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POUR une lecture citoyenne : En route vers une dictature numérique ? (3/4)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff en partenariat avec le magazine POUR (écrire la liberté).

Sigle POUR et FTDans les deux précédentes chroniques consacrée à l’essai « Les robots vont-ils remplacer les journalistes ? » de Damien Desbordes (Éditions Plein Jour), l’attention a été attirée sur le danger majeur que représente l’intelligence artificielle et son prolongement ou complément du robot à écrire. Outre la perte de l’emploi de journaliste, il existe une réelle menace pour la démocratie par manque de contrôle éthique

Poursuivons la lecture de cet ouvrage qui ne relève pas du tout de la science fiction, en soulignant ce propos de l’auteur au sujet de l’industrie de la data : « Les informations ne sont pas un marché, elles sont le marché ! » La nuance est d’importance et attire également notre attention sur le fait que les multinationales de ce secteur informatique n’ont aucun état d’âme, seul le rendement compte envers et contre toute conscience ou morale.

Et, surtout, ne croyez pas un mot de certaines promesses d’anonymat et de protection de votre vie privée. Une étude vient de démontrer que, par exemple, trois « prétendues banales informations ont permis d’identifier 87% d’Américains en un tournemain » !

Ainsi, des « chapelures de données racontent l’histoire de votre vie, disent ce que vous avez choisi de faire, précisent votre environnement social, votre santé… »

ft150 4L’Europe commence à réagir face à ce fléau avec le règlement sur la protection des données personnelles, mais n’est-il déjà pas trop tard ? En effet, l’auteur analyse la perspective d’une dictature numérique qui n’aurait même pas besoin de robots à écrire pour faire sa propagande, chaque palier franchi sur l’échelle de l’intelligence artificielle rapprocherait le robot de l’homme.

Et, alors, se pointe à l’horizon des craintes plus que sérieuses : « l’émergence d’une forme de gouvernance algorithmique qui s’apparenterait à la  tyrannie » et « le point de non-retour serait atteint le jour où les intelligences artificielles deviendraient capables de s’auto-améliorer jusqu’à former une super-intelligence. » Ainsi, le règne humain serait arrêté.

Le futurologue de Google, Ray Kurzweil, a annoncé cette échéance pour 2029. Dans une décennie, donc…

Riccardo Petrella : « Nous ne sommes pas en démocratie ! » (Interview exclusive de notre partenaire POUR)

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Riccardo Petrella (Photo POUR)

petrelaft200Riccardo Petrella, politologue et économiste italien, est une figure emblématique de l’altermondialisme. Son combat (très connu) pour la défense du droit universel et prioritaire à l’accès à l’eau relève de la citoyenneté, de l’écocitoyenneté et de la démocratie. Il accordé une courte interview à notre partenaire POUR et clame : « Nous ne sommes pas en démocratie ! »

« On ne peut pas dire que nous sommes en démocratie. Qu’est-ce que ça veut dire être en démocratie ? La démocratie ne signifie pas simplement que le peuple a le pouvoir. C’est évident qu’il ne l’a pas.

Cela signifie également que les gens peuvent participer en étant responsables. Mais à l’heure actuelle, de quoi les citoyens sont-ils responsables ? Tout a été privatisé ! Tout !

L’eau, l’hôpital, les connaissances, le sol, les semences…

Comment peut-on penser qu’il y ait de la démocratie, même au niveau local lorsque les décisions réelles, pas seulement la propriété effective, mais les décisions sur les choses importantes, sur la vie, sur l’alimentation, l’agriculture, la guerre ou pas… sont prises, non pas par le pouvoir politique, elles sont prises par les pouvoirs privés mondiaux qui se sont emparés de tout grâce à la complicité du politique.

Alors c’est difficile de dire que l’on est en démocratie. »

Voici la vidéo que POUR a  réalisée avec Riccardo Petrella :

https://www.facebook.com/pour.press/videos/1683143628450190

 

POUR un partanariat avec Fréquence Terre – Ecolodio

 

 

 

« Histoire sacrée du monde » : Maltraitance animale et sacrifice divin   (3/6)

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Nouveau PGF siteFTLa 3e chronique consacrée à L’histoire sacrée du monde de Jonathan Black (J’ai Lu) c’est, entre autres, selon l’auteur « Dieu qui décida d’apprendre à penser aux hommes » et de préciser que la méthode qu’il choisit pour ce faire fut la musique. « Une belle mélodie peut induire un changement dans la conscience, comme un éveil. »

9782290147283blogQuestion de Jonathan Black : « Est-ce que la transition de la société tribale à la société urbaine fut provoquée par une intelligence surhumaine ? » Réponse : « Des récits étranges et merveilleux furent retrouvés et déchiffrés sur des tablettes qui étaient enterrées dans une région correspondant au sud de l’Irak actuel. (…) Au fur et à mesure que les hommes s’enfonçaient plus profondément dans leur nature corporelle et animale, qu’ils faisaient de moins en moins l’expérience des royaumes spirituels et que les souvenirs qu’ils en avaient s’estompaient, ils avaient de plus en plus de la mort. »

En racontant l’histoire biblique d’Abraham qui allait sacrifier son fils Isaac pour faire plaisir à Dieu, mais fut arrêté à temps par un ange, le patriarche échangea son enfant contre un bélier qu’il sacrifia. Ici, la lecture de ce chapitre laisse dubitatif : « Est-ce que Dieu appréciait que l’on sacrifie un animal, être vivant par excellence qu’il aurait créé comme l’être humain ? »

Poser la question est répondre à une constatation : si cet écrit dit sacré  avait été rédigé au XXIe siècle, gageons qu’il aurait relevé de l’incitation à la maltraitance animale punissable par la loi !

Comme quoi, se questionner sur la symbolique de pareils récits mérite encore plus de réflexion, selon moi.

Poursuivons cependant la lecture de l’essai de Jonathan Black : « Nous vivons dans un monde paradoxal, un monde où les contraires sont réunis, si bien qu’ils sont difficiles à distinguer. La beauté peut nous rendre profondément heureux. Mais si elle nous abuse, la beauté peut entraîner la chute d’empires. Et les personnes honnêtes, et même les personnes exceptionnelles, peuvent aussi mal agir. »

L’auteur cite le Bouddha : « La condition humaine ? Nous sommes malheureux car nous ne pouvons pas toujours être avec ceux que nous aimons, car nous devons souvent être avec ceux que nous n’aimons pas. Nous ne pouvons pas constamment avoir ce que nous désirons, et nous sommes malheureux. C’est ce qu’on appelle l’expérience. Mais il existe une voie pour s’en sortir. Ouvrez les yeux et éveillez-vous. Celui qui est éveillé n’a plus peur des cauchemars. »

 

Musique :  http://www.michaelmathy.be/#music

Histoire sacrée du monde : Transformer la matière par l’esprit (4/6)  

 

Fréquence Terre-Écolodio et POUR : la presse alternative et indépendante est bien vivante !  

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Nouveau PGF siteFTSigle POUR et FTLe magazine POUR fut fondé en 1973 et avait pour slogan : « Pour écrire la liberté ». Sa ligne éditoriale se situait au confluent d’idées libertaires de Mai 68, de nouveaux mouvements sociaux, féminisme, comités de quartier, antimilitarisme, écologie politique, mouvement antinucléaire…

En 1981, ses locaux et rotatives furent complètement incendiés par des militants de l’extrême droite.

DSC02743FTMais, depuis juin 2015, et avec le même slogan, POUR revit de ses cendres et a, à nouveau, pour objectif de contribuer à l’édification d’une société démocratique, libre, juste, solidaire et durable.  Pour ce faire, l’équipe de  POUR développe un bouquet d’outils multimédias tels qu’un site Internet, une présence sur les réseaux sociaux, des outils audios et vidéos, un journal d’intervention de masse (le journal POUR), des cahiers politiques et des conférences-débats.

D’une renaissance à l’autre

 À l’issue de problèmes indépendants de sa bonne volonté, la direction de Fréquence Terre publia ce communiqué au début du mois de juillet dernier : « Suite à la dissolution volontaire de son association (Objectif Terre), le site d’information Fréquence Terre disparaît. Vous retrouverez toute l’activité de l’ancienne équipe sur Écolodio, site de podcasts dédiés à l’écologie, à la nature, à l’environnement, à la Société…

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La web radio Fréquence Terre garde son nom, mais n’est plus encadrée par l’association Objectif Terre. Pour vous, chers auditeurs et visiteurs réguliers, rien ne change, sauf le nom. »

Et, comme POUR, Fréquence Terre-Écolodio vient de renaître de ses cendres et ses objectifs n’ont pas changé ! Elle est une équipe de journalistes spécialisés dans la problématique environnementale proposant chaque semaine des chroniques diverses et variées sur les thématiques de l’écologie, du développement durable, de la nature, de l’environnement, de la Société…

Son site est associatif et collaboratif et ses membres, tous bénévoles,  journalistes, chroniqueurs, éditorialistes…, ont à cœur de partager leurs préoccupations et leurs expériences en matière de bonnes pratiques écologiques et sociétales.

Leur but  est de sensibiliser et éveiller les consciences pour que tout le monde fasse sa part dans la protection de notre planète et le bien-être des populations.

« Nous garantissons une liberté d’expression et de ton totale », clament-ils. Alors, quand deux médias d’une presse alternative et indépendante ont de tels objectifs, ils ne pouvaient donner naissance qu’à un heureux événement : en ce mois d’août 2018, ils sont concrètement devenus partenaires en échangeant certaines de leurs chroniques.

Assurément, cette presse-là est encore bien vivante et personne ne la fera taire !

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www.pour.press et www.frequenceterre.com

 

LANZAROTE: le dernier bastion des anges !

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Nicolas DECROIX,  du centre de plongée RUBICON DIVING, à Lanzarote, dans les Canaries, nous apporte les bonnes nouvelles  de l’environnement marin, sans pour autant oublier de noter les pratiques d’approches irrespectueuses de l’animal marin, voire les incarcérations en bassin, bannies d’Europe , mais que l’on retrouve un peu plus au Sud. Il nous confie aussi le secret des anges ..oui, il y a des anges, des vrais,  à LANZAROTE !

http://www.longitude181.org

www.rubicondiving.com/fr

« La Route Sauvage » de Willy Vlautin (Albin Michel)  

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 Nouveau PGF siteFTDans sa collection « Terres d’Amérique », les Éditions Albin Michel viennent de publier « La Route Sauvage » de Willy Vlautin, un roman également adapté à cinéma, c’est dire combien il a touché les lecteurs américains.

Mais, l’auteur, également compositeur et chanteur dans un groupe de folk-rock, a déjà connu à deux reprises cette consécration.

La Route sauvage« La Route Sauvage », c’est l’histoire suivante :

« À 15 ans, Charley Thompson ne rêve que d’une chose : avoir un foyer, de la nourriture sur la table, et pouvoir rester une année entière dans le même lycée. Mais l’adolescent ne peut vraiment compter que sur lui-même, son père, avec qui il vit, étant un type sans ambition qui enchaîne les petits boulots à travers le nord-ouest des États-Unis. Quand des événements tragiques le laissent seul et à le rue quelques semaines seulement après leur arrivée à Portland, Charley trouve refuge dans un vieux centre hippique où il est embauché pour l’été. Il trouve alors du réconfort dans la compagnie de Lean on Pete, un vieux cheval de course usé et condamné à l’abattoir.

Afin d’aider l’animal à s’échapper au destin funeste qui l’attend, Charley vole un pick-up et une remorque, et tous deux entreprennent un voyage vers le Wyoming. C’est là que vit, aux dernières nouvelles, la tante de Charley, sa dernière famille. Mais ce périple de près de deux mille kilomètres sur les routes de l’Ouest américain ne sera pas de tout repos et le garçon, au cours d’un seul été, vivra plus d’aventures et de mésaventures que beaucoup d’individus au cours de toute une vie… »

Alors que des critiques évoquèrent à l’encontre de précédents livres de Willy Vlautin « des personnages marquants, de ceux pour qui la réalité économique est la limite du rêve américain » (LiRE, 2019), « Un réalisme sec, dénué de tout apitoiement, dans les rouages d’une société qui maltraite sa jeunesse » (Télérama, 2010), voici le regard de Marie-Paule, collaboratrice à « Fréquence Terre-Écolodio » sur cette « Route Sauvage » :

« J’ai bien aimé ce roman parce que l’on s’attache directement à cet ado de 15 ans. Il est sportif, veut devenir bon joueur de foot américain, sa mère est absente et son père inconséquent, il aime l’école, a parfois faim, il est désemparé… Cependant, il s’est lié à un cheval, qui devient son confident.

Ce livre, c’est vraiment une quête de vie et de survie qui se lit avec émotion et qui dégage une volonté d’atteindre un but et d’être positif, malgré les aléas »

Caimanes : un territoire sacrifié dans une logique coloniale

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© Elif Karakartal

Caimanes, un territoire sacrifié… Le webdocumentaire publié par France Libertés met en lumière les conséquences environnementales et humaines du troisième plus grand réservoir de déchets miniers du monde, implanté il y a 10 ans au centre du Chili, dans la province du Choapa.

Ce réservoir de déchets miniers a un impact majeur sur l’environnement. Mais les populations locales en subissent les retombées néfastes dans leur vie quotidienne.

« Outre le danger, il y quelque chose de lié au danger : c’est cette angoisse. J’ai vécu un an à Caimanes. Dès qu’il y a une petite secousse, on est terrorisé. Cela signifie vivre dans une sorte d’angoisse quotidienne par rapport à un danger potentiel. En plus de cela, pour s’implanter, l’entreprise minière a utilisé des stratégies pour essayer d’empêcher les résistances et de diviser la population, c’est-à-dire de favoriser par des projets certains habitants et pas d’autres. Donc elle s’est implantée en créant des zizanies locales. Caimanes était aussi une vallée où il y avait essentiellement des éleveurs, des agriculteurs. On vivait beaucoup du fromage de chèvre. L’entreprise minière, en s’implantant en amont, a bloqué le cours des eaux. Il y a eu beaucoup moins d’eau. Avec le tarissement de la rivière et des affluents, les agriculteurs ont dû pour la plupart cesser leur activité. Donc on a vraiment un bouleversement total de l’économie, et du social. »

Ces populations locales se sont organisées pour résister au projet. Aujourd’hui que vivent-elles ? Comment agissent-elles ?

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Les habitants de Caimanes résistent © Elif Karakartal

« Depuis le début du projet, depuis le début les années 2000, cela a été une lutte de longue haleine pour résister. Une des caractéristiques de cette lutte, c’est qu’elle était toujours très pacifique. Cela m’a toujours frappé de voir cette importance du respect, d’une lutte qui se situe dans le domaine du droit, pas avec des actes de sabotage mais en essayant de lutter avec des moyens corrects. Aujourd’hui la communauté est toujours en résistance. Cela fait 14 ans que les gens sont en lutte. Au départ cette lutte était pour que ce projet ne se fasse pas. Le réservoir a commencé à fonctionner en 2008. Il contient deux milliards de tonnes de déchets miniers. Cela serait difficile aujourd’hui d’enlever ce réservoir. En revanche, les gens avaient demandé qu’il y ait une mise en sécurité des zones qui risquent d’être rasées en cas de déferlement des déchets miniers. Par exemple qu’on rehausse les parties du village, qu’on reconstruise des habitations au-dessus de la ligne rouge, la zone à risque, qu’on déplace l’école. Les habitants souhaitaient qu’on leur fournisse une eau propre qui vienne de la Cordillère, des montagnes, qui ne soit pas une eau désalinisée, par une eau industrielle, mais qui arrive d’une source naturelle. Ils avaient gagné en justice pour cela. Il y avait au moins des aménagements. La lutte se situait à ce niveau-là. Pour d’autres habitants, pour lesquels il était impossible de continuer à vivre sous ce réservoir de déchets miniers, la solution était de partir. »

Vous parlez de zone de sacrifice, de dépendance économique, et même de logique coloniale. Qu’est-ce que cela veut dire ?

« Ce qu’on montre dans le webdocumentaire c’est qu’il y a un revers de ce développement minier. Derrière cela, il y a des territoires, des zones de sacrifice. En fait, en s’implantant sur ce territoire, il y a un impact sur les ressources naturelles, la mise en danger, la disparition des activités traditionnelles. Cela devient des enclaves. Finalement, des zones comme Caimanes, deviennent des territoires dépendants. Comme les emplois traditionnels ont disparus, les emplois qui restent sont liés à l’entreprise minière. Tout devient lié au développement minier. Quand le réservoir de déchets miniers va se fermer, on ne sait pas ce qui va se passer à Caimanes. Cela va rester une zone où les activités agricoles ne sont plus possibles, et où il n’y a plus rien. C’est vraiment un territoire sacrifié parce qu’il ne peut plus exister en dehors du réservoir de déchets miniers. Pourquoi on rapproche cela de la logique coloniale ? D’abord parce qu’il s’agit toujours d’un modèle de pays primo-exportateur. On base le développement des pays sur l’exploitation des ressources naturelles qui vont être exportées et qui ne va pas permettre au pays de se développer de manière autonome. Donc on reste sur le même modèle. C’est pour cela qu’on parle de logique coloniale. »

[vimeo 257376397 w=425 h=350]

Extrait de « Caimanes un proceso de enseñanza a la dignidad », Réalisé par Elif Karakartal

Ce parcours numérique, conçu comme un documentaire, est aussi un outil de sensibilisation de ce que vivent les populations du Chili, pour d’autres régions du monde confrontées aux mêmes types de projets.

Pour aller plus loin :

 

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=Gb9yJRelor0]

Le gouvernement français finance en M€ l’élimination des requins !

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François SARANO  et L’association LONGITUDE 181 luttent pour la préservation des requins , en particulier à la Réunion. François SARANO  nous  en présente  la situation et l’échec essuyé face  au financement par le gouvernement  français de l’élimination des requins. Une erreur dramatique et aberrante  qui retire tout crédit à la France en matière de gestion  de la biodiversité.  Un coup de gueule bienvenu dans un océan de silence !

 

http://www.longitude181.org   La  Voix de l’Océan

Enquête au cœur de la Nouvelle droite : « Le vieux monde est de retour » de Pascale Tournier (Stock)

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Nouveau PGF siteFT 1« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 Le vieux monde est de retour de Pascale Tournier (Stock) est un essai de plus de 260 pages, documentées avec une précision chirurgicale, qui débute par le récit d’une réunion de l’élite parisienne de droite, en septembre 2017, dont l’un des responsables clama : « Nous avons vocation à reconstruire la droite sur le plan culturel et politique. Nous devons être les sentinelles d’une civilisation vivante qui ne se défasse pas. Ce qui nous anime n’est pas un désir de vengeance, mais un esprit français grave et léger, chevaleresque et frondeur, avec l’espérance chevillée au corps. »

Quelque trois cents personnes assistaient à ce rassemblement : des anciens de l’UMP, des fillonistes, des LR, des identitaires ultras, des adhérents de l’Action française, des participants de la Manif pour tous, des membres de mouvements catholiques conservateurs, des constitutionnalistes et royalistes et même Marion-Maréchal-Le Pen venue voir des amis, prétendit-elle.

Selon Pascale Tournier, l’auteure de cette remarquable enquête au cœur des nouveaux conservateurs, il s’agissait d’une démonstration de force de la nouvelle génération de jeunes conservateurs.

Nouvelle droite FTEcolodioJ’ai rencontré cette consoeur lors d’une conférence donnée dans la capitale de l’Europe et, avec son consentement, voici quelques-uns de ses propos que j’ai relevés et qu’une collaboratrice de « Fréquence Terre-Écolodio » a accepté de relire : « J’ai écrit ce livre, inspirée par la primaire de la droite aux dernières présidentielles. En tant que journaliste politique à « La Vie », j’ai vu l’intérêt de la montée en puissance à l’égard de François Fillon, un politique qui séduisait de nombreuses personnes proches de la manifestation contre le mariage pour tous, des chrétiens d’Orient et d’intellectuels conservateurs, un François Fillon qui, en plus, tenait des mots assez durs par rapport à Mai 68…, bref, un large spectre couvert à droite. J’ai aussi constaté que des jeunes étaient particulièrement intéressés et qu’ils avaient une conscience politique assez forte formant une droite décomplexée. »

Durant une heure, Pascale Tournier donna une description plus affinée de cette droite décomplexée : « Il faut tout d’abord différencier la pensée réactionnaire de la pensée conservatrice qui concerne surtout des libéraux-conservateurs, anciens chevènementistes issus de la gauche, des catholiques attachés aux traditions chrétiennes, à la famille, des écologistes de droite qui ont parfois des points d’accroche avec l’extrême gauche, certains étant sensibles aux problèmes posés par l’islam et les réfugiés…  Cette génération est souvent née après la chute du Mur de Berlin, donc le clivage gauche-droite ne l’intéresse guère. »

Baptême de Clovis vs Révolution de 1789

 Le livre évoque également des « anarchrists », des dandys de droite, tories à la française, identitaires et bioconservateurs, des antimodernes et déclinistes, des légitimistes ou traditionalistes. Ses trentenaires et quadragénaires sont des gens « qui ne lâchent rien et forment une vraie lame de fond prêts à imposer leur vision du monde et de l’homme. Une vision évolutive de la tradition et, surtout, faire de la politique avec davantage d’éthique. »

Ces gens brouillent allègrement les cartes entre droite traditionnelle et droite extrême, souligne encore l’auteure. Par jeu, provocation ou vraie conviction, celle de déboulonner les statues du progressisme et de l’universalisme de gauche ?

Ces « soixante-huitards à l’envers », comme les nomme Pascale Tournier, représentent « une pensée alternative qui s’installe durablement et qui est révélatrice d’une mutation idéologique à l’œuvre dans la jeunesse française ».

Bref, le vieux monde est bien de retour ! Attend-il pour autant le retour aux affaires de Marion Maréchal-Le Pen, par exemple ?

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Pascale Tournier (Photo : Fréquence Terre-Écolodio)

« Emmanuel Macron, en homme pragmatique, a très bien compris que la France était moins à gauche qu’à droite, d’où ses messages à cette dernière afin d’élargir son socle… même aux monarchistes ! Il a ouvert la voie qu’un homme seul pouvait arriver au pouvoir. Pourquoi une femme comme Marion Maréchal-Le Pen n’y arriverait-elle pas ? » expliqua la conférencière

Néanmoins, si le catholique ne veut pas du FN (devenu Rassemblement national), cela bouge à cause des attentats, dont le prêtre  assassiné dans son église, à cause des réfugiés aussi…, constate Pascale Tournier dans son essai. Cependant, si l’opportunisme rebute ces nouveaux conservateurs, ne pourraient-ils pas fantasmer sur les idées de la nièce de Marine Le Pen ?

Le livre comporte douze chapitres et soyez assurés qu’il aborde les questions fondamentales sur l’émergence assez prononcée ces derniers mois de la Nouvelle droite. Cet essai se révèle donc être un document exceptionnel. Peut-être prémonitoire, puisque, je cite à nouveau, « ces indignés de droite touchent à tout, explorent, repoussent les limites, triangulent, sans complexe et sans tabou, à gauche ou à l’extrême droite qu’ils préfèrent d’ailleurs appeler droite extrême », comme ils innovent un vocable bien spécifique s’appuyant sur une réalité idéologique construite : « déconstruction anthropologique » pour le mariage pour tous, par exemple.

Alors que depuis plus d’un an, le président Macron paraît être sur tous les fronts et de tous les commentaires (réception « monarchique » de Poutine à Versailles, poignée de mains virile avec Trump, rencontres soutenues avec Merkel, attitude du supporter lambda lors du Mondial de foot, quelques propos jugés offensants à l’égard de la classe ouvrière, affaire Benalla…), Pascale Tournier évoque aussi la personnalité d’Emmanuel Macron à travers le prisme d’interlocuteurs de son enquête : « Auteur d’un mémoire sur Hegel et Machiavel dans une première vie, ce chef de l’État surgit avec des références, un paysage intellectuel et un imaginaire de reconquête qui se veut humaniste. Cela n’a pas échappé à ses opposants, qui préfèrent y déceler un simple vernis littéraire. »

Et la laïcité ?

Question très importante abordée lors de notre rencontre à Bruxelles : et la laïcité ?

« Sur ce plan, Emmanuel Macron a des convictions profondes. Pour lui, la République doit dialoguer avec les religions ! »

 J’interviens :  « Ce qui me semble contradictoire avec le concept de la séparation de l’État et des religions ! Qu’il rende hommage à Johnny Hallyday sur le parvis d’une église, c’est plausible, mais à l’intérieur de l’édifice religieux sa présence n’est-elle pas contraire au concept que je viens d’énumérer (on a le même cas d’espèce avec le gouvernement belge qui assiste au Te Deum en l’honneur de la monarchie, par exemple) et puis, convoquer des imams, rabbins, prêtres… pour discuter de problèmes et dispositions à prendre en matière de société, n’est-ce pas aussi une ingérence du religieux dans les affaires de l’État ? »

Réponse de Pascale Tournier : « Le président Macron est aussi décomplexé à ce propos : la neutralité de l’État n’empêche pas le dialogue et de requérir l’expertise de religieux, selon lui… »

 La conclusion de l’auteure de son ouvrage est assez explicite : « Si le courant conservateur n’est pour le moment pas une alternative solide, il reste, pour le pouvoir en place, un frein, une menace, un aiguillon. Naissance d’un contre-pouvoir. »

POURChronique en partenariat avec le magazine et le site  POUR (Écrire la liberté).

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Histoire sacrée du monde : mythologie et science sont-elles contradictoires ?     (2/6)

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Nouveau PGF siteFT 19782290147283blog« Les mythes nordiques, comme les mythes grecs, romains et hébreux, rendent compte d’un monde en évolution, dans lequel de grands êtres spirituels, nommés « anges » dans certaines traditions et « esprits » dans d’autres, sont les agents de la création. Ces mythes ne sont pas nécessairement en contradiction avec les données recueillies par la science », selon Jonathan Black, auteur de l’imposant essai de plus de 700 pages « L’histoire sacrée du monde » (J’ai Lu) auquel j’ai déjà consacré une première chronique que vous pouvez retrouver sur notre site dans la même rubrique de « La nuit porte conseil ».

Avant l’avènement de la science, tous les grands esprits étaient des idéalistes, selon lui. Ils comprenaient mieux que toute chose soit chargée d’intelligence et pleine d’esprit. Ils avaient un sens aigu du rôle des planètes, en particulier dans la formation de notre constitution physique et mentale, par exemple.

L’auteur poursuit : « Notre but est d’essayer de déceler la sagesse et la pertinence de la vision des anciens. Ces derniers aimaient s’attarder sur une vérité importante afin d’en saisir toutes les implications. L’une de ces grandes vérités est la suivante : « L’être humain est le prolongement de son environnement. »

Néanmoins, question récurrente que se pose chaque être humain depuis des siècles : « Pourquoi suis-je ici, maintenant, à vivre cette vie ? »

Réponse de Jonathan Black : « La vie nous met constamment face à des épreuves, des mystères et des dilemmes. »

Mais comment apprendre et comprendre l’existence et ressenti des êtres humains au Néolithique, par exemple, compte tenu que les preuves archéologiques subsistantes sont tellement rares et fragmentaires ?

Réponse : « En nous basant sur ces quelques bribes de preuves et théories scientifiques quant à leur signification ou sur les grands récits sacrés qui survivent dans la psyché humaine. »

Le récit de Jonathan Black semble se diriger vers un mélange de grandes croyances d’une troublante cohérence, ce qui en fait un document exceptionnel que nous continuerons de découvrir dans de prochaines chroniques.

Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

« Histoire sacrée du monde » : Maltraitance animale et sacrifice divin   (3/6)