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Quand la Bande Dessinée mène à la protection des océans..!

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Dominique SERAFINI, dessinateur de bandes dessinées, illustrateur des aventures du commandant COUSTEAU, nous parle de son immersion dans le monde des océans, de la plongée sous-marine, et de ses constats après plus de 40 ans d’expérience. Il nous parle des actions entreprises ou de celles à entreprendre par les jeunes générations. (Une interview réalisée par Maud SARANO.)

Les chemins de la fraternité de Jean-François Nahmias (Albin Michel)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copie« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 Adrien Legendre, le père de Frédéric, principal personnage du fantastique livre « Les chemins de la fraternité » de Jean-François Nahmias (Albin Michel), était entré à 7 ans dans une fabrique de boutons à Orléans. Il y devint un patron tyrannique. Main-d’œuvre féminine et enfantine aux cadences élevées et salaires misérables, leur employeur avait effacé de sa mémoire son passé d’ouvrier.

Débute, alors, une saga aux multiples rebondissements. Frédéric n’avait qu’une idée en tête : remplacer son père à la tête de l’usine « Boutons Legendre », jusqu’à sa visite de l’atelier où trimaient les ouvrières. Parmi elles, Miette, une gamine. Elle demanda un petit moment d’arrêt pour soulager ses menottes. Le contremaître et Frédéric refusèrent. La machine broya bras de l’enfant, qui mourut sur place. La maman de Miette, portant le corps sans vie de sa fille, lança à Frédéric Legendre : « C’est votre œuvre ! » L’atelier se vida et la grève éclata, ce qui tracassa Adrien Legendre. À peine Miette enterrée, des gendarmes déguisés en ouvriers arrêtèrent sa mère : « C’est une meneuse ! » avaient décrété les autorités et le patron de l’usine.

9782226320827mChoqué, Frédéric sut que son destin venait de basculer : « Vous êtes un monstre ! » hurla-t-il à son père. Il le quitta et monta à Paris pour épouser des idées révolutionnaires.

Dans la capitale, il s’occupa des gens qui semblent « n’être rien, mais qui sont tout », ces sans-voix (autrement dit des « sans-dents » !), qui finissent par couvrir toutes les voix, ces démunis, qui portent en eux la vraie richesse. C’est-à-dire les misérables, ce peuple, source de toute grandeur, de toute générosité, avec pour ciment la fraternité » alors qu’en face, chez les nobles et les bourgeois, c’était « la défense des privilèges et l’appât du gain. »

Frédéric choisit définitivement son camp : celui de la démocratie.

Il rencontra la jolie « Bouton d’or », qui le plaqua rapidement car elle visait la noblesse et devint la confidente de l’impératrice. À la guerre de 1870, « Bouton d’or » se transforma en « Veuve noire » et frappa de son venin beaucoup de personnes, envisageant même la mort de son ancien amant, Frédéric Legendre.

Inutile, je crois, d’en raconter davantage au risque de dévoiler l’issue de cette fresque remarquable et passionnante écrite sous la plume magnifique de Jean-François Nahmias.

tout-ce-qui-parle-728x90Part-Editions

Quand la nuit porte conseil (39) : Amoureux de la belle ouvrage et de la Nature

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11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Après avoir été co-fondateur du célèbre « Village du Livre » de Redu (Ardennes belges), André Colpin s’est établi depuis de nombreuses années au « Moulin du Bourg » dans le Périgord où, dans son atelier, il produit des estampes et livres d’art impressionnés manuellement sur papier chiffon à la cuve, produit, lui aussi, sur place : « Nous vivons au quotidien l’histoire du livre imprimé depuis la fibre du papier jusqu’à la reliure de l’ouvrage terminé », explique-t-il.

Nous ? C’est-à-dire lui et sa compagne Catherine, qui s’occupe de la logistique et qui œuvre également en tant que taille-doucière, c’est-à-dire à l’impression des gravures.

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Mas de l’Escarpe par André Colpin.

L’endroit périgourdin est bucolique et l’activité artisanale et artistique y est intense. Vous y rencontrerez, donc, André Colpin dont le parcours professionnel éclectique dénote une incontestable ouverture sur les êtres humains et la Nature. Ajoutez-y, une sorte d’initiation pour couronner le tout.

Ancien éducateur, adepte de la remarquable pédagogie Freinet, André Colpin a ensuite pérégriné sur les chemins compagnonniques reliant les moulins à papier et, outre sa manufacture, il pratique la gravure en taille-douce certaines compositions étant aquarellées à la main, également la peinture à l’huile.

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Petit Dundee armé au chalut par André Colpin.

On peut découvrir un aperçu de ce véritable travail relevant du « Patrimoine de l’édition » en lui rendant visite au « Moulin du Bourg » à Campsegret, bien sûr, mais, également, sur son site internet « Art majeur ».

Enfin, il vous sera loisible d’échanger quelques propos, comme nous venons de le faire et il me plait d’en relater trois :

 

. Sa démarche artistique : « Extraire l’essentiel des émotions au départ d’une base de travail imprévue (marelle, pots de fleur, chaises) afin de nous inciter à quelque sagesse. La diversité des techniques d’expression (peinture, gravure, aquarelle) se fait au gré des émotions simples, moteurs des besoins de partage de l’artiste. »

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Saint-Paul-de-Vence par André Colpin

. Sur la nature: « Apiculteur, je reste émerveillé de la générosité qu’a la nature à notre égard et scandalisé par le peu de cas que l’homme cupide lui réserve. »

. Sur le Compagnonnage : « Il est indispensable dans les relations humaines pour acquérir une valeur d’homme; le métier de gestes, quel qu’il soit, établit des relations de fraternité et d’estime. »

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Tourrettes par André Colpin.

 

 

Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

André Colpin :

http://www.artmajeur.com/andrecolpin/

 

 

Molenbeek : stigmatisation et l’amour chanté par Jacques Brel (2)

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Je le répète encore, comme je l’ai expliqué dans la première partie de cette série de trois chroniques consacrée à Molenbeek, cité bruxelloise mondialement connue depuis les attentats parisiens du 13 novembre 2015, et stigmatisée à l’extrême comme étant un repère de terroristes, que tenter de comprendre ce n’est ni pardonner ni excuser. Néanmoins, cette commune de 100 000 personnes ne compte quand même pas 100 000 terroristes, voyous et trafiquants ! Il faut raison garder, ce que, malheureusement, certains politiques et de nombreux internautes ne font pas.

Enfant, en vacances à Bruxelles, j’ai sillonné les rues de Molenbeek en tenant la main de mon grand-père, jeune, j’y ai joué au foot, adulte, j’y ai travaillé comme ouvrier dans différents ateliers, tel celui du père de Jacques Brel, une cartonnerie, puis, devenu journaliste, j’y ai fait de nombreux reportages.

Molenbeek 2 octobre 2015 Rue MusBrel, parlons-en. Comme moi, il a peut-être été boire un verre dans un bistrot en face de la Gare de l’Ouest, proche de la « Cartonnerie Vanneste et Brel », là où il fut employé mais rêvait de Paris et de chanson. Le quartier était vivant, industrieux, populaire, bien entretenu. À présent,  l’entreprise Brel n’existe plus, balayée comme tant d’autres par une situation économique en déclin et malade, alors, certains endroits sont devenus des zones dévastées et de gigantesques poubelles en plein air. Tout ça, sous les yeux d’habitants vivant dans des taudis et dans la peur d’une extrême minorité de personnages qui y font la loi ou à côté de prêcheurs en eaux troubles.

Mol 2 ft1Mol 2 ft2Le problème, c’est que tout cela forme un terreau propice à créer des réseaux dangereux qui, les enquêtes judiciaires les ont démontrés, ont des connections internationales, y compris en France. Les attentats du 13 novembre 2015 ont dramatiquement prouvé l’existence de ce terreau. Certes, les autorités locales ont tenté de combattre cette paupérisation, mais une question essentielle se pose : tous les colossaux moyens qu’elles ont reçus ont-ils été utilisés à cet effet et à bon escient ? À voir l’état du quartier « Brel », dirons-nous, j’ai de sérieux doutes. Ceci explique, peut-être cela.

Pour conclure cette deuxième chronique, j’ai été surpris d’entendre Jacques Brel, magnifiquement interprété lors de la cérémonie aux Invalides en hommage aux victimes, à travers sa chanson pleine de fraternité « Quand on a que l’amour ».  Tout comme Bono chantant « Ne me quitte pas » à Bercy. Je ne sais pas si les organisateurs étaient au courant de la vie molenbeekosie de Jacques Brel, mais, quelque part, de manière subliminale, en sorte, c’était réhabiliter une commune tellement et injustement stigmatisée.

« Quand on a que l’amour

Pour parler aux canons 

Et rien qu’une chanson

Pour convaincre un tambour

Alors sans avoir rien

Que la force d’aimer

Nous aurons dans nos mains

Amis le monde entier »

 

Les boues rouges du Parc des Calanques : une incohérence politique !

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2 interviews mises en parallèle à propos du scandale des boues rouges du Parc national des calanques : celle de Didier REAULT , Président du Parc à fin Octobre 2015 à Marseille , par Maud SARANO, et celle de Ségolène ROYALE dans ‘Le Grand rendez vous’ du dimanche 29 Novembre. A écouter pour se faire une idée de l’incohérence politique de ce dossier, de l’absence de courage pour atteindre l’excellence en en ayant vocation à être un espace exemplaire en matière de développement durable ».

Le voyage initiatique de Christian Jacq (MdV Éditeur)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copie« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

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Trois décennies séparent ce livre exceptionnel de Christian Jacq.

Excellente initiative de « MdV Éditeur » que de rééditer « Le voyage initiatique ou les trente-trois degrés de la sagesse » de Christian Jacq, publié en 1986 aux « Éditions du Rocher ». Certes, à l’époque, je n’avais pas tout compris des mystères qui se cachaient dans les remarquables sculptures de la cathédrale de Metz décrites par l’auteur. Alors, j’avais pris contact avec lui. Il me répondit et je fis plus de 500 kilomètres pour aller voir de près ce qu’il présentait à travers les dialogues, descriptions et dessins dans son livre.

Cette « initiation » me servit pour, à mon tour, écrire certains ouvrages et, aujourd’hui, dans la présente chronique sur « Fréquence Terre », je lui rends un peu de ce qu’il m’avait donné il y a trois décennies.

Ainsi, j’ai retrouvé à « MdV Éditeur » un ouvrage majeur dans le processus de compréhension de ce qui peut éclairer un être humain, voire modifier son comportement et sa vie. Et, à relire différents passages de ces trente-trois degrés de la sagesse, je me dis quand même que la boucle n’est pas bouclée : chaque jour, il faut remettre son travail sur la planche et il est bien vrai que l’on reste en apprentissage toute son existence.

Voici trois photos prises en 1986…

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Quand la nuit porte conseil (38) : Histoires d’arbres

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11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Dans une remarquable série de reportages, ARTE a diffusé un documentaire intitulé « Histoires d’arbres » avec des oliviers, chênes, ifs, épicéas, dont un voisin du sapin est considéré comme le plus vieil arbre du monde, ses racines datent de 9 500 ans et plongent dans le sol régulièrement glacé du Nord de l’Europe.

Des arbres, parfois vénérés mais toujours vénérables, situés en Italie,  Allemagne, Angleterre, Belgique, Corse, Scandinavie, Haute-Normandie…, qui ont donc fait l’objet de superbes images et de commentaires particulièrement importants. En voici quelques-uns :

« L’arbre est symbole de sagesse, de sérénité, de longévité. Certaines espèces conservent la mémoire de rites très anciens. L’arbre est aussi le pilier d’un environnement qui s’est construit autour de lui et il nous rappelle que l’être humain a, également, des racines.

Il tient une place essentielle dans la culture de l’homme, il est le gardien de l’enfance perdue et est comme une promesse d’un éternel retour. »

S’il est « un concentré de forces naturelles », il ne faut jamais oublier que la Terre n’appartient pas à l’homme, c’est lui qui appartient à elle.

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Art (?) contemporain et injure à la Nature à Bruxelles.
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Comment des autorités peuvent-elles accepter pareille situation ?

Alors, après ces paroles de sagesse, je désire quand même vous faire part d’une constatation, parmi d’autres, que j’ai effectuée dans un parc bruxellois où, au nom de l’art (?) contemporain, on peut voir trois pauvres arbres être littéralement emprisonnés dans de grands blocs de pierre. Pour moi, c’est une ineptie par rapport à la Nature, voire une injure faite à celle-ci.

 

 

 

ARTEHeureusement, comme le démontra ARTE, le respect des arbres est encore bien vivant en maints endroits de notre planète. Léo Ferré dans « Il n’y a plus rien », ne s’y trompa pas :

« Si jamais tu t’aperçois que ta révolte s’encroûte et devient une habituelle révolte, alors

Sors Marche Crève Baise

Aime enfin les arbres, les bêtes et détourne-toi du conforme et de l’inconforme

Lâche ces notions, si ce sont des notions

Rien ne vaut la peine de rien »

Et, terminons cette chronique par une phrase pleine de bon sens d’Edgar Morin : « La conscience écologique est un progrès dans notre civilisation. »

Ah ! S’il pouvait être entendu sous toutes les latitudes !

Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, ARTE.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

 

COP 21 : écouter la voix des peuples autochtones

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© Eau Planète et Peuples

La COP 21 vient de s’ouvrir et les discussions qui se sont engagées entre les dirigeants des 195 états promettent d’être âpres. En marge de ces négociations officielles, des tables rondes ont lieu afin d’aborder toutes les solutions pour lutter contre le réchauffement de la planète. Ce mercredi 2 décembre au Bourget, la vision des peuples autochtones pour faire face au réchauffement climatique sera au centre de l’un de ces évènements parallèles, organisé par France Libertés, la Région Ile de France et l’association Paroles de nature.

Ces peuples autochtones ressentent fortement les effets du changement climatique. C’est à ce titre que la parole leur sera donnée lors de cette table ronde.

Elsa Olaizola est chargée de mission sur les migrations à la Fondation France Libertés

« Les peuples autochtones sont les premiers affectés par les changements climatiques. Ils sont particulièrement vulnérables du fait de leur mode de vie traditionnel, parce qu’ils sont culturellement très liés à la nature et entièrement dépendant d’elle pour subvenir à leurs besoins. Mais ils combattent aussi le changement climatique et ont des solutions à proposer. Le problème, c’est que la COP 21, c’est une réunion entre états où les peuples autochtones en tant que tels ne peuvent pas porter leur message, que ce soit l’impact qu’ils subissent ou leurs solutions. »

Le mode de vie des peuples autochtone est en première ligne face aux menaces climatiques.

« Il y a d’abord les menaces que fait peser le changement climatique de manière directe : par exemple la montée des eaux qui va engloutir des îles du Pacifique ou la fonte des glaces qui change complètement l’écosystème en Arctique et qui impacte les peuples autochtones de ces régions. Mais il y a aussi les menaces qui pèsent sur ces peuples du fait du mode de vie des occidentaux qui accélère le changement climatique. C’est par exemple l’accaparement des terres pour créer des champs de monoculture, ou pour les industries extractives qui détruisent les écosystèmes dans lesquels vivent les peuples autochtones, qui polluent leur terre, leur air, leur eau, et qui les empêchent de vivre selon leur mode de vie traditionnel. »

Ces populations ont un savoir ancestral sur la nature, la biosphère. Elles ne nous ont pas attendus pour prendre conscience de la nécessité de préserver leur cadre de vie. Elles sont porteuses de solutions qui peuvent nous éclairer.

« Il est nécessaire de prendre en compte ce que disent ces peuples du fait de la relation particulière qu’ils ont avec la nature. Ils peuvent nous apprendre à la respecter et à ne plus considérer la terre comme une matière première sur laquelle on aurait tous les droits. Un leader d’Amazonie brésilienne, Davi Kopenawa, disait sa surprise que les occidentaux aient mis autant de temps à comprendre que couper les arbres entrainaient la disparition de la pluie. Ce savoir ancestral, qui pour eux était une évidence, nous, nous avons eu besoin de preuves scientifiques pour nous en rendre compte. »

© Eau Planète et Peuples

Parmi les intervenants des tables rondes, des représentants de populations autochtones… Quelles solutions ou actions, localement ont été mises en œuvre ?

« Il y d’abord les actions qui ont pour but de bloquer des projets qui sont mortifères. Nous aurons un représentant des Pacific Climate Warriors, des habitants des îles du Pacifique, qui mènent des actions pour bloquer les projets extractifs en Australie. Il y a aussi des actions de mises en œuvre de projets alternatifs comme celui de Benki Piyako, leader politique et spirituel en Amazonie brésilienne. Il a mis en place des écoles pour les peuples autochtones et non-autochtones de la région. Il y enseigne des pratiques de gestion environnementale, basées sur les savoirs traditionnels des peuples autochtones. Cela a permis de créer des emplois dans l’état de l’Acre, au Brésil, et de reboiser la région. Cela a aussi permis de responsabiliser les communautés locales sur la gestion de l’environnement tout en renforçant l’identité culturelle de ces peuples. »

Des partenariats entre ces populations et les pays du Nord peuvent-être envisagés. Les solutions locales sont-elles transposables ?

« Il y a des solutions clairement transposables. Il ne s’agit pas de dire que les populations du Nord doivent vivre comme les peuples d’Amazonie, mais il est important d’écouter ce qu’elles ont à dire de notre système pour changer nos pratiques. Il y a par exemple cette nécessité de revenir vers le local au niveau de la production et de la consommation, et de diminuer notre consommation et de l’adapter au respect de la nature. Il faut aussi prendre en compte leurs pratiques politiques pour nous en inspirer, en revenant au local et en créant une démocratie qui soit réellement participative et inclusive. Les exemples des peuples que nous allons porter à la COP 21, ce sont des peuples qui prennent les décisions en assemblée générale, où tous les peuples de la région participent et où tous ont une voix pour dire les messages qui veulent porter et les modes de développement qu’ils souhaitent. »

  • La vision des peuples autochtones pour faire face au changement climatique, c’est ce mercredi 2 décembre, de 14h45 à 18h45, au Parc des Expositions de Paris le Bourget.

 

Pour en savoir plus :

 

 

 

 

Peut-on miser sur les emplois verts pour faire redémarrer la croissance ?

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Les emplois verts… C’est le sujet que j’ai voulu aborder cette semaine.Vous l’entendez assez régulièrement, on nous dit que la transition énergétique devrait générer des emplois verts par milliers.

J’ai voulu savoir si effectivement, il était possible de miser sur des emplois verts… pour faire redémarrer la croissance…. J’ai posé la question à François Damerval, tête de Liste pour le Rassemblement Écologiste et Citoyen en Essonne… Mais si vous écoutez notre podcast vous allez le voir, ce n’est pas si facile de définir un emploi vert.

Pour François Damerval, l’emploi vert n’existe pas en tant que tel.. Il en apporte plusieurs définitions. Tout d’abord il pose la question « Un employé d’un centre de recyclage collecte les déchets avec un camion qui fait 40 litres au cent » … « Peut-on qualifier cet emploi d’emploi vert ???

Puis il continue avec une analogie …. Prenons l’exemple d’un accident de voiture… « c’est bon pour l’économie » … en effet, « il va falloir acheter une nouvelle voiture… on aura fait marcher les hôpitaux… maintenu des emplois… « Mais est-ce pour autant de cette façon que l’on veut générer de l’économie ? « …

Les bases sont fixées… Pour François Damerval, l’économie verte..Ou les « emplois verts » se situent dans tous les secteurs de l’économie. Il n’existe pas « un emploi vert »…. Chaque secteur est potentiellement un secteur en devenir. Tout comme la révolution du pétrole a accompagné celle du téléphone , il pense que c’est Internet qui sera le vecteur de tous ces emplois verts… Et pas forcément comme on pourrait l’imaginer.. Dans le développement des nouvelles énergies…

François Damerval, est tête de Liste pour le Rassemblement Ecologiste et Citoyen en Essonne, ancien assistant parlementaire de Corinne Lepage au Parlement européen.

Son blog  | Son twitter

Nature sans Frontières (6) : Molenbeek : Amalgames et « Le monde est ma famille »

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Les actes terroristes sont abominables et rien, absolument rien, selon moi, ne les justifie. En revanche, on peut tenter de comprendre ce qui en fait le terreau. Comprendre, n’est ni pardonner ni excuser. C’est, peut-être, espérer que cela ne se reproduise plus. Pour ma part, que les choses soient claires : je suis viscéralement contre les amalgames qui empoisonnent le quotidien des citoyens : « Toutes les blondes sont… », « Tous les Belges sont… », « Tous les Parisiens sont… », « Tous les Arabes, ou Chrétiens, ou Juifs, ou Blancs, ou Noirs… sont… » En revanche, je fais mienne cette citation d’Antoine de Saint-Exupéry : « Si tu diffères de moi, frère, loin de me léser, tu m’enrichis. »

Quelques jours après les attentats du 13 novembre 2015, François Hollande déclara : « Les actes de guerre de vendredi ont été décidés, planifiés en Syrie, ils ont été organisés en Belgique, perpétrés sur notre sol avec des complicités françaises. » Des réactions françaises et internationales fusèrent : stigmatiser la Belgique, plus particulièrement Molenbeek, c’est cacher sa propre incurie et ses lacunes. Soit. La politique politicienne reprit rapidement ses droits sur les légitimes terreur et tristesse des peuples.

Alors que Bruxelles était en véritable état de siège à cause d’alertes aux attentats, j’ai surmonté crainte et préjugés…

Mol 12FTMol 13FT« Boulangerie Casablanca », « Charcuterie  Omar », « Pizzeria turque », « Chez Les Frères Mohamed », « Sahel Coiffure », « Yasser Sport », « Vêtements Loubna », « Librairie El Riad », « Le roi du salon maghrébin », « Arts et folklores marocains »[1]…, j’étais bien au centre de la commune de Molenbeek, qui fait partie de Bruxelles, capitale de l’Europe. Du côté de la rue Ransfort, là où des perquisitions eurent lieu, des adolescents jouaient au foot sur un mini-terrain encagé, un panneau lumineux annonçait le Marché de Noël de la mi-décembre, je revis des artères et des bâtiments, jadis propres et entretenus, devenus des « chancres urbains » (vitres brisées, pans de façades qui s’effondrent sur les trottoirs, locaux et espaces dits verts servant de dépôts clandestins pour immondices…), le site de l’entrée de la station de métro Beekkant (dite à « hauts risques ») : un véritable dépotoir à ciel ouvert, et là, sur les trottoirs, des tonnes (je n’exagère pas) de détritus qui, à première vue, ne dataient pas de la veille… Et, pourtant, durant des décennies, des millions et des millions d’euros furent destinés à cette commune afin de lutter contre la paupérisation galopante (Source : « Le Soir« , novembre 2015). On peut légitimement se demander ce qu’en ont fait les politiques en voyant pareille situation.Mol 10FT

Mol 8.FTjpgEnsuite, direction Parc Marie-José, inauguré en 1922 et quelque peu restauré. Cet espace de six hectares se compose de sous-bois, d’étangs, de jeux pour enfants… Au fil des saisons, on y voit des hérons, des cygnes, des oies sauvages et autres pics-verts ou perroquets verts… Il y a, encore, de remarquables cèdres du Liban, des ifs, des peupliers… et une statue de Gandhi, le pape de la non-violence et de la désobéissance civile, en position de méditation. Sous la statue, je lis un écriteau : « Le monde est ma famille ».

Mol 3FTTout un symbole d’espoir dans un environnement sociétal, ô combien, difficile.

 

[1] J’ai quelque peu modifié les appellations afin de ne pas stigmatiser davantage les propriétaires de ces commerces qui existent réellement au cœur de Molenbeek.