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Un souci de santé…optons pour une solution douce

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Alternative medicine word cloud in French language

Certaines pratiques préventives dites naturelles ou traditionnelles ont fait leurs preuves, en voici quelques exemples.

L’arthrose est une maladie très répandue et elle peut survenir à un âge très jeune. Sachez que la pratique du yoga pour lutter contre l’arthrose, réduit les tensions, améliore la tonicité musculaire et la souplesse des articulations.

young woman 2699780 960 720Le stress est aussi un problème très fréquent et quand il se prolonge au point d’impacter la qualité de vie, il y a risque de burn-out. Dans nos sociétés consuméristes, ce phénomène explose. De nombreuses études démontrent que la méditation de pleine conscience agit positivement sur l’anxiété, la dépression et le burn-out. Car en entraînant l’esprit à se focaliser sur l’ici et maintenant, la pleine conscience évacue les ruminations, bloque les processus mentaux provoquant les peurs et facilite la gestion des émotions.

La constipation, inconfort qui touche environ une femme sur trois. Elle est favorisée par une alimentation pauvre en fibres et le manque d’activité physique. Une solution toute simple peut soulager la personne qui en souffre. Les graines de psyllium récoltées à partir de plusieurs plantes de la famille du plantain s’utilisent telles quelles ou sous forme de flocons, de gélules, ou de granulés, une à trois fois par jour à raison de 10gr par prise et de boire beaucoup d’eau. Le psyllium peut absorber jusqu’à huit fois son volume d’eau ce qui le transforme en un gel visqueux qui augmente le poids des selles et leur teneur en eau. Les selles reprennent ainsi une consistance normale stimulant les contractions naturelles du gros intestin.

La peur du dentiste est encore très courante et certaines personnes ont tellement peur, qu’elles en arrivent à ne pas se soigner. L’auriculothérapie pourra soulager certaines personnes. Cette technique est basée sur l’existence de zones réflexes dans le pavillon de l’oreille. En stimulant certains points, il est possible d’agir sur les organes auxquels ils correspondent. L’auriculothérapie est efficace contre la peur du dentiste attestée par l’institut national de la santé et de recherche médicale, elle neutralise l’anxiété par l’intermédiaire du système neuro-végétatif

Bien sûr il ne s’agit pas ici d’énumérer tous les soucis de santé les plus fréquents, mais il est vrai que le mal de dos fait partie de la liste et pour lui la technique Alexander pourra être d’une grande aide, citons aussi l’hypnose qui pourra être un soutien pour arrêter de fumer, et encore un dernier exemple la prise de mélatonine qui pourra améliorer le sommeil en cas de décalage horaire.

Toutefois avant d’aborder un problème de santé via les diverses méthodes douces, il convient de se renseigner. En contactant un praticien, vous prendrez le temps de poser toutes vos questions. Comme :  quelles sont les preuves d’efficacité de la méthode, quels sont les mécanismes biologiques et / ou psychologiques qui en expliquent les effets, quelle sera la durée du traitement, y-a-t-il des précautions à prendre, quels sont les risques d’interaction avec l’un ou l’autre traitement, etc.

Bien entendu il ne s’agit pas ici de remèdes miracles qui donneront 100% de satisfaction mais bien de souligner qu’il existe de nombreuses pistes validées par les scientifiques.

Source : magazine FEMMES D’AUJOURD’HUI 20-2022

Photos : PIXABAY

Les bunkers de la plage de Biville.

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Bunker sur la Plage de Biville.

 

Bunker BivilleBunker sur la Plage de Biville.

 

 

Ballade sur la plage à Biville, dans le Cotentin…

 

Ça ne suffit jamais.

Il faut toujours recommencer.

Il faut toujours, tout, recommencer.

Les vagues éternellement.

Les rayons du soleil ont la peau douce.

Le vent m’écorche.

Sa langue râpeuse me tire des stries.

Les cabanes de draps sont des couches de peaux.

Je sens dans l’air les odeurs des rhubarbes que l’on épluche.

Il faut toujours recommencer.

Car ça ne suffit jamais.

Les falaises de granit s’effritent et deviennent le sable,

le sable mouvant affamé,

les bunkers s’y s’enfoncent

digérer, même, la guerre

décoller le béton armaturé de la surface.

Les collections de timbres décollés de leurs enveloppes.

Prendre de l’élan, décoller, les parapentes se fichent dans le ciel.

Je me souviens des insectes sur le pare-brise du camion,

en contre-plongée, je les voyais encore dans le ciel.

Le ciel, je voudrais le peindre à l’échelle une.

Il faut toujours recommencer.

Je ne veux que les paroxysmes.

Une fois, j’ai voulu marcher jusqu’au sommet d’un volcan

Je me suis arrêté quelques mètres avant, des gens, déjà, y faisait la queue,

je n’ai jamais atteint le sommet, je l’ai contourné et j’ai redescendu le volcan,

le volcan était éteint depuis longtemps.

Il faut toujours recommencer.

Il faut toujours, tout, recommencer.

Je ne veux que les paroxysmes.

J’en vois deux, évidents,

J’en essaye d’autres.

Les balles rebondissantes en caoutchouc, avec des paillettes à l’intérieur,

on les lançait bien fort

contre les murs

elles tapaient et nous comptions les rebonds

elles fracassaient les carreaux des vitres

ma mère criait et on s’éparpillait.

Il faut toujours recommencer.

Je suis un d’un grand tout qui mène à rien.

Ça me va, je vis, je suis plein d’essences.

Les astronautes se fichent dans le vide spatial.

Comme les météorites.

Ils se meuvent dans l’absolu.

Les météorites se fracassent sur les planètes

les planètes s’entrechoquent et s’éparpillent.

Les pendules de Newton

Il faut toujours recommencer.

Car nous sommes mort de faim et jamais rassasié.

Nous sommes quelque chose qui jamais ne s’érode.

Nous ne serons jamais le vide et l’absolu.

Les bétonnières pleines d’essence font du ciment avec le sable.

On érige des pleins le plus haut dans le vide.

Des verticales pour s’accoupler, avec, en vain

Il faut toujours recommencer.

Ça ne suffit jamais.

Il faut combler le vide.

Le dire deux fois et le faire réexister en insistant

créer, s’accoupler, procréer, corroder, conglomérer, recréer.

On sculpte la porcelaine.

Nos bouches rondes calibrent nos souffles.

Les doigts du plein sculptent l’impalpable.

« Il faut parfois commencer par dessiner le vide », d’ailleurs, c’est ma professeure de dessin qui me l’a dit alors qu’elle se penchait sur mon épaule, sous son gros pull en laine qui me frôlait, je sentais ses seins à la place du vide. Sa main a traversé le vide comme une navette spatiale, jusqu’à ma feuille où ses doigts ont battu l’air du vide au point que les atomes du vide se rangent en un atome solide et que le vide ne soit plus tout à fait le vide. Dans la pièce, je ne pouvais plus bouger, tout le vide étant soudain devenu matière, il avait fallu que pour le dessiner nous le détruisions, qu’il perde son essence liquide et malléable.

Dans le dessin, j’aime le trait qui souligne le vide.

J’ai un voisin d’atelier qui moule l’intérieur de masques africains pour qualifier le vide.

Je me rappelle aussi cette aveugle de naissance à qui l’on avait proposé de dessiner une rivière. Elle avait fait un cercle et des petits points au milieu. Elle s’est expliquée, le cercle est l’eau qui l’enserre et les points sont les cailloux sous ses pieds. J’ai senti dans mon cerveau des réflexions prendre la place d’un vide.

Le vide est un océan où nous pouvons respirer. Le vide contient le plein.

Je marchais sur les galets, le monde dépressurisait, il s’engouffrait avec le vent dans le vide, il ne restait rien et la vie, que le vide lèche comme un bord de mer.

Lire un roman, une façon de faire un pas vers l’autre et vers soi.

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20230302 103402Chaque jour est un défi, s’adapter ou s’extraire du stress quotidien. Le monde s’informatise à outrance et l’option de pouvoir prendre son temps pour être présent à soi et aux autres se dissout dans le flot des innombrables échanges d’emails.

Choisir de lire un roman est une façon de savourer l’instant présent et de visiter d’autres vies que la sienne. Dans le roman « Le cœur à l’envers » de Carole Duplessy-Rousée paru aux éditions Les Presses de la Cité, dans la collection « Terres de France », il est justement question d’histoire familiale sur quatre générations et d’une jeune femme qui fait le vœu de magnifier le travail des anciens.

L’intrigue se situe dans le Val de Loire au cœur d’un verger amoureusement entretenu par un contremaître qui travaille pour l’entreprise familiale.

Bien sûr le lecteur suit plusieurs personnages dont certains, haut en couleurs. Ils sont attachants car ils nous livrent leurs émotions, leurs doutes, leurs questionnements, leurs chagrins mais aussi leurs passions. Au cœur de l’histoire vous découvrirez pas à pas un secret ou plutôt un drame familial. Mais ce qui les rassemble tous, c’est la force incroyable de l’amour.

Sachez qu’un cœur à l’envers peut se remettre à l’endroit.

Et même si c’est un cliché maintes fois visité, il est toujours réconfortant de constater que l’amour est un aimant puissant et que sa force fait des miracles.

La santé à vos pieds

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La réflexologie ou réflexothérapie est une pratique ancienne qui permet de prévenir et de soulager de nombreux maux du quotidien.

Cette méthode est pratiquée de manière ancestrale, en Chine, au Japon, en Inde, en Thaïlande et fait partie du vaste champ des thérapies complémentaires. Son principe est qu’à chaque partie du corps correspond un point ou une zone précise située sur les pieds, les mains, les oreilles et le nez. La méthode consiste à effectuer des pressions de doigts sur divers points réflexes situés dans ces zones afin d’agir à distance sur un organe ou sur une partie du corps.

La réflexologie la plus pratiquée est celle pratiquée sur les pieds, appelée alors réflexologie plantaire. Et détail qui a son importance, il y a 5000 terminaisons nerveuses dans le pied. À savoir aussi que les zones réflexes ne sont pas les mêmes sur les deux pieds. Par exemple, la zone qui correspond au cœur se trouve au niveau du pied gauche uniquement. Par contre la zone du foie se situe uniquement sur le pied droit.

La réflexologie ne guérit pas à proprement parler mais elle met le corps dans de bonnes dispositions pour favoriser l’auto-guérison. En agissant sur les zones réflexes, cette méthode permet d’harmoniser l’ensemble de l’organisme et de stimuler la circulation sanguine ainsi que l’énergie vitale. La réflexologie peut aussi favoriser l’élimination des toxines et permet de lutter contre la fatigue.

Dernier détail à préciser, la pression est adaptée à la sensibilité de chacun et n’ayez aucune crainte les manipulations ne chatouillent pas.

Vous l’aurez compris, la réflexologie s’adresse à tous. Toutefois les femmes enceintes et certaines personnes souffrant de pathologies telles que un cancer du sang ou de la lymphe ou autre doivent rester prudentes et en référer à leur médecin.

Une séance dure en moyenne une heure et se déroule dans une atmosphère paisible. Cela commence généralement par un examen des pieds, c’est-à-dire une observation minutieuse puis un moment de relaxation qui se poursuivra par le traitement complet des deux pieds en passant en revue les différents systèmes du corps. Le soin se terminera également par un moment de relaxation.

Comme cette méthode permet une profonde relaxation, il n’est pas rare que la personne s’endorme un moment. Soyez donc prudent, et prévoyez un moment pour revenir « sur terre ».

Source : Magazine FEMMES D’AUJOURD’HUI 39-2022

Photos : PIXABAY

Matthieu Ricard, Cyril Dion, Erri De Luca, Marie Charrel : repenser le vivant et agir concrètement

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jjjj 2 1En ce premier jour du printemps 2023, le 1er mars donc, j’ai assisté à un fabuleux moment de fraternité universelle dans La Grande Librairie sur France 5 avec, comme invités d’Augustin Trapenard, quatre auteurs : Erri De Luca, Marie Charrel, Matthieu Ricard et Cyril Dion sur le thème de « Repenser le vivant ».

Si j’ai relevé deux ou trois propos acidulés à l’égard des politiciens qui gouvernent si mal, « Votre démocratie, c’est penser aux prochaines élections » ou « Vous construisez encore la destruction de la planète », je vous livre, ici, deux ou trois paroles de chaque intervenant.

Cela vaut mieux que de longs discours !

  • Erri De Luca : « Nous vivons le siècle qui a le plus empoisonné l’humanité. »

20230301 210508Évoquant la contestation et la désobéissance civile, il dit : « Il faut écouter le contre-poids de nos malheurs » et « La vie se fonde sur la fraternité mutuelle ; la justice est d’abord un sentiment, pas une loi ».

Et, comme un testament : « J’ai été révolutionnaire, un ouvrier, un résistant…, et en faisant tout ça, je fais un acte de réparation de l’Histoire. »

  • Marie Charrel : « Il faut se souvenir que l’être humain n’apprend rien de ses erreurs. On clame ‘‘ Plus jamais ça’’ et on recommence quand même », ce constat de la mainmise des lobbys immobiliers dans les villes managées par des élus mangeant dans leurs mains : « On n’a plus les pieds dans la terre, on les a dans le béton. »

20230301 210246Et cet appel : « Le vivant, c’est l’Homme, la nature, il y a une interdépendance qui se détruit or, la Lumière résiste ! Trouvez-là !

 

  • Cyril Dion : « Les fourmis sont des petites ouvrières qui nous permettent de vivre. Qu’arrivera-t-il si elles disparaissent complètement ? », « Si une loi est injuste, il faut désobéir », dit-il en rappelant que c’est Henry David Thoreau, auteur du livre La Désobéissance civile qui la prononça en… 1849.

20230301 210207Le réalisateur écologiste dit encore que « notre civilisation nous a habitués à de faux désirs. Pourtant, on continue à cautionner ce monde qu’on ne veut pas. Ce monde qui nous fait un chantage au salaire. »

Cependant, dit-il, si « les Arts ont le pouvoir de nous reconnecter à la vie, nous devrions pouvoir nous raccrocher à ce qui est vivant. »

Pour cela, il faut s’engager à son instar, et pas jouer la politique de l’autruche ou la négation pure et simple : « Si on coupe un arbre à côté de chez vous, cela vous touche, pas une forêt entière au bout du monde… »

Avec ces mots a-t-il touché la conscience de ceux qui regardent de leur balcon ceux qui luttent et puis qui vont ramasser les dividendes de ces engagements citoyens ?

  • Matthieu Ricard : l’habitué des plateaux de télévision et autres débats et conférences internationales, lança aussi un appel : « Ne détournez pas le regard ! Si vous êtes émerveillé par quelque chose, comme la Nature, vous n’allez pas la détruire, non ? »

20230301 210216Et cet autre constat : « Le principe du marketing est de faire aimer aux gens ce dont ils n’ont pas besoin. Or, il est trop tard pour être pessimiste. Dès lors, la vraie justice, c’est la force de la vérité. »

Celle qui rassemble de plus en plus de gens s’érigeant contre les lobbys et politiciens qui, contrairement à ce qu’ils nous serinent, ne désirent pas notre bien-être, mais bien alimenter leurs comptes bancaires.

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Photos : prises d’écran.

Reportage : Une Europe pour la paix et la solidarité (Partenariat avec POUR)

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jjjj 2 1« L’Europe pour la paix et la solidarité », tel est le slogan majeur lancé à la manifestation nationale de Bruxelles à laquelle Fréquence Terre assiste et apporte son soutien.

« La guerre en Ukraine a coûté trop de vies et entraîné trop de destruction. C’est la responsabilité et le devoir des États et des peuples de s’engager pour la désescalade et le soutien aux pourparlers. Pour le peuple ukrainien mais aussi pour l’humanité et la planète qui ne peuvent endurer cette guerre plus longtemps », y est-il déclaré par la plate-forme organisatrice.

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Ce dimanche, il y a des dizaines d’organisations syndicales, pacifiques, antimilitaristes, écologiques, et, surtout des milliers de citoyens qui condamnent l’agression russe contre un pays souverain, qui appellent la Russie et l’Ukraine à observer un cessez-le-feu immédiat et à s’engager dans des pourparlers de paix.

« Nous sommes aux côtés de ceux qui rejettent la logique de la guerre, en Ukraine, en Russie et dans le monde entier », déclara un organisateur.

Dans le cortège, beaucoup d’Ukrainiens qui ont fui la guerre ont reçu de poignantes marques de solidarité, ce que j’avais déjà constaté, il y a un an, ici-même pour la première manifestation contre la guerre en Ukraine.

Tous les participants réclament une diplomatie de paix active et le désarmement : « Nous rejetons une politique basée sur la confrontation et la prolongation de la guerre. Tous les moyens diplomatiques doivent être déployés pour amorcer la désescalade et amener les parties belligérantes à un cessez-le-feu en vue de pourparlers menant à une paix juste et durable. »

Ensuite, un aspect très important et trop occulté par les politiciens, dont certains ont eu l’indécence de participer à cette manifestation… quand le clientélisme vous tient….

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Un aspect important, donc, c’est un refus clair et net de l’instrumentalisation de la guerre pour l’augmentation considérable des budgets militaires, dans un monde déjà surarmé. Le désarmement doit redevenir l’objectif.

Et, il y a lieu d’investir dans le social, la justice, l’environnement.

 

« Ce sont toujours la planète et les populations, en particulier les plus fragiles, qui paient le prix des guerres entretenues par nos dirigeants et l’industrie de l’armement. Au lieu d’augmenter les budgets militaires, il faut investir davantage dans la protection sociale, les services publics et la transition écologique », fut la conclusion logique de ce grand rassemblement.

Vœu pieux ? Action vaine ? « Ceux qui luttent ne sont pas sûrs de gagner, mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu », déclara Bertolt Brecht.

Lutter pour la Paix, donc pour notre survie, n’en déplaise aux sceptiques et autres pleutres qui regardent sans broncher.

Ces commentaires sont enrichis de déclarations de deux organisateurs, dont, Thierry Bodson leader syndical de la Fédération Générale du Travail de Belgique, qui termine le reportage.ftsigle pour ft

Photos : P.Gf

Le dernier qui restera se tapera toutes les veuves

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jjjj 2 1Nonobstant un nombre impressionnant de « con » et de « connerie » qui parsème l’ouvrage Le dernier qui restera se tapera toutes les veuves paru aux Nouvelles éditions Wombat, François Cavanna, son auteur, se voit, ici, rassemblé en de nombreuses nécrologies qu’il écrivit, souvent au picrate, parfois avec tendresse, dans Charlie Hebdo de ce que je considère comme la belle époque du magazine, c’est-à-dire celle des Reiser, Wolinski, Cabu, Choron et cie.

J’avoue avoir pris beaucoup de plaisir quand il descendit en flammes Jean-Paul Sartre, alors que l’intelligentsia occulte le passé de collaborateur de ce personnage, tout comme celui de Simone de Beauvoir, d’ailleurs.

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Je vous livre quelques passages de ce livre en commençant, bien sûr, par ces mots à l’égard de Sartre : « Sartre veut se mettre à la portée du peuple. De ce qu’il suppose être le peuple. Alors, en avant, de la grosse haine bien con bien haineuse, à la louche. Au faciès. On croirait lire Minute (le magazine d’extrême droite de 1962 à 2020) parlant d’un immigré. »

J’ai quelque peu côtoyé François Cavanna (1923-2014) lors d’une semaine de marche entre pacifistes, alors qu’il était encore le patron de Charlie Hebdo.

 

Après avoir appris la mort d’un orang-outan de huit ans, Dayou, au Jardin des Plantes à Paris, il écrivit ceci : « À bas les zoos ! Aussi modernes, aussi perfectionnés soient-ils, ce sont des prisons, des bagnes, des lieux d’infinie tristesse.

À bas les ménageries, à bas les cirques, surtout les itinérants !

À bas le dressage, à bas le domptage, à bas les spectacles d’animaux ‘‘savants’’ !

Laissez les bêtes sauvages là où elles sont, c’est-à-dire chez elles !

À bas le foie gras !

C’est ça, ricanez. Rotez un bon coup et emmenez votre gosse voir les singes qui sont si laids avant d’aller éparpiller un peu de plomb sur des faisans d’élevage.

Mais ne lisez pas ce journal, sale con de chasseur ! »

Concernant Michael Jackson, que ses fans s’accrochent : « Il faut regarder les choses en face, Michael Jackson était raciste. Raciste contre sa propre race, en plus. Ce qui est pire que tout. Une sale pourriture de raciste, donc.

Il n’aimait pas les nègres, or il en était un. Il gagnait des sommes fabuleuses. Il employait tout ce pognon à effacer les témoignages extérieurs de sa négritude, mais ça ne trompait personne. »

Concernant des politiciens décédés, il n’y allait pas de main morte, si j’ose m’exprimer ainsi :

« L’homme politique, ou bien vit dans une honnêteté, une chasteté, une rigueur morale inexpugnables, ou bien se débrouille pour en avoir l’air. Sans une faille. C’est-à-dire est un beau spécimen d’hypocrite. »

« En politique tout est possible. Même des trucs tellement tordus, tellement invraisemblables que tu n’oserais pas les mettre dans un roman, le lecteur ne marcherait pas. »

« Les grands politiciens (ou qui s’autoproclament grands), s’entourent de médiocres pour être sûrs d’émerger. Ils ont l’art de s’entourer de nullités. »

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L’écho dans la gorge.

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La gorge d'Oppedette
La gorge d'Oppedette

Promenade dans des gorges, notamment celle d’Oppedette.

Roche dans la gorge d'Oppedette
Roche dans la gorge d’Oppedette
La gorge d'Oppedette
La gorge d’Oppedette

 

On criait.
On criait pour faire l’écho.
Et la gorge nouée où nous nous trouvions répondait en bégayant.

Nos cris repoussaient, comme les bras le ferait d’un rideau fermé, comme une brasse dans la mer, ils se frayaient un chemin. Nous avions une place à prendre, la nôtre, et le sentiment d’être exactement là où nous devions être.

Leurs sillages ressemblaient aux fusées d’artifices, ils tapaient en explosant les falaises d’en face, les falaises grises comme de la crème sous le ciel gris comme le pelage des lièvres.

Les caries dans la roche rongée de milliards de pluie sucrée, ça faisait des trous gros, ça faisait des arêtes effilées, et le vent les taillait à coups de fouets, et les martinets qui volaient en cinglant et leurs cris aigus comme de l’acide.

Les chênes persistaient à pousser, ils avaient des feuilles en hiver. Ils avaient l’envie de tout éclater avec leurs poignards au bout des branches, les ballons de baudruche qui passeraient par là, les nuages bas, ils avaient l’envie, et les nuages bas éclateraient en tonnant et ils feraient écho, et c’était beau à voir, l’envie.

On criait pour faire l’écho, on faisait place, on écartait les branches des saules pleureurs, on était encapsulé sous l’atmosphère, un ballon de baudruche. Ça pourrait éclater ça aussi et ce serait beau ça oui, que l’on prenne soudainement toute la place, la place qui nous était dû.

L’écho nous revenait, car ce qu’il y avait de nous dans nos cris devait être avec nous, exactement là où nous devions être. Il rentrait par les oreilles, éclatait, se défragmentait, plongeait dans nos gorges soudain dénouées et crépitait dans notre corps tout entier.

Un peu plus tôt dans la journée, ou un peu plus tard, à un endroit où le soleil était bleu ça je me souviens, nous suivions un chemin de randonnée et nous avions pris d’instinct un petit sentier qui bifurquait, fin comme le cordon pendant d’un paysage qui s’effiloche. Quelque chose, pas quelqu’un, avait pris soin de disposer des ronces et des buissons, ça faisait rideau que l’on écarte avec les bras.
Le cordon s’est joint à la masse, la masse était une montagne, un champignon atomique jaillissait à son sommet. Nous avons gravi les rochers mailles après mailles, à quatre pattes même, parfois, nous détricotions la cote. Ça sentait le thym, on le disait fort, deux tons trop haut sans doute, mais il fallait du bruit, peu importe lequel, un râle, pour dire que c’était beau. On était deux, deux ton trop haut, et, juste en dessous du nuage qui faisait cavité, nous nous sommes abrités, et, l’on s’est éloigné l’un de l’autre d’un commun accord parce que c’était intime. C’était intime ce qu’il se passait, nous étions juste là où nous devions être. Devant nous, il y avait le monde et nos regards s’y frayaient un chemin comme on nage une brasse. Nos yeux battaient, ils battaient les électrons fous, ils les éclataient en poudre d’artifice, et le martèlement nous revenait en échos. L’écho faisait une ligne, d’autres lignes descendaient du ciel, des flancs et de la terre et nous étions des points de fuite.

Au loin des gens escaladaient, on voyait briller les fers qu’ils plantaient dans le roc pour crucifier.
À intervalles réguliers, leurs cordées tissaient des toiles sur les parois inaccessibles. Pour capturer des places vierges. Comme on envoie des gens sur la lune et des satellites aux confins de l’univers. Les grimpeurs fouillaient, et les nids millénaires d’oiseaux rares cachés dans la pierre étaient abandonnés.

Pour une fois, je me disais, que ce serait bien qu’un truc nous échappe, que les parois abruptes pourraient rester inaccessibles, comme la Lune, les confins de l’univers et les oiseaux rares aux taches rouges sur les côtés.
Que ce n’est pas grave, que nous restons à la seule place encore vierge, la nôtre, exactement. Pour ne plus être des points en fuite.

 

 

Musique Dimitri Kotas

Les cachalots de Méditerranée avec Stéphane GRANZOTTO

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L’association Longitude 181, dans le cadre de son programme scientifique La Voix des cachalots a lancé une première campagne en  en Méditerranée, intitulée Whaleway.
Stéphane GRANZOTTO, cinéaste, photographe, réalisateur de documentaire animalier,  présent lors de la première mission  nous donne ses impressions à chaud.
www.longitude181.org

Bruxelles : pendant ce temps-là, ils jouent aux petits canards…

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jjjj 2Alors que la France est en proie à défendre ses acquis face à la tentative de mainmise de la part des nantis et de leurs représentants au pouvoir, que la Belgique tente de se dépatouiller avec une lamentable et indécente particratie sur fond de batailles communautaires entre élus sous les yeux ébahis du peuple, que la guerre fait des ravages à l’Est de l’Europe, que les précarisés sont de plus en plus nombreux dans notre société dirigée par les multinationales…, que penser de tous ceux qui jouent avec des petits canards sur un plan d’eau, là, à quelques pas des institutions européennes situées dans la capitale de l’Europe ? Dans ce pays où les Français se comptent par centaines de milliers résidents et touristes.

Ils doivent se dire que l’indécence n’a décidément plus de limites.

Eh bien, à y regarder de près, il en est tout autrement.

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Des associations caritatives sont particulièrement ingénieuses pour récolter des fonds afin d’en venir en aide à ceux qui en ont tellement besoin puisque les pouvoirs ont d’autres priorités.

Ainsi, le 7 mai 2023, à 15h30 sur le canal de Bruxelles au niveau du quai Heembeek, quatre Lions Club de la Région bruxelloise s’associeront pour organiser la première course de canards (en plastique) de grande envergure à Bruxelles (www.BRUSSELSDUCKRACE.COM).

Pour la petite histoire, il faut savoir que les courses de canards existent depuis plus de trente ans et que des centaines se déroulent chaque année dans le monde. La course qui rassembla le plus de canards est celle de Londres en 2008 avec 250.000 canards sur la Tamise.

À Bruxelles, les organisateurs prévoient de lâcher 15.000 canards dans le cadre du festival « l’Afrique en couleur ».

Les canards parcourront environ 200m et l’heureux propriétaire du premier canard à franchir la ligne d’arrivée gagnera une voiture neuve, alors que de nombreux autres lots seront prévus.

Les canards seront canalisés avec des barges et des boudins flottants les empêchant de s’évader au-delà de la ligne d’arrivée. Les canards utilisés ont déjà réalisé plusieurs courses, ils seront tous récupérés et à nouveau utilisés pour d’autres courses.

Les canards seront mis en vente (5€ l’unité) auprès des associations et entreprises participantes ainsi que plusieurs plateformes digitales (site internet, Facebook …).

Les fonds collectés permettront de soutenir plusieurs associations avec une priorité pour l’aide aux personnes malvoyantes et souffrant de troubles de la vue ainsi que les œuvres sociales du Lions Club.

Les bénéfices de cette première course de canards permettront de financer l’achat d’un chien guide auprès de Scale Dogs et de financer des actions de la Ligue braille.

Assurément, les citoyens pallient l’indécente absence des pouvoirs à se pencher sur les situations dramatiques que vivent des gens précarisés que ces mêmes pouvoirs ont souvent engendrées.

ft 1Photos : Pixabay