Accueil Blog Page 88

Journée Mondiale de la Radio (UNESCO)

0

Le secrétaire général de l’UNESCO a publié le message suivant à l’occasion de la Journée Mondiale de la Radio en ce 13 février 2020 :

« La radio a un pouvoir rassembleur. Alors que les médias évoluent rapidement, la radio conserve une place particulière dans chaque communauté, puisqu’il s’agit d’une source accessible de nouvelles et d’informations vitales. Mais la radio est aussi une source d’innovation. C’est là qu’ont été introduits les échanges avec le public et les contenus générés par les utilisateurs, des dizaines d’années avant qu’ils ne deviennent courants. La radio, de par ses formats, ses langues et les professionnels qui y travaillent, est un merveilleux exemple de diversité. Cela envoie un message important au monde entier. Alors que nous nous efforçons d’atteindre les objectifs de développement durable et de lutter contre la crise climatique, la radio a un rôle clef à jouer en tant que source d’information et d’inspiration. En cette Journée mondiale de la radio, rendons hommage au pouvoir durable de la radio, qui contribue à la promotion de la diversité et à l’édification d’un monde plus pacifique et plus solidaire. »

sigle ft 2015 7Rappelons que Fréquence Terre-RFI est une radio libre et indépendante qui sensibilise et éveille les consciences sur des thématiques écologiques, environnementales, sociétales… Son équipe, composée de journalistes, éditorialistes, auteurs, conférenciers… bénévoles, touche quelque 500.000 auditeurs journaliers (radios FM et webradios partenaires incluses) et plus de 15 000 visiteurs mensuels de son site.

Agrémentée de Musique du Monde et d’infos (RFIRadio France Internationale), Fréquence Terre est un média citoyen et engagé.

Partenariats

Outre  RFI (Radio France Internationale), France Bleu, France Inter et France Info qui fournissent des infos et chroniques à Fréquence Terre, celle-ci est rediffusée partiellement à :

Vingt radios FM (489.300 auditeurs/jour) dans le Verdon, Nord-Franche-Comté, Yonne, Limousin…, en Bretagne, à Argenteuil, Alès, Bastia, Metz, Brive, Le Havre, Bandol, La Réunion, Tulle, Agen, Grenoble, Montluçon, Orléans…

Trente webradios (8.000 internautes/jour) diffusant depuis Limoges, l’Occitanie, la Loire-Atlantique, La Ferté, la Maine, la Garonne, Strasbourg, l’Alsace, le Var, les Landes, la Creuse, l’Auvergne, Paris, la Bretagne, Aubenas, le Nord-Pas-de-Calais, Reims, Agen, La Martinique, La Réunion…

(Audimat : médiamétrie officielle régulière)

 

« On est à la fin d’un système », le regard de France Libertés

0

Crise climatique, sociale, démocratique, économique, le monde de 2020 doit faire face comme jamais à des défis majeurs pour l’avenir.

Face à l’accélération des dérèglements politique, sociaux, environnementaux, il est temps de rompre avec un système libéral et productiviste qui mène l’humanité à sa perte. C’est le sens d’un texte que va présenter dans quelques temps France Libertés. Sous le titre « Radicalisme utopique », la Fondation pointe l’urgence de la situation et lance des pistes pour changer de cap.

  • Avec Jérémie Chomette, le directeur de France Libertés

Il y a plus de 30 ans, Danielle Mitterrand affirmait la nécessité pour l’humanité de repenser son rapport au monde. En ce début 2020, son constat est toujours d’actualité ?

« Plus encore qu’avant peut-être. Il y a 30 ans, on parlait de LUTTER CONTRE TOUTES LES OPPRESSIONS. Aujourd’hui, ces oppressions se multiplient et s’accélèrent. Donc il faut complètement reprendre les choses à la racine. Il faut repenser notre rapport au monde, repenser notre rapport aux autres, repenser notre rapport aux autres êtres vivants, et pas seulement aux êtres humains »

Vous estimez qu’il y a une multiplication des crises ?

« Oui, et c’est logique que ces crises soient liées les unes aux autres et qu’elles se multiplient. On est à la fin d’un système. On s’aperçoit que nos ressources sont de plus en plus limitées. Forcément, les personnes les plus riches ou celles qui sont au pouvoir, qui constituent une minorité, vont chercher à garder leurs privilèges au maximum. Elles voient qu’elles ne pourront plus faire autant de bénéfices en détruisant la planète. Elles vont chercher à survivre. Ce sont elles qui ont le pouvoir. Donc les crises vont se multiplier. »

Pour produire du bonheur, « il faut une forme d’esclavage »

Qu’est-ce qui cloche dans le monde de 2020 ?

« On voit qu’on est arrivé à bout de notre système de fonctionnement. Notre système occidental est basé sur la domination d’une poignée d’hommes sur d’autres êtres humains, mais aussi des êtres humains sur toutes les ressources planétaires. Pour qu’on produise une forme de bonheur, qui est souvent de très artificiel, on a besoin de consommer énormément, de chercher à toujours développer la croissance économique. Pour développer la croissance économique, il faut des formes d’esclavage. C’est ce qu’on voit sur le plan social où, pour faire des vêtements, on va toujours délocaliser pour les concevoir là où on va payer 30 euros ou 30 dollars du mois les gens, que ce soit au Cambodge, en Chine ou en Ethiopie. On voit qu’on est obligé de dominer certaines autres personnes. De la même façon, pour continuer cette croissance, on est obligé d’extraire énormément de ressources, d’éléments naturels du sol. En fait, on est en train d’arriver au bout. La planète ne peut plus supporter tout ça. Il en est de même des humains qui sont dominés et qui se révoltent. Donc on est vraiment sur la fin d’un système. Les crises se multiplient puisque les privilégiés ne veulent pas lâcher et vont chercher à garder leurs privilèges. »

utopie

Le système capitaliste et consumériste, que vous dénoncez dans le texte, est à bout de souffle ?

« Exactement. C’est même les systèmes capitalistes et productivistes. Même dans d’autres façons de faire société, toute l’idée qui est basée sur la croissance, sur le productivisme, de devoir toujours faire plus, on ne peut plus. Il y a des limites et on est en train de dépasser toutes les limites. »

Inventer d’autres formes de rapport au monde

Pourtant, les plus grandes nations continuent en ce sens. Comment contrer tout ça ?

« C’est la question à laquelle on essaie de répondre tous les jours. Les méthodes traditionnelles, qui étaient de reprendre le pouvoir notamment par les élections, nous semblent un petit peu dépassées. Il faut inventer d’autres choses. Il faut plutôt vider les Etats et les grandes multinationales de leur pouvoir en inventant d’autres formes de rapport au monde. Il faut multiplier les initiatives locales, en liant ces initiatives. Aujourd’hui, on a beaucoup d’initiatives avec une autre façon de voir le monde, un autre façon d’exercer le pouvoir, une autre façon de penser le bonheur. Il s’agit d’être plutôt dans le lien social, le lien vers les autres. Ces initiatives existent un petit peu partout. Maintenant, l’important c’est qu’elles puissent faire du lien entre elles pour convaincre de plus en plus de de gens et pour que les Etats et les multinationales n’est plus rien à se mettre sous la dent. »

Nous poursuivrons la réflexion la semaine prochaine pour voir quelles sont les autres façons de faire société que préconise la Fondation.

Pour aller plus loin :

 

Un secret de lumière

0

sigle ftpgf2 7Je comprends mieux L’Étranger d’Albert Camus et son incomparable ambiance algéroise, après avoir lu Le premier homme du même auteur, quand il y décrit par le détail sa jeunesse.

Une enfance dont il n’a jamais guéri, un secret de lumière, la pauvreté lumineuse qui l’aida à vivre et à tout vaincre.

cvt le premier homme 5740Il y décrit sa mère : « …une vie qui, à force d’être privée d’espoir, devenait aussi une vie sans ressentiment d’aucune sorte, ignorante, obstinée, résignée enfin à toutes les souffrances, les siennes comme celles des autres… »

Il dit qu’elle avait la mémoire « enténébrée » et il précisa que « la mémoire des pauvres est moins nourrie que celle des riches, elle a moins de repères dans l’espace… »

Mais, il ajouta que : « Bien sûr, il y a la mémoire du cœur dont on dit qu’elle est la plus sûre, mais le cœur s’use à la peine et au travail… »

Albert Camus jeune, ce fut une place de gardien de but dans l’équipe de l’école, des travaux d’été dans une chaleur écrasante en lieu et place de vacances car il fallait subvenir aux frais ménagers, une brillante scolarité et l’amour de la littérature découverte à la lueur de la chandelle, un père inconnu, car tué lors de la Première Guerre mondiale, une grand-mère despote et frappeuse, des vêtements rapiécés, Belcourt, un quartier populaire sans commodités, des potes français, des potes arabes,…

Tout cela forgea le caractère du futur Prix Nobel de Littérature et dans ce livre touchant, j’ai relevé quelques phrases qui font davantage comprendre son engagement humaniste   :

 

«  La prodigalité est toujours plus facile dans le dénuement. Rares sont ceux qui continuent d’être prodigues après en avoir acquis les moyens. Ceux-là sont les rois de la vie, qu’il faut saluer bas. »

« La misère est une forteresse sans pont-levis. »

« La règle constante du cœur humain veut que la punition des uns est ressentie comme une jouissance par les autres. »

« Ce qui punit les uns fait jouir les autres. »

« On est fait pour s’entendre. Aussi bêtes et brutes que nous, mais le même sang d’homme. On va encore un peu se tuer, se couper les couilles et se torturer un brin. Et puis on recommencera à vivre entre hommes… »

« Le berger Kabyle qui, sur sa montagne pelée et rongée par le soleil, regarde passer les cigognes en rêvant à ce Nord d’où elles arrivent après un long voyage peut rêver tout le jour, il revient le soir au plateau de  lentisques, à la famille à longues robes, et au gourbi de la misère où il a poussé ses racines. »

« On honore les hommes qui ont fait de grandes choses. Mais on devrait faire plus encore pour certains qui, malgré ce qu’ils étaient, ont su se retenir de commettre les plus grands forfaits. »

« Finalement, il n’y a que le mystère de la pauvreté qui fait les êtres sans nom et sans passé. »

sigle ft 2015 7

 

Musique : Michaël Mathy

Photo : Larbi Adouane

« Au nom du Requin » : un film et une ambition avec une suite? – Episode 2

0

Le film « Au nom du requin » tourné au Mexique, réalisé par Jean-François BARTHOD, avec Steven SURINA et François SARANO pour protagonistes véhicule  un message et une intention : réconcilier les hommes et les requins.  Au-delà de ce documentaire , y-aura-t-il des conséquences, une suite ? A découvrir avec Steven SURINA interviewé au salon de la Plongée .

Passionnant et à suivre dans une prochaine série de chroniques.

www.longitude181.org

Une fameuse école de Vie pour jeunes et adultes

0

nouveau sigle ft 7Une fois n’est pas coutume, parlons discipline sportive, donc bien-être, dans « Nature sans Frontières », car dans cette chronique il s’agit à la fois de la Nature=Environnement et de la Nature=Caractéristiques des êtres humains.

Ce sport c’est l’ultimate ou frisbee, oui le fameux disque volant en vogue sur les plages. Eh bien, sachez que ce loisir c’est aussi une véritable discipline sportive exceptionnelle !

Le frisbee est le nom d’une marque de ce jeu de forme plate et ronde fabriqué pour planer en tournant sur lui-même, si l’on donne de l’effet en le lançant, et cela veut donc bien dire disque-volant ou discoplane.

Il est généralement en plastique, a une vingtaine de centimètres de diamètre, pèse 175 grammes et son bord est cintré, ce qui veut dire courbé.

L’invention officielle du frisbee date de 1948, il y a donc plus de soixante-dix ans.

ftm3Ce sont d’abord des jeunes qui, sur une plage de Californie, jouaient à se lancer une boîte de pop-corn et se rendirent compte qu’un plat à tarte volait et planait mieux. Alors, ils créèrent un jeu puis, il fut beaucoup question à l’époque de Martiens, de soucoupes volantes, d’extraterrestres…, et un homme d’affaires eut l’idée de fabriquer le frisbee que l’on connaît maintenant.

Dans les années mil neuf cent soixante, c’est devenu un sport avec des règles : l’ultimate (ultime-passe) frisbee. Il existe des fédérations et d’autres modèles furent créés, certains étant même lumineux ! Il s’est vendu des centaines de millions de frisbees depuis sa création.

Le jeu de frisbee le plus pratiqué est le jeu de plage qui consiste simplement à lancer le disque à son partenaire, qui doit le relancer à son tour ; néanmoins, au fil des années, comme précisé ci-avant, une discipline sportive utilisant le frisbee est apparue et s’est structurée en fédérations avec des championnats nationaux et internationaux.

C’est un sport auto-arbitré, ce qui en dit long sur la sportivité qui règne lors des matches où, après chaque rencontre, les deux équipes forment une grande chaîne fraternelle pour le debriefing.

Sport mixte selon les catégories, ce jeu réclame une excellente condition physique, de la dextérité, une grande technique, une maîtrise de soi, un esprit sportif, bref, il s’agit d’une fameuse école de Vie jouant un rôle social appréciable.

Pour la petite histoire, signalons que le but du jeu est d’amener le discoplane dans une zone d’en-but située à l’une des extrémités du terrain, un peu comme au football américain ou au rugby à XV, l’extrême sportivité et respect de l’adversaire en plus.

Photos : T.C./XLR8RS, P.Gf. – Musique : Michaël Mathy

sigle ft 2015 7

Manif pour le climat : c’est reparti ! (Reportage)

0

nouveau sigle ft 7ft4C’est reparti ! Initié il y a plus d’un an, le mouvement des « Jeunes pour le Climat » a repris ses grèves scolaires et défilé en Belgique ce vendredi après-midi 7 février, tout en mettant plus particulièrement l’accent sur la préservation de la vie marine.

ft5D’aucuns soulignent que l’on est loin des dizaines de milliers de participants d’il y a quelques mois, mais comme l’expliqua une organisatrice « la sensibilisation se fait également par d’autres canaux, directement au sein des écoles par exemple ».

Cependant, ce qui est réconfortant de constater, c’est le nombre relativement élevé de « grands-parents pour le climat » qui se trouvent aux côtés des jeunes, au point que des groupes structurés de personnes du 3e âge ont pris un certain essor.

ft7Cela va-t-il quelque peu influencer les politiciens dont l’inertie est de plus en plus manifeste ? Les décideurs vont-ils être moins dédaigneux ? Le dénigrement à l’égard des jeunes activistes, telle Greta Thunberg, sur les réseaux sociaux et de la part d’une personnalité comme Michel Onfray, va-t-il s’estomper ? Les provocations policières, les manipulations de l’opinion publique et les propos des climatosceptiques qui semblent être fomentés par le Pouvoir afin de décrédibiliser le mouvement citoyen, sont-ils appelés à s’éteindre face à la réalité ?

ft8Jean-Louis, un manifestant membre d’un mouvement citoyen militant pour l’Environnement, évoque la situation au micro de Fréquence Terre : la totalité de l’interview est reprise ci-dessous en podcast.

En conclusion à cette manifestation, voici quelques slogans lus ou scandés : « Océans à la casse, on est tous dans la mélasse », « Nous voulons une terre à vivre pour nos petits-enfants », « De tous les maux, la complaisance est le plus mortel défaut », « Océans en chaleur, on en sent déjà la douleur »…

ftsigle pour ft 4

 

 

 

Le chemin importe peu, la volonté suffit

0

300ftjogging sante couverture 3D’après vous quel est le moyen le plus efficace, le plus simple, le plus accessible pour se procurer des endorphines ?

La réponse est tout aussi simple et directe, il vous suffit de courir. Eh oui, la course à pied est le sport parmi tous les sports qui génère le plus d’endorphines.

Courir vite,  lentement, longtemps  ou encore la pratique de l’allure libre, qu’il soit question de jogging, randonnée, trail  ou autre, toutes ces disciplines procurent au quotidien un bien-être physique et mental.

Si vous avez le projet de débuter la course à pied ou si vous êtes passionné de course à pied, ou encore si vous hésitez à reprendre le jogging, je vous conseille  le livre-témoignage  Le chemin importe peu, la volonté suffit  de Pierre Guelff paru chez « Le livre en papier » (www.publier-un-livre.com)

Vous pourrez découvrir les témoignages  de personnalités mais aussi de personnes  anonymes, jeunes ou moins jeunes. Leurs récits sont sincères et  passionnants. Vous irez ainsi à la rencontre d’un recordman du monde, d’un champion de marathon, d’un cardiologue, d’un joueur de handibasket… et j’en passe. Chacun et chacune nous racontent ce que courir leur apporte, en quoi la course à pied a changé ou amélioré leur vie.

Pour ma part, lorsque j’ai refermé l’ouvrage, je fais le constat que courir forge aussi le caractère car toutes les personnes interviewées, malgré les épreuves de la vie, manifestent une très  belle force de vie. La dynamique de se mettre au défi, de toujours s’améliorer est plus que manifestement un indicateur de bonheur.

 

 

Reportage : La liberté d’expression, c’est fini ?! (Partenariat avec POUR)

0

nouveau sigle ft 7« La liberté d’expression, c’est fini ?! », cette phrase ponctuée d’un point d’interrogation et d’un point d’exclamation est lancée par des laïcs engagés qui se penchent avec acuité sur cette approche aussi urgente que délicate, tant les susceptibilités sont exacerbées. Sans parler des menaces qui se font de plus en plus pressantes sur les humanistes.

Ainsi, le Centre d’Action Laïque de la Capitale de l’Europe l’a saisie par des articles, conférences et une exposition (jusqu’au 14/2/2020) que Fréquence Terre, en partenariat avec POUR, ne pouvait ignorer afin d’informer un maximum de citoyens sur cette problématique d’une actualité plus que sensible, donc.

300eDepuis un mois, on rappelle l’affaire des caricatures, du procès et des attentats contre Charlie Hebdo qui, le 7 janvier 2015, firent douze victimes, dont huit membres de la rédaction. On rappelle aussi qu’une semaine plus tard on lisait en couverture de l’hebdo « Tout est pardonné » et le slogan « Je suis Charlie ».

À l’expo, sous cette couverture mythique, on lit que cet attentat fut une « véritable déflagration dans l’opinion publique ».

Certes, mais depuis lors, qu’est devenue la liberté d’expression pour laquelle trop de gens périssent ou subissent des représailles insoutenables ?

À cette même exposition, une explication à une couverture de Charlie Hebdo attire l’attention : « Le débat a toujours été un exercice périlleux. Mais de plus en plus, on tend à vouloir freiner toute possibilité de discussion en censurant plutôt qu’en argumentant », selon le chroniqueur Guillaume Erner, qui rallia la rédaction de Charlie Hebdo après l’attentat.

N’empêche, sous mes yeux défilent le portrait des victimes de 2015 et  trente-cinq couvertures emblématiques de l’esprit Charlie et, force est de constater que la liberté d’expression, si elle est plus que jamais en grand danger, n’est pas tout à fait morte.

300bAinsi, au sujet de Greta Thunberg, sous les titre « Ces autistes qui dirigent le monde » et sous-titre « Leurs réseaux, leur financement, leurs tutos beauté », il est bien expliqué qu’il s’agit d’une satire des attaques violentes proférées à l’encontre de la jeune activiste suédoise et que Charlie Hebdo « exploita le lexique complotiste » en rappelant que le magazine avait toujours été un journal écolo.

D’autres numéros de Charlie Hebdo, de notre partenaire POUR dont, rappelons-le, le slogan immuable depuis les années 80 est « Écrire la liberté », d’Espace de libertés, le mensuel du Centre d’Action Laïque, de Fakir, du Canard Enchaîné, du magazine ML (Morale Laïque), de Fréquence Terre, bien entendu,… prouvent que la liberté d’expression est un inestimable trésor à chérir sur le principe majeur que «  la laïcité est la liberté d’esprit », selon Marika Bret, membre de l’équipe de Charlie Hebdo qui, à Espace de libertés, déclare encore que « la laïcité est notre pivot commun, notre pilier de vivre ensemble ».

Il reste à ces médias libres et indépendants à essaimer davantage et inlassablement face à l’inertie et à l’indifférence de trop de politiciens et, par corollaire, de citoyens.

Musique : Michaël Mathy.

ftsigle pour ft 4

« Au nom du Requin » : un film, une cause, une ambition – Episode 1

1

Le film « Au nom du requin » tourné au Mexique, réalisé par Jean-François BARTHOD, avec Steven SURINA et François SARANO pour protagonistes véhicule  un message et une intention : réconcilier les hommes et les requins. Pourquoi ? Comment ?  La genèse du film nous est présentée par Steven SURINA. Passionnant et également à suivre dans une prochaine série de chroniques.

https://www.longitude181.org

 

Santé des hommes, santé du monde  

0

nouveau sigle ft 7Les plus anciens auditeurs se souviennent peut-être d’une chanson assez rigolote d’Alain Souchon, dont le refrain était « On est foutu, on mange trop ». C’était en 1978. Quarante-deux ans plus tard, on rigole nettement moins face aux dégâts de la malbouffe ajoutés à ceux d’un changement climatique dévastateur, face, aussi, à une montée de plus en plus inquiétante de l’intolérance, à une menace accentuée de conflit mondial au nom du pétrodollar, du rouble, du yuan…

ce que les peuples racines ont a nous direAlors, la lecture de Ce que les peuples racines ont à nous dire avec en sous-titre De la santé des hommes et de la santé du monde de Frederika Van Ingen aux Éditions Les Liens qui Libèrent, est plus qu’une bouffée d’oxygène dans une Société qui étouffe de son indécence, de sa suffisance et de son mépris à l’égard de la Nature et à tous ceux qui la défendent et la respectent, c’est un réquisitoire à partir de l’exemple que nous donnent les peuples racines pour qui « la santé est d’abord synonyme d’équilibre ».

L’auteure, dont il avait été amplement question sur nos antennes avec son remarquable essai Sagesses d’ailleurs pour vivre aujourd’hui, dit : « Nos corps sont les cellules du monde, nos groupes et sociétés sont ses organes, et nos maux physiques et psychiques les signes d’une maladie du vivant qui nous habite. »

L’anthropologue Jean Malaurie disait déjà en 1999 : « Les ‘‘peuples racines’’ sont à la source même – et donc partie intégrante – de la vie de l’humanité qui se construit sur notre planète ; et ils sont susceptibles d’apporter aux nations ‘‘avancées’’ le second souffle indispensable pour affronter le nouveau siècle et ses formidables défis… ».

250ft20200128 092822Pour évoquer Ce que les peuples racines ont à nous dire, un essai fort de 360 pages, j’ai choisi de vous citer quelques-uns de ses passages qui m’ont plus particulièrement éclairés et, comme tout choix est subjectif, je laisse au lecteur le soin d’en sélectionner d’autres, car l’alternative ne manque pas.

  • « Chez les Kagaba de Colombie, les maladies de type Parkinson et Alzheimer n’existent pas. Et pourtant, ils vivent parfois très vieux ! Pour eux, ce sont des maladies de relation. Comme ils prennent beaucoup soin de la qualité de ces relations, chez eux, ça n’existe pas.»
  • « Guérir ne signifie pas revenir à un état initial, mais une transformation profonde.»
  • « Plantes, animaux, pierres, montagnes, rivières, nous disent ces peuples racines, sont bien plus que ce que nous y voyons, dès lors que l’on prend la peine d’écouter leur langage (…) La Nature est source de la Connaissance. »
  • « Dans nos pratiques de guérison, on amène la personne malade par des chants ou la danse à se repositionner dans son axe. Toutes les danses africaines ont le même but, mais chacune a sa voie», explique le danseur congolais Élima Mputu, créateur du « longo » qui est une danse initiatique. Longo signifie « ancrage » et l’un de ses objectifs est de renouer avec notre spontanéité et notre innocence, qui sont des sources de joie. Outre en Afrique, elle se pratique un peu partout dans le monde car elle est considérée comme une « méditation en mouvement».
  • « Chant et musique sont directement liés à la guérison dans toutes les traditions, selon Frederika Van Ingen. Ce sont des outils précieux. Le pouvoir de guérison singulier du chant résiderait dans sa ‘‘vibration’’, propre à modifier l’énergie d’une personne.» Et, à ce sujet, elle évoque la perception chez les Lakota en citant une spécialiste des énergies et du symbolisme : « La maladie est une dissonance qui s’est produite parce que l’adéquation a été rompue entre la personne et l’harmonie de l’univers, pour diverses raisons. Le chant, comme les autres éléments des cérémonies, nous réharmonise, il nous réaccorde en nous réajustant sur la respiration et le rythme de l’univers. »

En conclusion, l’auteure nous rappelle que « les savoirs des peuples racines sont une source d’inspiration essentielle pour restaurer nos équilibres, ceux de nos corps et de notre pensée comme ceux de nos sociétés. »

Musiques : extrait de Papa Mambo d’Alain Souchon et Michaël Mathy.

sigle ft 2015 5