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Baptiste Morizot : quand la philosophie examine notre rapport aux cétacés…

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Que nous font découvrir les philosophes sur notre rapport aux cétacés ? Une question pour Baptiste MORIZOT, auteur de  » Manières d’être vivant »  qui nous donne ses premières reflexions après une expédition de 2 semaines en Mer Méditerranée. Une autre manière d’envisager les cétacés…

 

La déchèterie d’émaux de Briare

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Déchèterie d'émaux de Briare
Déchèterie d'émaux de Briare

Déchèterie d'émaux de Briare

Déchèterie d'émaux de Briare
Déchèterie d’émaux de Briare

Balade à Briare, et à la manufacture d’émaux. Ou plutôt juste à coté, à sa décharge recouvrant toute une colline où sont déversés les invendus et les carreaux à défauts…

 

On les entend de loin. Les pas dans la faïence.

Je suis allé voir la décharge de la manufacture d’émaux de Briare. On l’atteint en suivant le bruit d’une étrange cueillette, la marche des glaneurs de mosaïques.

J’ai pensé, c’est un de ses endroits où la terre est obèse.

On a gavé la colline comme une oie. Son foie gras de petits carreaux en faïence. Des hoquetements de ses flancs en font glisser certains, plus bas, jusqu’au bord du canal.

La décharge est un lac en suspension, le lac en suspension est un ciel. Les boutons font points de suspension, les points de suspension font une marée et les arbres brisent les lames. J’en entends, des arbres brise lame, qui fouillent le sol de leurs tentacules, ça crisse comme des tunneliers.

Quelqu’un m‘ a dit, « je vais recouvrir d’or les dômes de mes palais »

Les rebords des carreaux font des traits qui soulignent le vide, les traits qui soulignent le vide sont les silhouettes du monde, ils font une toile, un pont sur lequel je peux marcher. Dessous, la houle charrie les débris d’orgueils brisés.

La terre est obèse.

Par endroits, le soleil griffé des branches des orées des bois, atteint le lac. Ses rayons le nucléise, ses chalumeaux soudent, les tessons fusent, je vois le monde se dissoudre dans l’éclat des hauts fourneaux.

C’est éblouissant.

J’ai des fourmis rouges qui me mangent la vue. Mes paupières se fanent, mes yeux se ferment.

Je le sens, la terre a encore faim, car la terre a toujours faim. Je veux la gaver de moi.

Sa gueule s’ouvre, la croûte de sel se dérobe sous mon poids. Je me noie. Dans les reflets pixelisés de l’eau. Je ne me débats pas et me laisse glisser le long des parois du puits de profondeur, l’air de ma bouche tire sur mes joues, je le relâche pour que seul reste celui de mes poumons.

J’entends le bourdonnement des courants de mon corps. Le bruit des sucs digestifs qui dissolvent ma chair. La terre m’ingère de l’intérieur, j’ai son venin dans les veines.

En dedans de moi, sous la surface, puisque tu retiens ta respiration, tu sembles retenir la marche des choses. Je pourrais assouvir ma soif et tout, sans réaction, s’engouffrerait en moi, je me remplirai de l’eau du monde, je l’ingérerai jusqu’à être l’enveloppe de toutes choses. Je serai la terre obèse de vie.

Si je le voulais, je pourrais, c’est certain, être tout, éclater de tout, et faire le vide entre les rebords des carreaux de faïence.

Mon corps et mon esprit s’altérisent. Mon esprit, il souffle une brise sur mon corps d’incandescent.

Des secousses telluriques défébrilent mon cœur. Je hoquette moi aussi, comme une colline gavée.

Ma cage thoracique tire sur ma trachée pour que s’ouvre ma bouche ; je me redresse en dehors de moi, je respire.

La terre est gonflée de nos souffles coupés.

Une terre commune : le silence rend complice

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jjjj 2Voici une soixantaine de pages d’un livre petit format qui dérange les caciques, les puissants et autres décideurs, parfois autoproclamés. Un ouvrage écrit avec les tripes, avec l’expérience d’un engagement de terrain et pas de salon, à savoir Une terre commune de Cédric Herrou paru chez Seuil.

Cédric Herrou, c’est celui qui, depuis des années, doit avoir la conscience en paix, alors que certains apparatchiks du pouvoir peuvent se poser de légitimes questions à ce sujet.

Ce n’est pas le préfet Georges-François Leclerc, alors en charge des Alpes-Maritimes, qui contredira l’activiste Herrou qui, d’ailleurs, lui dédicaça son essai d’un « amer souvenir ».

Le député Éric Ciotti, quant à lui, étant du même avis que le préfet pour interdire l’accès au territoire de gens en perdition.

une terre commune

Cédric Herrou, est un paysan qui habite la Roya, « terre de douleur et de douceur » dans une vallée entre la France et l’Italie, là où passent de très nombreux réfugiés, souvent en transit pour les îles britanniques.

Alors, dès 2016, il décida d’héberger, de secourir, de tendre la main, à ces personnes alors que la politique étatique était de les empêcher d’entrer sur le territoire, en somme, de les rejeter à la Méditerranée.

Sans conteste, le droit fut allègrement piétiné par les autorités et, quand bien même il n’en aurait pas été ainsi, l’aide à autrui en danger ne supplante-t-il pas toutes les lois et les décrets que peuvent concocter certains politiciens ?

Cédric Herrou n’écouta que sa conscience et avec des amis, il accueillit, et accueille encore d’ailleurs, autant que possible ces rejetés et cabossés de notre Société. Ceux qui fuient l’horreur de la guerre ou la terreur de régimes dictatoriaux.

Son action humaniste récurrente fut considérée comme un délit de solidarité. Alors, il posa une question majeure : « Sommes-nous encore libres d’être fraternels ? »

Il y répondit lui-même : « Quoi qu’il advienne, je continuerai ».

Une autre réponse ne tarda pas et les caciques, les décideurs, les autoproclamés décideurs, le firent arrêter, placer en garde à vue pour avoir aidé des Soudanais, des Érythréens, parmi eux des mères et leurs jeunes enfants…

Condamné à des amendes, à de l’emprisonnement avec sursis…, comme certaines personnes qui le secondaient dans son humanisme, il fut relaxé par la Cour de Cassation au bout d’une impressionnante bataille politico-judiciaire.

Aujourd’hui, Cédric Herrou poursuit son travail sur le terrain de la solidarité universelle.

À la lecture de son ouvrage, à l’écoute de ses propos, avec ma propre expérience de l’engagement citoyen, je peux dire que, face à l’iniquité, à l’injustice, au mépris de la personne humaine, nous avons tous le devoir de dénoncer l’inacceptable car notre silence nous rendrait complices.

Faire corps pour se faire entendre des puissants qui méprisent les individus de la sorte est une nécessité morale.

Il n’est pas question de neutralité et il ne faut pas hésiter à interpeller les pouvoirs publics.

Hélas, force est de constater que certaines associations ayant pignon sur rue, ne le font guère ou, alors, du bout des lèvres, par peur de perdre des subventions.

Que ces associations n’oublient pas deux choses : ces subventions n’émanent pas directement de la poche des décideurs et des puissants, mais de l’ensemble des citoyens par leurs taxes et impôts et, aussi, que « chaque jour passé dans le silence est un jour de perdu pour notre conscience ».

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Les dinosaures du Colorado provençal

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Colorado Provençal
Colorado Provençal

Promenade dans le Colorado provençal et lecture d’un court texte qui en est inspiré.

On m’avait dit que c’étaient des dinosaures, « tu verras d’ici le point de vue est le meilleur ».

J’ai fait comme on m’a dit.

J’ai sauté la barrière, je suis allé tout droit. J’ai sauté une petite rivière aussi, il y coulait du sang déjà, j’ai sauté par dessus le sang d’ocre, le sang des falaises que je sais plus loin, le sang du Colorado provençal.

Ce sont des dinosaures, oui, écrasés dans la terre, ou des varans de Komodo, les crêtes paraissent leur dos , ils sont figés là, ils hibernent car le ciel est trop bleu, les collines trop verte, le temps est trop doux. Le temps est trop doux pour les dinosaures, l’air est irrespirable, il a un goût frais et mouillé, celui des escargots, c’est trop doux pour leurs peaux d’ocres rouge et jaune. D’autres d’ailleurs ont les peaux blanches, comme éteintes, ils ne se réveilleront plus. La pluie les lèche comme des glaces, le jus leur coule dans les plis, je marche dans leurs caillots séchés réduits en sable et mes pas s’enfoncent, je suis de passage et le vent m’oubliera.

Je me retourne pour voir la trace de mes chaussures et celles aussi de quelques animaux, nous laissons une empreinte de notre temps présent dans la poussière. Le temps long a construit un temple ici. La brume, qui rampe dans la vallée comme un gel à mesure que le soleil décline, nous érodera sous son poids, après ce sera la nuit. Le temps long continuera, j’en serai mêlé, comme les pas des chevreuils dans le désert, comme les dinosaures, comme les varans de Komodo .

Mais pour l’heure c‘est encore la terre bronzée sous le soleil, presque le noir, mais c’est encore le jour. Et sa lumière rasante, celle qui le moissonne quand il est trop mûr.

Je vois mieux de mon point de vue où je suis seul, hors saison, ce qu’est la lumière rasante. En bas, les arbres se contrastent, un côté exposé à l’onde du coucher de soleil qui explose comme une supernova, l’autre face déjà dans une grotte ou les feuilles font masse comme une ombre.

Le silence fait le bruit du silence.

Tout à l’heure, j’ai ramassé un peu de terre rouge de fer, que j’ai mis en un petit tas dans la paume de ma main, j’ai craché dedans pour en faire une peinture que j’ai appliqué avec mon index sur une pierre, comme les hommes préhistoriques, je me suis servi des reliefs, ici un trou pour un œil, une bosse que je souligne pour une pommette, et le coin des lèvres qui s’écroule dans une fissure. Comme un sourire. Les hommes préhistoriques dessinaient des sexes de femmes dans les carrefours de pierres. Mes gestes étaient ceux de tout temps, un fil d’Ariane vers notre point de départ. Mes gestes faisaient le bruit du silence, celui du temps long qui s’écoule, qui fige les dinosaures, qui fait glisser des brumes comme du sang dans les vallées, qui moissonne le jour quand il est trop mûr, qui retourne la terre et cultive la vie.

Un avion passe dans le ciel, sa route croise la traînée d’un autre avion, et le ciel devient une case cochée.

Puis de nouveau le silence des feuilles mortes. Dans lequel je marche pour rentrer.

 

 

 

Musiques: Dimitri Kotas (générique), Carlos Cipa -and she was-

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Requins et raies: regards croisés

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« Les yeux dans les yeux » , c’est le premier pas nécessaire à la compréhension des requins, symboles d’une altérité dont on a peur parce qu’on la méconnait. Regards croisés : l’échange, même bref, en dit souvent bien plus que tous les chiffres, toutes les dissections et tous les savoirs académiques. C’est ce chemin que François Sarano et Pascal Kobeh ont choisi. C’est ce chemin vivant, de « terrain » , qu’ils vous invitent à emprunter, en partageant leurs plongées dans l’intimité de nos cousins sauvages de l’océan, un livre dont Pascal KOBEH nous explique la génèse .

www.longitude181.org

Sempé fit comme nous : se débrouiller dans la vie

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jjjj 2Né en 1932, le dessinateur Jean-Jacques Sempé est décédé en août dernier en nous laissant une œuvre colossale.

Dès ses douze ans, il crayonna et publia au magazine belge Moustique, en 1954, à 22 ans donc, les premières moutures du Petit Nicolas .

Puis, ce furent des collaborations avec Paris-Match, L’Express, Punch et, surtout, The New Yorker pour qui il travailla durant quatre décennies.

Parallèlement à ces dessins de presse, Sempé fut l’auteur de nombreux albums, la plupart publiés chez Denoël.

20230115 133623La Fondation Folon, autre célèbre artiste, accueille jusqu’au 5 mars 2023 une exceptionnelle exposition consacrée à Sempé sous le titre : Infiniment vôtre.

Soit plus de 120 dessins originaux à découvrir, dont vous trouverez quelques photos sur notre site www.frequenceterre.com, mais l’occasion pour moi d’y relever quelques déclarations du regretté père du Petit Nicolas.

« Je proposais régulièrement des dessins mettant en scène un petit garçon. Le directeur m’a proposé de lui trouver un prénom. Une publicité pour les vins Nicolas m’a donné l’idée. » Ainsi est né le Petit Nicolas, soit 15 millions d’ouvrages vendus dans quarante-cinq pays.

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« Mes personnages sont des petits personnages comme vous et moi, qui cherchent seulement à se débrouiller dans la vie. »

« Le dessin est une forme d’écriture. C’est très littéraire, ce que je fais. Ce n’est pas formel avant tout. Ça me sert à exprimer des idées. »

« Je regarde le genre humain. Je ne juge pas. Je ne juge jamais. »

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Photos : Pierre Guelff

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Comment avoir un rapport joyeux avec l’argent

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« L’argent ne fait pas le bonheur » dit-on en Occident. C’est une expression difficile à comprendre pour un Chinois qui lui n’oppose pas argent et bonheur, au contraire ils sont fondamentalement liés et le Chinois est convaincu que le bonheur engendre forcément l’argent.

20230120 162421ft« Pour le peuple chinois l’argent n’est pas important, il est indispensable, comme la nourriture ». Ce proverbe démontre deux choses, la première est que pour le peuple chinois rien n’est plus important que de survivre, et la seconde que la nourriture est la condition sine qua none pour atteindre cet objectif.

Et se nourrir est bien plus que s’alimenter, c’est la nécessité constante de recharger l’énergie vitale. Car pour l’esprit chinois, ingérer des aliments pour vivre est aussi un rituel d’incorporation de l’énergie d’enrichissement. De ce fait, manger est un acte joyeux tout comme s’enrichir.

Vivre, se nourrir et s’enrichir constituent un triangle d’évidence pour l’esprit chinois. Et dans l’expression « nourrir le vivre » il y a trois niveaux, nourrir le corps, nourrir la famille et le lien vivant entre les générations passées et leurs descendants. Donc symboliquement nourriture et enrichissement sont au même niveau car ils nourrissent le bien-vivre tant au niveau du monde visible qu’au celui du monde invisible.

Ainsi l’esprit d’enrichissement est un mouvement, un élan vital qu’il faut exercer au quotidien. Et c’est à l’aide d’objet et de pratique que l’esprit chinois se programme en permanence pour activer quotidiennement l’esprit d’enrichissement.  Il existe beaucoup d’emblèmes, de rituels divers comme des ravioles en forme de lingot d’or, le poisson qui se reproduit via de nombreux petites œufs,  le rouge couleur de la joie et de la vie, la figurine du chat qui agite une patte antérieure, certaines plantes, etc. Mais les emblèmes en tant que tel ne suffisent pas il faut qu’il y ai un flux vital qui circule.

ftL’argent est à la vie ce que la sève est à l’arbre : une animation toujours en mouvement. La circulation de l’argent doit être fluide comme l’eau qui coule sans entraves. L’argent n’est pas vécu comme une réalité inerte qu’il suffirait d’amasser, mais comme une énergie vivante qui doit circuler. Ce n’est pas la possession de l’argent qui enrichit, mais la circulation de la richesse. Donner contribue à l’abondance collective.

Bien entendu l’esprit d’enrichissement n’est pas inné, il s’apprend. Et pour en savoir plus, je vous invite à lire « L’esprit d’enrichissement » paru aux éditions Albin Michel et co-écrit par trois auteurs complémentaires, Cyrille Javary, Dominique Escandre et KimLi Fong Yan. Vous y découvrirez que l’esprit d’enrichissement est un véritable cheminement qui rend généreux et qui profite au plus grand nombre.

Longitude 181: cé où? cé koi?

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Musiques du monde, Infos environnement - Fréquence Terre
Musiques du monde, Infos environnement - Fréquence Terre

Longitude 181, un nom de podcast qui pose question ? pourquoi ? Quelle origine ? Après 8 ans et 250 chroniques, une ré-explication s’impose pour ceux de plus en plus nombreux qui nous rejoignent.

Marre des gougnafiers !

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jjjj 2Connaissez-vous le gougnafier ? Communément et populairement, c’est un bon à rien, un goujat, un homme que l’on méprise et à qui on n’accorde guère de crédit.

Étrangement, le mot gougnafier n’a pas de féminin. Et pourtant, ce terme a évolué au fil du temps et le voici aux prises avec des experts en psychologie, en bien-être, en santé mentale…

Alors, un ou une gougnafier c’est celui ou celle qui se dit être en conformité avec sa conscience et qui ignore vos convictions, vos joies et peines, vos projets et vos craintes, vos combats et luttes sociétales, même les plus pacifistes.

Ils et elles développent souvent un vocabulaire qui s’articule quasiment uniquement autour de la compassion, du pardon, de la commisération, de la pitié, du prêchi-prêcha angélique.

Ce nouveau concept en psychologie de la positivité toxique se définit en tant que tendance à se présenter comme étant heureux quoi qu’il arrive, selon des professionnels de la Santé mentale (IDRlabs).

yoga gc8dc5b066 1280Ils expliquent que les personnes qui en relèvent sont « déconnectées de tout ce qui pourrait être considéré comme négatif et, par extension, elles sont enclines à encourager les autres à toujours voir le bon côté des choses et à ne pas s’ouvrir aux questions tristes, difficiles » ou qui dérangent.

La positivité toxique est donc celle qui nie ou déplace sciemment toute réalité jugée négative, endort les consciences, pousse à ne pas s’engager, ni à se mouiller, ni à monter au créneau, face à des actions injustes, dangereuses, pathogènes, iniques, cette positivité toxique s’érige même en mode de pensée, donc de vie, au nom du « oui, mais… » et du « surtout, pas de vague… »

Donc, le ou la gougnafier est un personnage qui se met au balcon et qui regarde les autres, surtout ceux et celles qui luttent pour la liberté d’expression et autres libertés fondamentales, puis qui vient ramasser les dividendes en susurrant, la bouche en forme de cul de poule, que « tout va pour le mieux dans la société ».

Je ne peux cependant terminer cette chronique en leur rappelant une note qui m’apparaît essentielle dans le bien-vivre ensemble : le 6 juillet 2018, le Conseil constitutionnel de la République française considéra la fraternité comme un principe constitutionnel.

À savoir : « Il découle du principe de fraternité la liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire… »

 

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Photos : Pixabay

Climat : mourir en sept à huit minutes

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jjjj 2Dans Leur folie, nos vies, paru aux éditions Les Liens qui Libèrent, François Ruffin porte un regard acéré et choqué sur la gestion de la pandémie au coronavirus par les gouvernements et les multinationales qui, bien souvent se liguent entre eux pour davantage creuser le trou entre ceux de tout en haut et les citoyens lambdas.

Un constat : dans cette crise engendrée par le virus, les scientifiques ont été largement écoutés et suivis dans leurs préconisations.

On passa quasiment automatiquement du diagnostic scientifique à la prise de mesure, explique l’auteur.

En revanche, les scientifiques qui évoquent le climat, tel le GIEC, sont écoutés poliment, puis rien ne bouge.

m0b087sccywb largeEn cause : l’économie, celle des nantis, des actionnaires, des Macron et Cie qui, au minimum, doit être absolument sauvegardée, si pas davantage rentabilisée à leur seul profit.

Bientôt, on atteindra une moyenne supplémentaire de deux degrés, ce qui signifie qu’on pourrait mourir en sept ou huit minutes sous la pression conjointe de la chaleur et de l’humidité.

Déjà, des régions entières de la planète deviennent inhabitables.

Réaction des nantis, des actionnaires et des Macron et Cie, on n’interrompt pas les affaires, l’économie avant la vie !

« Tous les pans de la vie sont ainsi traités, maltraités, passés aux oubliettes, à la moulinette d’une calculette. »

 

Une conclusion : le combat contre les forces obscures ne se renonce certainement pas.

Photo : Pixabay.

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