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« Sillage-Odyssée » : une expédition pour percevoir et interagir avec la Méditerranée !

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Avoir des Regards croisés sur la Méditerranée, entre son héritage et son devenir , : tout un programme, mais surtout une expédition réelle dont le nom est sillage-odyssée , qui se situe , on l’aura compris, Dans le «Sillage» des expéditions naturalistes d’autrefois, avec un équipage scientifique pluridisciplinaire pour étudier les rapports de l’homme à son environnement sur les côtes du littoral méditerranéen. (une chronique préparée par Daniel KRUPKA et Maud SARANO)

Nos si beaux rêves de Christian Signol (Albin Michel)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copie« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Les riverains vivaient avec la Garonne, qui avait ses caprices, comme les hommes, et dont on s’accoutumait sans la moindre rancœur (…) Comment serait-on malheureux dans cette vallée de verdure, inondée de lumière, au bord du grand fleuve ? »

Ainsi, Étienne, encore adolescent, se dit qu’il ne quitterait jamais ces rives, là où il côtoyait Eugène, pêcheur taciturne, et, surtout, la jolie Lina, dont la maman était paralysée et le père violent. Étienne, lui, avait des parents qui travaillaient tout le temps et n’avaient pas souvent l’occasion de bavarder avec leur enfant.

Puis, un jour, le père de ce dernier s’effondra, foudroyé par une crise cardiaque. La veuve et l’adolescent partirent travailler à Toulouse, loin de la Garonne et de Lina. Celle-ci débuta des études secondaires pour devenir institutrice et son ami d’enfance devint apprenti dans une usine.

9782226319319m« Était-il possible que de nouveau un jour leurs deux vies se rejoignent ? »

Devenu membre de l’Internationale ouvrière pacifiste, alors qu’au loin un « cinglé » gouvernait l’Allemagne et menaçait d’écraser sous sa botte ceux qui prétendaient lui résister, le père de Lina perdit son travail, puis, ivre, se noya dans le fleuve. La mère infirme fut placée dans un hospice. La jeune fille dut arrêter ses brillantes études et devint gouvernante dans une riche famille toulousaine. Alors, les deux jeunes des rives de la Garonne se retrouvèrent dans la ville rose, se marièrent mais, le futur papa alla combattre le nazisme prôné par le « cinglé » de Berlin…

Avec « Nos si beaux rêves de jeunesse » paru chez Albin Michel, j’ai lu le vingt-troisième roman de Christian Signol. C’est dire si j’apprécie cet auteur et, une fois encore, je ne fus pas déçu. Son dernier ouvrage, comme les précédents, m’a permis une sorte d’évasion littéraire, certes, mais elle n’était pas dénuée d’une réelle et profonde réflexion sur différentes mœurs qui, pour certaines, restent d’actualité.

 

 

 

 

 

 

 

 

tout-ce-qui-parle-728x90Part-Editions

Quand la nuit porte conseil (37) : Le piano bleu et le jongleur

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11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

À quelques pas de la frontière belgo-française, plus précisément à Mons (1 rue des Droits de l’Homme), se tient du 7 au 30 décembre 2015, du lundi au vendredi, une exposition au titre mystérieux : « Le piano bleu »

Nuit37 1L’artiste, José Chapellier, qui a côtoyé le sculpteur César, le peintre et graveur Bernard Buffet, comme le calligraphe Pierre Alechinsky, issu du mouvement Cobra, se présente comme un « chercheur infatigable se laissant subjuguer par les exigences techniques de l’églomisé ». Que se cache-t-il derrière ce terme savant ? Il s’agit, dans le cas de José Chapellier, d’une peinture sur plexiglas réalisée à l’envers dont les effets sont surprenants par l’éclat et la richesse des couleurs. La technique du verre églomisé, elle, remonte à l’Antiquité.

Nuit37 2Peintre, sculpteur, philanthrope, José Chapellier, dont on peut admirer certaines œuvres ci-contre, est aussi considéré comme un jongleur. C’est-à-dire un artiste qui manie avec dextérité les matières et les couleurs, tels les bijoux, flacons de parfum, foulards, parapluies, tissus, cristaux… pour harmoniser le tout sous les thèmes des ambivalences de l’être humain.

Nuit37 3À ce sujet, gageons que l’artiste a encore pas mal de pain sur la planche avec notre société où la haine prédomine de plus en plus souvent l’amour, semble-t-il.

 

 

 

 

 

 

Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

COP 21 : ne rien lâcher face à la menace terroriste

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© Alternatiba

Ne rien lâcher !

C’est le mot d’ordre lancé par les mouvements citoyens à quelques jours de la COP 21. Sonnées par les attentats de Paris du 13 novembre, les associations mobilisées sur les manifestations citoyennes qui doivent se tenir en parallèle de la Conférence Mondiale sur le Climat, ne comptent pas baisser les bras.

Face à l’état d’urgence, qui vient d’être prolongé pour 3 mois, et après l’annonce de l’interdiction des marches citoyennes, les militants associatifs sont plus que déterminés à faire entendre la voix des peuples pour peser sur les négociations. La marche pour le climat du 29 novembre est annulée. De même que la mobilisation citoyenne prévue le 12 décembre à Paris.

Pour Txetx Etcheverry, de la coordination européenne des Alternatiba, ces annulations imposées par le gouvernement sont un coup dur pour le mouvement citoyen et une faute politique.

« On aurait très bien compris et admis de discuter avec le gouvernement de la modification du format des mobilisations afin d’en assurer la sécurité la plus complète possible. Mais interdire brutalement sans alternative, c’est une faute. C’est contradictoire avec ce qui a été fait après l’attentat de Charlie Hebdo, avec la manifestation regroupant des dizaines de chefs d’Etats du monde. Quand on disait « il y a des risques d’attentats », le gouvernement avait dit « la liberté de la presse et la liberté d’expression valent que l’on prenne des risques. Et les gens viendront à la manifestation en connaissance de cause. Ils sont adultes. »

Aujourd’hui, quelques mois après, on a changé le fusil d’épaule, et on considère que le changement climatique n’est pas une cause qui vaut de prendre les mêmes risques que la liberté de la presse. Et on considère que les gens ne sont plus adultes pour savoir s’ils doivent participer ou non à de tels rassemblements ? »

L’autre faute, selon Txetx Etcheverry, est la contradiction affichée avec entre autre, l’ouverture des marchés de Noël de la capitale, tout aussi difficile à sécuriser. Pour lui, le message est clair. Eviter que les citoyens contestent l’accord qui sera signé entre les Etats.

« L’accord, tel qu’il est préparé actuellement, est un accord qui ne permet pas de limiter le réchauffement climatique au dessous des seuils d’emballement climatique. Si cet accord nous amène à bruler la planète, à plonger dans le chaos climatique, il est de notre devoir d’alerter l’opinion publique mondiale en disant : « Ne prenez pas pour argent comptant les satisfécits que vont s’auto-adresser les chefs d’Etats du monde en disant qu’il y a eu un accord ». C’est une responsabilité historique que l’on a de porter ce message à l’opinion publique mondiale. C’est pour çà que l’on ne peut pas accepter l’interdiction du gouvernement. »

Pourtant des alternatives avaient été proposées. Sans succès. Le refus est donc politique.

« Dans les discussions avec le gouvernement, on était tout à fait prêts à envisager l’hypothèse de faire un rassemblement dans un hippodrome ou dans un stade, avec des conditions de sécurité. Mais là, c’est une interdiction sans alternative. On voit bien qu’elle est motivée politiquement. Quand on a eu la réunion avec Laurent Fabius et son équipe, il a clairement dit qu’autant il pouvait se poser la question de proposer ou non des alternatives à la marche du 29 novembre, autant le 12 décembre, c’était quelque chose qui ne leur plaisait pas politiquement. Donc il ne fallait pas nous proposer d’alternatives. »

© Coalition Climat 21
© Coalition Climat 21

La Coalition Climat 21 étudie actuellement des alternatives aux manifestations initiales. Les mobilisations pourraient prendre des formes diverses.

« La Coalition Climat a défini aujourd’hui des propositions pour permettre aux gens de se manifester malgré tout le 29 novembre et le 12 décembre. Cela n’aura pas l’allure de rassemblements massifs, mais d’occupation de l’espace public sur le parcours que devait emprunter la marche du 29 novembre, entre la République et la Nation. Cela peut être en occupant les terrasses de café, en y organisant des discussions sur le climat, en décorant les rues, en circulant à vélo… Que des milliers de citoyens puissent, sans manifester communément, être tous présents au même moment, de manière individuelle et donner quand même la couleur de ce qu’aurait été cette marche pour le climat. Et le 12 décembre, il est proposé de tracer, par un système de géo-localisation à travers tout Paris, un immense lettrage qui dirait « Climat Justice for Peace ».

On pense qu’il faut maintenir des rassemblements, des marches, le samedi 12 décembre, car c’est important que la société civile, que ceux qui ont à cœur de stabiliser le climat disent leur avis sur le contenu de l’accord qui va sortir de cette COP 21. Cela aura une importance décisive pour les batailles sur le climat qui seront menées dans les mois et les années à venir. En 2040, on nous jugera pour ce que l’on aura fait ou pas fait à la fin de cette COP. Et nous, on veut pouvoir se regarder dans la glace en 2040. »

De son coté la coordination des Alternatiba appelle à ne rien lâcher et invite les citoyens à rester mobiliser tout au long de la COP 21. Avec l’espoir que la mobilisation citoyenne du 12 décembre puisse exister.

 

Pour aller plus loin :

 

[youtube]https://youtu.be/n5bjy4ZNtfY[/youtube]

 

 » Un Océan de vie « : un DVD mais aussi un projet citoyen !

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Le DVD « Un Océan de Vie » est sorti. Il a reçu le prix spécial du Jury au 42e Festival Mondial de l’Images Sous-marine à Marseille. un beau cadeau pour tous !

Mais « Un océan de vi »e , c’est aussi un projet écoresponsable, et une association pour préserver la mer de ses pollution

Ramassez rien qu’un déchet, c’est un petit geste pour une grande cause!

 

« Je meurs de ce qui vous fait vivre » de Paul Couturiau (« Les Presses de la Cité »)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copie« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff .

Le choix d’une citation qui « ouvre » un livre, n’est jamais fortuit, on s’en doute. Ainsi, Paul Couturiau cite d’emblée Sören Kierkegaard (1813-1855), auteur, théologien et philosophe danois, considéré comme l’un des pères de l’existentialisme : « Les gens exigent la liberté d’expression pour compenser la liberté de pensée qu’ils préfèrent éviter. »

Et puis, Paul Couturiau, a davantage attiré l’attention sur son nouveau roman paru aux « Presses de la Cité » avec ce titre exceptionnel : « Je meurs de ce qui vous fait vivre ».

9782258117549Le contenu de son récit est-il de la même trempe que ses fantastiques « Abbaye aux Loups », « Silences de Margaret » et « L’Ange de la Renardière », dont il a déjà été question dans la présente rubrique « Littérature sans Frontières » ?

Assurément, cet ancien « Grand Prix de Littérature policière » et « Prix de la Maison de la Presse » est un conteur hors pair qui, par une écriture accessible et intelligemment rythmée, captive le lecteur de chapitre en chapitre avec, chaque fois, l’art de bondir ou de rebondir dans une histoire parsemée d’épisodes touchants et réalistes, qui interpellent souvent au plus haut point : « Elle rêvait de rendre au socialisme sa grandeur et sa puissance, mais elle s’est heurtée à une guerre des chefs plus souvent qu’à des élans fraternels. » Pourquoi, donc, la jeune Rémy Caroline, dite Line, voulut-elle mourir en ce mois de mars 1881 à Paris ? Par révolte ? Pour le fait d’avoir été une femme réfractaire ? Pour appeler à l’amour (« Roméo, sinon rien ! ») ? Pour faire vivre le « Communard » Jules Vallès, son mentor ès journalisme, et le « Cri du peuple » ?

Alors, comme dans le sublime film de Claude Sautet « Les Choses de la vie » (avec Michel Piccoli, Romy Schneider, Lea Massari), défilent des pans entiers de l’existence passablement tourmentée de la jeune femme. En quelques secondes à peine, apparaissent des années de souvenirs mais, je ne prends pas le risque d’en raconter davantage de peur de dévoiler la trame de ce roman remarquable teinté de faits historiques avérés.

Je préfère vous livrer quelques propos qui, mieux que de longs discours, campent le récit : « Les êtres que l’on aime ne sont pas éternels. Les regrets, si » et ceux de Line qui aimait tant écrire, car « écrire c’est instruire, c’est informer, c’est éveiller, c’est faire rêver, c’est hurler, c’est aimer, c’est vivre… »

Et, qui dit mort appelle une naissance, dit-on. Alors, après Line et Caroline, voici Séverine…

À présent, je comprends mieux cette phrase sublime, elle aussi, lue dès le prologue : « Caroline Rémy n’avait pas vingt-six ans le jour où elle s’était donné la vie d’une balle en plein cœur. »

La vie ne s’arrête pas après la mort, elle continue pour l’éternité, dit-on aussi. Paul Couturiau l’a parfaitement démontré dans ce roman sublime et tellement émouvant : de la littérature qui, j’en suis convaincu, ne vous lâche pas durant des années…

Quand la nuit porte conseil (36) : Détruire les destructeurs de la Terre !

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11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Yann Arthus-Bertrand, reporter, photographe et écologiste, auteur de « La Terre vue du ciel », « Home », qui a été vu par 600 millions de personnes, « Human »…, est un homme qui n’use pas de la langue de bois. Lisons quelques-uns de ses propos :

« L’écologie est morte. Au départ, elle était associative, basée sur la générosité et le bénévolat. Elle est devenue professionnelle, mais des écologies de combat, les citoyens n’en veulent plus ! On n’a plus envie de cette comédie politique permanente. On a envie de personnes rassembleuses, car on ne croit plus en l’écologie politique.

À vrai dire, il nous manque des Gandhi, des Mandela, des gens qui rassemblent autour d’eux. »

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Et, de citer un passage, soutient-il, écrit noir sur blanc dans un livre sacré : « Il faut détruire les destructeurs de la Terre ! »DSCF4239DSC00685

Comme c’est assez surprenant et pas très charitable, j’ai vérifié et Yann Arthus-Bertrand a raison, c’est écrit dans la Bible, Apocalypse, 11, 18, avec, parfois une variante du genre : « … perdre ceux qui perdent la terre » Dans ma conception de l’écologie, s’il ne s’agit surtout pas d’user et d’abuser d’angélisme mais de fermeté, je trouve ce passage biblique excessif, mais, paraît-il, il est « symbolique ». Ouf ! L’honneur de l’écologiste pur et dur est sauf !

Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan. « Le Soir« , septembre 2015, Belgique.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

 

Les transports, au centre du développement de nos sociétés saturées

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Pierre Serne, élu EELV de la région IDF en charge des transports et de la mobilité

Les transports, ou la mobilité, c’est un des points clé du développement de nos sociétés. Les transports sont au centre du développement urbain… Mais nous avons atteint un point de saturation.. C’est un dilemme.. Car nous aimons bouger. Aller en vacances.. et nous devons aller au travail…

Pierre Serne, élu Europe Écologie Les Verts de la région ile de France, en charge des transports et des mobilités nous explique sa vision de l’aménagement de la mobilité… Il appelle cela de l’aménagement durable du territoire… Il prend bien évidemment l’exemple de la région île de France qu’il connaît sur le bout des doigts… Mais cet exemple – dit-il – s’applique à toutes les grandes métropoles.

Pierre SerneIl dénonce tout d’abord cette « transhumance » qui a lieu deux fois par jour… Plus de 2 millions de  parisiens traversent Paris d’Est en Ouest le matin à l’heure d’aller travailler.. Puis même chose le soir à la sortie du travail, tout le monde  d’Ouest en Est… Et tout cela à la même heure… Pour tout le monde, que ce soient les scolaires, les étudiants, les travailleurs… « Est-ce qu’on ne pourrait pas aménager les horaires de travail des uns et des autres ? » … « Il suffirait de décaler une catégorie de 10 minutes pour que le trafic redevienne fluide » .

Deux solutions explique-t-il… La première consiste à faire des tunnels toujours plus grands pour y rentrer toujours plus de trains de voitures et de métros… D’élargir les routes… Mais cette solution est très couteuse et demande de gros chantiers. L’autre solution, est de repenser le territoire… De réaménager les villes… Décentraliser en périphérie les entreprises qui le peuvent en les incitant. Aménager des « tiers lieux » également appelés espaces de « co-working » … « Nous travaillons avec la SNCF pour aménager des bureaux dans les gares afin que les gens puissent y travailler et se rencontrer sans forcément avoir besoin d’aller au centre de la ville » …

[youtube]https://youtu.be/61iwQP6Uc44[/youtube]

 

PODCAST

COP 21 : l’eau, un bien commun à protéger

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© Coalition Eau

Dans « Monde Solidaire », gros plan cette semaine sur les rencontres « Eau, Planètes et Peuples ».

A l’occasion de la COP 21, ce rassemblement d’organisations de la société civile du monde entier se mobilise pour partager une idée : celle d’une eau, bien commun de l’humanité et du vivant. Pendant les quinze jours de la conférence, « Eau, Planètes et Peuples » mettra l’accent sur ce lien entre la ressource et le changement climatique, à travers des expositions, des rencontres, des débats.

Avec Nadja Bedoc, chargée de mission Eau à France Liberté, rappel de ce que sont ces rencontres « Eau, Planètes et Peuples ».

« France Libertés fait partie de ceux qui ont lancé ces rencontres en 2012. Elles rassemblent des dizaines d’organisations de la société civile du monde entier, pour partager leurs expériences et leur vision de l’eau, en lien avec l’environnement et le droit à l’eau. « Eau, Planètes et Peuples » visent à une mise en commun de nos savoirs, de nos propositions et de nos luttes pour faire de l’eau un enjeu prioritaire pour tous. Une même idée nous ressemble : l’eau comme bien commun, accessible à tous les êtres vivants et comme élément constitutif de la vie à protéger. »

C’est en 2012, à Marseille, que ces rencontres ont démarré.

« Dès leur origine, ces rencontres avaient pour objectif de porter un message humaniste fort. Les débats de 2012 ont abouti à une déclaration finale, portée par des centaines d’organisations au sein du Forum alternatif mondial de l’eau. En mars 2015, dans le cadre du Forum social mondial Tunis, les rencontres ont analysé les liens entre eau et énergie, eau et droit, eau et agriculture, eau et climat. Aujourd’hui, dans le cadre de la COP 21, les rencontres parleront des liens entre eau et climat. »

La question de l’eau est primordiale dans la problématique du climat. C’est la raison de la mobilisation d’« Eau, Planètes et Peuples » pendant la COP 21.

« A Tunis, la nécessité d’amplifier nos actions sur cette thématique de l’eau et du climat nous est apparue essentielle. Deux constats nous ont amené à l’approfondir. D’abord, le changement climatique est intrinsèquement lié à l’eau, tant pas ses causes que par ses conséquences. Les conséquences sont connues : sécheresse, désertification, inondations, et autres catastrophes climatiques sont toutes liées au surplus ou à la pénurie d’eau. En ce qui concerne les causes, notre gestion de l’eau est rarement considérée comme un des facteurs du changement climatique. Pourtant, en déforestant, en imperméabilisant les sols, en surexploitant les nappes phréatiques pour des usages industriels ou énergétiques, ou en pratiquant l’agriculture intensive, nous asséchons et appauvrissons les sols et perturbons le cycle de l’eau.

Deuxième constat : partout dans le monde, des alternatives urbaines agricoles, énergétiques et industrielles respectueuses du cycle de l’eau et du climat existent et se multiplient. Pendant la COP 21, l’objectif sera d’expliciter ce lien entre eau et climat et de mettre en valeur ces alternatives qui nous permettent de lutter contre le changement climatique en respectant le cycle de l’eau et en garantissant le droit à l’eau pour tous. »

© Coalition Climat
© Coalition Climat

Des expositions, des rencontres, des débats auront lieu pendant la COP 21, à l’initiative d’Eau, Planète et Peuples. A retenir notamment ce « side-event », cette manifestation parallèle, qui aura lieu au Bourget le 2 décembre sur la question des populations autochtones et de leurs contributions pour le climat.

« L’intitulé de l’évènement est « Eau et changement climatique : ce que les peuples autochtones ont à proposer ». Des peuples autochtones de tous les continents seront présents à cette occasion. L’évènement a pour objectif de rappeler les relations entre peuples autochtones, climat et eau, et de faire entendre la voix des peuples autochtones qui sont souvent laissés pour compte alors qu’ils sont souvent les premiers touchés par ce changement climatique. »

Autre temps fort, autre lieu… Le Centquatre, à Paris, accueillera la ZAC, la Zone Action Climat, du 7 au 11 décembre. Eau, Planète et Peuples y proposera des animations à destination des jeunes et des scolaires.

« Notre objectif est de les sensibiliser à ce lien entre eau et changement climatique à travers deux outils : le jeu éducatif « L’Equilibro », et des activités théâtrales. L’objectif est que les enfants deviennent acteurs eux-mêmes de la lutte contre le réchauffement. Une des activités proposée dans le cadre du jeu « L’Equilibro » est de récolter les slogans créés par les enfants et de les faire remonter notamment à la ministre de l’écologie Ségolène Royal. »

Beaucoup de conférences, de débats sur cette question du lien entre eau et climat se dérouleront également au Sommet citoyen pour le Climat. Il se tiendra à Montreuil et au Pavillon de l’eau à Paris.

« L’une de ces conférences s’intitule « Eau et Climat : lutte contre le changement climatique en rendant l’eau à la terre ». Elle se fera en présence de nombreux porteurs d’alternatives venus d’Inde, de Slovaquie et de France. Elle a pour vocation de diffuser le message sur ce lien entre eau et climat. »

 

Pour aller plus loin :

 

[youtube]https://youtu.be/nFAFMFPWVDc[/youtube]

 

 

 

COP 21 : insuffisant mais nécessaire !

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COP21, vous n’entendez que cela ces dernières semaines.

Et pour cause puisque la conférence pour le climat EST l’événement mondial de ces prochains jours, puisqu’il concerne chaque humain de cette planète bleue.

Parler du climat c’est y associer aussi les océans. Alors cette COP21? déjà une réussite, et déjà un échec, car insuffisante mais nécessaire voire indispensable avec l’occasion historique de se mobiliser pour l’humanité!