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COP 21 – Un accord pour signer la fin des énergies fossiles ?

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© Eau Planète et Peuples

L’accord, imparfait, qui a été conclu début décembre à la COP 21, laisse des regrets mais est avant tout une base concrète sur laquelle les actions thématiques pourront s’ancrer dans les années qui viennent.

Pour que cet accord soit tenu, cela nécessite entre autres que l’Humanité laisse 80% des énergies fossiles dans le sol. Envisager la fin de ces énergies fossiles et des activités extractives, c’est là-dessus que les ONG vont essayer de travailler maintenant.

« Evidement oui. Cela va être le sujet principal pour la Fondation France Libertés pour 2016. Nous allons construire un plaidoyer sur le sujet. Nous avons été très marqués par l’ensemble des peuples autochtones qui sont venus à cette COP21. On avait d’ailleurs organisé un side-event avec la Région Ile-de-France. Devant plus de 500 personnes, une dizaine de représentants de peuples autochtones ont mis en exergue que les industries extractives, et notamment les industries des énergies fossiles, mettent à mal leur mode de vie et leur droit à l’eau. Il y a quelque chose à construire par rapport à çà.

Aujourd’hui, on sent que les lignes bougent. Elles évoluent très fortement sur le charbon. C’est un premier pas. Il faut qu’elles bougent plus fortement sur les gaz de schistes, et sur les sables bitumeux qui sont des horreurs monumentales. Pour s’en rendre compte, vous pouvez aller voir le documentaire « H2Oil : les sables bitumeux de l’Alberta » qui montre à quel point ces industries fossiles sont dévastatrices et inhumaines. France Libertés va faire en sorte de rendre ces éléments plus accessibles au grand public et que les mondes de l’économie, de la finance et du politique s’engagent sur la sortie des énergies fossiles et la promotion des énergies renouvelables. C’est un enjeu essentiel dans l’ambition d’atteindre les deux degrés. Car on sait que s’il on veut respecter ce cap, il faut laisser dans le sol 80% des réserves connues à ce jour. On ne peut pas se permettre d’attendre. »

Et les résolutions de la COP 21 peuvent y contribuer

« On sait que c’est impossible de rester sous la barre des deux degrés s’il on continue à utiliser les énergies fossiles comme on le fait aujourd’hui. Ce n’est pas explicitement écrit dans l’accord. On aurait bien aimé. Mais aucun état ne pourra dire qu’il a l’ambition de rester sous les deux degrés s’il ne change pas radicalement sa politique vis-à-vis des énergies fossiles. C’est très intéressant d’avoir le regard des peuples autochtones sur ce point de vue. Ils sont victimes de ces énergies fossiles et ont en plus la connectons avec la terre, la forêt, et l’eau. Il faut qu’ils soient en réelle capacité d’expliquer au grand public pourquoi c’est essentiel de faire évoluer nos modes de vie très rapidement. »

Reste malgré tout à cet accord de Paris quelques bémols qu’il convient de souligner. Nous en reparlerons dans une troisième partie, la semaine prochaine.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=vrZETNkTo74[/youtube]

Pour aller plus loin :

COP21 : un accord majeur et beaucoup d’actions restant à mener

Les Rencontres Eau, Panète et Peuples : changeons de paradigme sur l’eau

Eau, Planète et Peuples : les actions

[youtube]https://youtu.be/UQFzunSFpj8[/youtube]

 

Océans, philosophie et humanisme tout est compatible !

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Crédit Stéphane Granzotto_

La preuve : François SARANO, océanographe, plongeur,  met l’océan au cœur de ses valeurs,  de sa philosophie Son  regard humaniste  et généreux au service de tous les êtres vivants nous touche. Le partage des richesses de la mer, l’engagement  dans l’écoresponsabilité, le respect , l’harmonie,  le souci de la  sobriété  heureuse empruntée à Pierre Rabhi,  la modestie ,  toutes ces valeurs que ses rencontres  sur terre ou sous la mer ont forgées ,   font de lui ce humaniste extraordinaire des océans, qu’il faut écouter, pour envisager de vivre à 9 milliards sur cette planète …

La Griffue de Jacques Béal (Les Presses de la Cité)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copie

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.Part-Editions

 Il y a trois ans, dans cette même émission, j’avais dit tout le plaisir ressenti à la lecture du roman « Rendez-vous au Sourire d’avril » de Jacques Béal publié aux « Presses de la Cité ». Un ouvrage dont le récit palpitant se déroulait à Amiens.

Avec « La Griffue », paru chez le même éditeur, l’auteur sillonne à nouveau le Nord de la France, une région qu’il semble chérir. Et, sans conteste et au risque de me répéter, nous voici encore en présence d’une histoire poignante, magnifiquement documentée et relatée. L’intensité va crescendo et ne lâche plus le lecteur. Celui-ci, comme moi, doit passer par tous les sentiments : peine, joie, dégoût, mélancolie, enthousiasme, colère, apaisement…

François Fortin, 54 ans, était à la tête d’une importante société de chasse-marée et, depuis quatre décennies, il assumait le transport de tonnes de harengs, de maquereaux, de soles et de moules de la Manche aux Halles de Paris à l’aide d’un attelage, alors qu’il aurait pu gérer sa florissante affaire depuis un bureau cossu de Boulogne-sur-Mer. Mais, il aimait couvrir ces centaines de kilomètres sur des chemins défoncés et par tous les temps.

« Il était fier de participer à cet univers bigarré de la mangeaille qui réjouissait les estomacs des princes, des bourgeois comme des manants. »

Puis, une nuit de novembre 1843, de retour du « Ventre de Paris », ce fut l’accident mortel. Une mort étrange, dit-on. Ce drame bouleversa la vie de Marie-Suzanne, sa fille de 20 ans, dite la « Griffue » à cause d’une cicatrice au visage faite par un ours lors d’une fête foraine. Chasse-marée comme son père regretté, elle lui succéda sur la « Route du Poisson ». D’abord, elle partagea son chagrin avec Yko, le fidèle chien de François Fortin, puis, elle géra l’entreprise et quelques zones d’ombre et secrets familiaux celui, par exemple, de son demi-frère attiré par l’argent, contrebandier et impliqué dans de sordides affaires.

Soit, pour la « Griffue », quand même une bien jolie personne, un parcours professionnel et de vie non dénué d’embûches et de rebondissements. Tous les ingrédients d’un excellent roman qui tient la route, si j’ose dire.

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La nuit porte conseil (41) : Foi et Paix, Fraternité et Tolérance

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11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

 « Lueurs », le magazine pour le dialogue interreligieux, propose neuf rencontres avec les éminences religieuses et laïques dans la Capitale de l’Europe. Le but de cette publication ? « Encourager l’ouverture, la curiosité envers les autres et saisir les opportunités d’apprendre leur culture. »

DSC01300Plusieurs pages sont consacrée à Édith Cavell, dite « l’héroïne anglicane », icône de la Première Guerre mondiale qui avait décidé de soigner tous les blessés, quelle que soit leur nationalité. Il y a, aussi, les défis de l’Église catholique, l’Islam « synonyme de Paix », l’attachement juif à la Tradition, le vœu du Centre laïque qui consiste à placer l’être humain au centre de sa philosophie, le christianisme oriental et sa foi mystique, l’anglicanisme qui clame que « croire n’est pas un passe-temps », les protestants qui se présentent au nom d’« une forme contemporaine de foi » ou prônent « une unité dans la diversité ».

Paradoxalement, ce média qui déclare d’emblée « encourager l’ouverture » et être « curieux envers les autres », a fait l’impasse sur le bouddhisme, une philosophie de Vie dont l’essence de son enseignement est « la suppression de la souffrance des êtres sensibles », une philosophie de plus en plus pratiquée par les gens, selon des statistiques récentes.[1]

DSC01301Et, autre oubli – la liste n’est pas exhaustive – avec la franc-maçonnerie, omniprésente dans les pays démocratiques avec ses concepts de Fraternité, tellement nécessaires ces temps-ci, a fortiori que divers courants la traversent (symbolisme, adogmatisme, indépendance) où l’esprit de Tolérance est le premier devoir.

Cela fera peut-être l’objet de présentations dans le numéro 2 de « Lueurs »…

Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

 

Sources : « Lueurs », « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

 

[1] « La Libre Belgique », quotidien.

COP 21 – L’accord de Paris : un espoir à transformer

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La COP 21 s’est refermée sur un espoir. Que le réchauffement climatique soit contenu en deçà des 2 degrés d’ici 2100.

Les 195 pays et l’Europe ont réussi à s’accorder sur cet objectif commun qui laisse entrevoir un avenir plus positif que lors des précédentes Conférences des parties. Cet accord est certes imparfait, mais il va permettre d’agir. Malgré les bémols que l’on peut mettre sur le résultat des négociations, il y a dans cette issue inespérée par rapport à ce que l’on pouvait craindre, des raisons d’être optimistes.

Emmanuel Poilane, le directeur de France Libertés.

« L’économiste Jean Gadrey a très bien résumé cette situation dans un récent article. Il a dit en substance : « Si on regarde ce qui aurait pu être, cet accord est formidable, et si on regarde ce qui aurait du être, c’est un désastre ». Cela pose bien les bases de l’endroit où nous sommes pour le moment.

On ne peut pas attendre des Etats qu’ils prennent des décisions contraignantes pour transformer la société en vue de la lutte contre le changement climatique. Il faut avoir conscience que les Etats sont dans des dynamiques économiques et qu’ils essaient de faire évoluer leur modèle économique pour être le moins perturbant possible et lutter le plus possible contre le changement climatique. Du coup, c’est très imparfait.

Par contre, un accord comme celui de la COP21 signé par l’ensemble des parties prenantes, va nous permettre à nous, société civile, de rappeler constamment aux Etats leurs engagements et la nécessité d’aller plus loin pour être en capacité de rester sous les 2 degrés réellement. De ce point de vue, l’accord va être un point d’appui pour la société civile pour l’avenir. »

Sur les combats particuliers de la Fondation, il y a des effets à attendre de cette COP. Il y a des appuis à trouver sur certains des engagements de la Fondation.

« Ce que l’on voit c’est que cet accord va entrainer des évolutions, notamment sur les mesures d’adaptations. A partir de la COP22 au Maroc, on devrait commencer à traiter des problématiques thématiques. Pour l’instant, l’ambition des états était de dire « on se met d’accord sur la lutte contre le changement climatique, mais on n’entre pas dans les différents thèmes, agriculture, océan, eau…» Normalement, à partir de la COP22, les thématiques vont s’ouvrir. Pour nous, il y aura un enjeu très fort avec la thématique de l’eau. Car on sait que les mesures d’adaptation sur l’eau et les évolutions positives sur le grand cycle de l’eau pourraient avoir un impact sur la planète de l’ordre de 4 milliards de tonnes de CO2. Sur un total des émissions de CO2 de l’ordre de 10 milliards de tonnes, cela impacterait très positivement la lutte contre le changement climatique. Nous allons faire en sorte que les chercheurs du GIEC soient plus ambitieux sur la thématique de l’eau pour que l’on puisse engager les états dans de vraies batailles sur ce thème. Cette question est essentielle pour que l’on puisse s’en sortir. »

© France Libertés

Sur cette question du cycle de l’eau, des mesures pourraient être prises au niveau des Etats pour qu’ils soient en accord avec leurs engagement.

« C’est beaucoup de plantation de forêts, c’est travailler sur nos zones humides, redonner de l’espace vital à nos rivières, rafraichir les villes et faire en sorte que l’espace végétal y soit beaucoup plus fort… C’est remettre l’eau au cœur des villes, pour qu’elle trouve sa place et permette des espaces de rafraichissement… Il y a tout un tas de solutions très concrètes qui ne rapportent pas d’argent, mais qui amènent du bien vivre et du bien être. Il faut donc absolument que nos collectivités territoriales s’emparent de ces questions-là pour que cela deviennent une priorité dans le développement de nos villes et de nos territoires dans les années qui viennent. »

L’accord de Paris nécessite par ailleurs que l’Humanité doive laisser 80% des énergies fossiles dans le sol.

On en reparle la semaine prochaine avec France Libertés.

Pour aller plus loin :

 

[youtube]https://youtu.be/iJGZit8TD44[/youtube]

 

 

 

Un remède contre les méduses : le Mola Mola !

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Partons à la découverte du mola mola ou poisson lune ou sunfish,   un poisson méconnu synonyme de records divers inattendus. A découvrir car il est une solution marine naturelle et efficace contre la prolifération des méduses !

Saints cachés du calendrier de D-C. Luytens (Éditions Jourdan)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copie« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 « Saints coquins et maladies honteuses » (saints : s-a-i-n-t-s -, je précise »), aurait pu être le véritable titre des « Saints cachés du calendrier » de Daniel-Charles Luytens paru aux Éditions Jourdan. À vrai dire, les deux titres me plaisent et se confondent allègrement. Tout comme le contenu, amusant et surprenant, de cet abécédaire écrit par un historien renommé.

Il s’agit d’une véritable plongée dans les us et coutumes, anecdotes, légendes et croyances populaires que l’Église, surtout Vatican II, a effacés de ses tablettes. Néanmoins, dans certaines régions, dans les bleds ou agglomérations de métropoles, parmi le peuple ou les bourgeois, les croyants ou agnostiques, il en subsiste des reliquats. Cet ouvrage en recense près de cinq cents !

1540-1Certes, il y a des classiques, du genre saints Valentin et Eloi, saintes Geneviève et Agathe, mais, il y a, surtout, ceux qui, parfois, paraissent farfelus, mais qui souvent relèvent de rituels, d’invocations, de prières ou, alors, d’une imagination débordante, voire infantilisante.

Peu importe ! Cette longue énumération mérite, outre une attention curieuse, un certain respect par rapport à nos ancêtres qui s’y accrochaient pour vaincre tel péril, guérir de telle maladie, espérer la clémence céleste, définir un merdeux ou une belle âme…

Place, donc, à plus de trois cents pages avec les saints Bandouille, Charbon, Cheveux, Cochon, Esprit de la Culotte, Perpète, Pleurnicheur, Pousse-Cul, Saucisson, Petit Saint qui Pisse et les saintes Bonne Madame, Concombre, Larme, Matrice, Merlipopette, Qui sue… Dans le fond, il s’agit bien d’un pan de notre Patrimoine.

 

 

Quand la nuit porte conseil (40) : Action citoyenne ? Poubelle !

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11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Sur « Fréquence Terre-RFI » il a été suffisamment question des « résultats », si je puis dire, de la COP21 que pour y revenir dans la présente chronique, en revanche il reste en travers de la gorge de beaucoup de personnes le dédain avec lequel l’Union européenne balaya d’un revers de la main une action citoyenne d’ampleur mondiale.

Ainsi, la pétition orchestrée par plus de trois cents organisations de vingt-quatre pays de l’Europe intitulée « Stop TTIP », pour rappel le partenariat transatlantique de commerce et d’investissement entre l’Europe et les États-Unis, cette pétition forte de plus d’un million de signatures a reçu une fin de non-recevoir au titre que pareille initiative citoyenne est, certes, prévue mais pour instaurer une nouvelle loi pas pour contester un texte en cours de législation. Autant dire, circulez, il n’y a rien à voir !

DSC01286Et, durant ce temps, on apprend, exemple parmi d’autres, que 83% des pommes disponibles dans les grandes surfaces (un système commercial particulièrement en vogue aux États-Unis et de plus en plus répandu en Europe), bref, que quasiment toutes les pommes qui y sont vendues contiennent des résidus de pesticides. « Greenpeace » a même relevé treize produits différents sur un même échantillon analysé !

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Avec « M » comme Monsanto !

Et l’ONG de rappeler que plus de quatre cent cinquante pesticides sont autorisés par les autorités européennes. C’est Monsanto et Cie qui se frottent les mains ! Quant à la protection des citoyens-consommateurs, visiblement, les élus  et décideurs de l’Union européenne ne semblent plus les connaître dès qu’ils siègent à Bruxelles, confortablement installés dans leurs prérogatives et non loin de certains lobbyistes.

Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

Sources : Bio Info, Greenpeace, « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

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Molenbeek : Cris du cœur et « Mon pays sera toi » (3)

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Quartier de Molenbeek bien connu de Jacques Brel.

Troisième chronique consacrée à Molenbeek, probablement la commune la plus stigmatisée au monde depuis les attentats du 13 novembre 2015 qui, je le répète, sont tout, sauf acceptables.

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Une paupérisation qui date de plusieurs décennies…

Lors de sa pièce de théâtre et dans son ouvrage « Djihad » (Édition « La Boîte à Pandore »), l’auteur et metteur en scène Ismaël Saidi exprime un profond malaise qui taraude la société. Avec le comédien Reda Chebchoubi, il explique à « La Libre Belgique » que « les questions se cicatrisent très difficilement, tant dans la communauté musulmane que dans ladite société ». Eux, aussi, disent-ils, ont, quelque part, été tués au Bataclan et ce n’est pas de leur faute s’ils ressemblent physiquement aux terroristes.

« On a vraiment mal. Nous nous excusons même spontanément d’actes que nous n’avons pas commis (…) L’intolérance, personne n’y échappe et on ne peut plus se contenter de dédouaner l’islam de ce qui se passe. Il y a une maladie dont l’islam est inculqué. Si on veut soigner ce mal, il faut pouvoir le dire et le voir. »

Le dialogue et l’éducation sont, selon moi, les remèdes à cette situation particulièrement alarmante si néfaste à la Démocratie.

12304193_1525716561085861_1949624049012163173_oEn (re)visitant Molenbeek, siège d’une stigmatisation universelle, et commune bien connue d’Ismaël Saidi et de Reda Chebchouchi, la vie semble reprendre ses droits mais une chape de plomb plane sur cette agglomération de 100 000 habitants, comme au-dessus de nombreuses cités à travers le monde, d’ailleurs. Un peu plus loin que Molenbeek, j’ai lu des affichettes artisanales placardées sur un mur d’une artère d’hôtels, de restaurants et de magasins de luxe de la Capitale de l’Europe. Sur l’une d’elles, il était écrit :

BXL 2015 1 ft« Et même qu’on se dit souvent, qu’on aura une maison avec des tas de fenêtres et presque pas de murs et qu’on vivra dedans et il fera bon y être, et que si c’est pas sûr, c’est quand même peut-être… », des paroles de « Ces gens-là » de Jacques Brel qui, dans cette chanson, évoquait un homme au « petit chapeau, au petit manteau, à la petite voiture… » qui était un personnage que l’artiste avait rencontré dans les bureaux de l’imprimerie molenbeekoise gérée par le père du chanteur.

Sur une autre affichette : « J’irai où tu iras. Mon pays sera toi. » de Jean-Jacques Goldman.BXL 2015 2. ftjpg

Tout autre commentaire semble superflu.

COP21 – Les étudiants soucieux de leur empreinte carbone (rediffusion)

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© FAGE

La COP21 se termine sur un accord qui semble être de bon augure pour les années à venir. Mais ce résultat ne doit pas empêcher pas les acteurs de terrain de poursuivre leurs initiatives pour que la planète reste vivable.     

Le monde étudiant prend sa part dans cette lutte contre le réchauffement climatique et se mobilise pour trouver les moyens de réduire nos émissions de gaz à effet de serre. La FAGE, la Fédération des Association Générales Etudiantes vient de lancer, à l’occasion de la COP21, son calculateur carbone.

  • Alexandre Leroy est le président de la FAGE.
© FAGE
© FAGE

Qu’est-ce qui à poussé les étudiants et la fédération à mettre au point ce calculateur carbone ?

« Il y a un peu plus d’un an et demi, à l’approche de la COP21, on s’est demandé à la FAGE, quel était le rôle d’une organisation de jeunes et d’éducation populaire dans cette lutte contre le réchauffement climatique, mais aussi dans la prise de conscience de la toute société de l’intérêt du développement durable. On a mené des réflexions qui nous on conduit à créer ce calculateur carbone, en parallèle à une charte d’engagement, pour sensibiliser tous les campus. Cet outil doit nous permettre de faire prendre conscience à toute la communauté de l’enseignement supérieur de l’intérêt de notre propre mobilisation. »

Le monde étudiant est sensibilisé à la protection de la planète ? Est-il malgré tout un gros « gaspilleur » ?

« Je ne sais pas si c’est un grand gaspilleur, mais le monde étudiant est particulièrement engagé et conscient des enjeux qui se sont joués à la COP21 et qui vont se jouer dans les années qui viennent. C’est un terreau assez fertile pour pouvoir travailler et prendre conscience, par exemple, de ne pas laisser un ordinateur branché dans un local d’association, ou d’utiliser un certain type d’ampoule et pas d’autres… L’idée de notre démarche est de capitaliser sur cette volonté de changement, qui est vraiment présente chez les jeunes, en les dotant d’un outil qui nous permettra, dans les mois et les années qui viennent, d’adapter les campagnes de sensibilisation et de faire en sorte que l’on puisse nous même incarner ce changement que l’on appelle auprès de nos responsables politiques ou auprès de la société toute entière. »

Des calculateurs existent déjà… Comment fonctionne le calculateur de la FAGE ?

« Il s’adresse directement aux associations étudiantes. Il fonctionne simplement. Il suffit d’y entrer, toute au long de l’année, ses actions… l’organisation d’un week-end de formation ou d’un déplacement… On renseigne comment on s’y est rendu, qu’est-ce que l’on a organisé… Le logiciel va transformer tout cela en bilan carbone, qui sera édité tous les ans accompagné de conseils, poste par poste, de réduction de l’impact carbone. C’est un outil de suivi qui nous permet d’évaluer les préconisations tous les ans et de faire prendre conscience que l’on peut s’améliorer et que chaque petit geste est utile. Cela doit impulser un changement culturel au long terme. »

Quels types de conseils sont donné aux associations et aux étudiants ?

« On s’appuie sur le bilan carbone de la FAGE. On a joué le jeu et on a des premières préconisations qui s’appuient surtout sur les déplacements… Il s’agit par exemple de privilégier le covoiturage… On peut aussi mettre l’accent sur les circuits courts. Les associations étudiantes organisent énormément d’évènements. Il faut donc les sensibiliser sur l’intérêt social, économique et environnemental de ces circuits courts. Il y a énormément de pistes. Et en parallèle de ce calculateur, on invite les associations à signer une charte d’engagement pour le développement durable, qui porte surtout sur le volet environnemental, qui permet d’identifier des bonnes pratiques et de s’engager au long terme avec toute une liste d’actions. »

Présentation du calculateur au Grands Palais à Paris pendant la COP21 - © FAGE
Présentation du calculateur au Grands Palais à Paris pendant la COP21 – © FAGE

Cette Charte d’engagement pour le développement durable  s’appuie sur les trois piliers du développement durable : social, économique et environnemental…

« On rappelle effectivement les trois piliers mais on est pour l’instant plus sur le volet environnemental. Les signataires s’engagent à mettre en œuvre tout un ensemble de bonnes pratiques pour promouvoir une gestion équilibrée des ressources, opter pour des produits de basse consommation, faciliter l’utilisation de matériaux recyclés… Ils s’engagent aussi à assurer une veille au sein de leur association dans une logique d’amélioration continue en intégrant dans toutes les actions une démarche de développement durable… Le plus important est de sensibiliser, de former, de faire ce travail d’éducation populaire sur les campus en faisant savoir directement aux étudiants, aux enseignants et aux différents personnels que l’association est engagée dans ce processus environnemental. Il faut populariser cette démarche sur les campus, car il y a encore un gros travail à faire. »

 

Pour aller plus loin :

La FAGE résolument engagée pour le développement durable

La Charte d’engagement pour le développement durable de la FAGE

 

[youtube]https://youtu.be/cLKGTptmiCI[/youtube]