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Coronavirus et activité sportive immunoprotectrice  

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sigle ftpgf2 9En ces temps de pandémie, si l’aspect politique de la récente recommandation d’Édouard Philippe d’aller voter n’échappa pas, en revanche, celle où il recommanda « de ne sortir de chez soi que pour faire un peu d’exercice » est passée inaperçue, or, c’est la plus importante car, c’est éminemment la plus juste.

Dans le cadre de mon ouvrage Le chemin importe peu, la volonté suffit (Le Livre en Papier) consacré à l’allure libre, les spécialistes de la santé étaient unanimes : la pratique sportive régulière et sans excès active le système immunitaire. Le mécanisme est simple : il y a amélioration de la circulation sanguine, d’où meilleure circulation des substances du système immunitaire. L’activité sportive est donc une activité immunoprotectrice.

Chez nos confrères de la DH-Les Sports de ce weekd-end de mi-mars 2020, un médecin du sport confirme cette information : « Il n’y a aucun risque à pratiquer le sport en plein air, VTT, cyclotourisme, jogging… Le mieux est de le pratiquer seul ou de respecter une distance de sécurité par rapport aux autres sportifs. En étant déjà à 30% de sa consommation maximale d’oxygène en tant que sportif, on stimule déjà l’immunité ! Donc, l’activité sportive a un impact sur l’immunité. »

Nathalie LASSELIN, incroyable exploratrice des eaux douces !

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Une rencontre rare. Une femme exceptionnelle. Un exploratrice des eaux douces des grottes karstiques aux glaces l’Arctique, et surtout près de chez elle dans le fleuve Saint Laurent, au Canada. L’occasion d’une première et surtout d’une mise en exergue des contaminants émergents. Venez à la rencontre de Nathalie LASSELIN.

https://www.longitude181.org

https://nathalielasselin.com/

Sois cool et résiste

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thumbnail prise ecran photo gratuiteLe cool comme philosophie de vie est une forme de rébellion née de la culture noire américaine en réaction au racisme.

Le mot « cool » est présent depuis des décennies dans notre vocabulaire et transcende les générations. Depuis les années 80, le mot « cool » désigne ce qui est populaire et à la mode. En réalité, ce mot a un tout autre sens lorsqu’on se place du côté des États-Unis.

En fait, le cool n’est pas juste un style mais bien une « philosophie incarnée » d’après  Joel  Dinerstein (University of Chicago Press, 2017). Le cool était avant tout une forme de résistance et de rébellion, une sorte de rejet de l’optimisme de l’après-guerre.

C’est au sein de la culture noire que le concept cool est né. Et spécifiquement  chez des personnes qui devaient endurer les humiliations du racisme sans perdre leur calme et ceux-ci ne voyaient pas comment leur situation pouvait s’améliorer.

Le premier à incarner le cool serait le saxophoniste jazzman Lester Young (27/08/1909 – 15/03/1959), car il restait imperturbable en toute circonstance et son expression favorite est « Je suis cool ». De plus, Young portait des lunettes de soleil  lors d’un festival devant 25 000 spectateurs et cet accessoire est  vite devenu un élément essentiel du cool.  Dans cette période de tensions raciales, les Afro-Américains ont trouvé dans ce masque impassible une alternative à la posture du « bon Noir » toujours souriant de La Case de l’oncle Tom.

Ensuite, au sortir de la Seconde guerre mondiale, de nombreux musiciens et écrivains noirs américains vinrent chercher à Paris, l’égalité qu’on leur refusait dans leur pays. Ainsi pendant l’Occupation, les existentialistes avaient aussi tenté d’adopter une sorte de « cool » attitude face à l’oppression.

D’autre part, de l’autre côté de l’Atlantique, le cool conquiert les blancs sensibles au jazz et entre 1943 et 1963, le mot « cool » finit par désigner toutes les attitudes rebelles.

Évidemment, aujourd’hui, la rébellion n’est plus la même mais cette première révolte à l’échelle individuelle a été décisive pour l’apparition de mouvements collectifs des années 60.

Source : BOOKS magazine n°86 page 72 rubrique « Le monde en parle » animée par Amandine Meunier, The Origins of Cool in Postwar America  Joel  Dinerstein (University of Chicago Press, 2017).

Photos libres de droits.

 

 

De la résistance à la révolution (1)

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sigle ftpgf2 9Quelque 780 pages composent À Combat, le livre paru chez Folio qui reprend les éditoriaux et articles de 1944 à 1947 d’Albert Camus, alors rédacteur en chef et éditorialiste à Combat, soit 165 documents au total.

Des textes d’un écrivain épris de justice, de liberté et de vérité.

m02070453340 sourceVoici la 1ère chronique d’une série consacrée à cet ouvrage qui traite, également, de la nécessité d’introduire la morale en politique et d’exiger le respect de la dignité humaine. Encore une réelle résonance dans la conscience humaine contemporaine !

Combat, ce fut un journal dans l’Histoire qui, dès le début, évoqua sa volonté d’être un « journal d’information et de réflexion » et qui s’annonça à la fois comme un mouvement de résistance et une publication clandestine au moment de la Seconde Guerre mondiale.

Albert Camus fit d’ailleurs écho à cette double fonction en citant la « Déclaration montagnarde » : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

Des slogans apparurent en appelant à l’unité, tel : « Un seul idéal : Liberté dans l’honneur ». Il fut aussi question de « démocratie en actes » et non de cette démocratie tant scandée par des politiciens lors de leurs promesses électorales.

Combat n’œuvra  pas seulement dans l’Hexagone, il étendit son action en Algérie et au Maroc avec leurs spécificités propres.

Fort de son expérience de journaliste et d’écrivain, Camus apporta à Combat – encore dans la clandestinité sous le régime de Pétain -, un engagement « ne se contentant jamais de la description des faits mais proposant une réflexion (…) en s’efforçant de définir une véritable éthique du journalisme. »

Son engagement ne sera pas que rédactionnel au temps du nazisme et de son allié le pétainisme, puisqu’il participa au transport et à la diffusion du journal.

Assurément, Albert Camus fut un journaliste « engagé » dans tous les sens de ce noble terme.

 

Musique : Michaël Mathy.

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Victor Hugo, Ceux qui vivent sont ceux qui luttent de Pierre Guelff

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Victor Hugo, Ceux qui vivent sont ceux qui luttent – Pierre Guelff / Editions F Deville

Une fois n’est pas coutume, je ne vais pas vous parler aujourd’hui d’un roman, mais d’un très bel essai, Victor Hugo, Ceux qui vivent sont ceux qui luttent, paru aux éditions F Deville. Avec la participation de trois descendants de l’Immortel, Pierre Guelff nous offre ici un ouvrage richement illustré, dont les droits d’auteur seront intégralement versés à une association de bénévoles venant en aide aux sans domicile fixe. Et, dès les premières phrases de la préface écrite par l’un des héritiers de Victor Hugo, on peut comprendre cette implication, profondément humaniste, de l’auteur. Au fil des pages de ce livre, on découvre alors tout ce qui rapproche son auteur et son sujet. En effet, il y sera question de trois piliers se liant les uns aux autres, à savoir l’amour de la Nature, la défense du Peuple et la philosophie humaniste. Comme le dit Jean Baptiste Hugo : «  Dans notre folie, notre aveuglement et notre arrogance, nous avons cessé de vénérer la Terre et nous commençons à comprendre qu’il est urgent, à présent, de retrouver cette unité sacrée. » La première partie, et la plus imposante, nous fait voyager des Ardennes à la vallée du Rhin, de la Flandre aux côtes ouest de la France, en passant par les Pyrénées, l’Espagne et le Mont-Saint-Michel. Au travers d’extraits choisis, l’auteur parvient à nous donner la charmante impression que l’on effectue ce périple en la présence de Victor Hugo lui-même. On voit ce qu’il décrit, on sourit à un certain franc-parler, et on comprend déjà l’unité formée par les trois concepts de ce livre. Car, outre le côté captivant de ce circuit, il y est question d’une inquiétude certaine face à l’industrialisation de nos contrées, inquiétude pour la Nature mais aussi pour l’Homme. Dans la deuxième partie, on perçoit alors que Victor Hugo n’a pas toujours fait l’unanimité, sans doute, notamment, à cause d’un revirement politique. Comme l’explique Pierre Guelff : « […] qui n’avance pas recule, alors, dans une introspection que l’on devine un ardent combat intérieur, il rompit avec cette droite de plus en plus réactionnaire et se tourna franchement et résolument vers le progressisme et les valeurs humanistes, dont la défense du peuple. » Et Victor Hugo de développer : « Mauvais éloge d’un homme que de dire : son opinion n’a pas varié depuis quarante ans. C’est dire que pour lui il n’y a eu ni expérience […], ni réflexion, ni repli de la pensée sur les faits. Rien n’est absolu dans les choses politiques, excepté la moralité intérieure de ces choses. L’opinion d’un homme peut donc changer honorablement, pourvu que sa conscience ne change pas. » Le voyage continue encore ici, avec d’autres fragments des correspondances de l’écrivain éternel, montrant son intérêt pour le travail manuel, les ouvriers, les gens pauvres et miséreux. Il est également préoccupé par la condition de l’Homme – et de la Femme – libre ou prisonnier, par les tortures de toutes sortes, par la peine de mort. Et tout dans ce livre fait encore terriblement écho dans notre monde actuel. Quoi de plus parlant, pour conclure, que ces extraits du discours d’ouverture de Victor Hugo au Congrès de la Paix : « Les hommes ont commencé par la lutte, comme la création par le chaos. D’où viennent-ils ? De la guerre ; c’est évident. Mais où vont-ils ? À la paix ; cela n’est pas moins évident. Quand vous affirmez ces hautes vérités, il est tout simple que votre affirmation rencontre la négation ; il est tout simple que votre foi rencontre l’incrédulité ; il est tout simple que, dans cette heure de nos troubles et de nos déchirements, l’idée de la paix universelle surprenne et choque presque comme l’apparition de l’impossible et de l’idéal ; il est tout simple que l’on crie à l’utopie […]. » « L’ère des révolutions se ferme, l’ère des améliorations commence. Le perfectionnement des peuples quitte la forme violente pour prendre la forme paisible. »   Julie Tielemans pour Fréquence Terre. logo frequence terre 1

François SARANO : Pourquoi parle-t-il « Au nom du requin « ? – Episode 6 –

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Dans cette série «  Au nom du requin » , après avoir rencontré Steven SURINA,  Eric CLUA, c’est François SARANO que nous retrouvons pour évoquer  ses raisons qui le poussent depuis  des décennies à défendre et à parler « Au nom du requin », et aussi  éclairer nos rapports humains.

A écouter et partager sans modération.

Pourquoi les contes de fées sont-ils inoubliables ?

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telechargementLes contes qui sont racontés à la veillée ou au bord du lit, nous permettent  de traverser la nuit sans nous perdre en route. Ils sont des messagers et des médiateurs car ils chuchotent à l’oreille des petits et des grands une très ancienne Sagesse

Pour l’autrice Jacqueline Kelen,  l’homme  d’aujourd’hui a coupé les liens avec le surnaturel,  il nie toute réalité qui n’est pas scientifiquement prouvée. L’homme moderne croit conquérir son indépendance en niant les dieux et l’univers invisible mais c’est lui-même qu’il met en cage. L’homme se résigne à sa condition mortelle, il s’habitue à sa cage qu’il prend grand-peine à décorer mais où malgré tout règne une atmosphère d’indifférence.

Dans ce superbe essai Une robe de la couleur du temps avec en sous-titre « Le sens spirituel des contes de fées », il est évidemment question de contes mais il est surtout une invitation privilégiée pour le lecteur de regarder l’envers du décor, d’aller voir du côté des coulisses du monde… « il était une fois, il y a bien longtemps… »

Par exemple, il se fait que les tisserands, les tailleurs, les marchands d’étoffe apparaissent souvent dans les contes. Ils rappellent à l’homme insoucieux que le fil du temps se déroule vite, et même  très vite et ils montrent aussi les multiples liens visibles et invisibles qui tissent une vie humaine.

Ainsi, les contes ont avant tout une portée initiatique, ils appellent à une autre conscience, à une vie supérieure. Ces récits  parlent de l’âme car en utilisant des images et des symboles, ces histoires  intemporelles  cherchent  à répondre aux questions que les hommes se posent au sujet  de la mort, de l’amour, de leur destinée…

Bien sûr, les contes ne donnent pas de solutions définitives par contre ils ouvrent de nouveaux possibles. Les contes parlent d’une autre vie, impalpable et puissante dont chacun est dépositaire et peut découvrir en sa propre intériorité.

Les contes traditionnels nous apprennent deux dimensions importantes : nous avons à apprendre (à quitter une sorte d’indolence ou suffisance) et à grandir (à se libérer des dogmes et des conditionnements).

Le conte traditionnel s’adresse à l’homme intérieur. Il convient donc  d’entendre et de comprendre ce qui se cache derrière l’histoire et surtout d’observer ce qui résonne à l’intérieur de soi.

Jacqueline Kelen, autrice de nombreux ouvrages, essayiste et conférencière  est passionnée par les mythes et la voie mystique.

Une robe de la couleur du temps / Le sens spirituel des contes de fées

Éditions : Albin Michel, Collection poche « Espaces libres ».

 

Mémoire et lézard

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sigle ftpgf2 8J’apprécie quand un auteur écrit des phrases, courtes ou longues, peu importe, qui, au-delà du récit proprement dit, insuffle des comparaisons, des suppositions, des interrogations… et qui, dans le fond, façonnent la réflexion.

Dans La Première Amie de Geneviève Senger, roman paru aux Presses de la Cité, outre l’histoire singulière entre Sarah et Ève, j’en ai relevées quelques-unes que je vous livre comme autant de méditations possibles dans notre quotidien et notre destinée.

Je trouve qu’il s’agit de moments privilégiés que s’accorde l’auteur.e à nous les transmettre et s’inscrivent alors, si on le désire, dans la réflexion sur notre propre cheminement de vie.

 

  • « La mémoire, c’est comme un lézard, on lui arrache la queue, elle repousse. »
  • « Il faut des hommes pour que le monde puisse continuer à se détruire, que les guerres se perpétuent, et que les femmes meurent sous leurs mains. L’homme n’est que le plus puissant et le plus cruel des prédateurs de ce monde. Elles essaient, avec beaucoup de succès parfois, de les imiter, et leur principal objectif est de les égaler. »
  • « Le paradis commence toujours dans un jardin. »
  • « On écrit toujours pour être lu, c’est un acte solitaire qui s’adresse aux autres. On se donne en quelque sorte. Si on ne veut pas donner, on jette au fur et à mesure, on efface les traces. »
  • « Tous les couples se disputent, se font des crasses, se font payer cher le fait de vivre ensemble, comme si vivre ensemble était forcément un sacrifice dont il fallait accabler le conjoint, ce mot absolument horrible qui prouve que la langue française est capable du pire. »
  • « On ne ment pas à son journal intime. »

Quant au roman La Première Amie, sachez qu’il s’agit vraiment d’une histoire captivante et troublante, très captivante et plus que troublante même…

Musique : Michaël Mathy.

Photo : Pierre Guelff.

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« Au nom du requin  » : le nourrir ou pas ? – Episode 5 –

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Les pratiques de nourrissage du requin sont nombreuses : feeding, chumming, baiting, … Autant de termes et de techniques pour attirer le requin afin de le rencontrer. Un sujet  avec de fortes polémiques, pour lequel j’ai demandé à Eric CLUA, scientifique, de donner son éclairage. A découvrir dans cette chronique.

D.KRUPKA

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Libérer les femmes, changer le monde

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sigle ftpgf2 8 ft1 2Au début des années 1970, les féministes sont dans la rue. Donnant un nouveau souffle à d’anciennes revendications, elles exigent pour les femmes l’égalité dans la famille, à l’école, au travail et dans la loi. Elles portent aussi un nouveau regard sur le corps, dénoncent les préjugés et les violences et réclament une sexualité épanouie et le droit de maîtriser sa fécondité.

ft2 2Leur militance est jeune et dynamique ; elles écrivent, s’assemblent, manifestent et organisent des actions joyeuses et tapageuses dans l’espoir d’une société solidaire, égalitaire et épanouissante pour tous et toutes.

Aujourd’hui, leurs revendications et leurs analyses restent d’une brûlante actualité. Car malgré d’indéniables progrès, beaucoup reste à faire pour une société égalitaire (Centre d’Archives et de Recherches pour l’Histoire des Femmes).ft3 1

Photos : Pierre Guelff.

Exposition : Musée Belvue, Bruxelles, jusqu’au 24 mai 2020.

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