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« Le savoir-vivre ensemble prime sur le patriotisme »

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pgf 1Dans la très intéressante émission « Invitation au voyage », chaque jour de la semaine sur ARTE, un documentaire a été récemment consacré à Romain Rolland (1866-1944), historien, écrivain, humaniste et militant pacifiste qui a connu les deux guerres mondiales.

« À la limite nord-ouest du Morvan, se trouve un petit territoire qui offre tout ce que l’on peut espérer de la Bourgogne… » est-il d’emblée commenté sur de magnifiques images.

Tout, c’est-à-dire, du bon vin, une riche tradition culinaire, des chefs-d’œuvre de l’art roman, des bocages « aux reliefs harmonieux plantés de forêts et d’églises »…

C’est à Clamcy que Romain Rolland est né et a vécu une partie de sa jeunesse.

Clamcy, cité médiévale d’eau où « le passé se lit à livre ouvert », est une petite ville de moins de 4 000 habitants qui, par sa structure, témoigne de l’organisation sociale du temps de l’écrivain.

Il y a une ville basse, le centre qui est la ville moyenne et puis les quartiers situés sur les hauteurs.

La ville haute est le lieu des puissants et des notables qui composent les classes politiques, religieuses et économiques. La ville basse, elle, c’est celle habitée par le peuple. Celui-ci est assez frondeur et est principalement formé des flotteurs qui occupent le quartier dit de « Bethléem ». Ces artisans sont souvent regroupés en confréries très solidaires.

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Capture d’écran lors de l’émission « Invitation au voyage » sur ARTE, 8 décembre 2020.

Pourquoi autant de flotteurs ? Parce que l’Yonne coule dans la vallée aux pieds de la cité et le flottage consistait à acheminer les troncs d’arbres du Morvan jusqu’à Paris, où on le sait, ce n’est pas la Seine qui passe sous les ponts de la Ville lumière, mais bien la même Yonne !

Ceci étant précisé, l’entreprise de flottage permit de ramener les idées républicaines de la capitale à Clamcy et son symbole le plus marquant est le drapeau tricolore qui, encore aujourd’hui, est placé toute l’année au sommet de la collégiale Saint-Martin. C’est, en quelque sorte, « une prise de la république sur ce lieu de culte ».

Romain Rolland termina son existence à Vézelay en 1944 et ce fut l’heure du bilan pour cet homme empreint de l’idéal pacifiste, récompensé du Prix Nobel de Littérature en 1915 pour son ouvrage « Au-dessus de la mêlée », véritable manifeste qui corroborait sa philosophie : « Le savoir-vivre ensemble l’emporte sur le patriotisme ».

Peu avant de mourir, il écrivit : « Je suis accablé. Je voudrais être mort. Il est horrible de vivre au milieu de cette humanité démente et d’assister, impuissant, à la faillite de la civilisation. »

Laïque convaincu, il s’est toujours intéressé à la spiritualité dialoguant avec d’autres cultures, fut-il encore dit dans l’émission d’ARTE, comme en témoignent ses liens avec Gandhi, avec Freud, avec un moine franciscain, également poète, au nom significatif : « Frère Pacifiste ».

En revanche, ses liens amicaux avec Stefan Zweig volèrent en éclats en 1933 quand il déclara : « Il est trop clair que nos chemins se sont séparés. Il ménage étrangement le fascisme hitlérien qui cependant ne le ménagera pas… »

Dans l’immense œuvre de Romain Rolland, je relève les propos suivants : « Même sans espoir, la lutte est encore un espoir. Quand l’ordre est injustice, le désordre est déjà un commencement de justice. La religion de la Non-violence n’est pas seulement pour les saints, elle est pour le commun des hommes. C’est la loi de notre espèce, comme la violence est la loi de la brute. »

Enfin, à l’heure où l’on assiste sur les réseaux sociaux à un déchaînement de fake news et de messages franchement nauséabonds et complotistes, il n’est pas vain de relire cette citation de Romain Rolland, en l’occurrence, véritable visionnaire : « Une discussion est impossible avec quelqu’un qui prétend ne pas chercher la vérité, mais déjà la posséder. »

Agenda solidaire 2021 : pour développer un autre regard et s’engager

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© Ritimo

A quelques jours des fêtes de fin d’année, et après une année 2020 plutôt anxiogène, c’est un objet indispensable pour envisager 2021 de manière positive que nous vous proposons cette semaine : un agenda de la solidarité internationale.

Cet agenda solidaire 2021 a pour ambition de vous inciter à participer à la construction d’une autre société.

Avec Diego Olivares, responsable de la communication à la Fondation Danielle Mitterrand.

Cet agenda solidaire existe depuis 2006.. et il est le fruit de la collaboration de différentes organisations qui œuvrent à la transformation sociale.

« C’est projet qui est porté par le collectif Ritimo, le Réseau d’information et de documentation pour la solidarité et le développement durable, qui estime depuis 1985. Ce réseau impulse ce besoin du grand public d’accéder à la compréhension de la solidarité internationale. »

Développer un autre regard

Cet agenda de la solidarité internationale est plus qu’un simple agenda. C’est véritablement un outil pédagogique pour approfondir ses connaissances.

« Non seulement pour approfondir ses connaissances, mais aussi pour se relier à différents types d’initiatives et développer d’autres points de vue. Il y a par exemple la carte du monde inversé de Peters et Mc Arthur, dont l’idée est de développer un autre regard. L’agenda comporte 12 thématiques déclinées en deux initiatives porteuses de projets pour 2021. »

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© Ritimo

Accessible et ludique, il propose notamment de revenir chaque mois sur des initiatives qui ont porté leurs fruits. Pourquoi les mettre en avant ?

« L’idée de les mettre en avant est de les découvrir et de voir qu’elles sont porteuses, car elles marchent. Que ce soit dans le domaine de l’agriculture, à la vie des femmes, au climat, on peut voir qu’un peu partout sur la planète, il y a des initiatives qui fonctionnent. Elles sont portées par des collectifs, soutenues par des associations. Cet aspect pédagogique donne envie à s’investir sur des thématiques qui nous touchent tous aux quotidien »

Des initiatives palpables

12 thématiques… comme l’éducation, l’eau, le droit des femmes, la lutte contre les discriminations, la santé ou les migrations…

Quelles sont celles que vous avez voulu porter, vous, à la Fondation Danielle Mitterrand ?

« D’abord, ces thématiques sont débattues ensemble au sein du collectif. Il y a tout un processus éditorial tout au long de l’année pour ressortir une diversité d’initiatives. La Fondation Danielle Mitterrand a porté deux thématiques qui continueront en 2021. Sur les peuples autochtones, il y a Radioka, qui est un média autochtone amazonien, en Guyane. Il a pour but de relayer les informations concernant les peuples autochtones en Guyane. Et il y a la thématique de la démocratie avec les initiatives au nord de la Syrie qui soutient l’expérimentation politique inédite qui se met en place au Rojava. Dans le volet agriculture, il y a les semences paysannes, mises en lumière par le CCFD-Terre solidaire, avec une fête des semences en Tunisie, qui permet un échange de savoir-faire. Et dans le domaine de l’environnement, il y a cette initiative en Bolivie avec un système de cuisson solaire dans les Andes. Ce sont des initiatives qui sont rendues plus palpables par cet agenda. »

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© Ritimo

Un accompagnement tout au long de l’année

A côté de ces initiatives, il y a aussi des balises, des citations, des rendez-vous solidaires et les grandes journées mondiales à ne pas manquer…

« La citation qui ouvre l’agenda est de Victor Hugo : « Rien n’est solidaire, tout est solidaire ». C’est une bonne accroche pour démarrer l’année. On retrouve tous les mois différents rendez-vous. A la fin, il y a aussi une bande dessinée. C’est tout un panel d’informations qui rend cet agenda partenaire de relation nécessaire à la solidarité. »

Cet agenda est aussi une base de données, avec des suggestions de site, de livre ou de films qui abordent cette solidarité internationale.

« Cette organisation de ressources permet d’avoir des outils et des éléments créatifs. C’est cette dimension de l’outil pédagogique qui s’impose comme un accompagnement de toute l’année pour s’ouvrir aux différents projets solidaires qui existent. »

Cet Agenda solidaire 2021, ce sont 216 pages pour comprendre les grandes problématiques internationales, montrer le pouvoir des mobilisations et donner des envies d’engagement. Il est en vente au prix de 10 euros sur le site de Ritimo, le Réseau d’information et de documentation pour la solidarité et le développement durable.

Pour aller plus loin :

carte pour une terre solidaire
© CCFD-Terre solidaire

Ici commence l’Océan-épisode4- Soyez plus sobre avec bonheur!

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Musiques du monde, Infos environnement - Fréquence Terre
Musiques du monde, Infos environnement - Fréquence Terre

Quatrième opus de la série de podcast «  Ici commence l’Océan « », série éponyme de la campagne « Ici commence l’Océan » lancée par l’association LONGITUDE 181 à destination de tout public afin d ‘agir pour un océan riche d’une vie retrouvée.

Une campagne qui a pour cœur les 10 actions pour réagir objet du livre « Sauvons l’océan ! » édité aux éditions Rustica et écrit par Véronique et François SARANO et préfacé par Isabelle AUTISSIER.

« Ici commence l’Océan » c’est une proposition de réponses aux menaces qui pèsent sur l’Océan. Après une réconciliation avec l’Océan, et une revue des solutions aux pollutions domestiques quotidiennes et des déchets, je fais ici référence aux trois épisodes précédents de cette série de chroniques, examinons notre consommation ou surconsommation. Car nous consommons sans même nous en rendre compte, et c’est ici que vous pouvez agir, chez vous, tout de suite ! C’est ici que commence l’Océan !

A découvrir dans cette chronique

également sur youtube :https://youtu.be/cZATCQWC-ZY

D. KRUPKA

Reportage Fréquence Terre : Un médecin urgentiste met les choses au point

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pgfGénéralement réservée, pas du tout encline à être médiatisée, Louise Delhaye, 62 ans et expérimentée, est médecin urgentiste dans un hôpital public de la Capitale de Bruxelles (à Ixelles).

En cette fin d’année, à l’heure où une troisième vague du COVID-19 n’est pas exclue, elle sort du bois, plutôt du service des soins urgents où elle travaille.

D’ordinaire, elle y soigne les accidentés de la route, du travail, du sport et de la vie quotidienne : de la jambe cassée à l’infarctus, du doigt coupé à l’AVC, de la rougeole foudroyante à l’empoisonnement alimentaire… Aujourd’hui, le COVID-19 prend la majeure partie de son temps et tout autant celui de ses collègues, d’ailleurs.

Des mois et des mois à lutter contre les effets dévastateurs du virus et tenter de secourir les urgences, disons traditionnelles, et puis, en plus, ce mal insidieux qui se répand dans la population comme un gaz rampant mortel : le covidscepticisme et son allié, l’anti-vaccination.

« Trop c’est trop », dit-on communément en Belgique et ce ne sont pas les centaines de milliers de Français qui y habitent et travaillent qui me contrediront.

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Dr Louise Delhaye, médecin urgentiste (Photo D.R.)

Alors, le médecin urgentiste prend la parole :

« Depuis mars 2020, je côtoie de nombreux patients atteints du COVID. Je les accueille, je les soigne et je leur tiens la main lorsqu’ils meurent seuls.

Eh oui, aujourd’hui, avec mon mari, avec ma famille, avec mes amis, je partage ma tristesse, mes émotions mais aussi ma colère face à des personnages qui nient la pandémie et le vaccin. J’ai presque envie de dire qu’ils ne devraient pas être soignés s’ils sont contaminés, car la connerie et la méchanceté basse dont ils font preuve sont intolérables.

En revanche, je réitère mon respect et ma douleur face aux familles endeuillées qui n’ont même pas pu dire au revoir à leur parent.

Le vaccin est, à ce jour, la seule solution que l’on peut offrir à la population pour endiguer cette pandémie.

C’est vrai que débuter une nouvelle vaccination comme celle-là, ce n’est pas anodin. Je peux comprendre que cela fasse stresser une partie de la population, mais avoir le COVID et être intubé six semaines, ça n’est pas non plus anodin.

Mon mari et moi avons été contaminés. Nous sommes tous les deux avec un haut taux d’anticorps, mais si les médecins infectiologues me demandent de me faire vacciner pour le bien de mes patients, je le ferai.

Chacun peut et a le droit de vivre, de se soigner, d’accepter ou pas un traitement et également de décider de mourir. C’est une liberté individuelle que jamais je ne contesterai, mais les propagateurs de propos complotistes, ça, je ne peux pas admettre. »

 

Voici qui corrobore ce que dernièrement nous chroniquions sur Fréquence Terre : « Si d’aucuns revendiquent la liberté de ne pas appliquer les gestes barrières (masque, distance…) ont-ils pour autant la liberté de mettre en péril la vie des personnes fragiles et âgées ? L’humanisme et la solidarité sont des corollaires de la liberté. De plus, les initiateurs et propagateurs de la théorie du complot ont-ils le courage de signer une déclaration officiellement enregistrée (à la mairie avec copies à leurs famille et médecin traitant) et de porter sur eux un document ad hoc stipulant leur refus de soins en cas de contamination ? »

Poser ces deux questions est y répondre, dit-on aussi communément.

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Photo extraite de l’essai « Le temps des comploteurs » de Pierre Guelff, Éditions Jourdan, 20201.

 

Bruxelles, capitale de la Bourgogne

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pgfDans de nombreux pays, la situation sur le front de la pandémie permet à nouveau la visite de musées, bien entendu en respectant les élémentaires mesures sanitaires.

Aujourd’hui, je vous invite à parcourir un impressionnant palais souterrain dans la capitale de l’Europe, dont l’origine remonte au XIIe siècle.

À vrai dire, il s’agit des vestiges d’un site archéologique exceptionnel formé d’un imposant réseau de salles et de passages souterrains qui débouche sur un musée qui présente le résultat de campagnes de fouilles.

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Cependant, avant d’être sous l’actuelle place Royale où l’on entend les passages des trams quelques mètres au-dessus de vous, ce site tenait un rôle majeur dans la politique des ducs de Brabant, puis fut un haut lieu de la diplomatie, avant de devenir une résidence de plaisance.

 

Ainsi, au temps où cette ville fut la capitale des États bourguignons en lieu et place de Dijon, par exemple, le Palais du Coudenberg dominait Bruxelles et était une résidence princière qui accueillait les plus puissants de l’Europe jusqu’au XVIIIe siècle, plus particulièrement Philippe le Bon, duc de Bourgogne qui fonda l’ordre de chevalerie de La Toison d’or, et Charles Quint, empereur du Saint-Empire.

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Une question vient rapidement à l’esprit quand on se trouve dans cet espace sous terre : pourquoi, justement, ce palais est-il devenu souterrain ?

Parce que, au XVIIIe siècle, tout le quartier fut nivelé pour aménager ladite place Royale et les pavillons qui l’entouraient.

Lors de la visite, on déambule d’ailleurs dans la rue Isabelle voûtée, alors qu’originellement elle était à ciel ouvert comme toutes les artères de la ville.

Six étapes jalonnent la visite de ce qui fut d’abord un château défensif avant de devenir un palais aux mains des ducs de Bourgogne avec, entre 1452 et 1460, l’édification de la prestigieuse salle d’apparat, l’Aula Magna.

Voici le corps de logis avec ses vestiges les plus anciens datant du XIIe siècle, mais, aussi des voûtes du XIVe et des caves du XVe.

Ensuite, la chapelle avec ses piliers octogonaux, les portes d’origine datant du XVIe, on voit des traces des techniques de taille des pierres, ensuite, remontons la rue Isabelle, et à la quatrième étape nommée « Aula Magna », on remarque une clé de voûte ornée des emblèmes de Philippe le Bon, puis direction vers le musée avec galerie gothique du XVIe, statue monumentale d’un apôtre du XVe siècle, collections de céramiques, de verres…

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Terminons la visite par une anecdote : le 3 février 1731, le palais fut la proie des flammes. On prétendit que ce fut une cuisinière qui en aurait été la cause lors de la fabrication de confitures. En vérité, ce fut la sœur de l’empereur Charles VI du Saint-Empire, Marie-Élisabeth d’Autriche, qui avait omis d’éteindre les bougies dans l’appartement qu’elle occupait au palais bruxellois.

Renseignements utiles : Palais du Coudenberg : www.coudenberg.brussels

Photos : Marie-Paule Peuteman (Fréquence Terre)

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Le symbolisme du corps humain

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Qu’y- a-t-il de plus proche de nous, et de plus énigmatique au monde que le corps de l’Homme, Homme avec un H majuscule, un être humain, donc ? Qu’y a-t-il de plus concret et de plus mystérieux à la fois, de plus complexe et de plus lié dans une fondamentale unité que le corps de l’Homme?

400ft « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux ». C’est une sagesse qui invite à considérer d’une part l’Homme dans le Monde et de l’autre le Monde en l’Homme comme endroit et envers d’une même médaille.

Les mythes sont là, notre patrimoine sacré est immense, mais nous ne savons pas le déchiffrer, nous n’avons jamais vraiment vécu son langage ( sa sagesse), ou plus exactement nous avons rabaissé son langage  au niveau de notre vécu banal au lieu de nous laisser porter par lui aux nouveaux plans de conscience auxquels il nous invite….mais non…nous avons éliminé le langage du mythe du cœur même de notre vie  et c’est la science qui s’impose à nous comme seul juste et sécurisant cadre de référence…or il est de la plus grande urgence de redonner au conte, à la légende, au  mythe, au rituel leur place dans notre vie et de les laisser nous informer. C’est là le chemin de la connaissance.  p20-21

Annick de Souzenelle nous transmet à travers cet ouvrage « Le symbolisme du corps humain » dans une nouvelle édition illustrée paru chez Albin Michel, un livre puissant, vibrant et intemporel.

L’Arbre de Vie connu sous la forme de l’Arbre des Sephiroth est le terrain  d’exploration, de quête, de découverte, de travail d’Annick de Souzenelle.

Car l’Arbre est le schéma de la construction du monde et que, à son image, le corps humain est le schéma de la construction de notre devenir. Le corps est à la fois notre outil, notre laboratoire et notre ouvrage pour atteindre à notre varie nature, notre nature qui est divine. P63

Apprendre à lire le corps, c’est être attentif à son dessin. Avez-vous remarqué une similitude de forme entre celle d’un rein et celle d’un pied ?  Apprendre à lire le corps, c’est aussi créer des ponts entre l’écoute du mythe et l’observation subtile du corps.

Le nombre 6 symbolise l’Homme au départ de sa formation, il est créé le sixième jour de la Genèse et sur le plan biologique, la formation d’un enfant dans le ventre de sa mère obéit à cette même loi, au sixième mois l’enfant est formé. p 36.

Annick de Souzenelle a été longtemps infirmière anesthésiste puis psychothérapeute. Et parallèlement, elle mène de longues recherches en théologie, psychologie, et en hébreu biblique. Ce livre est un cadeau d’une richesse infinie car sa lecture et ses relectures nous  entraîneront vers une connaissance et appréciation toujours plus abondante de nous-même.

Ici commence l’Océan-épisode3- Devenez Zéro déchet!

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Musiques du monde, Infos environnement - Fréquence Terre
Musiques du monde, Infos environnement - Fréquence Terre

Troisième opus de la série de podcasst «  Ici commence l’Océan « », série éponyme de la campagne « Ici commence l’Océan » lancée par l’association LONGITUDE 181 à destination de tout public afin d ‘agir pour un océan riche d’une vie retrouvée.

Une campagne qui a pour cœur les 10 actions pour réagir objet du livre « Sauvons l’océan ! » édité aux éditions Rustica et écrit par Véronique et François SARANO et préfacé par Isabelle AUTISSIER.

« Ici commence l’Océan » c’est une proposition de réponses aux menaces qui pèsent sur l’Océan. Après une réconciliation avec l’Océan, et une première réduction des pollutions domestiques quotidiennes, je fais ici référence aux deux épisodes précédents de cette série de chroniques, examinons comment nous pouvons combattre une autre menaces principales qui pèsent sur l’Océan , je veux parler de nos déchets. Oui nos déchets ! Et c’est ici que vous pouvez agir, chez vous, tout de suite ! C’est ici que commence l’Océan !

A découvrir dans cette chronique

également sur youtube :https://youtu.be/SseeEekxozQ

D. KRUPKA

Fraternité et positivité toxique, nouveau concept psy

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pgfCe vendredi 4 décembre 2020, vers 21 heures, sur France 5, Michel Jonasz déclara à Claire Chazal dans son émission « Passage des Arts » : « Dans notre société actuelle, la fraternité est ce qui nous permettra de survivre. » (Photo-ci-contre)350ft20201204 204853

En 1935, Ray Ventura chantait « Tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien… », alors que James, employé au service de l’aristocrate, annonçait que le marquis, son mari, s’était pendu, que le château et les écuries avaient totalement brûlé entraînant la mort de la jument préférée de la dame…

Ce n’était qu’une chanson qui avait pour message : « Quels que soient les problèmes, il faut rester optimiste », disait-on.

Aujourd’hui, c’est « Je regarde le monde autour de moi et je ne peux m’empêcher de sourire et de ressentir de la joie », l’une des cent phrases proposées par un site de pensée positive qui, de la sorte, a pour but de, je cite encore, « transformer votre vie, purifier vos pensées et restructurer votre comportement. »

Il y aussi les adeptes du « Vivez le moment présent » qui, selon le philosophe Alexandre Jollien, est un leurre car le temps d’y penser et c’est déjà du passé, bref, surtout ne croyez pas que je sois un adversaire de la recherche de la plénitude par la méditation, la relaxation et autres techniques de bien-être, mais, il y a quand même lieu de faire la part des choses.

Effectivement, il ne faut pas que cela débouche sur un comportement où l’empathie et la compassion soient éradiqués au profit de la positivité toxique.

Vous savez, celle qui fait dire à des gens : « Cela pourrait être pire », « C’est comme ça », « Il faut faire avec », « Regardez du bon côté », « Vous êtes trop agressif », alors qu’il est question de réclamer davantage de solidarité et de fraternité dans la Société, surtout en ce moment de pandémie où foisonnent les théories du complot, parfois menées par des médecins en mal de notoriété, je suppose.

Alors, cette positivité toxique qui nie ou déplace sciemment toute réalité jugée « négative », endort les consciences, pousse à ne pas s’engager, ni à se mouiller, ni à monter au créneau, face à des actions injustes, dangereuses, pathogènes, iniques, cette positivité toxique s’érige même en mode de pensée, donc de vie, au nom du « oui, mais… » et du « surtout, pas de vague… ».

Que n’entend-on pas : « L’attentat à Charlie Hebdo fut horrible, oui mais… » sous-entendu : « Ils l’ont bien cherché ! » ?

« Pas de vague… », fut la réaction donnée par des collègues qui se désolidarisaient du professeur Samuel Paty, professeur d’histoire à Conflans-Sainte-Honorine, alors qu’il leur annonçait être menacé pour avoir abordé le thème de la liberté d’expression et qui, finalement, fut égorgé et décapité.

Connaissez-vous le gougnafier ? C’est celui ou celle qui se dit être en conformité avec sa conscience et qui ne veut pas savoir que vous existez avec vos convictions, vos joies et peines, vos projets et vos craintes, dont celle de mourir de la Covid-19.

C’est l’adepte invétéré du « J’ai raison » et, forcément, il n’écoute même pas vos arguments, ou, alors d’une oreille distraite.

toxic positivity cardCe nouveau concept en psychologie de la positivité toxique se définit comme la tendance à se présenter comme étant heureux quoi qu’il arrive, selon des professionnels de la Santé mentale (IDRlabs).

Ils expliquent que les personnes qui en relèvent sont « déconnectées de tout ce qui pourrait être considéré comme négatif et, par extension, elles sont enclines à encourager les autres à toujours voir le bon côté des choses et à ne pas s’ouvrir sur les questions tristes, difficiles » ou qui dérangent.

En somme, les gens qui balaient d’un revers de la main les mesures sanitaires actuelles, minimisent ou nient les drames dus à la Covid-19, relèvent de la non-assistance à personnes en danger et d’un manque profond d’empathie à l’égard de ceux qui souffrent ou du corps médical et de santé mentale qui luttent depuis près d’un an.

Ils n’ont même pas l’idée de réclamer aux autorités compétentes des comptes sur la gestion pré-pandémique désastreuse de la Santé publique, à ceux qui sabrèrent dans les budgets au nom de la rationalisation capitaliste et au profit du compte en banque des actionnaires.

Mais, si à leurs yeux, clamer cela, c’est être radical et agressif, tentons quand même, malgré la difficulté de la tâche, non pas de les convaincre que l’humanisme est plus noble que leurs théories et comportements égoïstes, mais, au moins qu’ils respectent l’élémentaire droit à la vie des autres citoyens.

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Photos : prises écran IDRlabs et France 5.

Apostasie : un acte citoyen volontaire et public  

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pgfSelon les dictionnaires, apostasie signifie abandon volontaire et public d’une religion ou renonciation publique à une doctrine ou à un parti, alors qu’apostat signifie une personne qui renonce publiquement à une doctrine ou à une religion.

Nos confrères de Charlie Hebdo viennent de consacrer un important dossier à la Pologne et plus spécifiquement au combat qui y est mené contre l’obscurantisme. Je cite Nina Sankari, fondatrice d’une organisation athée qui déclara : « La Pologne est leader mondial de la « déchristinisation » chez les jeunes : deux millions de croyants ont quitté leur foi et un million l’ont fait ces deux dernières années.  ‘‘ Dieu, honneur et patrie’’, c’est terminé pour eux ! »

Le christianisme, c’est-à-dire, 2 milliards et demi d’adeptes répartis à 50% de catholiques, 37% de protestants, 12% d’orthodoxes et le restant d’anglicans, d’évangélistes, de pentecôtistes…, est la première religion sur la planète, suivie de l’islam avec un milliard et demi et l’hindouisme un milliard, pour le trio de tête, selon les statistiques.

Ainsi, l’Église catholique est en tête dans ce classement.

Dans les chiffres de baptisés, cela doit être exact, car on ne conçoit pas qu’Elle puisse nous mentir et trafiquer les statistiques, n’est-ce pas ? Mais dans la réalité, est-ce le cas ?

Combien d’églises ne sont-elles pas quasiment désertes à l’heure des offices ? Combien d’édifices religieux catholiques n’ont-ils pas été désacralisés, transformés en salles de fitness, dancings, hôtels, voire rasés ? Combien de baptisés n’ont-ils pas renoncé, pour une raison ou une autre, à ne plus pratiquer leur religion dans laquelle ils ont été versés de force à peine âgés de trois ou quatre jours, donc sans leur consentement.

Alors, pour être en conformité avec cette réalité il existe l’apostasie pour rétablir des statistiques les plus exactes possibles.

Je sais que ce terme fait parfois peur, mais, ici, il s’agit d’une information et non pas pousser quiconque à devenir apostat. À chacun ses croyances.

Néanmoins, il faut savoir, ou rappeler, qu’il n’y a pas moyen de se faire « débaptiser » car, une fois baptisé, c’est pour toute la vie.

L’Église a parfaitement géré cela, saint Augustin en tête qui clamait que si une personne n’était pas baptisée et décédait, son âme était dirigée vers l’enfer. Ces derniers temps, canular ou pas, on vit même sur les réseaux sociaux un prêtre garder la distance sanitaire en bénissant un bébé avec un pistolet à eau bénite…

Ceci dit, l’Église avait quelque peu revu cette sentence atroce (pour ceux qui y croient), en inventant les limbes, un état intermédiaire entre le paradis et l’enfer.

Quoi qu’il en soit, on ne peut pas se faire débaptiser mais, en revanche, on peut se faire rayer des listes de baptême et, alors, ne plus être comptabilisé en tant que catholique.

La démarche est officielle et doit être effectuée auprès de l’ecclésiastique en charge de la paroisse de votre baptême, avec demande d’accusé de réception sur la réalisation concrète de votre demande. Vous n’avez pas à justifier celle-ci, votre décision est personnelle, tout comme vous pouvez expliquer la raison de votre geste.

D’aucuns, parmi ceux qui ont quitté le giron de l’Église, diront qu’ils se moquent de cette démarche et que cela ne les empêche pas de vivre leur athéisme ou une autre spiritualité.

C’est vrai, sauf qu’il faut rappeler l’omniprésence de l’Église dans les rouages de divers États : les présidents des USA prêtent serment sur la bible, les politiciens belges assistent au Te Deum dans la cathédrale de Bruxelles, entre autres lors de la fête nationale, que ce même pays subventionne les cultes, qu’en France, la notion de « civilisation judéo-chrétienne » supplante parfois celle de la république, qu’en Pologne, comme dans les trois États précédents, l’Église fait pression sur le monde politique pour contrecarrer ou abroger certaines lois, telle celle concernant l’interruption volontaire de grossesse ou, même, l’utilisation de la pilule contraceptive, sans parler de la virulence contre le droit de mourir dans la dignité, ce qui est particulièrement bien accueilli par une extrême droite de plus en plus violente.

Incontestablement, un retour à l’obscurantisme se pointe à l’horizon.

Comme il est grand temps que les croyants regagnent le cercle privé duquel ils n’auraient jamais dû sortir, l’apostasie est également un acte qui spécifie clairement le refus de cautionner la mainmise du religieux sur la Société et, de la sorte, prôner que le concept le plus fondamental du vivre-ensemble est la fraternité universelle, celle relevant des Droits humains.

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Le problème des pandémies animales

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La journaliste Lucile Leclair vient de publier un livre qui a retenu toute l’attention de Fréquence Terre. « Pandémies, une production industrielle », publié chez « Seuil-Reporterre ». Nous parlons là d’élevage industriel. Un élevage de plus en plus surveillé – et c’est paradoxal – où se développent de plus en plus de maladies et de pandémies. Les normes de biosécurité qui se sont mises en place après l’alerte de pandémie humaine issue de la grippe porcine H1N1 en 2009 ont finalement eu un effet inverse… Et même si aujourd’hui nous semblons avoir écarté le risque de transmission des maladies de l’animal à l’homme, ce sont des cheptels entiers, des milliers d’animaux qui sont éliminés à chaque alerte de contamination. Pour éviter que les animaux qui ne sont pas élevés dans de bonnes conditions ne tombent malades, nous les gavons d’antibiotiques… Que nous assimilons bien entendu lors de nos repas…puis nous les évacuons dans dans nos toilettes, ce qui finit irrémédiablement dans nos fleuves et nos océans… Peut-on dire que nous avons trouvé la solution ? C’est tout l’objet de l’enquête qu’a menée Lucile Leclair dans son ouvrage.

La solution ? : l’agroécologie. Une technique d’élevage qui éloigne les animaux les uns de autres, qui favorise une production à petit échelle, qui multiplie les exploitations et les circuits courts. Tout le contraire d’un système intensif, concentré dans les mains de quelques industriels qui est à bout de souffle et qui n’est au final pas si productif.
L’agroécologie est un modèle qui favorise l’installation de nouveaux éleveurs, de nouvelles exploitations, donc créatrice d’emplois.
Dans notre podcast, Lucile Leclair nous explique l’absurdité du système de biosécurité. Elle dénonce les intermédiaires qui favorisent la propagation lors du transport des animaux de l’exploitation vers les abattoirs et les entreprises de transformation.

Plus de renseignements sur l’autrice : Lucile Leclair