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Trois amis en quête de Sagesse (3/4) de Christophe André, Alexandre Jollien, Matthieu Ricard (Éditions Allary-L’Iconoclaste)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copiePart-Editions« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Les auteurs de « Trois amis en quête de Sagesse », Christophe André, le psychiatre, Alexandre Jollien, le philosophe, et Matthieu Ricard, le moine bouddhiste, ont publié cet essai de réflexions paru à « L’Iconoclaste » et aux Éditions Allary. Un livre qui est une véritable bouée de sauvetage dans un monde perturbé. Voici sa troisième partie sur quatre.

. DSCF4458FTquatreDe Christophe André :

« Il est plus efficace de s’efforcer d’incarner soi-même ses valeurs que de se contenter d’en parler et de les recommander. On a toujours tendance à dire : « La   pitié, ce n’est pas bien ; la compassion c’est bien. » Il me semble que c’est préférable à l’indifférence : autrement dit, la compassion imparfaite est préférable à zéro compassion ! Souvent, on a tendance à voir la gentillesse comme une faiblesse, alors que c’est dans l’arrogance et l’agressivité que je vois des signes de faiblesse. »

DSCF4458FT. DSCF4458FTterD’Alexandre Jollien :

« Tenter un peu de cohérence (dans son existence), c’est aussi faire un brin de ménage, d’abandonner les préjugés comme on jetterait des habits trop usés. Pour mieux « avaler » les affronts, il y a un fameux exercice : considérer celui qui nous blesse comme une victime « aveuglée » par la passion. Il ne nous viendrait pas à l’idée de réprimander dans la rue une aveugle qui nous marcherait sur le pied… Mais, parfois, pour notre grand malheur, nous préférons crever que d’avoir tort. »

DSCF4458FTbis. De Matthieu Ricard :

« Il n’y a rien de plus contre-productif que de se dire que le présent aurait dû être autrement que ce qu’il est. Il faut l’accepter avec lucidité et fortitude, ce qui n’empêche nullement de construire le futur. Être vrai, ce n’est pas nécessairement toujours dire la vérité, surtout si cela crée de la souffrance, c’est ne pas mentir pour cacher ses erreurs et ses défauts ou, pire, pour tromper autrui par malice. Être trop rigide peut aboutir à des réactions en porte-à-faux avec la réalité, et créer plus de souffrance que de bonheur. Si la haine répond à la haine, le problème n’aura jamais de fin. »

Au total, il y a quatre chroniques de « Littérature sans Frontières » consacrées à cet important ouvrage. Celle-ci est la troisième.

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Quand la nuit porte conseil (55) : La Der des Ders, disaient-ils (Les + surprenantes histoires de 14-18 d’Alain Leclercq – Éd. La Boîte à Pandore)

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11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

 En 1976, j’ai participé à une très symbolique semaine de marche antimilitariste et non-violente entre Metz et Verdun, y côtoyant Cavanna, Cabu et autres membres de la rédaction de « Charlie Hebdo », par exemple. La dernière étape se terminait au pied de l’Ossuaire de Douaumont où les centaines de manifestants furent accueillis par une double haie d’anciens combattants avec médailles et drapeaux, dont des « Poilus ». Alors, une grande symbiose se dessina entre eux et nous : « Vous avez raison ! nous dirent-ils, il faut tout faire pour que ce genre de boucherie ne se déroule plus jamais ! »

DSCF4659Pourquoi vous relater cela ? Parce que la lecture de l’ouvrage « Les + surprenantes histoires de 14-18 » d’Alain Leclercq (Éditions La Boîte à Pandore), m’a conforté quant à la démarche entreprise en 1976.

Ainsi, dans son essai relatant des dizaines de péripéties, l’historien et journaliste nous apprend, entre autres, que Foch évoquait les baïonnettes et préconisait de « se ruer en nombre et en masse » car, là, était le salut, alors que les Allemands, eux, utilisaient de manière intensive des mitrailleuses !

Autre épisode, passablement inconnu, et pour cause !, que celui d’Alexandre Millerand, ministre de la Guerre, et plusieurs de ses collègues du gouvernement, qui reçurent « en consultation » une certaine Madame Fraya, célèbre voyante du Tout-Paris, et qu’ils l’écoutèrent affirmer que les Allemands n’entreraient pas dans Paris !

Assurément, avec pareille « gestion » politique, il n’est pas étonnant que 1,7 million Français perdirent la vie et plus de 4,2 millions furent blessés.

L’hécatombe de 14-18, rappelle Alain Leclercq, aura fait 18,6 millions morts au total et 21,2 millions blessés.

Parmi les soldats allemands, se trouvait un caporal du nom d’Hitler qui, trois décennies plus tard, allait faire ressortir les affiches de la mobilisation. Et, alors, comme en 14, les gradés militaires et certains politiques de l’Hexagone prétendirent que leurs troupes étaient invincibles… On sait ce qu’il en est advenu.

Incontestablement, « Les + surprenantes histoires de 14-18 » devrait figurer parmi les ouvrages scolaires en tant que livre d’Histoire, certes, mais aussi pédagogique, avant d’éventuellement emmener les potaches à l’Ossuaire de Douaumont…

Musique de Michaël Mathy : https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

Info : http://www.editionsjourdan.com/index.php

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Ardennes françaises mystérieuses (11/61) : CARIGNAN : Les reliques étrangement disparues

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2Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

 Comment ne pas être attiré par l’étrange information qui circulait il y a une cinquantaine d’années : « Carignan, dans les Ardennes, à une vingtaine de kilomètres de Sedan, portait un nombre impressionnant de noms mystérieux pour citer des lieux-dits : « Les 1600 », « Les Aisances des neuf moulins » (les « Aisances » étaient formées d’une partie boisée située en bordure de Semois à Chiny, par exemple), « Les 1100 », « La Culée des Chevaliers » (Culée = partie d’un pont), « La Citadelle », « Les 11 quarterons » (quarteron = quart d’un cent et, par extension, métis ayant un quart d’ascendant de couleur et trois quarts d’ascendance blanche), « Les 200 », « La Messe du jour », « Les 9 moulins », « Les 600 », « Le Pater »… ?

En revanche, ce que l’on sait avec certitude, c’est que, jusqu’en 1662, Carignan s’appelait Yvois ou Yvoy, Yvoi, Ivoix, Ivoy, Yvoi et Epoisso ou Eposio (Epo = cheval, en celte) Vicus (petite agglomération) à l’époque romaine. Étape sur la voie Reims-Trêves, la ville posséda un atelier monétaire mérovingien et devint une place forte.

De très hautes personnalités firent connaître Yvois-Carignan dans l’Histoire :

. Charles Quint fut suzerain d’Yvois.

. En 1187, Frédéric Barberousse, empereur germanique, rencontra Philippe Auguste, roi de France, dans la région.

. Henri II, empereur germanique, et Robert II le Pieux, roi de France, se rencontrèrent à Yvois, assistèrent à la messe dans l’église locale, cité cataloguée, à l’époque, de « Belle entre toutes ». Ils désiraient resserrer les liens entre leurs états, régler des problèmes d’ordre religieux…

. Henri II, roi de France au XVIe siècle, assista au siège d’Yvois dirigé par le connétable de Montmorency.

. Louis XIII et le cardinal Richelieu assistèrent, avec plaisir, à l’anéantissement d’Yvois en 1639.

. Napoléon III séjourna à Carignan lors de la Guerre de 1870.

. Saint Géry est né à Yvois (540) avant d’y être chassé !

. Enfin, les reliques de saint Walfoy-le-Styliste (moine qui vivait et méditait sur une colonne surplombant Margut) furent transférées à Yvois. Elles disparurent mystérieusement.

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Richelieu fit raser la cité en 1639 (Photo : wikipedia)

Un certain Mandelier, charmeur de loups, a pu faire des émules… (voir Margut).  Quoi qu’il en soit, il se dit qu’au Mont-Tilleul, point culminant de près de 300 mètres de la ville), se déroulaient des sabbats entre sorciers et ours accompagnés de loups venus de la forêt ardennaise…

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Trois amis en quête de Sagesse (2/4) de Christophe André, Alexandre Jollien, Matthieu Ricard (Éditions Allary-L’Iconoclaste)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copiePart-Editions« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Les auteurs de « Trois amis en quête de Sagesse », Christophe André, le psychiatre, Alexandre Jollien, le philosophe, et Matthieu Ricard, le moine bouddhiste, ont publié cet essai de réflexions à « L’Iconoclaste » et aux Éditions Allary. Un livre qui est une véritable bouée de sauvetage dans un monde chahuté qui doit désorienter pas mal de gens. J’ai déjà dit tout le bien que je pensais de ce traité de sagesse à trois voix. Voici sa deuxième partie sur quatre.

DSCF4458FTquatre. De Christophe André :

« Nous sommes des animaux sociaux : quand un humain est l’objet de méchanceté, de moquerie, de violences physiques ou morales, c’est normal qu’il souffre, ce n’est pas une erreur dans sa vision du monde. Le vrai travail consiste à empêcher l’extension de cette douleur à toute personne, puis à contenir les généralisations et contaminations sur notre vision du monde, des autres, et de nous-mêmes. »

DSCF4458FTter. D’Alexandre Jollien :

« Ce serait tomber dans la maltraitance que de banaliser la souffrance et de condamner celui qui ne s’en sort pas. Ce qu’il y a de plus dur peut-être dans le monde, c’est de concilier une infinie douceur avec la fermeté. Dans notre société, il faut être sacrément libre pour ne plus être noyauté par le désir de plaire sans tomber pour autant dans une indifférence. »

DSCF4458FTDSCF4458FTbis. De Matthieu Ricard :

« On est souvent leurré par l’idée que, si on était beau, riche, célèbre et puissant, on serait automatiquement heureux, alors qu’en fait ces situations donnent autant de chances d’être heureux que de gagner à la loterie. Pour trouver la paix intérieure, on ne peut pas dépendre de l’opinion des autres et de l’image qu’ils ont de nous, à tort ou à raison. » Autres propos de Matthieu Ricard : « Faire du tort aux autres, c’est surtout en faire à soi-même. Cela n’implique pas qu’on se laisse constamment marcher sur les pieds, mais qu’on réagisse avec détermination, dignité et compassion, sans se laisser déstabiliser. L’amour et la compassion sont les remèdes suprêmes aux souffrances causées par l’ego. »

Au total, il y a quatre chroniques de « Littérature sans Frontières » consacrées à cet important ouvrage. Celle-ci est la deuxième.

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Quand la nuit porte conseil (54) : Attentats et « liberté d’expression »

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11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Après avoir vécu de très près la dramatique ambiance des attentats de Bruxelles, une certaine réflexion allant au-delà des faits s’impose, me semble-t-il.

Ainsi, comme si les drames, les douleurs, les peurs (la mienne est parfois intense, pourquoi le cacher ?), ne suffisaient pas, il faut que certaines personnes déversent sur les réseaux sociaux, principalement, leur lot quasi quotidien de propos ou liens nauséabonds qui ne font que mettre de l’huile sur le feu au nom d’une prétendue « liberté d’expression ». Celle à leur sauce épicée de xénophobie et de racisme larvé.

DSC01720terAu lendemain des attentats de l’aéroport et dans le métro de la Capitale de l’Europe, je me suis rendu dans un hôpital où furent accueillis des rescapés des tueries. Voici ce court reportage en guise de réflexion…

DSC01728bis« Outre des contrôles très stricts et un renforcement des vigiles, le calme règne après les événements. Ici, c’est-à-dire aux urgences des Cliniques Universitaires Saint-Luc, 29 blessés ont été pris en charge, il en reste 5. C’est une relative bonne nouvelle. En revanche, superbe constat : pas de distinction de races, de religions, de philosophies, de sexes… autant pour les blessés que le personnel soignant. Un remarquable enseignement pour tous ceux qui veulent opposer telle communauté à telle communauté ! »

Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

 

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

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Ardennes françaises mystérieuses (10/61) : BUZANCY : Versailles en Ardennes

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2Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

Buzancy est cette localité de moins de 400 habitants qui est située dans une jolie vallée où coulent plusieurs ruisseaux, d’où l’étymologie de Buzancy : « Domaine ou Pays des eaux ». « La Hideuse » prend sa source dans une petite vasque rocheuse non loin du château du général Chanzy.

Au XVIIIe siècle, Pierre-Guillaume Tavernier de Boullongne, secrétaire du roi, fit raser l’ancien château fort et éleva à sa place une demeure qui devait être « son Versailles » (parcs, jardins, statues, dépendances, pièces d’eau…) Cela le ruina et le nouveau propriétaire des lieux, Jacques-Mathieu Augeard, secrétaire de Marie-Antoinette, devint le seigneur de Buzancy.

En 1784, un incendie détruisit cette « merveille » et, alors, Augeard fit construire un autre palais de quatre-vingt pièces. À la Révolution, la propriété fut dispersée aux enchères publiques. En 1795, un certain Buquet acheta le palais et, ensuite, il y mit le feu ! La raison de ce coup de folie ? Il ne supporta que Napoléon qui passait à Buzancy (le 11 octobre 1804) déclinât son invitation à déjeuner !

Presque tout devint ruines, pâturages, roseaux…, mais il subsiste un pavillon, qui a la distinction d’un château et de superbes lions sculptés dans la cour.

Dans les bouveries (étables à bœufs) du château d’Augeard se trouve un musée consacré au cheval ardennais.

Buzancyfacebook
Le cheval ardennais méritait bien un musée !

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Marée noire au Pérou : la compagnie pétrolière pointée du doigt

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© www.actualidadambiental.pe

Une marée noire au Pérou ! Depuis le début de l’année, un oléoduc a cédé par deux fois dans le nord du pays. L’équivalent de plus de 3000 barils de pétrole se déverse dans une zone particulièrement riche en faune et en flore.

Les régions de Loreto et Amazonas subissent  une catastrophe environnementale et humaine de grande ampleur. 8000 habitants dont plusieurs communautés autochtones sont particulièrement mis en danger en raison de la pollution des eaux.

Cette catastrophe qui aurait pu être évitée. PetroPerú, la compagnie pétrolière responsable de cette marée noire, a déjà été pointée du doigt par les autorités dans le passé pour défaut d’entretien.

« Ce n’est pas la première catastrophe. Il y en a eu d’autres avec la même entreprise, le même oléoduc, et dans des conditions similaires. Depuis 2011, l’OEFA, l’Organisme d’Evaluation et de Supervision Environnemental (un organisme public péruvien qui s’occupe de surveiller les activités des entreprises et de réguler le secteur des hydrocarbures) a signalé que 20 urgences environnementales avaient été enregistrées sur l’oléoduc Norperuano.

Un autre organisme public péruvien, l’OSINERGMIN (l’Organisme Superviseur de l’Investissement dans l’Energie et les Mines), affirme que depuis 1977, 61 ruptures et fuites ont été constatées sur l’oléoduc. A la vue de ces chiffres, on s’interroge. C’est pourquoi il faut poser la question de l’efficacité du contrôle des industries extractives, et de l’autorité des organismes comme l’OEFA. En 2014, cet organisme avait initié un processus de sanctions administratives contre PetroPerú par rapport à une fuite qui a eu lieu le 30 juin 2014 dans la même région. Dans les infractions, il était  déjà mentionné le fait qu’il y avait un manque de maintenance de l’oléoduc, et la non-détection à temps des fuites. Comment expliquer que PetroPerú n’ait pas été contraint de faire les travaux et qu’il n’y ait pas eu de mesures plus coercitives de prises ? »

© www.actualidadambiental.pe
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Pour obtenir réparatio, l’action sur place s’organise.

« Au début de la catastrophe, l’entreprise a tenté de minimiser l’évènement et de nier sa responsabilité. Ils ont évoqué un glissement de terrain et la foudre pour expliquer la rupture de l’oléoduc. Les premiers rapports de l’OEFA ont permis de démontrer que c’était vraiment un problème de maintenance. Les organisations ont fait valoir la responsabilité de l’entreprise. Elles ont souligné que c’était la faute de PetroPerú. L’AIDESEP, l’Association interethnique de Développement de l’Amazonie péruvienne qui fédère plus de 1300 communautés autochtones, a organisé  un sitting devant les bureaux de PetroPerú le 19 février dernier. Elle a réclamé la réparation immédiate de cette catastrophe, une indemnisation des communautés affectées, ainsi que l’interruption totale du transfert de pétrole via l’oléoduc Norperuano jusqu’à ce que les travaux soient faits pour qu’il n’y ait plus de catastrophes similaires.

D’autres organisations ont lancé une pétition à destination du Ministère de l’Energie et des Mines péruvien afin que les populations soient prises en compte dans le PAMA, le Programme d’Adéquation et de Gestion Environnementale qu’une entreprise a pour réguler ses impacts sur l’environnement. Ces populations demandent que le nouveau PAMA pour PetroPerú soit fait avec leur avis. Ils veulent avoir un droit d’influence sur la rédaction de ce nouveau programme. Ils considèrent que ce sont eux qui ont fait les frais de ces catastrophes. Il est indispensable de les mettre dans la participation vis-à-vis de ces procédures. Le droit à la consultation, c’est ce que l’on défend à France Libertés par rapport aux peuples autochtones.»

© www.actualidadambiental.pe
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France Libertés et d’autres ONG apportent leur soutien aux populations autochtones.

«  L’impact médiatique a été majeur dans la réaction de l’entreprise. Il y a eu un point de rupture qui a été le soutien de Leonardo di Caprio lors de son discours aux Oscars. Il est très investit sur ces questions amazoniennes. Il a appelé ses fans à s’engager et à signer la pétition d’Amazon Watch. Les projecteurs se sont braqués sur le Pérou, et cela a accéléré les processus de  nettoyage. La couverture médiatique, c’est indispensable, pour nous ONG, pour faire avancer ces causes.

Certaines communautés ont été reconnues comme affectées, et d’autres non. Elles demandent d’avoir plus de visibilité et d’être entendues, car les leaders indigènes ont vraiment souligné que, si l’oléoduc passait dans une zone plus centrale du pays, il aurait été davantage entretenu. Mais comme il passe sur leur territoire indigène, cela ne posait pas de problème. Ils ont l’impression d’être des citoyens de seconde zone. Il y a un problème de gestion territorial de la crise. Le territoire péruvien n’est pas occupé de la même façon par l’Etat. Il n’y a pas d’infrastructures pour aider ses populations isolées. La montée en flèche des conflits sociaux-environnementaux attestent d’une réelle tension entre les industries extractives et les populations locales. L’absence de l’Etat dans ces zones fragilise les communautés qui agissent sans intermédiaires avec ces multinationales qui jouent sur cet isolement. Ces entreprises essayent de les convaincre qu’elles peuvent apporter aux populations les emplois et les infrastructures que l’Etat ne peut pas leur apporter. Il faut vraiment souligner ce problème d’isolement de ces populations qui sont marginalisées. »

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=orppKBzfd80[/youtube]

Le témoignage d’un leader amérindien vivant aux abords de la zone de l’accident pétrolier.

Pour aller plus loin :

 

 

Trois amis en quête de Sagesse (1/4) de Christophe André, Alexandre Jollien, Matthieu Ricard (Éditions Allary-L’Iconoclaste)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copiePart-Editions« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 D’aucuns le savent, la Nature, plus particulièrement la forêt, est un endroit propice à la quiétude physique et mentale, voire à la méditation. Les auteurs de « Trois amis en quête de Sagesse », Christophe André, le psychiatre, Alexandre Jollien, le philosophe, et Matthieu Ricard, le moine bouddhiste, ont choisi une demeure au cœur d’une forêt de Dordogne pour élaborer cet essai paru à « L’Iconoclaste » et aux Éditions Allary.

Un ouvrage qui s’articule autour d’échanges d’expériences et de convictions personnelles, formant la trame ou l’épine dorsale d’une réflexion de 480 pages, dont j’ai extrait quelques propos marquants. Un livre qui, sans conteste, est une véritable bouée de sauvetage dans un monde chahuté qui doit désorienter pas mal de gens.

DSCF4458FTquatre. De Christophe André :

« Pour nous libérer des émotions perturbatrices, il faut d’abord cesser de les considérer comme des ennemis, des adversaires à abattre, mais bien plutôt les regarder comme des messagers, voire des signaux d’alarme.  On progresse beaucoup plus en écoutant qu’en parlant. »

DSCF4458FTDSCF4458FTter. D’Alexandre Jollien citant Maître Eckhart : « Dieu, libère-moi de Dieu. »

« Il faut sortir de la logique : j’ai raison, donc tu as tort ! C’est la pratique des vertus qui nous rend vertueux. » et « Les médecins me plombent quand, sans même m’examiner, ils décrètent que la douleur physique vient du stress. Il faut une sacrée liberté intérieure pour cesser de vouloir transformer l’autre à sa guise, lui dicter ses conduites, façonner ses opinions. »

DSCF4458FTbis. De Matthieu Ricard :

« Quand tu changes ta perception du monde, d’une certaine façon tu changes le monde. Quand un oiseau s’échappe de sa cage, on ne peut pas dire qu’il renonce à sa cage, il s’en libère. Que la cage soit en fer ou en or ne change rien à l’affaire. Le silence extérieur ouvre les portes du silence intérieur. » Et, sur un autre sujet, bien que… : « L’effet placebo, qui donne 15 à 40% de résultats positifs selon les maladies traitées, ne fait que montrer l’influence de l’esprit sur le corps. »

Au total, il y a quatre chroniques de « Littérature sans Frontières » consacrées à cet important ouvrage. Celle-ci est la première.

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Quand la nuit porte conseil (53) : À chaque mois, sa sagesse populaire et sa croyance ancestrale

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« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

 

DSCF4579Outre des éphémérides, conseils pratiques, indications astrologiques et météorologiques, l’ « Almanach des Terres de France », une coproduction des Presses de la Cité et de France Bleu, propose chaque jour une citation. En voici une par mois, reflet de la sagesse populaire et de croyances ancestrales.france bleu

. Les beaux jours de janvier trompent l’homme en février.

. Février n’est jamais si dur ni si méchant qu’il ne nous fasse don de sept jours de printemps.

. En mars autant de gelées, en avril autant de poussées.

. Avril pluvieux fait mai joyeux.

. Mai sans rose rend l’âme morose.

. Qui en juin se porte bien, en juillet ne craindra rien.

. Qui veut son navet le sème en juillet.

. Août mûrit les fruits, septembre les cueille.

. Pluies de septembre, pluies de novembre seront gelées en décembre.

. Le mois d’octobre glacé fait vermine trépasser.

. Quel que soit le temps en novembre, commence le feu dans la chambre.

. Si décembre est sous la neige, la récolte se protège.

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Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

 

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

 

 

 

Ardennes françaises mystérieuses (9/61) : BRIEULLES-SUR-BAR : Sabbats au Bois de la Lune

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3Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

 À l’époque gallo-romaine, la cité de Brieulles-sur-Bar s’appelait « Briodorum » : pont fortifié sur la Bar, qui, à l’époque, devait être navigable. Par cette rivière, les marchandises étaient acheminées jusqu’à la Meuse et Brieulles fut même considérée comme un port fluvial. Puis, le cours d’eau s’est envasé et est devenu inutilisable. Belle église du XVe siècle et cadran solaire. Non loin de Brieulles-sur-Bar, les amateurs de légendes connaissent bien le « Bois de la Lune ».

La musique des démons

 À dire vrai, ce « Bois de la Lune » est une clairière et on y racontait volontiers l’histoire suivante :

« Quand le vent portait assez loin, jusqu’à Verrières, Authe, voire Autruche, on percevait une musique au son de laquelle les démons, les sorciers et les sorcières dansaient en ce lieu intitulé « Bois de la Lune » avant de disparaître à la vue des êtres humains. Cependant, le diable s’y tenait à la disposition de tous ceux qui lui promettaient leur âme en échange de richesses. » Il se disait d’un paysan qui aurait amassé un pactole : « Il revient de la lune », alors que, tout simplement, il avait beaucoup travaillé et effectué quelques économies…

Brieulles-sur-BarFT
Lieu de sabbat à l’orée d’une forêt.

 Le faux orme

 Un arbre, situé à la sortie de Brieulles-sur-Bar, est appelé « Orme de Sully ». Il aurait été planté au temps de Sully (1560-1641), dit-on. Or, il ne s’agirait pas d’un orme mais d’une espèce de tilleul « à feuilles d’orme ». La particularité de cet arbre très ancien, est qu’il est formé de différents gros troncs parallèles poussant en demi-cercle, résultat de rejets multipliant l’arbre autour de la souche.

Parfois, il est quand même sérieusement secoué par des vents orageux ou autres et il vacille quelque peu…

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