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« La Fiancée anglaise » de Gilles Laporte (Les Presses de la Cité)

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texteftpgf 1 1Le « dernier » Gilles Laporte est souvent attendu par tous ceux appréciant la plume de cet auteur qui, depuis de nombreuses années, trouve aussi une place de choix dans « Littérature sans Frontières » avec, entre autres, Des fleurs à l’encre violette, La Clé aux âmes, Sous le regard du loup, Un parfum de fleur d’oranger, Les Roses du Montfort

la fiancee anglaiseAvec La Fiancée anglaise, roman paru aux Presses de la Cité, le lecteur quitte les falaises de Douvres, traverse la Manche, voit le Cap Gris-Nez et se retrouve en compagnie de Robert Forester qui est parti à la recherche du passé d’Adolphe Lamesch, marin lorrain sur « La Combattante », un torpilleur des Forces françaises libres qui sauta sur une mine allemande, envoyant par le fond plus de soixante de ses collègues et lui-même.

Robert Forester, très jeune orphelin d’un père, pilote de la Royal Air Force, également décédé lors de la Seconde Guerre mondiale, est fonctionnaire de Sa Gracieuse Majesté et, contre l’avis de sa mère, se lance sur les traces de l’existence de l’artilleur en Lorraine, là, où il est peut-être oublié. Car, lui, il ne l’a pas oublié !

Mais, pourquoi, la mère Forester s’est-elle toujours fermement opposée à ce que son fils se rende en France et, même, à tenter d’entrer en contact avec la famille d’Adolphe Lamesch ? Cette interdiction annonce-t-elle un secret ? Qu’est-ce qui pousse Robert Forester à trahir sa parole et à se retrouver sur les terres d’Alphonse du côté de Châtel-sur-Moselle ? Trouvera-t-il encore des proches du marin, cinquante ans après sa mort tragique ? Pourquoi se sent-il directement « comme chez lui » dans cette Lorraine pourtant inconnue ?

Toutes ces questions, et bien d’autres, ouvrent la voie à un récit riche de faits historiques, de sentiments profonds, d’une forme de suspense au sujet de situations extraordinaires.

Déjà couronné de plusieurs prix littéraires, gageons qu’avec ce nouveau roman, Gilles Laporte ne laissera pas indifférents certains jurys…

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Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

 

Assises Nationales des déchets de Nantes – Interview de Thierry Meunier, son président

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Thierry Meunier Assises nationales des déchets
Thierry Meunier

Les assises Nationales des déchets de Nantes existent depuis 30 ans. Thierry Meunier, Président de l’association Assises nationales des déchets est l’invité de Fréquence Terre, il fait pour nous un tour d’horizon de toutes les pratiques de retraitement des déchets.

Les Assises Nationales des déchets c’est un rendez-vous qui a lieu tous les 2 ans à Nantes et nous en sommes à la 15e édition cela fait donc 30 ans qu’association entreprise collectivité et représentant du gouvernement se rencontrent pour échanger, proposer des solutions et parler des problèmes rencontrés au quotidien sur le terrain.  Les assises des déchets c’est aussi l’occasion de donner des lignes directrices pour les années à venir.

Thierry meunier, ces dernières années ont largement été consacré à la structuration du tri les citoyens ont constaté car ils ont été largement mis à contribution sur le tri sélectif où est-ce qu’on en est quel est le constat donc 30 ans plus tard ?

« Si on parle du recyclage du verre en France,  c’est une solution qui a été mise en place il y a une trentaine d’années et qui fonctionne extrêmement bien.
Si on prend le plastique, c’est un autre débat. Parce que quand on dit plastique ce sont des plastiques de nature différente. Les plastiques d’il y a 40 ans ne  sont pas les plastiques d’aujourd’hui. Et on a eu une invasion d’ailleurs de résines et de plastiques dans notre vie courante.
C’est difficile de ne plus être addict au plastique, mais il va falloir le faire quand même de toute façon. Je crois que tout le monde a compris ça dans le cas de la pollution des fleuves, des rivières et des océans particulièrement. Là, les choses ont changé.

Ce qui a changé ce sont les éco-organismes comme éco emballage qui a fait beaucoup,  puisque par le biais d’une une petite taxe à la fabrication et à la mise sur le marché on a pu alimenter un système pour faire de la prévention, de l’information du public et puis mettre en place des systèmes de prise en charge des produits en fin de vie pour pouvoir les réintroduire, ou en tout cas les éliminer de manière satisfaisante.

La responsabilité des producteurs s’est largement développée depuis écoemballage. On a aujourd’hui plusieurs dizaines de filières encore en préparation.

On n’est pas forcément sûr que ça soit toujours la solution, donc c’est aussi en débat dans le cadre de nos prochaines assises. Est-ce qu’il faut faire des REP pour tout ? C’est une question. Il y a des parties prenantes qui ont des solutions à proposer.

Si on prend les filières bâtiment-travaux publics, où la masse des déchets est considérable (c’est la plus considérable en fait), les choses ont particulièrement évolué puis-qu’aujourd’hui la démolition est largement prise en charge et les produits valorisables sont triés. Il y a des plateformes de regroupement des travaux publics qui permettent de trier les déchets et les déchets amiantés s’il y en avait pour les mettre en lieu sûr et d’utiliser de réutiliser tous les matériaux. Donc on peut dire qu’on a beaucoup progressé.

Je pense que la progression suivante concernera plutôt la consommation courante des ménages. Si on regarde les pourcentage de de produits collectés pour le recyclage c’est pas suffisant. On peut faire beaucoup mieux. Deux fois ou trois fois mieux si on arrive à convaincre l’ensemble de nos concitoyens.

La collecte ne se fait pas de façon égale non plus selon la ville dans laquelle on habite. Une ville va prendre les pots de yaourt alors que la ville d’à côté ne va pas les prendre. On manque de repères !

En 30 ans on a fait des centres de tri.  Des centres de tri qui était petit où on a fait de l’économie sociale et solidaire. Le côté « économie sociale et solidaire » est très important dans le domaine du déchet.  Cela permet de créer des emploi, d’accompagner des personnes en réinsertion.

Sauf que les centres de tri trop petit, c’est un défaut de productivité, c’est un défaut de massification et la logistique qui s’ensuit pour le transport est problématique. Elle coûte de l’argent. C’est aussi des emplois qui sont exposés parce que le tri peut induire des troubles musculo-squelettiques… Donc c’est critiquable…

Donc il faut trouver des solutions, et la solution, c’est la massification de la collecte et des centres de tri qui sont de plus en plus automatisés.

La taille de la commune joue beaucoup… La taille du territoire aussi le maillage du territoire joue beaucoup parce que évidemment quand il y a une densification importante et qu’on peut mettre en commun et partager plus de moyens il y a une mutualisation beaucoup plus importante pour le service public pour organiser le service public et généralement on a plus de pertinence et plus de performance sur les outils. Quand on est sur un territoire qui est plus large, ça peut poser des problèmes d’infrastructures.

Donc on voit vers quoi on tend, ce qu’il faut améliorer et ce qui dessine,  mais vous, comment vous voyez les choses sur les 5 années qui viennent ? Quels vont être les impacts, qu’est-ce qui va changer pour les  entreprises et les particuliers dans les 5 ans qui viennent ?

Je pense que dans les cinq ans qui viennent on aura forcément un niveau de recyclage beaucoup plus fort parce qu’il y a des obligations.  C’est plus que des préconisations ! Il y a des obligations,  il y a des contrôles de l’État. Il y a des filières qui sont bannies comme l’enfouissement par exemple… Sans êtres bannies  parce que moi je n’ai aucune préférence pour une filière mais je sais pas non plus de défiance pour aucune des filières je pense que toutes les filières se valent et qu’elles ont leur articulation dans le maillage territorial. Mais c’est clair qu’on fera beaucoup moins d’enfouissement… ça c’est une évidence, c’est même inscrit dans la loi de transition énergétique.

C’est beaucoup mieux que faire des montagnes de déchets comme j’ai vu à New Delhi dans les informations en Inde.

De contingenter des déchets dans un endroit sûr, en attendant de savoir ce qu’on va en faire et peut-être qu’on en fera quelque chose dans les années futures et peut-être qu’en récupérant l’énergie qui est contenue dedans en faisant la valorisation du biogaz ce n’est peut-être quand même pas complètement stupide… donc voilà…

Plus de tri, ça c’est clair..  je pense qu’on fera beaucoup plus de tri. Je pense que ce qu’on va voir venir c’est au niveau des industriels -v pour ceux qui fabriquent encore en France – parce qu’il y a des nuances… il faut quand même rappeler que le déchet est nettement différent qu’il y a 50 ans. Je pense aux déchets de la chimie, pour qui il y aura encore plus d’efficacité pour faire moins de déchets, pour être très efficace dans son process industriel. Mais également sur les échecs qui sont inévitables je pense qu’on aura de plus en plus de valorisation et en tout cas je suis dans un groupe où on y travaille… Et non seulement on y travaille, mais on a des solutions.

Est-ce qu’il y a des chantier en cours et qui vont nous concerner en tant que particuliers ?

Pour le particulier l’enjeu à très court terme se sauver la planète, c’est de sauver l’homme sur la planète. Donc le grand enjeu c’est d’arrêter de faire des bêtises en clair. C’est à dire de faire attention à sa consommation. D’être exigeant en matière de consommation et éviter les suremballage par exemple et de faire attention ensuite à choisir des produits qui ont une durée de vie ou une vraie capacité à être recyclés et d’orienter ces produits de consommation au bon endroit et de le faire collectivement, de s’entraider pour le faire… D’optimiser aussi – je crois que c’est des choses importantes – notre consommation énergétique pour prendre en charge tous ces déchets. Je pense en particulier au fait que les poids d’apport volontaire dans les zones rurales sont une très bonne solution puisque on fait une économie de camions tous les jours pour venir collecter des masses qui sont pas forcément considérable. Le contrepoint, c’est que toutes les marges de la population ne sont pas forcément logés à la même enseigne par rapport à un apport volontaire. Si on prend quelqu’un qui est très âgé, qui a du mobilité réduite… comment il fait ? une personne de 80 ans par exemple aujourd’hui ? Comment fait-il pour apporter ses déchets ? Et là, c’est la solidarité collective.

Thierry MEUNIER,  Président de l’association qui organise les Assises nationales des déchets depuis 30 ans.  C’est à Nantes, les 2 et 3 octobres prochain.

Assises nationales des déchets, interview de Isabelle Martin, directrice de relations institutionnelles chez Suez recyclage et valorisation

Assises Nationales des déchets de Nantes – interview de Claire Estève

Hommage à Salvador Allende : « Les peuples font l’Histoire » (Reportage)  

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À l’initiative du Centre Allende et des autorités communales d’Evere, Salvador Allende n’est jamais oublié ! (Photos Fréquence Terre)

texteftpgf 1 1Le 11 septembre 1973, Salvador Allende, président démocrate et humaniste du Chili, était victime de la dictature militaire menée par Augusto Pinochet. Il fut la première victime de dizaines de milliers d’autres chiliens.

Lors d’un hommage rendu à Evere (Bruxelles), si différents témoignages confirmèrent ce tragique pan de l’Humanité, les intervenants ont, également, attiré l’attention sur les menaces antidémocratiques qui pèsent, ci et là, de la part de nostalgiques de pareille régime dictatorial.

FTSigle POUR FT 3Fréquence Terre, en partenariat avec POUR, ne pouvait que transmettre ces témoignages qui, unanimement, appellent encore à la vigilance, à la solidarité et à la fraternité universelle.

 

Extraits de témoignages :

  • « Comme nous le rappelle Isabel Allende (nièce de Salvador), les ouvriers, les femmes, les jeunes…, sautaient de joie dans la rue pour accueillir leurs (nouveaux) président et gouvernement de l’espoir… »
  • « Dans son discours politique, l’extrême droite fait appel à la peur et aux craintes. Peur du changement, peur et rejet de l’ ‘‘autre’’. »
  • « Se souvenir d’un événement ne sert pas à sortir les fleurs et les drapeaux sans qu’on puisse y mettre du sens. »
  • « Les idéaux que nous légua notre président (Salvador Allende) sont toujours d’actualité.»

La totalité des témoignages, ponctuée de chants, est à écouter sur notre podcast repris ci-contre.

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En 2019, ce que nous apprennent les cachalots …

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A l’île MAurice , les cachalots  sont des animaux étudiés par François SARANO depuis plusieurs années.  Les résultats scientifiques sont importants, avec des avancées incroyables. Mais ils nous en apprennent encore  plus sur leur comportement et le nôtre, comme  l’explique François SARANO dans cet interview faite dès son retour de sa dernière campagne début  Avril 2019 .

A écouter avec délectation et sans modération.

Un écosystème très particulier

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texteftpgf 1 151p43zry5ll. sx326 bo1204203200texteIls sont quelque 3 à 4 millions d’initiés à la Franc-Maçonnerie dans le monde, dont 180 000 en France, 26 000 en Belgique[1], des Sœurs et Frères réunis en Obédiences qui, chacune, a sa spécificité (exclusivement masculine ou féminine, mixte, faisant référence ou non au Grand Architecte de l’Univers, issue des corporations moyenâgeuses, dite la Franc-Maçonnerie Opérative, ou Spéculative, née à Londres en 1717, travaillant selon tel ou tel  rite…) ; des membres de toutes les couches sociales, même si le monde ouvrier et artisanal n’y est pas très fréquent.

Et, parmi ces membres, dont le but commun et essentiel est de prôner et d’appliquer, autant que faire se peut, la Fraternité universelle, il y a cet « écosystème très particulier de l’édition maçonnique ».

Un monde restreint que décrit, en connaissance de cause, Jiri Pragman, journaliste, auteur, spécialiste de l’Internet maçonnique, chroniqueur à Franc-Maçonnerie Magazine, initié au Grand Orient, qui vient de publier L’édition maçonnique – Quand les francs-maçons lisent et écrivent[2], un très intéressant, voire surprenant, ouvrage sur les us et coutumes, coulisses et rouages de l’édition maçonnique. Celle qui, généralement, est confinée dans le rayon « Ésotérisme » des grandes surfaces ou discrètement (dans le sens de volontairement) dissimulée dans un recoin de librairies.

Pourtant, il n’y a pas philosophie plus démocratique et humaniste (un pléonasme !) que la Franc-Maçonnerie, hormis les affairistes qui en usent et abusent, comme dans toute société humaine.

Le livre de Jiri Pragman recèle beaucoup de particularités, dans la mesure où cet homme de terrain expose clairement ce que d’aucuns assimilent, à tort, comme des personnages d’un vaste complot mondial ou du copinage éhonté, alors qu’eux aussi, se débattent avec des contrats proposés dont les droits d’auteur ressemblent davantage à une aumône qu’à une juste rétribution, des absences de promotion, des chiffres de vente pas toujours clairs, des diffusions hésitantes ou carrément « sabotées »…

En somme, des situations que subissent quotidiennement les travailleurs dans maints métiers et professions.

Alors, comment ne pas penser à ce précepte maçonnique pour illustrer cet essai qui intéressera autant le profane que l’initié : « Lis et profite, vois et imite, réfléchis et travaille ; rapporte tout à l’utilité des êtres : c’est travailler pour toi-même. »

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Musique : Michaël Mathy.

[1] Chiffres Wikipedia, 2019.

[2] https://www.amazon.fr/L%C3%A9dition-ma%C3%A7onnique-francs-ma%C3%A7ons-lisent-%C3%A9crivent/dp/1099756944/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&keywords=jiri+pragman&qid=1567750660&s=gateway&sr=8-1

 

Pour Riccardo Petrella, la guerre de l’eau est annoncée ! (Partenariat avec POUR)

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img 20180902 wa0004ftRiccardo Petrella (photo M-P P. lors d’une rencontre l’an dernier et photo POUR) est politologue, économiste, fondateur du Groupe de Lisbonne et ardent militant de l’écocitoyenneté, plus particulièrement pour la protection de l’eau, combat qu’il mène depuis des décennies.

guerre de leau 1texteBien connu des auditeurs et lecteurs de Fréquence Terre grâce à notre partenaire POUR, média indépendant au slogan immuable depuis les années ’80 « Pour écrire la liberté » (www.pour.press), voici quelques extraits des propos de ce scientifique face à l’échéance d’une « guerre de l’eau » qui attend maintes régions de la planète :

« Le concept de la ‘‘guerre de l’eau’’ est à l’ordre du jour depuis les années ’70 à l’agenda international du débat géopolitique, car on s’est aperçu que notre manière d’utiliser l’eau était illogique et déraisonnée. Par exemple, une famille américaine moyenne ou une famille européenne riche, avec piscines, salles de bains…, consommait 1 500 litres d’eau par jour !

C’était sans compter avec les activités industrielles, minières, textiles…, qui eurent déjà des conséquences particulièrement néfastes sur les fleuves, les lacs, au point que la Mer d’Aral, la plus grande étendue d’eau douce, a disparu.

Alors, avec une augmentation de la population mondiale, alors que les ressources d’eau sont limitées, même si elles sont renouvelables, ce qui fait sa grandeur et sa richesse par rapport au pétrole qui, utilisé, ne se renouvelle pas, on va avoir une raréfaction de notre élément vital et, il y aura la guerre ! Cette hypothèse qui se base sur ces deux facteurs pertinents que sont la démographie et l’utilisation insensée, à vrai dire, elle dépend de la manière collégiale et collective de gérer les ressources d’eau disponibles. »

La suite de cette explication sur le site de POUR sous le titre de « De l’eau et la violence » et ce constat, quand même quelque peu encourageant : grâce à tous ces lanceurs d’alerte pour la sauvegarde de notre planète et inlassables militants, des informations font état d’une possible modeste « résurrection » de la Mer d’Aral. Puissent ces infos se vérifier concrètement…

Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

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Amazonie : l’hypocrisie des « Grands » (Sagesses d’ailleurs/5)

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texteftpgf 1amazonie page0001Pour cette 5e chronique dévolue à l’imposant essai Sagesses d’ailleurs de Frederika Van Ingen (J’ai lu), c’est sa rencontre avec des peuples racines d’Amazonie qui interpelle doublement à l’heure où cette vaste région brésilienne se consume à grands feux. Peuples qu’elle rencontra il y a plus de trois ans et qui situe parfaitement le drame qui se déroule actuellement : « Comment des Indiens qui vivent au fin fond de la forêt amazonienne ont-ils pu développer une remarquable qualité d’écoute et de respect des autres ? » La réponse était simple : « La nature est une école des sens et de l’écoute ».

Dans un milieu souvent hostile, ce peuple racine évoluait depuis des siècles avec grande attention, perception et humilité car, dans leur forêt tout était vivant et, pour eux, leur art c’était la vie des gens, leurs flèches, arcs, bijoux, poteries…

« Ces peuples n’ont pas besoin d’édifices religieux, soulignait l’auteure, parce qu’ils les ont déjà, c’est la Nature. Pour eux, le rapport au sacré se traduit dans le rapport au vivant, fondé sur le respect de l’harmonie. L’occidental, lui, vit généralement séparé de la nature, voire au-dessus avec un esprit de supériorité. »

Comme ces prétendus « Grands » de la planète, en quelque sorte, qui vont débloquer quelques millions d’euros pour jouer les bons apôtres, tenter de masquer leurs turpitudes, leur climato-scepticisme et autre capitalisme effréné.

Fin août 2019, La Republica et Le Soir (montage photo) titraient conjointement : « Nous n’avons plus de temps à perdre » mais Frederika Van Ingen, dans ce livre, avait prévu une réponse terrifiante à cette destruction de l’Amazonie qu’elle ne pouvait imaginer il y a quelques années : « Les peuples premiers vivent dans des endroits souvent extrêmes et s’ils ne peuvent plus y vivre, c’est que le reste du monde va mal. »

Musique : Michaël Mathy.

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Après le G7, France Libertés « attend des actes » d’Emmanuel Macron

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Le G7 a-t-il vraiment permis des avancées sur la protection de la planète ? A entendre Emmanuel Macron en clôture du sommet, les sept ont pris conscience de l’urgence. Et le chef de l’État a même dit avoir « changé ».

Le G7, « des pompiers pyromanes »

La Fondation était présente à Biarritz, au contre-sommet. Avant d’en parler, quel regard portez-vous sur ce G7 ? Est-ce que son bilan, notamment sur la question climatique, est positif ?

« Cela dépend de là où l’on regarde. Pour nous, le bilan n’est pas du tout positif. Le symbole, c’est cette aide qui est apportée au Brésil et à l’Amazonie. En fait, on a des pyromanes. Les Etats, par leurs actions, entrainent ces feux et cherchent à agir sur les conséquences plutôt que sur les causes. On va donner de l’argent pour envoyer les canadairs, plutôt que de se poser la question à long terme : pourquoi ces feux existent et pourquoi la planète est en feu ? Ces questions sont directement liées au capitalisme et aux méthodologies employées par les Etats ».

C’est donc un double discours du chef de l’Etat, comme l’ont souligné les peuples autochtones de Guyane, par la voix du Grand conseil coutumier ?

« C’est exactement ça. On va dire qu’on va agir. On agit sur les conséquences. Et dans le même temps, on dit qu’il faut sauver l’Amazonie, mais on donne plus de 360 000 hectares de la Guyane, de la partie française de l’Amazonie, à des multinationales. Dans le même temps, les premiers protecteurs de l’Amazonie et des forêts dans le monde ne sont pas associés à ces décisions. Et la France, alors qu’Emmanuel Macron aime à rappeler l’importance de l’écologie, n’a toujours pas ratifier la convention 169 de l’OIT (Organisation internationale du travail) qui reconnaît les droits des peuples autochtones. La France est l’un des rares pays à ne pas l’avoir fait. On a d’un côté, un discours, et de l’autre côté des actes. Et les actes ne correspondent pas aux discours. »

La France « incite à faire de la déforestation »

Le Grand conseil coutumier a aussi mis en cause les importations faites par l’Europe en général et la France en particulier. C’est un des éléments qui vous amène à dire que les discours et les actes ne sont pas en cohérence ?

« Exactement. C’est lié à notre fonctionnement. Les États tentent au maximum de développer la croissance. Pour développer la croissance, ils font de l’agrobusiness. Pour réussir cela, ils ont besoin d’un maximum de soja. C’est ce qui permet de nourrir une grande quantité d’animaux. Et le soja est importé du Brésil et notamment de l’Amazonie. Donc on autorise la coupe et la déforestation de l’Amazonie pour planter des champs de soja pour les vendre à l’étranger. Donc la France, en privilégiant un modèle d’agriculture intensive, incite les Brésiliens à faire de la déforestation pour pouvoir faire des champs de soja ».

Emmanuel Macron a un peu a reconnu une part de responsabilité dans la déforestation. Il a aussi mis en avant la menace de ne pas signer l’accord UE-Mercosur. Vous ne lui en donnez pas quitus ?

« On attend des actes. Cela fait deux ans qu’Emmanuel Macron est président, deux ans qu’il lance des grands discours. Mais dans les actes, il n’y a rien qui se passe. On attend des actes. La reconnaissance des peuples autochtones en est un, mais aussi le changement de système d’agriculture ».

« Il n’y a pas qu’une seule vision du monde »

Un contre-sommet s’est déroulé à Biarritz. La Fondation était présente. Quel en était la raison d’être ?

« La raison première est de dire qu’il n’y a pas qu’une seule vision du monde. Il y a d’autres formes d’actions et de penser le monde. Il y a ces sept Etats qui se retrouvent et qui veulent faire la pluie et le beau temps, et il y a des gens qui ne sont pas d’accord ».

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© G7-EZ

Que faut-il en retenir ? Quels ont été les grands thèmes discutés, les pistes de réflexion ?

« La première volonté est de dire « un autre monde est possible ». Cet autre monde est déjà en marche. Il y a des alternatives au capitalisme et à ce que nous propose le G7. Elles existent. Il s’agit de les montrer et de se réunir pour les réaliser. On avait construit sept thématiques : la lutte contre le capitalisme, la question du climat et de l’environnement, le féminisme, diversité et liberté des peuples, la démocratie, la solidarité, notamment internationale, et les questions des migrations et d’accueil des migrants et des frontières. On avait défini ces sept thématiques pour opposer, aux actions de destruction, des alternatives concrètes ».

Est-ce que c’est juste un moment où les ONG échangent, où on confronte les expériences, ou est-ce que cela a vocation à ouvrir sur des actions ?

« La première vocation est d’échanger et de mettre en lumière. C’est aussi une base pour aller de l’avant et créer des liens entre les différents mouvements. L’idée est de créer des passerelles, de montrer notre pluralité. Dans notre pluralité, on a envie de faire ensemble ».

« Notre modèle d’agriculture doit complément changer »

Sur la question de l’Amazonie, est-ce qu’il y a eu des débats ou des propositions d’action lors de ce contre-sommet ?

« C’est quelque chose qui était assez transversal. On parle beaucoup de l’Amazonie. Mais on sait qu’il y avait des feux de forêt énormes en Afrique centrale et en Russie. On a beaucoup parlé d’agriculture. C’est notre modèle d’agriculture pour réussir à vivre et à se nourrir qui doit complément changer. Ces importations massives, qui sont faites en provenance de ces différents pays et qui incitent la déforestation, sont à remettre en cause. En plus, ces importations ont un coût environnemental très fort. Il s’agit de réinvestir dans une agriculture beaucoup plus locale, beaucoup plus raisonnée et qui prend soin à la fois de la nature et des gens, et notamment des paysans. On avait la Confédération paysanne et d’autres paysans qui racontaient la souffrance que peuvent vivre certains agriculteurs de devoir produire sans cesse, en fonction de la politique agricole commune qui incite surtout à faire de la quantité et pas de la qualité ».

L’Amazonie, nous aurons l’occasion d’en reparler dans 15 jours, avec Marion Veber, à l’occasion du festival Climax qui se déroule du 5 au 8 septembre à Bordeaux.

Pour aller plus loin :

 

 

 

 

L’étude des cachalots à Maurice : une première mondiale !

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Les cachalots de l’Ile Maurice sont spécifiquement étudiés par François SARANO, océanographe, dans le cadre d’un programme de recherche sur les cachalots entrepris par l’association LONGITUDE 181 en lien avec les associations ‘Un Océan de Vie’ (René Heuzey) et  ‘Marine Megafauna Conservation Organisation’ (Hugues Vitry). Les méthodes et résultats employés par l’Association sont uniques à bien des égards. Pour en savoir plus, rencontre avec Olivier ADAM, professeur à la Sorbonne, spécialiste en bioacoustique.

Pour aller plus loin :

 

Psychologie de la Connerie (1/5)

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texteftpgf 1Psychologie de la Connerie (Éditions Sciences Humaines, France, 2018) est un ouvrage collectif d’une trentaine de psychologues, auteurs, philosophes, sociologues… Cet essai a été dirigé par Jean-François Marmion, psychologue et rédacteur en chef de la revue Le Cercle Psy, qui signe l’introduction « Votre con dévoué » et déclare : « Qu’elle suinte ou qu’elle perle, qu’elle ruisselle ou déferle, elle est partout. Sans frontières, et sans limites. Tantôt doux clapotis presque supportable, tantôt fange stagnante écœurante, tantôt séisme, bourrasque, raz-de-marée engloutissant tout sur son passage, brisant, bafouant, salissant, la connerie éclabousse tout le monde. Pire, il se murmure que nous en sommes tous la source. »

J’ai extrait l’un ou l’autre propos marquant d’intervenants et je vous invite à entrer de plain-pied au pays de la Connerie, celui des cons de compétition et en majesté, de la bêtise-crasse et de l’arrogance injustifiée.

Mais, on lit sous le titre du livre « Un monde sans connards est possible »…

  • Serge Ciccotti, psychologue et chercheur, déclare que le « bon gros connard méprise les sans-dents, ces ‘‘salauds de pauvres’’.» De plus, pour lui, ce connard est aussi celui qui conduit rapidement son véhicule et vous dépasse, alors que le conducteur se rend en urgence à l’école de son enfant qui s’est blessé : « Les cons, dit-il, ont également une grande capacité à voir des cons partout !»
  • Jean-François Dortier, fondateur et directeur du Cercle Psy et des Sciences Humaines, explique que s’il existe des formes d’intelligence multiples, « il doit y avoir aussi une belle variété de conneries» : l’arriéré, le beauf qui est bête, méchant, raciste et égoïste, le con universel, la connerie artificielle avec ses « machines apprenantes» qui, je le cite « ne sont pas intelligentes, puisqu’elles ne comprennent pas ce qu’elles font », il y a également la connerie collective, le crédule, le débile, l’imbécile et l’idiot, le zinzin, c’est-à-dire le zozo, le zigoto, le zouave. Tout cela peut être mis au féminin.
  • James Aaron, professeur de philosophie, nous apprend que « l’intelligence n’empêche pas d’être connard sévère, elle peut même y contribuer en lui mettant dans le crâne qu’il est au-dessus de la mêlée.»
  • Pascal Engel, philosophe, affirme que « le sot intelligent peut être très savant et très cultivé ; il peut même briller en société. On peut même aussi prendre la foutaise comme le stade suprême de la bêtise, Donald Trump par exemple.»

Bien sûr, toute ressemblance avec nos auditrices et auditeurs, lectrices et lecteurs, est purement fortuite. Alors, rendez-vous dans une prochaine chronique au pays de la Connerie !

Musique : Michaël Mathy.

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