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POURQUOI POURSUIVRE L’ABATTAGE INUTILE DES REQUINS ?

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Arrêtons le massacre ! Arrêtons le massacre des requins !  il s’agit ici du massacre des requins ,  de l’abattage  fait en pêche punitive chez nous,  en Outre-Mer, à La Réunion ou en Nouvelle Calédonie.

Une Nouvelle-Calédonie triomphante  qui vient d’annoncer le 18 juin 2020 que les autorités locales avaient capturé deux requins tigre suite à la découverte du cadavre d’un véliplanchiste disparu, qui portait des traces de morsures de cette espèce.

Comment faire autrement ? Eric CLUA, directeur de recherche au CRIOBE, spécialiste des requins, qui propose une alternative que vous pourrez apprécier à l’écoute de cette chronique.

D.KRUPKA

 références:

  • https://www.lnc.nc/breve/deux-requins-tigres-preleves-a-noumea
  • Clua E.E.G, Linnell J.D.C., Planes S. and C.G. Meyer (2020). Selective removal of problem individuals as an environmentally responsible approach for managing shark bites on humans. Journal of Ocean and Coastal Management. 194 (2020) 105266. https://doi.org/10.1016/j.ocecoaman.2020.105266

Tout est dit ! Trois choses démontrées par le confinement…  

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sigle ftpgf2 16Je lis dans Charlie Hebdo de ce 25 juin 2020 ces lignes : « Quand on ment à ce point aux citoyens, le mince fil d’Ariane qui relie encore le pouvoir à la légitimité populaire risque de se rompre. »

Et, dans un article de Jacques Littauer, sous le titre : « À quoi servent les patrons ? » : «Être soumis au travail conduit à être soumis dans l’espace politique. »

30020200627 082757Il établit un constat en trois points : « Le confinement aura démontré trois choses. Un : notre économie s’effondre dès qu’elle cesse de vendre des trucs inutiles à des gens surendettés. Deux : il est parfaitement possible de réduire fortement la pollution. Trois : les personnes les moins bien payées du pays sont les plus essentielles à son fonctionnement. »

Dans le même contexte, Charlie Hebdo dit encore que « de nombreux ‘‘cadres’’ se sont rendu compte que tout tournait mieux sans eux, et qu’ils étaient à la merci, pour leurs besoins quotidiens, de personnes à qui ils n’accordent guère de considération en temps normal : caissiers, livreurs, éboueurs. »

Mais, la machine néo-libérale s’est remise en route, et avec nos confrères, nous pourrons chanter, sur fond de l’Internationale : « Groupons-nous et demain l’actionnariat sera le genre humain », est-il annoncé sur trois pages  dont la « France, c’est la privatisation finale » et d’expliquer que la politique du gouvernement français (mais cela se remarque aussi dans maints pays aux mains des néo-libéraux et du grand capital), veut envoyer les services publics au musée !

Le sommeil, cet espace précieux

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9782226444264 xLe sommeil concerne tout le monde, néanmoins environ un adulte sur trois se plaint de manque de sommeil et la consommation de traitement pharmaceutique a explosé ces trente dernières années. Dormir est devenu un problème de société.

En réalité le sommeil est très mal compris et Darian Leader, auteur de l’ouvrage « Pourquoi nous ne dormons pas » aux éditions Albin Michel  explore finement la question sous différents axes.

Tout d’abord d’un point de vue historique, la science du sommeil émerge à la fin du 19e siècle. La découverte de l’électroencéphalogramme a permis de mesurer l’activité électrique du cerveau et ainsi de distinguer plusieurs phases d’activités neuronales au cours du sommeil, dont les rêves bien évidemment. Ensuite vers les années 80, la recherche s’est concentrée sur une dimension purement physique telle que l’apnée nocturne, l’horloge biologique etc. Et aujourd’hui, il y aurait plus de soixante -dix troubles du sommeil.

Dans cet ouvrage, la question du sommeil est aussi observée sous l’angle économique, sociologique, psychologique et est judicieusement analysée par l’auteur. De nombreuses idées reçues sont quelque peu secouées par lui et apportent un éclairage nouveau sur une question qui nous concerne tous.

Darian Leader a clairement une approche centrée sur l’écoute, mais il n’existe aucun instrument pour mesurer le temps subjectif, qui est par définition le temps que nous éprouvons. Or, c’est justement le temps subjectif qui importe pour une personne qui souffre d’un trouble du sommeil.

Aujourd’hui, notre environnement sociétal insiste sur la notion de performance, il y a des injonctions permanentes à optimiser nos corps. Et il y a un paradoxe énorme entre le fait que l’insomnie chez l’adulte relève en général de facteurs multiples et une société qui privilégie des approches normatives.  Darian Leader souligne d’ailleurs le côté inconciliable entre habiter un monde du commerce et de l’information qui ne dort jamais et l’obligation d’avoir le bon nombre d’heures de sommeil. Il ajoute que choisir entre le social et le biologique pour penser le sommeil, c’est passer à côté de la question, les deux ne pouvant pas être séparés.

Parce que dormir est devenu un réel problème de société, et parce que s’endormir est une affaire personnelle ; il est essentiel que chacun réfléchisse à la place qu’occupe le sommeil dans sa vie.

Darian Leader est psychanalyste à Londres. Après ses études de philosophie à Cambridge, il a passé dix ans à Paris pour se former à la psychanalyse. Il a publié chez Albin Michel, en 2014, Bipolaire, vraiment ? et Mains en 2017.

Photo: libre de droit

Coronavirus : « Une menace supplémentaire » pour les peuples autochtones

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Avec la pandémie de coronavirus, les peuples autochtones deviennent encore plus vulnérables. Accès au soin difficiles, conditions de vie plus précaires, projets extractivismes qui reprennent de la vigueur, pollutions, leur fragilité s’accentue. Pourtant, des mobilisations existent et les populations parviennent à s’organiser.

On a vu la semaine dernière que les peuples autochtones étaient fragilisés par la crise du Covid-19. Il y a un autre effet collatéral à cette pandémie : les projets extractivistes profitent de l’aubaine pour reprendre ou s’étendre.

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© France Libertés

« Oui, on peut dire ça malheureusement. Il y a eu de nombreux appels d’autochtones pour dénoncer le fait que certaines exploitations reprenaient de plus belle comme les projets illégaux, l’orpaillage illégal, notamment au Brésil ou en Guyane. L’attention était focalisée sur le coronavirus et beaucoup moins sur leurs activités. Au début de la pandémie, il y avait énormément d’appels et de messages d’autochtones expliquant que tel fleuve était de plus en plus pollué, ce qui dénotait une augmentation de l’orpaillage illégal. Il y a aussi les projets légaux, toutes ces entreprises multinationales qui continuent à chercher à amoindrir les normes environnementales pour pourvoir mieux extraire, avec moins de contraintes. »

« Certains Etats ont lancé des travaux en pleine pandémie »

« Clairement, c’est une menace supplémentaire. La difficulté est que les autochtones ne peuvent pas lutter aussi bien qu’ils le faisaient auparavant, puisque les rassemblements sont compliqués. Et surtout, l’attention est focalisée sur la santé de leur peuples avec des disparitions inquiétantes des aînés notamment. Et quand un aîné décède, c’est aussi une partie de la culture et des savoirs qui potentiellement peut être mis en danger. C’est une vraie menace. »

Pour faire face à leur isolement, les peuples autochtones se sont organisés… en faisant appel à leurs pratiques ancestrales pour se protéger.

« Une des mesures les plus classiques qui a été prise par différents peuples un peu partout sur la planète, c’est de fermer les villages autochtones, de barrer l’accès, pour réguler les flux et tenter de gérer tant bien que mal cette situation. On a eu aussi beaucoup d’autochtones, qui vivaient en ville, qui ont cherché à revenir sur leur territoire natal, parce que c’est perçu comme une façon de se protéger. Il y a cette idée que ce serait moins dangereux que la ville où cela grouille de personnes. Les interventions radios se sont multipliées, comme les portes-à-portes, pour diffuser les consignes sanitaires. C’est extrêmement important que ces consignes soient diffusées dans leur langue. Certains peuples ont mis en place leur systèmes traditionnels liés à la santé, avec l’utilisation de plantes, pour lutter contre des effets de la maladie. Il y a par exemple l’ancienne rapporteuse spéciale de l’Onu, Victoria Tauli Corpuz du peuple Kankana-ey Igorot aux Philippines, qui a expliqué que, dès que la pandémie s’est déclarée, son peuple a mis en place une manière traditionnelle de verrouiller les communautés. Les gens vivent dans le village, et ensuite il y a de la solidarité, de l’entraide qui s’organise en fonction des villages qui sont le plus en difficulté. Ça ne suffit pas parce qu’il y a un grand besoin d’appui et de dénonciation de certaines politiques d’Etat. »

Au Brésil, « un risque de génocide »

Face à ces tragédies annoncées, des mobilisations s’organisent, notamment avec une campagne qui a été lancée pour alerter sur la catastrophe en cours au Brésil.

« C’est la campagne du photographe franco-brésilien Sebastiao Salgado qui parle de génocide, parce qu’il y a le risque pour certains peuples de disparition potentielle, notamment pour les peuples en isolement. Il s’agit de porter l’attention en France sur ce qui se passe ailleurs. Les yeux sont beaucoup rivés sur le Brésil parce qu’il y a une situation dramatique. Depuis l’élection de Bolsonaro, c’est de pire en pire. On est sur un gouvernement qui est profondément anti-autochtone, avec une volonté ouvertement affichée de conversion forcée, de rentrer en contact avec les peuples isolés, d’amoindrir les lois qui étaient passées et d’ouvrir leur territoires à l’exploitation minière, à l’exploitation pour l’agriculture industrielle. Les yeux sont fixés sur ce pays parce que c’est emblématique de ce double problème : le problème de base, avec les question autochtones, et cette pandémie qui vient ajouter un risque accru, surtout quand on sait que Bolsonaro ne prend pas en compte la gravité de la situation avec le coronavirus. »

Pour aller plus loin :

 

Quand l’Art est au service de l’Océan …

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Oui, l’Art peut contribuer à préserver l’Océan : Comment? Pourquoi?  c’est avec Pierre Martinez, artiste, tatoueur, créateur de décorations murales, et soutien d’associations de protection telles que LONGITUDE 181  que nous allons le découvrir…Rediffusion.

https://www.fenua-factory.com/

https://www.longitude181.org

Carnet d’un voyageur immobile dans un petit jardin

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Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

Confinement et voyage, c’est incompatible me diriez- vous et je vous répondrai qu’il n’y a pas plus compatible !  La preuve avec ce beau livre nature de Fred Bernard intitulé « Carnet d’un voyageur immobile dans un petit jardin » paru aux éditions Albin Michel.

En ouvrant ce journal aquarellé, vous entrez dans un véritable monde enchanté. Vous pourrez être un lecteur ou plutôt un observateur immobile car à chaque page il y a un univers à découvrir. De plus, ces croquis sont tellement vivants que l’on se surprend ensuite à vouloir converser avec un joli pissenlit rencontré sur un trottoir ou d’interpeller une punaise pour lui demander son nom. Dans cet ouvrage, le lecteur y apprend mille choses différentes, le biorythme de certaines fleurs, les caractéristiques de certaines libellules, le menu de certains oiseaux, etc.

Durant les différentes saisons, avec humour et poésie, Fred Bernard nous emmène comme voyageur privilégié dans son jardin. Ce jardin qui est devenu pour le lecteur un monde infini et tout à la fois un monde plus familier.

L’auteur est né à Beaune et en 2016 il revint vivre dans sa région natale.   Il transforma un jardin envahi de ronces en plantant de nouvelles essences. Fred Bernard est auteur reconnu de jeunesse et bédéiste pour adulte. Il excelle à croquer ses propres histoires en mots, dessins et aquarelles.

 

 

 

Coronavirus : pour les peuples autochtones, il y a « un arrière-goût de déjà-vu »

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La pandémie de coronavirus a déjà fait plus de 420 000 morts dans le monde depuis son apparition en Chine en décembre. Près de la moitié de ces décès ont eu lieu en Europe. Si en France la situation tend à se stabiliser, et que la circulation du virus semble décliner, il reste dans le monde des zones où l’inquiétude demeure.

C’est le cas notamment dans les régions où vivent de nombreux peuples autochtones. Depuis très longtemps, leurs conditions de vie ont été précarisées par de multiples menaces liées à la colonisation. Mais l’arrivée du Covid-19 les rend encore plus vulnérables et rappelle leur douloureuse histoire.

La pandémie de coronavirus affecte sévèrement l’ensemble des pays. Mais pour les peuples autochtones, ce genre de contamination n’est pas quelque chose de totalement nouveau.

« Malheureusement, cette pandémie a pour eux un arrière-goût de déjà-vu. Les processus de colonisation ont entrainé avec eux un certain nombre de maladies contre lesquelles les autochtones n’étaient pas immunisés. Cela a conduit à la disparition de nombreux peuples et à des taux de mortalité extrêmement importants. Il y a ce vocabulaire de génocide qui est assez présent, avec ce risque de retomber sur un génocide des autochtones. Ce qu’il faut rappeler, c’est que les épidémies étaient importées aussi bien par les colons, qui se sont appropriés les territoires de ces peuples, que par ceux qui exploitaient les ressources, l’or ou le caoutchouc, mais aussi par ceux qui cherchaient à les convertir au christianisme notamment. Les chiffres étaient glaçants. En Amérique latine, 90% des autochtones présents sur le territoire ont été décimés. En Guyane, on avait environ 36 peuples avant l’arrivée des colons. Aujourd’hui, il n’y a plus que six peuples. On voit qu’il y a un véritable traumatisme. Les autochtones continuent de porter cela en eux. Le terme de génocide revient souvent mais aussi l’idée de « nous sommes les survivants à ces épidémies« . Là, ils font face à une nouvelle vague et cela ravive beaucoup de peurs. »

Ils sont déjà en extrême fragilité. Le Covid-19 rajoute un danger supplémentaire ?

« Cela s’ajoute à tout ce que les peuples autochtones doivent déjà subir : les processus d’accaparement de leur territoire, d’exploitation de leurs ressources qui viennent fragiliser, polluer leur territoire, mettre à mal leurs droits fondamentaux comme le droit à l’eau. Il y a aussi les processus de discrimination. En fait c’est tout un corpus incroyable de menaces qui pèsent sur les autochtones. Et la pandémie vient s’ajouter. Comme ces autochtones, majoritairement, ont déjà des conditions de vie précaires, la pandémie ajoute un poids de plus. »

La pandémie aggrave la situation de peuples déjà fragilisés

Pourquoi sont-ils plus vulnérables que d’autres populations ?

« C’est un ensemble de choses. Ce sont des personnes qui ont malheureusement souvent une santé fragilisées. Aujourd’hui ce sont des communautés qui souffrent de malnutrition, de déficit immunitaire, de maladies chroniques, pour certain du diabète, d’obésité, de l’hypertension qui sont des facteurs aggravants face au coronavirus. Tout cela est lié au processus de colonisation qui les a contraint à la sédentarité, et fait devenir pour certain dépendants à des d’aliments très industriels. Et sans parler des pollutions. Cela à des impacts assez importants. On a des taux de cancers très graves, de maladies liés aux poumons. On peut aussi parler des peuples non contactés, qui sont des peuples autochtones qui ont choisi d’être en isolement et de ne pas entrer en contact avec « les blancs » et les autres populations pour se protéger. Ces peuples-là sont extrêmement vulnérables parce qu’ils n’ont pas les défenses immunitaires contre un grand nombre de maladies, dont le coronavirus en première ligne ».

Et il y a aussi les autochtones qui vivent en milieu urbain ou ceux qui ont été déplacés.

« Ce sont beaucoup d’autochtones qui sont généralement dans les quartiers défavorisés, dans les favelas, dans des quartiers surpeuplés, qui vont augmenter les risques de contagion, puisque la distanciation va être compliquée. Il s’agit souvent de quartiers qui n’ont pas accès aux services les plus élémentaires. Il y a aussi ceux qui vivent au bord des routes parce qu’ils ont été chassés de leur territoires. On peut parler des Guaranis-Kaiowa au Brésil, des Baka en République démocratique du Congo (RDC), ou de ceux qui vivent dans les camps de réfugiés. L’autre problème est celui de l’accès aux soins. Aux Etats-Unis, la Nation Navajo est la nation la plus affectées. C’est 175 000 habitants, 5 500 cas positifs, 250 décès. C’est vraiment énorme. C’est en partie lié à l’éloignement des centres de santé mais aussi au fait que 40% de ces habitants n’ont pas accès à l’eau. C’est un tout, mais qui démontre bien tout ce que peuvent subir les autochtones continuellement et que cette pandémie ne fait qu’aggraver. »

Autre effet collatéral  de la pandémie : les projets extractivistes profitent de l’aubaine pour reprendre ou s’étendre. Mais les mobilisations autour des peuples autochtones s’organisent.

On en reparle la semaine prochaine avec Marion Veber de la Fondation France Libertés.

Pour aller plus loin :

 

L’océan a des droits – Episode 11- le préfet : entre raison d’Etat et bien commun ! –

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La fonction du préfet non élu, et son importance dans les collectivités territoriales  :pour se convaincre de son  rôle en matière d’environnement marin , examinons 2 exemples  : la crise Requins à la réunion et les boues rouges du Parc national des Calanques de Marseille.  y-a-t-il un contre-pouvoir ?

D.KRUPKA.

La vie à pleine main

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Grégory Cuilleron est devenu cuisinier grâce à la télévision et avec ce nouveau livre, La vie à pleine main paru aux Éditions Albin Michel, il souhaite contribuer à l’inclusion des personnes handicapées dans le monde du travail.  C’est avec la plume du romancier Alexis Jenni que le lecteur découvre avec  beaucoup de saveur le parcours de Grégory Cuilleron.

ft300 1Grégory  est né avec une seule main et il affirme qu’il ne voit pas sa main comme absente, mais qu’il a bien conscience qu’il est comme il est et qu’il fait avec. En d’autres mots, lorsqu’un problème se pose, il apprend à le résoudre.  Il déclare que rien ne lui manque, qu’il a, bien sûr une main en moins, mais intérieurement il ne perçoit pas le manque.

Il déclare aussi qu’il est devenu handicapé à l’âge de 27 ans, quand le public le découvre à la télévision car jusque- là, il n’avait jamais pensé l’être. Pour lui le handicap est une notion très relative, « on est toujours le handicapé de quelqu’un et on trouve toujours plus handicapé que soi ».

Grégory Cuilleron pratique dès l’enfance de multiples sports, il a le goût de la compétition et de la bonne cuisine. « Je voue un culte à la bonne cuisine quotidienne, là où la mémoire sensorielle est très forte » dit-il.

Grégory Cuilleron nous invite aussi à questionner  le concept de normalité, car chacun est amené un jour ou l’autre à surmonter des difficultés au cours d’une vie. Il appartient à chacun de changer son regard sur le monde des valides et non valides. Il nous rappelle aussi que le concept de la limitation est l’essence de l’homme, c’est même ce qui fait l’homme.

En résumé, ne vous privez surtout pas de découvrir ce livre, vous allez percevoir une belle personnalité et, en plus, vous emporterez  une formidable dose d’optimisme.

Grégory Cuilleron, jeune cuisinier, né sans avant-bras gauche, s’est fait connaître en gagnant la finale nationale d’Un dîner presque parfait en 2009 et en participant à Top Chef en 2010. Depuis, il a présenté ou participé à différentes émissions culinaires et a aujourd’hui deux restaurants à Lyon. Il a été ambassadeur de l’ AGEFIPH (Association de gestion du fonds d’insertion professionnelle des personnes handicapées).

Alexis Jenni, écrivain, est notamment auteur de l’Art français de la guerre (Prix Goncourt 2011)

Confinement, cachalots, et..caresses !

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En période de confinement, les cachalots nous apprennent beaucoup et l’on peut s’en inspirer dans les moments difficiles que nous traversons. Ce qui nous manque, après avoir ravitaillé le frigo, avec du temps devant soi, c’est le contact. Les cachalots nous proposent une autre approche . A découvrir dans cette chronique. Rediffusion

D.KRUPKA