C’est dans le site protégé du « Perroquet » à Bray-Dunes, que se dresse un impressionnant mausolée en hommage aux marins. Pierre Guelff s’y est rendu.
Podcast ci-dessous.
Photos : Pierre Guelff.
C’est dans le site protégé du « Perroquet » à Bray-Dunes, que se dresse un impressionnant mausolée en hommage aux marins. Pierre Guelff s’y est rendu.
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Photos : Pierre Guelff.
Qui ne se souvient pas de ces maquignons qui, en une poignée de mains ponctuaient une négociation sur parole et tenaient ce deal pour contrat : la parole donnée valait toutes les signatures et tous les sceaux au bas de documents notariaux et autres.[1]
Avec Le serment ou la sacralisation de la vie de Joseph Noyer paru à MdV Éditeur, voici un essai qui, je cite, « explore les dimensions rituelles et symboliques de cet acte fondamental ».
Parmi les onze chapitres (Le contenu des serments, À qui adresse-t-on le serment ? Serment et parjure, La fidélité au serment…), il y a celui intitulé « Serment éternel ou limité dans le temps ? Donner ou prêter serment ? » qui a un double intérêt. L’auteur y apporte une réponse qu’il y a lieu de lire ou relire, voire méditer, pour en saisir toute la quintessence : « Donner s’accorde avec un temps illimité ou, plutôt, avec un temps sans temps, un temps au-delà du temps. En réalité, le temps auquel appartient le serment est un état qui est de l’ordre de l’éternité… »
Quant à l’expression « prêter le serment », elle ne correspond pas à la réalité traditionnelle. En effet, « donner est irréversible, prêter est un donner provisoire : on prête un bien en attendant qu’il nous revienne. Or, le serment ne peut être que donné et, lorsqu’il est donné, il ne peut l’avoir été que d’une manière définitive », conclut Joseph Noyer, spécialiste en symbolique depuis des décennies.

Musique : Michaël Mathy.
[1] Bien entendu, il y eut de « mauvais » maquignons ne respectant pas ce deal, d’où l’usage péjoratif de ce mot.
Guillaume Néry est un champion d’apnée français, spécialiste de la profondeur. Il plonge en une seule inspiration à -126m sous la surface de la mer. Multiple recordman du monde, double champion du monde, il s’est illustré en réalisant accidentellement la plongée la plus profonde de l’histoire avec -139m de profondeur. La quête de Guillaume va bien au-delà du simple sport. Avec lucidité, il nous donne son regard sur le respect de l’environnement sous-marin constaté sous la surface des océans.
« Résister à la propagande de guerre ! » est une exposition qui se tient jusqu’au 19 décembre 2019 sur le campus de l’Université Libre de Bruxelles et, comme son thème est universel, c’est une occasion de la répercuter sur nos ondes.
Cette exposition s’articule autour de dix principes développés par la propagande :
Nous défendons une cause noble, nous combattons pour nos valeurs, or derrière les nobles causes se profilent des visées géostratégiques et des intérêts économiques.
Notre cause a un caractère sacré et ceux qui mettent en doute la propagande sont des traîtres.
Alors ? La conclusion de cette exposition est : « Peut-on refuser la guerre ? » La réponse est : « Oui, par conviction religieuse, pacifiste, humaniste ou antimilitariste, au nom de la justice, de la légitimité… »

Photos : Pierre Guelff.
L’heure est grave : la politique européenne des pêches à venir est en plein débat à cet automne 2019.
Alors que l’Océan est dans un état critique de dégradation dû à la surpêche: 69% des stocks de l’Union européenne sont surexploités, 3 amendements proposés s’opposent à la préservation des ressources marines, …on s’arroge le droit de redéfinir le périmètre de la petite et grande pêche pour y engloutir des subventions, …on rénove, traduisez : on rend plus puissants les bateaux pour mieux surexploiter,… et on maintient l’opacité des fonds distribués…
En faut- il plus pour dire que la situation et le futur des mers européennes sont dans une mauvaise posture pour la pérennité de nos ressources?
Citoyen, ta mer est en danger !

Fakir, le bimestriel fondé par François Ruffin il y a une vingtaine d’années, se définit comme « journal lié à aucun parti, aucun syndicat, aucune institution, largement rédigé, illustré et géré par des bénévoles ». Il se prétend aussi « fâché avec tout le monde, ou presque ! »
Bref, un journal militant dans la lignée de notre partenaire POUR et de Fréquence Terre, bien entendu.
Le numéro 90 de Fakir, où l’humour ne perd pas ses droits, propose un solide dossier sur l’écologie et pose d’emblée une question primordiale, gênante aux eux entournures de certains : « On nous prétend que la bataille pour le climat est affaire de tous ensemble. Au contraire, la crise écologique n’aiguise-t-elle pas la lutte, la renforce entre riches et pauvres, damnés de la Terre et actionnaires ? »
François Ruffin lui-même explique : « Nous sommes engagés, vous, moi, mes enfants, dans un combat, des ‘‘Terriens’’ contre des ‘‘forces destructrices’’, de l’intérêt général contre les multinationales. Nous avons des adversaires, et ils sont organisés avec des bataillons d’avocats, de lobbies, d’éditorialistes, d’élus, jusqu’au sommet des États, qui tout à la fois mènent la guerre et qui, chez nous, la dissimulaient, qui la déguisaient hier sous des études climato-sceptiques, qui la masquent aujourd’hui sous les termes de ‘‘ la croissance verte’’, ‘‘ le développement durable’’, ‘‘nous ne pouvons agir seuls’’, ‘‘ne pas nuire à la compétitivité’’… »
Alors ? L’écologie invite-t-elle au consensus ? Est-elle arrivée au point d’accepter ce verbiage qui ne servirait qu’à enliser ceux qui osent se battre pour l’humanité ?
Je suis, donc, dans le Nord. J’ai sous les yeux le flux et le reflux de sa mer, celle qui, selon des statistiques fiables (corroborées par des prévisions), devrait avancer dans les terres d’une centaine de kilomètres et balayer tout sur son passage.
Ça, ce n’est pas du verbiage. C’est l’urgence et l’absolue nécessité de lutter. Sans consensus.
Illustrations extraites de Fakir N°90.


Étrange et poignante histoire développée par Gérard Glatt aux Presses de la Cité avec Quand le ciel se refuse à pleurer… quand, le 17 août 2016, Joseph Tronchet, paysan savoyard, découvrit Germaine, son épouse, « une mauvaiseté avec un bon cœur », écrasée par un immense sapin, là-haut où pâturaient leurs vaches avec le Mont Blanc pour décor.
Tronchet avait vécu « trente-quatre années de rouspétance » et quand le médecin constata le décès, il lui déclara : « Elle m’aura fait chier toute une vie durant, mais quand je l’ai vue sous le sapin, qui penchait dangereusement et qu’il aurait fallu couper, j’ai eu qu’une hâte : la sortir de là ! Et qu’une idée : la refuser morte ! »
Néanmoins, au moment de la toilette de la défunte par Tronchet et Edmé, jeune voisin et ami de leur fils Antoine, celui-ci remarqua une profonde entaille dans le dos de Germaine.
Quant à Antoine, il fut étonné de l’empressement de son père à vouloir incinérer son épouse et, autre constatation, un étrange médaillon contenant un secret et que portait au cou cette dernière, avait disparu.
Quel secret ? Pourquoi cette entaille profonde ? Coup de couteau ? Par qui ? Et pourquoi le sapin a-t-il été tronçonné aussi rapidement ? Par qui ?
Au fil de ce roman de quelque 350 pages écrites à un rythme soutenu, sauf la fin pour expliquer la situation dans le détail, Tronchet semble être l’auteur de l’assassinat de Germaine. Mais, est-ce bien lui ? Et quelle est cette révélation d’une certaine Marguerite, une sage-femme ?

Musique : Michaël Mathy

En reportage pour Fréquence Terre à la Dune du Perroquet à Bray-Dunes, notre chroniqueur Pierre Guelff a constaté que l’argent des citoyens était bien utilisé. Le podcast ci-dessous est explicite en la matière ! C’est donc une heureuse constatation à l’heure du gaspillage des deniers publics, voire des détournements à d’autres fins.
Néanmoins, ce tableau est entaché par cette autorisation donnée aux chasseurs de pratiquer leur « amour de la Nature » trois fois par semaine, dont un jour du week-end. Et, cela pétarade, foi de chroniqueur !
Photos M.-P.P. et P.Gf.
Au XVIIe siècle, Johannes van der Beeck, peintre néerlandais, réalise sous le nom de « Torrentius » les natures mortes les plus extraordinaires de son temps. En effet, je cite : « En se penchant sur le tableau, il semble que l’air circule et celui qui admire le tableau croit même sentir un souffle frais sur son visage ».
Ce peintre passionné, fait dialoguer la lumière avec des formes simples, et je cite encore un extrait de « Torrentius » de Colin Thibert aux Éditions Héloïse d’Ormesson : « ce n’est pas vous qui contemplez la toile, c’est elle qui vous regarde ».
Peindre pour Torrentius, c’était « découvrir les liens invisibles qui unissent les êtres et les choses, pour mettre en évidence l’ordre mystérieux qui les gouverne ». Cet artiste a eu une pensée libre par rapport aux diktats religieux, il se donna sans réserve à toutes ses passions, il n’obéit qu’à sa fantaisie, il n’écouta que lui-même.
Le lecteur est d’emblée captivé par ce fabuleux personnage qui jouit de la vie tel un roi Bacchus. Sachez que pour ce Torrentius, la peinture et le vin, s’appréciaient de la même façon. Voici un homme haut en couleurs, un hédoniste libertaire, héros d’un superbe conte.
Eh oui, l’auteur Colin Thibert, nous précise en fin d’ouvrage que, c’est en conteur qu’il s’est lancé dans ce récit car il faut savoir qu’il ne reste qu’un seul tableau de Torrentius, conservé au Rijksmuseum d’Amsterdam.
À la lecture de cet ouvrage, vous découvrirez non seulement, d’où vient ce nom « Torrentius« , vous comprendrez pourquoi il n’a peint que des natures mortes, vous apprendrez que Charles Ier, roi d’Angleterre, souhaita acquérir une de ses œuvres et vous serez aussi fasciné par la manière dont ce peintre affronta les lourdes épreuves qui lui furent infligées.
Colin Thibert recompose le tableau de l’existence d’un génie oublié de la peinture flamande et je vous invite à découvrir et à savourer Torrentius qui est au fond, le roman du destin manqué d’un avant-gardiste.
Colin Thibert,écrivain et scénariste pour la télévision, lève le voile sur un génie méconnu de la peinture néerlandaise. Et in fine, il explore à travers ce truculent sujet le thème du rôle de l’artiste, trait d’union entre le profane et le sacré.
Stéphane TOURREAU , apnéiste Vice Champion du Monde, nous parle de cette discipline qui , selon ses propos, « rend possible l’exploration et la découverte de choses que l’on pensait impénétrables par ses propres moyens ». Le monde de l’eau, l’énergie , l’harmonie. A découvrir avec vos oreilles !