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Pérou : une catastrophe pétrolière touche l’Amazonie

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© www.actualidadambiental.pe

C’est une catastrophe pétrolière qu’est en train de vivre le Nord du Pérou. Par deux fois depuis le début de l’année, un oléoduc s’est rompu. Résultat : l’équivalent de plus de 3000 barils de pétrole se déverse dans une zone particulièrement riche en faune et en flore. Avec des dommages environnementaux et humains considérables.

Plus de 8000 habitants sont directement touchés par cette catastrophe.

« Cette catastrophe s’est produite dans le nord du Pérou, assez proche de la frontière avec l’Equateur, au cœur de l’Amazonie péruvienne. L’oléoduc Norperuano , d’où provient la fuite, traverse tout le nord du Pérou sur 854 km, du cœur de l’Amazonie jusqu’au Pacifique. Il traverse de nombreuses régions dont Loreto et Amazonas qui sont les deux régions touchées. Il y a eu deux fuites à deux lieux différents. … La première le 25 janvier dans le district Imaza (Amazonas). La deuxième, le 3 février, dans le district de Morona (Loreto) qui couvre un tiers du territoire péruvien. »

Les régions touchées ont une biodiversité exceptionnelle. Les dommages de cette marée noire sur l’environnement sont considérables.

« En tout ce sont 3000 barils de pétrole qui se sont déversés. On estime que plus de 10.000 mètres carrés ont été recouverts par du pétrole et affectés par cette pollution. C’est une région qui a une importante biodiversité. On se situe non loin d’une zone protégée, celle de Santiago Comaina, créée en 2000. Cette région pourrait être la plus riche en faune du pays. On y découvre régulièrement des espèces que l’on ne connaissait pas. La flore est aussi très importante, avec énormément d’orchidées notamment. Ce sont des dommages sur l’environnement considérables, d’autant plus que les affluents de la rivière Marañón, rivière principale de la région qui se jette dans l’Amazone, ont été touchés. »

Des dégâts importants sont aussi à déplorer sur les populations.

« Du fait que cette rivière ait été touchée, le pétrole se répand d’avantage. Le nombre de gens affectés est donc plus important. On compte à peu près 8000 personnes affectées dans cette région, où la démographie est assez faible. Les premiers effets concernent la santé, puisque beaucoup de gens ont été en contact direct avec le pétrole brut. Ce contact direct par l’inhalation de benzène notamment va poser des problèmes au niveau de la peau, des yeux, et des problèmes respiratoires entrainant des maladies qui peuvent être très graves. L’inhalation de benzène est également source de cancer. Il faut noter aussi que l’eau est contaminée. Ces populations n’ont pas accès à l’eau potable en dehors des points naturels dans la rivière. Les exploitations de cacao sont également touchées. Cela remet en cause leur agriculture pour vivre. La pêche est devenue impossible. Et l’eau est inutilisable pour irriguer les cultures. Cela pose énormément de problèmes quant à la subsistance des populations sur place, qui se retrouvent dans une situation critique pour survivre. »

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Face à cette catastrophe, La compagnie pétrolière fait-elle tout ce qu’il faut pour dépolluer ? Y met-t-elle les moyens ?

« La réponse à la crise devrait être double.  Il faudrait répondre d’abord à l’urgence, c’est-à-dire fournir aux populations de l’eau potable et de la nourriture en quantité suffisante et le temps qu’il faudra pour qu’elles retrouvent leur moyens de subsistance naturels. Il faudrait ensuite accompagner sur le plan médical toutes les personnes qui ont été exposées et qui présentent des symptômes d’intoxication. Enfin il faut nettoyer la zone le plus vite possible pour évacuer le plus gros du pétrole pour éviter qu’il se répande d’avantage en mettant des barrages. On sait qu’il faudra plus d’un an pour que la zone soit de nouveau propre.

Par rapport à ces points cruciaux, l’entreprise a mis énormément de temps à répondre. Pour ce qui est des vivres et de l’assistance médicale, les autorités d’Amazonas n’ont reçu de l’aide que début mars, soit un mois après le début de la catastrophe. La commission des peuples indigènes du Congrès a dénoncé ce retard. Pas une goutte d’eau n’a été envoyée aux populations en un mois. Une aide tardive arrive, mais pas partout. Des communautés se sont plaintes de n’avoir rien reçu quand d’autres avaient reçu quelques aides. »

Pour cette phase de dépollution, des enfants ont été mis à contribution pour nettoyer

« La compagnie a changé de versions sur ce point. Le 14 février, le président du groupe PetroPerú indiquait dans un journal avoir donné des directives pour ne pas employer d’enfants pour le nettoyage. Mais, après que des photos aient été publiées, il a changé de version, reconnaissant que des enfants avaient bien étés employés mais qu’il n’y était pour rien, et qu’il condamnait ces pratiques. Pour contrer le scandale de ces enfants qui ont présentés des symptômes d’intoxication, l’entreprise a pris en charge un de ces enfants pour l’hospitaliser dans une clinique de Lima. Peut-être qu’une enquête approfondie sera menées pour déterminer les responsabilités de l’entreprise. »

  • Et cette responsabilité de PetroPerú, la compagnie pétrolière, est clairement montrée du doigt. Nous verrons la semaine prochaine que cette catastrophe aurait pu être évitée.

[youtube]https://youtu.be/DoFJiayZ2CM[/youtube]

Pour aller plus loin :

 

[youtube]https://youtu.be/mAWU2PEQUog[/youtube]

 

 

Chouette, un conflit ! de Nathalie Legros (Éditions Chronique Sociale)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copie« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

C’est bien connu : un dessin porte parfois plus qu’un long discours. Néanmoins, si vous y ajoutez quelques courts propos, citations et une touche d’expérience personnelle, le lecteur accroche davantage, selon moi, à la démonstration faite par l’auteur(e).

55503ed750e15e355585169215ce676aDans ce cas-ci, il s’agit de « Chouette, un conflit ! » de Nathalie Legros (Éditions Chronique Sociale), ingénieur en aérospatiale et médiatrice, qui, outre un titre qui, déjà, attire l’attention, arrive en quelque soixante pages à nous prouver qu’un conflit peut jouer un rôle générateur.

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Nathalie Legros

À partir de son témoignage émouvant, celui d’une mère inattentive au volant de son véhicule et qui faillit entraîner avec elle ses trois enfants dans la mort, Nathalie Legros glissa ce grave accident dans sa « boîte interne à conflits » et y accola l’étiquette « pour avoir la paix ».

Alors, au fil d’observations et d’approches diverses, elle arriva, selon elle, à faire de ce terrible conflit une sorte d’ami. En d’autres termes, a, d’abord, accueillir la tension qui met physiquement et moralement mal à l’aise, en arriver, tout doucement, à purifier son esprit troublé et ne pas hésiter à l’évoquer au « fond du fond », comme dirait le philosophe Alexandre Jollien.

DSCF4617DSCF4618Si, pour Nathalie Legros, il faut pouvoir s’écouter soi-même pour mieux écouter l’autre, agir sur l’espace physique pour plus d’harmonie, créer des liens choisis avec le monde, être patient – ce qui, j’en conviens, ne doit pas être aisé dans notre société stressante -, l’arrivée au terme de ce processus peut-être couronnée d’une victoire. Sur soi et au profit de tous.

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http://www.chroniquesociale.com/

 

Quand la nuit porte conseil (52) : Belgique : la Culture bafouée !

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11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

 

Jeudi 11 heures. Musées d’Art et d’Histoire à Bruxelles et une remarquable exposition consacrée à l’art funéraire égyptien. Succès de foule et vous y entendez des explications fascinantes.

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Sarcophagi, exposition aux Musées d’Art et d’Histoire de Bruxelles, jusqu’au 20 avril 2016.
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Menace sur la Culture en Belgique.

Les pièces exposées, datant de plusieurs millénaires pour certaines, sont exceptionnelles et la plupart sorties des réserves desdits musées.

Eh bien ! Sachez que, sous peu, au train où vont les choses en Belgique, ceci ne sera plus possible.

En effet, il pleut dans des musées prestigieux, des oiseaux volent et rasent des Brueghel, le Théâtre de Toone de marionnettes, datant de 1830, est mis à mal car, selon des politiques et leurs « conseillers », il ne relèverait pas de la Culture mais du Tourisme, les subsides sont donc rabotés, mais, en revanche, en Belgique, il y a pléthore de ministres dits de la Culture ! Théâtres, musées et autres lieux culturels belges s’effondrent. Il n’était pas vain, selon moi, de prévenir les visiteurs ou résidents étrangers sur cette situation « réaliste » indigne d’un pays qui se prétend moderne.

« La culture… ce qui a fait de l’homme autre chose qu’un accident de l’univers » a dit André Malraux. Visiblement, en Belgique, les nombreux ministres dits de la Culture ne connaissent pas Malraux !

Et l’état général de la Belgique ?

Un confrère du « Soir » écrivait il y a peu de temps : « Retour d’Afrique, une connaissance me demande : « Et la Belgique, ça va ? » Tout est normal : des souris bouffent les archives planquées dans les piliers des tunnels bruxellois, un train roule sans conducteur entre Landen et Tirlemont, la femelle panda du Parc animalier wallon a été inséminée (et tout le pays retient son souffle), un fonctionnaire wallon a piqué dans la caisse. La vie, quoi ! »

Il aurait pu ajouter que la ministre de la Culture est aux prises avec la Justice pour de potentiels emplois fictifs…

 

Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

 

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

 

 

 

Ardennes françaises mystérieuses (8/61) : BOSSEVAL-ET-BRIANCOURT : L’illustre Jouvenet au Pays des Ramounis

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Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ».

Bosseval-et-Briancourt est un village fondé par Guy XVII de Laval et Claude de Foix (XVIe siècle), dont l’église est dévolue à saint Charles Borromée, cardinal italien et artisan de la Réforme catholique.

Son territoire est arrosé par la Claire qui vient de Sugny et se jette dans la Vrigne après avoir formé plusieurs plans d’eau : Étangs du Moulin de la Gigue, de la Faïencerie, de la Filature, de la Claire, de la Foulerie, de la Brèche, d’En-Bas…

À l’origine, le territoire était couvert de bois et les habitants furent appelés les « Ramounis » en référence à l’exploitation du charbon de bois qui leur donnait l’apparence d’être toujours tout noir, « ramounis » en patois.

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L’église Saint-Charles Borromée.

L’église fut reconstruite en 1875 sur les ruines de l’ancienne et on y voit le tableau « Descente de Croix », une œuvre de Jean Jouvenet (1644-1717), est-il « officiellement » indiqué.

À vrai dire, sur son blog « Le Bassinage », René Godi, un citoyen ardennais (et visiblement fier de l’être), spécifie : « Le grand tableau représentant la Descente de Croix n’est pas de Jouvenet (un très grand peintre réputé) mais de « A.Tonnelier à Charleville 1825 d’après Jouvenet ». Il eut été étonnant qu’un tableau du grand maître du 18ème siècle se retrouve, en plein 19ème dans la modeste (mais très belle) église de Bosséval. »

René Godi tint, encore, à préciser que, contrairement à l’écrit « officiel » affiché au cœur du village, le terme « ramounis » à une autre signification !

« Ce surnom (sobriquet), donné aux habitants de Bosséval au 19ème siècle, ne tient pas au fait qu’ils fabriquaient du charbon de bois au cours de leurs travaux en forêt mais au fait qu’ils fabriquaient des « ramons de boule » destinés à l’entretien des maisons, des écuries, des « devants de portes ». Le « ramon » est, en « Parlé Ardeûné » (ce que certains appellent patois), un balai. Le « boule », c’est le bouleau nombreux dans notre forêt aux côtés du chêne et du hêtre, bois nobles. Le bouleau, bois tendre, servait à faire des bois légers mais fragiles et … des parties de balais avec leurs branchages.

 

Au 19ème, ces « ramons de boule » ont beaucoup servi aussi à l’entretien des ateliers des fonderies et autres usines métallurgiques de Vrin (Vrigne-Aux-Bois, cité des « Panses Brûlées ») et des alentours crées par Jean-Nicolas Gendarme, la famille Evain et d’autres familles qui, à, partir de 1815, ont fait se développer la métallurgie lourde dans nos « petites vallées ».

Le groupe folklorique ardennais de Bosséval s’appelle d’ailleurs « Les Ramounis de Bosséval ( http://lesramounis.fr ) »

Outre cette double mise au point, si vos pas vous mènent vers ce charmant village, regardez bien les becs verseurs à la fontaine située non loin de ladite église : ce sont des hures… comme il se doit dans les Ardennes !

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L’eau s’écoule de hures à Bosseval-et-Briancourt

 Les sorcières innocentes de Sugny

À quelques kilomètres à peine de Bosseval-et-Briancourt, mais en Belgique, voici Sugny où la forêt est omniprésente.

Forêt de Sedan, d’un côté de la frontière, Forêt des Ardennes, de l’autre, au « Lu Tchèté d’la Rotche » (« Château de la Roche » en champenois local), les sorcières françaises et belges se rassemblaient nombreuses, disait-on.

D’origine carolingienne, le site était déjà occupé durant la seconde moitié du VIIIe siècle par une construction de bois.

Les murs de pierre, récemment restaurés, attestent d’un bâtiment plus important des Xe et XIe siècles.

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Ruines du Château de la Roche à Sugny.

 

En cet endroit très symbolique, j’ai tourné dans une émission de télévision sur le thème de la chasse faite aux sorcières par l’Église catholique.

 

Voici quelques propos extraits de cette séquence : « Nous sommes dans les ruines du Château de la Roche à Sugny, un château du VIIIe siècle. Croyances populaires et superstitions ont donné lieu à beaucoup de légendes. C’est, selon l’une d’elles, en cet endroit que des sorcières ardennaises se réunissaient.

Sept femmes qui, pourtant, distillaient leur savoir ancestral et étaient considérées comme de braves personnes, ont quand même été étranglées, pendues et brûlées car jugées « sorcières » par l’Inquisition… »

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Pierre Guelff et l’équipe de « Télétourisme » (RTBF et TV5 Monde) à l’endroit où se réunissaient de braves sorcières.

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Grenoble passe à 30km/h ! (rediffusion)

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© Collectif Ville 30

30km/h. Ce sera bientôt la règle à Grenoble et dans son Agglomération. 43 des 49 communes membres de Grenoble-Alpes-Métropole viennent de se mettre d’accord pour apaiser la ville et tenter de réduire la pollution urbaine.

C’est une petite révolution que vont être amené à vivre les Grenoblois et leurs voisins.

Yann Mongaburu, est conseiller municipal de Grenoble et vice-président de Grenoble-Alpes-Métropole en charge des déplacements.

« Il s’agit plus d’une évolution que d’une révolution. L’initiative vient d’un échange avec le maire de Vizille, commune du sud grenoblois, qui souhaitait généraliser le 30 km/h dans sa commune et qui voulait être accompagné par la Métropole pour pouvoir réussir cette politique. A partir de là, nous avons travaillé avec l’ensemble des maires sur cette inversion de logique qui est, non pas de ne faire que des zones 30, mais d’utiliser la modération de vitesse à 30 km/h comme étant la règle. Il y aura des axes à 50 km/h qui par exception pourront être circulés de manière plus rapide. On inverse la logique actuelle en s’appuyant sur la volonté et la liberté des maires. »

© Grenoble.fr
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D’autres villes ont partiellement mis leur réseau routier en zone 30, notamment dans certaines communes de la périphérie de Grenoble, mais c’est la première fois que cela se fait à si grande échelle… 400 000 habitants vont bénéficier de cette mesure dont les effets devraient se faire sentir sur la pollution et sur la sécurité des déplacements.

« Bien avant un enjeu de pollution, c’est un apaisement de l’espace public, notamment aux abords d’écoles ou auprès des personnes âgées. La marche est déjà le deuxième mode de déplacement dans notre Agglomération. Plus de 30 % des déplacements se font à pied. On a deux publics vulnérables, les enfants et les anciens, a qui nous voulons rendre un sentiment de sécurité lorsqu’ils traversèrent la voirie.

Dans notre Agglomération, nous avons déjà plusieurs communes qui ont généralisé le 30 km/h depuis plusieurs années. En réalité, la commune-centre est en retard vis-à-vis des communes rurales qui ont eu des démarches ambitieuses d’apaisement, avec des zones de rencontre de qualité. Nous allons pouvoir nous appuyer sur les expérimentations qui ont été positives sur le territoire, et mettre de la cohérence sur l’ensemble de l’Agglomération. »

La mise en zone 30 dans la voirie de l’agglomération grenobloise a pour ambition de redessiner le cadre de vie en remettant la voirie en partage.

« Le premier enjeu est celui du partage de l’espace public. Il faut considérer que dans nos villages et dans nos villes, l’essentiel de nos voiries sont des rues. Et une rue a pour vocation à être partagée avec tous les usagers, la voiture, les transports en communs, le vélo et les piétons. Quelques unes de nos voiries sont des routes. Et pour elles, une modération de vitesse à 50 km/h restera probablement nécessaire. Ce sont les maires qui dessinent actuellement les cartes. La Métropole accompagnera la mise en cohérence afin qu’un même axe ne soit pas à 30 km/h dans une commune pour passer à 50 km/h dans une autre. Il faut qu’il y ait bien une cohérence de parcours, pour gagner en lisibilité. C’est aussi un enjeu de cadre de vie, pour revitaliser nos centres villes, mais aussi un enjeu de lien social. L’espace public n’est pas seulement un lieu où l’on circule, c’est aussi un espace à vivre, un espace de la rencontre, un espace où l’on vie ensemble. »

© Grenoble.fr
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La ville en zone 30 n’est qu’une première étape… D’autres mesures sont prévues pour réinventer et apaiser l’espace public. Et c’est l’ensemble des habitants qui va participer à cette redéfinition de cet espace commun.

« Nous avons lancé un appel aux citoyens en créant une boite à idée pour que ce ne soit pas seulement un dialogue entre les communes et la Métropole, mais pour que tous les habitants puissent proposer des logiques d’apaisements qui peuvent être ambitieuses, comme une reprise de gabarit de voirie, ou une piétonisation de rue. Mais cela peut aussi être plus léger comme remettre de la végétalisation, ou du mobilier pour enfants… Il n’y a pas de religion sur l’apaisement. Chaque rue peut être apaisée en fonction des usages. Et cela se construit avec les habitants. »

Cet apaisement des espaces publics de la métropole grenobloise, qui traduit une vraie volonté de changer la pratique de la ville, au-delà des clivages politiques, rentrera progressivement en vigueur tout au long de l’année 2016.

© Grenoble.fr
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Pour aller plus loin :

[youtube]https://youtu.be/NqduW4vtyT0[/youtube]

 

 

 

Défendre les océans : pourquoi s’engager dans cette voie?

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De nombreuses associations défendent les océans. Des bénévoles passionnés rejoignent leur rang. Pourquoi? Quel déclencheur ? Témoignage d’Aurélia qui nous parle de son engagement au sein de Longitude 181, du sens donné, du plaisir reçu, du temps utile vécu et consacré à la cause des océans.

http://www.longitude181.org

 

 

 

 

Quand la nuit porte conseil (51) : Albert Camus, des psys et des « communicants »

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11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

camus0Au moins à quatre ou cinq reprises, j’ai lu et relu « L’étranger » d’Albert Camus, tant ce livre me fascine. C’est, peut-être, parce que, comme Meursault, le personnage principal de ce roman, je n’aime pas les dimanches, surtout ceux, interminables, vécus fin des années 60 en Algérie, lorsque j’y étais coopérant-technique pour le gouvernement local. J’ai, aussi, eu affaire à la justice, plus particulièrement les assises, mais au contraire de Meursault, condamné à la guillotine pour le crime d’un Algérien, j’étais du bon côté de la barre puisque je suis devenu chroniqueur judiciaire, justement, aux assises.

camus2Pourquoi vous raconter tout ça ? Parce que, souvent, on demande aux gens d’établir une liste de leurs préférences à l’aide du célèbre questionnaire de Proust : quel est votre livre préféré ? Votre peintre favori ? Votre principale qualité ? Et votre défaut ? Jamais, ou rarement, on ne vous demande de justifier vos réponses. Il y a, donc, selon moi, comme une démarche inachevée et frustrante. Le pire, c’est que des psychologues d’entreprises ou du personnel de la communication basent leurs déductions à votre égard sur pareil questionnaire tronqué.

camus1Dans le fond, les propos de Meursault relèvent du même style, mais, lui, il argumente quand même en quelques rares mots du genre : « Je n’en pense rien mais c’est intéressant », « On ne change jamais de vie, car toutes se valent », « La vieillesse ne se guérit pas », et, ce constat qui vous frappe de plein fouet : « Du moment qu’on meurt, comment et quand, cela n’importe pas, c’est évident »

Musique de Michaël Mathy https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan. http://www.editionsjourdan.com/index.php

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Un parrain de cendre de Jean Anglade (Pocket)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copieLittérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.Part-Editions

Et revoici Jean Anglade dans la présente rubrique avec, cette fois-ci, « Un parrain de cendre » et une nouvelle fantastique histoire de terroir. Outre ce genre littéraire, ce que j’apprécie chez cet auteur ce sont les descriptions des gens et des lieux.

Prenons les bergers : « Ces meneurs de troupeaux ont réputation de sagesse. Ils savent lire l’heure au soleil et aux étoiles ; devinent le temps à venir ; comprennent les frémissements de la terre et les confidences des vents ; possèdent des remèdes qui guérissent les animaux et les hommes ; sont quelquefois sourciers. »

514lzx-pqzL__SX303_BO1,204,203,200_Et, pour décrire de « vrais » jumeaux, cette savoureuse image : « si pareils de la tête aux pieds que chacun, regardant l’autre, avait l’impression de se voir dans une glace. »

Et puis, là-bas, du côté de Meymac, village de vinatiers sur la Vézère, avec son église Saint-André, sa Vierge noire à sabots, son hospice, tout ça à l’ombre du Mont Bessou, du côté, aussi, de Treignac, Lacelle ou Saint-Hilaire-les Courbes, des fermes de la Manigne ou de la Brunerie, « qui n’a pas vu les porcelets alignés et pendus aux tétins de leur mère, couchée sur le flanc, toute grognonnante de bonheur, n’a rien vu ! »

Alors, voici Clément et Thérèse, un couple de fermiers, parents de douze enfants dont, Gastounette, dite « Tounette » qui, devenue gardienne d’une quarantaine de bêtes, leur apprenait additions et conjugaisons !

En d’autres mots, l’histoire d’un étrange destin !

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Ardennes françaises mystérieuses (7/61) : BOGNY-SUR-MEUSE : Terre de liberté

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Bogny Pierre2012bisFTLes chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ».

Surplombant la ville de Bogny-sur-Meuse, le site des Quatre Fils Aymon et son imposant monument les représentant avec leur fidèle cheval Bayard, est l’une des principales attractions des Ardennes. Quelques panneaux didactiques nous apprennent que nous sommes dans le giron du Château-Regnault, « emplacement exact où fut érigé le premier château de pierre et de bois au XIIe siècle, autour duquel va se constituer un fief important, future principauté souveraine au XVIe siècle, située entre le Royaume de France et l’Empire Germanique ».

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Bogny1FTLes Quatre Fils Aymon et le cheval Bayard statufiés en bord de Meuse.

 

Poursuivons la lecture :

« Ici, selon la légende, c’est le refuge choisi par Renaud pour échapper à la colère de Charlemagne. C’est la résistance des « petits » contre l’arbitraire des « puissants ». Les Ardennes sauvages, personnifiées par la déesse Dea Arduinna montée sur son sanglier, protectrice de la forêt, devient avec le cheval Bayard portant les 4 Fils Aymon, un symbole de terre de liberté et de résistance à l’injustice. »

Au pied de la statue, on trouve le puits de l’ancien château et, au fil d’explications, on revit cette fabuleuse légende.

Ladite légende serait issue de chansons moyenâgeuses, ici, on évoque aussi la plume d’un moine de l’abbaye de Laval-Dieu (voir Monthermé), alors qu’une autre piste mène certains médiévistes à un moine de l’abbaye de Stavelot (Ardennes liégeoises). Du sommet de ce site spectaculaire, on distingue, sur l’autre rive de la Meuse, la Roche de l’Hermitage. C’est l’endroit où Maugis, l’enchanteur et cousin des fils Aymon qui aida ceux-ci, décida de terminer son existence sur terre dans la solitude la plus complète.

Somptueux panorama admiré depuis le site des Quatre Fils Aymon, cher à Maugis l’enchanteur.

 

Une traversée militante et solidaire (rediffusion)

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© Emmaüs France

Le 11 aout dernier, deux responsables d’Emmaüs France ont relevé le défi de traverser le détroit de Gibraltar, l’un à la nage, l’autre en kayak, pour mettre en lumière l’article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : la liberté de circulation.

Alors que le drame des réfugiés est au cœur de l’actualité, cette traversée militante, soutenue par la Fondation France Libertés, Emmaüs France et l’OCU, l’Organisation pour une Citoyenneté Universelle, et parrainée par le navigateur Titouan Lamazou, entendait mettre en lumière ceux qui n’ont d’autre solution que l’exil pour sauver leur vie.

  • Esa Olaizola est chargée de mission « droits des populations autochtones » à la Fondation France Libertés.

« Maria Guerra et Alain Gomez sont deux responsables de la communauté Emmaüs de St Etienne qui ont eu cette idée de traverser le détroit de Gibraltar à la nage. Ce ne sont pas des sportifs professionnels, mais ils se sont entrainés depuis 2 ans pour réussir cette traversée extrêmement dangereuse. Ils sont partis de Tarifa en Espagne, pour arriver à Tanger au Maroc. Maria en kayak et Alain à la nage. Une traversée de 18km en 5h. » 

Emmaüs France

C’était une traversée sportive, mais pas seulement. Ce défi souhaitait avant tout dénoncer la situation des réfugiés et les discours des responsables européens.

« Maria et Alain travaillent avec beaucoup de migrants dans leur communauté de St Etienne, et notamment des Roms. Ils donc ont souhaité faire cette traversée comme message de soutien à tous ces migrants qui prennent des routes extrêmement dangereuses pour se rendre en Europe. Mais c’était surtout un acte de dénonciation de cette fermeture des frontières qui provoquent des morts et des drames. La traversée du détroit de Gibraltar est la troisième route la plus meurtrière en Europe.

Ils souhaitaient aussi dénoncer cette absurdité des politiques migratoires européennes qui se basent sur du non-sens. Certains vont dire qu’il faut fermer les frontières pour des raisons de sécurité. Mais de quelle sécurité parle-t-on ? La sécurité de qui ? De quoi ? Ces migrants, qui essaient de rentrer, en Europe fuient des situations terribles, des situations de pauvreté ou de guerre. La seule question de sécurité qu’il faut se poser c’est leur sécurité.

D’autres personnes vont affirmer qu’il faut fermer les frontières pour des raisons économiques. Mais de nombreux rapports prouvent que les apports des migrants en termes économiques sont très importants pour nos sociétés. Cette traversée dénonçait donc aussi l’inhumanité des ces arguments et leur non-sens. Maria et Alain ont aussi voulu alerter l’opinion sur la différence de traitement entre occidentaux et non-occidentaux, puisqu’ils n’ont eu aucun problème pour passer la frontière. »

© Emmaüs France
© Emmaüs France

Cette traversée s’est déroulée sous le drapeau de l’article 13 de la déclaration universelle des droits de l’homme.

« Cet article 13 dit que toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat, et que toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. Et le fait que ce droit de circuler dans le monde soit inscrit dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme signifie que le droit de circuler est reconnu comme un droit fondamental. C’est un droit intouchable, qui ne dépend pas des circonstances. Il n’y a pas de bons ou de mauvais migrants comme on voudrait nous le faire croire. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises raisons pour migrer. L’être humain, juste parce qu’il est humain, a le droit de circuler dans le monde. Pour l’OCU cet article 13 est fondamental et représente tout notre travail, puisque nous nous battons pour la liberté de circulation dans le monde et pour la liberté d’installation et donc la promotion de cette idée de citoyenneté universelle. »

A l’issue de leur traversée, Maria Guerra et Alain Gomez ont reçu le Passeport de citoyenneté universelle.

« Ce passeport est délivré par l’OCU (l’Organisation pour une Citoyenneté Universelle), une organisation créée par France Libertés, Emmaüs International et le Mouvement Utopia. C’est un outil symbolique et politique qui est remis à des personnalités ou à des migrants qui se battent pour la liberté de circulation et la liberté d’installation dans le monde. L’idée est que ce document soit un document de voyage qui serait reconnu par les Etats et permettrait à toute personne de circuler dans le monde. »

© Emmaüs France
© Emmaüs France

Cette traversée militante est à revivre sur le blog qui relate le périple de Maria Guerra et Alain Gomez. Un blog qui met également à disposition une pétition pour dire non aux politiques migratoire meurtrières et pour demander l’application de l’article 13.

Pour aller plus loin :

[youtube]http://youtu.be/bAY-ZkL4X3E[/youtube]