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Actions concrètes et encourageantes

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sigle ftpgf2 5L’ASPA, Association pour la protection des animaux sauvages, a fini par réunir 2,3 millions d’euros avec l’aide précieuse de 20 000 donateurs et a, de la sorte, sauvé quelque 500 hectares dans le Vercors, là, où les chasseurs s’y donnaient à fusil joie en y abattant même le cerf sika importé et emprisonné dans des clôtures comme tant de renards, sangliers, loups…

Désormais, ces 500 hectares ne seront plus le terrain d’abattage privilégié des prétendus défenseurs de l’environnement, tout comme les dix hectares qui, grâce aux 22 500 euros récoltés par l’Association Forêt vivante en Haute-Savoie, devraient également échapper aux chasseurs.

Actions à suivre, donc.

 

Source : Charlie Hebdo.

Musique : Michaël Mathy.

Photo : Fréquence Terre.

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Bilan 2019: moitié vide ou moitié plein ?

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2019 marque un tournant: plus de 50% des français se disent préoccupés par les questions environnementales. On peut s’en féliciter. Pourtant tous les appels pour la protection de notre environnement sont peu suivis de faits. 2020, l’espoir?

Avec Fréquence Terre et LONGITUDE 181, pour agir et ne pas disparaitre !

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Fréquence TERRE, c’est une webradio indépendante qui sensibilise et éveille les consciences sur des thématiques écologiques, environnementales et sociétales. Ce sont des  journalistes, auteurs, éditorialistes, tous bénévoles.

Pour continuer l’aventure de Fréquence Terre , pour poursuivre et développer l’expression et l’engagement citoyen  sur les thématiques écologiques et sociétales, Quatre chroniqueurs (Philippe Boury, Frédéric Bénot , Pierre Guelff, et moi-même)  se sont associés pour vous présenter  un livre ,“Agir ou disparaître”, qui revient sur plus d’une décennie de chroniques consacrées à l’environnement.
Le titre du livre :  «  Agir ou disparaitre » , provocateur , certes  est aussi une alarme sur l’urgence à agir pour une société plus humaniste, pour un environnement sain, pour une nature respectée, pour une réconciliation de l’homme avec notre planète, notre Terre, nos océans.

Ce livre-recueil  vendu au prix de 7 euros (hors frais d’envoi) vous propose  quelque 220 pages et près de  vingt-cinq thèmes illustrés de photos et de citations. Tous  les bénéfices de la vente de ce livre serviront exclusivement à soutenir Fréquence Terre.

Merci de votre soutien , merci de diffuser  cet appel à soutien.

« Agir ou disparaître” est disponible au prix de 7 euros sur internet

Internet : le chaos général ! (4/5)

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sigle ftpgf2Poursuivons la lecture attentive de l’essai Psychologie de la Connerie écrit par un collectif de spécialistes aux Éditions Sciences Humaines.

« La connerie à l’ère des réseaux sociaux, c’est la formulation de jugements sans appel réduisant la vie à l’apparence » et, justement, qu’en pense Howard Gardner, professeur en cognition et en sciences de l’éducation, quand on lui demande si Internet est la défaite de l’intelligence. Il répond qu’Internet c’est le « chaos général créant la confusion dans une quasi absence de réflexion », alors que l’objectif principal de l’éducation, outre l’alphabétisation, est de procurer les outils permettant de distinguer le vrai du faux, de juger ce qui est beau en art, dans la nature…, et de pouvoir justifier ses préférences, enfin d’orienter son jugement et son action dans les domaines moraux et éthiques. »

Pour Sébastien Dieguez, neuropsychologue, « la connerie n’est pas, ou pas seulement, le contraire de l’intelligence, on peut être très intelligent et très con : il suffit pour s’en convaincre de mettre n’importe quel intellectuel à un poste politique ou d’encourager tel expert à s’exprimer sur un sujet qu’il ne connaît pas, ce qui produira de la bêtise intelligente dont l’essence est une indifférence à l’égard de la vérité.

Alain Roger, auteur du Bréviaire de la bêtise est tout aussi formel : la connerie est la suffisance à l’état pur : « Je dis ce que je pense et je pense ce que je dis et si je ne suis pas d’accord avec quelque chose, c’est bien la preuve que c’est faux… »

Nous lisons encore sous différentes plumes que l’imbécile, du fait qu’il est imbécile, ne dispose pas des ressources mentales qui lui permettraient de s’apercevoir de son imbécillité.

Quant à la connerie, elle cherche à se faire passer pour de l’intelligence. « Le con n’a pas le moindre début d’idée concernant ce qui lui permettrait d’être moins con. Il ne sait d’ailleurs pas qu’il est con. Ainsi, le dernier des imposteurs peut se faire passer pour un petit génie, un géant de la philosophie ou une pointure des neurosciences. Les théories du complot cherchent à se faire passer pour des investigations sérieuses et soucieuses de faire éclater la vérité, mais sans jamais fournir le moindre effort en ce sens. »

Musique : Michaël Mathy :http://www.michaelmathy.be/#music

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Océan et climat, même combat!

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Quand vous prenez votre voiture le matin, quand vous êtes au milieu du trafic,  ne vous est-il pas arrivé de vous demander ce que devenaient les gaz émis par votre voiture essence ou diesel ? Le CO2 présent dans l’atmosphère  est absorbée par les plantes sur terre, et les x forêts  ces poumons de la terre. On ignore le plus souvent le rôle important tenu par les océans, puits de carbone, dans le processus d’absorption du CO2. Cet effet  d’absorption a des limites. Et on peut se demander comment et jusqu’à  quand cela va durer…

 

On n’abat pas le chêne de Victor Hugo !  

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sigle ftpgf2 4La Nature est sacrée. Parmi elle, le chêne, arbre sacré par excellence. Symbole de puissance et de générosité dans toutes les civilisations, il est généralement chéri, exception faite par ceux qui méprisent l’environnement au nom du mercantilisme.

Victor Hugo fut un ardent défenseur de la Nature, un écologiste avant l’heure, et l’un de ses descendants, Jean Baptiste, photographe, fils de Jean (1894-1984), vient de le rappeler dans le deuxième numéro de La Lettre de Jean Hugo, une publication en ligne (lesamisdejeanhugo@gmail.com) des Amis de Jean Hugo, celui-ci étant l’arrière-petit-fils du célèbre écrivain.

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Maison de saint Dominique à Fanjeaux, où il résida au début du XIIIe siècle et y prôna la force afin de ramener à Rome la noblesse locale acquise aux Cathares (Photo Pierre Guelff).

Et, comme bon sang ne saurait mentir, il fut un artiste de renom très connu pour ses vitraux exceptionnels,  tels ceux de Notre-Dame de la Sarte, une église perchée sur les hauteurs de Huy, « une des plus belles filles de Meuse », selon l’Immortel, de la Maison de saint Dominique à Fanjeaux, là où vécut, de 1206 à 1215, le sous-prieur Dominique, véritable idéologue de l’Inquisition.

Si André Malraux emprunta des vers de Victor Hugo le titre de son ouvrage dévolu au général de Gaulle, Les chênes qu’on abat…, le chêne de Victor Hugo d’Hauteville sur l’île de Guernesey, lui, paraît indestructible. On n’abat pas ce chêne-là !

La famille Hugo est très attachée à Hauteville, la maison où son prestigieux aïeul s’exila durant quatorze années et, illustré par des photos de Jean Baptiste, un reportage dans La Lettre de Jean Hugo évoque ce chêne dont il est question dans la présente chronique.

Victor Hugo habita à deux endroits de la célèbre Grand-Place de Bruxelles (Photo Pierre Guelff).

« Victor Hugo s’était réfugié à Bruxelles en 1851 suite à son opposition au coup d’État de Napoléon III. Il gagna ensuite Jersey avec un groupe de proscrits mais leur activité journalistique leur valut au bout de trois ans une mesure d’expulsion par le gouverneur de l’île. Ils avaient notamment publié une lettre jugée injurieuse pour la reine Victoria.

De Jersey, Victor Hugo se rendit à Guernesey car il voulait rester proche de la France, persuadé que le règne de l’Empereur ne durerait pas longtemps. Il y loua pendant environ un an une maison sur les hauteurs de Saint Pierre Port puis, à la suite du succès exceptionnel des ‘‘Contemplations’’, il devint propriétaire à 54 ans d’une grande bâtisse construite vers 1800 par un corsaire anglais. Il avait initialement l’intention de la baptiser ‘‘Liberty House’’, mais il choisit ‘‘Hauteville House’’, en référence au nom de la rue où elle se situait. »

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Reproduction d’une photo du chêne cher à Victor Hugo, photographié par Jean Baptiste Hugo.

Le 13 septembre 1870, de Paris où il était rentré, Victor Hugo écrivit : « Julie m’écrit de Guernesey que le gland planté par moi le 14 juillet a germé. Le chêne des États-Unis d’Europe est sorti de terre le 5 septembre, jour de ma rentrée à Paris. »

Près de cent cinquante années plus tard, son descendant Jean Baptiste le photographiait, visiblement fidèle au symbole de puissance qu’il véhicule comme la pensée hugolienne, tellement utile à rappeler en ces temps troublés, plus particulièrement au plan environnemental : « Il faut aussi civiliser l’homme du côté de la Nature, là tout est à faire. » écrit-il dans le deuxième tome d’En voyage.

Musique : Michaël Mathy

Remerciements à Jean Baptiste Hugo pour l’autorisation de publier des extraits de La Lettre de Jean Hugo.

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Une société d’exclusion (8/8)

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sigle ftpgf2UNEPour cette ultime chronique dévolue à l’essai Sagesses d’ailleurs de Frederika Van Ingen (J’ai Lu), qui se base sur des récits de « passeurs de Mémoire» ayant vécu avec des peuples racines, il y a cette mise au point : « Plus vous côtoyez la mort, plus ou aimez la vie, car vous êtes conscient de ce qu’est la vie, de ce qu’est cette énergie dans la matière. »
Quant à Boris Choleka, professeur de yoga devenu chaman, il explique : « Tu deviens indépendant à partir du moment où tu comprends que tout est connecté et que tu es relié. La liberté, c’est l’expérience vécue de cette reliance à chaque instant. »
Éric Julien, ancien géographe, à présent responsable de l’École de la nature et des savoirs, côtoya les Indiens semi-nomades de la Sierra Nevada, des Kogis, qui lui déclarèrent : « Avec nos terres, nous pouvons retrouver l’histoire. Une personne sans histoire, sans mémoire, est une personne malade. »
Si leurs terres furent spoliées et occupées en grande partie par les colons, ils croient avec force que s’ils pouvaient refaire leur travail dans la Sierra, cela permettrait de maintenir l’équilibre du monde.
« Rien que ça ! » s’exclama Frederika Van Ingen, et de poser une hypothèse valable pour tout son livre : « Il s’agit sans doute de mythes traditionnels à ranger au rayon des croyances naïves, comme on a coutume de le faire quand une idée questionne trop fortement nos certitudes. »
La réponse vint de la bouche d’Éric Julien : « Pour les Kogis, la Terre est un corps vivant, culture, spiritualité et réalité quotidienne ne font qu’un. Ainsi, quand ils réinvestissent les terres, les forêts refleurissent à une vitesse à faire pâlir le plus brillant des agronomes. »
Et, cette dernière constatation : « On met nos parents à la maison de retraite, on paie quelqu’un pour élever nos enfants, on n’a plus le temps… Les peuples racines, eux, vivent dans une société d’inclusion, tandis que nous avons créé une société d’exclusion. »

Musique : Michaël Mathy

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Municipales 2020 : l’eau est un droit

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L’eau est un droit pour tous. Pourtant, aujourd’hui encore, plus de deux milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau potable. Et plus de quatre milliards ne bénéficient pas de réelles installations sanitaires.

Il y a pourtant un défi mondial à relever, celui fixé par les Nations Unies d’assurer à ces milliards de personnes des services d’alimentation en eau et d’assainissement d’ici 2030. De quoi leur assurer une vie digne.

Cet objectif concerne également la France. A l’occasion des élections municipales de 2020, 29 associations s’unissent à la campagne lancée par la Coalition eau et la Fondation France Libertés, « L’eau ne se mérite pas, c’est un droit ».

  • Avec Justine Richer, chargée du programme “Eau, bien commun” à la Fondation France Libertés

On connaît les difficultés, voir l’impossibilité d’accéder à l’eau et à l’assainissement dans énormément de régions dans le monde. Ce qu’on sait moins, c’est qu’en France aussi, des millions de personnes connaissent ces carences.

« En France métropolitaine on compte 1,4 millions de Français qui n’ont pas accès à des services d’alimentation domestique en eau potable gérés en toute sécurité. Ce sont des chiffres de l’OMS et de l’Unicef qui datent de 2019. Ce sont des chiffres dont on n’a pas forcément conscience. On entend toujours parler de la situation mondiale dans laquelle 40% de la population seront confrontés à des pénuries d’eau d’ici 2050. Mais on sait moins ce qui se passe en France, alors que 7,5 millions de personnes en métropole ne disposent pas de service d’assainissement géré en toute sécurité. La situation en Outre-mer est encore plus alarmante. Par exemple en Guyane, 35 000 personnes n’ont pas accès à des services d’alimentation domestique en eau potable. Ce ce sont plus de 4 700 personnes qui pratiquent la défécation en plein air. Et 16 000 personnes recueillent leur eau de boisson directement à partir de sources d’eau de surface. »

A quoi est-ce dû ?

« En France, les raisons de ces difficultés d’accès sont principalement dues à des raisons économiques et de précarité. Ce sont des estimations qui recouvrent aussi bien des personnes qui vivent dans la rue, que des personnes vivant dans des bidonvilles, dans des squats, dans leur voiture, des gens du voyage. Il y a évidemment les personnes vivant dans des camps de migrants et qui sont dépourvus de confort sanitaire de base. Et il y a ces personnes qui voient leur facture d’eau dépasser 3% du revenu du ménage. Ce sont principalement des personnes sans emploi, seules, des retraités également. On considère au niveau de l’OCDE qu’une facture d’eau qui dépasse 3% du revenu d’un ménage, ce n’est pas acceptable. »

Quelle conséquences concrètes pour ces familles touchées par ce manque d’accès à l’eau ou à l’assainissement ?

Une source d’angoisse au quotidien

« Les familles qui sont touchées par ce manque d’accès à l’eau sont obligées de trouver des solutions intermédiaires, des plans B. Par exemple, elles vont devoir trouver des accès à l’eau beaucoup plus loin de chez elles. Cela va provoquer un manque d’hygiène et une source d’angoisse au quotidien qui perturbe la vie sociale. Il y a par exemple des enfants qui ne veulent plus aller à l’école parce qu’ils sont moqués. Dans des habitats précaires ou mal isolés, on a des cas de propagations de maladies, cela peut être très rapide. Cela concerne les populations les plus vulnérables. »

A l’occasion des élections municipales, vous avez donc lancé ce Manifeste « L’eau ne se mérite pas, c’est un droit », à destination des élus locaux, actuels et futurs. Pourquoi les impliquer eux ? C’est à l’échelon le plus local que les solutions existent ?

« On a lancé ce manifeste pour provoquer un engagement des élus et des futures élus, parce qu’ils ont un rôle à jouer pour la promotion de l’accès à l’eau et à l’assainissement en France dans leur commune. Il est proposé cinq engagements clés pour le droit à l’eau et à l’assainissement et pour surtout l’effectivité de ces droits. On propose la mise en place d’un tarif de l’eau et de l’assainissement accessible, c’est-à-dire une tarification sociale pour faire en sorte que les populations les plus vulnérables paient leur facture d’eau moins chère que les personnes les plus aisées. On propose également de garantir l’accès à des infrastructures d’eau et de toilettes publiques. Par exemple par la mise en place de fontaines à eau. Et évidemment on incite au dialogue avec tous les acteurs, toutes les parties prenantes, pour des solutions adaptées et pérennes, en comprenant les citoyens, les collectivités et les associations. Il faut savoir que les élus ont aussi un rôle à jouer au niveau à jouer au niveau international par le développement d’une coopération décentralisée pour favoriser l’accès à l’eau et à l’assainissement. »

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Est-ce qu’il y des exemples d’initiatives déjà en œuvre et qui sont porteuses de solutions ?

« Un des meilleurs exemple, c’est la Ville de Paris. Depuis la création de Eau de Paris, il y a aujourd’hui une soixantaine de fontaines qui se maintiennent dans la ville, qui sont en fonctionnement, même en période de gel. Il y a la ville de Matori, en Guyane, où quatre bornes fontaines monétiques à carte ont été ouvertes. Elles permettent d’assurer l’alimentation en eau potable de zones urbaines qui ne sont pas desservies par le réseau public. Cela réduit le risque sanitaire. On compte également la communauté d’agglomération d’Arcachon-sud, qui a mis en circulation fin 2010 un accueil social ambulant de jour. C’est un camping-car itinérant qui assure un service d’accès à l’eau et à l’hygiène pour les hommes et les femmes en situation de précarité et d’errance. Et on peut citer la Métropole de Nantes qui a mis en place une tarification progressive en fonction des revenus et de la composition familiale. »

Un manifeste qui engage

Un manifeste est en ligne, à destination des candidats aux municipales. Ils peuvent donc venir le signer. Mais après ? Comment faire pour que ce ne soit pas un engagement de façade ?

« Pour le lancement de la campagne, on était installé au Salon des Maire mi-novembre. On a eu 130 signatures en trois jours. On voit déjà un intérêt à s’engager en terme d’information et en terme moral. Mais effectivement, il ne s’agit que d’un engagement moral. Cependant, en signant et en nous laissant leurs contacts, ils nous laissent une possibilité de les recontacter. Or, il s’agit de personnes qui vont être en campagne pour les municipales dès le début de l’année 2020. Donc on a une arme. Celle de communiquer auprès des citoyens qui vont décider de l’élu pour lequel ils vont voter. Si on fait savoir au citoyen que, tel candidat s’est engagé pour l’accès à l’eau et à l’assainissement dans sa commune, cela risque évidemment de faire pencher la balance. Et à l’inverse, si le candidat, une fois élu, ne s’engage pas, on va pouvoir aller le chercher en lui rappelant son engagement et en insistant en termes de plaidoyer. Et il y a la sensibilisation des citoyens qui peuvent toujours appuyer les processus de plaidoyer auprès des élus. »

La Fondation et les ONG partenaires vont suivre ce que vont faire les élus qui se engagés en signant le manifeste, à travers notamment la mise en place d’un observatoire.

Pour aller plus loin :

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© L’eau est un droit

 

Comment approcher et découvrir les dauphins ?

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Comment découvrir le monde du dauphin ? comment l’approcher ? Comment aller à la rencontre de cet animal mythique ? Eric DEMAY, 30 ans d’expérience sur l’approche des dauphins, vous répond …

Confidences d’un manipulateur de médias (5/5)

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sigle ftpgf2 1Nous voici arrivés au terme de la lecture de Psychologie de la Connerie (Éd. Sciences Humaines), essai écrit par une trentaine de spécialistes, avec cette question : « Qui sont les pires manipulateurs médiatiques ? » La réponse fuse : les médias ! Cette affirmation vient de Ryan Holiday, chroniqueur et auteur de Croyez-moi, je vous mens : confession d’un manipulateur des médias (Globe, 2015).

Il explique qu’aux États-Unis, quasiment 100% des journalistes utilisent des blogs ou sites pour s’informer or, la majorité de ceux-ci n’ont pour but que de devenir viraux, ou bien, falsifier Wikipedia ou payer des twittos pour qu’ils twittent ce qui les arrange !

« Je l’ai fait très souvent, avoue-t-il, et certains des actes les plus répréhensibles commis par un gouvernement, s’accompagnent du silence des médias. Le monde bidon influence le monde réel, il existe même des algorithmes écrivant des articles à la place des journalistes. »

Sa conclusion paraît inattaquable : « Ceux qui écrivent pour le web se réveillent le matin en ne songeant pas à des considérations de morale ou de qualité, mais au nombre de clics. » Alors, la manipulation sur Internet est l’enfance de l’art : se faire passer pour un expert et créer un faux scandale. De nombreux journalistes vont foncer tête baissée puisqu’ils ne contrôlent même pas cette source.

Sur Wikipedia, Ryan Holyday, le faux expert déclaré, s’y présente comme « manipulateur de médias » ! Alors, où sont les vrais cons dans cette situation ?

Voici, pour terminer, quelques autres réflexions en ce domaine de la connerie :

  • Emmanuelle Piquet, psychopraticienne : « Que faire contre les connards et leurs homologues féminins ? Il faut prendre un virage à 180° et reprendre le contrôle du cercle vicieux en cessant de se recroqueviller, de ne rien dire, d’espérer que cela passe. En ripostant, répliquant, en se déployant au lieu de subir ces comportements.»
  • Alison Gopnik, professeure de psychologie et de philosophie, évoque un article du New York Times reprochant à Donald Trump, encore lui ! un comportement de gamin de 4 ans, et bien, « c’est très désobligeant pour les enfants de cet âge ! dit-elle. Les connards sont obnubilés par leur propre personne et leurs propres objectifs, tout l’inverse des enfants !»
  • Un clin d’œil de Jean-Claude Carrière, écrivain et scénariste, qui explique que « ce qui est très surprenant chez un con, c’est quand il dit une chose intelligente… Mais, la pire des bêtises, c’est de se croire intelligent !»
  • Tobie Nathan, professeur de psychologie, précise à son tour : « Plus on est con, plus on veut montrer qu’on ne l’est pas, c’est une question de fierté. Il n’y a pas de moyen pour combattre la connerie. Il faut se cacher des cons, c’est tout. Les cons n’aiment pas ceux qui ne sont pas cons.»

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