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Journée des prisonniers et prisonnières pour la Paix : avenir et espérance

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Monument dédié aux femmes prisonnières (Photo P.Gf)

ppppp 1Dans la capitale de l’Europe, d’où je vous parle, le Monument Ravensbrück, du nom d’un camp nazi, est dédié aux femmes résistantes, dont des pacifistes actives, et à leurs enfants morts dans les bagnes allemands pendant la guerre 1940-1945.

Sur un sol de terre boueuse, une femme adulte, la tête rejetée en arrière et le corps redressé, incarne le refus de l’oppression.

Elle entoure de son bras un enfant blotti contre elle. Elle représente à la fois le souvenir douloureux d’une perte à jamais présente et la lutte pour la protection de la jeunesse, avenir et espérance.

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Convoi vers la mort (Photo P.Gf)

Dans maintes prisons de la planète, croupissent des militants pour la Paix, les droits humains, pour la démocratie. Ce sont des objecteurs de conscience, des activistes et manifestants pacifistes, qui sont détenus pour avoir exprimé leur volonté d’une société non violente, pour avoir clamé leur espoir en une politique et une diplomatie basées sur la fraternité.

Une solidarité concrète entre les nations, plutôt que l’apprentissage du maniement des armes, donc de la mort à infliger à autrui, de cette militarisation de la société qui sépare les êtres par la haine et la violence, plutôt que les unir par l’entraide réciproque.

L’Internationale des résistantes et résistants à la guerre (IRG), dont le sigle est le fusil brisé, publie une liste de ces prisonniers pour la Paix que l’on peut soutenir en leur envoyant un message de sympathie ou signer une pétition pour soutenir les objecteurs russes (le site est www.wri-irg.org).

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Reportage : Albert Londres et la « grande honte pour la France »

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20221124 083842ftjjjjjjjjjjjjjjAux Assises européennes du Journalisme qui se sont déroulées dans la Capitale de l’Europe, un hommage fut rendu à Albert Londres, modèle de journaliste engagé.

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Albert Londres

Dans l’exposition qui lui fut consacrée, j’ai pris un exemple de cet engagement, lorsque en 1923, dans « Le Petit Parisien » qui sous-titrait « Le plus fort tirage des journaux du monde entier », Albert Londres s’écriait : « J’ai pensé qu’il était louable de prêter une voix, si faible soit-elle, à ceux qui n’avaient plus le droit de parler… »

Le podcast ci-contre vous emmène aussi au cœur de bagnes, comme des photos ci-contre… (Photos : Pierre Guelff)

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Albert Londres en blanc parmi les bagnards…

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Dmitry Mouratov, Prix Nobel de la Paix, sur Fréquence Terre : propagande et cannibalisme (Partenariat POUR)

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20221124 083842ftjjjjjjjjjjjjjjAux Assises européennes du Journalisme qui se sont déroulées dans la capitale de l’Europe, j’ai entendu et enregistré Dmitry Mouratov, co-fondateur et rédacteur en chef du quotidien Novaïa Gazeta en Russie, co-lauréat du Prix Nobel de la Paix 2021 aux côtés de la journaliste philippine Maria Ressa.

Un homme au travail journalistique courageux pour une information indépendante et crédible, que je vous invite à écouter[1] :

«(…)  Puisque ces assises du journalisme sont un forum de réflexion, dites-moi comment, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, le sort de la planète dépend de la volonté et des décisions d’un seul homme : le président russe Vladimir Poutine.

Mikhaïl Gorbatchev a offert à un moment donné un cadeau inestimable avec trente ans de vie sans menace nucléaire. Ce temps est révolu.

La menace est à nouveau réelle. L’enfer de la guerre en Ukraine a fait des dizaines de milliers de morts et de blessés et il y a déjà près de quatorze millions de réfugiés.

Vous savez, il n’y a jamais eu autant de réfugiés, même lors de la première année de la Seconde guerre mondiale.

Des gens sont privés d’abris, de leurs maisons, près de six millions d’enfants se sont retrouvés sans leurs jouets, sans les jardins de leurs grands-mères, sans écoles, après tout.

Les pires prédictions sont devenues réalité sous nos yeux, mais la réalpolitique nous disait tout le temps que l’autocratie était normale.

Bien sûr, les droits des êtres humains sont violés, mais les prix du gaz et du pétrole restent assez stables…

Combien de fois, j’ai entendu des politiciens russes et européens reprocher à Anna Politkosvskaïa[2] de trop exagérer et de noircir quand elle écrivait sur la guerre en Tchétchénie.

Et alors ? Nous en sommes arrivés là lorsque nous avons permis à la propagande de cannibaliser le journalisme.

Quand nous avons permis à la propagande, et en Russie en premier lieu, d’utiliser la confiance des gens pour infecter leurs cerveaux.

(…) La majorité des jeunes ne soutiennent pas les actions militaires de la Russie contre l’Ukraine, mais la majorité des personnes sont habituées à croire la télévision, elles sont habituées à faire confiance à la parole de l’État.

La télévision appartient à l’État et la propagande est devenue leur nouvelle religion. Elles ont maintenant un écran accroché à la place de l’icône.

Mais, je garde espoir pour le sens de notre profession. L’espoir que les hauts standards du journalisme seront en mesure d’arrêter la source de la propagande.

Merci d’être ici aujourd’hui, notamment à cette fin.

Un procès se déroule actuellement à la Haye, non loin d’ici, celui d’un propagateur du génocide au Rwanda, le propriétaire de la soi-disant Radio des Mille Collines, son nom est Félicien Kabuga. Il s’est caché près de Paris depuis un quart de siècle, voire plus.

En 1994, sa radio a orchestré le génocide des Tutsis. C’est prouvé scientifiquement : là où la radio avait une meilleure réception, elle incitait les gens à tuer et ils allaient tuer leurs voisins. Là où les ondes radio étaient plus faibles, les habitants ne sont pas allés exterminer leurs voisins, ou ils les ont massacrés beaucoup moins fréquemment.

Nous devons tirer les leçons de ce procès à La Haye, nous devons le couvrir de toute notre attention.

Ce procès est peut-être le plus important pour l’humanité après celui de Nuremberg.

La propagande a toujours eu besoin d’avoir un monopole, elle ne peut gagner dans un environnement concurrentiel, c’est pour cela que, par exemple, dans mon pays près de trois cents médias indépendants ont été fermés par l’État.

De nombreux journalistes sont contraints de quitter la Russie et travaillent en exil.

Je vous suis reconnaissant pour votre prix[3] décerné cette année à Novaïa Gazeta, c’est un signe de soutien et de solidarité envers tous les journalistes qui vivent des temps difficiles. Votre prix a été décerné à un journal fermé, permettez-moi de vous le rappeler.

On dit que la première victime de la guerre est la vérité, réfutons ce dicton ! »

Pour ma part, je suis reconnaissant à tous les citoyens, journalistes ou non, qui, par leur engagement, parfois au péril de leur vie, me permettent encore d’écrire en toute liberté et de clamer avec Périclès (-495 -429) : « Il n’est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. »

Pierre Guelff pour Fréquence Terre depuis les Assises européennes du Journalisme à Bruxelles.

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[1] Traduction Institut des Hautes Études des Communications Sociales, Bruxelles.

[2] Journaliste russe d’investigation assassinée à Moscou.

[3] Grand Prix du Journalisme Michèle Léridon, Tours en 2022.

La femme qui murmurait à l’oreille des éléphants

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Dans la culture thaïlandaise, la femme est la patte arrière de l’éléphant, elle doit obéir à son homme comme l’éléphant à son cornac. Mais le rêve de Lek Chailert est tout autre, elle veut libérer tous les éléphants que l’on fait travailler et que l’on maltraite. Auparavant en Thaïlande, l’animal était sacré et respecté.  Aujourd’hui, Lek veut leur rendre leur dignité en les soulageant de toutes les souffrances que leur inflige l’industrie du tourisme.

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Prise d’écran ARTE.

Lek Chailert, recueille et soigne des éléphants maltraités dans son sanctuaire nommé L’Éléphant Nature Park. Son centre  est d’ailleurs connu à travers toute la Thaïlande pour offrir une belle retraite à ces animaux martyrisés par des propriétaires peu sensibles à la cause animale.

Cette activiste, consacre sa vie à soigner et sortir ces éléphants de ces conditions désastreuses. C’est en 1992, qu’elle recueille un premier éléphant. Sa mère disparue, il est trop jeune pour être exploité et ses propriétaires ne peuvent le garder. Après d’âpres négociations, elle achète cet éléphant pour le sortir d’une maltraitance annoncée s’il retourne chez ses propriétaires. Ce sera le premier d’une longue série de combats.  Au départ elle a simplement construit une hutte et  a proposé aux touristes une sorte d’écotourisme avant l’heure et de venir juste regarder ses éléphants  libres et heureux. C’est ainsi que certains touristes ont pris conscience de la nécessité de protéger ces animaux.

En 1995, elle développe un centre où les éléphants vivent en semi-liberté dans un immense parc. Leur vie est structurée et ils sont aimés et respectés. Chacun est accompagné d’un ou deux cornacs, selon son caractère. Les cornacs les accompagnent dans tous leurs faits et gestes : leur donnent à manger, les baignent, les suivent dans leurs promenades… De vrais parents !

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Prise d’écran ARTE.

Il y a environ une soixantaine d’éléphants dans son sanctuaire et à l’accueil une majorité d’entre eux ont des troubles psychiques en plus de leurs blessures causées par les coups de crochet.

Le tourisme est très important pour la Thaïlande mais l’éléphant est traité comme une machine à sous. Alors Lek Chailert est régulièrement menacée, harcelée, intimidée car malheureusement l’argent fait la loi. Toutes ces menaces ne l’empêchent pas d’y croire et elle ne veut pas baisser les bras. D’ailleurs pendant le confinement elle est allée aider d’autres parcs afin de nourrir les éléphants laissés à l’abandon puisque le pays était privé de tourisme. Bien qu’elle se dit ne jamais être en paix, elle veut ouvrir les yeux d’un maximum de gens. Elle est convaincue que l’amour peut guérir beaucoup de choses. Et sa promesse de venir en aide aux éléphants est toujours aussi forte.

 

Source : ARTE TV +Internet

 

Photos : captures d’écran ARTE

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Patti Smith et la démocratie en péril

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pppppUn sondage de l’Institut Kantar effectué en octobre 2022[2], révéla que près de 20% des Belges étaient prêts à renoncer à la démocratie : 4% favorables à une dictature et 16% à un parti unique pour diriger le pays.

De plus, quelque 18,9% estimaient que la Belgique était déjà une dictature ou évoluait vers elle.

Ensuite, près de la moitié des personnes sondées, se dit non protégée par la police et le système judiciaire.

En France, selon la Fondation Jaurès, 30% des Français sondés par Ipsos en septembre 2022, placent leur confiance dans d’autres systèmes que la démocratie, alors que 57% affirment que « la plupart des hommes et des femmes politiques sont corrompus », 71% estimant que le personnel politique agit principalement pour ses intérêts propres au détriment de l’intérêt des Français.

Autre inquiétude avec la liberté de la presse. Le 3 mai 2022, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, il fut publié le 20e Classement mondial en ce domaine[3] établi pour 180 pays : la Belgique y dégringola de la 11e à la 23e place ![4] La France occupe la 26e place, les agressions envers les journalistes étant également soulignées.

Parallèlement, l’Association des Journalistes Professionnels de Belgique[5] déclarait : « On constate une augmentation de la violence verbale, des intimidations, des menaces, des agressions physiques contre les journalistes. »

Dès lors, il est bon de rappeler que : « Préserver la liberté d’expression, c’est d’abord empêcher la censure, mais aussi lutter contre les intimidations qui suscitent l’autocensure. »[6]

Autre sujet à méditer : la liberté d’expression. Faut-il, comme Patti Smith, chanteuse et musicienne, militante pour les droits de la personne humaine, s’inquiéter de la situation développée principalement sur les réseaux sociaux : « Sur ma page Instagram, la liberté d’expression s’arrête là où commence la haine. » ?[7]

Poser la question est y répondre, certes, mais, ici aussi, un rappel n’est pas inutile : vivre en société, c’est effectuer des choix. Sans la liberté de choisir, ce n’est plus vivre, c’est subir. En ce sens, qui dit liberté de choisir dit liberté d’opinion, liberté de conscience et liberté d’expression.

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Photo : capture écran Le Soir diffusant un article de Die Welt dans le cadre du supplément Léna (19 novembre 2023).

[1] Extrait d’un futur reportage/ouvrage publié par la FAML en 2023.

[2] La Libre Belgique, RTBF, chiffres repris et commentés par Le Soir.

[3] Reporter sans Frontières, RSF.

[4] Extrait de ce classement : 1. Norvège, 2. Finlande, 3. Suède, 4. Estonie, 7. Portugal, 8. Costa Rica, 16. Allemagne, 23. Belgique, 24. Royaume-Uni, 26. France, 28. Pays-Bas, 42. États-Unis, 58. Italie, 71. Japon, 106. Ukraine, 108. Grèce, 125. Congo, 134. Algérie, 135. Maroc, 149. Turquie, 155. Russie, 168. Égypte, 173. Cuba, 175. Chine, 178. Iran, 180. Corée du Nord.

[5] RTBF, 3 mai 2022.

[6] Sauver la liberté d’expression, Monique Canto-Sperber Collection Espaces Libres, Albin Michel, 2022.

[7] Le Soir, 19 et 20 novembre 2022.

Qatar : « Belle » audience pour le Mondial de foot : quelle conscience ?

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pppppJe vous livre le commentaire du site maxifoot.fr consacré à l’audimat du 1er match du mondial sur TF1 : «  Malgré les nombreuses polémiques autour de la Coupe du monde 2022 au Qatar et une affiche entre deux pays mineurs dans le monde du football, le match d’ouverture entre le Qatar et l’Equateur (0-2) a réalisé une belle audience dimanche en France avec 5,13 millions de téléspectateurs devant TF1, soit 31,3% de part d’audience.

Pour comparer, en 2018, la première rencontre du Mondial entre la Russie et l’Arabie saoudite (5-0) avait seulement réuni 3,98 millions de téléspectateurs (36,3% de PdA). Cependant, cette différence peut aussi s’expliquer par le jour de programmation de cette partie à l’époque : un jeudi. En tout cas, l’impact d’un éventuel boycott de cette édition 2022 dans l’Hexagone semble très faible, pour le moment, au niveau des audiences. »

Décidément, le business et l’indifférence supplantent de plus en plus la conscience.

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Assises du Journalisme : Journalisme d’investigation vs fake news (Partenariat POUR)

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pppppLes fake news ou infox, fausses nouvelles, fausses informations et informations fallacieuses sont des nouvelles mensongères diffusées dans le but de manipuler ou de tromper le public.[1]

Le journalisme d’investigation est à l’opposé de ces manipulations de la vérité, comme le prouvèrent quelques affaires retentissantes révélées par des reporters, affaires qui furent corroborées par la Justice : le « Watergate », scandale qui poussa le président américain Richard Nixon à démissionner en 1974, est probablement le plus célèbre exemple du travail de deux journalistes d’investigation, Bob Woodward et Carl Bernstein du Washington Post, à l’origine des révélations.

Plus près de nous, ce sont Jodi Kantor et Megan Twohey, leurs consœurs du New York Times, qui, le 5 octobre 2017, publièrent une enquête dénonçant le harcèlement et les abus sexuels de Harvey Weinstein, le tout puissant magnat d’Hollywood.

J’ajoute à cette présentation, le consortium international de journalistes d’investigation qui joue un rôle indéniable dans la divulgation, entre autres, de scandales financiers, de paradis fiscaux, de fraudes fiscales, du blanchiment d’argent, de systèmes basés sur la corruption dans divers milieux professionnels : Paradise Papers, Implant Files, Offshore Leaks, Luxembourg Leaks, Football Leaks…

Ce travail journalistique se doit d’être d’une grande rigueur déontologique et pas exempte de pressions diverses.

Des statistiques avancent que 56,8% de la population mondiale, en 2021, sont sur les réseaux sociaux, que 75% des 18-24 ans s’informent sur Internet et que 46% des jeunes de la même tranche d’âges s’informent sur les réseaux sociaux.

Le principal écueil est l’abondance de fake news et les théories du complot, sans omettre les algorithmes qui dictent leurs lois aux utilisateurs.

Une question essentielle se pose donc en ces temps où les réseaux sociaux sont devenus majoritaires au niveau de la communication et de l’information, parfois sous le couvert de l’anonymat ou de pseudonyme : la liberté d’expression est-elle devenue un leitmotiv d’être raciste, antisémite, homophobe, grossophobe ou autre discrimination ?

Pour y répondre, les Assises du Journalisme qui se tiendront dans la capitale de l’Europe du 23 au 25 novembre 2022  auront, bien entendu, ce sujet sur la table sous le titre : Information, propagande, fake news : en quoi la déontologie et les conseils de presse peuvent-ils faire la différence pour mieux informer les citoyennes et les citoyens ?

J’allais dire en prenant exemple sur Fréquence Terre et POUR, mais d’aborder le concept de la liberté d’expression en se rappelant la possibilité pour chaque individu d’exprimer son opinion par rapport à la gestion des affaires dans la cité et surtout d’en assumer les éventuelles conséquences, car la liberté d’expression est la condition sine qua non pour corriger les erreurs et les abus du pouvoir et des décideurs et de tenter de les ramener à la raison.

En d’autres termes, « assumer de ne pas censurer l’information, laisser les protestations s’exprimer et en faire dans la mesure du possible l’occasion d’un débat argumenté est la seule option respectueuse de la liberté qu’ont les citoyens d’être informés. »[2]

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[1] Wikipedia, 16 novembre 2022.

[2] Source :  Sauver la liberté d’expression, Monique Canto-Sperber, Espaces libres, Albin Michel, 2022.

 

COP 27 : La dernière : tout est dit !

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nouvelle photo pgf ft 11000 2Une caricature de Gobi sous le titre de « La COP 27 s’achève. Un franc succès » résume la situation finale.

On y voit un personnage prototype de l’homme d’affaires ou du politicien condescendant, qui déclare : « On a bien rigolé ».

À la question : « Et le climat ? », il répond : « Ça a été, on a eu du beau temps ».

Tout est dit.

Effectivement, ce dimanche à l’aube, la COP 27 accoucha d’un texte final pour lequel l’Union européenne et l’ONU sont déçues, c’est-à-dire sans nouvelles ambitions pour la baisse des gaz à effet de serre. Les ONG sont en colère et les lobbyistes ricanent, bien entendu.

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COP 27 : De l’humour très noir

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nouvelle photo pgf ft 11000 2Donc, ils prolongent de quelques heures la COP27 car, visiblement, c’est la chienlit à tous les niveaux et le travail de sape des lobbyistes des énergies fossiles contrecarre, comme d’habitude, le déroulement de cette semaine de pourparlers où les pays riches devaient au moins avoir la conscience de réparer tout le mal fait à ceux qu’ils ont pillés depuis des décennies.

  • Le Soir: « Désorganisé et tendu, le sommet climatique mondial fait des heures supplémentaires. Aucun des sujets brûlants n’est réglé. »
  • Libération : « Après avoir prolongé les discussions de vingt-quatre heures, un accord à l’issue de la COP 27 semble de plus en plus difficile à obtenir. »
  • L’Écho: citation d‘un dirigeant égyptien : « Je suis toujours préoccupé par le nombre de questions non résolues, notamment sur les finances, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, les pertes, dommages et dégâts déjà causés par le changement climatique et leurs liens. »

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  • Le Monde: « Les grands équilibres géopolitiques vacillent à la COP 27. »
  • L’Obs: « Plutôt pas d’accord qu’un mauvais accord » : à la COP 27, les négociations au bord du gouffre. »
  • Charlie Hebdo, lui, publie déjà le discours de la dernière chance pour la COP 28 à Dubaï, oui à Dubaï : « Enfin libérés de la dictature du climat et de l’écologie punitive, nous pouvons regarder l’avenir avec optimisme. Notre mère planète regorge encore de gourmandises telles que pétrole, gaz de schiste, lithium, eau minérale qui n’attendent que nous. Camarades, il ne nous reste que dix ans pour tout finir. Nous ne laisserons rien derrière nous. Non au gaspillage ! »

Merci Charlie de nous rappeler la réalité, même si c’est de l’humour noir, très noir.

 

Photos : Pixabay

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COP 27 : Cités disparues et changement climatique (2/5)

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nouvelle photo pgf ft 11000 2L’ouvrage Les Cités disparues d’Annalee Newitz paru chez Calmann-Lévy évoque un voyage insolite aux origines de nos civilisations et nous conte le destin de Çatal Höyük, Pompéi, Angkor et Cahokia.

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Voici ce qui en fut de la première.

Çatal Höyük en Turquie centrale fut une cité édifiée avant que les villes n’existent. Sur treize hectares, on trouve les vestiges de cette cité neuf fois millénaire où chaque maison ressemblait à une alvéole d’un rayon de miel et où la vie s’articulait autour du climat.

Les habitants entretenaient le sol de leur maison en le replâtrant en surface, ils faisaient aussi du neuf avec du vieux.

Il s’agissait d’un groupe d’anciens nomades ayant décidé pour la toute première fois de se fixer définitivement à un endroit à la végétation luxuriante.

Les dépôts d’argile devinrent des maisons en argile, puis des quartiers résidentiels et des ouvrages d’art s’y élevèrent, toujours en argile.

Les premières traces d’une utilisation culinaire de produits laitiers, c’est-à-dire du lait de chèvre, voire du fromage, apparurent à un certain niveau, là où les archéologues découvrirent que les humains commençaient à modifier la nature à leur convenance.

Assurément, un fameux tournant dans l’évolution de l’humanité que certains intitulèrent « révolution néolithique »

En somme, il s’agissait du tout début de l’urbanisme.

20221031 102910Alors, cette cité inversa les termes de l’équation sociale, puisque de nomades ils passèrent à une vie intime dans une ville où ils pouvaient être de parfaits inconnus.

Et puis, petit à petit, entre les 6000 et 5000 avant notre ère, la population commença à quitter les lieux car des rivières voyaient leurs cours se modifier et se tarir, le climat devenait plus froid, une période de sécheresse fut observée par les chercheurs, le niveau des mers s’éleva d’une trentaine de centimètres, ce fut également une rapide fonte des glaciers, alors que certaines régions du globe voyaient leur température chuter de quinze degrés.

Des tempêtes et ouragans s’intensifièrent, une famine se déclencha, des incendies de forêt et des inondations ravagèrent d’autres parties du globe.

Ce changement climatique majeur ne fut pas une fiction, il fut même appelé « Événement 8,2kA », car survenu il y a huit mille deux cents ans et qu’il fait office de référence aux climatologues pour étudier les mécanismes du phénomène.

Les habitants de Çatal Höyük vécurent lentement un clivage entre nantis et démunis et finirent par abandonner leur cité et par reprendre la route.

 

Toute comparaison avec la situation mondiale actuelle n’est absolument pas fortuite.

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