Vous connaissez certainement cet adage : le bonheur c’est d’apprendre. Eh oui, s’instruire fait du bien. S’essayer à une nouvelle activité sportive, manuelle ou intellectuelle est bon pour la santé. La preuve, les formations continuées ne cessent de faire de nouveaux adeptes et les formations online sur le net explosent.
Le mot apprendre vient du latin qui signifie saisir ou prendre. L’un des bonheurs d’apprendre lorsqu’on découvre et maîtrise une nouvelle chose, c’est que l’on se sent plus fort de ce nouveau savoir. Cela nous donne aussi un nouvel objectif à atteindre avec un enthousiasme ou une excitation inhérente aux nouveaux projets, aux changements et même aux risques que cela peut comporter.
Les illustrations sont évidemment nombreuses ; je pense à cet homme qui a toujours regretté de ne pas avoir appris la musique durant son enfance, qui a 70 ans passés, se procure une kalimba et très vite compose ses propres mélodies.
Nous avons besoin de ces petits ou grands défis réguliers pour ressentir de l’émulation, du plaisir, pour renouveler notre appétit de vivre.
D’ailleurs le philosophe Aristote parlait déjà du besoin d’apprendre comme de quelque chose d’instinctif chez l’humain. Apprendre permet de se projeter dans l’avenir et agit comme un moteur.
Il est aujourd’hui tout à fait établi qu’une personne qui aborde de nouvelles disciplines qu’elles soient manuelles, sportives, créatives ou intellectuelles tout au long de sa vie développe des circuits neuronaux et se constitue une « réserve cognitive » qui permet de lutter contre le vieillissement du cerveau.
Pour un adulte l’effort n’est pas rebutant pour autant que la motivation et le plaisir soient présents. En effet, l’adulte n’a plus les mêmes objectifs que lorsqu’il était enfant. Car l’adulte lorsqu’il était enfant s’efforçait d’apprendre pour avoir de bonnes notes et dès lors la motivation était une récompense extérieure. Or l’adulte cherche avant tout à satisfaire un besoin de réalisation de soi. Un besoin que, Abraham Maslow, psychologue humaniste américain (célèbre pour sa pyramide des besoins) qualifiait de vital au même titre que manger ou dormir.
Il est vrai que nourrir la curiosité permet d’ouvrir de nouvelles portes, de découvrir une nouvelle facette de soi. Et ajoutons aussi qu’apprendre, c’est interagir et permet la création de plus de liens avec les autres.
En conclusion :
Il faut toute une vie pour apprendre à vivre. Sénèque.
Celui qui aime apprendre est bien près du savoir. Confucius.
On se lasse de tout, excepté d’apprendre. Virgile.
Pour être simple, il faut beaucoup apprendre. Olga Sedakova.
Apprendre, c’est se retrouver. Malcolm de Chazal.
Source : Magazine Flow.
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« Il y a plus malin que la censure. Organiser le mensonge, empêcher que la vérité apparaisse s’approche du crime parfait. On assassine sur la place publique, mais en distribuant des bonbons à l’assistance, qui prend cela pour une communion solennelle. Mentir est parfois du grand art. » s’exclame Fabrice Nicolino dans Charlie Hebdo Spécial « 5 ans après ».
Eh bien, je pense qu’il y a pire que la censure et le mensonge : il y a ce qu’a vécu Vanessa Springora, victime à 13 ans d’un prédateur sexuel qu’elle nomme G.M. dans son ouvrage Le Consentement (Grasset) et appelé Gabriel Matzneff par François Busnel qui l’avait invitée à « La Grande Librairie » sur France 5.



L’auteur japonais Haruki Murakami est mondialement connu et fut considéré comme un potentiel lauréat du Prix Nobel de littérature. Mais, du roman à l’autobiographie, il a franchi le pas, si j’ose dire, avec Autoportrait de l’auteur en coureur de fond (10-18) où il explique d’emblée que pour assumer sa profession d’écrivain, il revendit son club de jazz de Tokyo, arrêta de fumer, se mit à la course à pied quotidiennement, devint marathonien et triathlète : « Écrire franchement, sur le fait de courir, c’est, je crois, également écrire sur soi-même en tant qu’homme. Voilà ce que j’ai pris conscience en cours de route. »
« Si l’on doit vivre longtemps, plutôt que de traverser toutes ses années dans le brouillard, mieux vaut les passer avec des objectifs bien clairs en tête, en étant tout à fait vivant. Dans cette perspective, je crois que courir constitue une aide véritable.»
Avril 1940, c’est une période sans équivalent dans l’histoire où toute la France est saisie par la panique. Louise, 30 ans, s’enfuit, complètement nue, sur le boulevard du Montparnasse. Pour découvrir ce qui l’a jetée là, elle devra s’interroger, lutter, résister, changer de mission de vie, quémander de l’aide et enfin exister.
Touchante et instructive saga familiale avec le roman La Promesse au Bois-Joli de Lyliam Mosca aux Presses de la Cité. Tous les ingrédients sont réunis pour apporter cette envie d’aller de chapitre en chapitre grâce à un style fluide et l’art d’un certain suspense.
Dès les années soixante-dix, j’ai apprécié Cabu (1938-2015) qui, avec Cavanna, Reiser, Wolinski et d’autres, firent l’essence même de Charlie Hebdo et lui donnèrent une dimension jamais égalée, selon moi.
Son antimilitarisme se forgea également à la vue d’un hélicoptère français balançant dans le vide des résistants algériens « pour s’en débarrasser » et, parce qu’il était dans la colonne de troufions en montagne obligés de la gravir et d’apporter des jerrycans d’eau au sommet sous le cagnard car, un hélico ne pouvait s’y poser… sauf pour un général apportant au colonel qui dirigeait les soldats une bouteille de champagne frais !
Connaissez-vous le principe majeur de la magie ? Savez-vous faire la différence entre un guérisseur, un médium ou un naturopathe ? Avez-vous déjà eu des visions ? Toutes ces questions et bien d’autres sont abordées avec intelligence et finesse dans Le réveil des sorcières, le nouveau roman de Stéphanie Janicot paru chez Albin Michel.