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Pandémie : l’option gagnante d’être doux avec soi.

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Tenir bon, garder espoir, certains font preuve d’un courage sans faille et d’autres baissent plus facilement les bras. En cette période difficile, ces notions sont souvent partagées. Mais le courage, d’où vient-il et comment l’alimenter ? Force est de constater que les personnes qui font preuve de courage sont animées par une ou plusieurs passions.  Mais évidemment avant de pouvoir se passionner pour quelque chose, il faut avant tout savoir ce que l’on trouve important. Et cela on le découvre d’autant plus aisément que l’on s’accorde suffisamment d’importance. La possibilité de pouvoir se dire « je suis bien comme je suis » ouvre la porte pour faire des choix fondamentaux qui correspondent à des valeurs, à des sources de satisfaction. Evidemment, un enfant qui a pu être aimé tel qu’il était cela lui facilitera, une fois adulte, de poursuivre ce chemin de croire en lui et de trouver le sens de sa vie. Pour d’autres, cette prise de conscience se passe plus tard, par exemple à un moment charnière.  La pandémie que nous vivons actuellement force certains à vraiment se regarder en face et à réfléchir à ce qu’ils veulent vraiment faire dans leur vie, à ce qu’ils désirent apporter au monde.

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Avoir une bonne image de soi aide à se fixer des priorités et permet de s’y investir pleinement sans se laisser décourager par l’opinion des autres. La personne courageuse ne se demande pas si elle va y arriver, elle a une vision à long terme, elle s’en approche pas à pas et ne se laisse pas distraire par des doutes ou des peurs, elle est présente dans l’instant  et accorde à chaque étape une attention pleine et entière.

Pour garder ou reprendre courage, essayer de vous voir à travers les yeux de ceux qui vous apprécient et vous voient comme vous êtes vraiment. Apprendre à regarder ses forces et ses éventuels échecs à travers les yeux de son meilleur ami, vous aidera à poser un regard plus doux sur vous-même. Etre bienveillant envers soi-même,  vous permettra d’oser vous remettre en question, d’oser vous détacher de vos certitudes ou de vos doutes. Bref, l’invitation est claire : c’est d’oser suivre son cœur, son intuition et faire ce qui correspond à la personne que vous voulez être.

 

Source : magazine BODYTALK février 2021 p32-34

Ni chasse, ni pêche, ni violence

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pgfAu siècle dernier, Henry Spira (1927-1998) fut un influent militant pour le droit des animaux, encore et toujours un modèle pour des associations de défense animalière actuelles. L’ouvrage « Théorie du tube de dentifrice » ou « Méthode de l’homme qui a fait plier le FBI, L’Oréal et McDonald’s », de Peter Singer (Le livre de Poche) explique ce combat. Voici notre deuxième chronique à ce sujet.

20210129 162709Alors en proie à des collègues de travail qui voulaient faire le coup de poing avec des personnes qui leur empoisonnaient l’existence, Spira répliqua fermement : « Que va-t-on leur prouver en leur cassant la jambe ou en leur fracassant le crâne ? Les émotions, c’est bon, mais il faut réfléchir avant d’agir. Ne soyez pas ce qu’ils sont. »

Non seulement il rallia à sa démonstration ses collègues, mais leurs arguments développés sans violence physique finirent par faire effet sur la partie adverse.

Après avoir été marin et journaliste, il devint enseignant. Si son entente avec les étudiants était bonne, il quitta quand même l’école. La raison ? « J’ai l’impression, dit-il, que les humains ont une conscience et peuvent se débrouiller, alors que les animaux, eux, ne peuvent tout simplement pas le faire et qu’ils ont besoin d’aide. »

Son programme se déclina en quelques points clairs et nets : végétarisme, fin de l’expérimentation animale, élimination de tout vêtement et produits issus de peaux d’animaux, abolition de « sports » comme la chasse au cerf et le tir au canard, bannissement de la pêche, etc…, soit le début d’un militantisme totalement pacifique qui plier de très grandes multinationales et administrations.

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Les femmes au cœur de l’expérimentation démocratique au Rojava

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© Rojava Information Center

Atteindre l’autonomie économique des femmes, leur permettre de nouer du lien social et leur donner confiance, c’est l’objectif fixé par le marché des femmes au Rojava.

Ce projet de souk est porté par les femmes au cœur d’une région, le Kurdistan syrien au nord-est de la Syrie, où une expérimentation politique inédite se déploie depuis dix ans. Le municipalisme, ou confédéralisme démocratique, anime ce territoire autonome où vivent trois à quatre millions de personnes.

Chloé Troadec, est une volontaire française du Rojava Information Center. Installée à Qamishlo, elle suit de près la société civile qui vit au rythme de ce confédéralisme démocratique, une expérience qui se fonde sur une idée…

« Toutes les décisions et la manière dont est organisée la vie part des communes. Les communes ne sont pas vraiment des municipalités, mais des regroupements de familles, entre 100 personnes et 100 familles en fonction des endroits. Elles sont rassemblées dans une commune. Ces communes se rassemblent à différents niveau de gouvernance, de quartier, de sous-district, de district, de canton et de régions, pour ensuite former l’administration autonome du nord-est de la Syrie qui est l’entité politique « parapluie » pour tout le nord-est de la Syrie. Toutes est basé sur les décisions, les propositions et les critiques qui vont être faites au niveau des communes. C’est ensuite au niveau des assemblées plus larges que les décisions qui concernent plus de monde vont être prises. Mais chaque commune doit pouvoir être autonome dans ces décisions pour tout ce qui concerne la vie à l’intérieur de la commune. »

Ce système a pris forme en 2011, avec le Printemps des peuples, qui a commencé en Tunisie, et s’est répandu au Moyen-Orient.

« Il y a eu aussi un soulèvement au niveau du peuple syrien en entier. Les Kurdes, dans le nord de la Syrie, ont saisi l’opportunité pour essayer d’obtenir les droits politiques, sociaux et culturels qui n’ont jamais pu obtenir du temps du régime Baas, qui était assez penché sur le nationalisme arabe. Il y a eu une fenêtre d’opportunité ouverte à ce moment-là. Les Kurdes se sont organisés en unité d’autodéfense, les YPJ YPG, qui sont devenus connus après la bataille de Kobané, et ont réfléchi au système à mettre en place. Cette proposition du confédéralisme démocratique vient aussi du mouvement de libération kurde en général et d’Abdullah Öcalan en particulier. C’était quelque chose de connu et défendu parmi les Kurdes au Rojava . L’influence de cette idéologie du mouvement de libération du Kurdistan au Rojava était déjà très forte avant 2011. Et en 2011, ce sont les personnes qui défendaient ce projet politique-là qui ont été les plus actifs et qui l’ont mis en place. A ce moment-là c’était un peu le chaos en termes politique et militaire. Il n’y avait pas d’élections. Ce sont les gens par eux-mêmes qui se sont mis à réaliser ça, à créer ces communes et au fur et à mesure à créer leur système. »

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© Rojava Information Center

Les femmes, parties prenantes des décisions

Ce confédéralisme démocratique concerne les sept régions du nord et de l’est de la Syrie. A tous les niveaux de gouvernances, des comités sont mis en place, comité d’éducation, de réconciliation, d’autodéfense, de formation. Ces institutions sont coprésidées en mixité avec des quotas de parité, de genre et de nationalités. Les femmes y prennent toutes leurs places, à tous les échelons du fonctionnement.

« A tous les niveaux de gouvernance il y a, en parallèle des assemblées mixtes, une assemblée autonome des femmes. Et il y a de manière générale énormément d’organisations autonomes des femmes. Une des plus efficaces, ce sont les maisons des femmes, des Mala Jin. Les femmes peuvent y aller pour exposer leur problèmes, chercher des solutions, pour trouver un travail. Elles sont là pour répondre aux besoins des femmes dans la société. Et il y a les assemblées des femmes qui décident de la même manière que pour les communes, qui s’organisent en termes d’autodéfense, de réconciliation, d’éducation, d’économie au niveau de leur commune. Il y a aussi une branche de l’économie des femmes. Elles sont en charge de réaliser de projets de développement économique pour ouvrir des opportunités professionnelles et pour donner de l’autonomie économique aux femmes. Elles ont créé plein de coopératives de femmes. »

Vers une autonomie économique des femmes

Et à Qamishlo, c’est de cette Assemblée autonome des femmes  qu’a émergé un projet de souk, un marché porté par les femmes. Un projet lancé par la municipalité de Qamishlo, avec une vocation sociale et économique importante.

« L’idée de ce projet c’est de permettre aux femmes d’atteindre une forme d’autonomie économique. C’est 14 femmes ensemble qui vont avoir chacune leur échoppe dans le marché. Certaines vont vendre des choses qu’elles auront acheté au grossiste et vont revendre au détail. Mais d’autres vont faite de la pâtisserie ou de l’artisanat, vont produire chez elles les produits qu’elles vont vendre au marché. L’idée est de permettre à ces femmes d’exercer une activité professionnelle, de sortir de la maisons de rencontrer d’autres femmes. C’est un aspect social, politique très important. Et au niveau économique cela développe une activité commerciale qui va leur fournir un revenu. Et ce revenu leur donne une autonomie financière qui fait qu’elles ne sont pas dépendantes de leur mari si elles sont mariées ou de leur père ou de leur frère si elles sont toujours célibataires et qu’elles vivent toujours chez leurs parents. Le but n’est pas seulement, on fait un marché des femmes , ça leur donne une autonomie économique et c’est terminé. L’idée n’est pas d’imposer tout de suite un mode de fonctionnement, mais de laisser ces femmes commencer leur activité et par la suite développer par elles-mêmes leurs propositions et mettre en place ce qu’elles ont envie. »

Redonner confiance aux femmes

Et pour beaucoup, avoir une activité économique leur donne une place dans la société et les incitent à prendre plus de responsabilités au sein de la commune.

« Il y a énormément de femmes qui nous disent, quand elles ont commencé une activité économique, ou qu’elles ont commencé à travailler dans une coopérative, ou commencé à travailler dans l’administration autonome, cela ouvre tout un champ des possibles. Ce n’est pas seulement cette activité, mais c’est aussi la confiance en elle qu’elles vont gagner. Après elles vont plus participer au sein de leur commune au fonctionnement démocratique. Après quelques années, elles vont vouloir travailler avec le bureau des femmes de la municipalité de Qamishlo pour développer d’autres projets pour d’autres femmes. C’est un premier pas pour beaucoup d’entre elles qui étaient chez elles, qui va les amener à faire énormément de choses. »

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© Rojava Information Center

Vers un modèle du vivre-ensemble

Dix ans après son émergence, ce confédéralisme démocratique pourrait, selon Cholé Troadec, servir de modèle pour la Syrie, et même au-delà, une manière de tracer un chemin pour le vivre-ensemble.

« Le but c’est de dire que c’est une solution d’abord pour le Moyen-Orient. On voit qu’il y a des Kurdes, des Arabes, des Assyriens, des Syriaques , des Arméniens, des Tchétchènes, des Turkmènes qui vivent ensemble et qui mettent en pratique ensemble ce système. L’idée est de dire que ce système devrait être transposé au niveau de la Syrie et est une solution pour la crise actuelle en Syrie qui n’est toujours pas résolue après bientôt dix ans de guerre civile, de tentative de révolution au niveau global de la Syrie. On retourne dans l’impasse où c’est toujours Bachar el Assad qui est au pouvoir à Damas. D’abord ce doit être une solution pour toute la Syrie. Il y a le conseil démocratique syrien, qui est une institution qui vient du nord-est de la Syrie, qui travaille à ce regroupement de partis, d’organisations, de personnalités politiques autour d’un projet démocratique et fédéral pour la Syrie. Les modalités exactes de comment il devrait être mis en place restent à définir avec les Syriens dans les régions ou ils vivent. »

Une expérience démocratique fragile

Mais en attendant, ce modèle démocratique du nord-est de la Syrie reste menacé, pris en tenaille entre les intérêts de ses différents voisins. Et cela ne rassure pas Chloé Troadec.

« L’existence de ce modèle là en ce moment au nord-est de la Syrie est très clairement menacé, à la fois par les menaces permanentes de l’Etat turc qui a déjà envahi les régions d’Afrin, de Girê Spi Et de Serê Kaniyê. Tous les jours il y a des bombardements sur le front occupé par l’Etat turc. Et l’Etat turc a récemment menacé d’attaquer la ville de Derik qui est une ville à l’est du Rojava, une ville avec énormément de chrétiens. De fait, le nord-est de la Syrie est toujours pris en étau entre d’un côté la Turquie, d’un autre coté le régime syrien qui ne souhaite pas voir ce modèle-là implémenter en Syrie. Cela voudrait dire la fin du régime Baas, la fin de Bachar el Assad et cela voudrait dire un système démocratique pour le peuple syrien. Et aussi du côté est avec l’Irak et la région du Kurdistan irakien qui n’est pas favorable à un système démocratique. Le système qui est en place au Kurdistan irakien est plutôt un système de démocratie parlementaire mais qui est gangréné par la corruption et par la main mise par le clan Barzani sur la région. »

Et malgré ce contexte incertain, le confédéralisme démocratique au Rojava continue de se développer, avec notamment ce projet de souk des femmes à Qamishlo. Ce projet bénéficie du soutien de la Fondation Danielle Mitterrand.

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© Rojava Information Center

Pour aller plus loin :

 

 

 

Ici commence l’Océan-épisode10-Soyez un acteur du changement!

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Musiques du monde, Infos environnement - Fréquence Terre
Musiques du monde, Infos environnement - Fréquence Terre

Dernier épisode de la série de 10 podcasts « Ici commence l’Océan « », série éponyme de la campagne « Ici commence l’Océan » lancée par l’association LONGITUDE 181 à destination de tout public afin d ‘agir, pas à pas, pour un océan riche d’une vie retrouvée.

Une campagne qui a pour cœur les 10 actions pour réagir objet du livre « Sauvons l’océan ! » édité aux éditions Rustica et écrit par Véronique et François SARANO et préfacé par Isabelle AUTISSIER.

« Ici commence l’Océan » c’est une proposition de réponses aux menaces qui pèsent sur l’Océan. Après avoir revu toutes les situations à terre, en bord de mer, au large, où nous pouvons faire une différence par nos comportements quotidiens, et je fais ici référence au 9 premiers podcasts précédents, je vous propose tout simplement de voir comment chacun peut devenir un acteur du changement indispensable dans le choix de la société de demain.

A découvrir dans cette chronique

Également sur youtube : https://www.youtube.com/watch?v=JWuJ7qzK0us

D. KRUPKA

Reportage : Experts et témoins piégés, citoyens manipulés  

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pgfTrois vidéos grand public déferlent sur les réseaux sociaux et y font le buzz. Trois vidéos qui manipulent et ont la même technique d’harponnage des spectateurs lambdas qui, sans recul ni esprit critique, les gobent comme paroles d’Évangiles et les répandent tous azimuts.

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bbfile7d6237atfhc1a4l30bfmIl s’agit de « Hold-up » qui développe la théorie complotiste d’un virus de fabrication humaine destiné à éliminer une grande partie de l’humanité et, de la sorte, consolider la mainmise d’une élite toute puissante sur la Société. À vrai dire, il s’agit d’un assemblage de propos et de fake news déjà parus,

le condensé de prétendues « preuves » qui ne sont qu’un amalgame de déclarations et de situations tirées de leurs contextes : tout est à charge, des raccourcis ou propos coupés (certains intervenants demandent à en être retirés se considérant comme avoir été « instrumentalisés »), pas d’enquêtes sérieuses, une mise en scène qui joue sur le pathos et qui fait monter l’adrénaline avec des fonds sonores choisis, par exemple.

Avec « Hold-up », il s’agit d’une véritable entreprise paranoïaque qui a pour seul but de prendre le contrôle de la personne qui la regarde, sans lui laisser la moindre possibilité de la réflexion et de la critique, et qui, au final, procède par une manipulation produisant la terreur. Ce qui semble son but.

Nous sommes bien en présence d’une technique parfaitement mise au point par les sectes ou des groupements intégristes qui, ainsi, harponnent les personnes fragilisées, incrédules ou peu cultivées.

vvb9726095859z.1 20210210122027 000g69hisar6.1 0La deuxième vidéo est le documentaire belge « Ceci n’est pas un complot », qui veut démontrer que la couverture médiatique de la pandémie au COVID-19 est au service du gouvernement et des industries pharmaceutiques. Une sorte de « fabrique du consentement » mise en scène par les journalistes et reporters.

Avec cette vidéo, on assiste au même type de manipulation du public : son concepteur, Bernard Crutzen, réalisateur et scénariste, se présente comme un citoyen qui « ne se laisse pas influencer par les discours de l’élite », puis qui assemble des bouts de phrases et des interventions ciblées qui actionnent quasiment uniquement la peur et la colère.

Ce qui fit réagir plusieurs intervenants se considérant, comme dans « Hold-up » pour d’autres personnes expertes, d’avoir été piégés.

Deux déclarations, la première de l’anthropologue Jacinthe Mazzocchetti de l’Université catholique de Louvain[1] : « Si j’avais été informée du sujet véritable du film et/ou si j’avais eu l’occasion de le voir avant sa sortie, j’aurais refusé d’y apparaître (…) car la manière où cela est conçu ne peut qu’alimenter les groupes complotistes, aider à basculer ceux et celles, qui sur le fil, se posent de bonnes questions, mais risquent de trouver réponse du côté de groupes complotistes et/ou extrémistes. Ce film participe à cliver davantage et à alimenter non pas le doute et une pensée critique salutaire, mais la défiance généralisée. »

Autre mise au point, celle de l’épidémiologiste de l’Université libre de Bruxelles[2], Marius Gilbert : « Il m’apparaît nécessaire de préciser que mes interventions dans le documentaire de ‘‘Ceci n’est pas un complot’’ ne signifient en rien que j’accrédite les thèses qui y sont défendues. Mr Bernard Crutzen, a conservé les éléments qui alimentent sa thèse, c’est son choix et sa liberté. Mais c’est la mienne de prendre mes distances avec l’usage qui est fait de ma parole, tant cet usage est à l’opposé de la démarche constructive que j’essaie d’entretenir jour après jour. »

Pour information, il est à signaler que ces deux vidéos, techniquement professionnelles sur le plan de la réalisation, sont le fruit d’un financement participatif dénommé « crowdfunding », ce qui a rapporté des sommes considérables à leurs concepteurs et qu’elles ont déjà été vues par des millions de personnes, puisqu’elles sont devenues virales.

vvv20210211 093848Troisième vidéo, également virale, « La fin des temps » qui, elle, émane d’un groupement chrétien intégriste et qui, par les mêmes moyens techniques de manipulation, s’attaque à la franc-maçonnerie dont les membres les plus hauts placés dans la hiérarchie tireraient les ficelles pour gérer la planète et faire des citoyens des êtres soumis. Le fameux complot maçonnique.

Particularité, si j’ose dire, c’est que, en tant que franc-maçon, sous la présentation alléchante « d’incroyable révélation » formulée par le commentateur,  je suis ciblé dans cette vidéo avec ma photo à l’appui lorsque je suis orateur à l’occasion d’une conférence publique traitant de « Liberté Chérie », la loge maçonnique clandestine en camp de concentration nazi, rappelant les heures sombres sous Hitler, Mussolini, Franco et leurs sbires, et que la franc-maçonnerie est une philosophie non dogmatique prônant la fraternité, l’égalité, la justice, la solidarité pour tous. J’y suis catalogué de « sataniste, d’allié du diable, de faux apôtre, d’ouvrier trompeur, de Malin déguisé en ange de Lumière », j’en passe et pas des moindres.

Cette vidéo fut déjà vue à 941 000 reprises et compte quelque 6 300 like mais, aussi, un nombre impressionnant de commentaires, d’insultes, de menaces, dont celles appelant à l’élimination pure et simple de gens de mon espèce.

En conclusion, « Hold-up », « Ceci n’est pas un complot » et « La Fin des temps », ces vidéos prétendues documentaires, sont au complotisme ce que le film de propagande antimaçonnique « Forces occultes » fut au nazisme.

Êtes-vous parmi ces gens qui sont tombés dans le piège de cette désinformation et de cette manipulation orchestrées, voire de propagande nauséabonde qui, en d’autres temps, firent des millions de victimes démocrates ? Allez-vous aussi diffuser la présente chronique comme antidote à ces poisons qui se répandent sur les réseaux sociaux et dans les esprits ? Ceci vous laisse-t-il indifférents, soit le fameux silence des pantoufles ?

À vous de juger en conscience.

 

 

 

 

[1] Source : Le Soir, 10 février 2021.

[2] Source : Twitter de Marius Gilbert.

Histoire d’une (future) photo mythique  

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pgfOn connaît quelques photos mythiques qui traversent le temps et l’espace : celle du baiser des amoureux parisiens de Doisneau, celle du Che qui figure encore sur des millions de T-shirts, drapeaux et posters, également celle de la toute petite fille, nue et en pleurs, sur une route vietnamienne en plein bombardement au napalm américain, et que dire du cliché de la réunion historique du trio Brel-Ferré-Brassens qui est encore abondamment publiée, tout comme, en ces moments difficiles, de la jeune militante pacifiste plaçant une fleur dans le canon d’un soldat en guise de symbole de paix…

femmes resistantesJe viens d’en découvrir une autre qui ne déparerait pas dans ce très subjectif et non exhaustif relevé. Je vous la décris, et, bien entendu, vous pourrez la voir sur notre site www.frequenceterre.com

Nous sommes dans les années 1940, en pleine seconde Guerre mondiale et sur un trottoir de la capitale. À l’avant-plan, une jeune femme d’une vingtaine d’années, assez jolie malgré un visage relativement fermé et un regard qui fixe l’objectif avec, semble-t-il, sévérité. Habillée sobrement, portant une sacoche et un petit sac, elle avance d’un pas décidé. Se rend-elle à l’école où elle est surveillante et institutrice, à l’église car elle est croyante, faire la file pour le ravitaillement de produits alimentaires ?

ft20210207 084528Derrière elle, à deux ou trois mètres, un gradé allemand en uniforme portant képi avec le sigle de l’aigle et de la croix gammée la suit. Il baisse légèrement la tête sur le côté tout en la scrutant, comme s’il analysait méticuleusement la démarche et les gestes de la piétonne.

Celle-ci est Andrée Geulen qui, aujourd’hui, approche les cent ans et dont Mathilde de Jamblinne, auteure de l’essai Femmes dans la Résistance (Éditions Jourdan), retrace l’histoire émouvante, le courage et l’inflexible détermination dans son objectif : « La désobéissance comme devoir », soit un véritable modèle de comportement humaniste.

Face aux rafles de la Gestapo, à l’étoile jaune portée par certains de ses écoliers, à l’imposition du STO, service du travail obligatoire dévolu à la machine d’extermination concoctée par le nazisme et le fascisme, Andrée Geulen devint membre active d’un groupe qui tentera de sauver un maximum d’enfants juifs menacés de déportation vers Dachau, Buchenwald et autres lieux infernaux imaginés par Hitler, ses sbires et la complicité de collaborateurs.

« Je n’ai fait que mon simple devoir », dit-elle encore. Et elle ajoute : « Désobéir aux lois de l’époque était la chose normale à faire. »

Par ce type d’engagement, elle sauva trois cents enfants et son réseau de 3 000 à 4 000 futures victimes de l’Holocauste.

Le livre de Mathilde de Jamblinne est une évidente piqure de rappel à l’égard de tous ceux qui se complaisent dans le révisionnisme et la propagation de l’idéologie de la peste brune qui envahit à nouveau nos régions.

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Ici commence l’Océan-épisode9-Réclamez des droits pour l’Océan !

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Musiques du monde, Infos environnement - Fréquence Terre
Musiques du monde, Infos environnement - Fréquence Terre

Avant dernier volet de la série de 10 podcasts « Ici commence l’Océan « », série éponyme de la campagne « Ici commence l’Océan » lancée par l’association LONGITUDE 181 à destination de tout public afin d ‘agir, pas à pas, pour un océan riche d’une vie retrouvée.

Une campagne qui a pour cœur les 10 actions pour réagir objet du livre « Sauvons l’océan ! » édité aux éditions Rustica et écrit par Véronique et François SARANO et préfacé par Isabelle AUTISSIER.

« Ici commence l’Océan » c’est une proposition de réponses aux menaces qui pèsent sur l’Océan. Après avoir revu toutes les situations à terre, en bord de mer,  au large , où nous pouvons faire une différence par nos comportements quotidiens, et je fais ici référence au 8 premiers podcasts précédents,  je vous propose d’examiner comment réclamer des droits pour l’Océan.

Un sujet qui me tient à cœur, car vous trouverez sur Fréquence terre une de mes séries de podcasts consacrée en une quinzaine d’épisodes aux droits de l’Océan.

A découvrir dans cette chronique

D. KRUPKA

Reportage : L’égalité, ça se défend ! (Partenariat POUR)

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pgf 1ft20210206 182636Mons est une importante ville de Wallonie située à une vingtaine de kilomètres de la France. Capitale du Hainaut dont le slogan est « Une ville à taille humaine où il fait bon flâner », ajoutons-y un patrimoine remarquable avec son beffroi baroque, son exceptionnelle architecture romane, sa dizaine de musées, dont le Mons Memorial Museum (www.monsmuseummemorial.mons.be) qui, jusqu’à la mi-décembre, présente une exposition consacrée aux affiches politiques.

ft20210206 142520Il s’agit de la 14e édition de la Triennale de l’affiche politique mettant en évidence les grands enjeux politiques, sociaux et environnementaux qui traversent nos sociétés.

La triennale de l’affiche politique est un concours international ouvert aux graphistes professionnels et aux étudiants d’écoles d’Arts Plastiques développant le thème politique au sens premier du terme à savoir la vie dans la cité, et dans la société. La triennale est ouverte sur le monde entier.

ft20210206 142702Utilisé au début dans la communication institutionnelle et la publicité, ce support va devenir un véritable moyen d’expression et de diffusion des nouvelles idées et des contestations.

Ces affiches mettent en exergue tous les aspects de la vie en société : Droits des êtres humains, la problématique Nord-Sud et le Tiers-Monde, la faim dans le monde, la chute du communisme, les minorités, les migrations, le racisme et le fascisme, la clandestinité, l’exode, l’holocauste, l’environnement, le sida, les sans-abris, la pauvreté, la violence à l’égard des femmes, la maltraitance…  mais aussi des thèmes plus en phase avec l’actualité de ces trois dernières années.

ft20210206 1432350Pour cette 14e édition, sont exposées de nombreuses illustrations sur des sujets tels que l’hyper mondialisation, les changements climatiques, le fanatisme, les dangers du numérique, la démocratie en péril, la migration, certaines questions politiques, la Mémoire, l’espoir et un focus sur le Portugal.

Parmi les dizaines d’affiches exposées, six françaises sont présentées sous le titre générique « les femmes disent non au harcèlement de rue ».

ft20210206 142504Cette campagne fut tenue lors d’une récente Journée internationale des Droits des femmes et en voici des slogans : « Les femmes disent non aux regards insistants dans les cafés », « Non aux insultes sexistes », « Non aux sifflements harceleurs », « Non aux mains baladeuses dans la rue », « Non aux frotteurs dans le bus »…

Et, comment ne pas être sensible à cette affiche créée par Vanessa Verillon : « L’égalité ça se défend ! », un concept très cher à Fréquence Terre.                                                                         

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Photos : Pierre Guelff.       

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Végétarien sans carences

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Plus qu’une mode, être végétarien aujourd’hui est non seulement une tendance qui se répand à travers le monde, c’est aussi une sorte d’engagement  de la part de plus en plus de personnes face aux nombreux problèmes de santé et de société.

ft20210205 164217Manger végétarien que ce soit pour des raisons éthiques, d’environnement,  ou de santé demande certains changements d’habitudes, d’organisation et de compréhension des besoins physiologiques du corps. Alors laissez-vous guider pas à pas avec l’ouvrage « Végétarien sans carences » co-écrit par le Dr Arnaud Cocaul et Isabelle de Vaugelas aux éditions Albin Michel. En effet, avancer pas à pas vous permettra de choisir ce qui vous convient et ce qui vous correspond, en matière d’aliments, de cuisson, de conservation, de réaménagement de vos placards, etc.

L’idée centrale lors d’un changement alimentaire, est d’être à l’écoute de son corps, c’est-à-dire des divers symptômes possibles comme des ballonnements, des changements de transits ou autres et de progressivement devenir végétarien. Les auteurs de l’ouvrage nous guident aussi sur l’importance d’équilibrer notre assiette afin que notre organisme ne souffre d’aucune carence. Et puis de précieuses règles d’or parsèment les différents chapitres. Je vous invite à les découvrir dans ce magnifique ouvrage abondamment illustré et qui, rien que lui, vous met en appétit.

Et pour terminer, je vous mets davantage l’eau à la bouche en vous citant les noms des nombreuses recettes, il s’agit  de pastilla, de tortilla, de pâté, de gratin, de mijoté, de crème, de sauce, de dahl, de crumble, de curry, de fafafel, de brownie, de cake, et je vous le confesse le pudding à la mangue est pour moi une découverte incontournable.

Que vous soyez déjà végétarien ou en passe de le devenir ou simplement un amateur de cuisine saine, cet ouvrage qui a comme objectif « j’équilibre mes apports et je me régale avec 80 recettes ultra-gourmandes » est tout simplement idéal pour vous.

 

La force de la passion en réponse au consumérisme

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pgf 1Son doctorat en sciences appliquées en poche, Pedro Correa est devenu artiste photographe ! Une seule raison à ce changement notoire de statut social : la force de la passion.

« Nous sommes la Relève », écrit-il dans son ouvrage Matins clairs (L’Iconoclaste) ou « Lettre à tous ceux qui veulent changer de vie ». C’est-à-dire, les contestataires, les rebelles, les subversifs, les bienveillants, les sensibles, les rêveurs, les inadaptés, les malades de ce système.

20210205 081202Son père, son grand-père, ont connu la guerre d’Espagne : « La guerre, c’est le retour à l’état sauvage. Plus aucune règle de notre édifice social ne compte. Il s’agit de tuer son prochain, c’est le ‘‘ tuer ou être tué’’ des champs de bataille devenu le ‘‘croître ou mourir’’ des entreprises. »

La mère de l’auteur n’avait pas été mieux lotie, puisqu’elle porta sa jeunesse difficile comme les plongeurs leurs bouteilles d’oxygène : « un lourd poids sur le dos qui permet de survivre ».

Ses parents sont devenus enseignants et artiste à Bruxelles, loin des champs et chantiers de leur coin reculé d’Espagne à la frontière portugaise, là où cette famille émigrée dans la capitale de l’Europe retournait lors des congés.

Pedro Correa explique : « Je suis devenu photographe car j’étais à la recherche de la beauté du quotidien. J’ai toujours écrit car j’étais fasciné par la beauté de l’humain. »

Il fit un constat, qu’ici à Fréquence Terre nous avions aussi dressé il y a bientôt une année : lors du premier confinement pour cause de COVID-19, les acteurs essentiels de la Société sont les soignants, les éboueurs, les enseignants, les artisans, les artistes, les conducteurs de bus, le personnel de nettoyage, les agriculteurs, les militants, les bénévoles, soit, je le cite « toutes celles et tous ceux qui nous font vivre, nous maintiennent en vie et nous donnent envie d’exister. »

En revanche, à l’opposé, il y a toutes ces professions dont la disparition n’altérerait par ladite Société car, selon Pedro Correa, « ils ont pour unique vocation le maintien du système en place. »

Système capitaliste, consumériste, hyperconnecté et robotisé jusque dans la pensée.

L’auteur a un rêve : celui d’un nouveau monde où l’on rétribuera chaque activité de façon proportionnelle à son bénéfice sur nos prochains, sur notre habitat, sur notre planète.

Il conclut et je suis en accord avec lui : « Toutes nos luttes sont indispensables ». J’ajoute : faut-il encore que la majorité des gens adhèrent à ces luttes citoyennes, en soient des acteurs, ne considèrent plus l’insoumission et la désobéissance civile, par exemple, comme de l’incivisme ou du folklore.

Comme un mantra, il me plaît à répéter que ce qui est présenté comme légal par les autorités n’est pas obligatoirement légitime, et que la conscience prime sur les lois et le système ultracapitaliste qui bafoue les droits humains et notre environnement au nom du rendement, donc du profit et de l’actionnariat.

sigle ft 2015