
Voici la quatrième et dernière chronique consacrée à l’essai Une histoire de l’écologie politique – De René Dumont à Nicolas Hulot » d’Arthur Nazaret (Éditions La Tengo) et reprenons avec José Bové qui fit un tabac dès 1999 après avoir fait ses armes, si je puis dire, au Larzac, et devint le fer de lance contre le néo-libéralisme et la marchandisation du monde. Il érigea la non-violence et la désobéissance civile en mode d’action, dont les fameux arrachages du colza et maïs transgéniques, appliquant, de la sorte, le principe de précaution.
Et puis, chassez le naturel et il revient au galop, revoici la bataille, le terme est choisi, entre les écolos partisans du « non » aux élections européennes et ceux du « oui », dont Daniel Cohn-Bendit. Les insultes fusèrent, Nicolas Hulot regardait tout ça sans encore s’y mêler. Al Gore apparut avec son documentaire « Une vérité qui dérange » et, petit à petit, l’écologie française sortit d’une marginalité dans laquelle elle avait replongé.
Tour à tour, il y eut le « Pacte écologique » initié par Nicolas Hulot, le Grenelle de l’environnement du président Sarkozy, la création d’Europe-Écologie-Les Verts, qui connaîtra un succès fulgurant.
Aux élections, les écolos étaient à un souffle du PS, puis aux régionales de 2010, ils plafonnaient quelque peu.
Eva Joly se lança dans l’arène mais, accrochez-vous, certains osaient lui trouver « un accent nazi à la de Funès dans La Grande Vadrouille ». Elle s’écrasa alors que François Hollande l’emportait et que Cécile Duflot entrait dans son gouvernement comme ministre, tenez-vous bien, du Logement !
La saga des écologistes français se poursuivit et Nicolas Hulot accepta l’offre d’Emmanuel Macron de devenir Ministre de la Transition écologique. Il tint le coup, vaille que vaille, du 17 mai 2017 au 27 août 2018, puis, au micro de France Inter, il lâcha : « Je prends la décision de quitter le gouvernement. »
Ce livre débuta par « L’utopie ou la mort » de René Dumont en 1974 et, fin 2018, le gouvernement Macron déclarait « Le temps de l’utopie est décrété ».
Un demi-siècle entre ces deux déclarations et où en sont les écologistes politiques français, peut-on légitimement se demander, alors que leurs collègues cartonnent dans de nombreux autres pays ?
Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

Podcast: Download

« Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée » clama Alfred de Musset, eh bien, avec Les Portes du Temple – De l’ignorance à la Connaissance de Franck Zimmer paru chez MdV Éditeur, ce sont de fameuses portes qu’ouvre l’auteur puisqu’il propose au lecteur de « franchir cet obstacle – qu’est la porte – et d’entrer dans un monde sacré, réglé par des rites et des symboles légués par la Tradition ».
Personnellement, j’ai bien aimé les explications entourant la chouette, bel oiseau qui incarne le mystère de la Lumière originelle que les ténèbres ne peuvent pas arrêter. Parole de vie, elle est la mère de tous les symboles, selon l’auteur, qui, comme on le devine, est un passionné de symbolisme.

Quatre chroniqueurs de Fréquence Terre (Philippe Boury, Daniel Krupka, Frédéric Bénot et Pierre Guelff) viennent de publier un livre qui vous le confirmera et deviendra certainement une référence en la matière. Cet ouvrage, vendu au prix de 7 euros (hors frais d’envoi) comporte quelque 220 pages et les vingt-cinq thèmes abordés sont illustrés de photos et de citations.
Négationnisme climatique
Mourir en chœur, le lien qui nous unit
Délectation et coup de colère « écologiques »
Des maîtres authentiques
Voici la troisième chronique consacrée à l’excellent essai Une histoire de l’écologie politique – De René Dumont à Nicolas Hulot » d’Arthur Nazaret (Éditions La Tengo). Avec Antoine Waechter, les idées parurent s’éclaircir : « L’écologie n’est pas à marier et seule l’affirmation intransigeante de son originalité et de son autonomie confortera l’opinion publique qu’il existe une niche politique spécifique pour les écologistes » et pour attirer l’attention des médias qui le snobaient, lui et ses maigres troupes, il leur envoya un certificat médical attestant qu’il n’était pas atteint d’une maladie contagieuse !
Qui, mieux qu’une personne de terrain, pouvait écrire Et si la révolution était possible que Denis Langlois (Éditions SCUP), objecteur de conscience, condamné et emprisonné pour insoumission et refus d’obéissance, participant de Mai 68, auteur, avocat, témoin d’atrocités des conflits en Yougoslavie, Irak, Liban…, chantre du pacifisme… qui, d’emblée lance « N’offrons pas à nos adversaires les alibis et les justifications qu’ils attendent pour cogner. »