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Témoignage de Jane Fonda : 1.500 scientifiques pour la désobéissance civile (4/4)

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Activist, advocate and actor Jane Fonda addresses the first Fire Drill Friday. Inspired by Greta Thunberg and the youth climate strikes as well as Reverend Barber's Moral Mondays and Randall Robinson's often daily anti-apartheid protests, Jane Fonda has moved to Washington, D.C. to be closer to the epicenter of the fight for our climate. Every Friday through January 2020, she will be leading weekly demonstrations on Capitol Hill to demand that action by our political leaders be taken to address the climate emergency we are in. We can't afford to wait.

9782226455871 jVoici la dernière chronique consacrée à l’essai Que Faire ? de Jane Fonda (Albin Michel), qui avança un chiffre plus qu’angoissant : notre Terre a déjà perdu 30% de ses forêts à cause du changement climatique et il ne reste seulement que 15% des forêts primaires.

Sur tout le globe, ce furent de gigantesques incendies ajoutés à la déforestation industrielle avec pour conséquence des dégagements de CO₂ accrus.

Parmi les multiples recommandations pour tenter d’éviter ces catastrophes, il y en a une trop oubliée et qui consiste à respecter et protéger les droits des peuples autochtones pour avoir une chance de préserver l’immense forêt amazonienne, la plus vaste du monde, par exemple, puisqu’ils la géraient convenablement depuis la nuit des temps.

Hélas, cette forêt, comme tant d’autres, est rasée pour faire place à d’immenses plantations de soja nécessaires pour alimenter le bétail.

Comment et sur qui faire pression ? Sur les chaînes de fast-food et Mc Donald’s n’acheta plus de soja provenant de zones récemment déboisées.

Heureux résultat : cela freina la déforestation au Brésil.

En revanche, très mauvaise information : Burger King refusa le moratoire et 70% de la déforestation perdure à cause de cette entreprise.

Il y a encore lieu d’être vigilant sur le commerce du bois qui ne tient pas compte de l’abattage des arbres en plein milieu urbain, même lors de la délicate période de nidification. Au Parc de la Woluwe, à 1150 Bruxelles, véritable havre de verdure au cœur de la capitale de l’Europe, plus de 400 arbres furent abattus sans vergogne et avec l’aval des autorités communales, dont des membres du parti dit écologique, en quelques semaines.

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La dernière salve de « Vendredis Alerte Incendie » fut dévolue à l’obligation d’arrêter l’extraction d’énergies fossiles et, surtout, de ne plus soutenir les industries et banques qui n’ont que faire de ce problème majeur pour le climat.

Tout au long des quatre mois, donc des quatorze vendredis de sensibilisation au climat organisés par l’actrice, il y eut des actes de désobéissance civile. Ici, l’exemple de Jane Fonda, malgré tout ce que l’on peut dire sur elle de péjoratif, défraya la chronique internationalement et, ce fut son but, alerta quelques consciences endormies ou franchement hostiles dans le chef de climatosceptiques.

« Certes, dit-elle, je m’étais déjà fait arrêter pour avoir distribué des exemplaires du Code unifié de la justice militaire à des soldats au moment de la guerre du Vietnam, mais si c’était de la désobéissance civile, je ne m’en rendais pas compte. À présent, si nous voulons que la désobéissance civile devienne la nouvelle norme, les alerteurs d’incendie doivent saisir pleinement sa signification. »

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Tous mes remerciements à Florence Godfernaux et Raphaëlle Gourvat, attachées de presse aux Éditions Albin Michel, à Greenpeace, à Tim Aubry, photographe, et, bien sûr, à Jane Fonda pour les documents photographiques et informations.

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Sauvons l’Océan! Les 10 actions pour (ré)agir!

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Vous voulez que ça change ? Changez maintenant ! Mais comment faire ?  Les réponses tiennent dans un petit livre  édité aux éditions RUSTICA,  intitulé «  Sauvons L’Océan  », disponible sur boutique.longitude181.org, écrit par Véronique et François  SARANO, témoins de la vie  de l’Océan et des bouleversements qu’il subit .  Dans ce manifeste,  ils se font les portevoix  afin de changer les choses et nous proposent 10 actions concrètes pour que chacun puisse agir efficacement à son échelle. Et si vous voulez en savoir plus, voire prolonger ce livre, rendez-vous dans cette chronique ! Rediffusion.

D.KRUPKA.

https://boutique.longitude181.org

Reportage Sommet OTAN : le risque d’une guerre nucléaire plus grand que durant la guerre froide (Partenariat POUR)

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Photo Fréquence Terre.

Quelques centaines de pacifistes ont fait savoir dans la capitale de l’Europe, que les Biden, Macron, Merkel et autres supposés grands du monde n’étaient pas les bienvenus à Bruxelles pour la Conférence de l’OTAN de cette mi-juin 2021 et qu’il y avait d’autres priorités sur la planète que de faire la guerre et consacrer des sommes colossales en renforçant l’arsenal, principalement le nucléaire.

Alors que les urgences environnementales, sociales et économiques s’accumulent, une nouvelle course aux armements aux coûts exorbitants est irresponsable, plus particulièrement quand elle accroît le risque d’une guerre nucléaire, aujourd’hui plus grand que durant la guerre froide, selon une coalition contre les armes nucléaires présente au rassemblement sous le slogan générique : « Oui à la Paix, non à l’OTAN ».

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Photo Fréquence Terre

Intervention d’une organisatrice (podcast ci-contre)

 

 

 

 

 

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Obéissez sans réfléchir ! (3/3)

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Dans Désobéir de Frédéric Gros, il est bien entendu fait référence à Henry David Thoreau, celui-ci expliquant l’opposition majeure entre l’État et les politiciens qui se secouent et bougent quand ils sont animés par des lobbyistes et des carriéristes ambitieux, et les individus habités par leur conscience.

La morale trouve son assise dans la conscience, alors que la politique est un mode de fonctionnement gigantesque et glacé, selon le pionnier de la désobéissance civile.

À l’argument de la légalité des lois votées selon des procédures réglées (majorité simple, majorité des 2/3, unanimité…), il répliqua que ce qui devait l’emporter était la supériorité éthique et non une loi arithmétique.

Quant à la dissidence civique, elle est une posture éthique par laquelle la désobéissance civile décourage par avance toute récupération politicienne.

Les trois grands foyers de l’obéissance aveugle en sont : l’Administration, la Religion et l’Armée.

Leur mot d’ordre est le même : obéissez sans réfléchir, dit-il.

Le dissident civique est celui qui désobéit parce qu’il ne peut plus continuer à obéir, est-il encore expliqué.

Les notions d’obligation éthique, de responsabilité sans limites apparaissent également dans le constat qu’il posa : la neutralité est un choix, c’est celui de la complicité passive.

J’ai été particulièrement attiré par la démonstration reprise du tout premier numéro des Temps modernes en 1945 : Flaubert et Goncourt pouvaient être considérés comme responsables de la répression qui suivit la Commune, parce qu’ils n’avaient rien écrit, pas un seul mot, pour l’empêcher.

À cela, il fut rétorqué que ce n’était par leurs affaires.

Répliques cinglantes des Temps modernes : le procès de Calas était-il l’affaire de Voltaire ? La condamnation de Dreyfus était-elle l’affaire de Zola ? L’administration du Congo, était-elle aussi l’affaire de Gide ?

Le piquant dans cette référence aux Temps modernes, c’est que ce magazine fut fondé par Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir et, qu’eux-mêmes, ne furent pas des modèles de résistants, c’est le moins que je puisse dire.

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Edgar Morin : Leçons d’un siècle de vie

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Tout arrive ! À la veille de ses 100 ans, Edgar Morin m’est apparu pour la première fois de mon existence par la parole et non par l’écrit durant un bon bout de temps[1]. Impressionnant !

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Capture d’écran La Grande Librairie sur France 5.

Une heure trente pour évoquer son itinéraire durant un siècle, ses soixante livres, son universalisme, son engagement pour les révolutionnaires espagnols, celui en tant que résistant qu’il commenta de la manière suivante : « Je voulais vivre en résistant et pas survivre en me planquant » et l’occasion de rappeler que l’on peut résister pacifiquement : « J’ai foi dans la fraternité humaine », clama-t-il encore avec une conviction communicative, tout en reconnaissant avoir sous-estimé l’horreur du nazisme, mais il avait 20 ans à l’époque et n’avait pas encore assez d’expérience dans la vie, malgré la perte traumatisante de sa mère à l’âge de 10 ans.

Exclu du Parti communiste français après sa rupture avec le communisme de Staline, cet allergique au fanatisme expliqua clairement que la France identitaire ne peut être que fermée sur elle-même, alors que la France humaniste est multiculturelle comme son origine d’ailleurs : « La France n’est-elle pas formée par l’Alsace, la Bretagne, Nice, le Languedoc et d’autres régions ? »

L’inventeur du mot « yéyé » aborda le concept de la liberté qui est, selon lui, dans la volonté de considérer le monde et, aussi, l’état de la planète : « Elle est emportée dans un déferlement techno-économique libéral et la pandémie démontre que malgré lui, l’infiniment petit, comme le virus, reste important et nous rend fragile. »

Pour Edgar Morin, les prises de conscience sont absolument nécessaires, celle, entre autres, de changer de voie pour retrouver la solidarité et non plus vivre le gigantesque vide politique actuel, reprendre le chemin vers l’humanisme et surtout pas vers la révolution violente, comme la pensée de Marx qui fut dénaturée par Staline et consorts.

Il donna plusieurs pistes pour tendre vers cette nouvelle voie :

  • Savoir vivre, c’est oser réaliser ses aspirations, le « je » et le « nous » doivent être complémentaires et non l’égoïsme qui est la source de toutes les solidarités. La disparition de la convivialité, c’est la disparition de facteurs humains.
  • Il y a aussi le besoin de reconnaissance qui est indispensable, d’après Edgar Morin. C’est-à-dire que les gens qui sont humiliés, dédaignés, traités comme des objets, doivent absolument bénéficier d’un humanisme régénéré. À savoir, reconnaître l’humanité dans autrui.
  • Troisième piste : considérer que passion et raison sont indissociables, qu’il y a lieu de revenir à une vie poétique, à s’enthousiasmer, à s’étonner, à s’émerveiller, à aimer, à entretenir l’amitié, tout en ayant de la compassion pour les humiliés et prendre conscience de l’unité dans la diversité.

À l’issue de ce moment privilégié avec un homme qui dit redouter le néo-totalitarisme, avait espéré un autre changement sociétal après la récente crise, il y eut cette confidence : « Je garde la capacité de révolte intérieure face à la cruauté du monde et la sagesse consiste à contrôler mes passions par la raison et à nourrir la raison par mes passions. »

Visiblement, Edgar Morin n’apprécie pas qu’on dise de lui qu’il est un sage, et il en profita pour exprimer son avis sur la sagesse : « C’est l’expérience de la vie ! »

[1] La Grande Librairie, France 5, 9 juin 2021.

La sur-obéissance : une seconde nature ? (2/3)

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desobeirL’essai Désobéir écrit par Frédéric Gros pour Champs essais, dont il a déjà été question dans notre rubrique, attire l’attention sur un paradoxe.

Comme se fait-il que des gens obéissent le doigt sur la couture et sans broncher à des diktats alors que s’ils s’unissaient, ils mettraient à bas ceux qui les oppriment ?

La majorité dite silencieuse qui, pourtant, possède une force en elle avérée est amorphe face à une élite qui, elle, est rapidement solidaire et d’attaque.

Cette majorité silencieuse est-elle prisonnière de sa peur ? À vrai dire, l’élite bénéficie de forces armées, d’une police à sa dévotion, d’une justice de classe, de censeurs professionnels et même de mouchards, souligne l’auteur, tous des gens issus du peuple où se recrutent des espions, des gardiens de l’ordre, des officiers de justice.

Frédéric Gros dit qu’à force de servitude, cela devient une seconde nature chez trop de personnes, au point de ne plus connaître le sens du concept « liberté ».

Et, ne nous le cachons pas, il y a aussi tous ceux qui adhèrent de leur plein gré à la soumission, voire la promulgue, car ils y trouvent un exutoire, une participation active, lucrative, enthousiasmante, selon les cas.

Alors ? Il est certain qu’il n’est pas aisé de désobéir quand on voit pulluler des contremaîtres tyranniques, des dominants incompétents, que la cupidité et la jouissance du pouvoir sont la règle, ainsi que la soif de domination et le goût immodéré des richesses.

Ici, j’ouvre une parenthèse par le constat exprimé par des psychologues qui avancent que dans le silence, les blessures, les différences et les injustices se creusent. Qu’il y a lieu de rompre ce silence-là, plus particulièrement l’omerta, et qu’il est nécessaire de casser l’attitude et l’habitude du suivisme et de l’obéissance par conformisme.

C’est-à-dire, le règne du « on » anonyme qui est un « nous » qui se conjugue comme un « il » incluant simultanément le « tu » et le « vous » et qui absorbe le « je ». C’est donc à la fois tout le monde et personne !

Chacun est responsable de sa sur-obéissance, comme de son obéissance. Automaticité de la parole, prêt-à-penser, éléments de langage façonnent les idées préconçues au détriment d’une opinion.

Pour Frédéric Gros, la sur-obéissance est se rendre coupable d’auto-déresponsabilisation.

Il y a également le consentement qui, pour l’auteur, est une aliénation volontaire, une contrainte pleinement acceptée. Question essentielle : est-il possible de vouloir librement contre sa propre dignité ? Peut-on opposer liberté et dignité ?

Fameux débat qui déboucha sur ce passage de Frédéric Gros : « Consentir, c’est consentir librement à être dépendant d’un autre. »

L’idéologie du consentement est de faire comprendre qu’il est toujours trop tard pour désobéir.

Cependant, faut-il rappeler, comme il le fit dans son essai, que l’obéissance aux dirigeants est réservée et provisoire, que le citoyen délègue mais peut toujours reprendre la main ?

La démocratie est une exigence de liberté, d’égalité, de solidarité. Cette exigence qui fait désobéir est la démocratie critique. La désobéissance civile, qui en découle logiquement, est un mouvement structuré d’un groupe et la contestation personnelle est de l’objection de conscience.

La désobéissance civile, c’est désobéir publiquement ensemble, faire société, communiquer à l’opinion son indignation, s’adresser à la conscience de tous, refuser la violence, ne pas se laisser gouverner en acceptant l’inacceptable mais en pratiquant le vivre-ensemble.

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L’océan, une mine convoitée en danger !

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L’Océan est riche, et fabuleux : il ne s’agit pas ici de sa biodiversité qui n’intéresse guère les financiers et le monde marchand prêt à exploiter tout ce qui nous entoure dans une vision de court terme. Riche et fabuleux car il  qui aiguise l’appétit des exploitants miniers : une grande variété de ressources minérales sous forme de gisements de nodules polymétalliques, de dépôts, de dunes,  de monts sou-marins,…Une détérioration irréversible sur des milliers d’années avec des conséquences sur la pêche, le stockage du carbone, la biodiversité est en cours pour satisfaire nos consommations croissantes qui ont des alternatives.

Témoignage de Jane Fonda :  face aux usines agricoles, l’agriculture génératrice (3/4)

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9782226455871 jLa troisième chronique consacrée à Que faire ? de Jane Fonda (Albin Michel) évoque la poursuite des manifestations organisées par l’actrice devant le Capitole à Washington et est consacrée à l’alimentation et à l’agriculture.

Il a été mis en évidence la disparition progressive du monde rural pour faire place à des usines agricoles où règnent les pesticides, les engrais à base de pétrole et les intrants chimiques, ce qui fait diminuer la valeur nutritionnelle des cultures.

Cependant, malgré les difficultés de la tâche, on assiste de plus en plus à l’éclosion d’une agriculture revenant au cycle de la nature, soit une agriculture génératrice.

Il fut aussi abordé le problème des migrations et des droits des êtres humains. Quelque 200 millions de réfugiés climatiques pour cause d’incendies gigantesques, d’inondations ravageuses, d’élévation du niveau des mers, de sécheresses mortelles…

Je ne puis qu’emboîter le pas de Jane Fonda lorsqu’elle dit que notre existence est réellement plus riche, notre horizon élargi et notre communauté renforcée dès lors que l’on s’ouvre à d’autres cultures et à d’autres vies que la nôtre.

Le Nouveau Pacte Vert (Green New Deal) développé par le mouvement initié par l’actrice et ses nombreux partenaires n’oublie pas les emplois et la transition juste.

Elle s’en expliqua : « Quand on parle de sortir de l’énergie fossile pour aller vers un avenir durable, il faut toujours assumer une transition juste pour la main-d’œuvre et des populations dont la vie va être directement impactée. »

Effectivement, il ne faut pas que l’industrie verte reproduise les pratiques contestables de l’industrie fossile. Ainsi, il a été constaté le monopole de la fabrication des éoliennes par cinq fabricants possédant la moitié des parts du marché mondial et qui abusent de délocalisations, extraient des matières premières dans des conditions moralement inacceptables, notamment par des enfants et sans tenir compte des peuples défendant leurs terres.

Il y a donc lieu de combattre à la fois les inégalités et le dérèglement climatique.

Un autre Vendredi Alerte Incendie fut dévolu à la santé et au changement climatique. Un grand défi pour les gouvernants qui nient la réalité : pollution de l’air accrue, cancers en augmentation, phénomènes climatiques de plus en plus extrêmes, réfugiés climatiques en hausse, diminution des réserves en eau potable, difficultés d’accès à une nourriture saine, peut-être même diminution inquiétante de l’oxygène, canicules plus marquées et intenses, santé mentale atteinte avec des anxiétés récurrentes chez les gens, prolifération croissante de maladies infectieuses, davantage de risques de mortalité infantile…

Dans ces domaines, souligna Jane Fonda, faire acte de désobéissance civile est une manière de communiquer l’urgence de la crise et la nécessité d’agir.

« Nous devons demander des comptes à ceux qui volent un avenir sain, viable et moralement acceptable à nos enfants et petits-enfants. Nous devons être solidaires, réveiller les autres et être une force révolutionnaire », clama-t-elle lors de sa nouvelle arrestation par la police, le jour de ses 82 ans.

Tous mes remerciements à Florence Godfernaux et Raphaëlle Gourvat, attachées de presse aux Éditions Albin Michel, à Greenpeace, à Tim Aubry, photographe, et, bien sûr, à Jane Fonda pour les documents photographiques et informations.

 

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François SARANO: Ce que la génétique nous apprend sur les cachalots

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Crédit Photo : Fabrice Guérin

François SARANO, plongeur et océanographe, étudie depuis plusieurs années un clan de cachalots au large de l’ile Maurice. Les études génétiques réalisées à cette occasion, confirment, dans un article scientifique paru, les relations sociales qui s’y déroulent. Ceci nous permettant de réaliser combien la transmission culturelle y est  importante. François SARANO, avec sa passion,  nous démontre combien les cachalots et le vivant d’une manière générale sont  nos égaux dans bien des comportements.

Une interview de D. KRUPKA

https://youtu.be/a0EheFkvbeQ

www.longitude181.org

 La première française bionique : une vie à inventer !

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C’est une histoire peu banale que celle de Priscille Deborah. Voici ce qu’elle en dit : « Mon histoire est une histoire qui commence mal et qui finit bien.  J’ai vécu une grave dépression post-partum. Je n’en pouvais plus, je ne voulais pas mourir mais je voulais que ça s’arrête, que cette immense souffrance intérieure s’arrête et je me suis jetée sous le métro. J’avais perdu mes deux jambes et mon bras droit. J’étais désespérée et je ne savais pas encore que je venais de me redonner naissance. J’allais découvrir la liberté et ce handicap allait devenir ma plus grande force ».

20210523 160535Une vie à inventer paru chez Albin Michel raconte le chemin de vie de Priscille Deborah qui a survécu et qui clame : « Il n’est jamais trop tard pour être vivant ».

De la vie et de la rage de vivre, il y en a chez Priscille ! Il y a tout d’abord la peinture, c’est un besoin vital pour elle. Il lui faut être le plus possible autonome. Sa priorité est de remarcher, ce qui demande énormément de temps et d’énergie.

«  Je dois dépasser ma peur et faire croire à mon cerveau que j’ai deux jambes, je dois dépasser ma peur de tomber car je n’ai pas de retour sensoriel au niveau du sol. Je n’ai pas le choix, prendre soin de moi, signifie gérer ma marche, entretenir mon matériel, soigner mes blessures, faire du sport afin que toutes les parties du corps qui peuvent être utilisées le soient. Pour moi, il est question de dignité et de fierté ».

Priscille Deborah travaille intensément tant extérieurement qu’intérieurement car elle veut accomplir ses rêves et son destin. L’arrivée de ses premières prothèses coïncident avec la découverte de la possibilité de peindre en public et en direct. Les performances deviendront une part importante de son travail d’artiste.

Outre son travail d’artiste, il y a le sport comme l’équitation, le surf, mais surtout la natation qu’elle pratique avec bonheur et en aussi en compétition.

Par-dessus tout, ce qui est essentiel pour Priscille c’est de s’aimer, en d’autres mots, s’accepter tels que nous sommes. Après son divorce, elle rencontre un homme qui lui ouvre d’autres possibles et ensemble ils auront une fille. Aujourd’hui, entourée de ses deux filles et de son mari, elle veut changer le regard des valides sur les personnes handicapées, elle veut combattre les préjugés de manière plus générale pour aller vers plus de tolérance. Et leur formidable  énergie commune à fait naître une association « Des fauteuils et des ailes ».

Mais le handicap se gère avec une vision à long terme.  Avoir deux bras, lui permettrait une assisse plus droite et plus équilibrée. C’est pourquoi son prothésiste l’emmènera vers la TMR ( Targeted Muscle Reinnervation) la technique chirurgicale qui permet l’utilisation de la prothèse de bras bionique. Un bras en acier et en électronique, entièrement commandé par le cerveau.

Cet exploit bionique équivaut à changer de corps, mais aussi changer dans le regard de l’autre. Car un appareillage c’est toujours un harnachement qui entraîne de la fatigue : le cerveau travaille beaucoup plus et le corps aussi. Il faudra à Priscille  Deborah un mental d’acier pour vivre cette aventure bionique.

Avoir un nouveau bras lui permet de redevenir entière, elle se sent  immédiatement mieux.

Cet ouvrage qui se lit d’une traite tellement il captive, permet à l’auteur de transmettre ce qu’elle a compris, ce qu’elle a appris et elle veut servir le plus grand nombre, elle veut transmettre que tout est possible, que la liberté est nécessaire et que la vie vaut la peine d’être vécue.