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Coronavirus : pour les peuples autochtones, il y a « un arrière-goût de déjà-vu »

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La pandémie de coronavirus a déjà fait plus de 420 000 morts dans le monde depuis son apparition en Chine en décembre. Près de la moitié de ces décès ont eu lieu en Europe. Si en France la situation tend à se stabiliser, et que la circulation du virus semble décliner, il reste dans le monde des zones où l’inquiétude demeure.

C’est le cas notamment dans les régions où vivent de nombreux peuples autochtones. Depuis très longtemps, leurs conditions de vie ont été précarisées par de multiples menaces liées à la colonisation. Mais l’arrivée du Covid-19 les rend encore plus vulnérables et rappelle leur douloureuse histoire.

La pandémie de coronavirus affecte sévèrement l’ensemble des pays. Mais pour les peuples autochtones, ce genre de contamination n’est pas quelque chose de totalement nouveau.

« Malheureusement, cette pandémie a pour eux un arrière-goût de déjà-vu. Les processus de colonisation ont entrainé avec eux un certain nombre de maladies contre lesquelles les autochtones n’étaient pas immunisés. Cela a conduit à la disparition de nombreux peuples et à des taux de mortalité extrêmement importants. Il y a ce vocabulaire de génocide qui est assez présent, avec ce risque de retomber sur un génocide des autochtones. Ce qu’il faut rappeler, c’est que les épidémies étaient importées aussi bien par les colons, qui se sont appropriés les territoires de ces peuples, que par ceux qui exploitaient les ressources, l’or ou le caoutchouc, mais aussi par ceux qui cherchaient à les convertir au christianisme notamment. Les chiffres étaient glaçants. En Amérique latine, 90% des autochtones présents sur le territoire ont été décimés. En Guyane, on avait environ 36 peuples avant l’arrivée des colons. Aujourd’hui, il n’y a plus que six peuples. On voit qu’il y a un véritable traumatisme. Les autochtones continuent de porter cela en eux. Le terme de génocide revient souvent mais aussi l’idée de « nous sommes les survivants à ces épidémies« . Là, ils font face à une nouvelle vague et cela ravive beaucoup de peurs. »

Ils sont déjà en extrême fragilité. Le Covid-19 rajoute un danger supplémentaire ?

« Cela s’ajoute à tout ce que les peuples autochtones doivent déjà subir : les processus d’accaparement de leur territoire, d’exploitation de leurs ressources qui viennent fragiliser, polluer leur territoire, mettre à mal leurs droits fondamentaux comme le droit à l’eau. Il y a aussi les processus de discrimination. En fait c’est tout un corpus incroyable de menaces qui pèsent sur les autochtones. Et la pandémie vient s’ajouter. Comme ces autochtones, majoritairement, ont déjà des conditions de vie précaires, la pandémie ajoute un poids de plus. »

La pandémie aggrave la situation de peuples déjà fragilisés

Pourquoi sont-ils plus vulnérables que d’autres populations ?

« C’est un ensemble de choses. Ce sont des personnes qui ont malheureusement souvent une santé fragilisées. Aujourd’hui ce sont des communautés qui souffrent de malnutrition, de déficit immunitaire, de maladies chroniques, pour certain du diabète, d’obésité, de l’hypertension qui sont des facteurs aggravants face au coronavirus. Tout cela est lié au processus de colonisation qui les a contraint à la sédentarité, et fait devenir pour certain dépendants à des d’aliments très industriels. Et sans parler des pollutions. Cela à des impacts assez importants. On a des taux de cancers très graves, de maladies liés aux poumons. On peut aussi parler des peuples non contactés, qui sont des peuples autochtones qui ont choisi d’être en isolement et de ne pas entrer en contact avec « les blancs » et les autres populations pour se protéger. Ces peuples-là sont extrêmement vulnérables parce qu’ils n’ont pas les défenses immunitaires contre un grand nombre de maladies, dont le coronavirus en première ligne ».

Et il y a aussi les autochtones qui vivent en milieu urbain ou ceux qui ont été déplacés.

« Ce sont beaucoup d’autochtones qui sont généralement dans les quartiers défavorisés, dans les favelas, dans des quartiers surpeuplés, qui vont augmenter les risques de contagion, puisque la distanciation va être compliquée. Il s’agit souvent de quartiers qui n’ont pas accès aux services les plus élémentaires. Il y a aussi ceux qui vivent au bord des routes parce qu’ils ont été chassés de leur territoires. On peut parler des Guaranis-Kaiowa au Brésil, des Baka en République démocratique du Congo (RDC), ou de ceux qui vivent dans les camps de réfugiés. L’autre problème est celui de l’accès aux soins. Aux Etats-Unis, la Nation Navajo est la nation la plus affectées. C’est 175 000 habitants, 5 500 cas positifs, 250 décès. C’est vraiment énorme. C’est en partie lié à l’éloignement des centres de santé mais aussi au fait que 40% de ces habitants n’ont pas accès à l’eau. C’est un tout, mais qui démontre bien tout ce que peuvent subir les autochtones continuellement et que cette pandémie ne fait qu’aggraver. »

Autre effet collatéral  de la pandémie : les projets extractivistes profitent de l’aubaine pour reprendre ou s’étendre. Mais les mobilisations autour des peuples autochtones s’organisent.

On en reparle la semaine prochaine avec Marion Veber de la Fondation France Libertés.

Pour aller plus loin :

 

L’océan a des droits – Episode 11- le préfet : entre raison d’Etat et bien commun ! –

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La fonction du préfet non élu, et son importance dans les collectivités territoriales  :pour se convaincre de son  rôle en matière d’environnement marin , examinons 2 exemples  : la crise Requins à la réunion et les boues rouges du Parc national des Calanques de Marseille.  y-a-t-il un contre-pouvoir ?

D.KRUPKA.

La vie à pleine main

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Grégory Cuilleron est devenu cuisinier grâce à la télévision et avec ce nouveau livre, La vie à pleine main paru aux Éditions Albin Michel, il souhaite contribuer à l’inclusion des personnes handicapées dans le monde du travail.  C’est avec la plume du romancier Alexis Jenni que le lecteur découvre avec  beaucoup de saveur le parcours de Grégory Cuilleron.

ft300 1Grégory  est né avec une seule main et il affirme qu’il ne voit pas sa main comme absente, mais qu’il a bien conscience qu’il est comme il est et qu’il fait avec. En d’autres mots, lorsqu’un problème se pose, il apprend à le résoudre.  Il déclare que rien ne lui manque, qu’il a, bien sûr une main en moins, mais intérieurement il ne perçoit pas le manque.

Il déclare aussi qu’il est devenu handicapé à l’âge de 27 ans, quand le public le découvre à la télévision car jusque- là, il n’avait jamais pensé l’être. Pour lui le handicap est une notion très relative, « on est toujours le handicapé de quelqu’un et on trouve toujours plus handicapé que soi ».

Grégory Cuilleron pratique dès l’enfance de multiples sports, il a le goût de la compétition et de la bonne cuisine. « Je voue un culte à la bonne cuisine quotidienne, là où la mémoire sensorielle est très forte » dit-il.

Grégory Cuilleron nous invite aussi à questionner  le concept de normalité, car chacun est amené un jour ou l’autre à surmonter des difficultés au cours d’une vie. Il appartient à chacun de changer son regard sur le monde des valides et non valides. Il nous rappelle aussi que le concept de la limitation est l’essence de l’homme, c’est même ce qui fait l’homme.

En résumé, ne vous privez surtout pas de découvrir ce livre, vous allez percevoir une belle personnalité et, en plus, vous emporterez  une formidable dose d’optimisme.

Grégory Cuilleron, jeune cuisinier, né sans avant-bras gauche, s’est fait connaître en gagnant la finale nationale d’Un dîner presque parfait en 2009 et en participant à Top Chef en 2010. Depuis, il a présenté ou participé à différentes émissions culinaires et a aujourd’hui deux restaurants à Lyon. Il a été ambassadeur de l’ AGEFIPH (Association de gestion du fonds d’insertion professionnelle des personnes handicapées).

Alexis Jenni, écrivain, est notamment auteur de l’Art français de la guerre (Prix Goncourt 2011)

Confinement, cachalots, et..caresses !

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En période de confinement, les cachalots nous apprennent beaucoup et l’on peut s’en inspirer dans les moments difficiles que nous traversons. Ce qui nous manque, après avoir ravitaillé le frigo, avec du temps devant soi, c’est le contact. Les cachalots nous proposent une autre approche . A découvrir dans cette chronique. Rediffusion

D.KRUPKA

Un chemin vers la paix intérieure.

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Grâce à son expérience personnelle et celle de psychopraticien, Ghislain Rubio de Teran a identifié 6 feux psychologiques qui attisent nos souffrances au quotidien. Il nous en parle dans Apaiser les 6 feux de notre souffrance publié aux Éditions Albin Michel.

ft300bisLa passion de l’auteur est d’explorer la vie psychique, d’observer son monde intérieur comme un enfant qui découvre un nouveau terrain de jeu. Il nous présente cet ouvrage comme le livre qu’il aurait lui-même souhaité lire lorsqu’il s’est trouvé fort démuni le jour où sa vie à basculer.

Le but du livre est de proposer des outils simples et pratiques qui permettent d’avancer à son propre rythme et d’aller à la découverte de son monde intérieur. Car, nous précise-t-il, c’est en allant voir là où cela « chauffe » que nous pouvons nous transformer et trouver ensuite un apaisement intérieur.

Une double question fondamentale est posée comme point de départ : Quelle est ma représentation des symptômes qui se manifestent ? Et que signifient-ils pour moi ?

 

Ainsi, il invite le lecteur à regarder le symptôme comme un allié. Et l’ambition du livre est de proposer des chemins pour explorer en profondeur les sources de nos souffrances psychiques.

De nombreux exercices tels que l’observation, la visualisation, un questionnaire…. sont proposés afin d’explorer des questions  concernant le manque d’estime de soi, certaines relations difficiles aux autres, le manque de confiance en soi, une réalisation de soi insuffisante, la relation à la mort, ou encore sa propre relation à la souffrance. De plus, de nombreuses vignettes illustrent très concrètement les différentes étapes ; ainsi le lecteur pourra aisément s’identifier à tel ou tel personnage qui évoque telle ou telle souffrance.ft351

Tout cela guide le lecteur avec beaucoup de simplicité, d’authenticité et de bienveillance. Mieux, avec encouragement quand il affirme que la connaissance de soi se fait pas à pas et que cette rencontre deviendra une aventure passionnante.

Ghislain Rubio de Teran souligne l’importance de faire une distinction entre l’évènement déclencheur et la situation elle-même. Car pour une réelle transformation de notre quotidien, il nous faut rencontrer physiquement et émotionnellement notre blessure. Il s’agit de remettre en mouvement les émotions bloquées et c’est ce mouvement qui produit un apaisement.

Ce livre est un merveilleux outil tel un  véritable « canif suisse »  pour nous accompagner et nous guider dans l’exploration de nos conflits intérieurs incessants afin de nous en libérer et de commencer une nouvelle vie en nous aimant enfin, sans conditions.

 

Rage « bétonnière » au village

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sigle ftpgf2 15Quelle est donc cette volonté politique de vouloir imposer des mastodontes de béton en lieu et place de maisons de type « villageois » situées dans la Capitale de l’Europe ?

S’agit-il d’un retour de la tristement célèbre « bruxellisation » bien connue des urbanistes du monde entier ?

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Le magnifique immeuble Art nouveau de Victor Horta à Bruxelles, sacrifié sur l’autel des lobbys (Photo DR)

« La « bruxellisation » est un terme utilisé par les urbanistes pour désigner une ville livrée aux promoteurs immobiliers au détriment du cadre de vie de ses habitants, sous couvert d’une modernisation nécessaire », spécifie une définition à ce sujet.

L’exemple le plus célèbre est celui de la Maison du Peuple du Parti Ouvrier Belge située au cœur de Bruxelles, œuvre remarquable de Victor Horta dans le style Art nouveau.

Ce bâtiment fut irrémédiablement détruit en 1965 malgré de vives protestations internationales. Quelques éléments purent être sauvés, tels des vitraux et de la ferronnerie, mais tout le reste est parti en gravats ou a été vendu à un ferrailleur.

Le bâtiment avait été inaugure en 1899 en présence de Jean Jaurès et fut remplacé par une tour de vingt-six étages portant le nom de l’entrepreneur qui, selon des sources fiables,  était de mèche avec des politiciens impliqués dans d’autres démolitions/reconstructions du même genre.

Des Comités d’habitants furent créés, certains remportèrent le combat Ainsi, sous la coordination d’un prêtre, un projet qui aurait défiguré davantage un quartier populaire intitulé « Les Marolles », fut abandonné.

Pour fêter la victoire de la « Bataille des Marolles » en 1969, une plaque commémorative fut inaugurée lors d’une fête et, je cite « de l’enterrement du promoteur, de sa fidèle épouse la bureaucratie et de leur enfant Expropriation ».

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Cet îlot de sept maisons de style villageois, leurs jardinets et un espace de verdure situés à Woluwe-St-Pierre, commune bruxelloise, vont-ils à leur tour être sacrifiés ? (Photo Fréquence Terre-RFI)

Ce rappel était nécessaire pour illustrer de nouveaux combats livrés dans la Capitale de l’Europe car, malgré d’indéniables progrès en matière de respect de l’environnement et du patrimoine édictés par la Région bruxelloise, l’un des six gouvernements belges, avec quarante-huit ministres au total, il semble que la « bruxellisation » remet le couvert dans certaines communes, cette fois au nom du modernisme et d’une prétendue approche écologique.

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En clair sur la photo, l’immeuble-paquebot qui devrait remplacer l’îlot de petites maisons selon la volonté des autorités communales et régionales (Photo Fréquence Terre-RFI)

Un exemple concret se déroule depuis de longs mois, à Woluwe-Saint-Pierre, l’une des dix-neuf communes de la Région bruxelloise, chacune ayant ses barons locaux s’accrochant à leurs prérogatives, des maisonnettes situées dans un quartier de style « village » vont être rasées et remplacées par un immeuble que les citoyens, ébahis, ont immédiatement baptisé « immeuble-paquebot ». Ils se sont regroupés en un Collectif, dit du Chien Vert, fort de centaines de citoyens, qui a directement manifesté son opposition à pareil projet pharaonique.

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Ces maisonnettes devraient disparaître pour être remplacées par un mastodonte (Photo Fréquence Terre-RFI)

Leur combat est clair et net : non à ce mastodonte et oui à sept maisons neuves tout en maintenant les jardinets et un petit parc y attenant.

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Ce joli coin sera rasé pour faire place à du béton (Photo Fréquence Terre-RFI)

Face aux tergiversations, promesses non tenues et autres tentatives de manipulation de l’opinion publique, le Collectif, par de multiples actions citoyennes pacifiques, ne cesse de clamer qu’il y aura une perte irrémédiable du caractère villageois actuel, des augmentations de la pollution sonore, atmosphérique, du flux de véhicules, et, il insiste sur une remarque qui devrait toucher de plein fouet les autorités qui, le cœur sur la main, crient leur amour de l’écologie et du bien-être citoyen : supprimer l’espace vert et les sept jardins existants est contraire à la politique de verdurisation justement prônée par elles !

Les semaines qui viennent seront cruciales dans ce combat, et, bien entendu, le Collectif espère fêter à son tour la mort d’un retour à une certaine « bruxellisation » dans son quartier villageois !

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Le préfet, instrument de l’Etat ou de l’intérêt général ? L’océan a des droits – Episode 10

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Lors d’un conflit local  portant sur l’environnement, c’est bien souvent le préfet qui devient le recours, le décisionnaire,  voire l’interlocuteur  que les associations de défense  trouvent sur leur chemin, en terme d’arbitrage, voire de décision unilatérale. Qui est-il ? quel est son pouvoir ? A découvrir dans cette chronique.

D. KRUPKA

www.longitude181.org

Craquez pour l’e-tegami.

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Un dessin rapide, simple, imparfait qui devient une expression artistique épanouissante.

Si vous avez des amis, de la famille, qui vivent loin de chez vous, voici une proposition pour lâcher durant un moment vos longues conversations téléphoniques, vos communications whatsapp interminables, vos visio-conférences épuisantes et autres et vous laisser inspirer par votre créativité et votre poésie.

savoure300L’e-tegami, est une pratique japonaise popularisée dans les années 70. Cet art consiste à peindre sur une carte postale un sujet de saison (fleur, fruit, animal…) ou des objets du quotidien, accompagné d’un court message manuscrit. Une fois la carte terminée, on l’envoie par la poste à un parent ou à un ami. Il s’agit de transmettre ses sentiments, les mots sont donc importants et le dessin ne doit pas être parfait, il peut être maladroit, l’essentiel est qu’il vienne du cœur. Ces petites œuvres visent à redonner à leurs destinataires le goût de la simplicité et de les reconnecter à leurs âmes d’enfant.

Les règles de cet art japonais sont simples, il ne s’agit pas d’être un as du pinceau. L’exercice s’inscrit dans l’instant présent,  il mêle l’observation de ce qui nous entoure et la rapidité de l’exécution.

Car selon la tradition, les contours du dessin sont épais et maladroits. Et il est même conseillé de tenir son pinceau par le bout du manche et le coude levé pour obtenir une sorte de tremblement dans les traits. Il faut aussi veiller à laisser des espaces blancs. Vous l’aurez compris, il s’agit de laisser une impression de spontanéité et de légèreté.

L’image se réalise en deux temps et voici une procédure si vous souhaitez suivre les règles.

– On commence par tracer à l’encre de Chine et à main levée les lignes de vie c’est-à-dire les contoursIl faut les exécuter sans s’y attarder afin de ne pas figer la dynamique de l’image

– Ensuite, on met le dessin en couleurs. On veillera à n’utiliser que quelques couleurs, que l’on appliquera suivant la technique du lavis (pigment très dilué). On peut travailler sur un papier washi ou aquarelle, afin de favoriser la diffusion aléatoire de l’eau et de la couleur.

– Enfin, lorsque le dessin est achevé, on écrit un court message et on le signe. Traditionnellement on signe à l’aide d’un sceau à son nom, avec de l’encre rouge. Et  il est possible de fabriquer soit même son tampon en gravant une gomme.

 

Et n’oubliez pas votre créativité et votre poésie…..

 

Koike Kunio est un artiste qui s’était spécialisé dans la calligraphie, avant de se rebeller contre les codes établis par cette tradition ancestrale. De cette rébellion il va créer de nouvelles règles, ou plus précisément des « non-règles » qui deviendront la base de l’e-tegami.

Et c’est justement par la popularité grandissante pour le travail de Koike Kunio dans les années 1970 que l’art de la lettre peintre va être remis au goût du jour. Son succès est tel qu’aujourd’hui Koike est devenu le président de l’association japonaise d’e-tegami, et qu’un musée entièrement dédié à cet “art” a été érigé.

Le leitmotiv de l’artiste japonais est : ”La maladresse n’est pas un problème. Soyons maladroits !” La maladresse serait considérée ici comme le reflet des vibrations du corps et de l’émotion de l’esprit devant l’objet admiré et observé.

Aujourd’hui, l’e-tegami a conquis le monde entier, il n’est pas rare de voir des occidentaux travailler tout simplement à l’aquarelle et au pinceau à réservoir d’encre.

Donc plus d’excuse… il suffit d’observer ce qui nous entoure et de se lancer.

 

 

 

 

Soignants de terrain  et experts autoproclamés  

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sigle ftpgf2 14À l’heure où le corps médical se dévoue corps et âme, parfois au détriment de sa propre santé, pour faire face au coronavirus, c’est littéralement la chienlit sur les plateaux de télévision, dans les forums des médias de la presse écrite ou par capsules youtube interposées.

Chienlit entre experts, pseudo-experts, experts autoproclamés, chroniqueurs et journalistes se prétendant spécialistes ès pandémie ou se croyant habilités à parler au nom du monde scientifique et de mieux en comprendre les arcanes et subtilités que cedit monde scientifique lui-même.

300covid 19 5070666 960 720Et, visiblement, cette attitude est contagieuse, c’est le cas de le dire, puisque la classe politique leur a emboîté le pas – à moins que ce ne soit l’inverse – dans une cacophonie qui serait risible si elle n’était pas dramatique.

Or, comme c’est la politique de Santé qui fait la pluie et le beau temps en ce domaine, la discordance règne à tous les étages en France, en Belgique…

Prenons l’exemple du masque. Au début, il était considéré comme inutile. Normal, puisqu’il n’y en avait pas de disponibles et que les stocks n’avaient pas été approvisionnés, par négligence ou économie, au point qu’on vit des soignants, en connaissant leur rôle essentiel, eux, porter des modèles de plongée sous-marine à défaut de masques médicaux ad hoc. Puis, changement de discours, le masque fut recommandé, car des commandes avaient été passées, parfois dans des pays ne donnant aucune fiabilité sur les normes requises.

Alors, en présence d’une telle pagaille, des milliers de citoyens se mirent à confectionner des masques eux-mêmes et ils reçurent de la part des autorités les conseils de fabrication que celles-ci leur assénaient sans rougir !

Mais, business is business, des centaines de millions de masques allaient être livrés, je cite « dans les prochains jours » et, du coup, à maints endroits, le masque était devenu obligatoire ! Strictement obligatoire !

protection 5080948 960 720Tout ça, en quelques semaines et c’est sans compter  avec la même situation au niveau des médicaments, des soins, de leur fiabilité ou non fiabilité, des confinement/déconfinement/reconfinement, tests, vaccins, formes asymptomatiques, atypiques, courantes du virus, etc. etc.

 

Certes, nous ne sommes pas du tout enclins à la « pensée unique », encore moins au « prêt-à-ne-pas-penser » que nous concoctent les partisans de l’ultralibéralisme, mais le citoyen et à plus forte raison le patient, méritent plus de respect.

Seuls, les soignants « de terrain », ceux qui œuvrent dans les hôpitaux, cliniques, laboratoires, dispensaires, en médecine générale et spécialisée, paraissent réellement à même d’émettre des avis circonstanciés.

La stérilité des débats sans fin entre les partisans de tel professeur marseillais contre ou pour tel professeur parisien, de tel virologue-fonctionnaire du gouvernement belge contre ou pour tels virologues des urgences d’hôpitaux universitaires, cette stérilité commence à lasser et n’amuse plus, si j’ose dire, que ceux qui se complaisent dans le jeu des fake news, des théories complotistes : plus c’est gros, plus ça passe, selon leurs concepteurs.

Heureusement, il semble aussi que de plus en plus de citoyens se rendent compte de la manipulation de tous ces « spécialistes autoproclamés » qui ont leur remède contre la pandémie à coups de carottes râpées, jus de tomates, conseils, souvent payants, dont ceux de brocarder la médecine au profit de leurs méthodes perlimpimtesques.

Certes, au départ, on aurait pu croire, et nous en étions, que des avis divergents sur cette situation mondiale allaient faire évoluer le débat vers le haut. Mais, au fil des jours, il a été banalisé, théâtralisé, monétisé, politisé, au point d’en être ridiculisé.

Retour, donc, aux gens de terrain. Aux vrais.

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Photos : Pixabay.

Océan, climat, Covid, même combat…

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Océan et climat, même combat, c’était mon propos en fin 2019 dans l’une de ces chroniques.

Et clairement,  du côté climatique et écologique il y aura un avant et un après le coronavirus. L’épidémie et ses conséquences ont créé un choc psychologique  pour chacun d’entre nous, ne nous laissant pas indemnes entre  douleurs, stupéfaction, et envie de «plus jamais vivre ça ». Ce que nous vivons ou allons vivre doit avoir un impact sur les politiques environnementales à venir.