Au carrefour de la psychothérapie et des neurosciences, l’EMDR est une thérapie qui agit sur les blessures du passé en désensibilisant la mémoire.
L’objectif est de chasser les souvenirs toxiques pour aller mieux. Et cette thérapie se propose de « guérir le mal » en bougeant les yeux.

EMDR signifie Eyes Movement Desensitization and Reprocessing soit littéralement « désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires ».
Cette nouvelle approche de la psychothérapie s’appuie sur les neurosciences et est reconnue par l’Organisation mondiale de la santé depuis 2012.
L’EMDR fait partie aujourd’hui de l’arsenal d’aides psychologiques apporté aux victimes d’attentats et est très efficient également pour toutes personnes ayant subi des chocs émotionnels.
Cette technique a été mise au point par Francine Shapiro en 1987 et l’introduction en France a été facilitée grâce à David Sevran Schreiber avec son livre « Guérir ».
L’EMDR intervient sur la mémoire traumatique d’évènements passés pour en supprimer les effets pathogènes. À savoir que lors d’un traumatisme, le sujet est plongé dans une forme de sidération qui empêche la bonne digestion et le traitement des informations douloureuses. Les pensées et les sentiments sont alors comme emprisonnés dans le système nerveux. Le cerveau ne pouvant pas traiter ces émotions, la détresse continue de se manifester. C’est ainsi que la personne peut se plaindre d’avoir des flashs, le souvenir traumatisant revient comme une rengaine incessante. La thérapie EMDR va permettre de réintégrer correctement ces souvenirs pathogènes dans la mémoire profonde. Pour cela, le thérapeute demande au patient de se remémorer la scène traumatisante tout en recréant chez lui les conditions du sommeil paradoxal grâce à des mouvements rapides et alternés des yeux. En activant certaines zones du cerveau, ces mouvements oculaires vont permettre de reléguer l’expérience traumatisante dans les archives du passé. Et donc d’en désamorcer toute la charge émotionnelle.
C’est une thérapie qui fonctionne très bien et a le mérite d’être rapide. En particulier lorsqu’il s’agit de traumatisme clairement identifié et traité très rapidement, comme par exemple une agression ou un accident.
En général, 3 ou 4 séances suffisent. Rien de magique à cela, comme toute thérapie l’EMDR, obéit à un strict protocole qui permet de cerner le nœud traumatique, d’instaurer la confiance nécessaire, de préparer au processus, de désensibiliser puis d’installer de nouvelles cognitions qui seront ensuite stabilisées.
Cependant l’EMDR peut aussi soulager nombre de troubles chroniques tels que dépression, phobie, trouble du comportement, insomnie, perte d’estime de soi, etc. car la plupart du temps un évènement de vie perturbant qui n’a pas été digéré correctement par le cerveau peut être à l’origine du mal-être.
Depuis plus de 15 ans, l’EMDR ne cesse de se développer et les mouvements oculaires sont parfois remplacés par des tapotements sur les cuisses ou encore par de faibles pulsions électriques dans les mains de façon alternée via un petit appareil gérer par le thérapeute. L’EMDR ne prétend ni changer ni effacer les chocs du passé, juste les rendre inoffensifs pour continuer à avancer, plus léger.
Source : Le journal des femmes ( printemps 2019).







« La diagonale de la joie » le dernier ouvrage de Corine Sombrun paru chez Albin Michel nous relate l’extraordinaire volonté de l’auteur qui déclare : « Je me fiche d’être chamane, je veux juste étudier les capacités liées à l’état de transe ». Sa conviction est que l’état de transe n’est pas seulement accessible aux chamanes mais que tout le monde peut l’atteindre. Et si la transe se révèle être une fonction cognitive, nous serions alors tous capables de développer des capacités dites « chamaniques ».
Cette personne, c’est Michel Joli qui vient de publier aux Éditions érès un essai consacré à la Fraternité globale, avec en sous-titre « Expliquée à ceux qui veulent changer le monde ».
Mais, au juste, qu’est la Fraternité aux yeux de l’auteur ?
Et, Michel Joli d’expliquer que tout cela fut possible et démontré lors de ces derniers mois, je le cite « dans le dos de nos dirigeants empêtrés dans leur ego, leurs compétitions stériles et leur persistance obstinée dans l’erreur. »

Au cœur de Bruges dite la Venise du Nord, se dresse fièrement la tour (XIIIe-XIVe s) de 123,3 mètres, soit la plus haute construction du monde en briques, de l’église Notre-Dame située dans un quartier pittoresque du centre de la ville.
Parmi eux trône au centre de la décoration baroque d’un autel, la sculpture mondialement connue de Michel-Ange (1475-1564) la « Vierge et l’Enfant ».








Mon frère, ce zéro est le titre accrocheur du roman de Colin Thibert paru aux Éditions Héloïse d’Ormesson et qui, en plus, affiche un bandeau en forme de question qui interpelle d’emblée le lecteur : « Qui trompe qui ? »