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Longitude 181: cé où? cé koi?

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Musiques du monde, Infos environnement - Fréquence Terre
Musiques du monde, Infos environnement - Fréquence Terre

Longitude 181, un nom de podcast qui pose question ? pourquoi ? Quelle origine ? Après 8 ans et 250 chroniques, une ré-explication s’impose pour ceux de plus en plus nombreux qui nous rejoignent.

Marre des gougnafiers !

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jjjj 2Connaissez-vous le gougnafier ? Communément et populairement, c’est un bon à rien, un goujat, un homme que l’on méprise et à qui on n’accorde guère de crédit.

Étrangement, le mot gougnafier n’a pas de féminin. Et pourtant, ce terme a évolué au fil du temps et le voici aux prises avec des experts en psychologie, en bien-être, en santé mentale…

Alors, un ou une gougnafier c’est celui ou celle qui se dit être en conformité avec sa conscience et qui ignore vos convictions, vos joies et peines, vos projets et vos craintes, vos combats et luttes sociétales, même les plus pacifistes.

Ils et elles développent souvent un vocabulaire qui s’articule quasiment uniquement autour de la compassion, du pardon, de la commisération, de la pitié, du prêchi-prêcha angélique.

Ce nouveau concept en psychologie de la positivité toxique se définit en tant que tendance à se présenter comme étant heureux quoi qu’il arrive, selon des professionnels de la Santé mentale (IDRlabs).

yoga gc8dc5b066 1280Ils expliquent que les personnes qui en relèvent sont « déconnectées de tout ce qui pourrait être considéré comme négatif et, par extension, elles sont enclines à encourager les autres à toujours voir le bon côté des choses et à ne pas s’ouvrir aux questions tristes, difficiles » ou qui dérangent.

La positivité toxique est donc celle qui nie ou déplace sciemment toute réalité jugée négative, endort les consciences, pousse à ne pas s’engager, ni à se mouiller, ni à monter au créneau, face à des actions injustes, dangereuses, pathogènes, iniques, cette positivité toxique s’érige même en mode de pensée, donc de vie, au nom du « oui, mais… » et du « surtout, pas de vague… »

Donc, le ou la gougnafier est un personnage qui se met au balcon et qui regarde les autres, surtout ceux et celles qui luttent pour la liberté d’expression et autres libertés fondamentales, puis qui vient ramasser les dividendes en susurrant, la bouche en forme de cul de poule, que « tout va pour le mieux dans la société ».

Je ne peux cependant terminer cette chronique en leur rappelant une note qui m’apparaît essentielle dans le bien-vivre ensemble : le 6 juillet 2018, le Conseil constitutionnel de la République française considéra la fraternité comme un principe constitutionnel.

À savoir : « Il découle du principe de fraternité la liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire… »

 

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Photos : Pixabay

Climat : mourir en sept à huit minutes

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jjjj 2Dans Leur folie, nos vies, paru aux éditions Les Liens qui Libèrent, François Ruffin porte un regard acéré et choqué sur la gestion de la pandémie au coronavirus par les gouvernements et les multinationales qui, bien souvent se liguent entre eux pour davantage creuser le trou entre ceux de tout en haut et les citoyens lambdas.

Un constat : dans cette crise engendrée par le virus, les scientifiques ont été largement écoutés et suivis dans leurs préconisations.

On passa quasiment automatiquement du diagnostic scientifique à la prise de mesure, explique l’auteur.

En revanche, les scientifiques qui évoquent le climat, tel le GIEC, sont écoutés poliment, puis rien ne bouge.

m0b087sccywb largeEn cause : l’économie, celle des nantis, des actionnaires, des Macron et Cie qui, au minimum, doit être absolument sauvegardée, si pas davantage rentabilisée à leur seul profit.

Bientôt, on atteindra une moyenne supplémentaire de deux degrés, ce qui signifie qu’on pourrait mourir en sept ou huit minutes sous la pression conjointe de la chaleur et de l’humidité.

Déjà, des régions entières de la planète deviennent inhabitables.

Réaction des nantis, des actionnaires et des Macron et Cie, on n’interrompt pas les affaires, l’économie avant la vie !

« Tous les pans de la vie sont ainsi traités, maltraités, passés aux oubliettes, à la moulinette d’une calculette. »

 

Une conclusion : le combat contre les forces obscures ne se renonce certainement pas.

Photo : Pixabay.

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Les souvenirs et les mensonges aussi…

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jjjj 2Enfin, la voiture stoppe devant une vaste maison grise à l’aspect sévère, édifiée sur une pente abrupte. Les volets bleus sont ouverts. Roger nous prie de rester assis tandis qu’il va frapper à la porte. Quelqu’un lui ouvre et il nous fait signe de le rejoindre avec nos bagages. Pendant que nous nous activons sous un vent glacial, Roger dissimule le véhicule sous les arbres. Il semble n’y avoir personne à des dizaines de kilomètres à la ronde, toutefois mieux vaut respecter les règles de sécurité.

À l’intérieur, il fait chaud, à condition de s’installer à proximité de la cheminée. Les pierres des murs sont apparentes. J’ai le temps d’apercevoir plusieurs pièces sobrement meublées, un four à pain dans la cuisine sur la gauche, avant d’entrer dans une grande salle à manger. Je ne connais pas l’homme qui nous précède. Très brun, il paraît espagnol. Il ne dit pas un mot. On pose nos valises sur le sol, attendant on ne sait quoi, et on en est tous soulagés de voir réapparaître Roger.

« Je vous présente Alberto. Il est espagnol et ne s’exprime que dans sa langue, que je parle aussi. C’est pourquoi il doit se cacher : le moindre mot le trahirait. »

Des pas résonnent au premier. On se regarde, sur le qui-vive… »

Avouez que vous avez envie de connaître la suite, non ?

cvt les souvenirs et les mensonges aussi 866Cet extrait est tiré du roman Les Souvenirs et les Mensonges aussi… de Karine Lebert paru aux Presses de la Cité. Un roman qui est non seulement raconté comme une enquête en quelque 600 pages, mais aussi un imposant pan de l’histoire qui plonge le lecteur dans la montée du nazisme, dans la clandestinité d’un réfugié allemand à Honfleur, dans l’Après-guerre et l’occupation par les Alliés de Berlin.

Ensuite, quelque soixante-dix ans plus tard, c’est la rencontre entre deux jeunes musiciennes, une Française et une Allemande, moment qui déclenche une intrigue digne d’un excellent polar se terminant par une déclaration en forme de résolution de l’énigme : « Nous étions très émus tous les deux par ce pèlerinage à Honfleur… »

Écologie politicienne : « L’ADN d’Ecolo n’est plus ‘‘Nucléaire non merci’’ » (Partenariat POUR)

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jjjj 2Dans son ouvrage Leur folie, nos vies paru aux Éditions Les liens qui libèrent, François Ruffin, tout d’abord journaliste, essayiste et documentariste (César du meilleur film documentaire en 2017 avec Merci Patron !) avant d’être député LFI-NUPES, fait état de cette « élite arrogante », de ceux « qui servent l’argent avant les gens » face aux citoyens et à « Greta Thunberg et ses copains-copines qui ont beau alerter, jouer les Cassandre de Davos à l’ONU, d’un contre-sommet à l’Assemblée, rien n’y fait. Certes, les dirigeants conviennent de l’urgence climatique, mais ils gardent le pied sur l’accélérateur, croissance, croissance, croissance. Ils répètent compétitivité… »

Et d’expliquer : « Face à la catastrophe écologique, demain, face à un péril climatique certes plus lointain que ce Covid-19, mais mille fois plus terrible, menaçant non pas un pour cent, ou deux, de la population, mais tout le genre humain, usera-t-on de ces mesures hardies, intrépides, résolues ? Ou reviendra-t-on au business comme habitude (business as usual) ? »

Durant un certain temps, il y eut une petite lueur, un mince espoir en l’écologie politique qui, arrivée au pouvoir, ferait bouger les lignes.

En France, après la catastrophique période Nicolas Hulot, on assiste à présent à un combat de coqs pour celle ou celui qui se prétend le plus Vert parmi les Verts, alors qu’en Belgique, là, c’est vraiment le reniement de l’ADN du mouvement écologique qui vient d’être porté sur l’autel de la particratie, de la soif de pouvoir et de la compromission avec les forces conservatrices, voire ultraconservatrices et, mauvaise cerise sur le mauvais gâteau, avec une multinationale.

Que je vous explique.

Il y a six gouvernements en Belgique, oui six ! et du côté francophone, pas moins de huit ministres dits écologistes, trois au fédéral, un à la fédération Wallonie-Bruxelles, deux au gouvernement wallon et deux au gouvernement bruxellois.

Eh bien, tout ce monde vient de s’asseoir sur l’un des concepts de base de l’écologie, je cite le quotidien Le Soir : « Les coprésidents d’Ecolo, Jean-Marc Nollet et Rajae Maouane, défendent l’accord avec Engie. Gestion déchets : ils se félicitent de voir l’argent ‘‘rentrer cash’’ dans les caisses de l’État dès l’année prochaine. Quant au nucléaire, ‘‘ce n’est plus un tabou’’ chez les Verts. » Fin de citation.

Explications : Engie est l’exploitant du parc nucléaire belge et le groupe a signé un accord avec le gouvernement fédéral belge pour prolonger la durée d’exploitation de dix ans de réacteurs. Des réacteurs qui présenteraient de sérieux problèmes de sécurité, au grand dam de l’Allemagne voisine, d’ailleurs.

Pour résumer le reniement historique des prétendus écologistes belges : « L’ADN d’Ecolo n’est plus ‘‘Nucléaire non merci’’ », selon les apparatchiks du parti. René Dumont doit se retourner dans sa tombe.

J’avais déjà constaté cette dérive à un niveau moins élevé de la politique belge, plus spécifiquement à Woluwe-Saint-Pierre, importante commune de la région bruxelloise, quand, au nom de la pénurie de logements, alors qu’il y a pléthore de logements à restaurer (quelque 15 à 30.000 dans la capitale de l’Europe), la section locale d’Ecolo soutint activement la politique immobilière du parti autoproclamé « Les Engagés » (ex-parti chrétien), à savoir la destruction d’une immense friche (quartier dit des Dames Blanches), d’un îlot de maisons individuelles,  de potagers, d’un espace de verdure public (quartier du Chien Vert) au profit d’une bétonisation à outrance.

Malgré une opposition de centaines et de centaines de riverains et des solutions alternatives soucieuses de l’environnement, avec le soutien d’experts rappelant l’urgence à stopper la bétonisation urbaine, Ecolo fait la sourde oreille, soucieux, lui, de rester au pouvoir communal.

Donc, tant au niveau national que communal, l’écologie politique, bassement politicienne à vrai dire, piétine ses racines profondes au nom, justement, de ceux « qui servent l’argent avant les gens ».

Il est à espérer que les militants écologistes de base rappelleront à l’ordre ces apparatchiks en leur conseillant de lire ou relire L’utopie ou la mort dudit René Dumont et à regarder Demain, le documentaire de Cyril Dion et Mélanie Laurent, entre autres.

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https://www.lesoir.be/488699/article/2023-01-14/nollet-et-maouane-ladn-decolo-nest-plus-nucleaire-non-merci

 

La 6ème extinction. ..un bon cru…2011 !

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à déguster comme un grand vin cette chronique de 2011 qui a gardé des tanins, qui est longue en bouche ,  et qui fait frémir le palais…!
11 ans plus tard, nous sommes passés officiellement dans l’anthropocène. En fait  on y était déjà …la 6ème extinction était en marche …

2022 : Océan qui rit, Océan qui pleure…

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A en croire tous les nombreux événements qui ont pour sujet l’océan en cette année 2022, et que je n’ai pas relaté dans cette chronique de la mer et des océans, on pourrait être agréablement surpris et sourire. Pourtant, ces grandes messes en sont encore au pas de deux : un en avant, un en arrière. A en pleurer. Et on se surprend à repérer un double langage et des retours en arrière… à  découvrir dans cette chronique !

www.longitude181.org

2022 : l’année de la Canicule…en mer !

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L’année 2022 a été la plus chaude jamais enregistrée ! En mer aussi ! Les canicules océaniques ont des impacts délétères. Des phénomènes d’accélération sur toutes les mers, en profondeur ,  sous toutes les latitudes qui font …froid dans le dos .

2023

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Dictature numérique et IA (intelligence artificielle)

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jjjj 2Pour les GAFAM, c’est-à-dire les géants de la technologie et entreprises les plus puissantes de la planète que sont Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft, c’est la course à l’IA, soit l’intelligence artificielle.

Cette intelligence qui prétend prédire les besoins des êtres humains et d’en inventer d’autres pour satisfaire les multinationales de l’hyperconsommation, mais, surtout, de disposer des données personnelles même les plus intimes des individus.

Ainsi, les GAFAM, quelques services de renseignements et autres entreprises du même acabit peuvent connaître l’intégralité de votre existence : tout sur votre famille, sur vos réseaux d’amis, sur vos déplacements, vos achats, vos loisirs, votre état de santé, jusqu’à l’existence de votre maîtresse ou de votre amant, voire de la taille de vos chaussettes ou de votre soutien-gorge.

Tout cela sera puisé dans votre géolocalisation, dans l’historique de vos recherches, à la lecture de vos courriels ou autres messages sur Facebook, sur Twitter, sur votre smartphone…

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Ce monde juteux fait le bonheur de sociétés avec l’assentiment de nombreux politiciens, dont certains qui dirigent la Commission européenne.

Vous savez, ceux qui transportent des valises emplies de billets de banque alors qu’ils préconisent la suppression du cash à la demande des banquiers.

Cette intelligence dite artificielle est tout bonnement le renoncement définitif de l’usage de notre propre raison via le remplacement de la pensée humaine par la technologie des algorithmes concoctés par et au profit des Elon Musk et consorts, car, n’oublions jamais qu’il y a des êtres humains qui la créent, la gèrent et nous l’imposent, souvent contre notre gré.

Bref, c’est l’avenir, déclare-t-on dans la Silicon Valley.

Bref, c’est la fin de la civilisation pour tout humaniste.

 

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Source partielle : Marianne, 22 décembre 2022 au 4 janvier 2023.

Photos : Pixabay.