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En 2019, ce que nous apprennent les cachalots …

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A l’île MAurice , les cachalots  sont des animaux étudiés par François SARANO depuis plusieurs années.  Les résultats scientifiques sont importants, avec des avancées incroyables. Mais ils nous en apprennent encore  plus sur leur comportement et le nôtre, comme  l’explique François SARANO dans cet interview faite dès son retour de sa dernière campagne début  Avril 2019 .

A écouter avec délectation et sans modération.

Un écosystème très particulier

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texteftpgf 1 151p43zry5ll. sx326 bo1204203200texteIls sont quelque 3 à 4 millions d’initiés à la Franc-Maçonnerie dans le monde, dont 180 000 en France, 26 000 en Belgique[1], des Sœurs et Frères réunis en Obédiences qui, chacune, a sa spécificité (exclusivement masculine ou féminine, mixte, faisant référence ou non au Grand Architecte de l’Univers, issue des corporations moyenâgeuses, dite la Franc-Maçonnerie Opérative, ou Spéculative, née à Londres en 1717, travaillant selon tel ou tel  rite…) ; des membres de toutes les couches sociales, même si le monde ouvrier et artisanal n’y est pas très fréquent.

Et, parmi ces membres, dont le but commun et essentiel est de prôner et d’appliquer, autant que faire se peut, la Fraternité universelle, il y a cet « écosystème très particulier de l’édition maçonnique ».

Un monde restreint que décrit, en connaissance de cause, Jiri Pragman, journaliste, auteur, spécialiste de l’Internet maçonnique, chroniqueur à Franc-Maçonnerie Magazine, initié au Grand Orient, qui vient de publier L’édition maçonnique – Quand les francs-maçons lisent et écrivent[2], un très intéressant, voire surprenant, ouvrage sur les us et coutumes, coulisses et rouages de l’édition maçonnique. Celle qui, généralement, est confinée dans le rayon « Ésotérisme » des grandes surfaces ou discrètement (dans le sens de volontairement) dissimulée dans un recoin de librairies.

Pourtant, il n’y a pas philosophie plus démocratique et humaniste (un pléonasme !) que la Franc-Maçonnerie, hormis les affairistes qui en usent et abusent, comme dans toute société humaine.

Le livre de Jiri Pragman recèle beaucoup de particularités, dans la mesure où cet homme de terrain expose clairement ce que d’aucuns assimilent, à tort, comme des personnages d’un vaste complot mondial ou du copinage éhonté, alors qu’eux aussi, se débattent avec des contrats proposés dont les droits d’auteur ressemblent davantage à une aumône qu’à une juste rétribution, des absences de promotion, des chiffres de vente pas toujours clairs, des diffusions hésitantes ou carrément « sabotées »…

En somme, des situations que subissent quotidiennement les travailleurs dans maints métiers et professions.

Alors, comment ne pas penser à ce précepte maçonnique pour illustrer cet essai qui intéressera autant le profane que l’initié : « Lis et profite, vois et imite, réfléchis et travaille ; rapporte tout à l’utilité des êtres : c’est travailler pour toi-même. »

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Musique : Michaël Mathy.

[1] Chiffres Wikipedia, 2019.

[2] https://www.amazon.fr/L%C3%A9dition-ma%C3%A7onnique-francs-ma%C3%A7ons-lisent-%C3%A9crivent/dp/1099756944/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&keywords=jiri+pragman&qid=1567750660&s=gateway&sr=8-1

 

Pour Riccardo Petrella, la guerre de l’eau est annoncée ! (Partenariat avec POUR)

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img 20180902 wa0004ftRiccardo Petrella (photo M-P P. lors d’une rencontre l’an dernier et photo POUR) est politologue, économiste, fondateur du Groupe de Lisbonne et ardent militant de l’écocitoyenneté, plus particulièrement pour la protection de l’eau, combat qu’il mène depuis des décennies.

guerre de leau 1texteBien connu des auditeurs et lecteurs de Fréquence Terre grâce à notre partenaire POUR, média indépendant au slogan immuable depuis les années ’80 « Pour écrire la liberté » (www.pour.press), voici quelques extraits des propos de ce scientifique face à l’échéance d’une « guerre de l’eau » qui attend maintes régions de la planète :

« Le concept de la ‘‘guerre de l’eau’’ est à l’ordre du jour depuis les années ’70 à l’agenda international du débat géopolitique, car on s’est aperçu que notre manière d’utiliser l’eau était illogique et déraisonnée. Par exemple, une famille américaine moyenne ou une famille européenne riche, avec piscines, salles de bains…, consommait 1 500 litres d’eau par jour !

C’était sans compter avec les activités industrielles, minières, textiles…, qui eurent déjà des conséquences particulièrement néfastes sur les fleuves, les lacs, au point que la Mer d’Aral, la plus grande étendue d’eau douce, a disparu.

Alors, avec une augmentation de la population mondiale, alors que les ressources d’eau sont limitées, même si elles sont renouvelables, ce qui fait sa grandeur et sa richesse par rapport au pétrole qui, utilisé, ne se renouvelle pas, on va avoir une raréfaction de notre élément vital et, il y aura la guerre ! Cette hypothèse qui se base sur ces deux facteurs pertinents que sont la démographie et l’utilisation insensée, à vrai dire, elle dépend de la manière collégiale et collective de gérer les ressources d’eau disponibles. »

La suite de cette explication sur le site de POUR sous le titre de « De l’eau et la violence » et ce constat, quand même quelque peu encourageant : grâce à tous ces lanceurs d’alerte pour la sauvegarde de notre planète et inlassables militants, des informations font état d’une possible modeste « résurrection » de la Mer d’Aral. Puissent ces infos se vérifier concrètement…

Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

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Amazonie : l’hypocrisie des « Grands » (Sagesses d’ailleurs/5)

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texteftpgf 1amazonie page0001Pour cette 5e chronique dévolue à l’imposant essai Sagesses d’ailleurs de Frederika Van Ingen (J’ai lu), c’est sa rencontre avec des peuples racines d’Amazonie qui interpelle doublement à l’heure où cette vaste région brésilienne se consume à grands feux. Peuples qu’elle rencontra il y a plus de trois ans et qui situe parfaitement le drame qui se déroule actuellement : « Comment des Indiens qui vivent au fin fond de la forêt amazonienne ont-ils pu développer une remarquable qualité d’écoute et de respect des autres ? » La réponse était simple : « La nature est une école des sens et de l’écoute ».

Dans un milieu souvent hostile, ce peuple racine évoluait depuis des siècles avec grande attention, perception et humilité car, dans leur forêt tout était vivant et, pour eux, leur art c’était la vie des gens, leurs flèches, arcs, bijoux, poteries…

« Ces peuples n’ont pas besoin d’édifices religieux, soulignait l’auteure, parce qu’ils les ont déjà, c’est la Nature. Pour eux, le rapport au sacré se traduit dans le rapport au vivant, fondé sur le respect de l’harmonie. L’occidental, lui, vit généralement séparé de la nature, voire au-dessus avec un esprit de supériorité. »

Comme ces prétendus « Grands » de la planète, en quelque sorte, qui vont débloquer quelques millions d’euros pour jouer les bons apôtres, tenter de masquer leurs turpitudes, leur climato-scepticisme et autre capitalisme effréné.

Fin août 2019, La Republica et Le Soir (montage photo) titraient conjointement : « Nous n’avons plus de temps à perdre » mais Frederika Van Ingen, dans ce livre, avait prévu une réponse terrifiante à cette destruction de l’Amazonie qu’elle ne pouvait imaginer il y a quelques années : « Les peuples premiers vivent dans des endroits souvent extrêmes et s’ils ne peuvent plus y vivre, c’est que le reste du monde va mal. »

Musique : Michaël Mathy.

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Après le G7, France Libertés « attend des actes » d’Emmanuel Macron

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Le G7 a-t-il vraiment permis des avancées sur la protection de la planète ? A entendre Emmanuel Macron en clôture du sommet, les sept ont pris conscience de l’urgence. Et le chef de l’État a même dit avoir « changé ».

Le G7, « des pompiers pyromanes »

La Fondation était présente à Biarritz, au contre-sommet. Avant d’en parler, quel regard portez-vous sur ce G7 ? Est-ce que son bilan, notamment sur la question climatique, est positif ?

« Cela dépend de là où l’on regarde. Pour nous, le bilan n’est pas du tout positif. Le symbole, c’est cette aide qui est apportée au Brésil et à l’Amazonie. En fait, on a des pyromanes. Les Etats, par leurs actions, entrainent ces feux et cherchent à agir sur les conséquences plutôt que sur les causes. On va donner de l’argent pour envoyer les canadairs, plutôt que de se poser la question à long terme : pourquoi ces feux existent et pourquoi la planète est en feu ? Ces questions sont directement liées au capitalisme et aux méthodologies employées par les Etats ».

C’est donc un double discours du chef de l’Etat, comme l’ont souligné les peuples autochtones de Guyane, par la voix du Grand conseil coutumier ?

« C’est exactement ça. On va dire qu’on va agir. On agit sur les conséquences. Et dans le même temps, on dit qu’il faut sauver l’Amazonie, mais on donne plus de 360 000 hectares de la Guyane, de la partie française de l’Amazonie, à des multinationales. Dans le même temps, les premiers protecteurs de l’Amazonie et des forêts dans le monde ne sont pas associés à ces décisions. Et la France, alors qu’Emmanuel Macron aime à rappeler l’importance de l’écologie, n’a toujours pas ratifier la convention 169 de l’OIT (Organisation internationale du travail) qui reconnaît les droits des peuples autochtones. La France est l’un des rares pays à ne pas l’avoir fait. On a d’un côté, un discours, et de l’autre côté des actes. Et les actes ne correspondent pas aux discours. »

La France « incite à faire de la déforestation »

Le Grand conseil coutumier a aussi mis en cause les importations faites par l’Europe en général et la France en particulier. C’est un des éléments qui vous amène à dire que les discours et les actes ne sont pas en cohérence ?

« Exactement. C’est lié à notre fonctionnement. Les États tentent au maximum de développer la croissance. Pour développer la croissance, ils font de l’agrobusiness. Pour réussir cela, ils ont besoin d’un maximum de soja. C’est ce qui permet de nourrir une grande quantité d’animaux. Et le soja est importé du Brésil et notamment de l’Amazonie. Donc on autorise la coupe et la déforestation de l’Amazonie pour planter des champs de soja pour les vendre à l’étranger. Donc la France, en privilégiant un modèle d’agriculture intensive, incite les Brésiliens à faire de la déforestation pour pouvoir faire des champs de soja ».

Emmanuel Macron a un peu a reconnu une part de responsabilité dans la déforestation. Il a aussi mis en avant la menace de ne pas signer l’accord UE-Mercosur. Vous ne lui en donnez pas quitus ?

« On attend des actes. Cela fait deux ans qu’Emmanuel Macron est président, deux ans qu’il lance des grands discours. Mais dans les actes, il n’y a rien qui se passe. On attend des actes. La reconnaissance des peuples autochtones en est un, mais aussi le changement de système d’agriculture ».

« Il n’y a pas qu’une seule vision du monde »

Un contre-sommet s’est déroulé à Biarritz. La Fondation était présente. Quel en était la raison d’être ?

« La raison première est de dire qu’il n’y a pas qu’une seule vision du monde. Il y a d’autres formes d’actions et de penser le monde. Il y a ces sept Etats qui se retrouvent et qui veulent faire la pluie et le beau temps, et il y a des gens qui ne sont pas d’accord ».

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© G7-EZ

Que faut-il en retenir ? Quels ont été les grands thèmes discutés, les pistes de réflexion ?

« La première volonté est de dire « un autre monde est possible ». Cet autre monde est déjà en marche. Il y a des alternatives au capitalisme et à ce que nous propose le G7. Elles existent. Il s’agit de les montrer et de se réunir pour les réaliser. On avait construit sept thématiques : la lutte contre le capitalisme, la question du climat et de l’environnement, le féminisme, diversité et liberté des peuples, la démocratie, la solidarité, notamment internationale, et les questions des migrations et d’accueil des migrants et des frontières. On avait défini ces sept thématiques pour opposer, aux actions de destruction, des alternatives concrètes ».

Est-ce que c’est juste un moment où les ONG échangent, où on confronte les expériences, ou est-ce que cela a vocation à ouvrir sur des actions ?

« La première vocation est d’échanger et de mettre en lumière. C’est aussi une base pour aller de l’avant et créer des liens entre les différents mouvements. L’idée est de créer des passerelles, de montrer notre pluralité. Dans notre pluralité, on a envie de faire ensemble ».

« Notre modèle d’agriculture doit complément changer »

Sur la question de l’Amazonie, est-ce qu’il y a eu des débats ou des propositions d’action lors de ce contre-sommet ?

« C’est quelque chose qui était assez transversal. On parle beaucoup de l’Amazonie. Mais on sait qu’il y avait des feux de forêt énormes en Afrique centrale et en Russie. On a beaucoup parlé d’agriculture. C’est notre modèle d’agriculture pour réussir à vivre et à se nourrir qui doit complément changer. Ces importations massives, qui sont faites en provenance de ces différents pays et qui incitent la déforestation, sont à remettre en cause. En plus, ces importations ont un coût environnemental très fort. Il s’agit de réinvestir dans une agriculture beaucoup plus locale, beaucoup plus raisonnée et qui prend soin à la fois de la nature et des gens, et notamment des paysans. On avait la Confédération paysanne et d’autres paysans qui racontaient la souffrance que peuvent vivre certains agriculteurs de devoir produire sans cesse, en fonction de la politique agricole commune qui incite surtout à faire de la quantité et pas de la qualité ».

L’Amazonie, nous aurons l’occasion d’en reparler dans 15 jours, avec Marion Veber, à l’occasion du festival Climax qui se déroule du 5 au 8 septembre à Bordeaux.

Pour aller plus loin :

 

 

 

 

L’étude des cachalots à Maurice : une première mondiale !

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Les cachalots de l’Ile Maurice sont spécifiquement étudiés par François SARANO, océanographe, dans le cadre d’un programme de recherche sur les cachalots entrepris par l’association LONGITUDE 181 en lien avec les associations ‘Un Océan de Vie’ (René Heuzey) et  ‘Marine Megafauna Conservation Organisation’ (Hugues Vitry). Les méthodes et résultats employés par l’Association sont uniques à bien des égards. Pour en savoir plus, rencontre avec Olivier ADAM, professeur à la Sorbonne, spécialiste en bioacoustique.

Pour aller plus loin :

 

Psychologie de la Connerie (1/5)

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texteftpgf 1Psychologie de la Connerie (Éditions Sciences Humaines, France, 2018) est un ouvrage collectif d’une trentaine de psychologues, auteurs, philosophes, sociologues… Cet essai a été dirigé par Jean-François Marmion, psychologue et rédacteur en chef de la revue Le Cercle Psy, qui signe l’introduction « Votre con dévoué » et déclare : « Qu’elle suinte ou qu’elle perle, qu’elle ruisselle ou déferle, elle est partout. Sans frontières, et sans limites. Tantôt doux clapotis presque supportable, tantôt fange stagnante écœurante, tantôt séisme, bourrasque, raz-de-marée engloutissant tout sur son passage, brisant, bafouant, salissant, la connerie éclabousse tout le monde. Pire, il se murmure que nous en sommes tous la source. »

J’ai extrait l’un ou l’autre propos marquant d’intervenants et je vous invite à entrer de plain-pied au pays de la Connerie, celui des cons de compétition et en majesté, de la bêtise-crasse et de l’arrogance injustifiée.

Mais, on lit sous le titre du livre « Un monde sans connards est possible »…

  • Serge Ciccotti, psychologue et chercheur, déclare que le « bon gros connard méprise les sans-dents, ces ‘‘salauds de pauvres’’.» De plus, pour lui, ce connard est aussi celui qui conduit rapidement son véhicule et vous dépasse, alors que le conducteur se rend en urgence à l’école de son enfant qui s’est blessé : « Les cons, dit-il, ont également une grande capacité à voir des cons partout !»
  • Jean-François Dortier, fondateur et directeur du Cercle Psy et des Sciences Humaines, explique que s’il existe des formes d’intelligence multiples, « il doit y avoir aussi une belle variété de conneries» : l’arriéré, le beauf qui est bête, méchant, raciste et égoïste, le con universel, la connerie artificielle avec ses « machines apprenantes» qui, je le cite « ne sont pas intelligentes, puisqu’elles ne comprennent pas ce qu’elles font », il y a également la connerie collective, le crédule, le débile, l’imbécile et l’idiot, le zinzin, c’est-à-dire le zozo, le zigoto, le zouave. Tout cela peut être mis au féminin.
  • James Aaron, professeur de philosophie, nous apprend que « l’intelligence n’empêche pas d’être connard sévère, elle peut même y contribuer en lui mettant dans le crâne qu’il est au-dessus de la mêlée.»
  • Pascal Engel, philosophe, affirme que « le sot intelligent peut être très savant et très cultivé ; il peut même briller en société. On peut même aussi prendre la foutaise comme le stade suprême de la bêtise, Donald Trump par exemple.»

Bien sûr, toute ressemblance avec nos auditrices et auditeurs, lectrices et lecteurs, est purement fortuite. Alors, rendez-vous dans une prochaine chronique au pays de la Connerie !

Musique : Michaël Mathy.

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Encore merci, Pierre Rabhi !

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couve16 octobrePierre Rabhi est décédé. À plusieurs reprises, il avait été au cœur de mes chroniques et il m’avait même fait l’amabilité d’offrir la préface à mon essai « La nuit porte conseil » (Le Livre en Papier), du nom de l’une de mes rubriques à Fréquence Terre. En hommage en cet inlassable militant pour la sauvegarde de notre planète, et quand bien même, il suscita diverses controverses, surtout de la part de ceux qui refont le monde dans leur fauteuil, voici la rediffusion de notre dernière chronique à son sujet.

 

 

 

Dans une précédente chronique (23 avril 2019) intitulée « Il faut écouter cet homme-là », une parole de Nicolas Hulot, il était question du Manifeste pour la Terre et l’Humanisme écrit par Pierre Rabhi à Actes Sud en 2008.

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Photo Facebook reproduite avec l’autorisation de Pierre Rabhi.

Aujourd’hui, c’est avec une grande amabilité et une réelle confraternité dans la poursuite de ce combat mené pour sauver la planète, que Pierre Rabhi[1] a accepté que des extraits de sa « Charte pour la Terre et l’Humanisme » (illustrés de sa photo) soient reproduits dans le cadre de cette nouvelle chronique et d’un ouvrage destiné à sensibiliser davantage de gens.

Pierre Rabhi, 81 ans, originaire du Sahara algérien et résidant en France depuis six décennies, est devenu au fil du temps agroécologiste, auteur, conférencier et philosophe. Son rayonnement est international et s’appuie sur une « Charte pour la Terre et l’Humanisme » qu’il y a lieu d’encore faire connaître vu l’urgence climatique vitale et qui répond à cette double question : « Quelle planète laisserons-nous à nos enfants et quels enfants laisserons-nous à la planète ? »

Logique du pyromane-pompier

Il porte tout d’abord une constatation que les événements climatiques de ces derniers temps confirment : « La Terre et l’humanité son gravement menacées. L’industrialisation de l’agriculture, avec l’usage massif d’engrais chimiques, de pesticides et de semences hybrides et la mécanisation excessive, a porté gravement atteinte à la terre nourricière et à la culture paysanne. Ne pouvant produire sans détruire, l’humanité s’expose à des famines sans précédent. Alors que les ressources naturelles sont aujourd’hui suffisantes pour satisfaire les besoins élémentaires de tous, pénuries et pauvreté ne cessent de s’aggraver. Faute d’avoir organisé le monde avec humanisme, sur l’équité, le partage et la solidarité, nous avons recours au palliatif de l’humanitaire. La logique du pyromane-pompier est devenue la norme. »

 Que faire concrètement ?

 Pierre Rabhi fait plusieurs propositions, parmi lesquelles : « Vivre et prendre soin de la vie. C’est dans les utopies d’aujourd’hui que sont les solutions de demain. La première utopie est à incarner en nous-mêmes car la mutation sociale ne se fera pas sans changement des humains. Face au ‘‘toujours plus’’ qui ruine la planète au profit d’une minorité, la sobriété est un choix conscient inspiré par la raison. Elle est un art et une éthique de vie, source de satisfaction et de bien-être profond. Elle représente un positionnement politique et un acte de résistance en faveur de la terre, du partage et de l’équité. La Terre et l’humanisme sont indissociables !

Nous souhaitons de toute notre raison et de tout notre cœur une éducation qui ne se fonde pas sur l’angoisse de l’échec mais sur l’enthousiasme d’apprendre. Qui abolisse le ‘‘chacun pour soi’’ pour exalter la puissance de la solidarité et de la complémentarité. Qui mette les talents de chacun au service de tous. Une éducation qui équilibre l’ouverture de l’esprit aux connaissances abstraites avec l’intelligence des mains et la créativité concrète. Qui relie l’enfant à la nature à laquelle il doit et devra toujours sa survie et qui l’éveille à la beauté et à sa responsabilité à l’égard de la vie. Car tout cela est essentiel à l’élévation de sa conscience. »

 

Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

 

[1] Merci à Caroline Bourret d’avoir été l’intermédiaire efficace entre Pierre Rabhi et moi.

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Dictatures et censures, prisonniers et amitiés  (Partenariat avec POUR Écrire la liberté)

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texteFTPGF 1 3Pour terminer cette série de chroniques consacrées aux Geôles d’Alger (Éditions Riveneuve) du journaliste Mohamed Benchicou, directeur et éditorialiste du Matin, auteur du livre « Bouteflika, une imposture algérienne » (photo Le Matin), injustement enfermé deux années au terrifiant pénitencier d’El-Harrach, il me plaît à rendre hommage à ce confrère et à toutes celles et tous ceux qui l’aidèrent dans son combat pour la Démocratie. Ils furent très rares au début, soit ils se taisaient par peur, lâcheté ou copinage avec le Pouvoir omnipotent, soit ils étaient à leur tour enfermés ou, pire, se suicidaient ou étaient suicidés.

Puis, grâce à un Comité de soutien aux journalistes algériens, tout en montrant de la solidarité avec les détenus maltraités dans les prisons et parle système judiciaire, ce Comité, donc, ne cessa de clamer cette situation dictatoriale, a fortiori quand le quotidien Le Matin fut rayé de la carte médiatique sur injonctions de Bouteflika et de ses sinistres acolytes.

Dictatures et censures cohabitent intimement, on ne le sait que trop bien.

Je cite Mohamed Benchicou : « Les démunis, comme tous les exclus que j’ai croisés en ces lieux, les catacombes souterraines du tribunal d’Alger et les geôles d’El Harrach, qu’ils soient chômeurs, délinquants ou catins, ces démunis m’ont pourtant toujours offert leur unique richesse : l’amitié. Ils souffraient visiblement de voir enfermé un journaliste pour ses articles et vivaient cette injustice comme une profanation des derniers espoirs sacrés qui maintiennent dans mon pays, la flamme en des lendemains meilleurs. Les haillons de la misère couvrent d’incroyables vertus. »

Et de citer pour conclure, le privilège de la plume libre, celui d’une réponse d’Albert Camus lorsque, invité à faire le bilan de son expérience à la tête de Combat, le quotidien de résistance, il avait simplement répondu : « Au moins, nous n’avons pas menti ! » et ce propos de Nelson Mandela : « Être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. »

Albert Camus, Nelson Mandela, Mohamed Benchicou, toutes proportions gardées, sont de la même famille des vrais défenseurs de la Liberté.

Musique : Michaël Mathy.

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Recettes détox super gourmandes – itv de Marie Chioca

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Détox Gourmande - Marie Chioca
Détox Gourmande - Marie Chioca

Mes recettes détox super gourmandes

Avec des ingrédients simples et de saison

Idéal pour retrouver forme et santé !

Fatigue, stress, surpoids… votre corps a besoin d’une pause. Marie Chioca vous invite à le régénérer grâce à des recettes détoxifiantes et… délicieuses ! Validées par le Dr. Guy Avril, elles seront des alliées précieuses pour retrouver la forme et le sourire.

En savoir plus sur les auteurs Guy Avril et Marie Chioca
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✽ CURE DÉTOX, MODE D’EMPLOI
✽ PETITS DÉJEUNERS
Gelée de fleurs de pissenlit au citron – Pancakes au son d’avoine, myrtilles et lait d’amande – Smoothie gourmand aux fruits d’été – « Velours » de pruneaux à la vanille – Porridge d’hiver au son d’avoine et cannelle – Crème aux fruits et petit épeautre – Pain essène à la poire et à la noisette
✽ SOUPES, SALADES ET CRUDITÉS
Soupe crue « bonne mine » – Soupe miso printanière – Velouté de potimarron – Soupe à l’ortie – Gaspacho aux légumes d’été – Guacamole léger – « Taboulé » de chou-fleur – Salade d’automne au potimarron cru – Salade printanière au pissenlit et oeuf mollet – Salade d’hiver super vitaminée – Salade estivale d’inspiration crétoise – Carpaccio d’artichauts poivradre – Champignons émincés, avocat et pousses de radis – Taboulé à l’épeautre complet – Tartare de coeur de boeuf à la fleur de sel et au basilic

✽ PLATS COMPLETS
« Tarama » végétalien – Paëlla express aux pousses d’épinards – Salade niçoise au petit épeautre -Wok de poulet, poireaux et torsades aux lentilles corail – Pasta primavera aux légumes croquants – Terrine de saumon sauvage à la laitue de mer – Salade tiède à l’ail des ours et poireaux primeurs – Nouilles soba aux moules de bouchot et persillade – Cabillaud en sauce verte – Poulet à l’étouffée façon basquaise – Spaghettis d’épeautre à la « bolognaise » de thon germon – Pagre rôti aux tomates et échalotes

✽ DOUCEURS ET BOISSONS
Crème glacée végétale à la pêche et à la framboise – Pain d’épice au petit épeautre – Flans végétaux au parfum de Provence – Yaourts de soja intensément vanillés – Tartelettes 100 % fruits, 100% crues – Milk-shake végétal à la fraise – Sorbet aux fruits rouges – Moelleux provençal à la figue – Nage de fruits « grenadine » – Jus de tomate au céleri et pointe de sel aux herbes – Soda naturel framboise-pomelo – Kéfir au citron frais et touche de miel – Jus frais de carotte, pomelo, fenouil et citron – Lait d’amande cru maison – « Thé » rouge aux épices de Noël – Tisane crue à la sauge et au romarin

 


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Auteurs : Guy Avril – Marie Chioca

Collection : Facile et Bio

Description : 120 pages ; (21 x 21 cm) .

ISBN : 978-2-36098-150-2

Date de parution : 15 janvier 2015