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L’Affaire Simenon d’Alain De Preter (Édition Avant-Propos)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copie« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.Part-Editions

Décidément, au-delà de ses polars de réputation internationale qui traversent le temps et l’espace, Georges Simenon ne cesse de faire parler de lui ces derniers temps. Davantage que son œuvre littéraire, semble-t-il. Même l’un de ses enfants, Pierre, a récemment publié un ouvrage « De père à père » (Flammarion) et, dans un tout autre registre, Patrick Roegiers, avec « L’autre Simenon » (Grasset), dont il a été question en la présente rubrique, a publié un véritable « brûlot » qui n’eut pas l’heur de plaire aux simenoniens, il y a, également, « L’affaire Simenon » d’Alain De Preter  (« Avant-Propos »). Ici, il s’agit du volet douloureux du suicide de Marie-Jo, fille du père de Maigret, morte à l’âge de 25 ans.

L’auteur, juriste de formation, ancien avocat, réorienta sa carrière professionnelle vers la psychologie. Il a pris cinq années, dit-il, pour écrire son ouvrage de près de 370 pages né de la lecture de « Mémoires intimes » de Georges Simenon, du décryptage de la célèbre interview de l’écrivain par Bernard Pivot lors d’un « Apostrophes » de 1981 et, ensuite, de recherches, quasi scientifiques, exécutées dans maints documents écrits et filmés, y compris avec l’apport du Fonds Simenon de l’Université de Liège, cité de naissance d’un maître incontesté du polar.

L'AFFAIRESIMENON-C1Que retenir de cet imposant essai qui analyse, à la manière d’un psy doublé d’un homme de loi, cette mort troublante d’une jeune fille sensible, au tempérament artistique, mais qui souffrait d’un mal-être existentiel, qui déclara : « Je veux savoir la vérité… » ?

Par le biais de cet ouvrage, le lecteur entre dans un univers souvent fort sombre, désolant, dont j’ai épinglé quelques propos : « Une atmosphère de sexualité flottait dans la maison de Georges Simenon », « C’était un menteur professionnel », « Marie-Jo, selon Georges Simenon, aurait été victime d’une sorte d’inceste de la part de sa mère quand elle avait 11 ans » et, encore, « Simenon se présentait comme antiraciste convaincu, alors qu’il avait écrit des articles antisémites sous le titre « Le péril juif ! », « Simenon était un manipulateur, un homme caméléon, mais, aussi, un personnage très charismatique et très populaire », « Il y avait une fixation incestueuse entre Marie-Jo et son père »…

Père autoritaire, Georges Simenon se serait déclaré « L’homme aux 10 000 femmes » et il avait une personnalité nécrophile, rapporte Alain De Preter. Voici, donc, quelques éléments du « puzzle » mis en place dans cet ouvrage pour démontrer « la maltraitance dont Simenon s’est rendu coupable envers ses proches. »

Au lecteur, bien sûr, de faire sa propre conclusion sur pareil essai qui, quelque part, relève du polar. Quoi qu’il en soit, Georges Simenon reste une star de ce type de littérature avec quelque 550 millions d’ouvrages tirés, selon l’UNESCO.

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Quand la nuit porte conseil (43) : Souffle contre douleurs et tensions

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11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Monique Virelaude, sophrologue et auteure de « Tracés intérieurs … » (Cépaduès-Éditions de Midi) a placé en sous-titre de son ouvrage « Du point douloureux pétrifié au trait vivant » qui, avouons-le, est une incitation à en connaître davantage bien mystérieuse. Mais, au fil des pages, le voile se lève sur ce point pétrifié « rongé par l’acidité de nos structures qui témoigne de notre état de survie ». Alors, certains nœuds se dénouent. N’empêche, la démonstration n’est pas simple, car d’où vient une douleur chronique ? Et ce manque de confiance en la vie ? Tout comme la perte d’estime en soi. Comment y remédier ? Par le souffle, entre autres, propose l’auteure.

Cepadues_7027Néanmoins, avant cette pratique, Monique Virelaude demande de se poser des questions à chaque sensation vécue, à chaque mouvement de pensée : où suis-je ? Puis-je cerner mon environnement ? À partir de là, le souffle qu’elle recommande d’appliquer peut « défaire » ledit point douloureux.

Il en irait de même pour une émotion, pour ces voix intérieures qui empêchent de trouver le sommeil, pour vaincre une peur… Et, de conclure : « Le souffle s’est fait tout à la fois archéologue, géologue, bûcheron, sculpteur, graphiste et artiste. »

Ultime propos dans cet essai : « Les grandes tensions se défont et, un jour viendra où votre courage vous saluera. »

 

Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

 

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

 

Éditions Cépaduès : http://www.cepadues.com/

 

Jouer Nature de Michel Scrive (Presses d’Île-de-France)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copie« Littérature sans Frontières » est une émission de Pierre Guelff.Part-Editions

 Pour bien débuter l’année, « Jouer Nature » de Michel Scrive, est un livre abondamment illustré qui fera certainement la joie de nombreux parents et d’animateurs de groupes de jeunesse, a fortiori des jeunes eux-mêmes. Selon moi, il devrait même être remboursé par la Sécurité Sociale tant il propose des activités saines dans la nature, ludiques et pédagogiques à la fois. Donc, une véritable ordonnance quasi médicale pour un vivre-ensemble dont le concept n’a jamais été autant nécessaire ces temps-ci et, par corollaire, un mieux-être qui allie à la fois le sourire par des jeux et la dextérité par la fabrication d’objets usuels. J’ajoute que rire et sourire sont des thérapies recommandées !

DSC01306Dans cet ouvrage, résultat d’une décennie « de pratique d’animation et d’expérimentations d’écologie », selon l’auteur, pas moins de 120 jeux et activités sont donc organisés en quatre parties bien distinctes : jouer dans la nature, se divertir avec les éléments naturels, fabriquer des objets buissonniers et s’amuser avec des couleurs naturelles. Le tout sous le label « Habiter autrement la planète ».DSC01307

Comment fabriquer des figurines en argile et végétaux ou un sifflet avec un noyau d’abricot ? Comment produire une limonade de fleurs de sureau ?  Et des toupies en bois ? Et, que diriez-vous d’une chasse au trésor naturaliste ? Du jeu de la sardine, de la gamelle ou du zagamor ? Comment réaliser un dessin avec des fleurs ?DSC01309DSC01308

Jouer, c’est aussi apprendre, observer, écouter, expérimenter et, le plus important, à mes yeux, c’est de vivre en société le sourire aux lèvres. C’est devenu tellement rare, que c’en est devenu une richesse !

 

COP 21 – Après Paris, tout reste à concrétiser avant la COP 22

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Accord historique, inespéré, planète en voie d’être sauvée… les éloges ont été nombreux à l’issue de la COP 21 qui a accouché d’un accord que très peu de monde prévoyait.

Malgré tout, et même si l’on doit se réjouir, il faut mettre quelques bémols à cet enthousiasme. Le financement des mesures destinées à lutter contre le réchauffement climatique, ou l’intérêt des peuples autochtones sont les points qui font débat.

« L’accord est imparfait parce qu’il n’est pas suffisamment ambitieux. Il renvoie aussi aux calanques grecques la révision des différents objectifs de réduction des gaz à effets de serre, puisque la prochaine étape de discussion de ces engagements, c’est 2025. C’est beaucoup trop loin.

Il est imparfait aussi au niveau du financement. Par contre, il doit pouvoir enclencher une dynamique économique. On craint évidement les fausses solutions des multinationales qui cherchent à gagner de l’argent. Mais il n’est pas exclu que cet accord engage le monde de la finance à donner un vrai changement de direction pour que les financements de demain soient plutôt dirigées vers le renouvelable, parce que c’est l’avenir, plutôt que vers les énergies fossiles qui appartiennent au passé.

Il y a un enjeu très fort, pour la société civile, d’appuyer là où çà fait mal, et de faire en sorte que la finance et l’économie se redirige vers les solutions de demain. De ce point de vue, l’accord pourrait dépasser les entités politiques si les entités économiques s’en emparent. Ça, c’est notre ambition. C’est pour cela que l’on participe à la campagne « 350.org », qui engage l’ensemble des acteurs économiques de la planète à se désinvestir des énergies fossiles. »

© 350.org
© 350.org

Et puis les peuples autochtones ont aussi été oubliés lors de cette conférence, oubliés en tous cas des discussions officielles

« C’est un paradoxe. Ils ont été très présents au Bourget, où il y a avait un espace « Peuples autochtones » très intéressant, très fourni. Il y a eu beaucoup de conférences et beaucoup d’écoute aussi des négociateurs des peuples présents. Mais évidemment, cela ne figure pas dans l’accord qui est un accord d’état à état. Mais cela pèse très fortement. Cela pèse aussi sur l’ambiance médiatique car il y a un vrai écho positif de la part de la population et des médias pour éclairer la réalité des peuples autochtones. »

Le travail ne s’arrête pas avec la COP 21… Sur quoi France Libertés va maintenant concentrer son action dans les mois et les années qui viennent ?

« Première action : le travail que l’on doit faire sur un plaidoyer « Eau et extractivisme » pour éclairer le passéisme de ces énergies fossiles. Et on va se positionner vers la COP22 de Marrakech. La France aura un rôle très important sur le suivi entre les deux conférences. La COP22 sera organisée avec le France et le Maroc, puisque la France reste présidente de la Conférence jusqu’à l’ouverture de la COP22. Avec l’ensemble de la société civile, on fera en sorte que notre voix soit forte entre Paris et Marrakech. »

© Cop22
© Cop22

Et on suivra ces initiatives sur Frequenceterre tout au long de l’année 2016.

 

Pour aller plus loin :

[youtube]https://youtu.be/6gI_vJRGmFM[/youtube]

 

 

BALI au milieu du plastique : témoignage et action locale!

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Jérome PERUSSEL dirigeant d’ATLANTIS, un club de plongée local , nous fait part des menaces écologiques qui pèsent sur BALI, plastique et eau polluée, et des actions qu’il a mis en place, reproductibles,  pour que BALI reste l’ile des dieux et celle des hommes ! Un exemple à suivre , à reproduire et qui montre que les petits ruisseaux des bonnes intitiatives forment les rivières de solutions…

Quand la nuit porte conseil (42) : Le paradoxe d’Hermès et la transformation de l’humanité

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« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

François l’Arpenteur, auteur de l’essai « Le paradoxe d’Hermès » paru aux Éditions Cépaduès-Éditions de Midi, pose d’emblée une question essentielle qui, ma foi, si j’ose m’exprimer de la sorte, est rarement abordée : « Comment un symbole que l’on prétend universel peut-il avoir plusieurs interprétations ? »

Doute ? Incompréhension ? Méprise ? Erreur ? Égarement ? Paradoxe ? Que d’interrogations, n’est-ce pas ! Et, c’est, ici, toute la richesse de ce petit ouvrage d’une centaine de pages.

François l’Arpenteur, un pseudonyme fort symbolique comme il se doit, explique : « Du symbole, chacun peut produire sa propre définition et il est donc rare que tous puissent s’entendre sur un même contenu. »

hermes copieJustement ! On souhaite comprendre ce paradoxe. Alors, la patience étant un noble sentiment, quelques pages plus loin on va à la rencontre d’Hermès, dieu de l’Olympe, gardien des pasteurs et des troupeaux, protecteur des voyageurs, « figure exemplaire du symbole », dont « les chemins ne cessent de se superposer, se mêler et parfois se confondre. »

Est-ce pour autant le chaos ? À vrai dire, tout cela permet de « mieux dessiner les riches évidences de leur conjugaison ».

Ce principe d’analogie permet, donc, de regarder beaucoup plus loin. « Jusqu’aux étoiles », soutient l’auteur. Et, bien entendu, jusqu’à une aventure intérieure qui peut déboucher sur une noble volonté : « Vouloir transformer l’humanité et en améliorer le sort. »

Ce qui n’est pas le fruit du hasard ou de la légèreté, comme le démontre François l’Arpenteur. Un terrain que mesure avec justesse cet auteur qui pousse le lecteur à aller plus loin dans sa quête de Connaissance.

Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

Éditions Cépaduès : http://www.cepadues.com/

 

 

Nature sans Frontières : Qu’en pensent les climato-écolo-sceptiques ?

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DSC01392bisDSC01393bisQu’en pensent les climato-sceptiques et autres écolo-sceptiques du style Laurent Cabrol, Monsieur Météo sur « Europe 1 » : inondations catastrophiques en Angleterre, feux de forêts en Espagne, tempêtes meurtrières aux États-Unis, floraison de jonquilles ou narcisses à Bruxelles (photos) fin décembre au lieu du printemps, dont elles sont un symbole, mois de décembre – 2015 – parmi les plus chauds jamais enregistrés, plus chaude année de l’histoire moderne, selon l’Agence américaine océanique et atmosphérique, et, ce constat sur « France Inter » : « La nature est bousculée avec une saison en avance », oui, qu’en pensent les climato-écolo-sceptiques ?

 

Pour info supplémentaire : http://www.lesoir.be/1079933/article/demain-terre/2015-12-28/chaos-meteorologique-en-cette-fin-decembre-photos

COP 21 – Un accord pour signer la fin des énergies fossiles ?

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© Eau Planète et Peuples

L’accord, imparfait, qui a été conclu début décembre à la COP 21, laisse des regrets mais est avant tout une base concrète sur laquelle les actions thématiques pourront s’ancrer dans les années qui viennent.

Pour que cet accord soit tenu, cela nécessite entre autres que l’Humanité laisse 80% des énergies fossiles dans le sol. Envisager la fin de ces énergies fossiles et des activités extractives, c’est là-dessus que les ONG vont essayer de travailler maintenant.

« Evidement oui. Cela va être le sujet principal pour la Fondation France Libertés pour 2016. Nous allons construire un plaidoyer sur le sujet. Nous avons été très marqués par l’ensemble des peuples autochtones qui sont venus à cette COP21. On avait d’ailleurs organisé un side-event avec la Région Ile-de-France. Devant plus de 500 personnes, une dizaine de représentants de peuples autochtones ont mis en exergue que les industries extractives, et notamment les industries des énergies fossiles, mettent à mal leur mode de vie et leur droit à l’eau. Il y a quelque chose à construire par rapport à çà.

Aujourd’hui, on sent que les lignes bougent. Elles évoluent très fortement sur le charbon. C’est un premier pas. Il faut qu’elles bougent plus fortement sur les gaz de schistes, et sur les sables bitumeux qui sont des horreurs monumentales. Pour s’en rendre compte, vous pouvez aller voir le documentaire « H2Oil : les sables bitumeux de l’Alberta » qui montre à quel point ces industries fossiles sont dévastatrices et inhumaines. France Libertés va faire en sorte de rendre ces éléments plus accessibles au grand public et que les mondes de l’économie, de la finance et du politique s’engagent sur la sortie des énergies fossiles et la promotion des énergies renouvelables. C’est un enjeu essentiel dans l’ambition d’atteindre les deux degrés. Car on sait que s’il on veut respecter ce cap, il faut laisser dans le sol 80% des réserves connues à ce jour. On ne peut pas se permettre d’attendre. »

Et les résolutions de la COP 21 peuvent y contribuer

« On sait que c’est impossible de rester sous la barre des deux degrés s’il on continue à utiliser les énergies fossiles comme on le fait aujourd’hui. Ce n’est pas explicitement écrit dans l’accord. On aurait bien aimé. Mais aucun état ne pourra dire qu’il a l’ambition de rester sous les deux degrés s’il ne change pas radicalement sa politique vis-à-vis des énergies fossiles. C’est très intéressant d’avoir le regard des peuples autochtones sur ce point de vue. Ils sont victimes de ces énergies fossiles et ont en plus la connectons avec la terre, la forêt, et l’eau. Il faut qu’ils soient en réelle capacité d’expliquer au grand public pourquoi c’est essentiel de faire évoluer nos modes de vie très rapidement. »

Reste malgré tout à cet accord de Paris quelques bémols qu’il convient de souligner. Nous en reparlerons dans une troisième partie, la semaine prochaine.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=vrZETNkTo74[/youtube]

Pour aller plus loin :

COP21 : un accord majeur et beaucoup d’actions restant à mener

Les Rencontres Eau, Panète et Peuples : changeons de paradigme sur l’eau

Eau, Planète et Peuples : les actions

[youtube]https://youtu.be/UQFzunSFpj8[/youtube]

 

Océans, philosophie et humanisme tout est compatible !

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Crédit Stéphane Granzotto_

La preuve : François SARANO, océanographe, plongeur,  met l’océan au cœur de ses valeurs,  de sa philosophie Son  regard humaniste  et généreux au service de tous les êtres vivants nous touche. Le partage des richesses de la mer, l’engagement  dans l’écoresponsabilité, le respect , l’harmonie,  le souci de la  sobriété  heureuse empruntée à Pierre Rabhi,  la modestie ,  toutes ces valeurs que ses rencontres  sur terre ou sous la mer ont forgées ,   font de lui ce humaniste extraordinaire des océans, qu’il faut écouter, pour envisager de vivre à 9 milliards sur cette planète …

La Griffue de Jacques Béal (Les Presses de la Cité)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copie

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.Part-Editions

 Il y a trois ans, dans cette même émission, j’avais dit tout le plaisir ressenti à la lecture du roman « Rendez-vous au Sourire d’avril » de Jacques Béal publié aux « Presses de la Cité ». Un ouvrage dont le récit palpitant se déroulait à Amiens.

Avec « La Griffue », paru chez le même éditeur, l’auteur sillonne à nouveau le Nord de la France, une région qu’il semble chérir. Et, sans conteste et au risque de me répéter, nous voici encore en présence d’une histoire poignante, magnifiquement documentée et relatée. L’intensité va crescendo et ne lâche plus le lecteur. Celui-ci, comme moi, doit passer par tous les sentiments : peine, joie, dégoût, mélancolie, enthousiasme, colère, apaisement…

François Fortin, 54 ans, était à la tête d’une importante société de chasse-marée et, depuis quatre décennies, il assumait le transport de tonnes de harengs, de maquereaux, de soles et de moules de la Manche aux Halles de Paris à l’aide d’un attelage, alors qu’il aurait pu gérer sa florissante affaire depuis un bureau cossu de Boulogne-sur-Mer. Mais, il aimait couvrir ces centaines de kilomètres sur des chemins défoncés et par tous les temps.

« Il était fier de participer à cet univers bigarré de la mangeaille qui réjouissait les estomacs des princes, des bourgeois comme des manants. »

Puis, une nuit de novembre 1843, de retour du « Ventre de Paris », ce fut l’accident mortel. Une mort étrange, dit-on. Ce drame bouleversa la vie de Marie-Suzanne, sa fille de 20 ans, dite la « Griffue » à cause d’une cicatrice au visage faite par un ours lors d’une fête foraine. Chasse-marée comme son père regretté, elle lui succéda sur la « Route du Poisson ». D’abord, elle partagea son chagrin avec Yko, le fidèle chien de François Fortin, puis, elle géra l’entreprise et quelques zones d’ombre et secrets familiaux celui, par exemple, de son demi-frère attiré par l’argent, contrebandier et impliqué dans de sordides affaires.

Soit, pour la « Griffue », quand même une bien jolie personne, un parcours professionnel et de vie non dénué d’embûches et de rebondissements. Tous les ingrédients d’un excellent roman qui tient la route, si j’ose dire.

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