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Un parrain de cendre de Jean Anglade (Pocket)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copieLittérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.Part-Editions

Et revoici Jean Anglade dans la présente rubrique avec, cette fois-ci, « Un parrain de cendre » et une nouvelle fantastique histoire de terroir. Outre ce genre littéraire, ce que j’apprécie chez cet auteur ce sont les descriptions des gens et des lieux.

Prenons les bergers : « Ces meneurs de troupeaux ont réputation de sagesse. Ils savent lire l’heure au soleil et aux étoiles ; devinent le temps à venir ; comprennent les frémissements de la terre et les confidences des vents ; possèdent des remèdes qui guérissent les animaux et les hommes ; sont quelquefois sourciers. »

514lzx-pqzL__SX303_BO1,204,203,200_Et, pour décrire de « vrais » jumeaux, cette savoureuse image : « si pareils de la tête aux pieds que chacun, regardant l’autre, avait l’impression de se voir dans une glace. »

Et puis, là-bas, du côté de Meymac, village de vinatiers sur la Vézère, avec son église Saint-André, sa Vierge noire à sabots, son hospice, tout ça à l’ombre du Mont Bessou, du côté, aussi, de Treignac, Lacelle ou Saint-Hilaire-les Courbes, des fermes de la Manigne ou de la Brunerie, « qui n’a pas vu les porcelets alignés et pendus aux tétins de leur mère, couchée sur le flanc, toute grognonnante de bonheur, n’a rien vu ! »

Alors, voici Clément et Thérèse, un couple de fermiers, parents de douze enfants dont, Gastounette, dite « Tounette » qui, devenue gardienne d’une quarantaine de bêtes, leur apprenait additions et conjugaisons !

En d’autres mots, l’histoire d’un étrange destin !

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Ardennes françaises mystérieuses (7/61) : BOGNY-SUR-MEUSE : Terre de liberté

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Bogny Pierre2012bisFTLes chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ».

Surplombant la ville de Bogny-sur-Meuse, le site des Quatre Fils Aymon et son imposant monument les représentant avec leur fidèle cheval Bayard, est l’une des principales attractions des Ardennes. Quelques panneaux didactiques nous apprennent que nous sommes dans le giron du Château-Regnault, « emplacement exact où fut érigé le premier château de pierre et de bois au XIIe siècle, autour duquel va se constituer un fief important, future principauté souveraine au XVIe siècle, située entre le Royaume de France et l’Empire Germanique ».

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Bogny1FTLes Quatre Fils Aymon et le cheval Bayard statufiés en bord de Meuse.

 

Poursuivons la lecture :

« Ici, selon la légende, c’est le refuge choisi par Renaud pour échapper à la colère de Charlemagne. C’est la résistance des « petits » contre l’arbitraire des « puissants ». Les Ardennes sauvages, personnifiées par la déesse Dea Arduinna montée sur son sanglier, protectrice de la forêt, devient avec le cheval Bayard portant les 4 Fils Aymon, un symbole de terre de liberté et de résistance à l’injustice. »

Au pied de la statue, on trouve le puits de l’ancien château et, au fil d’explications, on revit cette fabuleuse légende.

Ladite légende serait issue de chansons moyenâgeuses, ici, on évoque aussi la plume d’un moine de l’abbaye de Laval-Dieu (voir Monthermé), alors qu’une autre piste mène certains médiévistes à un moine de l’abbaye de Stavelot (Ardennes liégeoises). Du sommet de ce site spectaculaire, on distingue, sur l’autre rive de la Meuse, la Roche de l’Hermitage. C’est l’endroit où Maugis, l’enchanteur et cousin des fils Aymon qui aida ceux-ci, décida de terminer son existence sur terre dans la solitude la plus complète.

Somptueux panorama admiré depuis le site des Quatre Fils Aymon, cher à Maugis l’enchanteur.

 

Une traversée militante et solidaire (rediffusion)

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© Emmaüs France

Le 11 aout dernier, deux responsables d’Emmaüs France ont relevé le défi de traverser le détroit de Gibraltar, l’un à la nage, l’autre en kayak, pour mettre en lumière l’article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : la liberté de circulation.

Alors que le drame des réfugiés est au cœur de l’actualité, cette traversée militante, soutenue par la Fondation France Libertés, Emmaüs France et l’OCU, l’Organisation pour une Citoyenneté Universelle, et parrainée par le navigateur Titouan Lamazou, entendait mettre en lumière ceux qui n’ont d’autre solution que l’exil pour sauver leur vie.

  • Esa Olaizola est chargée de mission « droits des populations autochtones » à la Fondation France Libertés.

« Maria Guerra et Alain Gomez sont deux responsables de la communauté Emmaüs de St Etienne qui ont eu cette idée de traverser le détroit de Gibraltar à la nage. Ce ne sont pas des sportifs professionnels, mais ils se sont entrainés depuis 2 ans pour réussir cette traversée extrêmement dangereuse. Ils sont partis de Tarifa en Espagne, pour arriver à Tanger au Maroc. Maria en kayak et Alain à la nage. Une traversée de 18km en 5h. » 

Emmaüs France

C’était une traversée sportive, mais pas seulement. Ce défi souhaitait avant tout dénoncer la situation des réfugiés et les discours des responsables européens.

« Maria et Alain travaillent avec beaucoup de migrants dans leur communauté de St Etienne, et notamment des Roms. Ils donc ont souhaité faire cette traversée comme message de soutien à tous ces migrants qui prennent des routes extrêmement dangereuses pour se rendre en Europe. Mais c’était surtout un acte de dénonciation de cette fermeture des frontières qui provoquent des morts et des drames. La traversée du détroit de Gibraltar est la troisième route la plus meurtrière en Europe.

Ils souhaitaient aussi dénoncer cette absurdité des politiques migratoires européennes qui se basent sur du non-sens. Certains vont dire qu’il faut fermer les frontières pour des raisons de sécurité. Mais de quelle sécurité parle-t-on ? La sécurité de qui ? De quoi ? Ces migrants, qui essaient de rentrer, en Europe fuient des situations terribles, des situations de pauvreté ou de guerre. La seule question de sécurité qu’il faut se poser c’est leur sécurité.

D’autres personnes vont affirmer qu’il faut fermer les frontières pour des raisons économiques. Mais de nombreux rapports prouvent que les apports des migrants en termes économiques sont très importants pour nos sociétés. Cette traversée dénonçait donc aussi l’inhumanité des ces arguments et leur non-sens. Maria et Alain ont aussi voulu alerter l’opinion sur la différence de traitement entre occidentaux et non-occidentaux, puisqu’ils n’ont eu aucun problème pour passer la frontière. »

© Emmaüs France
© Emmaüs France

Cette traversée s’est déroulée sous le drapeau de l’article 13 de la déclaration universelle des droits de l’homme.

« Cet article 13 dit que toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat, et que toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. Et le fait que ce droit de circuler dans le monde soit inscrit dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme signifie que le droit de circuler est reconnu comme un droit fondamental. C’est un droit intouchable, qui ne dépend pas des circonstances. Il n’y a pas de bons ou de mauvais migrants comme on voudrait nous le faire croire. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises raisons pour migrer. L’être humain, juste parce qu’il est humain, a le droit de circuler dans le monde. Pour l’OCU cet article 13 est fondamental et représente tout notre travail, puisque nous nous battons pour la liberté de circulation dans le monde et pour la liberté d’installation et donc la promotion de cette idée de citoyenneté universelle. »

A l’issue de leur traversée, Maria Guerra et Alain Gomez ont reçu le Passeport de citoyenneté universelle.

« Ce passeport est délivré par l’OCU (l’Organisation pour une Citoyenneté Universelle), une organisation créée par France Libertés, Emmaüs International et le Mouvement Utopia. C’est un outil symbolique et politique qui est remis à des personnalités ou à des migrants qui se battent pour la liberté de circulation et la liberté d’installation dans le monde. L’idée est que ce document soit un document de voyage qui serait reconnu par les Etats et permettrait à toute personne de circuler dans le monde. »

© Emmaüs France
© Emmaüs France

Cette traversée militante est à revivre sur le blog qui relate le périple de Maria Guerra et Alain Gomez. Un blog qui met également à disposition une pétition pour dire non aux politiques migratoire meurtrières et pour demander l’application de l’article 13.

Pour aller plus loin :

[youtube]http://youtu.be/bAY-ZkL4X3E[/youtube]

 

 

La Fosse aux Louves de Bertrand Carette (Les Presses de la Cité)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copie« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.Part-Editions

La très belle Virginie, une femme appétissante (sic) et intelligente est « cash », comme l’écrit Bertrand Carette dans « La Fosse aux Louves », un roman paru dans « Terres de France », l’emblématique collection des « Presses de la Cité ».

Elle st un danger de séduction, toujours selon l’auteur, malgré sa froideur apparente à tenir à distance tout homme qui se risque à la convoiter. On ne lui connaît pas d’homme dans la Brenne où elle est propriétaire d’un ancien domaine : « La Fosse aux Louves ». Pourtant, à deux reprises, on l’a vue enceinte et, à présent, elle est la mère de deux ravissantes petites blondes.

9782258118966La vie de Virginie est rythmée par des chevaux de concours qu’elle élève, des chiens, le domaine, sa mère, Hélène, et ses deux filles. Il y a, aussi, Alexandre, son fidèle ami célibataire, exploitant forestier, toujours prêt à l’aider et la conseiller. Il est follement amoureux d’elle et ne lui en parle pas de peur d’être rabroué et de perdre son amitié. Pourtant, ils se côtoient régulièrement…

Il y a, également, Élise, une amie qui lui voue une grande admiration, au contraire d’un oncle sordide, pervers et crapuleux qui tente de l’abattre par tous les moyens afin de s’approprier une grande partie de ses biens.

Alors ? Toute la richesse d’un ouvrage de ce genre, où le terroir se confond avec une saga, réside dans le fait d’amener à une sorte de suspense concernant le destin de tous ces personnages. Parfois, le trouble se conjugue avec l’humour, la tendresse avec une certaine violence, la vérité avec les rumeurs, le dégoût face à des scènes de chasse et l’interrogation quant il s’agit d’affairisme et de copinage maçonniques.

En d’autres termes, un roman qui secoue en abordant ces concepts universels que sont l’amour et la haine.

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Quand la nuit porte conseil (50) : Bruxelles-convivialité vs Bruxelles-la-crasse et la pagaille !

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11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Bruxelles, capitale de l’Europe, siège de l’Otan et de multinationales, 1,2 million d’habitants, accueille aussi des dizaines de milliers de résidents français, des fonctionnaires internationaux et des touristes.

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Bruxelles-la-crasse relève d’une triste réalité.

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Bruxelles, outre les événements liés aux attentats de Paris, est considérée comme une capitale parmi les plus sales, insécurisées, polluées (la qualité de l’air y est catastrophique), encombrées et embouteillées quasi en permanence du Vieux Continent. On l’a dénonce comme étant très mal gérée malgré sa kyrielle de ministres (5), secrétaires d’État (3), députés (89), maires (19), des centaines d’échevins et conseillers communaux, avec le constat supplémentaire de ces derniers jours : des dépenses somptuaires pour l’érection d’un nouveau stade de football, alors qu’il faut fermer des tunnels par manque d’entretien, qu’il pleut dans de prestigieux musées, que le piétonnier du centre ressemble parfois à des chancres, que le trafic aérien, au-delà du danger que représente un crash – certains ont été évités de justesse – est d’une intensité telle, que le bruit des avions est le fond sonore habituel des Bruxellois, sans parler d’un scandale lié à la suspension pour plusieurs années des travaux d’un RER, travaux imaginés en 1990, que des chamailleries communautaires et autres sabotent littéralement, de la mauvaise qualité commerciale dans divers quartiers, etc. etc.

Et, comme le clama Pascal Smet, le ministre bruxellois des travaux publics et de la mobilité, que « Fréquence Terre-RFI » a été écouter lors d’une réunion d’information : « La Région bruxelloise n’a pas toujours très bonne réputation ! ». C’est une lapalissade !

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Le ministre Pascal Smet face aux citoyens.

Une embellie

 Néanmoins, dans ce tableau assez sombre, il y a parfois des embellies et il faut pouvoir, aussi, les souligner et les mettre en évidence.

En effet, le même ministre déclara, tendez bien l’oreille : « Voici un projet où il est question de qualité de vie !  »

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L’autoroute urbaine des deux Woluwe (Saint-Pierre et Saint-Lambert) deviendra bientôt une artère plus conviviale.

Qu’en est-il ?

 

– Il s’agit de transformer une « autoroute urbaine » en un « boulevard urbain » avec beaucoup plus de verdure et de convivialité. Ce sera une valorisation de l’espace public et une amélioration de la qualité de la vie. Il y aura, aussi, une ligne de tram prolongée dans l’esprit d’une mobilité durable.

Et, le ministre d’ajouter :

– On dit qu’une ville est bien développée quand les riches peuvent prendre le tram !

L’immense salle qui accueillait des centaines de personnes, ce qui est la preuve d’un engagement citoyen de bon aloi, fut secouée par un rire général.

DSC01487Ajoutons, qu’il y aura aussi une piste cyclable, l’aménagement de larges trottoirs, la création d’une noue ou fossé pour récolter les eaux de pluie, des dizaines d’arbres supplémentaires, et, forcément, une réduction des bandes de circulation automobile. De plus, un médiateur sera présent sur ce chantier de deux années, il sera aussi question d’un comité d’accompagnement incluant les riverains et les commerçants, bien sûr, mais encore les comités de quartiers et les autorités communales, de réunions d’information tous les trois à quatre mois…

Il va s’en dire que cette réalisation relève d’une approche écologique et citoyenne qui peut être montrée en exemple. Il reste, bien sûr, à la concrétiser sur le terrain…

DSC01485ftÀ ce propos, le ministre conclut :

– Les hommes politiques doivent faire ce qu’ils proposent !

 

 

 

En dernière minute : « La Belgique est le pays européen le plus pollué au niveau de l’air » (« Le Soir » du  22 février 2016) :http://www.lesoir.be/1128745/article/actualite/fil-info/fil-info-belgique/2016-02-22/belgique-est-pire-pays-europeen-en-termes-qualite-l-air

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Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

 

 

 

Ardennes françaises mystérieuses (6/61) : BLAGNY : Une création diabolique

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Bogny Pierre2012bisFTLes chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ».

Blagny, village d’environ 1 200 âmes, fait partie de la communauté de communes des Trois Cantons et est situé au pied d’une colline de quelque 300 m d’altitude, appelée « Mont Tilleul ». Deux parties forment l’entité : le village ancien et les cités de l’usine des Hauts Fourneaux de la Chiers (début du XXe siècle). D’origine gallo-romaine, on y retrouva des sarcophages mérovingiens, alors que l’église est consacrée à saint Rémy (porche daté de 1700) et qu’elle accueille une Vierge à l’Enfant du style « Notre-Dame d’Orval ».

 

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Notre-Dame d’Orval de l’abbaye cistercienne belge.

 

Deux imposants marronniers avaient été plantés en 1598 devant l’édifice sacré pour commémorer la Paix de Vervins, et ils ont sans doute été replantés au XVIIIe siècle.

Pourquoi évoquer ces arbres érigés en ce lieu ?

Parce que la tradition dit que le marronnier est une création du Diable et que c’est une minable imitation du châtaignier et, dès lors, le fait qu’ils aient été placés devant l’église peut paraître étrange.

Il est vrai que, justement, au Moyen Âge, le marron était apprécié par les moines guérisseurs et apothicaires pour ses nombreuses qualités médicinales : contre les refroidissements et la fièvre, l’arthrite, les maux de dents, les rhumatismes, la goutte, les maux de reins, les vertiges et coliques, les hémorroïdes… D’une manière, disons, plus ésotérique, placer des marrons sous l’oreiller empêche les fantômes de vous tirer par les pieds !

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Primevère : le salon de l’écologie et des alternatives a 30 ans !

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© Salon Primevère

Les 26, 27 et 28 février se tient le 30ème salon Primevère, le salon-rencontres de l’alter-écologie, au parc des expositions Eurexpo, près de Lyon.

Primevère a 30 ans. 30 ans d’écologie, d’alternatives, de débats de société… Un salon de rencontres né en 1986, à Lyon. Quelques militants font alors le pari de rassembler en un même lieu des artisans, des producteurs, des militants politiques ou associatifs, tous désireux de promouvoir un autre modèle de société.

  • Avec Alain Dorieux, le président de Primevère.

« La première édition, c’était une fête des écologistes pour préparer les élections régionales. Devant le succès, ils se sont dit qu’ils allaient reconduire cela l’année suivante. Petit à petit, le salon a pris son envol, il a grossi. Il est devenu autonome. »

30 ans après, l’association Primevère c’est 500 bénévoles qui font vivre le salon. Primevère draine un public toujours plus nombreux et plus large et s’affiche comme Le salon-rencontre de l’alter-écologie.

« Les militants et les visiteurs du début sont toujours là. Par contre, on essaie de faire venir des gens qui n’ont pas trop entendu parler de l’écologie ou qui ne savent pas ce que cela veut vraiment dire. C’est l’un de nos succès. Les anciens militants sont là et discutent. Primevère, c’est un salon de l’écologie, mais aussi des rencontres. Rencontres avec les exposants, les conférenciers, les artisans… Mais aussi rencontre avec le public. Il y a des espaces repos, restaurant, enfants, animations…des espaces où les gens peuvent discuter, où les gens communiquent beaucoup. »

Au fil des rencontres et des débats, la prise de conscience du citoyen est aujourd’hui bien réelle. Chacun se doit d’agir à son niveau. Pourtant, il faut toujours et encore convaincre.

« Il faut toujours répéter, mais on voit bien que les idées avancent. Les gens prennent conscience. Ils ont de plus en plus d’informations. Les politiques sont les moins bien informés et les moins prêts à bouger. Nous, on est les militants de base. Les gens ont envie de bouger. Ils prennent des initiatives. Ils n’attendent plus que les politiques leur montre le chemin. C’est à Primevère que l’on peut les rencontrer pour voir ce qui se passe vraiment dans la société, et pas seulement à la télé. »

L’actualité fait régulièrement échos à l’écologie… soit pour saluer les prises de conscience, soit pour déplorer les projets qui portent atteinte à la planète… Après une COP 21 qui sera restée plutôt frileuse… la société civile est donc plus que jamais porteuse de projets alternatif… de transition…

« La COP 21 a beaucoup déçu par rapport au battage que l’on a fait autour. Mais quand on voit qui a participé, cela ne pouvait pas être autrement. Quand l’énergie est fournie par EDF, GDF ou AREVA, on ne peut pas avoir des alternatives. Primevère est dans une actualité qui est moins faite de piques, mais qui est faite d’actions et d’initiatives qui se développent, qui sont pérennes. Les 20 exposants qui étaient là à la première édition, ils sont toujours là. Qui peut se vanter de sociétés, d’artisans et de créateurs qui ont 30 ans d’existence ? »

© Salon Primevère
© Salon Primevère

 

Primevère c’est aujourd’hui 5200 exposants, des espaces d’animations, de restauration… C’est également plus de 150 heures de débats… en 3 jours… avec quelques grandes thématiques…

« Il y a des thématiques qui sont en lien avec l’actualité, comme le lobbying pharmaceutique. On a vu les dégâts des expériences de médicaments récemment… Une autre actualité est celle de l’agriculture. Fabrice Nicolino va venir parler de son livre « Lettre à un paysan sur le vaste merdier qu’est devenue l’agriculture ». Et puis il y a des sujets un peu plus précurseurs comme le transhumanisme : toutes les réparations que l’on fait sur l’être humain, nous amène à « espérer » un homme augmenté, vivant beaucoup plus vieux. Un conférencier va venir nous en parler. On pourra débattre de savoir quelles sont les vraies perspectives, quelle est la part de fantasme, quelle est la part de réalité… ? »

Au fil des années, Primevère a démontré que l’écologie et les alternatives ce ne sont plus que les actions de protection de l’environnement. C’est aussi la défense d’un autre modèle de société…

« Primevère, c’est l’écologie dans son ensemble, dans ses idées, dans son débat… ses perspectives. Mais c’est aussi l’écologie dans sa vie quotidienne. Chaque visiteur pourra trouver sur le salon ce qu’il lui faut pour vivre écologiquement chaque instant de sa vie : comment s’habiller, se nourrir, comment éduquer ses enfants dans le respect de la planète, comment construire sa maison, comment se déplacer, en respectant la planète et les autres… »

  • Le 30ème salon-rencontres de l’alter-écologie Primevère, c’est le 26, 27 et 28 février, au parc des expositions Eurexpo de Lyon-Chassieu.

Pour aller plus loin :

[youtube]https://youtu.be/obIvS1sYUIc[/youtube]

 

 

 

Voyage, corde et maîtrise (Éditions MdV et Cépaduès/Éd. de Midi)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copie« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Le grade de Maître » et « La corde rituelle » de Percy John Harvey, deux titres pour un auteur se retrouvant simultanément à MdV Éditeur et aux Éditions Cépaduès et de Midi, c’est dire sa renommée ! Ajouter pour cette rubrique, « Les cinq voyages du Compagnon» de Laurent Bertrand à MdV, et vous aurez fait le plein de symbolisme pour quelques semaines.

 FM1. « Le grade de Maître » : selon l’éditeur, il y aurait quelque vingt mille ouvrages en français et en anglais traitant de la franc-maçonnerie. Un monde mystérieux, mal perçu parfois, mal connu souvent. Alors, dans cet imposant ouvrage de plus de 300 pages, ce sont principalement par des photos et des dessins que ce grade est présenté. Une iconographie sacrée, à ses yeux.

 FM2. « Les cinq voyages du Compagnon » : « Le Compagnon, fils de la Lumière en quête de Vérité » a choisi une certaine voie initiatique qui lui sert à « prendre conscience de sa réalité intérieure, pour mieux la faire vivre. » Pour ce faire, il voyage, aussi, de manière symbolique…

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La corde égyptienne était maniée par le Maître d’Œuvre.

  . « La corde rituelle » : une corde, c’est ce qui sert à attacher. « De tout temps, l’homme a eu besoin de lier, d’attacher, d’assembler. À ces fins, depuis la préhistoire, toutes les civilisations ont confectionné et utilisé des cordes ou des fils. » Mais, une corde sans nœud est à peu près inutile.  En symbolique, elle a même des significations particulièrement précises qu’elle soit nouée, lacée, fait partie d’entrelacs qui s’entrecroisent ou s’enchevêtrent.

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Trois anciens Grands Maîtres : Salomon, Hiram de Tyr et Hiram Abif.

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Quand la nuit porte conseil (49) : Trois petits gestes écologiques

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11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

 

DSCF4579Dans l’almanach « Des terres de France » dont il a déjà été question sur « Fréquence Terre », j’ai relevé quelques bons conseils écologiques. Voici trois gestes au quotidien qui font tellement de bien à la planète :

  1. L’eau de Javel : certes, il s’agit d’un désinfectant efficace, mais il est particulièrement toxique pour l’environnement. De sa fabrication à sa destination finale, il libère du chlore qui, malheureusement, réagit avec les matières organiques du sol, de l’eau et de l’air et forment, de la sorte, des composés nuisibles à la flore et à la faune. L’eau de Javel devrait donc être essentiellement utilisée pour le nettoyage des sanitaires. Alors, privilégiez les produits écologiques, tel le savon noir pour nettoyer les carrelages et détartrez les robinets au vinaigre blanc.
  2. La verveine : récoltée en été et séchée à l’ombre dans un local aéré, elle est appréciée comme boisson chaude en hiver, contre les rhumatismes et fièvres, en gargarisme contre les maux de gorge, en compresse sur des ulcères, des coupures et contusions…, selon ledit almanach.DSCF4576
  3. Le lin : c’est la fibre la plus écologique qui soit avec une culture nécessitant peu d’engrais et de pesticides (cinq fois moins que le coton, par exemple), un respect de l’environnement durant toute sa transformation et, il faut aussi savoir que tous ses produits sont biodégradables.

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Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

 

Sources : « Terres de France – Almanach », Presses de la Cité et France Bleu), « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

 

 

Ardennes françaises mystérieuses (5/61) : BAZEILLES : Héros, fée à l’épée et châtelains

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Bogny Pierre2012bisFTLes chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ».

 

Anciennement, Bazeilles, cette commune de quelque 2 000 habitants faisait partie de la Principauté de Sedan.

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Maison de la Dernière cartouche

Une bataille atroce

Au Moyen Âge, les seigneurs de Sedan étaient des vassaux du roi des Français, mais l’indépendance fut proclamée vers 1560. À ce jour, Bazeilles est internationalement connue car c’est dans cette ville que se déroula une bataille atroce (des milliers de victimes !) entre soldats Français et Bavarois lors du conflit de 1870. Une centaine d’hommes de la Division Bleue (1ère Division d’Infanterie marine réunissant des marsouins ou régiments de marche et des bigors ou régiments d’artillerie) résista jusqu’à l’épuisement total des munitions.

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Une terrible bataille de 1870.

À la « Maison de la dernière cartouche » (Musée des Troupes de Marine Française), un tableau d’Alphonse-Marie-Adolphe de Neuville (1836-1885), élève d’Eugène Delacroix, évoque ce fait héroïque, alors qu’au sud du cimetière, un imposant ossuaire contient les ossements de 998 Français et 1 061 Allemands tués les 31 août et 1er septembre 1870.

 

Loin, très loin, de ces faits tragiques, certaines légendes poursuivent néanmoins leur chemin à travers les siècles et, ainsi, il se dit que « sur un coteau, se dressait le château d’Orchas. Il appartenait à un seigneur qui semait la terreur dans toute la région traversée par la Meuse. Alors, la fée Mélissa lui jeta un sort et le fit dépendre d’une belle jeune fille… Cette dernière empoigna l’épée du seigneur et le tua ! »

Cependant, il existe plusieurs versions et relations à ce sujet.

Le seigneur en question s’appelait « Ochasse », selon Christophe Méchin, féru d’histoires ardennaises. Ochasse est décrit comme un homme particulièrement mauvais, violent, sans foi ni loi. Il avait pour habitude de violer une jeune fille vierge chaque nuit puis de laisser sa victime aux mains de ses soldats tout aussi immondes que lui. Soldats qui martyrisaient les jeunes filles jusqu’à la mort.

« Il fut puni par la fée Mélissa ! » conclut l’auteur.

La fée Mélissa ? Selon « L’Ardenne à Paris » (un agréable site où le sanglier et la Tour Eiffel font bon ménage : « Chascun est content du lieu où nature l’a planté » d’après Montaigne), la fée Mélissa fut la « Vierge à l’épée » qui vengea ses sœurs en tuant « Ochas ».

Des francs-maçons aux footballeurs

 À présent, attardons-nous quelque peu à un château célèbre à Bazeilles : le château de Montvillers. Il fut construit en 1770 par un architecte du Roi des Français, non loin d’une foulerie (atelier où l’on foulait les draps) et à l’emplacement d’un hameau aujourd’hui disparu. Son propriétaire, Jean Abraham André Poupart de Neuflize, était un riche drapier de Sedan.

En 1777, il aurait reçu dans son château de style néoclassique le marquis de La Fayette (1757-1834), héros de la guerre d’indépendance américaine et figure marquante de la Révolution française. Particularité dans l’architecture de ce château : une frise (décoration formant une bande continue) composée de sphinx, équerres et niveaux, des outils symboliques de la franc-maçonnerie.

La franc-maçonnerie est une très ancienne association internationale divisée en différentes obédiences (groupements) ou formée de « loges » dites indépendantes et souveraines qui s’appuie, entre autres, sur la Tradition, le Symbolisme et la Fraternité pour œuvrer dans la société et tenter de rendre celle-ci plus juste et plus humaine.

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Représentation d’un franc-maçon lors d’une exposition à Vresse-sur-Semois.

Ses membres sont des initiés qui « travaillent » à construire un monde meilleur et à se construire eux-mêmes. Quand on évoque la franc-maçonnerie, il est souvent question de « spiritualité humaniste » dirigée vers la société et qui est à son écoute.

 Examinons d’un peu plus près les symboles de la frise du château de Montvillers :

. Le sphinx : originaire d’Égypte, ce monstre fabuleux et mystérieux était représenté avec un corps de lion et une tête de pharaon, le souverain de l’Égypte Ancienne, et il était un symbole de puissance et de protection.

La statue la plus ancienne et la plus célèbre d’un sphinx est située près des pyramides de Gizeh, ville d’Égypte sur le Nil.

Par la suite, plusieurs modifications furent apportées à cette représentation.

Ainsi, parfois, il se compose du visage d’un homme, du corps d’un taureau, des griffes d’un lion et des ailes d’un aigle.

En lui, et au-delà d’autres interprétations symboliques, le sphinx porterait la devise du parfait franc-maçon :

– Homme : savoir avec intelligence, connaissance, vie…

– Taureau : se taire avec force, travail, résistance…

– Lion : vouloir avec ardeur, force, action…

– Aigle : oser avec audace, esprit, âme…

Le sphinx établit à Thèbes, ville de Grèce, proposait des énigmes aux passants et dévorait ceux qui ne pouvaient pas répondre, clame encore la légende.

En voici la plus connue :

« Quel est l’être qui parle, qui a quatre pieds le matin, deux à midi et trois le soir ? »

Il s’agit de l’homme qui marche à quatre pattes dans sa jeune enfance et s’aide d’une canne quand il est âgé.

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Un sphinx.

 

. L’équerre : de manière générale, cet outil symbolise l’équité, la justice, l’activité, le dynamisme, l’action de l’Homme sur la matière et sur lui-même…

. Le niveau : cet outil détermine l’équilibre, sert à égaliser (à ne pas confondre avec le nivellement des valeurs !)…

Le Château de Montvillers est passé de la maison de campagne à école, de salle d’asile à orphelinat, il a été racheté par le Conseil Général des Ardennes qui le partagea en deux : une partie occupée par le « Lycée hôtelier », une autre par le Club Sportif Sedan Ardennes afin d’y installer ses bureaux, un centre d’entraînement…

Hélas, un important incendie y fit de nombreux dégâts en 2004.

 Une autre énigme

À Bazeilles, il y a aussi les vestiges d’un château construit au XVIIe siècle par le Prince de Sedan, vicomte de Turenne. En 1870, il fut fort endommagé mais quelques éléments intéressants subsistèrent avec des fortunes diverses : pont-levis, porte ouvragée, galerie, jardins, mur et postes de tir…

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Croquis de la Ferme Turenne.

 

Une énigme fut relevée à ce sujet : « Au Moyen Âge, Bazeilles possédait probablement une maison forte. Son emplacement est-il celui de la Ferme Turenne ? »

Autre château, celui que l’on appelle parfois « Château d’Orival » construit au XVIIIe siècle. Résidence d’été d’un riche manufacturier sedanais, Louis Labauche, anobli par le roi Louis XV, ce chef d’œuvre architectural – également très abîmé par un incendie, mais en 1989 – a reçu la visite de personnalités de premier plan dont le Tsar Alexandre Ier et Guillaume Ier, empereur d’Allemagne.