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Laissez-nous faire d’Alexandre Jardin (Pocket)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

PGF avril 2015 - Copie (3) copie« Le vrai moment de vérité pour nos générations approche. Les partis (politiques) calcifiés ne changeront pas, parce qu’ils ne le peuvent pas. S’ils en étaient capables, nous le saurions déjà. Nous, les citoyens bienveillants, devons désormais compter sur nous et que sur nous. C’est à nous d’agir ! Je nous accuse tous de continuer à espérer je ne sais quel homme providentiel au lieu de ne compter que sur nous, les citoyens ! »

9782266261487ft300Voici en quelques extraits, un premier constat d’Alexandre Jardin dans son essai « Laissez-nous faire ! On a déjà commencé » publié chez Pocket avec, en sous-titre, « Aux actes citoyens ! »

Cela me rappelle qu’en 1973, j’avais été sublimé par la chanson « Il n’y a plus rien » de Léo Ferré…

 

Musique : Léo Ferré, enregistrement en public en 1972 https://www.youtube.com/watch?v=qOm9D46MHuY

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Poursuivons la lecture d’Alexandre Jardin : « Comme je le crie dans ce livre, le vrai problème c’est nous. Donc la solution c’est nous. »

Que préconise l’auteur ? « Des citoyens à l’œuvre, des Faizeux pas des Diseux ! Des courageux actifs qui règlent nos problèmes, non pas à notre place mais avec nous. Plus de deux cents solutions concrètes ont déjà été fédérées en moins de deux années depuis que le mouvement « Bleu Blanc Zèbre » a été lancé. « Un mouvement civique, une révolution solidaire et pragmatique. »

Mais, pourquoi, donc, Alexandre Jardin se lança-t-il dans pareille aventure citoyenne ? J’ai retenu une explication parmi d’autres : « Je ne voulais pas perdre ma confiance ensoleillée dans l’Homme au contact du cynisme politique ; et finir vinaigre, moralement détérioré et décharmé de tout ce qui compte par un milieu sans joie qui tient la capacité à tuer pour une haute vertu. »

Photo Léo Ferré : Universal Music France

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Quand la nuit porte conseil (60) : Sagesse ou ironie

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PGF FT300« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

 

Lors de mes nombreuses lectures, il m’arrive de relever l’une ou l’autre phrase et, pour la présente chronique, j’en ai sélectionné quatre à des sources diverses. Chacun y verra, ou non, une certaine sagesse ou ironie.

 

« Comment voulez-vous gouverner un pays qui a 24 variétés de fromage ? » s’interrogea Charles de Gaulle.

 

« Quand tu dis : « Dieu a créé l’homme à son image » et quand tu dis « L’homme a créé Dieu à son image », tu crois dire le contraire or, pourtant, le résultat est le même : Dieu et l’homme se ressemblent dans les deux déclarations ! C’est une antinomie, ou conjugaison des opposés », expliqua un linguiste.

 

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Un livre d’Alexandre Jardin, dont il est aussi question dans notre chronique « Littérature sans Frontières »

« Un jeune sans mots se servira inéluctablement de ses poings. En lui inoculant le virus de la lecture on le vaccine contre l’échec scolaire, donc contre l’exclusion sociale et le cruel bannissement du marché du travail », selon Alexandre Jardin.

 

« J’aime l’histoire par-dessus, mais si elle ne sert pas à mieux penser le présent, elle n’est qu’érudition vide… » d’après Luc Ferry.

Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

 

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

 

 

 

Ardennes françaises mystérieuses (16/61) : CLAVY-WARBY : Saint Matthieu à l’eau !

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2Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

 

Saint Matthieu est l’un des douze apôtres du Christ chargés d’annoncer « la venue de la paix et du salut de Dieu » et, également, évangéliste fêté » le 21 septembre en Occident et le 16 novembre en Orient.

 

 

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« La parabole des aveugles » d’après Pierre Bruegel l’Ancien (1525/1530-1569).

 

 

Il est généralement symbolisé en homme ailé car ses écrits débutent par la généalogie du Seigneur : « Voici la liste des ancêtres de Jésus-Christ, descendant de David, lui-même descendant d’Abraham… »

C’est Matthieu (Nouveau Testament 15,14) qui, aussi, évoqua la célèbre parabole des aveugles : « Si un aveugle conduit un autre aveugle, ils tomberont tous les deux dans un trou. »

 

Au XIVe siècle, les habitants de Neufmaison, commune située à l’ouest de Charleville-Mézières, sont-ils subitement devenus aveugles ?

En effet, saint Matthieu y était leur patron fort estimé mais la sécheresse se mit à sévir au grand désarroi des habitants qui, en colère, jetèrent la statue du saint dans la rivière Thin toute proche.

La sculpture flotta et fut récupérée par des habitants de Clavy-Warby, village situé à quelques centaines de mètres de Neufmaison.

Ils adoptèrent la statue, lui firent fête dans leur église, nommèrent saint Matthieu patron de leur entité et firent du 21 septembre leur fête patronale.

Fort marris et repentants, les habitants de Neufmaison craignant des représailles de la part de l’évangéliste, réclamèrent leur statue aux habitants de Clavy-Warby. Ceux-ci refusèrent catégoriquement !

Néanmoins, les autorités tranchèrent la discorde : la statue fut rendue à Neufmaison et Clavy-Warby put maintenir le droit de célébrer la fête patronale le 21 septembre. Un jugement à la Salomon ou à la Ponce Pilate ?

Neufmaison et Clavy-Warby font partie du canton de Signy-l’Abbaye.

L’abbaye Notre-Dame de Signy fut fondée au début du XIIe siècle. Une intense activité commerciale avec l’Europe, gage de richesse, put être établie grâce à des fouilles archéologiques entreprises à la Porterie de Signy.

Les moines exploitaient des ardoisières, faisaient l’élevage de moutons, d’agneaux…. L’abbaye fut vendue comme bien national en 1793, entièrement démolie et sa bibliothèque complètement brûlée. Un signe de saint Matthieu ?

Heureusement, pour contredire ce funeste destin, il y a le magnifique Château de Clavy-Warby dont les fondations remontent au XIIe siècle, la jolie petite rivière Thin – sous-affluent de la Meuse -, cours d’eau de première catégorie, « une rivière à truites », du calme, de l’air pur, bref, une agréable région propice à la randonnée et à la détente…

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Sous le regard du loup de Gilles Laporte (Les Presses de la Cité)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copie« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff sur « Fréquence Terre- Radio France Internationale ».

Presqu’une décennie après Mai 68, « les filles voulaient prendre la pilule et le large, les garçons prendre les filles, les parents prendre le parti de ne rien voir du flagrant délire de rejetons que les vieux chargeaient désormais de tous les maux du monde », dont celui que le presbytère d’un village lorrain était vide, faute de curé…

Ainsi, dès les premières lignes du roman « Sous le regard du loup » de Gilles Laporte, plume marquante aux « Presses de la Cité », le ton et l’envol sont donnés pour quelque 380 pages d’un récit palpitant, chaleureux, où la fraternité et l’amour se devaient de dominer la haine et la violence.

9782258133709ftDans cette histoire de terroir, l’auteur traite avec autant de profondeur l’âme humaine que la Nature, celle avec N. Ainsi, Claude, paysan lorrain, répondit-il à un curé qui lui reprochait son peu d’engagement chrétien : « C’est tous les jours que les bras de Dieu s’ouvrent pour moi, quand je retrouve mes animaux à l’étable ou à la prairie et que je vois pousser mes blés ! Ma messe à moi, c’est le chant des oiseaux au lever du jour… »

Quand il trouva huit brebis de son troupeau massacrées, on imagine son désarroi. Et puis, dans la région, ce furent des génisses tuées sauvagement, des bœufs, agneaux, poulains… qui subirent pareil sort. « C’est un loup ! » clamaient les gens en organisant des battues avec l’aide des autorités.

Marie, la fille de Claude, étudiante en philosophie à Nancy, décida d’élucider cette situation. Sa rencontre avec un journaliste couvrant les événements s’avéra déterminante. Un hasard, cette rencontre ? Voici la réponse de la belle Marie à Guillaume, le plumitif d’origine normande : « Le hasard n’existe pas. Il n’est que prétexte de paresseux qui renoncent à comprendre la vraie nature des êtres, des phénomènes, des choses, et de la prodigieuse mécanique du monde. »

Alors, à travers un splendide récit, Marie et Guillaume entonnèrent un véritable hymne à la Nature : « La planète terre ne nous appartient pas. Elle n’appartient à aucun en particulier des êtres vivants qui la peuplent. Nous n’avons pas plus de droits que les animaux et les végétaux, pas moins non plus. » Dans une région où les chasseurs étaient rois, comment ce discours allait-il être accueilli, surtout lorsqu’elle déclara publiquement  « Ce n’est pas un loup qui a tué ! » ?

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Quand la nuit porte conseil (59) : Petit geste et évidence

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11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

 DSCF4579Dans de précédentes chroniques, je vous ai déjà dit tout le bien que je pensais de « L’Almanach Terres de France » publié conjointement par « Les Presses de la Cité » et « France Bleu ».

Aujourd’hui, voici une suggestion de cette publication qui n’en manque pas : « Le petit geste écolo » à effectuer dans son appartement ou à la maison. france bleuAinsi, on sait que certaines plantes rejettent peu de gaz carbonique mais, en revanche, absorbent des produits polluants néfastes pour la santé, tels des éléments contenus dans des colles, des vernis, des solvants et des diluants pour peintures. Dans ce cas, les plantes recommandées sont le ficus et du lierre pour purifier l’air. Dès lors, n’hésitez pas à en décorer votre intérieur !

Et puis, ce petit dicton plein de bon sens pour nous rappeler une évidence qui, trop souvent, semble galvaudée : « Mieux vaut pain sans nappe que nappe sans pain ! ».

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Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

 

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

 

Ardennes françaises mystérieuses (15/61) : CHOOZ : Village numérique

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2Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

Outre une (tristement, sur le plan écologique) centrale nucléaire célèbre (mise en service en 1967, à laquelle furent ajoutées d’autres centrales), un imposant pont sur la Meuse, une sculpture monumentale « Prométhée », Chooz porte l’appellation officielle de « Village numérique ».

À savoir ? « Chooz s’inscrit résolument dans la dynamique des nouveaux usages des N.T.I.C. (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) initiées sur d’autres territoires et porte comme conviction que l’expérimentation de terroir apporte un contrepoids au discours théorique sur l’aménagement du territoire. »

À Chooz-numérique, il est donc question de salle équipée d’ordinateurs à la disposition des habitants, d’un atelier de numérisation, d’un Atelier de Mémoire (et mémoire collective regroupée sur Internet), d’adresse électronique pour chaque habitant, de réseau câblé de télévision raccordé à 100%…

 

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Chooz village numérique : www.chooz.com

 

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Les Enfants de Salomon (1/7) : Une école de vie et de savoir-faire (Éditions Dervy)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copie« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 « Certains compagnonnages comptaient dans leurs rangs des artisans correctement alphabétisés (…) et certaines archives ont permis d’importants progrès dans la connaissance des traditions compagnonniques. L’image qui s’en dégage nous montre des hommes qui étaient quelquefois d’un haut niveau d’instruction et qui n’attendirent pas la naissance de la Franc-Maçonnerie spéculative pour spéculer sur les symboles, qu’il s’agisse d’outils ou des arcanes de la géométrie. »

L’ouvrage « Les Enfants de Salomon » d’Hugues Berton et de Christelle Imbert (Éditions Dervy), lourd et riche d’un millier de pages, se veut donc un travail de « recherche et de vérification, l’essentiel des textes et des références sur lesquels s’établirent l’histoire et la rituélique ancienne du Compagnonnage et de la Franc-Maçonnerie Opérative. »

DSC01834bis300couveEt, de préciser avec importance : «  Si ces deux sujets doivent absolument rester distincts, il n’en demeure pas moins que ces mouvements plongent l’un et l’autre une partie de leurs racines dans les substrats culturels communs ou, plus généralement, similaires – ainsi, notamment, de l’importance que tous accordent à la construction du temple de Salomon. »

Compagnonnage et Franc-Maçonnerie, selon l’ouvrage aux multiples citations, sont deux sociétés qui influencent l’élaboration de regroupements d’hommes et de femmes (…) assurant la cohésion sociale et l’élévation morale et spirituelle de leurs membres. Du moins, tel est le double espoir qui ressort d’une grande partie de ce livre majeur sur pareils concepts universels qui traversent le temps et l’espace. « Tout cela s’inscrit dans la conception qu’une société sans passé ne saurait se développer harmonieusement dans le présent ni se projeter dans l’avenir ».

Ainsi, comme le spécifient encore les auteurs, « dans toute société traditionnelle, la transmission du savoir (tant manuel qu’intellectuel) et de la connaissance est une donnée essentielle. Alors, tour à tour, on découvre les éléments qui tissent ce livre (et de prochaines de mes chroniques) : la tradition, le mythe, le sacré, les rites, des métiers et confréries, l’art de la mémoire, Maître Jacques, le Père Soubise, le roi Salomon, l’opérativité, des charpentiers, des filandières, des tailleurs de pierre, des mystères médiévaux…, le tout sur fond culturel immatériel de l’humanité qu’est le Compagnonnage, école de Vie, de savoir-faire et de savoir être.

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Quand la nuit porte conseil (58) : Superbes actions citoyennes !

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11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Non ! Ce n’est pas une mode, c’est un choix de société, un choix de vie, voire de survie, en somme. Ainsi, de plus en plus de citoyens décident de ne plus plier l’échine devant des lobbys qui leur imposent des aliments et des moyens pour les produire ou cultiver absolument incompatibles avec un environnement naturel, sain, en d’autres termes écologiques !

Non, ici, il n’est pas question de récupération politique ou autre dans cette démarche citoyenne, il s’agit de respecter la Nature et, disons-le, de sauver ce qui peut encore l’être, dont sa santé ! Ce dessein est important et vaste, mais, de petites initiatives prennent de l’ampleur et se répandent dans de nombreuses régions de nos contrées occidentales.

En France et en Belgique, ces mouvements citoyens sont cousins dans leurs concepts, et j’ai choisi de vous en présenter deux.

DSC01808ft300Dans la capitale de l’Europe, à l’ombre du beffroi de la mairie de Woluwe-Saint-Pierre, à l’arrière d’un îlot de maisons et de commerces, un bout de terrain coincé entre garages et petits jardins (photos ci-contre), accueille une initiative citoyenne, quelque peu soutenue par les autorités communales de l’Environnement.

DSC01809ft300À des horaires décidés en commun, plusieurs habitants bêchent, binent, sèment, compostent, sarclent… en vue de produire ce qui deviendra d’ici quelques semaines un « potager urbain et citoyen », tout biologique comme il se doit. C’est un exemple parmi des dizaines et des dizaines et cela crée ou renforce aussi un lien social bienvenu par les temps difficiles que les populations vivent.

 

À quelques dizaines de kilomètres de là, dans une cité du Brabant Wallon, là où résident aussi pas mal de Français, c’est un projet pédagogique qui attire l’attention. Sous le titre générique « L’école se met au vert », les idées ont germé, c’est le cas de le dire, à l’école Sainte-Agnès de Rixensart : compost pour un futur potager réalisé par les sections maternelles, grand nettoyage de printemps et tri des déchets par les premières années primaires, activités autour de l’eau pour ceux de 2ème année, construction d’un hôtel à insectes en 3ème.

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Le mot d’ordre à l’école Sainte-Agnès de Rixensart : « Pensons à notre planète »

Ensuite, leurs aînés de 4ème après avoir collecté des objets destinés à la poubelle, leur donnent une deuxième vie sous forme de jouets pour l’extérieur. La 5ème primaire s’érige en salle de rédaction pour élaborer un support médiatique relatant pareille initiative écologique de l’école, les deux classes de 6ème primaire, elles, se transforment en bureaux d’études économiques pour faire baisser la consommation d’énergie, donc la facture, et proposer des changements aux habitudes, parfois séculaires !

Les parents, quant à eux, ils collectent piles, bouchons en plastique, bouchons en liège… pour le recyclage.

On me dit que le pouvoir organisateur de cette école est ravi de pareil projet : le contraire aurait été étonnant !

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Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

 

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

 

 

 

Ardennes françaises mystérieuses (14/61) : CHATEL-CHÉHÉRY (France) : Mythe ou supercherie ?

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3Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

 Chatel-Chéhéry, commune de quelques dizaines d’habitants (10 par km² !), s’appelait « Mont-redoutable » à la Révolution.

Elle est située dans la forêt d’Argonne et son abbaye (fondée par saint Bernard en 1147 et reconstruite en 1750) est inscrite sur la liste des Monuments historiques.

Le château (XVIIIe siècle) abrite des chambres d’hôtes et sa dépendance a été transformée en gîte.

Il y a quelques années, « L’Express » consacrait un grand reportage à ce village sous le titre « Il faut sauver le sergent York ».

Aux États-Unis, le sergent York, qui s’était illustré dans les Ardennes lors de la Première Guerre mondiale, est devenu un « véritable mythe ».

Réalité historique ou exagération ?

De quoi s’agit-il ?

 

« À Chatel-Chéhéry, un village de 140 habitants situé à quarante kilomètres de Verdun, des chasseurs de mythe débarquent des États-Unis, armés de GPS, pour cheminer sur les traces d’une gloire nationale: le sergent York. Le plus célèbre soldat américain de 14-18. Archéologues, militaires, cartographes tentent de repérer, à l’aide de vieux plans et d’instruments high-tech, le lieu exact de la bataille qui lui a valu la Médaille d’honneur. (…) L’acte de bravoure de York est gravé en lettres d’or sur une dalle de marbre noir, à l’entrée du village: il a réussi, le 8 octobre 1918, à capturer cent trente-deux soldats allemands et à faire taire trente-cinq mitrailleuses lors de la bataille de Meuse-Argonne. (…) »

 

Ce soldat est devenu une icône : visage sur des timbres, des tee-shirts, au cinéma… Mais, son exploit aurait été exagéré, selon certains historiens. Certes, il aurait été très courageux, son héroïsme indiscutable et indiscuté. Pour d’autres, mettre en doute cette histoire relève du révisionnisme !

Il aurait été envoyé avec d’autres soldats pour s’emparer du chemin de fer à Decauville. Ils auraient surpris les soldats allemands lors d’un repas et auraient fait vingt-cinq morts chez ces derniers. Le sergent allemand promettait de capituler si York arrêtait de tuer ses hommes un à un…

 

« Il fallait à l’Amérique le candidat idéal à son panthéon des héros (…) Le pays avait besoin d’un héros à la Davy Crockett, d’un antidote à la boucherie de la guerre. Ce fut York. Héros malgré lui, en somme. De retour au pays, il est courtisé par Broadway. La 5e Avenue, à New York, l’accueille sous une pluie de confettis. Ensuite, il préfère se réfugier sur ses terres et collecter de l’argent pour ouvrir des écoles. Une fois, deux fois, il repousse les offres de la Warner et du réalisateur Hawks. En 1940, c’est oui. (…) »

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« Sergent York » est un film américain tourné en 1941 avec Gary Cooper (Oscar pour ce rôle). C’est l’histoire « vraie » d’Alvin Cullum York, un jeune campagnard pacifiste s’enrôlant dans l’armée américaine comme… objecteur de conscience ! En 2008, ce film est rentré, pour conservation, à la Bibliothèque du Congrès des États-Unis.

La scène où Gary Cooper capture seul une centaine de soldats relèverait du « cinéma », paraît-il ! Jusqu’à sa mort, à 76 ans, Alvin York n’en a jamais vraiment parlé à ses sept enfants. L’un de ses fils déclara : « Mon père ne se prenait pas pour un héros, mais disait qu’il avait fait son devoir. »

Un historien ajouta au magazine : « On a braqué les projecteurs sur York, un homme téméraire, mais il n’a pas agi seul. Et il y a eu d’autres héros : entre le 26 septembre et le 11 novembre 1918, cinquante-deux autres Médailles d’honneur ont été décernées. » Le maire du village ardennais déclara enfin qu’il serait temps que les historiens s’accordent sur cet épisode guerrier. En attendant, Chatel-Chéhéry serait plus connu aux États-Unis qu’en France !

 

France Libertés : une alternative pour un monde plus juste

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La Fondation France Libertés a 30 ans. 30 ans d’actions et de combat contre les souffrances des hommes et pour le droit des peuples.

Danièle Mitterrand s’engageait en 1986 dans cette mission qu’elle s’était donnée : être un maillon actif d’un réseau mondial qui aspire à organiser l’alternative pour un monde plus juste et plus humaniste.

La semaine dernière, nous avons abordé ici les origines de la Fondation et les premières actions menées par sa fondatrice, Danièle Mitterrand.

Au début des années 2000 c’est le combat pour l’accès à l’eau pour tous qui s’est engagé. Pourquoi cette orientation ?

« Au fur et mesure de ses combats sur le terrain, Danièle Mitterrand s’est rendu compte que l’accès à l’eau était quelque chose de prioritaire. Elle a d’abord fait des puits et des forages pour aider les gens où la Fondation travaillait. Très rapidement, elle s’est rendu compte que ce n’était pas suffisant. Si on n’a pas un accès à l’eau correct on ne peut pas vivre dignement. Et si on n’est pas capable de vivre dignement, on ne peut pas faire valoir ses droits. Elle s’est rendu compte que c’était la pierre angulaire de la question des droits de l’homme. Elle a fait le choix de travailler sur l’accès à l’eau, sur un domaine technique mais parlant des droits. Elle a fait en sorte que les états se saisissent de cette question-là. Le point d’orgue a été la résolution des Nations Unies en juillet 2010 qui valide le droit à l’eau pour tous. Ensuite, il faut se bagarrer pour faire inscrire ce droit à l’eau pour tous dans la loi. On est sur un champ surprenant. Quand on dit l’eau c’est la vie, tout le monde comprend. Quand on dit que l’eau il faut forcément la partager, tout le monde le comprend. Et en même temps on est aujourd’hui dans une mise en œuvre de l’accès à l’eau qui est économique et qui ne voit plus la porte d’entrée sociale. Quand Danielle Mitterrand à commencer le combat au début des années 2000, personne ne parlait de l’eau. Aujourd’hui c’est devenu essentiel pour la dignité humaine, en France et à l’international. »

Droits des peuples, accès à l’eau, biopiraterie, citoyenneté… Quel est le point commun entre tous ces combats ?

« Le bien commun. Que l’on parle de l’eau, de la biodiversité, des peuples autochtones, c’est l’idée qu’il faut aujourd’hui retrouver notre capacité à vivre en équilibre avec notre planète. Il faut que l’on arrête de détruire la planète sous prétexte que l’on peut s’enrichir. C’est cette notion d’équilibre qui est derrière la problématique des droits communs. C’est être en capacité de créer cette sphère du partage de la coopération, pour arrêter de penser que l’on peut tout régler par la compétition. Il faut absolument trouver les moyens de plus coopérer. Regardons les peuples autochtones qui vivent de manière traditionnelle depuis plusieurs millénaires. Ils ont acquis de la modernité, mais en même temps ils ont gardé cette formidable relation à leur environnement, à leur forêt, à leur eau, pour faire en sorte de mener une vie qui soit respectueuse de leur environnement. Il faut que l’on réapprenne çà. Derrière ces trente années de combat de la Fondation, il y a la volonté d’afficher cette ambition de partage, de coopération, et de respect de la nature. Pour que l’humanité puisse vivre en équilibre et plus forcément an croissance. La Fondation essaie d’y apporter sa pierre. »

© France Libertés
© France Libertés

30 ans de combats… Agir, plaider, sensibiliser. Comment la Fondation marque-t-elle cet anniversaire?

« Tout au long de l’année, il y aura chaque mois sur le site un article relatant des expériences du passé, et un article présentant des actions actuelles. Et en novembre, il y aura la remise du prix Danielle Mitterrand avec un colloque. Sur les deux piliers, droits des peuples et droit à l’eau, il racontera le passé et le présent de la Fondation. On travaille aussi sur une exposition qui puisse éclairer les 30 ans de l’histoire de la Fondation. On ne veut pas faire quelque chose d’extraordinaire, mais on veut être capable d’expliquer les combats que l’on mène. C’est aussi les 5 ans de la disparition de notre présidente. C’est important de montrer que, 5 ans après, la Fondation est toujours très forte, avec beaucoup d’actions. Les combats sont de plus en plus importants à un moment où la planète subit le changement climatique. C’est essentiel de faire la promotion des idées que défendait Danielle Mitterrand et qui sont toujours d’une extrême actualité. »

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=O0w12DJ3tjk[/youtube]

Pour aller plus loin :

 

[youtube]https://youtu.be/Gp3u_9AB1-M[/youtube]