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La souveraineté alimentaire au Liban à l’honneur du prix Danièle Mitterrand

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© Buzuruna Juzuruna

Le Liban est à l’honneur du 8e prix Danielle Mitterrand. La Fondation a décidé de distinguer cette année le collectif Buzuruna Juzuruna.

Dans un pays ravagé par différentes crises, sociale, économique et alimentaire, ce collectif œuvre depuis 2015, pour la souveraineté alimentaire, avec notamment une ferme-école, située dans la Vallée de la Bekaa.

  • Avec Joséphine Delesalle, chargée du Prix Danielle Mitterrand.

Chaque année, le prix Danielle Mitterrand distingue les alternatives qui travaillent à une métamorphose démocratique, écologique et solidaire du monde. Et cette année, c’est vers le Liban que vous vous êtes tournés, avec ce collectif, Buzuruna Juzuruna. Qui est-il et que signifie son nom?

« Buzuruna Juzuruna veut dire ‘nos graines sont nos racines’ en arabe. Depuis 2015, il œuvre à la souveraineté alimentaire des Libanais et des réfugiés syriens au Liban. Et il participe au développement et à la distribution de semences paysannes, à la formation à l’agriculture et l’aide aux familles réfugiées. »

Sauvegarder le patrimoine alimentaire

Le collectif dit vouloir s’inscrire dans une démarche de souveraineté alimentaire. Qu’est-ce que cela signifie ?

« La notion de souveraineté alimentaire est dans l’ADN du collectif. Elle est ancrée depuis toujours dans la construction du projet. C’est un collectif qui est avant tout solidaire dans l’idée de faire ensemble. Dès le départ, il a eu cette volonté de maintenir un patrimoine alimentaire et de participer à ce que personne ne fuit son pays pour cause de faim. Le projet est né de plusieurs chemins. Il y a Ferdinand et Zoé qui sont frères et sœurs. Ils sont partis de France pour faire un tour du monde. Et il se sont retrouvés au Liban dans l’incapacité d’avancer puisqu’il y a la guerre en Syrie. Ferdinand, qui est ingénieur agronome de formation, a trouvé un travail dans une ferme. Ils y ont travaillé tous les deux. Dans cette ferme, ils ont rencontré Oualid et Salem, deux réfugiés syriens qui avaient dû tout abandonner pour fuir la faim de leur pays. En vivant tous ensemble sur cette ferme, ils ont construit beaucoup de liens. Ils se sont rendus compte qu’il y avait un projet à créer et qu’ils avaient envie de participer à ce que personne n’ait besoin de fuir son pays pour ça. Ils ont donc voulu créer un lieu, une ferme où ils puissent travailler sur les semences, faire perdurer un héritage qui puisse être transmis à tout le monde. »

Après avoir démarré leur projet sur bout de terrain prêté, le collectif a aujourd’hui sa propre ferme qui se développe.

« Ils ont pu développer leur ferme, vendre leurs légumes. Aujourd’hui, c’est une volonté qui s’est accentuée avec les années. Au Liban, il y a une énorme crise économique sans précédents. Donc c’est plus que jamais une volonté et une nécessité que de pouvoir se nourrir et de participer à la formation des personnes pour qu’elles puissent se nourrir. Les citoyens libanais ont perdu tout leur pouvoir d’achat. Les denrées alimentaires sont encore aujourd’hui importées sur le cours du dollars américain. Ces personnes ont besoin de retrouver une souveraineté alimentaire ne serait-ce que pour répondre à leurs besoins. »

buzuruna juzuruna patrimoine alimentaire
© Buzuruna Juzuruna

Eveiller les consciences

Cette démarche du collectif prend encore plus de sens depuis le soulèvement des Libanais l’an dernier, en octobre 2019. En quoi c’est important ?

« Il y a une crise économique. Et depuis un an, il y a une crise politique qui est venue s’ajouter à tout ça. Cela a pris énormément d’ampleur dans le collectif. Serge, le président de l’association, est Libanais. Il a eu besoin de participer au soulèvement de son peuple. Afin de pouvoir toujours aider les paysans à avoir un peu d’autonomie et de les libérer de monopoles alimentaires, ils ont proposé un accès à la connaissance qui n’est pas toujours facile dans ce pays. Ils ont mis en place notamment des livrets de formation en arabe. Ils ont également fait une tournée partout dans le pays afin de visiter les communautés révolutionnaires pour parler de Buzuruna Juzuruna et de leurs actions. »

Cette tournée dans le pays a eu un fort impact sur les populations.

« Ces visites ont réveillé des consciences. Elles ont aussi réveillé des initiatives locales, les jardins partagés. En fonction des camps, ils trouvaient une parcelle de terrain qu’ils pouvaient potentiellement exploiter et ils formaient les gens à cultiver leur jardin. Cela a éveillé beaucoup de choses chez les gens. Ils se sont rendu compte qu’il était important d’agir localement et de continuer cette révolte. Il y a eu une grosse transmission de savoirs pendant la révolte et une volonté toujours plus accrues de continuer les actions de Buzuruna Juzuruna. »

Une belle utopie

En quoi il met en pratique les valeurs défendues par la Fondation ?

« C’est un super collectif qui représente les valeurs de la Fondation qui sont de croire aux utopies. Il s’agit de montrer des utopies, des systèmes, qui, aux yeux de notre société, ne fonctionneraient jamais. Or, ce sont des alternatives qui fonctionnent. Buzuruna Juzuruna œuvre chaque jour à un monde plus juste, à un partage des connaissance, à une transmission de savoirs, à une souveraineté alimentaire qui est faite par les hommes de la meilleure manière possible. Aujourd’hui, dans la vallée de la Bekaa, la ferme de Buzuruna Juzuruna est entourée de champs de monocultures intensives. Le collectif nous explique que chaque mois, ils saignent du nez tellement que les paysans autour d’eux mettent de produits chimiques sur leurs fermes. C’est tellement fort qu’ils en arrivent à saigner du nez. On pense que par toutes leurs actions et par tout ce qu’ils font, ils représentent les valeurs de la Fondation. C’est un collectif qui se développe, qui transmet ses savoirs, qui participe à la formation de familles. Aujourd’hui, ce sont énormément de familles qui ont été aidées et formées pour savoir elles-mêmes cultiver leur potager. Il y a aussi une grosse partie de plaidoyer, une grosse partie de développement des semences. Ils ont aujourd’hui une maison de la semence. C’est un acteur présent dans le réseau de semenciers. Ils ont de l’énergie. Leur projet se développe. C’est vraiment une petite pieuvre qui commence à prendre part dans des projets vraiment différents. En cela, on estime que c’est une belle utopie. »

Nous reviendrons dans le détail du collectif la semaine prochaine avec les témoignages des acteurs de Buzuruna Juzuruna.

buzuruna juzuruna prix danielle mitterrand 2020

Pour aller plus loin :

 

Plongeur sous-marin : témoin borgne et/ou spectateur privilégié ?

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La plongée est un loisir et c’est devenu surtout un marché . Un marché qui fait miroiter des coins paradisiaques qui sont réels. Mais les plongeurs ne sont ils pas leurrés par ces endroits ? en perdent-ils le témoignage des menaces réelles qui pèsent sur l’Océan?

 

 

https://youtu.be/tf8fkUvZviM

« Le moulin des secrets » de Gilles Laporte

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pgfAu risque de me répéter, il y a des auteurs qui deviennent des familiers à force de lire leurs ouvrages. On attend même leur dernier opus comme la missive d’un parent ou d’un ami parti de l’autre côté du globe pour plusieurs mois, voire des années.

Personnellement, il en va ainsi avec Gilles Laporte dont j’ai lu une bonne dizaine de romans en une décennie.

le moulin des secrets 768x1195 1Est-ce que « Le moulin des secrets » qui vient de paraître à Genèse Éditions, est de la même trempe que « Des fleurs à l’encre violette », mon préféré parmi tous ? Comparaison est-il raison, en littérature ?

Peu importe, avec Gilles Laporte on est assuré d’un récit souvent palpitant avec du concret, du vécu, comme fil conducteur.

Ainsi, quand Julie, une vosgienne qui voyage de l’hôpital à l’hôtel dans le RER, les pages donnent l’impression de vibrer au rythme des rames couplé aux vibrations de son angoisse et de sa peine.

En revanche, quand elle rencontre un inconnu, un médecin, à la réception de son hôtel parisien qui se présente à elle et lui dit vouloir la rassurer sur l’état de santé de son mari, Bernard, meunier de profession et fraîchement opéré d’un triple pontage cardiaque, on peut se dire qu’il s’agit d’une situation relevant de la pure fiction.

À vrai dire, en renfermant « Le moulin des secrets », on se rend compte que cette rencontre n’est pas aussi bizarre que ça.

Au contraire, il s’agit d’un subtil mélange de pans historiques enfouis mais pas obligatoirement oubliés dans certaines mémoires et tripes…

Ce livre inspiré de faits réels, selon l’auteur, est « un roman à l’épilogue généreux ». N’en disons donc guère plus sur cet étrange médecin qui vient même s’installer dans les Vosges…

sigle ft 2015

Je sais qui tu es

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« Je sais qui tu es et avec ma force de séduction je vais pouvoir te manipuler à ma guise … » Mais non pas du tout, rassurez-vous je vais plutôt vous inviter à rester bien à l’écoute de votre personnalité afin que vous puissiez  mettre toute votre attention dans l’observation de la relation et profiter du meilleur dans les diverses rencontres que la vie vous offre.

dsc04127Sans doute, avons-nous  tous rêvé un jour de mettre à nu telle ou telle personne dont le mystère résistait à notre observation. Et il est vrai que dès notre naissance nous passons le plus clair de notre temps à interpréter le monde et le comportement des gens.  De plus, les informations que nous recevons et transmettons à notre insu sont à la base de toute communication.

« Je sais qui tu es » est écrit par Pascale Chapaux-Morelli et paru aux éditions Albin Michel. C’est une sorte de guide afin de repérer les manipulateurs qui sont parmi nous. L’auteure nous propose d’analyser et d’éviter les pièges que certaines personnes manipulatrices nous tendent.

La première règle d’or est d’être à l’écoute de son humeur du moment. En effet, si je vis une séparation,  ou un autre moment difficile, je suis plus fragile et ma vulnérabilité est beaucoup plus haute. Une tendance naturelle est de projeter sur autrui ses pensées, ses peurs, ses désirs, ses attentes. Mais le risque est d’idéaliser l’autre et d’occulter des petits signes d’alerte.

Bien entendu, aucun geste ou attitude pris isolément ne peut avoir de signification probante. Par contre regarder s’il y a une cohérence ou absence de cohérence entre l’attitude et le discours verbal, là c’est un indicateur fort. Quand vous voyez un sourire sincère, il y a une  mobilisation de tous les muscles du visage, les yeux se plissent et de petites rides se forment, à contrario un sourire manipulateur se limite aux lèvres et le regard n’est alors pas en concordance.

Vous l’avez compris, pour éviter de se faire manipuler, il est essentiel de posséder certaines cartes.

Et à ce propos, Pascale Chapeaux –Morelli apporte une touche originale, elle nous invite à valoriser nos défauts. Eh oui, un défaut n’est pas là par hasard ; un défaut peut nous sauver de cette injonction de perfection, de rendement, ou de compétition. Par exemple l’autre face de l’impatience est la vitalité ou la spontanéité. L’essentiel est de ne pas se laisser influencer par le jugement d’autrui.

Dans votre jeu de cartes, il s’agira surtout de renforcer vos ressources personnelles et pour se faire il vous faudra être attentif à vos ressentis, à vos réactions face à autrui, il vous faudra aussi se méfier de votre fragilité, ne pas hésiter à prendre son temps. Ensuite, n’oubliez pas de piocher la carte joker, d’oser et savoir dire « non » et puis in fine la carte essentielle, la carte royale : se libérer de sa dépendance affective.

 

Pascale Chapeaux-Morelli est docteure en psychologie et enseigne à Paris 8 et auteure de La Manipulation affective dans le couple et Faire face à un pervers narcissique.

 

 

Paroles, paroles : 50 ans de politique présidentielle environnementale !

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Les Cassandre qui alertaient avaient raison. la crise écologique n’est pas un mythe. Elle est là. Le temps actuel est une charnière de notre futur. Comment en une génération en sommes nous arrivés là ? Un  coup de rétroviseur sonore dans cette chronique  sur les discours présidentiels nous montre que les mots action , immédiat,  n’ont pas le même sens pour tous.

https://youtu.be/nmjOpfP9U_g

 

Le surdoué et l’amour

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350ft20201024 171859« Ma vie est un désastre. Je suis en permanence en situation d’erreur de casting. L’idée d’une vie commune, me terrorise. Ma vie sentimentale est un tremblement de terre permanent. Je n’ai eu que des histoires décevantes alors je préfère rester seule. J’ai eu tellement peur d’être rejetée que j’ai fini par me rejeter moi-même. »

Si ces paroles vous ressemblent, vous êtes peut-être une personne à haut potentiel.

En effet, les personnes à haut potentiel ont des codes de communication qui ne coïncident pas forcément avec les codes d’autres personnes. Les individus doués ont une sur-efficience intellectuelle qui peut entraîner des décalages et même des souffrances et ce plus particulièrement dans le domaine des relations amoureuses.

Monique de Kermadec est psychologue clinicienne, elle est spécialiste des surdoués et a déjà écrit plusieurs ouvrages sur le sujet chez Albin Michel.

Pour rappel la douance est une manière différente de réfléchir, d’appréhender le monde, c’est un regard curieux qui interroge et qui questionne en permanence, et c’est aussi une façon tout à fait originale d’aborder les problèmes et leurs solutions. Par rapport à la norme, le surdoué perçoit et ressent « plus ». Sa pensée est « arborescente » ce qui peut rendre le dialogue beaucoup plus compliqué.

Dans cet ouvrage « Le surdoué et l’amour » également  paru chez Albin Michel, il est question d’amour et de relations amoureuses car Monique de Kermadec a souhaité transmettre quelques clés afin que les surdoués  amoureux  évitent certains pièges  et réussissent à former un couple heureux et harmonieux.

Il faut savoir que la relation amoureuse pour un adulte surdoué met au rouge toutes les caractéristiques du haut potentiel, à savoir son imagination, son hyperémotivité, ses prédispositions à l’enthousiasme et au désespoir, son empathie, son perfectionnisme, son désir d’idéal. D’autre part l’individu hyperdoué place très haut ses objectifs, c’est en général un être entier et perfectionniste.

Plus concrètement, à l’aide de quelques exemples, regardons de plus près ce qui risque de se passer au cœur d’une relation.

Un adulte surdoué est plutôt indépendant et son partenaire lui reproche souvent son isolement ou son manque d’intérêt.  L’adulte HP (comme haut potentiel) a un côté « grand enfant », il aime jouer à toutes sortes  de jeux  mais son partenaire trouvera qu’il gaspille son temps. L’adulte surdoué a une créativité multiple, il pourra être catalogué d’instable.

Pour former un couple, mille choses sont à considérer : le passé, l’éducation, la religion, la culture familiale, l’attirance sexuelle, la personnalité, etc.

Et pour les adultes HP qui sont infiniment plus fragiles et complexes que les individus « normaux » à cause du stress et des efforts continuels d’adaptation qu’ils ont à faire dans la vie.

Bien sûr, trouver un équilibre dans le couple est un exercice difficile pour tout un chacun mais encore bien plus difficile pour un adulte surdoué qui a une forte demande affective,  soif de justice, d’authenticité, de partage enrichissant et de complicité profonde. Il sera donc primordial de savoir parler de ses émotions, d’apprendre à les gérer et oser aborder les conflits avec sérénité.

In fine, pas de recette miracle mais plutôt une sorte de cheminement afin de mieux se connaître, une invitation à travailler ces différences mutuelles pour qu’elles enrichissent la relation de couple.

« C’est en aimant et en étant aimé que la vie prend ses couleurs, son envol, et sa pleine dimension. »

 

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Covidsceptiques et les égoïstes certifiés

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pgf 1Je vous suggère d’écouter attentivement cette citation :

« Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.

Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester. »

 

Cette citation est de Martin Niemöller (1892-1984). Il fut déporté dans les camps de concentration, et à travers ses propos il dénonça la lâcheté des intellectuels allemands lors de l’accession des nazis au pouvoir et des purges qui s’en suivirent.

Sa déclaration, parfois présentée sous forme de poème, est souvent citée pour dénoncer les dangers de l’apathie dans le monde politique, mais, également, dans la société, médias y compris.

Justement, si je fais référence à cette citation en période de pandémie extrêmement mortelle, ce n’est pas du tout par hasard.

400ft20201027 112552En effet, il serait grand temps que des médias arrêtent de trouver mille excuses à celles et ceux qui refusent obstinément d’appliquer les gestes barrières, port du masque y compris, les mêmes qui font circuler des arguments fallacieux basés sur des statistiques sciemment manipulées, qui publient même des tracts comme celui affiché dans la capitale de l’Europe et qui dit, dessin à l’appui, « qu’une plume dans le cul est obligatoire selon un article du Code Anal ».

Ici, il ne s’agit pas d’humour mais de dénigrer les mesures sanitaires publiques prônées pour enrayer une progression dramatique des victimes du Covid-19 et, par ricochet, inciter à la non-solidarité avec les personnes âgées et fragilisées. Il s’agit, selon ma perception, d’un véritable appel à la non-assistance à personnes en danger.

Certes, je suis pour la liberté, mais la solidarité et la fraternité universelle n’en sont-elles pas des corollaires ?

Les médias qui véhiculent encore des excuses pour justifier ces comportements asociaux, du genre « Il y a une profonde lassitude dans le public… », « Il y a eu tant de pagaille dans la nécessite de porter le masque… », et ceci, et cela, se rendent complices de ces dérives et feraient mieux de marteler sans relâche qu’avoir une attitude solidaire ne consiste pas à revendiquer une pseudo-liberté, qui n’est que de l’égoïsme et une potentielle conduite assassine, le terme est choisi.

Ce mouvement dans les médias qui consiste à « ne pas faire de vagues » est indigne de la déontologie journalistique.

Celle que défendit toute sa vie Albert Camus, journaliste engagé, épris de justice, de liberté et de vérité, et qui fut rédacteur en chef et éditorialiste du quotidien Combat.

Un journaliste et un média qui auraient certainement montré le caractère odieux de la non-solidarité des covidsceptiques.

Je le cite : « C’est au journaliste, mieux renseigné que le public, de lui présenter, avec le maximum de réserves, des informations dont il connaît bien la précarité. Les nouvelles fausses ou douteuses ne devraient pas être présentées comme des nouvelles vraies.

Dans tout ce que nous écrivons, jour après jour, nous ne sommes pas oublieux du devoir de réflexion et de scrupule qui doit être celui de tous les journalistes. »

À Fréquence Terre, on se fait fort de ne pas oublier ce devoir.

sigle ft 2015

 

L’Océan a des droits -Episode 13- Qui protège les poissons ?

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Un rapport du WWF, le treizième sur l’état de la biodiversité nous le rappelle : les populations de vertébrés , oiseaux, poissons, mammifères, amphibiens et reptiles ont décliné de 68 % entre 1970 et 2016. Pour les oiseaux, grâce à la LPO, en France, plus de 800 espèces d’oiseaux font l’objet de mesure de protection. Mais qui protège les poissons ? Le droit prend -t-il en compte les peuples de la mer? A découvrir dans cette chronique avec des constats choc.

D. KRUPKA

https://youtu.be/OTlRgP-7hhs

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ARRÊTÉ·E·S POUR AVOIR MANIFESTÉ

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pgfLA LOI COMME ARME DE RÉPRESSION DES MANIFESTANT·E·S PACIFIQUES EN FRANCE, tels sont les titre et sous-titre d’un accablant rapport d’Amnesty International France, relayé par Amnesty International Belgique, là où la situation est quasiment identique, comme nous l’avons souligné à plusieurs reprises lors de reportages à l’occasion de manifestations pacifiques pour le climat, par exemple.

 

Voici des extraits de la présentation du rapport en question :

« De grandes manifestations réunissant des millions de personnes voulant obtenir une plus grande justice sociale et économique ont eu lieu en France à partir de 2018.

(…) Le présent rapport montre en détail comment, face à ce mouvement, les autorités policières et le ministère public ont instrumentalisé le droit pénal et se sont appuyés sur des lois très générales pour réprimer des manifestant·e·s pacifiques.

De nombreux manifestant·e·s ont commis des actes de violence pour lesquels ils ou elles ont fait l’objet de poursuites, mais des centaines d’autres personnes ayant manifesté pacifiquement ont été prises dans le dédale du système judiciaire et ont fait l’objet d’amendes, d’arrestations et de poursuites alors qu’elles n’avaient commis aucun acte violent.

300ftdsc04117Les autorités françaises ont déployé tout un arsenal législatif pour arrêter et déférer arbitrairement à la justice des manifestant·e·s et restreindre indûment les droits de ces personnes à la liberté de réunion, d’expression, de mouvement ainsi qu’à la sécurité.

(…) Ces violations des droits humains ont profondément affecté les manifestant·e·s et, plus généralement, ont porté un coup au droit à la liberté de réunion pacifique en France. Amnesty International appelle les autorités françaises à protéger les droits humains de la population et à modifier de toute urgence la législation et les politiques qui ont été utilisées pour restreindre injustement les droits des manifestant·e·s pacifiques. »

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Amnisty International France et Belgique : www.amnesty.fr et amnesty.be

 

Illustrations : prises d’écran Amnesty International France et notre partenaire POUR.

 

L’Océan a des droits !-Episode 12-Démanteler le Droit de l’environnement ? Facile ! –

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Politique et environnement ne font pas bon ménage en France. Au delà des discours lénifiants, ce sont les faits qui parlent et les mesures prises en matière de textes législatifs ou administratifs qui renseignent objectivement sur l’évolution du droit accordé à notre environnement. L’année 2020 sera exemplaire de la démolition planifiée et organisée du droit de l’environnent en France. Dans cette chronique , le mode d’emploi en 5 étapes  pour détricoter le droit de l’environnement pas à pas et obtenir un pouvoir royal. Cas d’école : la France en 2020 !

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