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Quand l’Art est au service de l’Océan …

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Oui, l’Art peut contribuer à préserver l’Océan : Comment? Pourquoi?  c’est avec Pierre Martinez, artiste, tatoueur, créateur de décorations murales, et soutien d’associations de protection telles que LONGITUDE 181  que nous allons le découvrir…

https://www.fenua-factory.com/

https://www.longitude181.org

« Le Bonheur en Cévennes » de Christian Laborie (Éd. Omnibus)

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sigle ftpgf2 5Les Éditions Omnibus ont eu la remarquable idée de réunir en un volume, trois romans de Christian Laborie sous le titre générique  Le Bonheur en Cévennes : L’Appel des drailles dont il a déjà été question, Les Drailles oubliées et L’Arbre d’or.

Pour le deuxième cité, c’est un tocsin qui sonne dans tous les villages et annonce la Première Guerre mondiale et la mobilisation générale, au grand désarroi de la population : « Abreuver de sang les sillons n’est pas un travail pour un paysan ! » clame le vieux Célestin.

Alors que les hommes valides de 20 à 45 ans partent au front, les femmes et les anciens tentent de les remplacer dans les tâches quotidiennes qui étaient les leurs. Antoine et Joseph reprennent même le chemin des drailles, mais avec un intense sentiment d’amertume à voir les forces vives que sont leurs fils, neveux, voisins… « défendre la patrie » selon ceux qui restent le cul enfoncé dans leur fauteuil capitonné au Parlement ou au ministère, bref, faire la guerre n’a pas de sens : « C’est pas une honte ! Nous faucher nos fils et nos maris en pleine force de l’âge ! Qu’avons-nous à faire de leur politique ? Qu’ils nous fichent la paix et qu’ils aillent la faire eux-mêmes leur saloperie de guerre ! »

Cependant, plutôt que se lamenter indéfiniment, les anciens retroussent leurs manches car, après l’estive, il y a les vendanges.

Cela durera jusqu’en 1918 et, comme si la « Der des Ders » était bien un leurre lancé par ces mêmes politiciens, marchands d’armes et autres militaristes, voici l’écho des gesticulations menaçantes d’un certain Adolf Hitler qui annoncent une autre débâcle, dont Vichy, le Vél d’Hiv et autres drames pour le peuple.

Au fil des pages, on en arrive à la création de la Maison de la Transhumance afin que ne s’oublie pas ce patrimoine, alors que les drailles font place aux chemins de grandes randonnées, les fameux GR…

 

Musique Michaël Mathy : http://www.michaelmathy.be/#music

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Le trophée 2019 du voyagiste-plongée écoresponsable à ABYSSWORLD !

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Au salon de la plongée en Janvier 2020, le trophée du voyagiste-plongée écoresponsable 2019 a été remis par L’association LONGITUDE 181 à ABYSSWORLD. L’occasion de rencontrer Christophe PAUL, son dirigeant et d’évoquer avec lui les conditions dans lesquelles il a obtenu ce trophée. Une exemple à suivre.

Le bonheur, c’est d’apprendre.

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20200117 191819Vous connaissez certainement cet adage : le bonheur c’est d’apprendre. Eh oui, s’instruire fait du bien. S’essayer à une nouvelle activité sportive, manuelle ou intellectuelle est bon pour la santé. La preuve, les formations continuées ne cessent de faire de nouveaux adeptes et les formations online sur le net explosent.

Le mot apprendre vient du latin qui signifie saisir ou prendre.   L’un des bonheurs d’apprendre lorsqu’on découvre et maîtrise une nouvelle chose, c’est que l’on se sent plus fort de ce nouveau savoir. Cela nous donne aussi un nouvel objectif à atteindre avec un enthousiasme ou une excitation inhérente aux nouveaux projets, aux changements et même aux risques que cela peut comporter.

Les illustrations sont évidemment  nombreuses ; je pense à cet homme qui a toujours regretté de ne pas avoir appris la musique durant  son enfance, qui a 70 ans passés, se procure une kalimba et très vite compose ses propres mélodies.

Nous avons besoin de ces petits ou grands défis réguliers pour ressentir de l’émulation, du plaisir, pour renouveler notre appétit de vivre.

D’ailleurs le philosophe Aristote parlait déjà du besoin d’apprendre comme de quelque chose d’instinctif chez l’humain. Apprendre permet de se projeter dans l’avenir et agit comme un moteur.

Il est aujourd’hui tout à fait établi qu’une personne qui aborde de nouvelles disciplines qu’elles soient manuelles, sportives, créatives ou intellectuelles tout au long de sa vie développe des circuits neuronaux et se constitue une « réserve cognitive » qui permet de lutter contre le vieillissement du cerveau.

Pour un adulte l’effort n’est pas rebutant pour autant que la motivation et le plaisir  soient présents. En effet, l’adulte n’a plus les mêmes objectifs que lorsqu’il était enfant. Car l’adulte lorsqu’il était enfant s’efforçait d’apprendre pour avoir de bonnes notes  et dès lors la motivation était une récompense extérieure. Or l’adulte cherche avant tout à satisfaire un besoin de réalisation de soi. Un besoin que,  Abraham Maslow, psychologue humaniste américain  (célèbre pour sa pyramide des besoins) qualifiait de vital au même titre que manger ou dormir.

Il est vrai que nourrir la curiosité  permet d’ouvrir de nouvelles portes, de découvrir une nouvelle facette de soi. Et ajoutons aussi qu’apprendre, c’est interagir et permet la création de plus de liens avec les autres.

En conclusion :

Il faut toute une vie pour apprendre à vivre. Sénèque.

Celui qui aime apprendre est bien près du savoir. Confucius.

On se lasse de tout, excepté d’apprendre. Virgile.

Pour être simple, il faut beaucoup apprendre. Olga Sedakova.

Apprendre, c’est se retrouver. Malcolm de Chazal.

Source : Magazine Flow.

 

Pire que la censure et le mensonge

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sigle ftpgf2 6« Il y a plus malin que la censure. Organiser le mensonge, empêcher que la vérité apparaisse s’approche du crime parfait. On assassine sur la place publique, mais en distribuant des bonbons à l’assistance, qui prend cela pour une communion solennelle. Mentir est parfois du grand art. » s’exclame Fabrice Nicolino dans Charlie Hebdo Spécial « 5 ans après ».

ft20200115 212449Eh bien, je pense qu’il y a pire que la censure et le mensonge : il y a ce qu’a vécu Vanessa Springora, victime à 13 ans d’un prédateur sexuel qu’elle nomme G.M. dans son ouvrage Le Consentement (Grasset) et appelé Gabriel Matzneff par François Busnel qui l’avait invitée à « La Grande Librairie » sur France 5.

En effet, parce que ce G.M. était un écrivain notoire, côtoyant l’intelligentsia, chouchou de chroniqueurs littéraires, star grâce à ses ouvrages où il décrivait méticuleusement sa pédophilie depuis des décennies, paraît-il, Prix Renaudot en 2013…, eh bien, la presse, le monde de l’édition, la magistrature, les autorités policières, la Justice, les ministres de la Culture, la présidence française…, à de rares exceptions, laissèrent faire ce personnage.

Ils le laissèrent faire jusqu’il y a quelques semaines avec la publication du Consentement, d’ailleurs.

Aux yeux de la loi française, il s’agissait pourtant de crimes et, même, juridiquement d’aveux dans les livres, mais le dandysme et l’entre-soi mondain lui ouvraient toutes les portes.

Vers la fin de l’émission, il y eut comme un moment de vérité historique enfin exprimée quand François Busnel cita quelques noms prestigieux (Sartre, de Beauvoir, Foucault, Mitterrand…) et que se posa la question de savoir si tout était autorisé au nom de la liberté d’expression.

Pire que la censure et le mensonge, il y a également le droit de salir des enfants attribué au nom d’un copinage s’apparentant à un soutien intellectuel, voire à de la collaboration.

Et, comme le souligna François Busnel, ce n’est pas du complotisme que de dire cela.

Musique : Robot de Michaël Mathy.

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Radioka, le média autochtone guyanais qui compte

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Il y a du nouveau dans le paysage médiatique de Guyane. Radioka est né. Radioka, c’est un média en ligne amazonien. Son ambition : être le réseau d’échanges d’informations sur l’actualité du monde autochtone de Guyane. Ce nouveau média est né il y a tout juste trois mois, à la mi-octobre.

  • Avec Ludovic Pierre, fondateur de Radioka.

Qu’est-ce qui vous a poussé à monter ce projet et quel est l’objectif de Radioka ?

« Radioka est axé sur trois grands objectifs. C’est tout d’abord de relayer les actualités autochtones de Guyane. Mais il s’agit également de relayer les actualités autochtones de par le monde, que ce soit en Nouvelle-Calédonie, au Brésil, au Canada, aux Etats-Unis, etc… Et le plus important c’est d’apporter l’analyse des peuples autochtones sur l’actualité, que ce soit sur l’économie, les enjeux scientifiques et divers sujets. »

Donner de l’écho aux autochtones

Quelle est la signification du nom Radioka ?

« Cela vient d’Oka, qui signifie écho, nouvelles d’ailleurs. en langue kali’na, une des langues autochtones de Guyane. »

Radioka veut donc être un espace d’expression des peuples autochtones. Cela veut dire que ces peuples n’étaient pas entendus jusqu’alors sur les médias traditionnels ?

« Pas suffisamment en tous cas et pas de la manière dont on voudrait aborder ces sujets-là. Pour pouvoir traiter un sujet comme un autochtone pourrait le faire, il faut redéfinir certains concepts, certains traits spécifiques aux autochtones. Il faut être capable de traduire quelques concepts de nos langues vers les langues européennes pour pouvoir apporter au mieux une analyse plus complète que ce que les médias actuels ont apporté jusqu’à aujourd’hui. »

Les angles choisis par les médias clastiques ne prennent pas suffisamment en compte les peuples autochtones ?

« Disons que la manière de traiter les sujet, à Guyane 1ere par exemple, c’est très académique. Cela baigne dans un contexte social où on a été exclu pendant longtemps. Du coup, la manière dont on traite le sujet enlève cet héritage social qu’ont les autochtones et les autres communautés. Cela entre en jeu dans l’analyse et la perception de toute information. »

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Jessi Américain, candidat aux municipales 2020 de Saint-Laurent du Maroni © Radioka

Pour être concret, il y a un exemple des sujets que vous abordez et de la manière dont vous les traitez ?

« Le dernier article qui est paru concerne les élections municipales de 2020 à Saint-Laurent du Maroni, dans l’ouest guyanais. Dans l’interview, j’ai abordé l’héritage traditionnels, la coutume, dans les enjeux urbains. La ville est un espace urbain. Nous on vient de communautés où la tradition et les coutumes sont encore très vivants. La plupart des médias ne s’intéressent pas beaucoup à ça. Ils attaquent directement les programmes de manière frontale, par l’économie par exemple à Saint-Laurent. Or Saint-Laurent et une commune où il y  a énormément de communautés différentes. Il faut vraiment prendre ça en compte. »

Riches d’une histoire pour exister

Vous voulez également mieux valoriser les langues et cultures autochtones ?

« Bien évidemment cela va ensemble. Dans Radioka il y aura quelques émissions qui seront en langues autochtones. Ce sera un espace pour découvrir les différentes langues qui existent en Guyane et un espace où les locuteurs peuvent pratiquer d’une autre manière. Cela pourra être un espace d’expression dans leur lague. La culture va avec. Il y aura une présentation des différentes cultures et des cultures qui ont existé avant. Parce qu’il y a eu plus de 30 peuples autochtones qui étaient présents en Guyane avant la colonisation européenne. Cela participe à l’histoire et à la manière d’aborder l’histoire. »

drapeau amazonie autochtone
© Radioka

Vous êtes un militant autochtone, membre du réseau Jeunesse Autochtone de Guyane. Radioka est la suite logique de votre engagement ?

« C’est un projet sur lequel on a réfléchi pendant longtemps. Le militantisme est venu avec tous les enjeux politiques, mais on avait déjà réfléchi à un espace médiatique où on pouvait s’exprimer. Aujourd’hui, on va aborder plus de sujets. Il y a l’aspect politique, les enjeux environnementaux qui seront abordés. Le projet, initialement pensé il y a quelques années, s’est enrichi de notre expérience militante pour pouvoir exister. Cela revient à dire, dans quel type de société on vit, dans quel type de société on souhaiterait vivre. »

Radioka n’est pour l’instant qu’un site internet, mais a la vocation de devenir un média global, une radio avec une offre de podcast et de productions vidéo. L’idée est également d’avoir des points de production de contenus dans les différentes régions de Guyane. Radioka veut également impliquer la jeunesse guyanaise dans le projet en les intéressant aux métiers du web et du journalisme. Tout cela a un coût. Un financement participatif est en ligne, sur le post solidaire, pour mener à bien le projet.

soutenez radioka
© Radioka

Pour aller plus loin :

 

Une méditation lumineuse sur la vie

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sigle ftpgf2 4L’auteur japonais Haruki Murakami est mondialement connu et fut considéré comme un potentiel lauréat du Prix Nobel de littérature. Mais, du roman à l’autobiographie, il a franchi le pas, si j’ose dire, avec Autoportrait de l’auteur en coureur de fond (10-18) où il explique d’emblée que pour assumer sa profession d’écrivain, il revendit son club de jazz de Tokyo, arrêta de fumer, se mit à la course à pied quotidiennement, devint marathonien et triathlète : « Écrire franchement, sur le fait de courir, c’est, je crois, également écrire sur soi-même en tant qu’homme. Voilà ce que j’ai pris conscience en cours de route. »

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Haruki Murakami, écrivain et coureur de fond : « Devenir vieux (il est né en 1949) repré-sente pour moi – et pour n’im-porte qui, du reste –  une expérience nouvelle, et les émo-tions qui m’habitent sont nou-velles également. Je dois sans cesse maintenir mon corps en mouvement et quelque fois le pousser jusqu’à ses limites, afin de guérir la solitude que je ressens au fond de moi, ou au moins de la relativiser. » (Photo Blogres, Pierre Beguin/Tribune de Genève).

D’aucuns avancent que ce livre est « une méditation lumineuse sur la vie », même s’il joue les faux humbles et modestes en se disant « miteux, pitoyable, moche, fébrile, inutile dans tout ce que j’ai pu faire dans la vie… », compte et recompte celles et ceux qu’ils dépassent ou qui le doublent en course, l’œil vissé sur son chrono, il nous distille avec lyrisme et enthousiasme son expérience remarquable : « Grâce à l’expérience, on apprend à compenser ses insuffisances ».

J’ai retenu quelques passages de ce livre très important dans son immense carrière, y déclare-t-il :

  • « La fierté, ou ce qui y ressemble, qu’éprouve le coureur de fond à être allé jusqu’au bout de sa course reste pour lui le critère fondamental.»
  • « Une grande partie de mes techniques de romancier provient de ce que j’ai appris en courant chaque matin.»
  • « Malgré la différence de niveau des uns et des autres, il y a des choses que seuls les coureurs partagent et comprennent.»
  • m02264052007 large« Si l’on doit vivre longtemps, plutôt que de traverser toutes ses années dans le brouillard, mieux vaut les passer avec des objectifs bien clairs en tête, en étant tout à fait vivant. Dans cette perspective, je crois que courir constitue une aide véritable.»
  • «  Je reste conscient de n’être qu’un minuscule fragment de cette gigantesque mosaïque qu’est la nature. Je ne suis rien d’autre qu’un des éléments parmi tous les phénomènes naturels interchangeables, comme l’eau de la rivière qui coule sous le pont en direction de la mer, là, où, tôt le matin, je pratique un jogging paisible. Des jeunes filles me dépassent (…) et je poursuis mon chemin à mon rythme tranquille, le long des berges… Une génération prend la place de la précédente. C’est ainsi que le monde marche. Je ne dois donc pas me sentir affecté de ce que ces jeunes filles me dépassent.»
  • « Je possède une certitude : tant qu’après une course j’aurai en moi le sentiment d’avoir couru du mieux possible, je continuerai à participer à des marathons, sans me laisser abattre. Malgré mon âge, malgré les forces déclinantes.»

Musique : Michaël Mathy

Le plasticle recyclable : intox ?

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Le plastique recyclable l’est -il vraiment ? Pourquoi cette filière nous est tant vantée? … Quelques réflexions pour une cure détox d’informations sous influence,   de plastique addictif,  à disséminer sans modération !

« Miroir de nos peines » de Pierre Lemaître (Albin Michel)

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miroir de nos peinesAvril  1940, c’est une période sans équivalent dans l’histoire où toute la France est saisie par la panique.  Louise, 30 ans, s’enfuit, complètement nue, sur le boulevard du Montparnasse. Pour découvrir ce qui l’a jetée là, elle devra s’interroger, lutter, résister, changer de mission de vie, quémander de l’aide et enfin exister.

Dans ce roman Miroir de nos peines de Pierre Lemaître, il est évidemment question d’un peuple en guerre mais il est surtout question d’hommes et de femmes cherchant un chemin de vie. Car  il y a énormément de vie dans ce roman, des moments calmes du quotidien, des échanges de sentiments, des drames terribles et des scènes improbables comme un festin de roi dans une maison vide alors que le chaos règne aux alentours. Avec beaucoup de verve et de générosité, l’auteur tisse des liens extraordinaires entre les différents personnages principaux. Je vous livre ici une jolie petite pépite parmi beaucoup d’autres : « Les confidences sont comme un collier de perles, quand le fil cède, tout défile. »

En 2013, Pierre Lemaître obtint le Prix Goncourt pour Au revoir là-haut, immense succès critique et public, premier volet d’une trilogie consacrée à la période 1920-1940. En 2018, il en publie le second volet Couleurs de l’incendie, qui s’avère être un nouveau triomphe. Miroir de nos peines vient clôturer cette somme romanesque.

Amours et conflits des générations  

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sigle ftpgf2 6Touchante et instructive saga familiale avec le roman La Promesse au Bois-Joli de Lyliam Mosca aux Presses de la Cité. Tous les ingrédients sont réunis pour apporter cette envie d’aller de chapitre en chapitre grâce à un style fluide et l’art d’un certain suspense.

Certes, d’aucuns pourraient trouver la trame de cette histoire un peu convenue (accident de voiture) et se lasser des dizaines de fois où un amoureux transi susurre « ma princesse » à sa dulcinée, les personnages principaux, Lara et Julien, sont tellement attachants et « profonds » que, bien vite, on leur souhaite de vivre le bonheur qui leur fut rapidement refusé par le destin, étant orphelins de père et de mère très jeunes.

Lara, enseignante et mélomane, et Julien, écolier, vivent à la boulangerie de village tenue par leur acariâtre grand-mère. Aux fourneaux, oncle Richard, follement amoureux d’une Camerounaise. Ce qui, au village, fait jaser, comme la relation de Lara et d’Audran, un verrier plus âgé qu’elle.

Sur trame de conflit de générations, de mort de l’artisanat et du petit commerce, de l’amour de la musique et du vitrail, du souvenir tragique de la Seconde Guerre mondiale, d’un racisme rampant alimenté par les rumeurs, ce livre ne devrait pas laisser indifférents la jeunesse et leurs aïeux.

À défaut de politiciens pour tenter de résoudre de multiples problèmes sociétaux, la littérature y arrive, elle, en démontrant que l’Amour est le plus puissant des remèdes.

Musique : Michaël Mathy

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