moment où j’ai cru que l’intelligence arrivait au pouvoir. Les élections qui ont suivi m’ont déçu. C’était trop tard, la société de consommation était déjà amorcée. Dès que l’essence est revenue, c’était fini (…) Le général de Gaulle n’a pas compris, en mai 68, que la jeunesse avait d’autres aspirations. Il n’était pas tourné vers les jeunes. Il s’est même rendu à Baden-Baden, pour demander au général Massu s’il avait l’appui de l’armée. Sans être un dictateur, il était autoritaire. Un an après mai 68, il nous a laissé le silence. On parle souvent de moi comme un ex-soixante-huitard, c’est vrai, je le revendique. »

Et aujourd’hui ?

J’ai récemment lu, ci et là, qu’à partir des années 90, on entra dans le temps de l’indifférence, dans l’ère du chacun pour soi, de l’individualisme érigé en règle de vie. Certes, il y  a encore des idéalistes, des militants, mais 60% des jeunes pensent que l’humanité vit une période de régression et 83% croient que le monde va à sa destruction.

Il y a quelques jours, un syndicaliste déclarait sur les antennes de France Inter : « C’est à partir de mai 68 que l’on a reconnu la légitimité du syndicalisme dans les entreprises, avant cela tout devait se faire à l’extérieur. En mai 68, il s’agissait de forces vives qui pouvaient renouveler le pays… »

Désabusé, il conclut : « Pourquoi assiste-t-on à une érosion du syndicalisme depuis quelques années ? Parce que, avant, on trouvait normal de se syndiquer par solidarité sociale et puis, on assista à un renversement pour faire de plus en plus place à l’individualisation ! Des salariés ne connaissent même plus leur patron vu la mondialisation, des employés et ouvriers sont licenciés au nom de la « restructuration », alors que les actionnaires de leurs entreprises s’enrichissent de plus en plus… D’où, transformation culturelle des rapports entre patronat et syndicalisme : à la place du dialogue, c’est redevenu le ‘ diviser pour régner ’ ! »

Mais, ne terminons pas cette série consacrée à « Mai 68 » sur une telle note défaitiste et pessimiste : Fréquence Terre et notre partenaire POUR sont là pour rappeler qu’aux quatre coins de la planète, il y a encore des citoyens qui oeuvrent pour une société plus juste et plus humaine. Un slogan tellement prisé en mai 68 !

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[1] « Night in white satin », Moody Blues, 1967, « Éloïse », Barry Ryan, 1968, « San Francisco », Scott Mc Kenzie.

[2] Wikipédia, 2018.

[3] Extrait de ma participation au livre « Combats d’un humaniste algérien » de Larbi Adouane, à paraître aux Éditions Champs-Élysées-Deauville.

[4] Albin Michel, 2018.

[5] Éditions Glénat/Vents d’Ouest, Grenoble, 2007.

« L’Or du ciel » de Gilles Laporte (Éditions a & H)

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ft150 5CVT LOr du Ciel 4083« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 Avant d’évoquer l’histoire développée dans « L’Or du ciel » de Gilles Laporte publié aux Éditions a&H, permettez-moi de vous en soumettre la présentation absolument sublime que, dans mes multiples lectures et écrits, je n’ai jamais imaginée :

« Une histoire hors du temps. Un livre rare ! Produit issu de la littérature biologique. Garanti sans huile de palme, sans OGM. Les ingrédients sont : langue française traditionnelle, ses sujets, verbes, compléments naturels et temps accordés selon les règles. Ponctuation sélectionnée conforme au code Drillon[1]. Mots tirés du dictionnaire de l’Académie française. Huile de neurones. Extrait de cœur humain et animal. Concentré d’émotions, sans sucres ni stupres ajoutés. Sans exhausteurs de goût artificiels, ni colorants et conservateurs partisans ou industriels. Sans intrants parisiens, ni compléments exotiques d’importation. Peut être consommé sans modération. »

Et l’histoire ? Pierrot, très jeunes orphelin de père et de mère, se forge une personnalité en solitaire et de manière autodidacte : « Il faut provoquer les choses pour les bien connaître, dit-il, les forcer, les bousculer pour qu’elles se livrent pleinement, les surmonter comme l’on surmonte le galop d’un cheval effrayé afin qu’elles vous acceptent comme maître, seul et vrai maître ! »

Parfois, contre une soupe, une tranche de lard, une chopine de vin rouge, il tient le pied du cheval chez le maréchal-ferrant, il bêche le potager d’un vieillard noué par le rhumatisme, charge du fumier sur un plateau pissant de jus merdeux, vide une fosse à lisier juste avant le débord.

Il vit, là-haut, dans la nature, au-dessus de la Vallée de la Moselle quand, un jour, il l’aperçoit. Fasciné, Pierrot s’avance, la danse des foins s’interrompt, la fille l’a aussi aperçu. Elle s’approche, face à lui, un long moment s’écoule dans le silence des regards échangés, quand retentit la voix du père, Adrien : « La Marie-Ange ! Viens-t-en par ici tout de suite ! »

Malgré les menaces, quand bien même ce père décide de marier sa fille à un autre pour un bout de vignoble, Pierrot et Marie-Ange se revoient avec passion.

Le dénouement de ce roman est bouleversant et Gilles Laporte, qui se proclame « Ouvrier des Lettres », touche les âmes et les consciences (pléonasme ?) lorsqu’il écrit :

« Le peuple qui chasse un humaniste ou qui tue un poète éprouve toujours après son crime le besoin de réparer (…) Mais, il arrive un moment où, les erreurs étant devenues trop nombreuses, trop dangereuses, les récupérations et manipulations trop évidentes, plus personne ne supporte même leur seule évocation. Alors, les responsables ferment les livres et s’assoient dessus. Le monde a toujours été victime des coupeurs de racines ! »

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[1] Professeur de linguistique.