
Les centaines de milliers de Français qui habitent et qui visitent la Capitale de l’Europe, auront certainement un souvenir inoubliable de leur visite à la fantastique exposition « Crossroads » au Musée Art & Histoire du Cinquantenaire, l’un des plus vastes d’Europe avec ses milliers d’œuvres d’art et objets archéologiques.
Jusqu’au mois de mars 2020 s’y tient, donc, une exposition consacrée au Haut Moyen Âge, c’est-à-dire de l’an 300 à l’an 1000 et, je cite, ce fut un temps « où les objets circulaient, de même que les savoir-faire, les coutumes et les conceptions religieuses. Tous témoignent d’une étonnante diversité au cours de cette période unique en mutations. »
J’y ai relevé parmi des objets exposés de manière remarquable l’évangéliaire de Xanten du IXe siècle, le trône épiscopal (cathèdre) de Maximien de Ravenne (XVIe siècle), une splendide statue de la Vierge et l’Enfant, œuvre du Pays Mosan, datant des environs de l’an 1000, le culte des reliques se développant à partir du IVe siècle généralement à proximité des tombes de martyrs, puis, voici la reconstruction gigantesque et pourtant en réduction du bateau-tombe de Gokstad norvégienne, un touchant fragment d’un relief de sarcophage de Samara du IIIe siècle dénommé le « Philosophe » qui illustre la section « Écriture et Savoir » où il est indiqué que « le haut niveau de développement de la culture écrite constituait un fondement important de cette période allant du rouleau au codex. »
Et puis, voici une citation plus que surprenante « Pas de paix sans guerre » et sa triple explication : des voisins belliqueux, l’appât du gain et, déjà !, des changements climatiques…

Musique : Michaël Mathy.

L’intrigue du roman de Brelan de cadavres de Claude Michelet qui vient de paraître aux Presses de la Cité se déroule dans les années 60.
Depuis la nuit des temps, les êtres humains se demandent ce qu’ils vont devenir après leur mort. Retour en poussière ? Paradis ? Enfer ? Néant ? Compost ? Jusqu’à présent, exceptions d’expériences de mort imminente (et encore…), personne n’a pu répondre à cette question fondamentale.
« Ils meurent tous les hommes
Lucas, 30 ans, revend avec un plantureux bénéfice sa star-up et prend le temps de s’occuper de son arrière-grand-père, Émilien, 94 ans, et l’entraîne là-haut, dans un hameau vidé de ses habitants et animaux domestiques du Limousin, où se trouve encore la maison familiale.
Larbi Adouane, ancien enseignant et chef d’établissement scolaire algérien, raconte son combat humaniste. Cet essai un peu atypique car écrit à quatre mains, est remarquable de simplicité, de sincérité et de tenacité. Acteur de terrain, Larbi Adouane nous expose son expérience et nous confie sa vision de nombreuses situations sociétales, politiques et économiques.

« Êtes-vous un sale con certifié ? », non il ne s’agit pas d’une insulte à nos auditeurs et lecteurs, mais d’une question posée dans l’essai Psychologie de la Connerie paru aux Éditions Sciences Humaines et signé par un collectif de psychologues, neuropsychologues, philosophes, sociologues, auteurs…, dont Boris Cyrulnik, neuropsychiatre, qui évoque la connerie comme délire et débute fort son propos en clamant : « Il n’y a rien de plus fréquent ni de plus sérieux que la connerie » !
