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Quand la nuit porte conseil (44) : Malangocha

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11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

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Maria Grazzini (Photo : Omnibus)

 Avec le « Dictionnaire des expressions imagées d’ici et d’ailleurs » de Maria Grazzini (Éditions Omnibus), c’est le genre de livre qui, tout en mettant souvent le sourire aux lèvres, donne aussi l’occasion d’enrichir ses connaissances, disons, traditionnelles, pittoresques et populaires.

L’auteure, fondatrice de l’association « Malangocha » propose soixante-dix thèmes qui vont de l’agacement au sexe, en passant par le bonheur, la colère, le courage, la folie, l’ivresse, le mensonge, la richesse, la séduction…

À chaque fois, il y a l’explication en français puis son pendant traduit de l’espagnol, de l’allemand, de l’anglais, de l’italien… Un concept qui amène son lot de surprises, on s’en doute. Ainsi, « filer à l’anglaise » devient « filer à la française » dès que les frontières de l’Hexagone sont franchies.

dicoMais, il ne faut pas se méprendre : les expressions idiomatiques relèvent parfois d’une certaine sagesse, d’un monde mystérieux étonnant, de références aussi universelles que la Bible, par exemple.

Ainsi, « copains comme cochons » signifie « s’entendre comme larrons en foire », alors que les Anglais y voient plutôt « être à trois dans le lit ».

Quant à « avoir du plomb dans la tête », il s’agit en français d’avoir de l’expérience, le plomb par sa lourdeur donne une grande stabilité aux alliages. Pour les Anglais, il est question « d’avoir la tête bien vissée sur les épaules » et pour les Espagnols « ne pas avoir un poil idiot ».

Et, quand il pleut des cordes ou des hallebardes en France, c’est-à-dire que la pluie tombe dru, en Allemagne, il tombe des seaux d’eau, en Angleterre, il pleut des chats et des chiens, au Danemark, ils tombent des apprentis cordonniers, en Espagne ce sont des cruches, en Italie, des bassines, aux Pays-Bas, des briques ou de vieilles commères, et au Portugal, il pleut de la barbe de crapaud.

 Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

 

Les réductions de débit d’eau sont illégales

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Après les coupures d’eau, les réductions de débit d’eau sont à leurs tours illégales. Le tribunal d’instance de Limoges vient en effet de condamner la Saur pour avoir pratiqué des réductions de débit d’eau chez un particulier.

La Fondation France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France se félicitent de cette nouvelle victoire dans leur combat pour le droit à l’eau pour tous en France.

  • Emmanuel Poilane, le directeur de la Fondation France Libertés.

La décision du tribunal de Limoges marque une nouvelle victoire dans cette bataille pour le droit à l’eau pour.

Traitement social de l’accès à l’eau

« C’est une avancée réelle, peut-être plus importante que la précédente. L’interdiction des coupures d’eau était un moment très important, mais on savait déjà que les distributeurs utilisaient la réduction de débit pour faire la même chose mais en un petit moins violent. Avec la décision de Limoges et l’interdiction pure et simple des réductions de débit, c’est l’obligation pour les acteurs de l’eau de recouvrer les impayés par des moyens normaux et non par des moyens violents. On peut donc espérer que cette décision de justice amène un traitement plus social de l’accès à l’eau pour tous. »

Au même titre que les coupures d’eau, les réductions de débit portent atteinte à la dignité de la personne.

« C’est la même chose. C’est une lentille qui est déposée à l’entrée du logement et cela vous empêche de prendre une douche, de faire fonctionner la machine à laver ou d’avoir de l’eau chaude… A moins d’une grande patience et de faire couler un goutte à goutte dans la baignoire pour se laver de temps en temps, cela rend la vie impossible. »

Cette condamnation vient renforcer la proposition de loi sur le droit à l’eau pour tous qui devrait être à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale début février 2016.

Consensus parlementaire

« Le travail que l’on mène sur les coupures d’eau et sur la réduction de débit fait que la jurisprudence se construit en France sur le droit à l’eau pour tous. Les juges sont très favorables à çà. A chaque jugement, ils renforcent l’arsenal des liens avec les décisions du Conseil Constitutionnel. On attend énormément de cette proposition de loi que l’on a construite et qui est soutenue par cinq groupes parlementaires à l’Assemblée. Elle inscrirait le droit à l’eau pour tous dans notre législation, ce qui indispensable après la signature par la France de la résolution des Nations Unies sur le droit à l’eau pour tous. Cela permettrait en plus d’aider le million de ménages très en difficulté pour payer leur facture d’eau et qui sont souvent les victimes des coupures ou des réductions de débit. Le fait de les aider en amont, c’est dire que dans notre société, l’eau, c’est vital. On fait tout pour que l’accès à l’eau pour tous ne soit pas qu’une déclaration mais une réalité. »

Cette proposition de loi provoque pourtant des réactions assez hostiles de la part notamment du président du Comité National de l’Eau (CNE) Jean Launay…

Une opportunité politique

« On ne comprend pas bien le sens de cette intervention de Jean Launay auprès de la ministre. Il désapprouve le calendrier et l’opportunité de cette proposition de loi. On est dans un moment où la crise est très forte. Le droit à l’eau prend du sens. S’il y a une opportunité politique, c’est bien en ce moment. Si on a cinq groupes parlementaires, c’est que ce n’est pas quelque chose de conflictuel. Jean Launay ne tient pas compte des avis au sein même du CNE qui sont très favorable à la proposition de loi. Il y a eu deux réactions. Celle du professeur de droit Bernard Drobenko, membre du CNE, qui a réagit très fortement par un courrier à la ministre. Et la CLCV, l’association de consommateurs, est aussi très favorable et ne comprend pas la position de Jean Launay. Il y a de plus l’ensemble des députés signataires qui ont écrit à la ministre pour lui dire que cette proposition était une opportunité pour la France. Et les associations ont aussi réagi pour faire en sorte que les choses bougent. »

Renforcer l’égalité de chaque citoyen

« Le ministère de l’environnement et les bureaux du Premier ministre connaissent cette proposition de loi. Ils ont souhaité être présent à l’étude de cette proposition en commission du développement durable en novembre dernier. Il y a un intérêt. On a rencontré l’ensemble des acteurs. En regard du consensus qu’il y a à l’Assemblée, on attend qu’il y ait un soutien clair de la ministre pour faire en sorte que le droit à l’eau pour tous avance. On est dans une période de crise et d’insécurité. Le fait que les gens puissent se sentir rassurés chez eux par la garantie de l’accès à l’eau, c’est conforter notre pays dans la liberté, l’égalité et la fraternité que l’on accorde à chaque citoyen. »

Pour aller plus loin :

[youtube]https://youtu.be/9r7WF_3rVs0[/youtube]

 

Biopiraterie : le pillage des peuples autochtones

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© France Libertés

Privatiser le vivant et les savoirs traditionnels pour en tirer profit ! C’est la Biopiraterie, la nouvelle arme des multinationales dont on prend conscience depuis quelques années.

Cette biopiraterie, en exploitant les ressources naturelles et en s’appropriant les connaissances des peuples autochtones, menace la diversité culturelle et biologique de certaines régions.

La Fondation France Libertés s’est engagée depuis 2007 dans des actions visant à mieux connaitre ces appropriations du vivant pour mieux les combattre.

Qu’est-ce que la biopiraterie ?

« On parle de biopiraterie lorsque des entreprises, ou des instituts de recherche, s’approprient de façon illégitime des savoirs traditionnels des peuples autochtones. Ces savoirs concernent l’usage de ressources génétiques. C’est illégitime car il n’y a pas eu de consentement de la part de ces peuples et pas de partage des bénéfices liés à la valorisation de ces ressources génétiques. Il s’agit de créer du profit à partir de ressources naturelles librement disponibles, en copiant des savoirs ancestraux qui peuvent concerner la médecine, la cuisine ou la cosmétique, par exemple.

Cette biopiraterie se déroule en plusieurs temps. D’abord des chercheurs observent les peuples autochtones dans leur environnement pour connaitre l’utilisation qu’ils font de la biodiversité. Ils prélèvent ensuite des plantes. Ils isolent le principe actif de la plante qui les intéresse, comme par exemple une propriété cicatrisante ou insecticide, des propriétés qui sont connues depuis des générations. Pour pouvoir faire reconnaitre et protéger leur innovation, les chercheurs demandent alors un droit de propriété intellectuelle en déposant un brevet. »

Cette biopiraterie a donc des effets sur les peuples autochtones qui se voient dépossédés d’une partie de leur patrimoine.

« Ce brevet peut-être racheté par une multinationale qui en retirera des revenus conséquents en produisant des produits intégrant le savoir traditionnel. Pourtant, pour pouvoir déposer un brevet, on doit respecter certains critères dont la notion de nouveauté et d’inventivité. Or, si ce sont des brevets qui concernent des savoirs qui existent depuis des siècles, il n’y a aucune nouveauté ni inventivité. C’est difficile pour les peuples autochtones de faire reconnaitre leur savoir, car souvent, cela s’est transmis par voie orale et il n’y a pas de preuve écrite sur l’existence antérieure du savoir par rapport au brevet. »

La biopiraterie nous concerne directement dans nos achats quotidiens. Exemple avec une plante, la stevia.

© Keystone, Florian Kopp
© Keystone, Florian Kopp

« La stevia est devenu le produit phare du XXIème siècle en raison de ses propriétés sucrantes, mais quasi acaloriques. Les vertus de cette plante sont connues depuis longtemps par les Guarani, un peuple de la forêt amazonienne du Paraguay et du Brésil. Les Guarani ont toujours utilisé cette plante pour sucrer leur boisson. Dernièrement, on a vu arriver sur le marché de nombreux produits à bas de stevia, dont le nouveau Coca-Cola Life. Or les Guarani n’ont jamais permis l’accès à leur savoir ni reçu une quelconque forme de partage des bénéfices. »

Quels sont les dommages collatéraux de ces appropriations sur la vie traditionnelles des peuples autochtones et sur leur survie ?

« Les peuples autochtones vivent de façon très vertueuse au sein de leur écosystème. Cela passe par leur savoir traditionnel sur l’environnement qui les entoure. C’est important de leur reconnaitre cette capacité qui fait défaut aux sociétés occidentales. Leur façon de vivre limite l’exploitation démesurée des ressources naturelles et l’érosion de la biodiversité. La biopiraterie pose donc un souci éthique. Mais il y a aussi une négation des connaissances traditionnelles et du travail ancestral de ces peuples.

Il y a aussi un problème juridique. Une entreprise qui possède un brevet, possède un monopole sur la propriété d’une plante. Elle peut donc rendre illégale l’utilisation des pratiques traditionnelles des peuples. Elle peut aussi demander des royalties aux peuples. Cela a déjà été le cas. Et dès qu’il y a brevet et commercialisation d’une plante, le prix de cette plante augmente. Cette inflation rend donc l’accès aux ressources génétiques difficile pour les peuples autochtones. »

Pour protéger ce patrimoine des peuples autochtones, des moyens d’actions sont mis en œuvre par les associations. Et par ailleurs un projet de loi sur la biodiversité sera en discussion au Sénat à partir du 19 janvier 2016.

Nous en reparlerons la semaine prochaine avec Justine Richer.

 

Pour aller plus loin :

 

 

 

L’Affaire Simenon d’Alain De Preter (Édition Avant-Propos)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copie« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.Part-Editions

Décidément, au-delà de ses polars de réputation internationale qui traversent le temps et l’espace, Georges Simenon ne cesse de faire parler de lui ces derniers temps. Davantage que son œuvre littéraire, semble-t-il. Même l’un de ses enfants, Pierre, a récemment publié un ouvrage « De père à père » (Flammarion) et, dans un tout autre registre, Patrick Roegiers, avec « L’autre Simenon » (Grasset), dont il a été question en la présente rubrique, a publié un véritable « brûlot » qui n’eut pas l’heur de plaire aux simenoniens, il y a, également, « L’affaire Simenon » d’Alain De Preter  (« Avant-Propos »). Ici, il s’agit du volet douloureux du suicide de Marie-Jo, fille du père de Maigret, morte à l’âge de 25 ans.

L’auteur, juriste de formation, ancien avocat, réorienta sa carrière professionnelle vers la psychologie. Il a pris cinq années, dit-il, pour écrire son ouvrage de près de 370 pages né de la lecture de « Mémoires intimes » de Georges Simenon, du décryptage de la célèbre interview de l’écrivain par Bernard Pivot lors d’un « Apostrophes » de 1981 et, ensuite, de recherches, quasi scientifiques, exécutées dans maints documents écrits et filmés, y compris avec l’apport du Fonds Simenon de l’Université de Liège, cité de naissance d’un maître incontesté du polar.

L'AFFAIRESIMENON-C1Que retenir de cet imposant essai qui analyse, à la manière d’un psy doublé d’un homme de loi, cette mort troublante d’une jeune fille sensible, au tempérament artistique, mais qui souffrait d’un mal-être existentiel, qui déclara : « Je veux savoir la vérité… » ?

Par le biais de cet ouvrage, le lecteur entre dans un univers souvent fort sombre, désolant, dont j’ai épinglé quelques propos : « Une atmosphère de sexualité flottait dans la maison de Georges Simenon », « C’était un menteur professionnel », « Marie-Jo, selon Georges Simenon, aurait été victime d’une sorte d’inceste de la part de sa mère quand elle avait 11 ans » et, encore, « Simenon se présentait comme antiraciste convaincu, alors qu’il avait écrit des articles antisémites sous le titre « Le péril juif ! », « Simenon était un manipulateur, un homme caméléon, mais, aussi, un personnage très charismatique et très populaire », « Il y avait une fixation incestueuse entre Marie-Jo et son père »…

Père autoritaire, Georges Simenon se serait déclaré « L’homme aux 10 000 femmes » et il avait une personnalité nécrophile, rapporte Alain De Preter. Voici, donc, quelques éléments du « puzzle » mis en place dans cet ouvrage pour démontrer « la maltraitance dont Simenon s’est rendu coupable envers ses proches. »

Au lecteur, bien sûr, de faire sa propre conclusion sur pareil essai qui, quelque part, relève du polar. Quoi qu’il en soit, Georges Simenon reste une star de ce type de littérature avec quelque 550 millions d’ouvrages tirés, selon l’UNESCO.

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Quand la nuit porte conseil (43) : Souffle contre douleurs et tensions

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11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Monique Virelaude, sophrologue et auteure de « Tracés intérieurs … » (Cépaduès-Éditions de Midi) a placé en sous-titre de son ouvrage « Du point douloureux pétrifié au trait vivant » qui, avouons-le, est une incitation à en connaître davantage bien mystérieuse. Mais, au fil des pages, le voile se lève sur ce point pétrifié « rongé par l’acidité de nos structures qui témoigne de notre état de survie ». Alors, certains nœuds se dénouent. N’empêche, la démonstration n’est pas simple, car d’où vient une douleur chronique ? Et ce manque de confiance en la vie ? Tout comme la perte d’estime en soi. Comment y remédier ? Par le souffle, entre autres, propose l’auteure.

Cepadues_7027Néanmoins, avant cette pratique, Monique Virelaude demande de se poser des questions à chaque sensation vécue, à chaque mouvement de pensée : où suis-je ? Puis-je cerner mon environnement ? À partir de là, le souffle qu’elle recommande d’appliquer peut « défaire » ledit point douloureux.

Il en irait de même pour une émotion, pour ces voix intérieures qui empêchent de trouver le sommeil, pour vaincre une peur… Et, de conclure : « Le souffle s’est fait tout à la fois archéologue, géologue, bûcheron, sculpteur, graphiste et artiste. »

Ultime propos dans cet essai : « Les grandes tensions se défont et, un jour viendra où votre courage vous saluera. »

 

Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

 

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

 

Éditions Cépaduès : http://www.cepadues.com/

 

Jouer Nature de Michel Scrive (Presses d’Île-de-France)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copie« Littérature sans Frontières » est une émission de Pierre Guelff.Part-Editions

 Pour bien débuter l’année, « Jouer Nature » de Michel Scrive, est un livre abondamment illustré qui fera certainement la joie de nombreux parents et d’animateurs de groupes de jeunesse, a fortiori des jeunes eux-mêmes. Selon moi, il devrait même être remboursé par la Sécurité Sociale tant il propose des activités saines dans la nature, ludiques et pédagogiques à la fois. Donc, une véritable ordonnance quasi médicale pour un vivre-ensemble dont le concept n’a jamais été autant nécessaire ces temps-ci et, par corollaire, un mieux-être qui allie à la fois le sourire par des jeux et la dextérité par la fabrication d’objets usuels. J’ajoute que rire et sourire sont des thérapies recommandées !

DSC01306Dans cet ouvrage, résultat d’une décennie « de pratique d’animation et d’expérimentations d’écologie », selon l’auteur, pas moins de 120 jeux et activités sont donc organisés en quatre parties bien distinctes : jouer dans la nature, se divertir avec les éléments naturels, fabriquer des objets buissonniers et s’amuser avec des couleurs naturelles. Le tout sous le label « Habiter autrement la planète ».DSC01307

Comment fabriquer des figurines en argile et végétaux ou un sifflet avec un noyau d’abricot ? Comment produire une limonade de fleurs de sureau ?  Et des toupies en bois ? Et, que diriez-vous d’une chasse au trésor naturaliste ? Du jeu de la sardine, de la gamelle ou du zagamor ? Comment réaliser un dessin avec des fleurs ?DSC01309DSC01308

Jouer, c’est aussi apprendre, observer, écouter, expérimenter et, le plus important, à mes yeux, c’est de vivre en société le sourire aux lèvres. C’est devenu tellement rare, que c’en est devenu une richesse !

 

COP 21 – Après Paris, tout reste à concrétiser avant la COP 22

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Accord historique, inespéré, planète en voie d’être sauvée… les éloges ont été nombreux à l’issue de la COP 21 qui a accouché d’un accord que très peu de monde prévoyait.

Malgré tout, et même si l’on doit se réjouir, il faut mettre quelques bémols à cet enthousiasme. Le financement des mesures destinées à lutter contre le réchauffement climatique, ou l’intérêt des peuples autochtones sont les points qui font débat.

« L’accord est imparfait parce qu’il n’est pas suffisamment ambitieux. Il renvoie aussi aux calanques grecques la révision des différents objectifs de réduction des gaz à effets de serre, puisque la prochaine étape de discussion de ces engagements, c’est 2025. C’est beaucoup trop loin.

Il est imparfait aussi au niveau du financement. Par contre, il doit pouvoir enclencher une dynamique économique. On craint évidement les fausses solutions des multinationales qui cherchent à gagner de l’argent. Mais il n’est pas exclu que cet accord engage le monde de la finance à donner un vrai changement de direction pour que les financements de demain soient plutôt dirigées vers le renouvelable, parce que c’est l’avenir, plutôt que vers les énergies fossiles qui appartiennent au passé.

Il y a un enjeu très fort, pour la société civile, d’appuyer là où çà fait mal, et de faire en sorte que la finance et l’économie se redirige vers les solutions de demain. De ce point de vue, l’accord pourrait dépasser les entités politiques si les entités économiques s’en emparent. Ça, c’est notre ambition. C’est pour cela que l’on participe à la campagne « 350.org », qui engage l’ensemble des acteurs économiques de la planète à se désinvestir des énergies fossiles. »

© 350.org
© 350.org

Et puis les peuples autochtones ont aussi été oubliés lors de cette conférence, oubliés en tous cas des discussions officielles

« C’est un paradoxe. Ils ont été très présents au Bourget, où il y a avait un espace « Peuples autochtones » très intéressant, très fourni. Il y a eu beaucoup de conférences et beaucoup d’écoute aussi des négociateurs des peuples présents. Mais évidemment, cela ne figure pas dans l’accord qui est un accord d’état à état. Mais cela pèse très fortement. Cela pèse aussi sur l’ambiance médiatique car il y a un vrai écho positif de la part de la population et des médias pour éclairer la réalité des peuples autochtones. »

Le travail ne s’arrête pas avec la COP 21… Sur quoi France Libertés va maintenant concentrer son action dans les mois et les années qui viennent ?

« Première action : le travail que l’on doit faire sur un plaidoyer « Eau et extractivisme » pour éclairer le passéisme de ces énergies fossiles. Et on va se positionner vers la COP22 de Marrakech. La France aura un rôle très important sur le suivi entre les deux conférences. La COP22 sera organisée avec le France et le Maroc, puisque la France reste présidente de la Conférence jusqu’à l’ouverture de la COP22. Avec l’ensemble de la société civile, on fera en sorte que notre voix soit forte entre Paris et Marrakech. »

© Cop22
© Cop22

Et on suivra ces initiatives sur Frequenceterre tout au long de l’année 2016.

 

Pour aller plus loin :

[youtube]https://youtu.be/6gI_vJRGmFM[/youtube]

 

 

BALI au milieu du plastique : témoignage et action locale!

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Jérome PERUSSEL dirigeant d’ATLANTIS, un club de plongée local , nous fait part des menaces écologiques qui pèsent sur BALI, plastique et eau polluée, et des actions qu’il a mis en place, reproductibles,  pour que BALI reste l’ile des dieux et celle des hommes ! Un exemple à suivre , à reproduire et qui montre que les petits ruisseaux des bonnes intitiatives forment les rivières de solutions…

Quand la nuit porte conseil (42) : Le paradoxe d’Hermès et la transformation de l’humanité

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« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

François l’Arpenteur, auteur de l’essai « Le paradoxe d’Hermès » paru aux Éditions Cépaduès-Éditions de Midi, pose d’emblée une question essentielle qui, ma foi, si j’ose m’exprimer de la sorte, est rarement abordée : « Comment un symbole que l’on prétend universel peut-il avoir plusieurs interprétations ? »

Doute ? Incompréhension ? Méprise ? Erreur ? Égarement ? Paradoxe ? Que d’interrogations, n’est-ce pas ! Et, c’est, ici, toute la richesse de ce petit ouvrage d’une centaine de pages.

François l’Arpenteur, un pseudonyme fort symbolique comme il se doit, explique : « Du symbole, chacun peut produire sa propre définition et il est donc rare que tous puissent s’entendre sur un même contenu. »

hermes copieJustement ! On souhaite comprendre ce paradoxe. Alors, la patience étant un noble sentiment, quelques pages plus loin on va à la rencontre d’Hermès, dieu de l’Olympe, gardien des pasteurs et des troupeaux, protecteur des voyageurs, « figure exemplaire du symbole », dont « les chemins ne cessent de se superposer, se mêler et parfois se confondre. »

Est-ce pour autant le chaos ? À vrai dire, tout cela permet de « mieux dessiner les riches évidences de leur conjugaison ».

Ce principe d’analogie permet, donc, de regarder beaucoup plus loin. « Jusqu’aux étoiles », soutient l’auteur. Et, bien entendu, jusqu’à une aventure intérieure qui peut déboucher sur une noble volonté : « Vouloir transformer l’humanité et en améliorer le sort. »

Ce qui n’est pas le fruit du hasard ou de la légèreté, comme le démontre François l’Arpenteur. Un terrain que mesure avec justesse cet auteur qui pousse le lecteur à aller plus loin dans sa quête de Connaissance.

Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

Éditions Cépaduès : http://www.cepadues.com/

 

 

Nature sans Frontières : Qu’en pensent les climato-écolo-sceptiques ?

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DSC01392bisDSC01393bisQu’en pensent les climato-sceptiques et autres écolo-sceptiques du style Laurent Cabrol, Monsieur Météo sur « Europe 1 » : inondations catastrophiques en Angleterre, feux de forêts en Espagne, tempêtes meurtrières aux États-Unis, floraison de jonquilles ou narcisses à Bruxelles (photos) fin décembre au lieu du printemps, dont elles sont un symbole, mois de décembre – 2015 – parmi les plus chauds jamais enregistrés, plus chaude année de l’histoire moderne, selon l’Agence américaine océanique et atmosphérique, et, ce constat sur « France Inter » : « La nature est bousculée avec une saison en avance », oui, qu’en pensent les climato-écolo-sceptiques ?

 

Pour info supplémentaire : http://www.lesoir.be/1079933/article/demain-terre/2015-12-28/chaos-meteorologique-en-cette-fin-decembre-photos