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Ici commence l’Océan-épisode2- Réduisez vos pollutions domestiques!

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Musiques du monde, Infos environnement - Fréquence Terre
Musiques du monde, Infos environnement - Fréquence Terre

Deuxième épisode de la série de podcast «  Ici commence l’Océan », série éponyme de la campagne «  Ici commence l’Océan » lancée par l’association LONGITUDE 181 à destination de tout public afin d ‘agir pour un océan riche d’une vie retrouvée.

Une campagne qui a pour cœur les 10 actions pour réagir objet du livre « Sauvons l’océan ! » édité aux éditions Rustica et écrit par Véronique et François SARANO et préfacé par Isabelle AUTISSIER.« Ici commence l’Océan » est une proposition de réponses aux menaces qui pèsent sur l’Océan. Après s’être réconcilier avec l’Océan, je fais ici référence au précédent épisode de cette série de chroniques, examinons comment nous pouvons combattre une des menaces principales qui pèsent sur l’Océan , je veux parler de nos pollutions domestiques. Elles affectent les océans par le lien du cycle de l’eau . Ce cycle de l’eau qui , si on en remonte le fil , nous conduit aux fleuves, rivières, lacs, et un cran plus loin en amont des stations d’épuration, quand elles existent ou sont suffisantes. Et en amont des stations d’épuration, ce sont nos éviers, douche , Wc et autres égouts qui charrient les polluants qui proviennent de nos usages au quotidien .

Et c’est ici que vous pouvez agir, chez vous, tout de suite !

A découvrir dans cette chronique

également sur youtube : https://youtu.be/Zt9oKChwfGM

D. KRUPKA

Lettre ouverte à « ces gens-là »  

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pgf 1« Chez ces gens-là, Monsieur, on ne pense pas. Chez ces gens-là, Madame, on compte et on est égoïste à la fois », aurait peut-être chanté Jacques Brel en y mélangeant ses mythiques chansons « Chez ces gens-là » et les « Bourgeois ».

J’habite un pays, la Belgique, qui compte 11,48 millions habitants, dont quelque 250.000 Français, un pays qui détient le probable record du monde de ministres et de secrétaires d’État, près de cinquante, dont neuf ministres en charge de la Santé aux trois niveaux du pays : le fédéral, les Communautés et les Régions.

Dans l’épineuse gestion de la pandémie qui frappe la planète depuis bientôt une année, tous ces politiciens, à des degrés divers, sont passés de la « grippette » au confinement quasi généralisé lors de la première vague, à un relâchement malgré les alertes du corps médical au point qu’ils auraient dénigré Pasteur et Fleming s’ils avaient été experts, d’où la Belgique en tête des pays proportionnellement les plus touchés au monde, à un mini-reconfinement lors de la deuxième vague et à un nouveau relâchement depuis ce vendredi 27 novembre.

Ainsi, le monde politique belge, qui s’autoproclame « bon gestionnaire de la crise sanitaire », selon le ministre fédéral de la Santé actuel, mais qui, exemple parmi d’autres, à des horaires du couvre-feu différents selon que vous habitez les régions bruxelloise, wallonne et flamande, soit un monde politique qui tente, vaille que vaille, de gérer la situation, celle qui met encore le personnel médical sur les genoux. C’est probablement du surréalisme à la belge.

Néanmoins, ce week-end, la presse nationale et internationale attire l’attention sur un phénomène d’égoïsme et de je-m’en-foutisme relevé chez maints citoyens de ce pays, je cite : « Les magasins de plusieurs villes néerlandaises ferment plus tôt à cause d’une forte affluence de Belges » selon la RTBF, ou « Les images ont choqué : de nombreux Belges se sont rendus dans le centre de Bruxelles pour admirer le sapin de Noël », d’après Le Soir, et encore, dans la presse française : « Quelque 16.000 Belges sont venus faire du shopping à Lille », etc. etc.

Bref, ajoutons à cela, cette catégorie non négligeable de propriétaires d’une seconde résidence dans les Ardennes, au littoral, en Espagne, au Portugal…, qui doivent bien aller là-bas faire les poussières de leurs meubles, n’est-ce pas, ceux qui ne pourraient vivre sans se payer des week-end, parfois plus que prolongés avec des amis en province, voire même en Provence ou à la montagne, faut bien vivre et guindailler, non ?, ceux qui, inlassablement, se moquent des mesures sanitaires, pire, les dénigrent au nom d’une pseudo « liberté »…

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Eh bien, en indécrottable optimiste que je suis, ici, je vous l’avoue, je vous mens effrontément chers auditeurs et lecteurs, eh bien, donc, j’espère que les dizaines de milliers de Belges qui n’ont aucune considération de ce qu’est le concept de solidarité avec les autres citoyens, plus particulièrement les plus fragilisés, que ces Belges qui se croient inattaquables par le virus, qui sont des adeptes avérés du discours prônant un « complot »  à leur égard, ou qui tiennent cet argument scientifiquement démontré « le cancer tue plus que la covid », alors que le cancer, lui, est connu depuis des décennies et n’est pas contagieux, bref, j’espère que toutes ces personnes ont la décence de signer une décharge de ne pas encombrer les urgences si elles sont victimes d’un infarctus, d’une appendicite aigüe, d’un bras cassé, ou, ce qui serait le comble, de la covid qui nécessiterait des soins intensifs.

Là, alors, ce serait un « vrai » » geste citoyen de solidarité.

Photo : capture d’écran Le Soir/Twitter

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Taisez-vous, écoutez et vous verrez…

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pgf 1« Paroles des peuples racines » de Sabah Rahmani (Actes Sud) avec en sous-titre « Plaidoyer pour la terre » et une préface de Pierre Rabhi, est un livre qui débute avec cette puissante explication :

« L’arbre de l’humanité vit, grandit, évolue, tantôt fleurissant, tantôt flétrissant, nourri par la même sève, éclairé par la même lumière, même si ses branches n’empruntent pas les mêmes voies. Cette sagesse, les peuples racines la cultivent depuis des millénaires. Sans doute parce ce sont les héritiers des premières pousses, n’oubliant pas de c’est la terre nourricière qui porte les fruits de la vie.

Aujourd’hui encore, ces peuples dits aussi premiers, indigènes ou autochtones, reconnaissent la place vitale de la nature dans leur organisation sociale ou spirituelle. »

Il s’en suit une constatation importante qui est l’axe central de ce livre :

« Notre lien au vivant est aussi le regard que nous portons sur nous-mêmes. »

ft20201128 085703Les peuples racines, ce sont les Amérindiens, Pygmées, Maoris, Samis, Kanaks…, soit plus de 370 millions de gens répartis sur tous les continents, parlant plus de quatre mille langues et vivant sur 22% des terres où se trouvent 80% de la biodiversité mondiale.

Ils sont des « gardiens de connaissances millénaires en matière d’écologie et de sciences traditionnelles » qui ne demandent pas mieux de participer au rétablissement de l’équilibre de la nature.

Mais, allez dire cela aux Trump, celui qui prépare déjà son retour à la Maison Blanche, Bolsonaro, aux patrons de Monsanto-Bayer, Total, aux adeptes du nucléaire… et, comme les textes de l’ONU en la matière n’ont aucune valeur juridique, il y a encore beaucoup de travail à effectuer pour empêcher le nettoyage ethnique et un écocide.

« Paroles des peuples racines » de Sabah Rahmani propose dix-neuf chapitres, chacun étant dévolu à un peuple.

ft20201128 085731Pour la présente chronique, j’ai choisi de vous présenter une pensée ou une réflexion de cinq d’entre eux.

  • Peuple Ashaninka du Pérou : « Il y a deux manières de voir l’éducation : à travers la science développée par les connaissances occidentales, et via les savoirs indigènes, qui puisent leurs connaissances dans les semences, les arbres, les plantes médicinales, les chants, les musiques et le langage. Si nous allions les deux, nous survivrons. »
  • Peuple Déné du Canada : « Si vous ne croyez pas que tout est vivant, les problèmes et des destructions persisteront. »
  • Peuple Popora à Taiwan : « Pour préserver notre culture et nos savoirs, la première chose à faire est d’apprendre par l’expérience. »
  • Peuple Polinou du Bénin : « Aucun peuple ne doit être supérieur à l’autre, car nous avons la Terre en partage. Nous ne sommes pas venus sur la Terre, nous sommes venus DE la terre et nous retournerons à la terre. »
  • Peuple Maori en Nouvelle-Zélande : « Si vous voulez apprendre de la nature, taisez-vous, écoutez et vous verrez… »

 

Photos extraites du livre publié à Actes Sud.

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Sexe et green attitude

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Force est de constater que la « green attitude » gagne du terrain et influence bon nombre de nos comportements. Alors comment se faire du bien sans faire de mal à la planète ?

ftimg 0889A priori la sexualité n’est pas une activité polluante, en effet, quoi de plus naturel que deux corps, nus de préférence, proches et enlacés.  Et pourtant, les préservatifs, les lubrifiants, les contraceptifs tel que la pilule contraceptive, les sextoys sont à l’origine de quelques dégâts écologiques.

Alors voyons ensemble comment devenir écoresponsable et faire l’amour en vert.

En premier lieu, considérons le préservatif ; bien qu’il nous protège des maladies sexuellement transmissibles et des grossesses non désirées, il est composé de latex synthétique et contient du paraben, or le paraben est reconnu comme un perturbateur endocrinien. De plus l’enveloppe de ces capotes aux dérivés pétrochimiques est constituée de plastique ou d’aluminium qui sont des déchets dangereux pour l’écosystème. Mais sachez qu’il existe aujourd’hui une alternative, ce sont des condoms confectionnés à base de latex végétal et donc biodégradable.

La pilule contraceptive est un deuxième point noir à considérer. C’est un moyen contraceptif largement utilisé par les femmes. Bien qu’elle libère les couples depuis plus de 50 ans, la pilule contraceptive évacuée par les urines, pollue rivières, fleuves et océans et provoque une anormale féminisation de la faune aquatique (il manquerait des mâles pour assurer la reproduction). Une alternative à la contraception hormonale existe, c’est la contraception dite naturelle. Précisons qu’elle est plutôt conseillée auprès des couples stables car elle exige une attention quotidienne et une certaine discipline.

Enfin n’oublions pas toute la gamme des joujoux sexuels en plastique et qui recèlent bon nombre de composants dangereux pour la santé. Alors la solution est de miser sur les nouveaux sextoys dont certains sont en matière naturelle tel que le bois, d’autres sont rechargeables ou fonctionnent à l’énergie solaire.

Et puis n’oublions pas les essentiels, remplacer le bain à deux par une douche en binôme, se parfumer aux huiles essentielles plutôt qu’avec des parfums chimiques, et bien évidemment  tout le monde connaît les bienfaits du chocolat noir, du gingembre, des huitres fraîches et j’en passe.

Dès lors, je vous invite à adopter ce slogan : L’amour sans OGM et zéro pesticide, c’est simple et facile. Faire l’amour et protéger la planète, les deux sont possibles en même temps.

Source : Journal des femmes, printemps 2019 p71 à p73 « Vive l’orgasme écolo » Rebecca Chantaloup.

Ici commence l’Océan-épisode1- Réconciliez vous avec l’Océan !

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Musiques du monde, Infos environnement - Fréquence Terre
Musiques du monde, Infos environnement - Fréquence Terre

Ici commence l’Océan est la série de podcasts que j’initie par cette présente chronique.Ici commence l’océan est aussi la campagne que lance l’association LONGITUDE 181 à destination de tout public afin d ‘agir pour un océan riche d’une vie retrouvée.Cette campagne a pour cœur  les 10 actions pour réagir, objet du livre « Sauvons l’océan ! » édité aux éditions Rustica et écrit par Véronique et François SARANO et préfacé par Isabelle AUTISSIER.

Ici commence l’Océan est une proposition de réponses aux menaces qui pèsent sur l’Océan.On ne le dira jamais assez mais touts les voyants sont au rouge : pollutions chimiques, multiplication des plastiques , destructions, surexploitation, Il est temps d’agir car l’océan commence chez vous , à la maison. Même si vous habitez loin de la mer .

Mais avant de vouloir protéger l’Océan, il faut le l’aimer pour avoir envie de le protégez. Il faut se réconcilier avec L’Océan. Examinons dans ce premier épisode comment et pourquoi se réconcilier avec l’océan. A découvrir dans cette chronique

également sur youtube : https://youtu.be/Uak2g2E3Ack

D. KRUPKA

Les pouvoirs de la sincérité

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Nous montrer tels que nous sommes, est le secret d’une relation épanouissante et enrichissante. Mais alors pourquoi déployons-nous tellement d’efforts pour dissimuler notre vulnérabilité ?

ftimg 0682Quand on ne se sent pas à la hauteur, on adopte généralement une stratégie plus ou moins efficace, on ne fait rien, on ne dit rien. Dans ce cas pas de risque de se ridiculiser ni de faire baisser plus bas le thermomètre de notre égo ; c’est ce que l’on appelle la politique de l’escargot. Mais en évitant systématiquement les situations inconfortables, nous perdons aussi toute possibilité de libérer les compétences et la créativité qui sommeillent en nous.

Et c’est bien notre vulnérabilité qui est le berceau de l’innovation, de la créativité et du changement. D’ailleurs le monde regorge d’exemples ou certains individus malgré des infériorités apparentes ont dépassé et développé des talents remarquables.

Une autre stratégie est de regarder ses faillites et de les prendre comme tremplins et explorer sa précieuse vulnérabilité.  En effet, un « ratage » permet de se retrouver face à soi-même et de mieux comprendre qui l’on est. Ainsi, agir  malgré ses difficultés personnelles, c’est créer des façons originales de faire et de penser.

Mais malheureusement, nous sommes parfois aimantés par la peur du rejet, de l’exclusion et nous déployons alors beaucoup trop d’énergie à nous conformer à des critères sociaux et à agir en fonction. Car le rejet social est l’un des plus grands traumatismes qu’un individu puisse connaître. Et le besoin d’être aimé nous pousse même parfois à faire du zèle. Et cette capacité ou non à satisfaire les conditions du groupe nous met en insécurité et nous pousse dans la véritable zone noire de notre vulnérabilité, c’est-à-dire la honte, la crainte d’être indigne.

Et le comble, c’est que ce ne sont pas les autres qui nous paralysent mais c’est plutôt l’idée que nous nous faisons de l’idée qu’ils se font de nous. Bien que la honte est un ingrédient indispensable à la vie sociale (à savoir qu’un psychopathe est incapable de ressentir de la honte), à partir d’un certain seuil la honte devient un poison qui empêche d’agir et de penser librement et cette honte va même jusqu’à bloquer tous nos processus de résilience.

Et puis, plus embêtant encore, il y a la honte que l’on ressent vis-à-vis de soi-même. Nous sommes dans une société qui glorifie l’estime de soi comme une condition du bien-être et chacun doit constamment prouver sa valeur pour trouver sa place. Et du coup notre estime dépend du regard des autres et cette tendance est fortement accentuée aujourd’hui par les réseaux sociaux. L’omnipotence de l’image risque de nous conduire à un narcissisme malheureux. Or l’estime de soi n’est pas l’admiration béate de soi mais bien l’acceptation de soi tel que nous sommes.

Alors comment savoir si on est bien avec soi-même ? Le meilleur indice, paradoxalement, c’est l’oubli de soi. Je m’explique :  si je passe une soirée avec des inconnus sans me demander toutes les deux minutes si j’avais l’air intelligent ou si mes cheveux étaient en place, alors c’est gagné.

Mais revenons au pouvoir de la sincérité ; faire vœu de sincérité n’est pas si facile, nous maquillons tous régulièrement nos défaillances. En réalité, notre peur des autres se nourrit quotidiennement de nos mensonges. Pourtant, le fait de dissimuler la vérité nous apporte plus d’inconfort que de bien-être. A force de vouloir plaire à tout le monde, nous emmagasinons des non-dits et des faux « oui » qui injectent du venin dans nos émotions.

Une bonne relation basée sur la bienveillance demande clarté et réciprocité. Du coup formuler ce qui ne va pas permet de désarmer beaucoup de situations. Car l’éventail de nos peurs et de nos besoins n’est pas si large que ça et donc facilement compréhensible par autrui. Par exemple, avouer à untel je suis nulle en anglais permet à l’autre d’avouer qu’il n’est pas à l’aise en informatique.

Et puis, reconnaître sa vulnérabilité enclenche bien souvent la bienveillance en créant un climat de connivence et de confiance. C’est ce processus aussi qui explique le pouvoir quasi magique de l’autodérision dans la vie de tous les jours.

S’accepter c’est aussi accepter les émotions négatives et positives qui nous traversent. La vulnérabilité est essentielle à la vie parce qu’elle est la vie même et le reflet de notre monde.  Quand je pense et ressens « je mérite d’être aimé tel que je suis », j’ouvre la porte à une vraie relation aux autres.

 

Source : article  de Paloma De Boismorel « Les pouvoirs de la sincérité » magazine Gaël mars 2018.

Buzuruna Juzuruna, le collectif qui réveille les consciences

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© Buzuruna Juzuruna

Ils sont français, libanais, syriens, ou encore palestiniens. Il y a cinq ans, ils ont créé au Liban le collectif Buzuruna Juzuruna, le lauréat 2020 du Prix Danielle Mitterrand.

L’objectif : rendre accessible au plus grand nombre le riche patrimoine semencier du pays dans la vallée de la Bekaa et rendre aux Libanais leur souveraineté alimentaire.

Tout est parti d’un voyage autour du monde de Zoé et Ferdinand.  Ils sont frère et sœur… Arrivés au Liban, ils se sont retrouvés bloqués par la guerre en Syrie. Ferdinand, agronome de formation, est alors aller travailler dans une ferme… comme le raconte sa sœur, Zoé. Elle répond à Diégo Olivarès

« Comme il vivait sur le domaine, il a beaucoup côtoyer de travailleurs qui étaient des réfugiés syriens. On a mangé avec eux, beaucoup discuté. On a écouté leur histoire. Les personnes qu’on a côtoyé, comme Walid et Salem avec qui on a par la suite fondé Buzuruna Juzuruna, nous racontaient qu’ils avaient dû fuir leur village en Syrie. Il était en état de siège. Pour fuir la faim, il ont dû abandonner leur terrain, héritage familial depuis des générations, et leur maison qu’ils venaient juste de construire. On s’est dit, c’est horrible ces histoires de paysans qui perdent tout leur patrimoine, leurs terres, leurs semences, et qui doivent fuir et reconstruire une vie ailleurs On a eu envie de créer un lieu, une ferme, pour retravailler sur ces semences qui allaient disparaitre. On a voulu construire un lieu qui fasse perdurer cet héritage pour pouvoir le transmettre »

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Zoé Beau © Buzuruna Juzuruna

Réaliser un rêve

Après un aller-retour en France pour ramener des semences, ils se mettent en chasse d’un terrain pour réaliser leur rêve. Un mécène va leur permettre de se lancer. Zoé.

« Au début, c’est la volonté, la folie, la curiosité et l’envie de faire. Et tout d’un coup, c’est quelqu’un avec des moyens qui permet de réaliser nos rêves les plus fous. C’est à partir de là qu’on a eu notre terrain de deux hectares. On a organisé une grande fête avec des gens qui sont venus de tout le Liban, avec plein de milieux sociaux différents et de nationalités différentes. On leur a expliqué notre projet, notre volonté monter un collectif, de faire de la semence, et de donner des formations. C’est à l’issue de cette fête qu’on a trouvé le nom de Buzuruna Juzuruna. »

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Nos graines sont nos racines © Buzuruna Juzuruna

Former pour accéder à l’autonomie

La ferme école est née avec des jardins partagés et des formations, dans le but de faire ensemble, de transmettre un savoir, pour aller vers l’autonomie des Libanais. Serge, le président de Buzuruna Juzuruna.

« Le but est de pouvoir proposer un accès à la connaissance qui n’est pas toujours facile dans notre région. Nous avons tout fait en arabe pour être beaucoup plus accessible. Ces formations sont divisées en plusieurs parties avec des grands thèmes comme les semences, le compost, les arbres, la préparation du sol, les biopesticides. Tout ce qui permet de faire les choses soi-même et de fonctionner en autonomie par rapport au grand marché de l’agro-industrie. L’idée est que, l’année prochaine, on ne soit pas aussi investi que cette année. Il faut que ce soit le groupe lui-même qui mette en place un collectif, une charte interne. Petit à petit, grâce à nos formations et des formations proposées par d’autres associations sur la gestion de conflits, sur la communication non-violente, ils ont tous les outils disponibles pour pouvoir continuer indépendamment de nous.« 

La force des différences

Au-delà de l’aspect agricole, le collectif est aussi le fruit de formidables rencontres. Pour Lara, la compagne de Ferdinand, c’est la diversité des membre du collectif qui fait sa force.

« Un des challenge pour nous, c’est qu’on est un groupe très hétérogène. On ne parle pas tous la même langue. On est tous extrêmement différents. Moi je suis une femme noire. Je suis née à Madagascar, j’ai grandi entre la Réunion et la métropole. Zoé, Cécile et Ferdinand sont parisiens. Lucas est de Lille et a vécu à Paris. Serge est de Tripoli. Charlotte a grandi dans une ferme en Ardèche. Oualid vient de la banlieue d’Alep, Salem de la banlieue de Damas. Quand je nous vois tous ensemble, c’est complètement improbable. Je suis hyper fière de me dire qu’on réussi à construire tout ça ensemble.« 

Multiplier le collectif

Sur fond de profonde crise sociale économique et politique, le collectif espère maintenant faire prospérer le projet et multiplier les initiatives. C’est le souhait de Zoé.

« A court et moyen terme, j’aimerais que de plus en plus de personnes s’intéresse à ce qu’on fait ici dans la Bekaa, pour nous aider à reprendre la ferme ou pour nous aider à multiplier notre projet un peu partout au Liban. On est une équipe d’étrangers. Il y a très peu de Libanais dans le collectif. On aimerait beaucoup que ce soit repris et faire une belle transmission qui prennent même plusieurs années et que le collectif se multiplie un peu partout qu’il fasse des petits. On aimerait s’inscrire dans un réseau international pour faire du plaidoyer autour de la semence et sur la petite paysannerie, et pouvoir rayonner un peu plus loin que la Bekaa. Il faut continuer à croire dans des projets, même s’ils paraissent un peu absurdes. C’est chouette. C’est comme ça que, cinq ans après, il y a une trentaine de personnes qui vivent dans un jardin tout coloré au milieu de la Bekaa. »

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© Buzuruna Juzuruna

Buzuruna Juzuruna est donc le lauréat du prix Danielle Mitterrand 2020, Lara n’en revient pas et en ressent une énorme fierté.

« Quand on a su qu’on avait ce prix, on s’est dit, comment c’est possible, on n’a même pas postulé ? Cela a fait du bien à tout le monde, particulièrement dans ce contexte. C’est très compliqué. Ils ne se projettent plus dans le pays. Tout le monde est déprimé. Cela les rend fiers et cela nous rend fiers. Cela donne du sens. »

La cérémonie de remise du prix Danielle Mitterrand sera à suivre sur Internet le 23 novembre 2020, à 18h.

Pour aller plus loin :

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© Buzuruna Juzuruna

 

« Hold-up » est au complotisme, ce que fut « Forces Occultes » au nazisme (Partenariat POUR)

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pgfLa diffusion, dès le 11 novembre 2020, du documentaire « Hold-up » produit et financé par des internautes (appels à dons se poursuivaient encore après la sortie du film), certains proches de QAnon et de mouvements d’extrême droite, a déjà attiré des millions de vues sur les réseaux sociaux et de nombreux débats dans les médias classiques.

La vision de « Hold-up » ne fait que conforter la thèse exprimée tout au long de chroniques sur Fréquence Terre et des chapitres de mon ouvrage « Le Temps des comploteurs » (Éditions Jourdan, sortie en janvier 2021) : l’impérieuse nécessité que la citoyenneté se réveille ou s’accentue pour déjouer et résister face à pareille entreprise de manipulation.

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Argumentons, encore, notre réflexion à ce sujet. Quand on analyse la construction de la thèse (« Great Reset ») qui est développée dans « Hold-up », celle d’un virus de fabrication humaine destiné à éliminer une grande partie de l’humanité et, de la sorte, consolider la mainmise d’une élite toute puissante (dont des francs-maçons !) sur la Société, il s’agit d’un assemblage de propos et de fake news déjà parus comme le signalent nos précédents chapitres.

La puissance de frappe, si on ose dire, de « Hold-up », réside par le condensé de prétendues « preuves » qui ne sont qu’un amalgame de déclarations et de situations tirées de leurs contextes : tout est à charge, des raccourcis ou propos coupés (certains intervenants demandent à en être retirés se considérant comme avoir été « instrumentalisés »), pas d’enquêtes sérieuses, une mise en scène qui joue sur le pathos et qui fait monter l’adrénaline avec des fonds sonores choisis, par exemple.

Au risque de me répéter, ce genre de production prêterait à rire ou on la prendrait pour un énorme canular, s’il n’y avait pas autant de victimes décédées dues à la Covid-19 : 1,5 million en une année.

Avec « Hold-up », il s’agit d’une véritable entreprise paranoïaque qui a pour seul but de prendre le contrôle de la personne qui la regarde, sans lui laisser la moindre possibilité de la réflexion et de la critique, et qui, au final, procède par une manipulation produisant la terreur. Ce qui semble son but.

Nous sommes bien en présence d’une technique parfaitement mise au point par les sectes ou des groupements intégristes qui, ainsi, harponnent les personnes fragilisées, incrédules ou peu cultivées.

Cette opération de contrôle sur les gens a un rôle clivant entre ceux qui y croient, la propagent et la défendent coûte que coûte, et ceux qui peuvent faire la part des choses entre un « complot mondial » et des manques et des couacs (il y en a eus, dire le contraire serait malhonnête et ferait, justement, le jeu des complotistes !) dans la gestion de la pandémie.

S’il y a des raisons de critiquer cette dernière, nécessité est aussi de reprendre force et vigueur pour ouvrir la discussion sur la manipulation que d’aucuns mettent en place pour attenter à la Démocratie.

« Hold-up » est à la propagande complotiste en 2020, ce que fut « Forces Occultes », le film nazi dénonçant « le complot judéo-maçonnique » lors de la Seconde Guerre mondiale.

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Photos : Pierre Guelff/Fréquence Terre.

Reportage : « Le monde de demain ne sera plus comme avant… » : un leurre !

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Une édifiante interview (Photo D.R.)

« Le monde de demain ne sera plus comme avant », clamèrent au printemps les « décideurs », la main sur le cœur.

Visiblement, dans la Capitale de l’Europe, ce message relève du leurre pur et simple, quand on constate que le Bois de la Cambre, endroit bucolique également bien connu des 150.000 Français qui travaillent et résident à Bruxelles, sera à nouveau accessible au 1er décembre à la « reine » automobile, alors qu’il était devenu exclusivement piétonnier.

Classé et désigné zone spéciale de conservation « Natura 2000 », ce parc paysager à caractère forestier de 123 hectares, fait le bonheur des amoureux de la Nature en plein centre urbain, un centre qui en a tellement besoin puisque Bruxelles est reconnu comme une ville hyper-polluée.

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Rassemblement citoyen pour sauvegarder un site bucolique dans la Capitale de l’Europe (Photo D.R.)

Cet endroit propose aussi des activités pédestres et cyclistes, une plaine de jeux, un lac avec barques et pédalos…, mais cela n’agrée pas des citoyens qui évoquent des embarras de circulation, du stress accru dans les embouteillages et autres arguments classiquement présentés par les accros aux quatre roues. Ce lobbying a porté ses fruits, puisque la Justice vient de lui donner raison.

Donc, le concept d’un « monde de demain plus harmonieux » semble totalement étranger à ces gens-là.

ft35020201117 120954Face à cette situation écologiquement irresponsable, véritable injure à la population réclamant le bien-être auquel elle a légitimement droit, une manifestation pacifique s’est déroulée à deux semaines de l’échéance fatale au piétonnier. Fréquence Terre y tendit le micro à une cheville ouvrière de ce rassemblement citoyen…

 

Interview en podcast ci-dessous.

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Prenons l’ensauvagement au mot !

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Nos esprits se raccrochent à un monde que l’on aimerait stable mais qui ne l’est plus. La reconnexion au vivant qui nous entoure, par le ré-ensauvagement à saturation des espaces qui nous sont disponibles , est une première possible étape pour retrouver une biodiversité riche et stable.
N’en déplaise aux politiques , rendons à ce terme ensauvager ses lettres de noblesse ! Il exprime le partage et non la violence, le souci de préservation et non la destruction ou l’emprise.
Nous y trouverons en retour la spontanéité, le contact et la plénitude d’un monde sauvage qui nous échappe.

 

https://youtu.be/70HKqMzdC54