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Paludisme : une molécule ancestrale brevetée par des chercheurs français

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© Wikicommons

En plein débat sur la biodiversité, des chercheurs français ont breveté une molécule connue depuis des siècles pour ses vertus contre le paludisme. Un cas de biopiraterie suivi de près par les associations.

La loi sur la biodiversité a été votée en première lecture en janvier au Sénat. Parmi les dispositions de cette loi, un amendement prévoit de limiter le brevetage du vivant. Une bonne nouvelle pour les associations de l’environnement, mais entachée par une autre annonce. Des scientifiques de l’Institut de Recherche pour le Développement, l’IRD, ont déposé un brevet sur une molécule prometteuse pour soigner le paludisme. Problème : cette plante, la Quassia Amara, est utilisée depuis des siècles en Guyane et dans les régions tropicales pour ses vertus médicinales contre le paludisme. Pour les associations, ce brevetage du vivant tombe mal. Elles ont déposé un recours auprès de l’Office Européen des Brevets (OEB).

  • Avec Marion Veber, chargée de mission Droits des peuples à France Libertés, et Justine Richer, chargée de mission Biropiraterie à France Libertés.

La « découverte » de l’IRD n’en est pas vraiment une. Qu’a fait exactement l’Institut de Recherche pour le Développement ?

  • Justine Richer.

« Dans une recherche pour trouver un médicament contre le paludisme, l’IRD, l’Institut de Recherche pour le Développement, est allé en Guyane française. Ils ont questionné les peuples autochtones sur leurs remèdes utilisés contre le paludisme.  A partir de leurs réponses, ils ont pu identifier une plante, la Quassia Amara, comme étant un traitement très efficace contre le paludisme. Mais cette plante et son activité antipaludique sont connues depuis des générations par les peuples autochtones guyanais. Par le brevet, l’IRD ne fait que souligner scientifiquement l’activité antipaludique de la plante. »

Ce brevetage va avoir des conséquences sur les populations locales.

  • Marion Veber.

« C’est un remède traditionnel très rependu en Guyane, utilisé souvent sous forme de tisane. En déposant un brevet, l’IRD s’accapare un savoir traditionnel. Il détiendra, une fois le brevet délivré, un monopole d’exploitation commerciale, alors même que les populations autochtones n’ont pas été reconnues comme à l’origine de la recherche de l’IRD. Si les communautés locales avaient voulu déposer un médicament, elles ne pourront désormais plus le faire. Mais au delà du monopole d’exploitation commerciale, cela pose la question de la culture de la Quassia Amara. Dans le cas où l’IRD aurait un partenariat avec un laboratoire pharmaceutique pour développer le médicament, on pourrait s’attendre à une augmentation de la culture de cette plante. Cela poserait des questions de conservation de la plante, d’équilibre des écosystèmes, et d’inflation des coûts de la plante. »

Le dépôt d’un brevet répond à des critères très précis. Pourquoi France Libertés s’oppose à celui-ci ?

  • Justine Richer.

« Notre opposition contre le brevet déposé à l’Office Européen des Brevets porte sur les critères même de brevetabilité. Normalement, la délivrance d’un brevet dépose sur trois critères : la nouveauté, l’inventivité et l’application industrielle. Or, les deux premiers critères ne sont pas du tout respectés. Les chercheurs de l’IRD ont mobilisé des connaissances traditionnelles ancestrales largement connues et utilisées par les peuples autochtones de Guyane. »

Depuis la mobilisation de France Libertés et les révélations de Mediapart, les réactions sont nombreuses en Guyane, du coté des collectivités et de celui des associations.

  • Marion Veber.

« La collectivité territoriale de Guyane a réagi par un communiqué où elle fait part de sa surprise quant aux pratiques de l’IRD en Guyane. Les parlementaires de Guyane, Mme Chantal Berthelot à l’Assemblée National et Monsieur Antoine Karam au Sénat, ont demandé à l’IRD de renoncer à ce brevet afin que l’IRD témoigne de sa bonne foi, puisqu’il s’agit d’un institut qui travaille pour le développement. Il faut souligner que l’opposition n’a pas pour but de faire cesser les recherches de l’IRD contre le paludisme. Nous soutenons ces recherches. Mais l’idée est de souligner que, dans la forme, l’IRD devrait appliquer des pratiques plus éthiques envers les peuples autochtones. »

© IRD
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L’IRD a réagi à ces révélations. France Libertés les a rencontrés.  Que dit l’IRD et quelles actions vont maintenant être menées ?

  • Justine Richer.

« Il y a eu plusieurs choses évoquées, comme l’idée d’une conférence publique, organisée par France Libertés et l’IRD, pour mettre en débat cette question du lien entre la recherche et les peuples autochtones. Cette conférence pourrait avoir lieu à l’Assemblée ou au Sénat au printemps dans le but de sensibiliser le grand public. Cela poserait la question de l’évolution nécessaire des pratiques de la recherche vers plus de respect envers les communautés locales, dans un souci du respect des principes internationaux. Ces principes sont l’information des peuples autochtones concernant les recherches, l’acquisition, leur consentement et le partage des avantages. Ce sont les trois grands principes à respecter par la recherche et le secteur privé dès lors qu’il y a une interaction avec les peuples autochtones. L’IRD travaille également avec les différentes parties en Guyane, collectivités, parlementaires et peuples autochtones, pour trouver un protocole d’accord afin de sortir de cette crise par le haut et d’avoir des partages d’avantages. »

Pour en savoir plus :

[youtube]https://youtu.be/ltfH6_QgwL4[/youtube]

 

Les voyageurs de l’aube d’Henri Gougaud (Albin Michel)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copie« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 Nathan, un copte très âgé, se dit que l’heure de sa mort est arrivée. Il l’attend dans son ermitage perdu au cœur du désert égyptien. Et puis, soudain, quatre visiteurs arrivent en attendant de poursuivre leur chemin avec une caravane. Il y a Adour, joueur de luth arménien, Hilarion, moine-soldat grec, Zahra, jeune femme, enceinte, qui va rejoindre son époux au Caire, et Madjid dit l’errant.

9782226319326gNathan avait été médecin dans la capitale égyptienne et considéré comme responsable du décès d’un saltimbanque au service d’un ministre de piètre réputation. À vrai dire, le pitre était mort étouffé d’avoir ingurgité, lors d’un banquet, une carpe entière, tête, chair, nageoires et arêtes y comprises.

Condamné à la pendaison, Nathan implora tous les saints et la Vierge de le sauver. La vérité vint d’un témoignage inattendu et il fut innocenté. Afin de tenir sa promesse d’effectuer un pèlerinage s’il devait échapper à la condamnation à mort, il quitta le Caire, se dirigea vers la Mer Rouge et Jérusalem, puis devint ermite dans une maison sacrée, élevée, il y a des décennies sous forme d’un « mirage ».

De ce fabuleux voyage, de son très long séjour au milieu des sables, de la visite des quatre voyageurs, Henri Gougaud en a tissé la trame d’un roman extraordinaire empli de messages d’une immense sagesse, parfois initiatique : « Les voyageurs de l’aube ».

« La vraie grâce en ce bas monde n’est pas de crouler sous les ors, mais bien de n’avoir rien à perdre », dit-il.

Si Nathan décéda la première nuit de cohabitation avec les quatre voyageurs, Madjid prit sa relève pour habiter en ermite la très vieille demeure sacrée…

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Quand la nuit porte conseil (48) : Christian Jacq, « gourou d’une secte » : info ou intox ?

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11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

 

christian jacqQuand, débutant ma carrière d’auteur, j’ai demandé des conseils à Christian Jacq (photo t411in), il m’en a donnés[1]. Brefs, mais percutants. Quand, fin 2015, j’ai « chroniqué » sur l’un de ses ouvrages, il me remercia personnellement. Ce qui est très rare. Et puis, justement, suite à cette chronique dans « Littérature sans Frontières » sur cette même antenne ( https://frequenceterre.com/2015/12/06/le-voyage-initiatique-de-christian-jacq-mdv-editeur/ ), ce fut l’arrivée – parfois anonymement – de propos et de références traitant Christian Jacq de « Gourou d’une Loge maçonnique sectaire »DSC01157

Naguère, j’avais bien lu, par ci par là, quelques propos à ce sujet, mais je n’y avais pas prêté davantage attention, puisque l’on ne s’adressait pas directement à moi, du moins à ma rubrique.

Cependant, j’y reviens parce qu’il n’a jamais été dans mon comportement d’éluder pareille information divulguée et relayée par des médias de renom (voir ci-après). Alors, au rôle de chroniqueur, je substitue momentanément celui de journaliste en donnant la parole, si j’ose dire, aux parties en cause, quand bien même à la rédaction de « Fréquence Terre », l’avis est clair et net : « Cela relève de la vie privée de l’auteur ! »

Ainsi, dans « Lire », « Critiques Libres », « Libération », « Charlie Hebdo », « L’Express », « L’Hebdo », sur le célèbre site maçonnique « Hiram.be », et celui appelé « Sous la Voûte étoilée », entre autres, il est question de « formation d’un groupe maçonnique, que « Maison de Vie » – créée par Christian Jacq, spécifie-t-on -, est une secte aux propos sulfureux du genre « C’est à coups de bâton qu’il faut domestiquer l’humain et non avec de bonnes paroles », que les éditions MdV – Maison de Vie – présentent des auteurs en tant que francs-maçons et qu’ils ne le sont pas… » Il est aussi question de « loge para-maçonnique », de « procédés contraires à l’esprit – véritablement – maçonnique (Fraternité, Tolérance…). »

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Avant d’être édité chez MdV Éditeur sous le titre « Les 33 degrés de la Sagesse ou l’initiation des Francs-Maçons de la pierre franche », l’ouvrage l’avait été en 1986 aux Éditions du Rocher sous le titre « Le voyage initiatique ou les trente-trois degrés de la sagesse »

Alors ? Amalgames ? Stigmatisations ? Rumeurs ? Éléments véridiques ?

Quelles réponses donner à ces interrogations ? Eh bien, une explication m’est venue d’Olivier Doignon, le gérant de « MdV Éditeur », que j’avais interpellé avec ce qui précède. Voici sa réponse : « Puisque vous êtes viscéralement contre les rumeurs malveillantes et que vous avez lu en profondeur les livres que vous critiquez, il ne vous sera pas difficile de vous faire une opinion claire, tant sur Christian Jacq que sur MdV Éditeur et les nombreux auteurs maçonniques de qualité qu’elle a l’honneur de publier. Dans ce milieu, hélas, les coups bas ne manquent pas, mais cela n’empêche pas l’idéal initiatique de survivre, et c’est l’honneur de mon métier d’éditeur de le défendre. »

En définitive, seul le lecteur décide ou non d’attacher un intérêt à pareil débat et pas à moi de lui dicter sa manière d’agir. La lecture et la publication des chroniques consacrées aux ouvrages de « MdV » se poursuivra, donc,  sauf, bien entendu, si les propos « sulfureux et sectaires » dénoncés par d’aucuns devaient m’apparaître de manière concrète.

Ainsi, « Fréquence Terre » restera dans son rôle d’information et un carrefour d’idées et de débats d’où, il va de soi, certains sujets, tels le révisionnisme, le racisme, la pédophilie…, sont exclus.

 

Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

 

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

 

 

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[1] Ainsi que d’autres auteurs au fil des années, je tiens à le souligner.

Ardennes françaises mystérieuses (4/61) : BAR-LÈS-BUZANZY : La Fontaine qui bruit

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Bogny Pierre2012bisFTLes chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ».

Bar-lès-Buzancy est un petit village fleuri très ancien puisque, en octobre 1952, on y découvrit deux squelettes mérovingiens lors du terrassement d’une future maison. À côté de ces squelettes, on trouva aussi des armes et des vases.

Situé au sud de l’Argonne Ardennaise, ce village d’une centaine d’âmes doit son nom à la source de la Bar toute proche. Cette rivière est un affluent de la Meuse et est longue d’une soixantaine de kilomètres.

La Vallée de la Bar comporte également le Canal des Ardennes (44 écluses et un tunnel) qui relie l’Aisne à la Meuse et fut construit sur l’ordre de Louis-Philippe, roi des Français de 1830 à 1848.

Dans le « Guide de la France Mystérieuse », il était question de « La pierre qui se déplace une fois par an ».

Et, de préciser : « À la « Fontaine qui bruit » jaillit la source de l’Agron. Pendant la nuit de la fête du pays, le dimanche après la Saint-Maurice, la grosse pierre voisine de la fontaine en fait sept fois le tour. »

Sept est un nombre dit sacré (7 jours de la semaine, 7 planètes, 7 pétales de la rose…), symbole de vie éternelle chez les Égyptiens, il est également celui d’un cycle accompli et le début d’un autre (7 ans est l’âge de raison, dit-on).

Pour en revenir à la « Fontaine qui bruit », il existe une autre version concernant cette « Pierre qui tourne » : « Cette énorme pierre faisait sept tours sur elle-même. »

Amoureuse du dieu des vents

 Quoi qu’il en soit, la bourgade comporte une église du XVIe siècle en forme ogivale avec certaines parties de style Renaissance.

Dans les environs, la flore sauvage est variée.

On y trouve :

– la pulsatille : plante qui s’épanouit souvent au début du printemps. On lui donne le nom de « Fleur de Pâques » dans différentes régions.

– l’Orchis Bouffon : orchidée

– la vipérine : cette plante attire de manière exceptionnelle les abeilles, les papillons…

– l’anémone : symbole de l’abandon au Moyen Âge, Anémone était considérée comme une nymphe chez les Anciens Grecs.

Très belles divinités de la nature, les nymphes peuplaient les forêts, les bois, les sources, les rivières, les grottes… et étaient follement amoureuses des dieux. Quel est le rapport avec la fleur ?

Anémone était tombée amoureuse de Zéphyr, le dieu des vents, mais la femme de celui-ci se vengea et transforma la nymphe en fleur.

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Aquarelle d’un paysage forestier.

 

EL NINO, les océans et nous : Tout savoir , enfin !

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EL NINO, phénomène climatique dont on parle dans tous les medias, sans vraiment en comprendre l’orgine, les enjeux, les conséquences. Christophe MAES de l’IRD nous affranchit sur cette thématique qui a des conséquences inédites sur la planète !

 

Théorie du voyage de Michel Onfray (Livre de Poche)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copie« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff sur « Fréquence Terre-RFI »

Pour ne pas mourir idiot, j’ai lu un ouvrage de Michel Onfray, ce philosophe qui défraie tant la chronique sur des sujets sociétaux particulièrement sensibles. Alors, j’ai choisi un livre qui date d’une décennie, donc loin de toute polémique (en principe !), « Théorie du voyage poétique de la géographie » (Livre de Poche).

Je cite tout d’abord une comparaison qu’il développe : « Les marcheurs, les chemineaux (c’est-à-dire les vagabonds qui parcourent les chemins), les gyrovagues (qui sont des moines itinérants et solitaires »), les paissants (à savoir, je suppose, ceux qui font paître des animaux), les coureurs, les voyageurs, les déambulateurs, les flâneurs, les promeneurs, les arpenteurs, déjà, encore et toujours, opposés aux enracinés, aux immobiles, aux pétrifiés, aux statufiés. L’eau des ruisseaux courante et insaisissable, vivante, contre la minéralité des pierres mortes. »

9782253084419-TEt, ce constat, que je résume avec quelques-unes de ses idées : « Le voyageur déplaît au Dieu des chrétiens, il indispose tout autant les princes, les rois, les gens de pouvoir désireux de réaliser la communauté dont s’échappent toujours les errants impénitents, asociaux et inaccessibles aux groupes enracinés. »

Michel Onfray clame aussi, et je le résume encore : « Toutes les idéologies dominantes exercent leur contrôle, leur domination, voire leur violence sur le nomade. (…) Le capitalisme d’aujourd’hui condamne pareillement à l’errance, à l’absence de domicile ou au chômage les individus qu’il rejette et maudit. Leur crime ? Être inadmissibles au marché, la patrie des argentiers. Leur châtiment ? L’avilissement des corps et l’impossibilité d’un havre, d’un repos. Cela empêche-t-il de voyager, donc de goûter au mouvement, d’avoir la passion pour changement, la rage de l’indépendance, le culte de la liberté ? L’art de voyager, c’est surtout le concept d’ouverture vers le monde, découvrir ou redécouvrir, sentir des couleurs, goûter des parfums, toucher des sons, entendre des températures, voir des bruits… »

On aura compris tout l’art d’un savoureux mélange des sens dans ces derniers mots, et je ne résiste pas à livrer cette observation qui paraît avoir été écrite hier, alors que l’ouvrage date d’une dizaine d’années : « Et, l’histoire n’est pas morte, elle vivra autant que les hommes et aussi longtemps qu’un seul individu se refusera à la domination universelle d’une nation à la monnaie puissante ou à l’État planétaire. »

Enfin, il me plaît de conclure la présente chronique par une citation, que je partage au propre comme au figuré : « Tout voyage est initiatique, comme toute initiation ne cesse d’être un voyage ! »

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Quand la nuit porte conseil (47) : « Bain de forêt » et désintoxication

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11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Par la grâce d’une kiné-joggeuse, je viens de découvrir le concept « Bain de forêt » en vogue au Japon. S’il ne fallait pas me convaincre des bienfaits de l’activité physique, surtout le jogging et la marche sportive dans la nature, donc rien de neuf sous le soleil, me direz-vous, eh bien, j’ai appris que cela était officiellement reconnu, non seulement par la médecine, mais par les autorités gouvernementales nippones !

DSCF3212bisAinsi, depuis 1982, ces dernières ont déclaré que le « Shinrin-Yoku », littéralement « Bain de forêt », était un moyen, à la fois, de se ressourcer, de se régénérer, d’améliorer sa santé physique et psychologique et que cette pratique est donc considérée comme une « thérapie » à part entière qui, on le comprend mieux, fait de plus en plus d’adeptes de par le monde. Sous le nom de « Sylvothérapie »[1], le terme latin « silva » signifie un endroit arboré, cette activité se développe de manière fulgurante tant ses bienfaits sont nombreux pour l’organisme et corroborés par les plus hautes instances scientifiques.

Bohan38chateletbisÀ savoir, que, même la marche lente de deux à quatre kilomètres dans un bois, une forêt ou un parc, stimule les fonctions immunitaires, diminue la pression artérielle, produit des hormones qui combattent le stress et l’anxiété. De plus, les odeurs – comparables à des huiles essentielles – de ces endroits, les rayons solaires filtrant à travers les branchages, le bruit du vent, le chant des oiseaux…, apportent un bien-être supplémentaire, dont celui d’améliorer la qualité du sommeil.

Aux États-Unis, cette thérapie est même pratiquée en groupes afin de se « déconnecter » des portables et autres ordinateurs. Il s’agit de la « Digital Detox » ! Et puis, il y a un autre aspect qui n’est pas pour déplaire à toute l’équipe de « Fréquence Terre » : se « baigner » de manière régulière dans la Nature, c’est comprendre la nécessité de la protéger !

Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan. http://www.editionsjourdan.com/index.php

[1] http://www.sylvotherapie.net/

 

« Ardennes françaises mystérieuses » (3/61) : ATTIGNY : Dans les pas de « grands » d’Europe

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Bogny Pierre2012bisFTLes chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

« Que de lieux jadis célèbres sont tombés aujourd’hui dans l’obscurité ! Attigny, autrefois résidence royale, connu par des ordonnances, par des conciles, et par différents monuments d’histoire, n’est presque plus qu’un modeste village qui n’a conservé de son ancienne splendeur que le titre de chef-lieu de canton », lisait-on dans le cinquantième (!) tome du « journal ecclésiastique, politique et littéraire », « L’Ami de la Religion et du Roi », publié en 1827 et imprimé chez Adrien Le Clere, « imprimeur du Pape et de l’Archevêché de Paris ».

Il est vrai que cette commune, Porte sud des Crêtes Préardennaises, traversée par l’Aisne et le Canal des Ardennes, peuplée de quelque 1 200 âmes, a un passé plus qu’étonnant, sans parler des malheurs inhérents aux deux guerres mondiales !

. En 638, Attigny fut acquis par Clovis II, roi de Neustrie et de Bourgogne, en échange de terres de Fleury-sur-Loire.

Saint Méen (VIe siècle) y aurait prêché. Voici ce que j’en disais dans un précédent écrit :

« Saint Méen est né en 520 au Pays de Galles. Disciple de saint Samson (l’un des sept fondateurs de la Bretagne), il accompagna ce dernier dans sa mission évangélique. Son tombeau à Saint-Méen-le-Grand (Bretagne), là où il planta un bâton et y fit jaillir de l’eau, fait l’objet d’un pèlerinage important. On y vient faire soigner la gale, d’ailleurs autrement appelée « mal de saint Méen ».

Mais, saint Méen fait l’objet de dévotion dans d’autres contrées : Périgord, Aveyron, Jura, Namurois, dans la forêt couvinoise, là où coule une petite source que l’on dit miraculeuse :

– En buvant chaque jour un peu de cette eau lustrale, vous serez guéri des maladies de la peau ou vous les éviterez. »

 

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Fontaine à l’eau lustrale dédiée à saint Méen.

 

. En 647, Clovis II construisit un palais à Attigny.

. En 750, Pépin le Bref y tint une cour plénière.

. En 765 : assemblée générale de la nation, véritable concile où assistèrent vingt-sept évêques et dix-sept abbés.

. En 769, le roi Carloman s’établit à Attigny.

. En 771, Charlemagne y passa les fêtes de Noël et, en 772, celles de Pâques.

La Pénitence publique

. En 822, Louis le Pieux (ou le Débonnaire) y présida un concile ou assemblée générale des Francs. Il s’y soumit à la « Pénitence publique ».

De quoi s’agissait-il ?

Louis le Pieux était scrupuleux et… pieux ! Il ne supportait pas le désordre et avait pour principe de fournir de « bons » évêques à l’Église. Néanmoins, il appréciait faire la guerre et inféoda les Danois, les Bretons, les Basques…

Dominé par sa femme, Judith de Bavière (dynastie des Welfs), il était influençable et indécis.

À l’instar de Charlemagne, il divisa son empire entre ses enfants.

Le neveu de Louis le Pieux, Bernard, roi d’Italie, avait été maintenu dans son royaume sous certaines conditions de vassalité. Il ne l’accepta pas et prit les armes. Face à des troupes plus puissantes que les siennes, ce fut la débandade et il fut condamné à mort. Louis le Pieux le gracia, mais au lieu d’être exécuté, Bernard eut les yeux crevés ! Il se débattit tant – on peut le comprendre, quand même ! – qu’il aggrava ses blessures et il en mourut quelques jours plus tard. Louis le Pieux se dit désolé de cette issue et il décida de donner les seigneuries aux fils de Bernard, puis il fit pénitence publique à Attigny.

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Concile à Attigny.

Cette attitude était courante à l’époque mais, comme le relate la chronique, « ce n’était pas une bonne démarche pour un empereur ! »

. En 834, autre concile (mais sans certitude historique).

Tour à tour, Charles le Chauve (823-877), petit-fils de Charlemagne, Charles le Gros (839-888), fils de Louis le Germanique, et Charles le Simple (879-929), fils de Louis le Bègue, se rendirent à Attigny.

En 916, Charles le Simple y aurait fait transporter les reliques de sainte Walburge.

Ensuite, « pendant les guerres des protestants, Attigny souffrit beaucoup par l’invasion et le séjour des troupes allemandes ; l’église fut profanée, le château détruit et les habitants s’enfuirent… »

L’hôpital fut supprimé et réuni à celui de Rethel en 1696…

Le Dôme de Charlemagne

 Peut-être, aimerez-vous fouler ce sol hautement historique et mettre vos pas dans ceux qui furent des « grands » d’Europe ! Outre l’église Notre-Dame avec sa tour en partie romane, cette halte fluviale et ses sentiers pédestres balisés, certains empruntés par Rimbaud, paraît-il, il y a le « Dôme de Charlemagne », ou « Palais de Charlemagne », élevé au XVIe siècle sur les substructions (soubassements) du Palatium.

On y lit deux plaques commémoratives :

. Sur la première :

647 : Palais royal bâti par Clovis II

727 : Mort de Chilpéric II

760 : Cour plénière

765-822 : Assemblée générale des Francs

786 : Baptême de Witickind et d’Albion

. Sur la deuxième :

834, 865, 870 : Conciles

854, 858, 860, 869 : Colloques de rois

870 : Partage des États de Lothaire

907 : Charles III épouse Frédérune

À la « belle saison » (de juin à septembre), on compte également sur l’autorail « Picasso » pour découvrir la magnifique région de Vouziers.

Photo concile : Wikipédia.

Repenser la ville de demain, dès aujourd’hui ! (rediffusion)

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© M Ta Terre

Comment vivrons-nous dans 50 ans ? A quoi ressemblera notre environnement ? Comment seront organisées nos villes ?

Ces questions autour de notre avenir immédiat n’ont jamais été aussi cruciales. L’explosion démographique que la planète a connue depuis plus de 50 ans a modifié durablement nos modes de vie et le visage de nos cités.

Nous pourrions être près de 9 milliards d’individus sur terre en 2050. Les mégapoles se multiplient à travers le monde. Avec ces 12 millions d’habitants, Paris fait figure de petit poucet comparée à New York et ses 22 millions d’habitants, Mexico, 23 millions ou Tokyo avec 35 millions d’habitants.

Et en 2050, plus du 1/3 de la population mondiale sera citadine. Ce qui n’ira pas sans poser de sérieux problèmes si nos modes de vie ne change pas radicalement.

Il y a quelques mois, le site « M ta terre » publiait un dossier sur la question en imaginant ce que pourrait, ou devrait être la ville de demain.

De manière didactique, le site, qui s’adresse volontairement aux enfants et aux ados, décrypte les enjeux  d’un développement maitrisé de nos villes et envisage les solutions pour faire face aux problèmes que pose cette explosion urbaine.Eau potable, transports, logements, gestion des déchets, pollution, accès aux soins et à l’éducation, autant de critères à intégrer pour permettre à tous de vivre dignement, et à la planète de respirer.

Les urbanistes repensent ainsi les villes de manières plus écologiques, plus respectueuses de l’environnement et de ses habitants. Cela passe par une maitrise de l’étalement urbain qui est la règle depuis des décennies. En rognant sur les espaces agricoles, les villes se sont étendues et avec elles, tous les services et réseaux nécessaires : eau, gaz, électricité, transports, ou approvisionnement en denrées.

Les espaces urbains ne doivent plus être pensés comme des rajouts d’éléments posés les uns après les autres, sans cohérence, mais étudiés comme un système global où les logements, les transports, les magasins, les services et les lieux de travail sont imbriqués pour limiter les déplacements, rationaliser les ressources, et favoriser les liens sociaux.

Ce sont tous ces éco quartiers qui fleurissent un peu partout et qui tentent de répondre à cet impératif écologique et social.

Le dossier de « M ta terre » explore aussi les questions d’énergie et de transports, en mettant l’accent sur le développement des pistes cyclables, les transports en commun, et l’auto partage. Les déplacements quotidiens devront se limiter en rapprochant, quand c’est possible, le travail du lieu d’habitation ou en développant le télétravail quand cela s’y prête.

Coté alimentation, artisanat ou services, l’idée d’un retour aux producteurs et commerçants de proximité est l’un des  impératifs économiques et environnementaux.

La place de la nature en ville est aussi primordiale, tout comme l’est l’implication du citoyen dans le développement de ces cités durables.

© M Ta Terre
© M Ta Terre

Pour compléter et accompagner ce dossier, une BD est à découvrir en ligne. Autour de la question des déplacements en 2050, elle suggère 3 scénarios possibles pour le transport des hommes et des marchandises. Car dans l’optique de réduire de 3% par an nos émissions de CO2, comme s’y est engagée la France, c’est sur les transports que le plus gros effort doit être porté… 35% des émissions de CO2 sont dues à ces transports.

Pour aller plus loin :

  • A quoi ressemblera la ville de demain ?
  • Comment bougerons-nous dans le futur

Les enfants de Toumaï de Thomas Dietrich (Albin Michel)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copie« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 Depuis toute petite, Sakineh, musulmane tchadienne, a appris à dissimuler ses émotions. Ne jamais rien montrer. Jamais ! Elle attend que son père et tous les hommes de sa famille lui annoncent qui sera son époux. Et puis, un terrible orage s’abat et Sakineh voit son père foudroyé. Elle souhaite sa mort. Il meurt. Elle se sent libre et accompagne sa sœur au Caire, où elle doit accoucher, et elle lui sert de bonniche.

Dans le roman « Les enfants de Toumaï » de Thomas Dietrich, voici, aussi, Emmanuel, dont l’idéal révolutionnaire irrite son entourage. Il est considéré avec mépris, même à l’université. Il a créé le Parti maoïste tchadien, qui ne compte qu’un adhérent n’ayant même pas payé sa cotisation. Emmanuel a troqué la foi chrétienne familiale pour le « Petit Livre rouge » de Mao. Il doit fuir sa ville, son pays et, après maintes péripéties, il se retrouve également au Caire.

9782226322753mSakineh et Emmanuel se rencontrent : « Elle, musulmane, lui, chrétien, et pourtant, ils s’aimaient comme deux enfants. »

Ils se retrouvent à Paris, là où Sakineh est violentée, puis sauvée par Emmanuel. Ils reviennent au Caire et attendent un enfant. Leur enfant. « Celui qui poussera son premier cri, leur cri à eux trois, le cri de ceux qui ont tant lutté pour naître et renaître. »

Retour forcé au Tchad et ce roman exceptionnel se termine par ce constat : « Une dictature a tous les droits sur les vivants : de les opprimer, de les voler, de les tuer…, mais elle n’en a aucun sur les trépassés. »

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