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Sauvons l’Océan! Les 10 actions pour (ré)agir!

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Vous voulez que ça change ? Changez maintenant ! Mais comment faire ?  Les réponses tiennent dans un petit livre  édité aux éditions RUSTICA,  intitulé «  Sauvons L’Océan  », disponible sur boutique.longitude181.org, écrit par Véronique et François  SARANO, témoins de la vie  de l’Océan et des bouleversements qu’il subit .  Dans ce manifeste,  ils se font les portevoix  afin de changer les choses et nous proposent 10 actions concrètes pour que chacun puisse agir efficacement à son échelle. Et si vous voulez en savoir plus, voire prolonger ce livre, rendez-vous dans cette chronique !

D.KRUPKA.

https://boutique.longitude181.org

Concurrences du talent et de l’argent

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300montage 1À l’heure où par la force des événements, les citoyens trouvent davantage ou retrouvent le chemin de la lecture, voici dix citations extraites d’À Combat (Folio), l’essai qui publie des écrits d’Albert Camus au temps où il fut rédacteur en chef et éditorialiste. C’est notre quatrième chronique à ce sujet.

« La première condition pour faire un bon et libre journaliste est d’apprendre à ne pas mépriser systématiquement son lecteur. »
« Nous accepterons toujours et avec gratitude la concurrence du talent. Mais nous ne voudrons plus de la concurrence de l’argent. »
« Le langage des hommes libres est celui de la clarté. »
« L’arrière-pensée est un climat politique très répandu. Mais c’est un climat humain où il n’est pas possible de respirer. »
« La force de la révolution s’allie aux lumières de la justice. »
« Nous nous méfions des juges qui ne doutent jamais ou des héros qui n’ont jamais tremblé. »
« Il est des pardons impossibles et de nécessaires révolutions. »
« L’injustice majeure fait la question urgente. »
« Il n’y a ni justice ni liberté possibles lorsque l’argent est toujours roi. »
« Nous ne voyons pas pourquoi la tendresse ne serait pas virile et pourquoi la fermeté ne s’allierait pas avec la clémence. »

Droits de l’océan -Épisode 9 -Le droit en pleine schizophrénie virale !

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Ces temps troublés suite à la crise du coronavirus montrent des troubles particuliers en matière de respect du droit de l’environnement et de celui des océans. En Mars, on reconnait le préjudice écologique dans une affaire de braconniers du Parc National des calanques, en Avril on détricote le droit de l’environnement par un droit de dérogation donné en catimini au préfet. Une absence de cohérence entre Dr .JEKYLL et Mr.HYDE…. A découvrir dans cette chronique.

D.KRUPKA.

Pas de procrastination pour la planète bleue !

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Le confinement c’est super pour le climat et l’environnement ! ah oui , vraiment ?

La planète bleue n’a pas besoin d’une année blanche, mais d’un changement  drastique orienté vers  la protection des hommes, du vivant et donc de l’environnement.

Et l’océan risque de passer à la trappe lors du de la reprise de nos activités.

un sujet que cette chronique tente d’explorer.

Coronavirus : une révolution des consciences pour le monde d’après

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Restons confinés, et imaginons le monde d’après !

La pandémie de coronavirus impose à chacun un autre rythme, une autre manière de penser le quotidien. Mais au-delà de la question sanitaire qui reste prioritaire, cette crise peut-elle être révélatrice des dérives de notre modèle de société ? Et quelle transformation primordiale va-t-elle engendrer ?

Avec Jérémie Chomette, directeur de France Libertés

La semaine dernière, nous avons vu que le municipalisme peut être un outil pour construire autre chose. Mais l’épreuve que chacun de nous traverse fait aussi naître ou réapparaître des solidarités. Comment capitaliser dessus ? Comment retisser des liens pour revenir à l’essentiel ?

« Revenir à l’essentiel est fondamental. Et cette crise va peut-être nous aider. Il y a plusieurs mouvements qui existent déjà et qui se renforcent. D’autres sont en train de naître. Si on veut qu’ils perdurent, l’important est de leur permettre de se structurer dans le temps et de garder leurs intentions. On sait qu’une fois que l’on va être déconfiné, on va avoir une tendance à oublier ce qui s’est passé. C’est très important de ne pas oublier ce qui s’est passé et de se rappeler pourquoi c’est arrivé. Il va falloir travailler sur les causes de cette crise, pourquoi on en est arrivé là. Et chercher des solutions pour que cela ne se reproduise pas. Ces solutions se retrouvent beaucoup dans les mouvements de solidarité. Il est important de relier ce qui est en train de se passer avec les autres crises. Tant qu’on aura pas résolu les crises économiques, les crises écologiques, les crises démocratiques, ces mouvements n’auront pas atteint leurs buts. »

Vous l’avez souligner dans votre édito sur le site de la Fondation : « Une grande majorité des Etats du monde ont fait passer l’humain avant l’économie et le profit néo-libéral« . Est-ce que cette machine néo libérale « mortifère », comme vous dites, peut être arrêtée ?

« Oui. C’est ce qu’on est en train de s’apercevoir. Aujourd’hui certes c’est pour un temps court, mais la machine est quasiment à l’arrêt. Les avions restent cloués au sol, le pétrole est de moins en moins raffiné. Donc on peut arrêter. Malheureusement, c’est venu d’une pandémie. Il faudrait qu’on le fasse tous ensemble. On se rend compte qu’on peut vivre, et qu’on peut vivre autrement. Oui, elle peut être arrêtée, on le voit. La question c’est, comment réussir pour qu’elle le soit pour toujours. Et pour qu’elle le soit pour toujours, on ne peut pas juste l’arrêter. Il faut mettre en place des actions qui permettent de remplacer cette machine par plein d’actions différentes. Et de substituer, à nos fonctionnement actuels, de nouveaux fonctionnements. »

Renverser cette machine mortifère

Certains dirigeants de ce monde redécouvrent les  vertus d’un service public fort, d’une économie locale, de proximité, en dénonçant ce qu’ils ont eu même vanté : la loi du marché. Est-ce qu’on peut compter sur ces beaux discours ? Ou faut-il plus que jamais que l’action collective amène les transformation nécessaires ?

« C’est vrai que cette pandémie est très importante. Mais ce n’est pas la première crise très importante que nous vivons dernièrement. On a vu les méga-feux en Australie, les canicules, les catastrophes écologiques. On a perdu 60% des animaux sauvages, des insectes. A chaque fois, on a beaucoup de paroles et très peu d’action de la part de nos gouvernants. D’abord parce qu’il ne savent pas faire autrement et parce qu’il sont liés au modèle de société qui entraîne cette destruction. Les discours sont beaux. Mais la seule façon de changer, cela ne pourra apparaitre que par une action collective des citoyens, des associations, des syndicats. Il y a des possibilités de renverser cette machine mortifère, mais elle ne pourra pas venir de nos gouvernants. C’est à nous de mettre en place d’autres façons de vivre et de faire société. »

Passer de l’intention à la réalisation

On est au seuil d’une vraie révolution des consciences ?

« Je pense que la révolution des consciences est déjà là. Depuis 2018. On est arrivé au bout de ce monde qui s’intéresse surtout à l’argent et peu aux autres, peu à la santé, peu à l’écologie. On en est conscient. La difficulté c’est, comment on passe d’en avoir conscience, à l’action. On ne sait pas encore comment changer ce monde-là. Donc il nous faut proposer des exemples d’endroits où cela marche, des outils qui nous montrent qu’on peut vivre autrement. Se rendre compte que c’est faisable, que c’est possible. Ce qui permettra de passer de cette révolution des consciences à une réelle révolution ou transformation sociétale. C’est un peu le pari. L’ambition de la Fondation, c’est de montrer que, partout sur la planète, cela se passe déjà. Il y a déjà des choses qui se produisent, qui vident les Etats et les multinationales de leur pouvoir et qui les remplacent par des choses bien plus agréables. Il y a un changement d’échelle, à partir de cette révolution des consciences, à produire. Passer de l’intention à la réalisation, c’est l’urgence aujourd’hui.« 

Pour aller plus loin :

 

 

Cachalots : un suivi continu pour réussir leur protection

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François SARANO, responsable du programme de recherche sur les cachalots de l’île Maurice de l’association, nous parle du succès de la richesse des informations obtenues par la continuité des collectes de données, et la coopération interassoacciation. Il évoque aussi les grands enjeux de protection des populations de cachalots. A découvrir dans cette chronique.  D.KRUPKA.

www.longitude181.org

Joggeurs=Délinquants de la Santé ?

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Pierre Guelff, chroniqueur Fréquence Terre, joggeur « protégé » et « protecteur ».
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Gilles Goetghebuer, rédacteur en chef du magazine Zatopek, chroniqueur à France 5 (Photo Magazine Zatopek).

Gilles Goetghebuer, diplômé en éducation physique, est rédacteur en chef du célèbre magazine Zatopek, chroniqueur au Magazine de la Santé de France 5, à Sport et Vie, et vient de publier une importante mise au point au moment ou coureurs à pied et joggeurs sont la proie d’insultes, de fake news, comme sous le titre « Les joggeurs envahissent les rues de Paris » avec une photo d’un peloton vu de dos des… 20 km ou autre marathon ! De dos, pour ne pas voir les dossards, bien entendu.

Si, pour ma part, j’ai été insulté via les réseaux sociaux pour avoir publié un avis de médecins sportifs affirmant qu’il y avait compatibilité entre confinement et pratique physique modérée et régulière et en prenant les dispositions de protection ad hoc et que j’ai aussi été vilipendé pour avoir demandé le passage à deux cyclotouristes qui venaient vers moi et occupaient de front un chemin tout en papotant à l’aise, force est de reconnaître que la plupart des coureurs et des joggeurs respectent les consignes et font preuve de savoir-courir ou savoir-jogger qui est généralement de mise, sauf exceptions, bien entendu.

Cependant, le message de notre confrère vise à démontrer que la réaction de rejet dont sont victimes les coureurs à pied est à la fois bête, injuste et contre-productive et il s’écrie : « Lâchez-nous les baskets ! »

telechargement 1En voici de larges extraits : « Alors, ça y est! Les coureurs à pied sont devenus les nouveaux délinquants de la santé. On les accuse de propager l’épidémie. D’où les visages courroucés des passants. Cette épidémie est difficile pour tout le monde. Surtout pour ceux qui ont perdu un proche. En situation de crise, on est triste et tendu, c’est normal. En revanche, on peut ne pas ajouter de la haine à la douleur. Certains le comprennent et l’on a vu fleurir un tas d’initiatives solidaires. »

En revanche, il existe une ligne de front, selon lui : « Elle a souvent été révélée par la question du sport en extérieur. Est-il légitime de vouloir en faire? Se met-on en danger en s’adonnant à sa pratique? Met-on en danger ceux qui nous entourent? Sur les risques proprement dit, disons qu’ils sont à ce point faibles qu’en restreignant les pratiques en leur nom, on peut tout aussi bien interdire aux gens d’emprunter encore les trottoirs parce qu’il arrive parfois qu’un pot de fleurs tombe d’un balcon. Rappelons que la majorité de ceux qui développent la maladie savent exactement dans quelles circonstances ils ont été contaminés. À notre connaissance, personne n’a jamais invoqué la course à pied. Rappelons aussi que la maladie se transmet par des postillons. Or, l’immense majorité des coureurs se comportent de façon citoyenne en respectant les trois ou quatre mètres d’éloignement et en évitant de cracher ou de se moucher dans ses doigts à proximité d’autres personnes. Okay, il peut y avoir des exceptions. Qu’on leur réserve alors les accusations d’incivisme et qu’on laisse les autres s’époumoner tranquille. Quant à la thèse d’une possible transmission par aérosol, c’est-à-dire par le biais de gouttelettes très légères qui resteraient dans l’air longtemps après le passage de la personne, rappelons pour terminer qu’elle est hypothétique et ne vaut, de toutes façons, qu’à l’intérieur des établissements. À l’extérieur, elle est vraiment très peu vraisemblable. »

Les vraies causes de rejet

Ensuite, vient une analyse, disons, plus psychologique : « Dans toutes les épidémies de l’histoire, on remarque les mêmes phénomènes, notamment ce besoin de trouver un bouc émissaire: les Juifs, les Espagnols, les Haïtiens ou les sorcières au Moyen Âge qu’on surnommait les « semeuses de peste ». Il semblerait que ce soit le tour des coureurs. Qui l’eût cru? Reste à espérer qu’on ne leur réserve pas les mêmes sorts qu’aux précités. Mais lorsqu’on découvre la virulence de certains propos sur internet, on se dit qu’il ne faudrait pas grand-chose pour rallumer la mèche. Celle des bûchers, bien entendu! Face aux attaques, on serait en droit d’attendre des autorités qu’elles calment le jeu. Problème! Depuis quelques semaines, le discours officiel est confisqué par des « spécialistes » de santé qui n’envisagent la situation qu’à travers le prisme de leur discipline. Bien sûr, il y aurait moins de contagion si tout le monde restait chez soi, 24 heures sur 24. Il y aurait aussi moins de crimes et moins d’accidents. En contrepartie, cela se solderait par une augmentation en flèche des violences et des dépressions. Mais comme ces spécialisations ne sont pas celles de ceux qui édictent ces nouvelles règles, ces écueils passent au bleu!

Moralité

La conclusion de notre confrère est très réaliste et pleine de bon sens : « Dans l’hostilité qui se manifeste à l’égard des coureurs à pied (cela vaut aussi pour les cyclistes et les promeneurs), on ne peut pas s’empêcher de distinguer un fond de colère et de frustration de la part de tous ceux chez qui le contexte exceptionnel de pandémie réveille des inclinaisons autoritaires. Or la course à pied a toujours été une rebelle. Au fil du temps, elle s’est successivement opposée au mouvement sportif conventionnel, au discours hygiéniste des médecins qui la disaient trop dangereuse, aux préjugés sexistes, aux carcans de la bienséance. Cette fois, les coureurs démontrent leur attachement aux libertés. Or il se trouve que cet attachement ne contrevient pas aux règles de prudence. Au contraire! On peut tout à fait courir tout en respectant les distances de sécurité. On peut même se sourire et s’adresser des signes complices. De toute évidence, cette convivialité constitue un bien meilleur gage de protection sociétale que l’autre attitude qui consiste à se ronger les sangs et, par la fenêtre, à jeter aux coureurs des regards pleins de haine. Respectons les règles. Gardons nos distances. Mais continuons à nous entraîner ! »

Musique : Robot de Michaël Mathy.

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Coronavirus : après la crise, réinventons demain !

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Restons chez nous !

Depuis un mois, c’est le mot d’ordre que nous devons suivre pour tenter d’endiguer la progression du coronavirus. Depuis un mois nous essayons de nous adapter à cette situation inédite, en repensant notre mode de vie, nos besoins de consommation. Depuis un mois, on redécouvre la pertinence d’avoir un service public fort et performant. Et depuis un mois, des nouvelles solidarités apparaissent, ou plutôt, reprennent du sens.

Avec Jérémie Chomette, directeur de France Libertés

Comment la Fondation a abordé cette crise sanitaire inédite, dans son fonctionnement et dans ses missions ? Comment on arrive encore, dans cette période, à défendre les droits humains et les biens communs du vivant ?

« Ce n’est pas évident, mais c’est très important pour nous de rester mobilisés. L’ensemble de l’équipe est aujourd’hui en télétravail. On essaie d’être présent pour continuer à mettre en lumière les violations des droits humains – on le voit sur les questions d’accès à l’eau en France et dans le monde qui prennent une importance plus grande que d’habitude. Et on est un inquiet sur la défense des libertés, notamment en France avec l’état d’urgence qui est censé durer jusqu’en décembre. On espère que les violations des droits ne seront pas trop importantes. »

L’exemple du municipalisme

Cette crise est arrivée à un moment majeur de la vie démocratique française. La campagne pour les élections municipales a porté un peu partout des projets de société divers. Certains ont tenté de proposer des façons nouvelles de faire société localement, de vivre la ville différemment,  avec la volonté de mettre en pratique le municipalisme. Concrètement, comment ce municipalisme prenait forme ?

« On peut prendre l’exemple de Barcelone où les citoyens qui s’étaient mobilisés dans le MOUVEMENT OCCUPY au début des années 2010, ne souhaitaient plus que ce soient des gens à qui on délègue un pouvoir par les élections, qui décident pour eux. Ils voulaient reprendre la main sur les décisions dans la cité. En élisant une liste citoyenne de personnes de personnes qui ne sont pas présentes dans des partis, ils voulaient mettre en place des outils collaboratifs et décentralisés pour permettre des prises de décisions où les citoyens ont leur mot à dire. C’est assez facile à dire, mais plus compliqué à mettre en place. On l’a vu à BARCELONE, il y a eu une multiplication d’ateliers pour les citoyens qui ont été pris en compte, des réformes proposées au niveau local où les citoyens peuvent suggérer des choses. En France, il y a l’exemple de la petite ville de Saillans (Drôme), où l’on a vu que c’était assez compliqué à mettre en place, mais où on a essayé de de développer une démocratie où on organise, de manière régulière, des temps de rencontre et d’échange avec la population, avec des ateliers, pour répondre aux besoins de la population et pour que chacun puisse s’exprimer dans la prise de décisions. »

Pendant la campagne des municipales, vous aviez lancé une initiative autour de ce municipalisme. Est-ce que vous avez des retours des projets qui portaient cette question ?

« Il y a environ 500 listes citoyennes qui ont été déposées. Il y a des listes qui sont plutôt portées par des partis politiques, comme du greenwashing, avec cette idée de redonner le pouvoir aux citoyens, parce que cela porte bien. C’était donc des citoyens encartés. C’est un peu le défaut. Mais on estime qu’il y a environ 200 listes qui ont été déposées vraiment par des citoyens. Beaucoup sont issus de ce qui s’est passé à Barcelone, mais d’autres du mouvement des gilets jaunes. Pendant le mouvement des gilets jaunes, il y a eu une assemblée des communes qui a essayé d’insuffler un mouvement de reprise en main des municipalités par l’autogestion. »

Enclencher un vrai changement

C’est donc bien une autre manière de faire société qui est mise en avant dans ce projet. Comment aujourd’hui ce municipalisme, ce besoin de penser la société autrement, peut être un outil pour construire autre chose ?

« Si on veut aller vers un autre monde, ou un monde plus juste et plus solidaire, il nous faut obligatoirement la participation citoyenne. Ce municipalisme a cette vocation, cette force, de remettre les citoyens au centre du jeu dans les prises de décision. Ensuite, on a besoin d’être beaucoup plus présent sur le terrain. C’est souvent sur le plan local que c’est plus facile d’être présent et de sentir très rapidement des évolutions positives. Enfin, le municipalisme permet de développer une culture de la participation démocratique. On est en train de développer plein d’outils qui permettent aux citoyens, pas juste de s’exprimer, mais de trouver des moyens d’échanger, dans le conflit, dans le désaccord, pour trouver des solutions collectives, bonnes pour tout le monde localement. Après, tout ne se résout pas par le municipalisme. Pour enclencher un vrai changement, on a besoin aussi des solidarités, à la fois nationales et internationales, et d’essayer de faire plier les lois qui sont contraires aux bienfaits du vivant et des citoyens. On reste aussi dans une dynamique de processus électoral. On est toujours avec des listes qui vont gagner une municipalité et qui vont gérer la cité. Dans un système parfait, on aimerait que ce soient des élections sans candidat, où on va d’abord avoir l’ensemble des citoyens de la cité qui vont décider ensemble d’un programme et qui, derrière, vont choisir, par des élections sans candidat, qui sont les profils des personnes qu’ils voudraient voir administrer la cité. Et il faut comprendre que le changement ne peuvent arriver que sur le long terme. Cela fait des années qu’on a l’habitude que des gens décident pour nous. Et il y a des règles qui sont établies qui sont difficiles à contourner. Pour les modifier, il faut une action sur le long terme. Cela ne se fait pas en cinq ou six ans’.

Au-delà de ce municipalisme, la crise sanitaire fait naître ou réapparaître des solidarités. La question reste de savoir comment en faire un terreau pour imaginer le monde d’après. C’est ce que nous verrons avec vous la semaine prochaine.

Pour aller plus loin :

Etude des Cachalots 2020: écourtée mais riche !

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Nous retrouvons le programme cachalot de  l’association LONGITUDE 181 avec,  de retour forcé de l’île Maurice (covid oblige…) ,  François SARANO,  qui nous explique  les nombreux résultats déjà espérés pour 2020 . Passionnés du clan des cachalots, vous allez en apprendre encore plus !

D.KRUPKA.

Rien de bon en dehors de la lumière

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sigle ftpgf2 13m02070453340 sourceTroisième chronique consacrée aux 760 pages des éditoriaux et articles d’Albert Camus au quotidien Combat extrait d’un ouvrage publié à Folio.

Le but est d’extraire des phrases, des idées, une philosophie, qui restent d’actualité.

« Un pays vaut souvent ce que vaut sa presse. »

« Nous sommes décidés à supprimer la politique pour la remplacer pa rla morale. C’est ce que nous appelons une révolution. »

« Le réalisme politique est toujours contraire à la morale, à la justice, à la fidélité. »

« La justice, c’est de juger les hommes sur eux-mêmes et non sur leurs noms ou leurs idées. »

« La fraternité qui se forge dans les défaites est plus sûre que celle qui naît dans la victoire. »

« La révolution n’est pas la révolte. »

« Les hommes doivent porter la responsabilité de leurs privilèges. »

« Qui pourrait se plaindre de voir des hommes que l’argent a détournés de toute conscience frappés dans ce qu’ils ont justement de plus cher et qui est encore l’argent ? »

« Pour les esprits déterminés, la vérité est toujours la meilleure nouvelle. »

« Toute politique qui se sépare de la classe ouvrière est vaine. »

« Rien de bon ne peut se faire en dehors de la lumière. »

Musique : Michaël Mathy.

sigle ft 2015 9