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Quand la nuit porte conseil (46) : Humanité vs robotisation

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11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Je pensais que plus rien, ou pas grand-chose de « grave » (comme on dit à présent), pouvait m’étonner dans ma longue et éclectique carrière professionnelle. Après le travail en usine de ma jeunesse suivi de l’enseignement technique, ensuite avec mon orientation vers ma passion, le journalisme (radio-tv) et l’écriture, j’étais assez persuadé qu’à l’exception de l’évolution technologique (de la machine à écrire à l’ordinateur, par exemple), l’homme resterait toujours aux commandes de cette information pluridisciplinaire et multimédia tellement indispensable en démocratie et que nous devons défendre avec force contre la « pensée unique », signe évident d’un régime dictatorial.

Eh bien ! Fin 2015, outre une ambiance plombée par les événements tragiques qui endeuillent de plus en plus la planète, certains technocrates et décideurs (probablement issus de la Finance et non de la Presse) ont décidé qu’il en serait autrement. Ainsi, j’ai lu dans « Le Soir » un long article, que je résume : « Les robots arrivent dans les rédactions. Ils pourraient générer 90% des informations d’ici la moitié des années 2020. Au « Monde », ça a déjà commencé, « Radio France », « L’Express » et « Le Parisien » sont intéressés pour 2016. »

Couverture 3FTAvec quelques (rares) confrères, je dois être un survivant du journalisme dit d’investigation ! »  me suis-je dit en attendant les réactions courroucées qui ne devaient pas manquer de tomber de la part de la profession. (Photo : Éditions Jourdan)

Néanmoins, avec stupeur et tremblement (!), j’ai constaté qu’un an auparavant, les robots de l’Associated Press (États-Unis) avaient déjà écrit leurs premiers articles et, de lire ce commentaire : « L’évolution technologique que nous vivons, à condition qu’elle se mette réellement au service de l’homme (non l’inverse !) est passionnante. »

Une question fondamentale se pose à présent : ces logiciels de la Presse utilisant des algorithmes vont-ils supplanter la pensée humaine ? Ma réponse vient de Victor Hugo : « Car le mot, qu’on le sache, est un être vivant. La main du songeur vibre et tremble en l’écrivant. »[1]

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, « Le Soir », 19 décembre 2015. http://www.editionsjourdan.com/index.php

[1] Victor Hugo : Extrait de  « Les Contemplations »

Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

Ardennes françaises mystérieuses (2/61) : ASFELD : L’extravagante église baroque

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Bogny Pierre2012bisFTLes chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

 Dès le VIIe siècle, les rois mérovingiens chassaient dans cette région ardennaise. À l’époque et jusqu’au XVIIIe siècle, Asfeld s’appelait, tour à tour, Erchreregum, Erchry et Écry. Entre 1680 et 1685, le comte d’Arvaux fit construire une église, chef d’œuvre du baroque, édifice encore admiré en ce XXIe siècle ! En 1730, le marquis d’Asfeld fit élever un château sur le terrain d’une construction médiévale… devenu terrain de football !

À Asfeld, donc, une entité d’un millier d’habitants, on visite l’une des plus singulières églises de France, l’église Saint-Didier : « Venez nombreux visiter notre ville d’Asfeld, et surtout notre église Saint-Didier, la plus extravagante des églises baroques de France qui vient (en 2010) de retrouver toutes ses couleurs d’antan », clame-t-on, avec justesse, à la mairie.

Cet édifice est immense ! Il compte 138 piliers et colonnes, a un périmètre de 145 mètres, est constitué d’une rotonde, d’un porche-clocher, d’un dôme supporté par une trentaine de colonnes… Il y a quatre chœurs et cinq absidioles, des passages ont été creusés dans les murs afin d’accéder de chœur en chœur sans traverser l’église, ce sont des « tournelles », il y a, encore, une galerie aérienne, une tribune…

Et, il n’y a aucune ligne droite sur le plan !

Un plan en forme d’instrument de musique, c’est-à-dire que, vu de haut, l’ensemble fait penser à une viole. Ce qui était voulu par son concepteur, d’ailleurs : « Ainsi, les chants et les prières seront mieux dirigés vers le ciel ! » Assurément, une superbe occasion d’organiser un festival de viole de gambe de renommée internationale !

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Splendide annonce du Festival International de viole de gambe d’Asfeld.

La viole de gambe, ce qui signifie « viole de jambe », est un instrument de musique à cordes et à frettes joué avec un archet, dont l’origine date du XVe siècle et qui provient de Valence en Espagne. Purcell et Jean-Sébastien Bach ont composé des œuvres pour violes de gambe.

Un peu plus loin que cette église « fantastique », on découvre la Chapelle Notre-Dame-de-la-Piété qui propose une pietà datant de 1604.

 

 

 

 

 

 

 

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Le droit à l’eau : un combat quotidien partout dans le monde

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© France Libertés

Le droit à l’eau pour tous est un combat quotidien partout sur la planète. Bien commun de l’Humanité, cette eau est menacée constamment et son accès rendu de plus en plus difficile pour beaucoup de personnes partout dans le monde.

Ce combat pour l’eau est devenu au fil des ans l’axe central du travail de la Fondation France Libertés qui s’attache à défendre un accès pour tous à une eau de qualité.

France Libertés milite notamment pour inscrire le droit à l’eau potable et à l’assainissement dans toutes les Constitutions…. Mais la Fondation n’est pas que dans le travail législatif ou de sensibilisation. Elle est aussi dans l’action… France Libertés soutien de nombreux projets à travers la planète.

« L’objectif de la Fondation France Libertés a toujours été de soutenir les initiatives au niveau local. Cela passe depuis quelques années par des appels à projets. En mars 2014, la Fondation a publié un appel sur le droit à l’eau face aux industries extractives pour lequel nous avons reçu de nombreuses propositions de la part d’organisations, partout dans le monde, qui travaillent au plus près des communautés. La sélection s’est faite à partir d’un ensemble de critères préétablis, comme par exemple la défense des droits humains et des biens communs du vivant, des valeurs que défend la Fondation. La qualité du projet et son impact environnemental ont également été pris en compte. Il s’agit de voir comment le projet répond, sur le long terme, à un problème qui est posé par la présence d’une industrie extractive et de son impact sur les populations locales et sur leur droit humain à l’eau. En 2014-2015, la Fondation a soutenu 9 projets. Elle en avait soutenu 10 en 2012-2013. »

A l’issue de ces appels projets, la Fondation en a soutenu plusieurs, comme en Amérique Latine.

« Un exemple intéressant est ce projet qui a été financé en Equateur. L’ONG équatorienne Acción Ecológica travaille depuis 30 ans sur les problématiques liées à la pollution causée par l’exploitation du pétrole en Equateur. On connait le cas de l’entreprise américaine Chevron qui a été condamnée pour les dégâts environnementaux qu’elle a causée. Mais Acción Ecológica a voulu mettre en lumière le fait que l’entreprise d’état PetroAmazonas, qui exploite du pétrole, n’est pas meilleure.

© accion-ecologica
© accion-ecologica

Leur travail est vraiment intéressant. Ils ont réussi à créer une assemblée sociale permanente des communautés affectées de Pacayaku et Dureno, qui sont deux localités extrêmement concernées par la pollution de l’eau à cause du pétrole. Jusque là, les réclamations se faisaient au niveau individuel. Souvent les populations réclamaient des emplois auprès des entreprises. Acción Ecológica a travaillé en co-construction avec les populations locales. Ils on regroupé 25 communautés afin qu’elles puissent parler d’une seule voie au sein de cette assemblée, et qu’elles puissent réclamer leur droit humain à l’eau. L’entreprise a essayé au départ de diviser les communautés. Mais grâce au soutien de France Libertés, le pouvoir du citoyen est devenu plus fort. Ils ont gagné en crédibilité et prennent part au débat. Ils sont écoutés par les entreprises et les autorités locales. »

Il n’y a pas qu’en Amérique Latine que France Libertés intervient. La Fondation est présente également en Asie, ou en Afrique. Des projets sont soutenus aussi dans les pays du Nord, comme aux Etats-Unis par exemple.

« Le projet est radicalement différent mais a le même objectif. Il est mené avec le Community Environmental Legal Defense Fund (CELDF), le Fond de défense légal de l’environnement au niveau communautaire. Aux Etats-Unis, il y a un droit des entreprises à l’eau, mais il n’y a pas de droit humain à l’eau. L’Etat favorise le développement des projets extractifs plutôt que le droit à l’eau.

Les membres du CELDF sont principalement des juristes. Plutôt que de lutter contre la fracturation hydraulique qui vise à extraire le gaz de schistes, technique gourmande en eau et polluante, ils se sont dit qu’il serait plus efficace de lutter contre la philosophie de la loi qui vise cette croissance économique sans prendre en compte les droits humains et le respect des écosystèmes. C’est donc au niveau local que le travail s’est fait. Il s’agit de faire passer, au niveau de la municipalité, des chartes communautaires qui permettent d’établir le droit humain à un environnement sain et à une eau pure. Cela implique de passer par une démocratie participative particulièrement importante.

L’ONG a trouvé un moyen efficace de bannir les entreprises extractives des ressources naturelles de certains territoires. Ils soutiennent la formation de comités citoyens. Dans le cas où ils sont élus, ils vont assurer un appui juridique à la rédaction de la charte. Cela permet de donner des outils juridiques à la lutte contre les entreprises extractives.

A Colombus, ville de 800.000 habitants, ils ont réussi à faire passer cette charte, le Community Bill of Rights, qui bannit la fracturation hydraulique et déclare le droit à une eau pure. Partout où ces chartes sont passées, elles sont souvent soumises au referendum au niveau de la municipalité. Ce qui a été efficace. Les entreprises ne sont pas revenues. »

© France Libertés
© France Libertés

A travers ces deux exemples, on voit que France Libertés souhaite surtout ne pas faire à la place des peuples. Elle agit aussi pour que les peuples autochtones prennent l’initiative des actions de terrain.

« Les deux exemples concernent des peuples autochtones. L’idée de France Libertés, c’est qu’en finançant un projet de terrain, on encourage les communautés à devenir actrices. On favorise les projets de terrain avec le moins d’intermédiaires possible. On a aussi l’exemple de l’organisation Fundar au Mexique, qui travaille sur une région très menacée aussi par la fracturation hydraulique. Cette équipe forme les communautés à leur propre défense dans le cas où leur territoire serait menacé. En connaissant les textes de loi, en maitrisant les droits qui sont les leurs, les communautés sont en mesures de mieux résister. Ces projets nous servent à nourrir par de nombreux exemples notre plaidoyer auprès des décideurs français et internationaux. France Libertés part du principe que nous avons beaucoup à apprendre de ces peuples, de leur mode de vie qui est harmonieux avec la nature et respectueux de la nature et des écosystèmes, et de leurs savoirs traditionnels. C’est donc important que France Libertés ait cet ancrage sur le terrain. »

 

Pour aller plus loin :

[youtube]https://youtu.be/E7Ycv8MaMBY[/youtube]

 

 

 

Le trophée des centres de plongée écoresponsables pour ATLANTIS BALI !

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Le trophée 2015 des centre de plongée écoresponsables récompensant le centre de plongée qui par ses actions démontre l’engagement le plus fort et le plus apprécié pour la protection de l’environnement marin a été attribué à ATLANTIS BALI en Janvier 2016. Plutôt qu’une nième mise en avant de ce club de plongée, ce sont les motivations qui ont conduit JEROME, fondateur d’Atlantis BALI , à engager toutes ces actions qui sont examinées au travers d’un radio selfie, c’est-à-dire un selfie audio qui situe son auteur : qui est- il vraiment ? où est-il ? et avec qui aimerait il « poser » pour un radio selfie ?

 

La fille aux orages de Jean Anglade (Pocket)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copieLittérature sans Frontières est une chronique de Pierre Guelff.Part-Editions

C’est bien le vingtième livre de Jean Anglade, auteur de « La fille aux orages », que j’ai apprécié. Avec ce roman du « Pagnol auvergnat », on se retrouve quelque part près du Puy-de-Dôme. Là, tel bled est habité par quatre pelés et trois tondus, ici, tel autre village par quatre tondus  et trois pelés.

Dans « La fille aux orages », il est question de Béatrice, dite Béa, une Indochinoise, belle et rebelle, qui s’inscrit dans la vie et le paysage de l’Auvergne profonde. Une histoire émouvante, riche en anecdotes, en aléas, aussi.

En 1975, Raoul Mercier, marin sur tous les océans, mers et fleuves de la planète, revient de Marseille avec Béa, jeune veuve, et sa petite fille, Jeannette. Il épouse la première et adopte la seconde. Puis, au bout de cinq ans, femme et enfant le quittent sans crier gare. Béa laisse une lettre d’adieu : « Plutôt faire la pute que continuer à être entretenue par toi. »

cvt_La-fille-aux-orages_3988Le marin tangue. Va-t-il chavirer ? Va-t-il couler ?

Alors, comme accroché à une bouée, il se souvient des longues histoires racontées par son épouse. Son histoire. Celle d’avoir dû abandonner mère, frère et sœur sur ordre du père, lieutenant de l’armée française, de son placement dans des institutions religieuses, puis son exil dans une ferme de l’Hexagone. Des nonnes grenobloises qui la considéraient comme une caractérielle et le lui faisaient sentir à coups de gifles et autres sévices, tel celui de passer le jour de Noël au fond d’une cave à rats.

Bref, Béa était méprisée comme une chiure de mouche. Puis, au moment d’épouser un escroc, celui-ci fut assassiné. Peu après, Jeannette vint au monde, puis arriva Raoul Mercier, plaqué en à peine un lustre…

J’ai relevé trois phrases pour illustrer davantage ce magnifique roman de terroir :

 « Rien n’est aussi sinistre qu’un piano fermé, si ce n’est un cercueil ouvert. »

 « La mort est une absence qui dure. »

 « Mon père était facteur, par conséquent homme de lettres. »

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Quand la nuit porte conseil (45) : Proust : thérapeute ?

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11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Un accident, une maladie, un dysfonctionnement… et votre équilibre peut être sérieusement perturbé à cause de troubles vestibulaires de l’oreille interne ou autre pathologie, comme la perte d’acuité visuelle.

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Marcel Proust (1871-1922)

Grâce à la médecine, plus spécifiquement en ORL et neurologie, accouplée à la kinésithérapie spécialisée en rééducation neurologique ou vestibulaire, les patients de certains hôpitaux ou cliniques, souvent universitaires, voire des services de centres médicaux centrés sur ce type de pathologie invalidante, constatent de sensibles améliorations grâce à… Proust ! Oui, grâce à cet écrivain, à cheval entre les XIXe et XXe siècles (1871-1922), qui fit dire à Céline : « Proust explique beaucoup trop pour mon goût… 300 pages pour nous faire comprendre que Tutur encule Tatave, c’est trop… »[1] et, encore, ces propos de l’auteur Tomas Dietrich : « …rédiger de manière proustienne, des logorrhées verbeuses avec des tonnes d’adjectifs, de répétitions, d’envolées lyriques… »[2]

Mais, quel rapport avec la médecine, me direz-vous ? Eh bien, un exercice de rééducation consiste à lire, quasi mot à mot, ligne après ligne, de gauche à droite, puis de haut en bas, un même texte qu’il est impossible de mémoriser tant il est complexe, ennuyeux ou rebutant. Alors, avec tout le respect que l’on doit à Marcel Proust, c’est son récit dévolu à la fameuse madeleine qui est parfois proposé. Une véritable « torture », pour certains, mais aux résultats médicaux probants, semble-t-il.

Datant de 1913, à lire comme faisant partie d’une thérapie moderne, et, en filigrane, clin d’œil à une certaine littérature, ce « remède » remonte à plus d’un siècle ! En voici une phrase, une seule !

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Extrait de la fameuse madeleine de Proust, à lire, mot à mot, de gauche à droite, ligne après ligne, puis, de haut en bas…

« La vue de la petite madeleine ne m’avait rien rappelé avant que je n’y eusse goûté ; peut-être parce que, en ayant souvent aperçu depuis, sans en manger, sur les tablettes des pâtissiers, leur image avait quitté ces jours de Combray pour se lier à d’autres plus récents ; peut-être parce que, de ces souvenirs abandonnés si longtemps hors de la mémoire, rien ne survivait, tout s’était désagrégé ; les formes – et celle aussi du petit coquillage de pâtisserie, si grassement sensuel sous son plissage sévère et dévot – s’étaient abolies, ou, ensommeillées, avaient perdu la force d’expansion qui leur eût permis de rejoindre la conscience. »

Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

[1] Jean-Claude Vantroyen, dans « Le Soir », décembre 2015.

[2] « Les enfants de Toumaï », Tomas Dietrich, Albin Michel, 2016.

Ardennes françaises mystérieuses (1/61) : AOUSTE : Une église-refuge

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Bogny Pierre2012bisFTLes chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

Au cœur de la Thiérache ardennaise, le village d’Aouste tiendrait son nom de la ville italienne Aosta (Aoste), mais l’essentiel est que dans cette entité de quelque 200 âmes, on découvre une impressionnante église fortifiée. Quelles étaient les raisons de ce genre de construction ?

Les premières furent édifiées au IXe siècle et, généralement, elles étaient adaptées à la topographie des lieux, avaient une structure défensive pour faire face aux guerriers, pillards, envahisseurs…, surplombaient les environs et servaient aussi de postes d’observation, étaient placées au bout d’une montée entourées d’habitations formant une sorte de rempart circulaire ou rectangulaire, de très étroites ruelles (faciles à surveiller) permettaient seulement leur accès.

En Thiérache ardennaise, on relève huit églises fortifiées (source : Wikipédia) : Aouste, Chilly, Dommery, Fraillicourt, Laval-Morency, Rocquigny, Signy-le-Petit et Sormonne.

Dans les Ardennes, il y a aussi des églises fortifiées à Autruche, Brieulles-sur-Bar, Chevreuges, Monthermé, Saint-Juvin, Tannay, Vendresse, Verpel, Vivier-au-Court…

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Impressionnante épaisseur des murs d’une église aux allures de forteresse.

 

D’autres régions accueillent ces puissants édifices sacrés ou qui y sont assimilés : à Carcassonne, Narbonne, Béziers (Languedoc-Roussillon), Trémolat (Dordogne), Saint-Brieuc (Bretagne), Cognac (Poitou-Charentes), Île de Ré (Charente-Maritime), Saintes-Marie-de-la-Mer (Bouches-du-Rhône)…, alors qu’à Paunat (Dordogne), par exemple, l’église millénaire est colossale avec son imposant clocher-donjon à deux étages, sa maçonnerie massive… : « Une église aux allures de forteresse », selon un historien.

Pour en revenir à l’église d’Aouste (dédiée à saint Rémi), sa tour-donjon, une sorte de beffroi, servait de refuge en cas d’alerte (« Seul édifice en pierres blanches à avoir été construit en vue du refuge des populations », selon le site Gralon, annuaire touristique et culturel). Un four, un puits (aujourd’hui muré) et une cheminée permettaient de tenir un siège, paraît-il. Outre son portal gothique, l’édifice était muni de canonnières, créneaux, meurtrières, mâchicoulis, les murs faisant un mètre d’épaisseur !

 

 

 

 

 

 

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Loi biodiversité : un cadre pour protéger les peuples autochtones ?

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A partir de ce mardi 19 janvier 2016, le Sénat examine le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. Le texte doit notamment garantir un cadre juridique clair à la recherche et développement sur les ressources génétiques et les connaissances traditionnelles.

Véritable patrimoine des peuples autochtones, ces ressources subissent depuis vingt ans un véritable pillage de la part des multinationales. Une biopiraterie qui menace la diversité culturelle et biologique de certaines régions. Protéger ces ressources et connaissances traditionnelles, c’est une question d’éthique. Mais quels sont les moyens qui peuvent être mis en œuvre pour protéger ces savoirs ancestraux ?

« Cela peut prendre plusieurs formes. C’est déjà important de dénoncer les brevets illégitimes. Cela passe par la coordination d’actions médiatiques et juridiques de la part d’associations comme la Fondation France Libertés. C’est aussi important de sensibiliser les citoyens. Il faut avoir également des alternatives de commercialisation par des entreprises qui privilégient la consultation et le travail direct avec les populations autochtones. Cela passe aussi par la mise en place de systèmes alternatifs de protection des savoirs. Enfin, il faut des cadres juridiques qui puissent protéger les peuples autochtones, leurs droits et leurs savoirs traditionnels. »

Agir, plaider, sensibiliser, c’est le credo de France Libertés qui agit pour proposer des alternatives à la biopiraterie… Le projet de loi sur la biodiversité,  sur le quel travaille France Libertés, est sur les rails depuis 2014. Il arrive au Sénat.

« Il y a en fait deux textes clés pour protéger les peuples face à la biopiraterie : la Convention sur la diversité biologique, et le Protocole de Nagoya qui précise les moyens pour mettre en œuvre cette convention. Ces textes portent sur l’accès et le partage des avantages. C’est-à-dire comment pallier à la biopiraterie, et comment mettre en place un système plus juste et plus efficace. La France a ratifié le protocole de Nagoya. Elle doit donc l’appliquer dans sa loi. En ce moment, on est sur un projet de loi biodiversité. France Libertés travaille à la mise en œuvre de cette loi de façon à ce qu’elle soit la plus juste possible et la plus efficace pour protéger les peuples autochtones. »

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Cette loi sur la biodiversité est-elle LA solution ?

« Ce serait bien ! C’est clairement une avancée pour les peuples et contre la biopirateire, car elle met quand même en place un système d’accès aux ressources génétiques et aux savoirs traditionnels beaucoup plus équitable. Le but n’est pas non plus de mettre sous cloche la biodiversité. Cependant, la convention sur la diversité biologique, dont découle le projet de loi biodiversité français, va faire en sorte que l’acte de biopiraterie soit interprété comme un vol, un prélèvement sans autorisation et sans contrepartie financière. A travers cette convention, on admet donc aussi que l’on peut très bien s’approprier la nature, lui donner une valeur marchande et l’inclure à un système capitaliste. Là, on se trouve assez loin des perceptions et des croyances de beaucoup de peuples autochtones. On reste ancré dans un modèle occidental. »

 

Pour aller plus loin :

 

[youtube]https://youtu.be/za70gwdfXIE[/youtube]

Meilleurs vœux de courage politique écologique !

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Bonjour et bonne Année !

Il est de bon ton chaque année de faire en janvier des résolutions et aussi un bilan de l’année écoulée. Je vais donc profiter pour vous brosser le tableau de ce que j’ai pu observer sur les faits marquants de 2015 en matière de préservation de l’environnement marin. Et quelles résolutions en 2016 ? A découvrir dans cette chronique car il est plus que temps de ne plus croire qu’en nous !

Le Petit Napoléon illustré de Pierre Étaix et Jean-Claude Carrière (Wombat)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copie« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.Part-Editions

 Paru en 1963, « Le Petit Napoléon illustré » de Pierre Étaix et Jean-Claude Carrière a été réédité chez « Wombat » avec le sous-titre « Les Iconoclastes N°4 ».

Il s’agit, selon l’éditeur, d’un « roman graphique, pétillant d’esprit, d’humour et de finesse. »

DSCF4281Pierre Étaix, presque nonagénaire au moment où j’écris la présente chronique, n’est plus à présenter : cinéaste, dramaturge, scénariste et acteur, il est aussi dessinateur et auteur. DSCF4280Quant à Jean-Claude Carrière, historien, écrivain, dramaturge et scénariste, également plus de huit décennies d’existence ici-bas, le dessin fait aussi partie de ses activités professionnelles. À eux deux, donc, ils avaient commis cet ouvrage présentant ironiquement, selon eux, quelques mots situant l’empereur éclairé, pour les uns, dictateur sanguinaire, pour les autres, accompagnés de caricatures particulièrement épurées. DSCF4278Un exemple : « Malgré l’impuissance de ses maréchaux, tous les traquenards du palais, son accent corse son écriture illisible, il nous a laissé le code civil, le blocus continental, le baccalauréat, la betterave à sucre et la légion d’honneur. »

Chacun, bien sûr, y trouve son lot de sourires ou rires, ou, alors, de haussements d’épaules, soupirs et hochements dubitatifs.