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Encore merci, Pierre Rabhi !

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couve16 octobrePierre Rabhi est décédé. À plusieurs reprises, il avait été au cœur de mes chroniques et il m’avait même fait l’amabilité d’offrir la préface à mon essai « La nuit porte conseil » (Le Livre en Papier), du nom de l’une de mes rubriques à Fréquence Terre. En hommage en cet inlassable militant pour la sauvegarde de notre planète, et quand bien même, il suscita diverses controverses, surtout de la part de ceux qui refont le monde dans leur fauteuil, voici la rediffusion de notre dernière chronique à son sujet.

 

 

 

Dans une précédente chronique (23 avril 2019) intitulée « Il faut écouter cet homme-là », une parole de Nicolas Hulot, il était question du Manifeste pour la Terre et l’Humanisme écrit par Pierre Rabhi à Actes Sud en 2008.

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Photo Facebook reproduite avec l’autorisation de Pierre Rabhi.

Aujourd’hui, c’est avec une grande amabilité et une réelle confraternité dans la poursuite de ce combat mené pour sauver la planète, que Pierre Rabhi[1] a accepté que des extraits de sa « Charte pour la Terre et l’Humanisme » (illustrés de sa photo) soient reproduits dans le cadre de cette nouvelle chronique et d’un ouvrage destiné à sensibiliser davantage de gens.

Pierre Rabhi, 81 ans, originaire du Sahara algérien et résidant en France depuis six décennies, est devenu au fil du temps agroécologiste, auteur, conférencier et philosophe. Son rayonnement est international et s’appuie sur une « Charte pour la Terre et l’Humanisme » qu’il y a lieu d’encore faire connaître vu l’urgence climatique vitale et qui répond à cette double question : « Quelle planète laisserons-nous à nos enfants et quels enfants laisserons-nous à la planète ? »

Logique du pyromane-pompier

Il porte tout d’abord une constatation que les événements climatiques de ces derniers temps confirment : « La Terre et l’humanité son gravement menacées. L’industrialisation de l’agriculture, avec l’usage massif d’engrais chimiques, de pesticides et de semences hybrides et la mécanisation excessive, a porté gravement atteinte à la terre nourricière et à la culture paysanne. Ne pouvant produire sans détruire, l’humanité s’expose à des famines sans précédent. Alors que les ressources naturelles sont aujourd’hui suffisantes pour satisfaire les besoins élémentaires de tous, pénuries et pauvreté ne cessent de s’aggraver. Faute d’avoir organisé le monde avec humanisme, sur l’équité, le partage et la solidarité, nous avons recours au palliatif de l’humanitaire. La logique du pyromane-pompier est devenue la norme. »

 Que faire concrètement ?

 Pierre Rabhi fait plusieurs propositions, parmi lesquelles : « Vivre et prendre soin de la vie. C’est dans les utopies d’aujourd’hui que sont les solutions de demain. La première utopie est à incarner en nous-mêmes car la mutation sociale ne se fera pas sans changement des humains. Face au ‘‘toujours plus’’ qui ruine la planète au profit d’une minorité, la sobriété est un choix conscient inspiré par la raison. Elle est un art et une éthique de vie, source de satisfaction et de bien-être profond. Elle représente un positionnement politique et un acte de résistance en faveur de la terre, du partage et de l’équité. La Terre et l’humanisme sont indissociables !

Nous souhaitons de toute notre raison et de tout notre cœur une éducation qui ne se fonde pas sur l’angoisse de l’échec mais sur l’enthousiasme d’apprendre. Qui abolisse le ‘‘chacun pour soi’’ pour exalter la puissance de la solidarité et de la complémentarité. Qui mette les talents de chacun au service de tous. Une éducation qui équilibre l’ouverture de l’esprit aux connaissances abstraites avec l’intelligence des mains et la créativité concrète. Qui relie l’enfant à la nature à laquelle il doit et devra toujours sa survie et qui l’éveille à la beauté et à sa responsabilité à l’égard de la vie. Car tout cela est essentiel à l’élévation de sa conscience. »

 

Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

 

[1] Merci à Caroline Bourret d’avoir été l’intermédiaire efficace entre Pierre Rabhi et moi.

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Dictatures et censures, prisonniers et amitiés  (Partenariat avec POUR Écrire la liberté)

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texteFTPGF 1 3Pour terminer cette série de chroniques consacrées aux Geôles d’Alger (Éditions Riveneuve) du journaliste Mohamed Benchicou, directeur et éditorialiste du Matin, auteur du livre « Bouteflika, une imposture algérienne » (photo Le Matin), injustement enfermé deux années au terrifiant pénitencier d’El-Harrach, il me plaît à rendre hommage à ce confrère et à toutes celles et tous ceux qui l’aidèrent dans son combat pour la Démocratie. Ils furent très rares au début, soit ils se taisaient par peur, lâcheté ou copinage avec le Pouvoir omnipotent, soit ils étaient à leur tour enfermés ou, pire, se suicidaient ou étaient suicidés.

Puis, grâce à un Comité de soutien aux journalistes algériens, tout en montrant de la solidarité avec les détenus maltraités dans les prisons et parle système judiciaire, ce Comité, donc, ne cessa de clamer cette situation dictatoriale, a fortiori quand le quotidien Le Matin fut rayé de la carte médiatique sur injonctions de Bouteflika et de ses sinistres acolytes.

Dictatures et censures cohabitent intimement, on ne le sait que trop bien.

Je cite Mohamed Benchicou : « Les démunis, comme tous les exclus que j’ai croisés en ces lieux, les catacombes souterraines du tribunal d’Alger et les geôles d’El Harrach, qu’ils soient chômeurs, délinquants ou catins, ces démunis m’ont pourtant toujours offert leur unique richesse : l’amitié. Ils souffraient visiblement de voir enfermé un journaliste pour ses articles et vivaient cette injustice comme une profanation des derniers espoirs sacrés qui maintiennent dans mon pays, la flamme en des lendemains meilleurs. Les haillons de la misère couvrent d’incroyables vertus. »

Et de citer pour conclure, le privilège de la plume libre, celui d’une réponse d’Albert Camus lorsque, invité à faire le bilan de son expérience à la tête de Combat, le quotidien de résistance, il avait simplement répondu : « Au moins, nous n’avons pas menti ! » et ce propos de Nelson Mandela : « Être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. »

Albert Camus, Nelson Mandela, Mohamed Benchicou, toutes proportions gardées, sont de la même famille des vrais défenseurs de la Liberté.

Musique : Michaël Mathy.

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Recettes détox super gourmandes – itv de Marie Chioca

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Détox Gourmande - Marie Chioca
Détox Gourmande - Marie Chioca

Mes recettes détox super gourmandes

Avec des ingrédients simples et de saison

Idéal pour retrouver forme et santé !

Fatigue, stress, surpoids… votre corps a besoin d’une pause. Marie Chioca vous invite à le régénérer grâce à des recettes détoxifiantes et… délicieuses ! Validées par le Dr. Guy Avril, elles seront des alliées précieuses pour retrouver la forme et le sourire.

En savoir plus sur les auteurs Guy Avril et Marie Chioca
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✽ CURE DÉTOX, MODE D’EMPLOI
✽ PETITS DÉJEUNERS
Gelée de fleurs de pissenlit au citron – Pancakes au son d’avoine, myrtilles et lait d’amande – Smoothie gourmand aux fruits d’été – « Velours » de pruneaux à la vanille – Porridge d’hiver au son d’avoine et cannelle – Crème aux fruits et petit épeautre – Pain essène à la poire et à la noisette
✽ SOUPES, SALADES ET CRUDITÉS
Soupe crue « bonne mine » – Soupe miso printanière – Velouté de potimarronSoupe à l’ortie – Gaspacho aux légumes d’été – Guacamole léger – « Taboulé » de chou-fleur – Salade d’automne au potimarron cru – Salade printanière au pissenlit et oeuf mollet – Salade d’hiver super vitaminée – Salade estivale d’inspiration crétoise – Carpaccio d’artichauts poivradre – Champignons émincés, avocat et pousses de radis – Taboulé à l’épeautre complet – Tartare de coeur de boeuf à la fleur de sel et au basilic

✽ PLATS COMPLETS
« Tarama » végétalien – Paëlla express aux pousses d’épinards – Salade niçoise au petit épeautre -Wok de poulet, poireaux et torsades aux lentilles corail – Pasta primavera aux légumes croquants – Terrine de saumon sauvage à la laitue de mer – Salade tiède à l’ail des ours et poireaux primeurs – Nouilles soba aux moules de bouchot et persillade – Cabillaud en sauce verte – Poulet à l’étouffée façon basquaise – Spaghettis d’épeautre à la « bolognaise » de thon germon – Pagre rôti aux tomates et échalotes

✽ DOUCEURS ET BOISSONS
Crème glacée végétale à la pêche et à la framboise – Pain d’épice au petit épeautre – Flans végétaux au parfum de Provence – Yaourts de soja intensément vanillés – Tartelettes 100 % fruits, 100% crues – Milk-shake végétal à la fraise – Sorbet aux fruits rouges – Moelleux provençal à la figue – Nage de fruits « grenadine » – Jus de tomate au céleri et pointe de sel aux herbes – Soda naturel framboise-pomelo – Kéfir au citron frais et touche de miel – Jus frais de carotte, pomelo, fenouil et citron – Lait d’amande cru maison – « Thé » rouge aux épices de Noël – Tisane crue à la sauge et au romarin

 


En complément, Terre vivante vous propose le stage « Cuisiner bio, c’est facile »


Auteurs : Guy Avril – Marie Chioca

Collection : Facile et Bio

Description : 120 pages ; (21 x 21 cm) .

ISBN : 978-2-36098-150-2

Date de parution : 15 janvier 2015

 

Rejoignez-nous

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texteFTPGF 1 3ft250Greta Thunberg, la jeune activiste suédoise, est traînée dans la boue, vilipendée, raillée, même par le philosophe Michel Onfray, pas gêné de s’attaquer à une adolescente, que certains des complices de la jeune fille sont menacés et maltraités par des fascistes en Belgique, je m’efface et lui donne quasiment la parole en lisant des passages de son petit livre Rejoignez-nous paru aux Éditions Kero et Calmann-Lévy pour l’édition en français, au prix plus que démocratique de 3 euros !

« Pour moi, c’est blanc ou noir : il n’y a pas de zone grise quand on parle de survie. Je vais demander aux gens du monde entier de réaliser que nos leaders politiques nous ont mis en échec.

Certains me disent que je ferais mieux d’aller à l’école. Quel est l’intérêt de suivre les enseignements du système scolaire quand les plus grands scientifiques issus du même système scolaire ne sont pas écoutés par nos politiques et nos sociétés ?

Nous ne pouvons donc pas sauver le monde en respectant les règles. Car les règles ont besoin d’être changées. Tout doit changer et cela doit démarrer aujourd’hui.

Nos grèves pour le climat n’ont rien à voir avec la politique des partis. Parce que le climat et la biosphère se fichent de nos politiques et de nos mots creux. Seuls les actes leur importent.

À vous, les politiciens qui nous ridiculisez sur les réseaux sociaux, qui me dénigrez pour que les gens puissent me traiter d’attardée mentale, de pute, de terroriste, et de bien d’autres choses encore… il n’y a pas pire que votre silence sur la crise climatique, alors que nos vies sont entre vos mains. »

Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

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L’océan a des droits- Episode 8 – Un droit et des Avocats pour l’Océan !

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Au cours des siècles, le droit a intégré en qualité de personnes : les femmes, les enfants, les esclaves, les malades, les aborigènes, les aliénés, les handicapés, leur conférant des droits au fil du temps. Alors pourquoi les baleines, les requins, les saumons, le corail, le poisson clown et toutes les créatures marines ne pourraient-elles pas faire un procès et exercer leur droit? Et pourquoi pas  l’Océan,  leur écosystème?

Pourquoi  endurer Blessures, destructions, empoisonnement par pollutions, écocides, génocides et ce, sans fin, et sans défense possible ?

Parler au nom de l’Océan,   être l’un de ses avocats devient un acte de sauvegarde de l’humanité, de l’Océan, de la Terre.

http://www.longitude181.org

Marcher la tête haute (En partenariat avec POUR, Écrire la liberté)

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texteFTPGF 1 3Le quotidien "La Libre Belgique" n'hésite pas relater les souffrances et espoirs du peuple algérien de manière régulière.« Dans la solitude glacée de ma cellule, j’ai souvent médité sur le charme pervers de la plume. Elle aurait pu tout aussi bien me déposer au cimetière. Dans notre société asservie à toutes sortes de religions, le délit d’écrire est réservé aux âmes pécheresses ; celles qui, tôt ou tard, subiront le châtiment de l’impardonnable apostasie. Chez nous, la plume avance au milieu d’une forêt de glaives qui ne rêvent que de la décapiter… »

ft200150020190807 091657Chez nous ? C’est en Algérie. La plume ? C’est celle de Mohamed Benchicou, journaliste, écrivain, fer de lance d’Alger Matin, premier quotidien indépendant algérien, fondateur du Matin, auteur de « Bouteflika, une imposture algérienne », ardent militant de la transparence, de la liberté de penser, donc, d’écrire, et de la solidarité.

Sa cellule ? Celle de la terrifiante prison d’El-Harrach, là où croupissent des êtres humains qui, pour beaucoup, ont eu le tort de marcher la tête haute. Ce que détestent le Pouvoir et ses sbires.

Et l’auteur de clamer : « Dans un pays où la corruption règne sur les hommes et nargue la morale, les dirigeants savent protéger leurs amis délinquants, même les plus encombrants ; et lâcher leurs serviteurs démunis, fils du peuple d’en bas », tout en expliquant que « le pouvoir politique a toujours su disposer de juges aussi talentueux dans l’art d’incarcérer les innocents que dans celui de protéger les vrais coupables. »

Et, comment ne pas approuver Mohamed Benchicou lorsqu’il écrit : « Ne rien dire des subterfuges par lesquels s’éternisent les autocraties dans nos pays, c’est accepter d’en être complice. »

C’est également l’avis à Fréquence Terre que certains tentèrent aussi de faire taire, mais jusqu’à présent, malgré quelques aléas, les « routards de l’écologie » que nous sommes, selon Télérama, on tient le coup. Et qui dit écologie, dit humanisme, bien entendu !

Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

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Brocardons la bêtise humaine ! (En partenariat avec POUR écrire la liberté)

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texteFTPGF 1 3Depuis la nuit des temps, on sait que ceux qui rampent devant le Pouvoir, quel qu’il soit, se prostituent littéralement par lâcheté, concupiscence ou intérêt et n’hésitent pas à fouler à leurs pieds, voire écraser, les concepts de liberté et de solidarité.

ft200150020190807 091657Cette indignité doublée, dans certains cas, d’inhumanité, touche tous les continents et l’Histoire foisonne d’exemples en ce sens, tel celui de Mohamed Benchicou, victime d’une violente injustice, qui a connu « Les geôles d’Alger », titre de son témoignage aux Éditions Riveneuve.

Un homme qui osa tenir tête à ces rampants, tricheurs, manipulateurs, affairistes, corrompus, prétendus puissants prêts à sacrifier leurs propres enfants pour assouvir leur soif de Pouvoir, d’argent et de gloire, l’un n’allant plus sans l’autre, visiblement.

Des journalistes, écrivains, compositeurs, dessinateurs, photographes, poètes, citoyens engagés…, paient encore de leur vie, pour certains, leur volonté de « brocarder la bêtise humaine et l’appétit vorace de potentats de toutes confessions », d’autres, mutilés physiquement ou psychologiquement, en réchappent de justesse, ou s’exilent et, alors, endurent la menace de représailles ou, pire, finissent par se suicider ou sont suicidés !

23167487 1994556200801933 7731851139516257687 n« Les geôles d’Alger » est plus qu’un livre apportant l’inestimable témoignage d’un journaliste engagé, comme son équipe, pour la liberté d’expression et celle du peuple, ce qui va de pair, mais un devoir de Mémoire sur lequel Fréquence Terre s’appuie aussi dans son inébranlable volonté d’indépendance et de mobilisation pour une société fraternelle.

Le journal Le Matin, quotidien algérien, lui, subit les pires attaques (assassinats de certains de ses journalistes, manigances du Pouvoir pour le discréditer, jusqu’à l’empêcher de paraître…) comme l’explique Mohamed Benchicou : « Dans le monde de l’argent sale, les amitiés sont souvent solides (…) C’est pour toutes ces impertinences dans un monde courtisan, pour ces voiles soulevés sur la tromperie, mais aussi pour toutes nos imprévoyances, c’est pour tout ça qu’a été décapité ‘‘Le Matin’’. Aujourd’hui encore, écrit-il dans son livre, je pense que sa disparition dans l’honneur apporte plus à la cause de la liberté qu’une existence dans l’indignité. »

Et, souvent, trop de ses confrères jouent encore la détestable politique de l’autruche et rechignent à soutenir ceux qui luttent pour une société libre !

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Musique : Michaël Mathy.

 

L’Océan a des droits ! – Épisode 7- Un bien commun , comment ça se gère ?

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L’appel pour l’Océan , bien commun de l’humanité a été lancé en France pour un changement du droit international. Mais comment se gère un bien commun ? Comment mettre en œuvre au niveau local une gestion pérenne d’un commun tel  qu’une pêcherie ou un service partagé ?  A découvrir dans cette chronique  qui vous  donne les bases essentielles et les conditions d’une gestion pérenne.
http://www.longitude181.org

« L’homme n’a pas envie de gouverner : il a envie de contraindre ! »

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texteFTPGF 1 3Lire pour la première fois La Condition humaine d’André Malraux dans l’édition de 1946 parue chez Gallimard, fut pour moi une révélation concrète au-delà des informations ponctuelles glanées durant des décennies, comme je l’ai déjà expliqué dans une première chronique intitulée « Il n’est pas trop tard » au sujet de ce chef-d’oeuvre.

DSC03591Après trois cents pages de descriptions précises qui fixent avec un luxe de détails la situation dans Shanghai en pleine insurrection, la dernière centaine de pages est un long suspense qui s’amplifie pour donner un profond sentiment de révolte face à la torture et aux gens jetés vivants dans le feu de la chaudière de locomotives.

Et, durant ce temps, des hommes d’affaires évoquaient un Consortium, la politique du risque et la protection de l’épargne !

Quelques propos balisent ces dernières pages de toute leur puissance évocatrice qui fit d’André Malraux, un « grand » de la littérature et qui, rappelons-le, fut un militant antifasciste : « On fait de bons terroristes avec les fils de suppliciés », « Un homme qui va sans doute vous faire tuer ressemble décidément à n’importe quel autre », « L’homme n’a pas envie de gouverner : il a envie de contraindre » et « Il est très rare qu’un homme puisse supporter sa condition d’homme ».

Musique : Michaël Mathy.

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« Vous ne pouvez pas nous tuer, nous sommes déjà morts ! » (POUR)

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texteFTPGF 1 3Depuis des mois, de manière remarquablement pacifique, le peuple algérien fait entendre au Pouvoir et à ses acolytes, qu’il ne veut plus de leur régime. Une fois encore, cette fronde est très vive en Kabylie, là où j’ai travaillé comme technicien de 1969 à 1971, sans toutefois mesurer la puissance de caractère  de ses habitants. Chose est faite, quelques décennies plus tard. En effet, un ami Kabyle, Larbi Adouane, ancien collègue à Bejaïa, devenu à son tour auteur, vient de me faire parvenir « Les geôles d’Alger » de Mohamed Benchicou (Éditions Riveneuve), un journaliste engagé à l’instar d’Albert Camus, et qui fut incarcéré deux années dans la terrifiante prison d’El-Harrach pour n’avoir pas courbé l’échine devant ledit Pouvoir et ceux qui sont de connivence avec lui.

ft200150020190807 091657Cependant dans mon subconscient, au fur et à mesure de mes échanges épistolaires avec mon ami et la lecture des informations concernant la « Décennie noire » et le présent mouvement de contestation dans ce pays d’Afrique du Nord, j’avais comparé la Kabylie aux Ardennes, dont je suis originaire.

Ainsi, à la mi-juillet, j’ai réalisé un reportage consacré aux Hautes Ardennes sous le titre « Immortelle âme ouvrière et artisanale » et précisé : « Ici défilent l’Histoire de gens qui l’ont façonnée au fil des siècles, parfois tourmentés, telle la Bataille des Ardennes, du labeur d’un peuple d’artisans et d’ouvriers que l’on dit ‘‘têtu comme un Ardennais’’, alors qu’il s’agit de courage et de ténacité à la tâche… »

Et, grâce à la lecture du touchant ouvrage de Mohamed Benchicou, dont il sera amplement question dans une prochaine chronique, j’ai compris que mon ressentiment n’était pas erroné. Je le cite : « La Kabylie, région orgueilleuse, jalouse de sa culture et de sa langue amazighes, que les dictatures algériennes ont toujours méprisées, on est toujours prêt au combat pour son honneur, son identité, son histoire et, pour tout dire, son indépendance. Les Kabyles, au fil des siècles, contre les envahisseurs de toutes races et de toutes confessions, ont toujours su protéger leurs racines des perversions et de l’oubli. »

Et il précise aussi au sujet du caractère du Kabyle : « Le Kabyle apprend à affronter les écueils de la vie, à durcir sa résistance et à se forger, très tôt, une personnalité originale, l’attachement à la langue, un amour passionné pour sa terre, un refus constant de la soumission, un mode de vie, une poésie et une littérature singulières par lesquelles la mémoire s’est transmise de générations en générations. »

Enfin, comment ne pas être touché par ces « gavroches kabyles » clamant : « Vous ne pouvez pas nous tuer, nous sommes déjà morts ! » ?

Poser la question est y répondre.

Musique : Michaël Mathy. http://www.michaelmathy.be/#music

 

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