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Citoyen, ta mer est en danger…là maintenant!

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L’heure est grave : la politique européenne des pêches  à venir est en plein débat à cet automne 2019.

Alors que l’Océan est dans un état critique de dégradation dû à la surpêche: 69% des stocks de l’Union européenne sont surexploités,  3 amendements proposés  s’opposent à la préservation des ressources marines, …on s’arroge le droit de redéfinir le périmètre de  la petite et grande pêche  pour y engloutir des subventions, …on rénove, traduisez : on rend plus puissants les bateaux pour mieux surexploiter,… et on maintient l’opacité des fonds distribués…

En faut- il plus pour dire que la situation et le futur des mers européennes  sont dans une mauvaise posture pour la pérennité de nos ressources?

Citoyen, ta mer est en danger !

Reportage : Terriens vs forces destructrices (Journal « Fakir »)

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sigle ftpgf2 3250ft20191105 135751Fakir, le bimestriel fondé par François Ruffin il y a une vingtaine d’années, se définit comme « journal lié à aucun parti, aucun syndicat, aucune institution, largement rédigé, illustré et géré par des bénévoles ». Il se prétend aussi « fâché avec tout le monde, ou presque ! »

Bref, un journal militant dans la lignée de notre partenaire POUR et de Fréquence Terre, bien entendu.

250ft20191105 135909Le numéro 90 de Fakir, où l’humour ne perd pas ses droits, propose un solide dossier sur l’écologie et pose d’emblée une question primordiale, gênante aux eux entournures de certains : « On nous prétend que la bataille pour le climat est affaire de tous ensemble. Au contraire, la crise écologique n’aiguise-t-elle pas la lutte, la renforce entre riches et pauvres, damnés de la Terre et actionnaires ? »

François Ruffin lui-même explique : « Nous sommes engagés, vous, moi, mes enfants, dans un combat, des ‘‘Terriens’’ contre des ‘‘forces destructrices’’, de l’intérêt général contre les multinationales. Nous avons des adversaires, et ils sont organisés avec des bataillons d’avocats, de lobbies, d’éditorialistes, d’élus, jusqu’au sommet des États, qui tout à la fois mènent la guerre et qui, chez nous, la dissimulaient, qui la déguisaient hier sous des études climato-sceptiques, qui la masquent aujourd’hui sous les termes de ‘‘ la croissance verte’’, ‘‘ le développement durable’’, ‘‘nous ne pouvons agir seuls’’, ‘‘ne pas nuire à la compétitivité’’… »

Alors ? L’écologie invite-t-elle au consensus ? Est-elle arrivée au point d’accepter ce verbiage qui ne servirait qu’à enliser ceux qui osent se battre pour l’humanité ?

Je suis, donc, dans le Nord. J’ai sous les yeux le flux et le reflux de sa mer, celle qui, selon des statistiques fiables (corroborées par des prévisions), devrait avancer dans les terres d’une centaine de kilomètres et balayer tout sur son passage.

Ça, ce n’est pas du verbiage. C’est l’urgence et l’absolue nécessité de lutter. Sans consensus.

Illustrations extraites de Fakir N°90.

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« Et le ciel se refuse à pleurer… » de Gérard Glatt (Les Presses de la Cité)  

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sigle ftpgf2 2et le cielÉtrange et poignante histoire développée par Gérard Glatt aux Presses de la Cité avec Quand le ciel se refuse à pleurer… quand, le 17 août 2016, Joseph Tronchet, paysan savoyard, découvrit Germaine, son épouse, « une mauvaiseté avec un bon cœur », écrasée par un immense sapin, là-haut où pâturaient leurs vaches avec le Mont Blanc pour décor.

Tronchet avait vécu « trente-quatre années de rouspétance » et quand le médecin constata le décès, il lui déclara : « Elle m’aura fait chier toute une vie durant, mais quand je l’ai vue sous le sapin, qui penchait dangereusement et qu’il aurait fallu couper, j’ai eu qu’une hâte : la sortir de là ! Et qu’une idée : la refuser morte ! »

Néanmoins, au moment de la toilette de la défunte par Tronchet et Edmé, jeune voisin et ami de leur fils Antoine, celui-ci remarqua une profonde entaille dans le dos de Germaine.

Quant à Antoine, il fut étonné de l’empressement de son père à vouloir incinérer son épouse et, autre constatation, un étrange médaillon contenant un secret et que portait au cou cette dernière, avait disparu.

Quel secret ? Pourquoi cette entaille profonde ? Coup de couteau ? Par qui ? Et pourquoi le sapin a-t-il été tronçonné aussi rapidement ? Par qui ?

Au fil de ce roman de quelque 350 pages écrites à un rythme soutenu, sauf la fin pour expliquer la situation dans le détail, Tronchet semble être l’auteur de l’assassinat de Germaine. Mais, est-ce bien lui ? Et quelle est cette révélation d’une certaine Marguerite, une sage-femme ?

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Musique : Michaël Mathy

Reportage à Bray-Dunes : Avec l’argent citoyen…

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200ft20191104 141608200ft20191104 143257En reportage pour Fréquence Terre à la Dune du Perroquet à Bray-Dunes, notre chroniqueur Pierre Guelff a constaté  que l’argent des citoyens était bien utilisé. Le podcast ci-dessous est explicite en la matière ! C’est donc une heureuse constatation à l’heure du gaspillage des deniers publics, voire des détournements à d’autres fins.250ft20191104 143327

 

250ft20191104 142133Néanmoins, ce tableau est entaché par cette autorisation donnée aux chasseurs de pratiquer leur « amour de la Nature » trois fois par semaine, dont un jour du week-end. Et, cela pétarade, foi de chroniqueur !

Photos M.-P.P. et P.Gf.

« Torrentius » de Colin Thibert aux Éditions Héloïse d’Ormesson.

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texteeeeeeeAu XVIIe siècle, Johannes van der Beeck, peintre néerlandais, réalise sous le nom de « Torrentius » les natures mortes les plus extraordinaires de son temps. En effet, je cite : « En se penchant sur le tableau, il semble que l’air circule et celui qui admire le tableau croit même sentir un souffle frais sur son visage ».

Ce peintre passionné, fait dialoguer la lumière avec des formes simples, et je cite encore un extrait de « Torrentius » de Colin Thibert aux Éditions Héloïse d’Ormesson : « ce n’est pas vous qui contemplez la toile, c’est elle qui vous regarde ».

Peindre pour Torrentius, c’était « découvrir les liens invisibles qui unissent les êtres et les choses, pour mettre en évidence l’ordre mystérieux qui les gouverne ». Cet artiste a eu une pensée libre par rapport aux diktats religieux, il se donna sans réserve à toutes ses passions, il n’obéit qu’à sa fantaisie, il n’écouta que lui-même.

Le lecteur est d’emblée captivé par  ce fabuleux personnage qui jouit de la vie tel un roi Bacchus. Sachez que pour ce Torrentius, la peinture et le vin, s’appréciaient de la même façon. Voici un homme haut en couleurs, un hédoniste libertaire, héros d’un superbe conte.

Eh oui, l’auteur Colin Thibert, nous précise en fin d’ouvrage que, c’est en conteur qu’il s’est lancé dans ce récit car il faut savoir qu’il ne reste qu’un seul tableau de Torrentius, conservé au Rijksmuseum d’Amsterdam.

À la lecture de cet ouvrage, vous découvrirez non seulement, d’où vient ce nom « Torrentius« ,  vous comprendrez pourquoi il n’a peint que des natures mortes, vous apprendrez que Charles Ier, roi d’Angleterre, souhaita acquérir une de ses œuvres et vous serez aussi fasciné par la manière dont ce peintre affronta les lourdes épreuves  qui lui furent  infligées.

Colin Thibert recompose le tableau de l’existence d’un génie oublié de la peinture flamande et je vous invite à découvrir et à savourer Torrentius qui est au fond, le roman du destin manqué d’un avant-gardiste.

Colin Thibert,écrivain et scénariste pour la télévision, lève le voile sur un génie méconnu de la peinture néerlandaise. Et in fine, il explore à travers ce truculent sujet le thème du rôle de l’artiste, trait d’union entre le profane et le sacré.

Défenseur de l’Océan: Stéphane TOURREAU, apnéiste engagé pour l’Océan

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Stéphane TOURREAU , apnéiste Vice Champion du Monde, nous parle de cette discipline  qui , selon ses propos, «  rend possible l’exploration et  la découverte de choses que l’on pensait impénétrables par ses propres moyens ».  Le monde de l’eau,  l’énergie , l’harmonie. A découvrir avec vos oreilles !

http://www.longitude181.org                        http://stephane-tourreau.com

« Assassins ! » de Jean-Paul Delfino (Éditions Héloïse d’Ormesson)

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sigle ftpgf2 2article20191101 130840« Allongé dans son immense lit Renaissance juché sur une estrade en bois, les mains jointes sur la poitrine, il n’avait peur de personne. Les générations futures jugeraient. Lui, il avait apporté son écot à l’humanité. Les chiffres, d’ailleurs, parlaient d’eux-mêmes. Avec son infinie douleur de vivre, avec quelques maigres joies grappillées çà et là, il avait bâti une œuvre. Vingt tomes. Mille deux cents personnages. »

Lui, c’est Émile Zola. Il était parti de rien pour se hisser au sommet avec ses millions de livres vendus. Cela fit des jaloux et envieux, dont Edmond de Goncourt qui déversait des propos fielleux à son égard, le traitant de « vilain Italianasse », comme on dit une connasse, une pétasse. Sans compter les insultes du style « Zola est un imbécile colossal, un incomestible pourceau, un malfaiteur littéraire, un souilleur d’âmes, un roublard, un scribouillard dont les livres sentent la boue et la bestialité… »

Toute sa vie, Zola avait travaillé, comme l’explique Jean-Paul Delfino dans son exceptionnel roman Assassins ! paru aux Éditions Héloïse d’Ormesson : « C’était finalement la seule chose qui payait lorsque l’on naissait pauvre, sans particule, à moitié nu. Écrire pour être digne de la maxime qu’il avait fait graver sur son fauteuil : ‘‘Si Dieu veut, je veux.’’ »

Mais, le principal, outre ses ventes faramineuses, n’était-il pas aimé par le peuple, les humbles, les opprimés, lui qui les avait toujours défendus ?

Alors, l’extrême droite et ses acolytes allaient abattre Zola et tous ceux qui défendaient la fraternité universelle en clamant que « l’armée, l’éducation et l’Église seraient purgées des Juifs, des métèques, des francs-maçons et des protestants » que « tous seraient remplacés par des Français, de vrais Français, des Français de souche… »

Assurément, un tout grand roman qui, s’il relève de la fiction, n’en possède pas moins un indéniable aspect historique, parfois insoupçonné, fascinant et surprenant.

 

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Musique : Michaël Mathy.

Déjà des changements climatiques au Haut Moyen Âge

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sigle ftpgf2 2ft20191029 110959Les centaines de milliers de Français qui habitent et qui visitent la Capitale de l’Europe, auront certainement un souvenir inoubliable de leur visite à la fantastique exposition « Crossroads » au Musée Art & Histoire du Cinquantenaire, l’un des plus vastes d’Europe avec ses milliers d’œuvres d’art et objets archéologiques.

ft20191029 111218Jusqu’au mois de mars 2020 s’y tient, donc, une exposition consacrée au Haut Moyen Âge, c’est-à-dire de l’an 300 à l’an 1000 et, je cite, ce fut un temps « où les objets  circulaient, de même que les savoir-faire, les coutumes et les conceptions religieuses. Tous témoignent d’une étonnante diversité au cours de cette période unique en mutations. »

J’y ai relevé parmi des objets exposés de manière remarquable l’évangéliaire de Xanten du IXe siècle, le trône épiscopal (cathèdre) de Maximien de Ravenne (XVIe siècle), une splendide statue de la Vierge et l’Enfant, œuvre du Pays Mosan, datant des environs de l’an 1000, le culte des reliques se développant à partir du IVe siècle généralement à proximité des tombes de martyrs, puis, voici la reconstruction gigantesque et pourtant en réduction du bateau-tombe de Gokstad norvégienne, un touchant fragment d’un relief de sarcophage de Samara du IIIe siècle dénommé le « Philosophe » qui illustre la section « Écriture et Savoir » où il est indiqué que « le haut niveau de développement de la culture écrite constituait un fondement important de cette période allant du rouleau au codex. »

ft20191029 112214Et puis, voici une citation plus que surprenante « Pas de paix sans guerre » et sa triple explication : des voisins belliqueux, l’appât du gain et, déjà !, des changements climatiques…

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Musique : Michaël Mathy.

« Brelan de cadavres » de Claude Michelet ( Les Presses de la Cité)

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texte 1L’intrigue du roman de Brelan de cadavres de Claude Michelet qui vient de paraître aux Presses de la Cité se déroule dans les années 60.

Il est d’emblée question de retrouvailles entre deux  vieux amis, l’un médecin de campagne et l’autre ayant un métier changeant suivant les circonstances. Bien que ces deux amis ont surtout le désir de s’enfoncer dans un moelleux fauteuil pour siroter un bon verre, ils devront faire preuve de pas mal de sang- froid, de rapidité d’action et de confiance mutuelle indéflectible avant de pouvoir jouir de ce repos  bien mérité.

Claude Michelet raconte avec tant d’humanité, de chaleur familiale, de saveur populaire et de véracité que le lecteur ne lit pas, en réalité le lecteur regarde un film, je dirais même plus le lecteur est dans le film, il sent les odeurs, il perçoit les matières, il côtoie les acteurs comme s’ils étaient de leurs famille. Le plaisir est tel que lorsque le lecteur tourne la dernière page du livre, il se dit qu’il resterait bien dans son fauteuil à regarder la séance suivante.

Voici une réjouissante surprise, un roman inédit de Claude Michelet écrit lorsqu’il avait 23-25 ans. Il se fait que ce roman n’a jamais été envoyé à des éditeurs. Grande chance pour les lecteurs, c’est  l’épouse de Claude Michelet qui l’a redécouvert il y a peu de temps. Les fans de l’auteur des inoubliables Gens de Saint-Libéral, Grives aux loups, Terre des Vialhe, Grande muraille, Rocheflame, entre autres, ne s’en plaindront pas !

Rendre l’eau à la terre pour restaurer le climat : trois alternatives en Afrique du Sud, en Colombie et en Inde

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Sécheresses, inondations, désertifications… l’eau et le climat sont intrinsèquement liés. Le dérèglement climatique met en péril ce délicat équilibre du cycle de l’eau et le droit à chacun d’avoir accès à la ressource.

Partout dans le monde des actions tendent à préserver cet équilibre au bénéfice de l’environnement et des populations.

Une école sur l’eau en Afrique du Sud

Avec la Fondation Abbé Pierre et le R20 Fond vert pour les femmes, vous avez choisi d’apporter votre soutien à trois projets de terrain, portés par trois ONG qui agissent en Afrique du Sud, en Colombie et en Inde. Trois porteurs d’alternatives autour du droit à l’eau et des valeurs de la Fondation, sensibiliser, plaider agir.

Commençons par l’Afrique du Sud, au Cap… où une ONG fait de la sensibilisation au changement climatique.

« On a décidé de soutenir l’ONG EMG, Environmental Monitoring Group. C’est une ONG qui a décidé de créer une école sur l’eau et le changement climatique pour ses militants. L’objectif de cette école est le renforcement des capacités pour faire face à la pénurie d’eau au Cap qui sévit un peu plus chaque année. Ces militants souhaitent parvenir à un accès équitable et durable à l’eau pour toutes les communautés marginalisées du Cap qui sont les principales touchées. Ce beau projet doit aboutir à des études de cas, qui se traduiront par des livrets et des cours, types vidéo. Le  but est d’avoir un maximum de communication entre ces militants et de sensibiliser toutes les parties prenantes du Cap. Par la suite, ces militants vont pouvoir s’approprier ces études et les partager plus largement ».

Restaurer les plans d’eau à New Dehli

En Inde, c’est à New Delhi que vous soutenez les communautés dans leur action contre le changement climatique.

« Nous soutenons HAIYYA, une organisation féministe à la base, dirigée par des jeunes principalement. Ces jeunes œuvrent à la transformation du processus de changement au niveau local. Il faut comprendre le contexte. A New Dehli, la ville dépend de la rivière Yamuna pour l’approvisionnement en eau. Or, les plans d’eau alimentés par cette rivière sont quasiment détruits à cause des décharges de déchets et des eaux usées déversées dans la rivière. De plus, la nappe phréatique s’épuise de plus en plus. Le tout créé des terrain propices au paludisme et à la dengue. Donc il s’agit du droit à l’eau qui est en jeu, mais aussi du droit à la santé de ces communautés qui sont souvent de milieux socioéconomiques très défavorisés. Ce sont donc les plus touchées par la perturbation de ces plans d’eau. Ici, le projet de cette ONG est de mobiliser de jeunes porte-parole pour tenter de restaure ces plans d’eau par le biais de plaidoyer. L’objectif va être d’organiser un groupe de 1 000 jeunes leaders qui seront eux-mêmes dirigés par 25 jeunes entrepreneurs du changement. Cela permettra de créer une campagne de plaidoyer pour sensibiliser davantage le public et pour créer un plan de plaidoyer. Puis il y aura une réunion à la mairie avec le gouvernement concerné et les inciter à agir pour restaurer ces plans d’eau ».

En Colombie, protéger les sources d’eau

Enfin direction la Colombie. Il s’agit là de préserver les sources d’eau locales.

« Le projet est mené par l’ONG Corpenca (Corporación Ecológica y Cultural Penca de Sábila). Il est un peu plus technique et concret. Il vise à restituer et conserver des sources d’eau locales par de la gestion communautaire. Cette gestion communautaire doit aboutir à la restauration, l’entretien et la conservation de micro-bassins dans la municipalité de Cocorna en Colombie. 12 groupes de gestion communautaires vont être mis en place pour contribuer à cette restauration des sources d’eau. Cela va permettre un renforcement organisationnel de ces groupes pour gérer ces menaces environnementales qui pèsent sur ces sources d’eau. Un plan collectif va être mis en place pour l’entretien, et un bassin test pour diagnostiquer les besoins en restauration. En parallèle, les groupes de gestion communautaires vont essayer d’identifier des alternatives pour purifier l’eau afin de la rendre potable et utilisable, par exemple via l’installation de filtres à base de sable. C’est tout un processus de formation qui va se mettre en place mais également des activités plus concrètes ».

Le soutien que vous apportez à ces projets, comment se concrétise-t-il ?

« Il s’agit d’un soutien financier initialement, permis par le R20 Fond vert pour les femmes et la Fondation Abbé Pierre qui nous aident. L’objectif principal est de partager un maximum ces pratiques par de la communication, par de la sensibilisation. Cela permet d’expliquer qu’il y a des alternatives, des possibilités pour protéger l’équilibre du cycle de l’eau et ainsi rétablir le climat des environnements atteints qui, parfois, n’ont plus la possibilité d’avoir un accès çà l’eau et qui ne peuvent plus jouir de leur droit humain à l’eau ».

Valoriser et faire grandir les projets

L’idée n’est pas seulement de les aider sur le court terme, mais bien de les rendre autonomes et complètement acteurs.

« Tout à fait. On a entièrement confiance en ces organisations. Par rapport à d’autres ONG françaises, on décide de leur laisser entièrement la main. Eux ont les capacités et les connaissances pour gérer les enjeux locaux. Nous, on se contente de leur faire confiance et de leur permettre d’avoir plus d’échos au niveau international, et nommant en France, pour potentiellement leur permettre d’accéder à plus de financement et de valoriser encore plus et de faire grandir leur projet ».

Ces trois projets complètent une réflexion collective de la Fondation sur la restauration du climat en respectant le cycle de l’eau. Elle a déjà été amorcée par trois autres projets de terrain depuis plusieurs mois par les ONG KWDT (Ouganda), SAPSRI (Sri Lanka) et Yikilo (Soudan du Sud).

Pour aller plus loin :