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« Sagesses d’ailleurs » (1) de Frederika Van Ingen (J’ai Lu)

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Nouveau PGF siteFT 16« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Rencontres avec des mondes qui puisent leurs connaissances au plus près des fondements de la mémoire humaine en compagnie de peuples racines, de gardiens du Savoir, c’est-à-dire, celui des liens à l’autre, à soi-même, à la nature, à la vie, au métier d’être un être humain, à l’art de vivre ensemble : quel fameux programme, tellement urgent à remettre en pratique !

sagesses dailleursCe programme, c’est celui, entre autres, développé dans l’essai Sagesses d’ailleurs de Frederika Van Ingen[1] qui donne la parole à des passeurs, des personnes qui se savent seconds et non premiers dans la réception de ce Savoir, qu’elles ne seront pas les dernières – du moins, c’est à espérer – et qu’elles se doivent de transmettre.

Ces peuples racines[2], c’est, en quelque sorte, notre Patrimoine humain et la Mémoire collective qu’ils entretiennent encore à leur manière et que l’homme moderne, dit civilisé, a perdu.

Ces passeurs, c’est aussi vous, c’est aussi nous, si vous avez décidé de vous engager, comme on tente modestement, mais avec conviction et sans relâche, de le faire à Fréquence Terre depuis plus d’une décennie. Et, pour ce faire, pas besoin d’organiser de grandes manifestations ou de vivre au fond d’un bois en ermite, mais de simples gestes suffisent déjà après des prises de conscience, même parcellaires au départ, et s’engager, petit à petit, dans cette voie de la Sagesse qui consiste à sauver notre planète du désastre.

C’est un premier pas, mais il compte plus amplement que ne le supposent les climato-écolo-sceptiques.

D’un simple exemple (qui vaut parfois plus qu’un long discours !), l’auteure Frederika Van Ingen pose une question qui, dans le fond, est tout le dilemme qui se présente à nous en ce XXIe siècle. L’exemple est celui du briquet Cricket (devenu Bic) né dans les années 1960. Il était rechargeable et sa flamme réglable. Aujourd’hui, il est jetable et sa flamme préformatée.

« À l’image d’une civilisation qui consomme, qui jette, qui va plus vite… et qui réduit la liberté de choisir sa flamme. »

Et la question fondamentale est la suivante : « Est-ce que l’être humain s’accomplit dans un monde technologique ou est-ce qu’il s’accomplit dans un monde où il se sent en harmonie avec ce qui l’entoure ? »

Dans cet important essai, j’ai encore relevé ceci en guise de conclusion à la première partie d’une série de chroniques qui lui sera consacrée : « Pas de doute, nos conditions de vies ont progressé. Mais on se pose rarement la question de ce qu’on a perdu. Et l’une des choses essentielles, c’est la confiance profonde que la vie fonctionne quand bien même on ne peut pas tout comprendre. »

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[1] J’ai Lu, France, 2018.

[2] Peuples premiers et autochtones, de moins de 370 millions de personnes réparties dans 5 000 groupes d’environ 70 pays.

« On n’élabore pas une société humaine sur des cadavres »

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Nouveau PGF siteFT 16Une fois n’est pas coutume, c’est d’un média que je vous entretiens dans cette chronique. Et, pas n’importe lequel puisque, depuis 1961, date de sa fondation, il poursuit sa diffusion dans les dédales de la société.

Il s’agit du mensuel de l’Union Pacifiste qui, en ce mois de février 2019, en est à son respectable 566e numéro. Soit, des milliers de pages entièrement dévolues à prôner la paix, la fraternité universelle, l’arrêt des armements et des lobbies qui gravitent en compagnie de ces industries semant la mort et, bien entendu, de certains politiciens qui, comme des rapaces, s’alimentent copieusement à leurs mannes.

Union pacifisteSi le ton de ce mensuel est forcément militant, parfois mordant et caustique, sans jamais être blessant ou vulgaire, à l’instar des dessins du regretté Cabu qui y collabora en tant que membre de l’association éponyme, des reportages développent un sujet en profondeur, comme le dernier numéro qui propose « Corée : le long chemin vers la paix », de Bernard Baissat, ancien journaliste à la télévision publique française, formateur à l’Institut national de l’audiovisuel et, encore, aujourd’hui, chroniqueur d’émissions pacifistes à Radio libertaire.

51544708 10218344618949066 8001628749390938112 nAinsi, on apprend que si les Corées sont coupées en deux depuis des décennies, que des robots tueurs armés d’une mitrailleuse et d’un lance-grenades sont disposés, entre autres armes, j’allais dire « armes terrifiantes », mais c’est un pléonasme, toutes les armes sont terrifiantes, bref, disposées entre leurs frontières, une petite lueur de réunification pointe à l’horizon : « Il faudra attendre encore une génération, mais nous y arriverons », déclara un Sud-Coréen au reporter de l’Union Pacifiste.

Et, je ne désire pas clôturer cette rubrique sans oublier la citation qui orne systématiquement de sa richesse symbolique la une de la revue : « S’il m’était prouvé qu’en faisant la guerre, mon idéal avait des chances de prendre corps, je dirais quand même non à la guerre. Car on n’élabore pas une société humaine sur des monceaux de cadavres. » Signé Louis Lecoin (1888-1971), celui qui fit plier le président-général de Gaulle afin qu’il promulgue la loi en faveur de l’objection de conscience.

Plus qu’un symbole en vérité, une philosophie de Vie !

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www.unionpacifiste.org

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« Une histoire de l’écologie politique – De René Dumont à Nicolas Hulot » (1) d’Arthur Nazaret (Éditions La tengo)

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Nouveau PGF siteFT 16La naissance, dans les années 70, de l’écologie politique française, un peu l’enfant de Mai 68, les éclosions des manifs anti-nucléaires, de la presse alternative à l’instar de POUR, Charlie Hebdo, La Gueule Ouverte, le soutien aux paysans du Larzac envahis par les militaires de la république, René Dumont et son célèbre ouvrage L’utopie ou la mort, les sit-ins pacifistes contre la Guerre au Vietnam, l’Apartheid sud-africain, les dictatures en Amérique du Sud et dans les Pays de l’Est, en soutien aux Blacks contre la haine raciale aux USA…, l’objection de conscience, la désobéissance civile…, puis, voici une décennie de Fréquence Terre, la participation aux Marches contre Monsanto, pour le Climat, le combat vital pour la survie de la planète…, j’ai donc activement connu tout ça et j’avais un peu la prétention de dire que j’étais assez féru en matière d’écologie et que…. et que…

HistoireJusqu’au jour de ce début 2019, quand j’ai lu Une histoire de l’écologie politique – De René Dumont à Nicolas Hulot, un imposant essai de 350 pages d’Arthur Nazaret publié aux Éditions La tengo, j’ai rengainé ma rengaine de baroudeur de l’engagement citoyen, y compris l’écolo, blanchi sous le harnais, et je n’ai pu qu’opiner quand l’auteur de ce remarquable ouvrage déclare : « C’est une histoire qui n’a jamais été racontée. On compte des dizaines et des dizaines d’ouvrages sur l’histoire du communisme ou l’histoire du socialisme, mais rien sur l’écologie politique, la seule idéologie nouvelle… »

Alors, en une grosse quinzaine de chapitres, il retrace l’historique du mouvement des « Verts » avec une foule d’informations, d’anecdotes, de précisions historiques, de faits, parfois insoupçonnés, au point que Fréquence Terre a décidé d’y consacrer plusieurs chroniques afin de conforter ou d’étendre notre prise de conscience de l’urgence climatique face au capitalisme ravageur et, naguère son pendant, sur ce plan, le communisme.  Mais, pas que ces aspects-là, loin de là !

René Dumont, le premier en France

René Dumont fut le premier candidat écologiste aux présidentielles françaises. Pas de parti, pas de moyens financiers, pas de QG, mais des jeunes qui, en ce début des années 70, avaient convaincu cet agronome réputé de 70 ans, de se présenter. Il accepta en tant que défenseur de la nature certes, mais aussi comme pacifiste et antimilitariste militant : « Les généraux responsables de cette folie criminelle  – de 1914-18, quand il était ado, – sont morts dans leur lit, et nous les avons même statufiés ! » et puis il lança sa campagne électorale de manière à secouer tous les partis et pas mal de citoyens : « Notre mort est au bout de la société de consommation et du gaspillage ».

Il récolta 1,32% des voix, mieux que les 0,75% d’un certain Jean-Marie Le Pen qui venait de créer le Front National. Les graines de l’écologie politique française étaient semées et on vit bien vite un rapace friand de voix tournoyer autour de René Dumont en la personne de François Mitterrand, le flattant « d’homme d’avant-garde et de progrès » tout en soulignant qu’il avait eu le mot juste en déclarant que « l’écologie est incompatible avec le système capitaliste ». Plus loin dans le livre, après avoir raconté l’accueil plus que chahuté dudit Mitterrand au Larzac, Arthur Nazaret le qualifiera de « Machiavel de la Nièvre ».

En attendant, le mouvement écolo, ajouta à sa lutte pour la préservation de la nature, celles contre le nucléaire, pour l’antimilitarisme, la désobéissance civile, le tiers-mondisme, l’autonomie, l’autogestion, le droit à l’avortement…, le mariage entre les paysans du Larzac et les ouvriers de Lip, les accointances avec les Amis de la Terre, le Front libertaire, les anars pacifistes, des féministes, les Amis de l’Arche…

Les écolos, à défaut d’un parti structuré, se concentraient encore sur les luttes sur le terrain, l’activisme spectaculaire, les grands débats…, mais jusques à quand n’allaient-ils pas tomber dans la marmite de la particratie ?

La suite de cette série dans quelques jours…

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L’espace démocratique se réduit-il en France ?

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Poursuites des multinationales contre les associations, attaques des médias par les politiques, criminalisation des mouvements sociaux, mesures anti-terrorismes qui peuvent être liberticides, les questions de la liberté d’expression et du droit à l’information sont de plus en plus prégnantes. Et l’actualité sociale de ces dernières semaines nous le rappelle fortement.

Cet espace démocratique menacé a fait récemment l’objet d’un colloque. C’était le 14 janvier à Paris.

Vous avez participé à ce colloque sur la reconfiguration des espaces démocratiques. Il y a donc une vraie menace sur la liberté d’expression en France ?

« Oui. Aujourd’hui il y a des menaces qui pèsent sur la liberté d’expression en France. On peut penser à des menaces de type différent. Par exemple aux usages liberticides qui ont été faits des outils antiterroristes avec les écologistes qui ont été empêchés de manifester en étant assignés à résidence dans le cadre de l’état d’urgence. Mais on peut penser également à ces procédures bâillon. Ce sont les multinationales qui sont de plus en plus nombreuses à attaquer en justice ceux qui les critiquent. Et je pense également à la loi sur le secret des affaires qui a été votée l’année dernière et qui menace les lanceurs d’alerte et les journalistes. On voit qu’aujourd’hui les menaces sont multiples et que les démocraties sont questionnées à la fois sur la restriction de leurs droits fondamentaux, mais également sur le rétrécissement des marches de protestation ».

Quels types d’attaques sont les plus fréquentes et les plus visibles ?

« Je ne sais pas quelles attaques sont les plus fréquentes mais on sait que, par exemple, les poursuites-bâillons sont de plus en plus courantes en France. La Fondation France Libertés en a elle-même été victime. Elle a été accusée de diffamation par Veolia, même si cette procédure s’est soldée par une relaxe de la Fondation au bout de deux ans de procédure. Mais il y en a plein d’autres actuellement. Je pense à Vinci par exemple contre l’association Sherpa, à Bolloré contre le journal Basta Mag, ou à nouveau Bolloré contre la journaliste Fanny Pigeaud de Médiapart. Il y a environ une quarantaine de personnes qui sont poursuivies par Bolloré aujourd’hui dans une vingtaine de procédures différentes. Donc on voit que c’est quelque chose de courant. Et ce n’est pas une problématique spécifique à la France. Par exemple aux Etats-Unis, il y a un groupe forestier, qui s’appelle Résolu, qui a attaqué Greenpeace en réclamant 300 millions de dollars de dommages et intérêts, même si ces demandes ont été heureusement rejetées par la justice ».

On a vu bon nombre de politiques s’en prendre ouvertement aux médias… Des politiques de tous bords… du président de la République à des responsables de partis. Est-ce que c’est du parler vrai, du sans langue de bois, ou alors ce sont des dérives inquiétantes ?

« Oui, il y a vraiment à un climat très inquiétant pour les médias aujourd’hui, mais qui touche de diverses façons les médias. Par exemple, je peux parler de la loi sur le secret des affaires qui a été votée l’année dernière en France, et qui prétend protéger les entreprises de l’espionnage industriel. Mais on voit bien que cette loi bride la capacité d’investigation des médias. Il y avait une revendication de limiter le champ d’application de ce secret des affaires aux acteurs économiques, puisque le secret des affaires ne devrait s’appliquer qu’aux relations commerciales et non pas au journalisme. Mais cette revendication a été complètement rejetée. Et aujourd’hui cette loi est une véritable restriction au droit d’informer. Elle s’insère dans un contexte qui est vraiment très difficile pour les médias aujourd’hui en France. Et on peut dire que de manière générale il y a de plus en plus de contournements de la loi sur la liberté de la presse. Mais heureusement il y a certaines personnes qui luttent contre ces dérives. Je pense notamment au collectif qui s’appelle « Informer n’est pas un délit », et qui rassemble des journalistes qui défendent la liberté d’expression ».

Les attaques se portent aussi du politique sur les mouvements sociaux. Il y a une vraie criminalisation de ces mouvements ?

« Oui. Il y a un exemple qui est vraiment frappant, c’est l’acharnement contre les militants à Bure. Ce sont ces militants qui luttent contre le projet d’enfouissement des déchets radioactifs à plus de 500 mètres sous terre. Il y a déjà eu plus d’une cinquantaine de procès contre ces personnes qui s’opposent au projet. Donc ça inclut des centaines de mois de prison avec sursis distribués, des années de prison ferme, des interdictions de territoire, des milliers d’euros d’amende. Il y a même eu récemment une trentaine de gardes à vue, dont celle de l’avocat. Une enquête pour association de malfaiteurs a été ouverte, un escadron de gendarmes mobiles s’est installé sur place. On voit que c’est une criminalisation de cette lutte. Les habitants de Bure et des alentours sont surveillés, sont suivis, fichés. Ils sont contrôlés parfois plusieurs fois par jour. C’est un exemple extrême de criminalisation d’une lutte qui a vraiment pour but d’asphyxier la contestation« .

Les ONG sont aussi victimes de cette remise en cause de la liberté d’expression… de la part des multinationales… qui sont de plus en plus friandes de « poursuites-bâillons »… Que recherchent-elles ?

« Les multinationales cherchent avant tout à intimider et à faire taire les voix critiques. Ils attaquent en justice vraiment ceux qui les dérangent sous diverses accusations. cela peut être n’importe qui, des professeurs d’université, des ONG, des avocats, des lanceurs d’alerte. En fait tous ceux qui dénoncent au grand public les violations des droits humains et les violations environnementales. C’est un peu un renversement du sens de l’accusation. On estime aujourd’hui qu’en France il y a environ 90% des poursuites-bâillons, intentées pour diffamation, qui n’aboutissent pas. Donc on voit bien que, gagner en justice, n’est vraiment pas le but de ces multinationales. L’objectif, c’est d’affaiblir, psychologiquement, financièrement, les personnes ou les organisations qui sont visées. Cà cherche à confisquer le débat public aux dépens de l’intérêt général ».

Le collectif « On ne se taira pas » créé il y a deux ans, a eu une véritable portée ? une prise de conscience ?

« Oui, c’est le but du collectif. Pendant toute l’année 2018, le collectif « On ne se taira pas » a essayé de sensibiliser et de faire connaître cette question. On est passé par plusieurs outils de sensibilisation, des vidéos, des tribunes dans les médias. On s’est doté d’un compte Twitter et un site Internet. Et puis le collectif a commencé l’année 2019 en organisant ce colloque sur la reconfiguration des espaces démocratiques avec des intervenants très divers, aussi bien des chercheurs, que des militants, des journalistes. Et c’est vraiment cette approche croisée qui est essentielle. Croiser les approches universitaires militantes pour créer du savoir et renforcer la lutte contre ces dérives ».

Pour aller plus loin :

 

« La Chambre du Milieu » de Marc Steinberg (MdV Éditeur)  

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Nouveau PGF siteFT 1 11« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Être Maître, c’est avant tout être maître de soi », dit-on communément dans les milieux initiatiques. Mais, dans ces milieux, le moment où se réunissent les Maîtres entre eux s’appelle la « Chambre du Milieu » et cette réunion s’organise généralement au sein même du Temple.

9782355993329 200x303 1Il ne s’agit donc pas d’un endroit comme la célèbre « Chambre-à-coucher-du-Roi » de Louis XIV où défilait un tas de personnes pour assister aux petit et grand levers du monarque : valets, chirurgiens, officiers de la Couronne, aumônier, barbier, intendant…, soit plus de vingt personnages !

« La Chambre du Milieu », dont il est question dans le livre signé Marc Steinberg chez MdV Éditeur, est le moment où se réunissent les Maîtres, mais sans les Apprentis ni les Compagnons, a fortiori les profanes, et, comme le précise l’auteur : « La lumière de la Sagesse l’éclaire et cette Chambre se réunit pour travailler. »

Ce travail consiste généralement à établir l’ordonnancement du calendrier, l’organisation interne, des « affaires de familles » éventuelles, c’est-à-dire des situations particulières et des séances de réflexion approfondie.

Cette collection de MdV Éditeur consacrée aux « Symboles universels », est déjà riche de près d’une centaine d’essais où des rites et rituels, les Nombres, des légendes, principes, fonctions… sont expliqués et s’avèrent, pour les uns, un apprentissage ou une découverte supplémentaire, pour les autres, un rappel ou une confirmation de notions parfois oubliées; cependant, il s’agit toujours de conduire le lecteur à mieux ou davantage percevoir et propager la Fraternité universelle, celle dont notre société a tant besoin.

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Pour aller plus loin :

 

Et ça continue ! « Leurs fausses solutions sont nos vrais problèmes ! »

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Nouveau PGF siteFT 16199De très nombreux citoyens de la capitale de l’Europe, et à présent dans des villes de province ne désarment pas.  Les  grandioses manifestations des 2 décembre et 27 janvier rassemblant 150 000 participants, plus, chaque jeudi depuis le début de cette année, celles d’étudiants qui concentrent une foule considérable (35 000 à Bruxelles le 24 janvier, et pour ce 31 janvier, nouvelle stratégie en « délocalisant » les rassemblements : 15 000 participants à Liège, 12 500 à Bruxelles, au moins 10 000 à Charleroi, Tournai, Chimay, Louvain, Anvers, dont la jeune initiatrice de « Youth for climate » a été menacée de mort sur Facebook…), il y a, aussi, ces dizaines de jeunes qui, ce même jeudi, sont allés réveiller l’une des QUATRE ministres belges de l’Environnement et rappeler leur détermination face à l’inertie politicienne

400Parmi ces citoyens, le groupe « Act for climate justice » s’est formé il y a plusieurs semaines et ses actions vont aussi en s’amplifiant : à son instigation, des centaines et centaines de gens harcèlent téléphoniquement et par textos les ministres pour qu’ils agissent concrètement, des milliers d’affiches très explicites sont disposées dans plusieurs villes, dont certaines anti-pub,  des revendications trouvent un écho dans la presse, même au Washington Post qui évoque ce qui se passe dans ce petit pays de 11 millions d’habitants, qui est quand même le siège de l’Union européenne, de l’Otan et de nombreuses multinationales, bref, ce minuscule pays semble s’ériger comme un modèle de résistance populaire.

À ce sujet, « Act for climate justice » tient un discours qui ne souffre aucune concession : « Les coupables de la destruction climatique existent. Il est temps de les nommer. Il est urgent de les arrêter. Leurs fausses solutions sont nos vrais problèmes ! »

Toujours de manière non-violente, ces activistes ont envahi l’enceinte du Parlement belge et prononcé une déclaration de principe particulièrement remarquée que « Fréquence Terre » ne peut que répercuter à son tour (photos Act fort climate justice – Stop climate criminals » et Pierre Guelff) à travers quelques extraits :

« Nous sommes ici parce que rien ne bouge. Malgré les catastrophes climatiques et sociales déjà en cours, malgré les nombreux rapports scientifiques alarmants, malgré les cris de la société civile partout dans le monde, rien ne bouge. Nous sommes ici dans le Parlement, lieu censé porter la voix des citoyennes et citoyens, pour nous adresser aux élu.e.s et au gouvernement. Mais aussi, pour partager avec toute la population. On est ici parce qu’on a peur. On a peur du mur dans lequel on fonce, on a peur pour nos écosystèmes, pour nos liens sociaux.

On est là parce qu’on est en colère ! En colère contre nos gouvernements, qui nous font avaler des mesures insuffisantes, mais qui ne font que creuser les inégalités sociales. On est ici parce qu’on refuse un système dévorant et toxique, basé sur la croissance, les inégalités, mais qui fait payer la facture aux plus pauvres, aux plus fragiles, là où les vrais responsables continuent à détruire en toute impunité. »

Au moment de boucler la présente chronique, l’idée d’une grève générale pour le climat est dans l’air…  air pollué de la capitale de l’Europe !

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À nouveau, 70.000 personnes à la Marche pour le climat à Bruxelles !

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Nouveau PGF siteFT FTClimat1 1En moins de deux mois, ce n’est pas moins de 200.000 personnes qui ont défilé dans les rues de la Capitale de l’Europe, 75.000 un dimanche de décembre et 70.000 ce dimanche 27 janvier, et, trois jeudis d’affilée de janvier – et ce n’est pas fini !, – plus de 50.000 jeunes étudiants à l’image du mot d’ordre lancé par la suédoise de 16 ans, Greta Thunberg, dite « La gréviste du climat », celle qui osa interpeller les prétendus « grands » de ce monde (à la COP 24, à Davos, entre autres) en leur lançant qu’ils n’étaient pas assez matures, qu’ils faisaient porter un fardeau, même à leurs propres enfants.

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Greta Thunberg.

Alors, que j’annonçais à Greta le nouveau succès de cette manifestation citoyenne du 27 janvier, elle qui salua de « héros » les dizaines de milliers d’élèves de Belgique pour leur action du jeudi, mes confrères[1] immortalisaient ce nouvel événement et je notais, aussi, quelques slogans  pas piqués des vers : « Haut les mains politicien, tu finiras en maillot de bain ! », « Sauvez un arbre, mangez un lobbyiste », « Je consomme, tu consommes, nous sommes cons cernés de cons ! », « L’écologie ou la mort », sur l’air d’une comptine « Ainsi fond, fond, fond…. Notre belle planète bleue », « Détruis tes mauvaises habitudes, pas la planète »… et, encore, ce très touchant sit-in en guise de protestation de la part d’une dizaine de mamans allaitant leur bébé en pleine rue de la Loi, artère de multiples ministères et de la Communauté européenne.

Comme depuis bientôt deux mois, trois cibles majeures pour les manifestants : les politiciens-complices, les multinationales et les lobbyistes.

Et, déjà, l’un parmi des 70.000 qui brava les intempéries ce jour, le programme est clair et net : « Certes, le combat s’annonce long et ardu, mais nous ne lâcherons absolument rien ! »

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[1] Photos : Le Soir, La Dernière Heure, RTBF, Facebook de Greta Thunberg, Pierre Guelff (photos et son)…

À l’heure du négationnisme climatique capitaliste : relire les ultimes messages d’Albert Camus (Folio)

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Nouveau PGF siteFT 2 1« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff

 Albert Camus (1913-1960) a énormément compté dans mon cheminement existentiel et ce n’est pas sans une certaine émotion que je viens de lire son Carnet III (Mars 1951-décembre 1959), troisième recueil où il consignait ses réflexions sous la forme de Cahiers, ceux avant sa mort accidentelle.

Ainsi, de 1935 à son décès, il fut question de réflexions, d’idées, d’informations, d’extraits de correspondances…

150 1Comme pour chaque chronique dévolue à cet auteur humaniste que j’estime tant, j’ai extrait quelques-uns de ses propos sous forme de messages, dont, je pense, il est plus que nécessaire de se référer par les moments difficiles que la planète en cette année 2019 est occupée à vivre.

« Certains soirs, écrit-il, dont la douceur se prolonge, cela aide à mourir de savoir que de tels soirs reviendront sur la terre après nous » et « Il ne faut jamais dire d’un homme qu’il est déshonoré, des actions, des groupes, des civilisations peuvent l’être. Non l’individu. Car s’il n’a pas conscience du déshonneur, il ne peut perdre un honneur qu’il n’a jamais eu. »

On connaît le combat incessant mené par Albert Camus pour la fraternité et son corollaire l’humanisme. Dans le dernier lustre de son existence, il ne cessa de marteler son attachement à la liberté, au peuple, à une presse indépendante :

« Une presse n’est pas vraie parce qu’elle est révolutionnaire. Elle n’est révolutionnaire que pace qu’elle est vraie. » À ce sujet, après avoir essuyé maintes critiques du couple Jean-Paul Sartre-Simone de Beauvoir qui, par leur « engagement politique » tentèrent certainement de faire oublier qu’ils avaient quelque peu été aux côtés de collaborateurs et de Vichy durant la Seconde Guerre mondiale, Camus écrivit : « Parvenus de l’esprit révolutionnaire, nouveaux riches et pharisiens de la justice. Sartre, l’homme et l’esprit, déloyal » et « Des politiciens de droite ont placé des malheureux dans une situation indéfendable et, pendant le même temps, les hommes de la gauche leur tiraient dans le dos. Je n’ai pas de mépris pour les militants communistes, bien que je les croie dans une erreur monumentale, écrivit-il en 1955. Quand un opprimé pour la première fois dans l’histoire du monde régnera par la justice, sans opprimer à son tour, tout sera fini et tout commencera enfin. »

Et, cette déclaration très  forte : « C’est dans la lutte que, finalement, j’ai toujours trouvé ma paix. »

Enfin, cette vision extraordinaire écrite en 1956 et qui, malheureusement, s’avère d’une précision dramatique alors que le négationnisme climatique au nom d’une capitalisme financier mondial et anthropophage sévit plus de six décennies plus tard: « La civilisation industrielle, en supprimant la beauté naturelle, en la couvrant sur de longs espaces par le déchet industriel crée et suscite les besoins artificiels. Elle fait que la pauvreté ne peut plus être vécue et supportée. »

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https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2019-01-27-09-00-00-pierre-CamusIII.mp3

Des salades toute l’année dans mon jardin

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Des salades toute l’année dans mon jardin
Des salades toute l’année dans mon jardin

Laitues, mesclun, endives…

Les salades bénéficient d’une réputation trompeuse de culture facile. Pourtant, quel jardinier ne s’est jamais heurté aux salades « qui montent » ou à un excédent de production suivi d’une pénurie brutale ? Xavier Mathias propose le premier livre de jardinage exclusivement consacré aux salades. Il rappelle d’abord les grands principes de culture (travail du sol, semis, repiquage, protection contre les ravageurs, etc.) à l’aide de nombreuses photos en pas à pas. Puis il détaille 45 variétés classiques (laitues, chicorées, mâche…) et élargit la définition de « salades » en présentant également des jeunes pousses, petites feuilles (épinard, cresson, plantain…) et quelques fleurs et sauvageonnes (bourrache, capucine, amarantes…). Un calendrier des quatre saisons indique les semis et récoltes à programmer pour nourrir une famille de quatre personnes toute l’année.

 

Xavier Mathias est maraîcher, producteur de plants et semences bio en Touraine et formateur au Potager du Roi à Versailles. Il a écrit plusieurs ouvrages et est toujours en quête de nouvelles variétés pour de nouvelles saveurs.

Auteur : Xavier Mathias

Collection : Facile et Bio

Description : 120 pages ; (21 x 21 cm) .

ISBN : 978-2-36098-189-2

Date de parution : 19 février 2016

Pour aller plus loin :

Les femmes de Heart  Spring  Mountain  par Robin Macarthur (Albin Michel -collection «  Terres d’Amérique »

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En août 2011, l’ouragan Irène s’abat sur le Vermont et laisse derrière lui le chaos et la désolation. Loin de là, Vale apprend que sa mère a disparu lors du passage de la tempête. Bien que la jeune femme a tourné le dos à sa famille, cette nouvelle ne lui laisse d’autre choix que de rentrer chez elle, à Heart Spring Mountain. Elle y retrouve celles qui ont bercé son enfance et même si elle est venue là, dans le seul but de retrouver sa mère, c’est aux secrets des générations de femmes qui l’ont précédée que Vale va se confronter. Et dans ce même mouvement, se réveille au plus profond d’elle-même, son attachement féroce à cette terre qu’elle a voulu fuir.

Les femmes de Heart Spring Mountain est un émouvant premier roman sur le lien à la terre natale. C’est aussi une réflexion lumineuse sur les liens familiaux.

Les choses sont dites sans effets spéciaux et le lecteur est instantanément invité à partager les joies et les peines des personnages sans doute un peu sauvages mais tellement sincères. En effet, le lecteur tisse rapidement un lien quasi intime avec chaque protagoniste. Une sorte de lien d’amitié intense qui aurait  toujours existé. Ainsi des actes qui seraient jugés inadmissibles sont ici sont compris et pardonnés. Et l’auteur nous partage des phrases qui sont à la fois anodines et à la fois si criantes de vérité : «…nos enfants font notre bonheur, et nous sommes incapables de faire le leur. Alors, nous souffrons, doublement. » « Chacun doit chercher sa voie. Trouver tout seul un sens au monde. Quel travail cela représente, quand on y réfléchit…. »

L’auteur est née en 1978 et est originaire du Vermont, où elle vit  toujours aujourd’hui. Elle a créé avec son mari un groupe de musique folk  « Red Heart the Ticker »  afin de goûter à l’ambiance américaine. Je vous invite d’ailleurs à écouter leur musique disponible sur le net.

Après son premier recueil de nouvelles sous le titre Le cœur sauvage, voici son premier roman traduit en français par France Camus-Pichon.

Il y  est notamment  question de forêts denses, de cabanes en bois, de nostalgie d’origine indienne, d’une chouette borgne et fidèle, du plaisir de se baigner nue dans une eau froide, de vieillesse, de solidarité.

In fine, ce besoin vital d’appartenir à un lieu si bien décrit, nous invite aussi à  admirer, à s’émerveiller des beautés de la nature et surtout  à  protéger notre planète.

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