Accueil Blog Page 77

La Terre n’est pas à vendre !

0

pgf 1J’ai toujours privilégié les opinions, témoignages et travaux de gens de terrain par rapport à ceux des bureaucrates et salonnards qui refont le monde à coups de théories lues sur Internet et s’autoproclament experts.

ft20201002 152556Dans cette optique, la lecture de l’essai Les Perruches du soleil de Jacques Dochamps, réalisateur et auteur de nombreux documentaires, un ouvrage paru aux Éditions First, est un modèle du genre. Au moins deux chroniques lui seront consacrées sur notre antenne.

Voici un homme qui avoue qu’à force de chercher les failles du monde, il n’a fait qu’agrandir les siennes et qui, justement, à force de déconvenues, d’expériences plus ou moins décevantes ou encourageantes selon les situations, à force de questionnements majeurs, de découvertes et rencontres, prend conscience que la « Terre n’est pas à vendre, car la Terre est notre Mère ».

ftle chant de la fleur 1 768x461 1
Document extrait du documentaire « Le Chant de la fleur » (iotaproduction)

Et, cet homme-là, ne se contente pas de manifester lors de cortèges et de meetings contre le nucléaire ou le capitalisme ravageur ou le dérèglement climatique et puis rentre vaquer à son quotidien, croyant sa conscience tranquillisée, non !, il s’engage concrètement. C’est le moins que je puisse dire

Tiens ! Je vous lis un premier passage de son livre : « Les auteurs – entendez les théoriciens -, c’est comme les anthropologues. Ça fait semblant de s’intéresser à vous, ça vient passer un moment, puis repart chez soi faire avancer sa carrière et vous n’entendez plus parler d’eux pendant que vous restez bien dans votre merde. »

Cette déclaration, comme tant d’autres, a été glanée par Jacques Dochamps durant l’un de ses multiples contacts au cœur même de peuples racines, plus spécifiquement en Amazonie.

ft20200929 091838
Document extrait du documentaire « Le Chant de la fleur » (iotaproduction)

Donc, pas question de faire un petit tour et puis s’en va. Écoutez-donc, cette déclaration « forte » qui témoigne de l’osmose existant entre l’auteur et ses interlocuteurs : « Un problème majeur sont les barrages. Des géants qui ont englouti d’immenses territoires de chasse. Les Blancs disent qu’ils produisent de l’électricité propre, mais l’eau s’empoisonne avec les algues et le gibier devient rare. Les Blancs ont déjà beaucoup pris, mais ils ne s’arrêteront pas là. Ils veulent dépecer la forêt de toutes ses ressources. Ils veulent tout retirer. Mais le pire, ce sont les avions de chasse dans le Grand Nord ; Les militaires du monde entier viennent s’entraîner ici. L’OTAN est là, notamment. Les Européens viennent avec leurs avions, car ils n’ont plus d’espace vierge chez eux. Ils disent qu’ici les contrées sont inhabitées. Il ne reste que quelques peuples indiens qu’on a parqués dans des villages, alors ils peuvent y aller à fond. Ils font du rase-mottes avec leurs avions supersoniques. Ils frôlent la crête des arbres, ils remontent le long des rivières, ils font des acrobaties et franchissent le mur du son. On n’a pas le temps de les entendre venir qu’ils sont là et vous crèvent les tympans. Le gibier est terrorisé, les mères abandonnent leurs petits. »

Cette déclaration ne date pas du temps des colonies, mais d’il y a quelques mois. À vrai dire, il s’agit bien de colonialisme et d’un véritable génocide.

Mais comme un petit village gaulois qui résista à l’envahisseur romain, le peuple de Sarayaku, des Amérindiens, a toujours défendu son territoire. Il résiste depuis près de quatre décennies aux tentatives d’intrusion des compagnies pétrolières.

Ce peuple racine est, dans le cas présent, défendu par Jacques Dochamps et ceux qui le soutiennent.

Lire son livre « Les perruches du soleil » et regarder son documentaire « Le chant de la fleur » font littéralement partie d’une démarche de solidarité envers ces gens qui luttent pour leur survie, ne fut-ce que pour connaître le moyen d’argumenter leur défense.

Documents sonores et photos extraits de :

www.iotaproduction.be/film/le-chant-de-la-fleur

 

sigle ft 2015

 

Prospérité, le village de Guyane qui se réinvente une indépendance

0
© Prospérité

En Guyane, c’est un village de 300 habitants qui se réinvente.

Prospérité, c’est son nom, est un village amérindien Kalina situé à 15km à l’est de Saint-Laurent-du-Maroni. Depuis des décennies il est confronté à de nombreuses difficultés. Le village s’est donc lancé dans un vaste projet d’autonomisation pour retrouver une indépendance.

Benoît Hurtrez, est le coordinateur général du projet Prospérité. Et selon lui son village se retrouve entre deux mondes et perd, peu à peu, son identité.

« Cela ne concerne pas seulement les Amérindiens Kalina. Il y a différentes cultures qui se voient englober dans un système capitaliste qui fait que tout est chamboulé dans les cultures, dans les traditions, dans les familles, dans l’organisation en général des modes de vie. On peut constater beaucoup ça en Guyane. Ce sont des cultures qui sont entre deux mondes. Elles sont malheureusement en train de perdre leur identité propre en essayant de rattraper un monde moderne occidental qu’on leur présente par la télé, les réseaux sociaux, mais aussi par l’administration. La grosse difficulté pour eux est de s’adapter à un nouveau monde sans perdre la culture et les traditions d’origine. Et c’est vraiment un défi énorme qui ne fonctionne pas. Au final, on constate des communautés qui ne sont plus adaptées à leur monte d’origine, ni au nouveau monde. Ce sont des situations qui mènent pour certaines communautés à des suicides. C’est un gros souci, notamment sur le haut du fleuve Maroni. Les gens sont perdus. On ne sait plus qui ont est. »

Et comme beaucoup de communautés amérindiennes, les Kalina se sentent ignorées par la métropole.

« On a vraiment l’impression de ne pas être entendu en tant qu’entité, en tant que communauté à part entière, avec des revendications spécifiques à nos communautés. Ici en Guyane, on pointe très souvent du doigt le premier article de la Constitution française qui dit que la République est une et indivisible. C’est quelque chose qui pose régulièrement problème. On peut bien comprendre dans cet article que nous sommes tous des hommes au même titre, on a les mêmes droits. Or, je crois qu’avec cette formule-là, on lisse tout, on uniformise tout. Et on perd nos identités, on perd nos particularités. Par exemple, ici en Guyane, cela freine énormément pour le foncier. Il y a des peuples autochtones, qu’ils soient Bushinengé ou Amérindiens, qui réclament des zones de foncier, des parties de forêt pour continuer à vivre à leur manière. Ce sont des choses qui ne sont pas acceptées, parce qu’on leur dit, non, vous êtes soumis aux mêmes lois que tout le monde, il faut être propriétaire, il faut acheter. Or, la plupart du temps, ici chez les Kalina, la propriété individuelle n’existe pas. C’est la propriété collective qui prime. »

Face à ce constat, le village s’est donc lancé dans un projet pour retrouver une autonomie perdue.

« Les Amérindiens ont été autonomes pendant des siècles. Là, on va essayer de reprendre de l’autonomie. Ce n’est plus l’autonomie traditionnelle des Amérindiens. C’est une réflexion beaucoup plus moderne. Dans un premier temps, on va essayer d’avoir un lieu de vie commun avec des machines en commun. »

prosperite 2
© Prospérité

De nombreuses activités sont prévues sur le village, pour retrouver de l’autonomie et de l’indépendance.

« On aura un atelier traditionnel, la mise en commun d’outils et savoir-faire, un atelier d’agro transformation, où il s’agira de transformer et de conditionner les produits agricoles du village. Il y a aura un autre pôle d’atelier artisanat, où ce seront des machines à coudre, des tours de potier, tout le matériel pour réaliser des vêtements, des poteries, des bijoux, de la vannerie. Ensuite on a le pôle médiathèque, un lieu de réunion, de conférence, le bureau. C’est aussi là où on diffuse du cinéma au quartier, des reportages, des documentaires. Ensuite on a un jardin partagé, un potager en permaculture où on va essayer de réfléchir à de nouvelles techniques agricoles. Il y a aussi une basse-cour. Nous aurons également un carnet de passage. C’est une petite structure d’hébergement qui peut accueillir soit des personnes extérieures au village, soit des touristes, soit des intervenants. C’est un lieu où on peut poser son hamac. Il y a la pépinière qui est construite. On a posé les premières plantes. L’idée, c’est de pouvoir replanter des bois d’œuvre, des bois de forêt. Elle va nous servir aussi à planter des fruitiers et tout type de plantes qu’on va pouvoir vendre pour faire une petite rentrée d’argent dans l’association. Et puis, selon les avancées du projet, selon les financements de l’association, on envisagera une autonomie énergétique avec des panneaux solaires, un four solaire, des séchoirs solaires pour conserver des produits d’une autre manière. »

Et une gouvernance qui entend réellement associer l’ensemble de la communauté, réunie autour du chef coutumier.

« C’est une gouvernance plutôt collégiale. La chefferie, chez les Kalina, est très particulière au niveau du village. Le chef coutumier est le porte-parole de la population. C’est vraiment beau à voir pour qui ne connaît pas ce fonctionnement. Le chef coutumier va lancer la réunion, puis ce sont les anciens qui vont parler dans le calme, avec une écoute de l’assemblée vraiment très respectueuse. Chacun va parler. C’est une espèce de consensus. C’est l’écoute qui fait la décision. Ce n’est pas le chef coutumier qui dira ce qui est décidé. C’est une espèce de feeling, de bon sens dans la réunion. On a considéré les avis de chacun. et cela aboutit à telle proposition, telle action. »

Le développement de Prospérité se heurte toutefois à un projet industriel de centrale électrique hybride qui devrait sortir de terre à proximité.

On en reparle la semaine prochaine.

Le projet Prospérité est à retrouver sur la page de la cagnotte ouverte sur le site de Leetchi.

Pour aller plus loin :

La cagnotte Leetchi de Prospérité Autonome

Village Prospérité Autonome : le projet est en marche

Pas de procrastination pour la planète bleue !

0
barracudas_vertical

Le confinement c’est super pour le climat et l’environnement ! ah oui , vraiment ?

La planète bleue n’a pas besoin d’une année blanche, mais d’un changement  drastique orienté vers  la protection des hommes, du vivant et donc de l’environnement.

Et l’océan risque de passer à la trappe lors du de la reprise de nos activités.

un sujet que cette chronique tente d’explorer.Rediffusion.

Lettre ouverte à une star qui se meurt

0

pgf 1Les amoureux de la radio, du moins les plus anciens parmi eux, se souviennent encore de ces émissions mythiques :  « Vous êtes formidable » de Pierre Bellemare, « La question » magazine qui osa aborder la torture en Algérie, « Salut les Copains » de Daniel Filipacchi qui, au-delà du mouvement yéyé, fit connaître le rock en France, ou « Pour ceux qui aiment le jazz » qu’il animait aussi en compagnie de Frank Ténot.

Il y avait le Tour de France et les podiums aux étapes, « Musicorama » ou des concerts en direct depuis l’Olympia, avec, entre autres, Charles Aznavour, Barbara, Gilbert Bécaud, Léo Ferré, Juliette Greco, Johnny Hallyday, Claude Nougaro, Michel Polnareff, Alan Stivell, Count Basie, Chuck Berry, Bob Dylan, Jimi Hendrix, Brenda Lee, les Platters, Otis Redding, Stevie Wonder…

Et puis, comment ne pas citer les « Campus » de Michel Lancelot qui invita Lanza del Vasto, figure marquante de la non-violence, fit des débats sur la peine de mort, anima une émission avec Martin Luther King qui amena près de huit millions d’auditeurs !

Europe 1, il s’agit d’elle, est la radio qui, dès mon adolescence, a été ma compagne de milliers et de milliers d’heures. Outre son légendaire carillon sonnant les heures, elle possédait un ton particulier fait d’engagement citoyen et de terroir, d’info de terrain et d’actualité musicale avec de multiples présences de vedettes en studio.

Il y avait une « âme Europe 1 », comme il y a « l’âme des poètes à Paris ». On dit aujourd’hui un ADN.

À l’époque, des années cinquante à quatre-vingt-dix, Europe 1 était la star des radios francophones. Elle était régulièrement sur le podium des radios françaises les plus écoutées, et fut même en tête en 1976.

ftphotoseurope1 4
Marc Menant et Pierre Guelff.

Eh bien, ma compagne de tant d’émissions distillées depuis la rue François Ier à Paris, s’éteint petit à petit dans une agonie qui perdure depuis plus d’une décennie.

Si, avant cela, j’ai encore eu le privilège d’être invité dans la matinale du dimanche animée par Marc Menant, déjà, une certaine érosion de l’audimat se faisait sentir face au développement de la télévision, de la bande FM, d’attaques politiciennes, d’un changement de format, d’habillage sonore et de l’arrivée de nouvelles personnes qui, selon Le Figaro, faisait « fuir les auditeurs ».

Où, donc, est passée ma « Radio Barricades » qui, lors de Mai 68, diffusait des directs qui entrèrent dans l’Histoire ?

Cet été, elle est tombée, selon « Pure Médias », à la 9e place de la médiamétrie avec à peine 2,32 millions d’auditeurs, derrière France Inter (5,5 millions), RTL, France Info, NRJ, France Bleu, Nostalgie, RMC et Skyrock, et elle est talonnée par Fun Radio et RTL2 !

À la lecture de cette « pire performance historique » d’Europe 1, malgré le déménagement dans des studios de la rue des Cévennes présentés comme parmi les plus performants, la descente aux enfers se fait d’audimat en audimat. Jusqu’à quand ?

Je n’ai pas la capacité d’analyser les raisons de cet écroulement si ce n’est à travers ma propre expérience : depuis quelques années, je n’écoute plus qu’épisodiquement cette radio. Une écoute en forme d’espoir, celui de retrouver l’âme d’antan de la station, mais les quelques heures écoutées par ci par là, ne me forcent pas du tout à me brancher à nouveau de manière régulière sur Europe.

oipEt puis, autre information, des millions d’auditeurs perdus par Europe 1, tous ne se branchent pas sur les autres radios. En un an, l’audience des radios françaises a effectivement diminué de près d’1,7 million auditeurs, ceux-ci se tournant vers des podcasts principalement, dont ceux, multiples, diffusant des intox, comme on dit couramment.

En conclusion, je n’ai pas du tout envie de corroborer le dicton qui prétend que le « malheur des uns fait le bonheur des autres ». J’ai plutôt envie de dire que la chute d’Europe 1, comme de tout autre média d’ailleurs, c’est aussi de la pluralité de l’information et des opinions qui se perd. Et ça, ce n’est jamais bon pour la démocratie. C’est de la liberté d’expression qui s’étiole et qui laisse la place aux fake news qui pullulent sur les réseaux sociaux, entre autres. Écoutez donc les théories du complot qui en découlent… et vous serez malheureusement convaincus.

sigle ft 2015

 

Cinq clés pour le bonheur

0

350ft20200919 154714Si vous êtes comme moi, à chaque changement de saison, je me dis « demain, je me refais un programme sur mesure et je me reprends en mains ». J’avoue, l’intention est sincère mais le résultat est en général décevant.

L’ouvrage de Sophie Trem, la GOOD MOOD CLASS aux éditions Albin Michel est l’outil idéal pour réactiver sa bonne humeur, changer d’état d’esprit, recharger ses batteries et cerise sur le gâteau : rebooster la confiance en soi.

Sophie Trem s’appuie sur son vécu, ses diverses expériences parfois difficiles ou chaotiques et aussi sur des expériences quelquefois heureuses et harmonieuses. Ainsi,  elle nous encourage à aimer ce que l’on fait, à s’entourer de personnes que l’on aime et qui nous aiment. Car l’amour, avec un grand A, est un repère qui ne trompe pas et c’est aussi un moteur qui génère la force nécessaire en toutes circonstances.

Parmi les 5 clés que Sophie Trem nous propose, il y en 2 que j’aimerais mettre  à l’honneur. La première est la posture. Bien que cette notion de posture soit reprise dans d’autres méthodes de développement personnel, l’auteur détaille une multitude d’arguments  simples et évidents mais surtout très convaincants.  S’observer est fondamental car  une bonne posture fait le lien entre le corps et l’esprit, une bonne posture permet à notre corps et à nos organes de fonctionner correctement. Notre posture est le reflet de ce que nous ressentons mais aussi de ce que nous désirons montrer aux autres.  Enfin une bonne posture,  nous permet de bien avancer.

20200925 093623
Sophie Trem est la créatrice du célèbre blog The Oter Art Of Living (Bien-être, beauté, nourriture, style de vie), d’ateliers créatifs… (Photo Albin Michel).

Une deuxième clé qui est admirablement valorisée  par l’auteure est l’acceptation. Accepter que les choses se soient passées comme elles se soient passées….

C’est évident, me diriez-vous…, eh bien non, ce n’est franchement pas évident. Accepter ses erreurs, son passé, ses peurs, ses zones d’ombre… l’auteure nous en parle avec délicatesse et intelligence. Et puis attention accepter n’est pas synonyme de renoncer.

350ftbis20200919 154714Au final, l’outil que forment les 5 clés nous invite à penser différemment car il est temps d’agir et de vivre différemment. L’ouvrage est une invitation enthousiaste et insistante à oser vivre pleinement à être pleinement soi-même, à faire de son bien-être une priorité. Car changer les choses à son échelle, c’est en réalité contribuer à un changement plus global.

 

 

Sauvons l’Océan! Les 10 actions pour (ré)agir!

0

Vous voulez que ça change ? Changez maintenant ! Mais comment faire ?  Les réponses tiennent dans un petit livre  édité aux éditions RUSTICA,  intitulé «  Sauvons L’Océan  », disponible sur boutique.longitude181.org, écrit par Véronique et François  SARANO, témoins de la vie  de l’Océan et des bouleversements qu’il subit .  Dans ce manifeste,  ils se font les portevoix  afin de changer les choses et nous proposent 10 actions concrètes pour que chacun puisse agir efficacement à son échelle. Et si vous voulez en savoir plus, voire prolonger ce livre, rendez-vous dans cette chronique ! Rediffusion.

D.KRUPKA.

https://boutique.longitude181.org

L’océan a des droits – Episode 11- le préfet : entre raison d’Etat et bien commun ! –

0

La fonction du préfet non élu, et son importance dans les collectivités territoriales  :pour se convaincre de son  rôle en matière d’environnement marin , examinons 2 exemples  : la crise Requins à la réunion et les boues rouges du Parc national des Calanques de Marseille.  y-a-t-il un contre-pouvoir ?

D.KRUPKA.

Reportage en direct : Nos vies valent plus que vos profits ! (Partenariat POUR)

1
ftimg 0750
Fréquence Terre/POUR au cœur de la Manifestation pour la Santé qui a réuni plus de 4.000 personnes dans la Capitale de l’Europe.

Ce dimanche 13 septembre 2020, grande manifestation dite de la Santé dans la Capitale de l’Europe. Elle est symboliquement représentative de bon nombre de citoyens et de services de Santé de la planète. Hélas, face au COVID-19, ces services démontrent encore que le système des soins s’était terriblement détérioré au fil des rationalisations financières et des coupes budgétaires imposées par la politique libérale. Une politique voulant absolument faire du profit, même au détriment de vies humaines.

ftimg 0783Un slogan dans cette manifestation résume parfaitement cette situation : « Nos vies valent plus que vos profits ! »

La mobilisation de ce jour est un appel pour, je cite : un refinancement de la Santé, l’arrêt de la marchandisation, plus d’effectifs et un salaire décent aux soignants, remettre l’humain au centre du système…

ft119217448 10224177483367031 3029024872975465609 nAutre slogan qui parle de lui-même : « Rassemblons-nous contre un retour à l’anormal ! » ou, encore « Construisons face à la crise sociale et sanitaire un ‘‘après’’ plus solidaire et plus démocratique. » Et, celui-ci, plus radical : « Après le confinement, réglons nos comptes ! »

ftimg 0806Ils sont donc quelques milliers dans les rues pas loin de la Communauté européenne. Les politiciens, décideurs et tous les lobbies qui gravitent dans leur giron entendront-ils la voix des services de Santé en lutte, soutenus par la population qui, visiblement, n’est plus dupe des attaques répétées du monde marchand sur le bien-être.

Tous clament qu’ils sont saturés de la pression productiviste et du bradage de leur existence par les multinationales et les politiciens.

ftimg 0758

Témoignages (voir podcast ci-dessous) :

  • Un citoyen : « L’Économie ne doit pas passer au-dessus de nos vies »
  • Une infirmière depuis plus de trois décennies : « C’est la première fois dans ma carrière que je n’en peux plus… »
  • Un soignant venu de France par solidarité : « Dans toute l’Europe, les habitants vont trinquer ! Il faut s’engager ! »
  • Une infirmière de Santé en lutte : « Leur management a pris la figure du harcèlement Reportage photographique : Marie-Paule Peuteman/Fréquence Terre/POUR

 

 

 

 

 

Assises de Paris : la violence comme seule réponse (Partenariat POUR)  

0

pgf« La politique ne consiste pas à mécontenter tout le monde. Elle ne consiste pas non plus à ne décevoir personne. Elle consiste à choisir, après avoir réfléchi, et à marcher tout droit dans le sens que l’on a choisi.

On n’aidera pas la jeunesse avec les mots du mépris. On l’aidera par une main fraternelle et un langage viril.

(Et parfois) Le silence vaut mieux qu’une déclaration ambiguë.

(Car) Il est des heures et des souffrances où l’homme n’est plus lui-même, où la raison devient démence et l’orgueil supplication.

(Et) Il n’est pas un seul sacrifice au monde qui n’ait été un jour insulté et ravalé.

(Mais) On peut ce que l’on veut. Notre monde, demain, sera ce que nous voudrons qu’il soit.

m02070453340 source(Et) Nous ne connaissons rien de plus haut que la parole et la liberté de l’homme. »

Ces paroles sont sept citations d’Albert Camus extraites de son ouvrage « À Combat » (Folio, 2017). Assurément, un Albert Camus, véritable conscience de l’Humanité, qui manque cruellement à notre Société.

Une Société qui, dans le giron du Procès des attentats de 2015, nous apprend que « 21% des jeunes trouvent normal de tuer quelqu’un pour ses écrits et ses dessins » et qui nous rapporte qu’un avocat déclara qu’« on est dans une telle anesthésie de la pensée que la violence est la seule réponse. » [1]

[1] Charlie Hebdo, 9 septembre 2020.

ftsigle pour ft

Avons-nous un seul cerveau ?

0

Une personne, un seul cerveau bien évidemment. Mais sur le plan anatomique et historique, des structures différentes ont été reconnues comme assurant des fonctions spécifiques.

dsc04104De façon schématique Jean-Michel Oughourlian dans son ouvrage paru aux éditions  Albin Michel (Poche ESPACES libres) désigne le premier cerveau par le cerveau cortical ( le cortex, donc) car c’est celui qui a été découvert en premier sur le plan historique et anatomique par les neurologues. À savoir qu’au niveau du cortex se situent les zones de la motricité, de la sensibilité du langage et de la sensorialité.

Ensuite, il y un deuxième cerveau qui est en fait le cerveau archaïque,  appelé aussi le cerveau reptilien. La découverte de ce cerveau dit « émotionnel » correspond à la mise en évidence de l’activité fondamentale de toutes les zones cérébrales regroupées sous le nom de système limbique. Et c’est ainsi que vous avez entendu parler d’intelligence émotionnelle.

Cependant, pour l’auteur Jean-Michel Oughourlian  qui a longtemps été neuropsychiatre à l’hôpital américain de Neuilly  et professeur de psychopathologie clinique à la Sorbonne,  il nous faut élargir notre vision.  Et il nous parle  en détails du mimétisme.  Il nous démontre que les neurones miroir  forment notre 3e cerveau.

Bien que l’ouvrage comporte une dimension plus théorique et s’adresse à mon sens à des passionnés de psychologie… certaines conclusions s’adressent à nous tous.

Voici la première réflexion que j’ai épinglée : l’imitation d’autrui est en réalité l’imitation qui détermine la teneur de nos sentiments et de nos pensées. Ainsi, tout ce qui doit intéresser la psychologie et la psychiatrie se passe entre deux personnes. C’est l’interrelation, l’interaction entre les gens qui détermine le pathologique et le psychologique. Le rapport mimétique est essentiel dans la genèse et l’évolution de la maladie mentale.

La conclusion de Jean-Michel Oughourlian est que la pathologie est toujours le fait d’une relation qui dérape, d’un mauvais rapport à l’autre.  C’est ainsi que la découverte des neurones miroir,  et pour rappel que l’auteur nomme  notre troisième cerveau, nous apprend l’importance décisive de la réciprocité comme le sourire, l’amabilité et la politesse entraînent en général une attitude en miroir rendant possible voire agréable,  la vie en société.

L’auteur a la conviction que le contraire de la folie n’est pas la santé mentale mais la sagesse car la sagesse est- je cite : ce « long processus transformateur, c’est-à-dire initiatique par lequel chacun de nous peut progressivement reconnaître les mécanismes mimétiques dont il est le jouet, surmonter les rivalités mimétiques dont il est prisonnier, écarter les obstacles mimétiques qui le scandalisent ou sidèrent pour se diriger vers une situation d’apaisement d’harmonie et de paix à l’intérieur de lui-même et entre lui et les autres. »

Voilà pourquoi, aux cerveaux cognitif et émotionnel se joint le « cerveau mimétique », troisième dans l’ordre de la découverte mais souvent premier dans celui du fonctionnement.