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Témoignage de Jane Fonda :  face aux usines agricoles, l’agriculture génératrice (3/4)

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9782226455871 jLa troisième chronique consacrée à Que faire ? de Jane Fonda (Albin Michel) évoque la poursuite des manifestations organisées par l’actrice devant le Capitole à Washington et est consacrée à l’alimentation et à l’agriculture.

Il a été mis en évidence la disparition progressive du monde rural pour faire place à des usines agricoles où règnent les pesticides, les engrais à base de pétrole et les intrants chimiques, ce qui fait diminuer la valeur nutritionnelle des cultures.

Cependant, malgré les difficultés de la tâche, on assiste de plus en plus à l’éclosion d’une agriculture revenant au cycle de la nature, soit une agriculture génératrice.

Il fut aussi abordé le problème des migrations et des droits des êtres humains. Quelque 200 millions de réfugiés climatiques pour cause d’incendies gigantesques, d’inondations ravageuses, d’élévation du niveau des mers, de sécheresses mortelles…

Je ne puis qu’emboîter le pas de Jane Fonda lorsqu’elle dit que notre existence est réellement plus riche, notre horizon élargi et notre communauté renforcée dès lors que l’on s’ouvre à d’autres cultures et à d’autres vies que la nôtre.

Le Nouveau Pacte Vert (Green New Deal) développé par le mouvement initié par l’actrice et ses nombreux partenaires n’oublie pas les emplois et la transition juste.

Elle s’en expliqua : « Quand on parle de sortir de l’énergie fossile pour aller vers un avenir durable, il faut toujours assumer une transition juste pour la main-d’œuvre et des populations dont la vie va être directement impactée. »

Effectivement, il ne faut pas que l’industrie verte reproduise les pratiques contestables de l’industrie fossile. Ainsi, il a été constaté le monopole de la fabrication des éoliennes par cinq fabricants possédant la moitié des parts du marché mondial et qui abusent de délocalisations, extraient des matières premières dans des conditions moralement inacceptables, notamment par des enfants et sans tenir compte des peuples défendant leurs terres.

Il y a donc lieu de combattre à la fois les inégalités et le dérèglement climatique.

Un autre Vendredi Alerte Incendie fut dévolu à la santé et au changement climatique. Un grand défi pour les gouvernants qui nient la réalité : pollution de l’air accrue, cancers en augmentation, phénomènes climatiques de plus en plus extrêmes, réfugiés climatiques en hausse, diminution des réserves en eau potable, difficultés d’accès à une nourriture saine, peut-être même diminution inquiétante de l’oxygène, canicules plus marquées et intenses, santé mentale atteinte avec des anxiétés récurrentes chez les gens, prolifération croissante de maladies infectieuses, davantage de risques de mortalité infantile…

Dans ces domaines, souligna Jane Fonda, faire acte de désobéissance civile est une manière de communiquer l’urgence de la crise et la nécessité d’agir.

« Nous devons demander des comptes à ceux qui volent un avenir sain, viable et moralement acceptable à nos enfants et petits-enfants. Nous devons être solidaires, réveiller les autres et être une force révolutionnaire », clama-t-elle lors de sa nouvelle arrestation par la police, le jour de ses 82 ans.

Tous mes remerciements à Florence Godfernaux et Raphaëlle Gourvat, attachées de presse aux Éditions Albin Michel, à Greenpeace, à Tim Aubry, photographe, et, bien sûr, à Jane Fonda pour les documents photographiques et informations.

 

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François SARANO: Ce que la génétique nous apprend sur les cachalots

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Crédit Photo : Fabrice Guérin

François SARANO, plongeur et océanographe, étudie depuis plusieurs années un clan de cachalots au large de l’ile Maurice. Les études génétiques réalisées à cette occasion, confirment, dans un article scientifique paru, les relations sociales qui s’y déroulent. Ceci nous permettant de réaliser combien la transmission culturelle y est  importante. François SARANO, avec sa passion,  nous démontre combien les cachalots et le vivant d’une manière générale sont  nos égaux dans bien des comportements.

Une interview de D. KRUPKA

https://youtu.be/a0EheFkvbeQ

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 La première française bionique : une vie à inventer !

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C’est une histoire peu banale que celle de Priscille Deborah. Voici ce qu’elle en dit : « Mon histoire est une histoire qui commence mal et qui finit bien.  J’ai vécu une grave dépression post-partum. Je n’en pouvais plus, je ne voulais pas mourir mais je voulais que ça s’arrête, que cette immense souffrance intérieure s’arrête et je me suis jetée sous le métro. J’avais perdu mes deux jambes et mon bras droit. J’étais désespérée et je ne savais pas encore que je venais de me redonner naissance. J’allais découvrir la liberté et ce handicap allait devenir ma plus grande force ».

20210523 160535Une vie à inventer paru chez Albin Michel raconte le chemin de vie de Priscille Deborah qui a survécu et qui clame : « Il n’est jamais trop tard pour être vivant ».

De la vie et de la rage de vivre, il y en a chez Priscille ! Il y a tout d’abord la peinture, c’est un besoin vital pour elle. Il lui faut être le plus possible autonome. Sa priorité est de remarcher, ce qui demande énormément de temps et d’énergie.

«  Je dois dépasser ma peur et faire croire à mon cerveau que j’ai deux jambes, je dois dépasser ma peur de tomber car je n’ai pas de retour sensoriel au niveau du sol. Je n’ai pas le choix, prendre soin de moi, signifie gérer ma marche, entretenir mon matériel, soigner mes blessures, faire du sport afin que toutes les parties du corps qui peuvent être utilisées le soient. Pour moi, il est question de dignité et de fierté ».

Priscille Deborah travaille intensément tant extérieurement qu’intérieurement car elle veut accomplir ses rêves et son destin. L’arrivée de ses premières prothèses coïncident avec la découverte de la possibilité de peindre en public et en direct. Les performances deviendront une part importante de son travail d’artiste.

Outre son travail d’artiste, il y a le sport comme l’équitation, le surf, mais surtout la natation qu’elle pratique avec bonheur et en aussi en compétition.

Par-dessus tout, ce qui est essentiel pour Priscille c’est de s’aimer, en d’autres mots, s’accepter tels que nous sommes. Après son divorce, elle rencontre un homme qui lui ouvre d’autres possibles et ensemble ils auront une fille. Aujourd’hui, entourée de ses deux filles et de son mari, elle veut changer le regard des valides sur les personnes handicapées, elle veut combattre les préjugés de manière plus générale pour aller vers plus de tolérance. Et leur formidable  énergie commune à fait naître une association « Des fauteuils et des ailes ».

Mais le handicap se gère avec une vision à long terme.  Avoir deux bras, lui permettrait une assisse plus droite et plus équilibrée. C’est pourquoi son prothésiste l’emmènera vers la TMR ( Targeted Muscle Reinnervation) la technique chirurgicale qui permet l’utilisation de la prothèse de bras bionique. Un bras en acier et en électronique, entièrement commandé par le cerveau.

Cet exploit bionique équivaut à changer de corps, mais aussi changer dans le regard de l’autre. Car un appareillage c’est toujours un harnachement qui entraîne de la fatigue : le cerveau travaille beaucoup plus et le corps aussi. Il faudra à Priscille  Deborah un mental d’acier pour vivre cette aventure bionique.

Avoir un nouveau bras lui permet de redevenir entière, elle se sent  immédiatement mieux.

Cet ouvrage qui se lit d’une traite tellement il captive, permet à l’auteur de transmettre ce qu’elle a compris, ce qu’elle a appris et elle veut servir le plus grand nombre, elle veut transmettre que tout est possible, que la liberté est nécessaire et que la vie vaut la peine d’être vécue.

Reportage : Monument aux SS avec l’aval des autorités (partenariat avec POUR)

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Depuis plus d’une semaine, la Belgique connaît des journées de chasse à l’homme. Jürgen Conings, 46 ans, un militaire professionnel depuis près de trente ans, armé, déclara vouloir s’en prendre à l’intégrité physique d’un virologue et entrer dans la résistance.

Ce militaire est sympathisant de l’extrême droite, proches des néonazis et a reçu le soutien de dizaines de milliers de facebookiens clamant « Sauvez notre héros », alors que de nombreux de ses collègues de la Défense déclarèrent être de son avis.

Catalogué de « menace grave », c’est-à-dire d’extrémiste potentiellement violent par l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (OCAM), la Défense belge négligea le suivi de cette information, selon diverses sources.

Pour moi, ce fut l’occasion de me rendre à Zedelgem et à un monument cher à des gens comme Jürgen Conings.

Reportage en direct (Photos Marie-Paule Peuteman/Fréquence Terre) :

ftSi Jacques Brel a magnifiquement chanté le Plat Pays, gageons qu’il serait monté au créneau comme je le fais depuis Zedelgem, une commune de Flandre occidentale  située entre Bruges, la Venise du Nord, et Ostende, la Reine des Plages.

Là, dans cette commune balayée par un vent puissant, sous une pluie battante et un ciel de plomb, au bout d’une longue route menant vers la campagne, s’élève un monument en forme de stèle.

Elle est parsemée de dizaines d’abeilles dorées en métal et au sommet trône une ruche.

Ode à la Nature ? Salut amical à nos merveilleuses productrices de bon miel ? Surréalisme à la belge ?

Non, hélas, ce monument est censé symboliser la « Liberté » mais, en réalité, il est dédié aux légionnaires SS lettons qui, après la Seconde Guerre mondiale ont été emprisonnés à Zedelgem comme prisonniers de guerre.

Ces soldats, les pires sanguinaires parmi les nazis, membres de divisions de la Legion Waffen SS, étaient volontaires pour s’allier aux hordes d’Hitler et commirent de multiples atrocités à l’encontre de populations civiles et de prisonniers de guerre qu’ils arrêtaient.

Pourquoi une ruche au sommet du monolithe ? Parce que, tenez-vous bien, selon le concepteur de ce monument, « les abeilles sont pacifiques ».

Érigé depuis trois ans, malgré cette « falsification mémorielle » dénoncée avec vigueur par diverses associations démocratiques, l’État belge joue la politique de l’autruche, ce qui ravit, bien entendu, les partisans de l’extrême droite et autres négationnistes qui se rendent à ce monument avec une ferveur non feinte.

Pour ma part, m’y rendre était une obligation de démontrer médiatiquement que la démocratie est de plus en plus bafouée dans une indifférence dangereuse qui menace nos libertés fondamentales.

 

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François SARANO: Ce que l’approche respectueuse des cachalots nous enseigne

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(c) S.GRANZOTTO

François SARANO, plongeur et océanographe, étudie depuis plusieurs années un clan de cachalots au large de l’ile Maurice . La parution d’articles scientifiques couronne les résultats d’une méthode originale,  d’une approche respectueuse, permettant de comprendre la société de ces géants des mers. François SARANO, avec sa passion, nous les fait découvrir.

une interview de D. KRUPKA

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Inventons notre avenir ! (2/2)

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Vous n’êtes pas impuissant. Au contraire, chacun de vos actes est plein de sens et vous avez un rôle à jouer. Et sachez que la colère qui se mue en conviction est invincible.
Ainsi parlent Christiana Figueres et Tom Rivett-Carnac, auteurs de l’ouvrage « Inventons notre avenir ! » publié chez Albin Michel. Ceux-ci ont joué un rôle clé dans l’accord de Paris et ils ont cofondé Global Optimism, une organisation dédiée au changement environnemental. Ils collaborent avec les plus grands écologistes comme Al Gore, Jane Goodall ou Greta Thunberg.

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À savoir, les trois états d’esprit fondamentaux pour une cocréation d’un monde meilleur sont l’optimisme inébranlable, l’abondance infinie, la régénération totale.
Le défi a beau être intimidant, ensemble nous avons tout ce qu’il faut pour le relever maintenant. En revanche, cette invitation exige une réponse immédiate. Deux dates 2030 et 2050.
Nous sommes dans le même bateau, soit on gagne cette bataille ensemble, soit on la perd ensemble.
Alors pour être optimiste, il faut commencer par admettre les mauvaises nouvelles sur le climat. L’optimisme c’est être capable d’identifier un autre avenir de façon intentionnelle afin de le faire advenir plus rapidement. Les incertitudes doivent être acceptées, il faut être prêt à prendre des risques de se tromper. L’optimisme rend fort, il est le moteur derrière le désir de s’engager, de contribuer, de faire la différence. L’optimisme c’est avoir une confiance indéfectible en notre capacité à relever les défis, c’est faire le choix de travailler dur pour améliorer notre réalité.
Nous n’avons plus le choix, hormis mettre la priorité sur la collaboration. Et il est rare que l’expérience de collaboration ne s’avère pas enrichissante.
Chacun d’entre nous doit faire le nécessaire maintenant.
Parmi les dix actions nécessaires : Dire adieu au vieux monde, et cultiver une vision positive de l’avenir. Vivre en citoyen plutôt qu’en consommateur. Replanter des arbres. Exiger un numérique responsable. Faire de la politique.
Aujourd’hui la planète est en péril et elle a atteint les limites de ses capacités à se régénérer. Nous vivons ensemble sur la Terre et ensemble nous pouvons repenser totalement notre place dans le monde.

Témoignage de Jane Fonda : faire capituler l’industrie fossile (2/4)  

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Activist, advocate and actor Jane Fonda, is escorted past other activists after her arrest during a peaceful protest on the steps of the Capitol at the first Fire Drill Friday. Inspired by Greta Thunberg and the youth climate strikes as well as Reverend Barber's Moral Mondays and Randall Robinson's often daily anti-apartheid protests, Jane Fonda has moved to Washington, D.C. to be closer to the epicenter of the fight for our climate. Every Friday through January 2020, she will be leading weekly demonstrations on Capitol Hill to demand that action by our political leaders be taken to address the climate emergency we are in. We can't afford to wait.

La première chronique consacrée à Que faire ? de Jane Fonda (Albin Michel) expliqua la stratégie inspirée par Greta Thunberg à organiser quatorze « Vendredis Alerte Incendie » à Washington et donner la parole à maints experts, scientifiques et militants pour le climat et la démocratie.

Une Greta pleine d’espoir quand Jane Fonda lut le discours de celle-ci lors de l’attribution du Prix de la Femme de l’année en 2019 par le magazine Glamour : « Si une ado suédoise, fan de sciences, qui n’achète plus de vêtements et ne prend pas l’avion, qui ne s’est jamais maquillée et n’est jamais allée chez le coiffeur, peut être élue Femme de l’année par l’un des plus grands magazines de mode, je me dis que rien n’est impossible. »

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Néanmoins, pour ce faire, la conscientisation se poursuivit au fil des vendredis, où il fut question du « Pacte Vert » traitant des enjeux environnementaux et climatiques : limitation à 1,5° l’augmentation de la température terrestre, réduction de 40 à 60% des émissions de CO₂, meilleure qualité et protection de l’eau, qui est un bien public relevant de l’intérêt général et qu’il y a lieu de réclamer à sa commune d’adhérer au label « Communauté bleue » qui privilégie les citoyens et non les actionnaires de multinationales de l’eau, également de favoriser la performance énergétique des bâtiments, régler le problème des décharges toxiques, faire la promotion de l’agriculture familiale, s’occuper du sort des peuples autochtones, des minorités, des travailleurs pauvres et ruraux, des communautés vulnérables, du monde ouvrier…

À chaque vendredi, Jane Fonda, parfois arrêtée et mise au cachot, prit la parole : « Je souhaite que les gens voient la crise climatique comme une chance de créer un monde de nouvelles possibilités pour plus de justice, de prospérité et de santé. »

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©Greenpeace/Tim Aubry

Un « Vendredi Alerte Incendie » fut spécifiquement dévolu aux océans et il y fut dénoncé avec vigueur les terrifiants méfaits de la pêche industrielle.

On y rappela aussi que « le vrai pouvoir citoyen est de s’unir et de faire savoir la moindre petite victoire, car cela incitera d’autres gens à s’engager et à informer sur la réalité scientifique ».

À savoir, exemple concret parmi des centaines, que 100% des tortues mortes échouées en Floride avaient l’estomac gavé de plastiques : « N’oublions pas que nos activités terrestres ont un impact sur la mer ! », clama-t-elle.

Pilier de l’industrie fossile et grand moteur du changement climatique, le plastique issu du pétrole génère des toxines de son extraction du sol à nos cuisines et salles de bain jusqu’à son élimination. Les quatre principaux pollueurs sont Coca-Cola, Nestlé, Pepsi et Unilever : 90% du plastique fabriqué a été jeté dans la nature ou à la décharge, brûlé ou enfoui.

Privilégions, donc, les gourdes en inox ou en verre, évitons les emballages inutiles, utilisons les sacs réutilisables, achetons en vrac et des produits frais non emballés, et interpellons, encore et encore, les élus pour faire capituler l’industrie fossile.

Le thème des femmes et du changement climatique fut aussi abordé, en spécifiant qu’il s’agit d’une crise collective : « Il faut mettre de côté nos différences et nous unir autour de besoins communs. »

Ainsi, quand on se bat pour l’égalité sociale, pour le droit à disposer de son corps, pour la justice climatique, pour le droit des migrants, c’est une seule et même histoire et, d’ailleurs, les femmes semblent plus enclines à trouver des solutions rationnelles contre la pollution.

Ainsi, en Inde, pour faire chauffer la marmite, elles utilisent des moyens bricolés bénéficiant du rayonnement solaire pour alimenter le feu sous les casseroles plutôt que de couper des arbres pour le bois à chauffer.

Un très intéressant point a été soulevé au sujet des femmes et du climat : les États qui comptent un nombre important de femmes parlementaires sont ceux qui font passer davantage de lois en faveur de l’environnement.

Militante pacifiste, l’actrice consacra aussi un vendredi à la guerre, à l’armée et au changement climatique.

Il y fut remarqué que la toute puissante et importante armée américaine est exemptée d’appliquer les lois sur l’environnement et qu’elle peut déverser à sa guise des produits chimiques et toxiques dans la nature, brûler n’importe quel matériel usagé, y aller à coups de bombardements à l’uranium appauvri…

Gageons qu’elle n’est pas la seule à agir de la sorte, pensons aux autres membres de l’OTAN, aux armées russes, chinoises…, mais, nuance importante, l’armée américaine possède 800 bases dans le monde entier et son budget est plus important que les programmes sociaux et le Pentagone, QG de la Défense aux USA, est l’organisme public qui consomme le plus d’hydrocarbures au monde.

« Que chacun d’entre nous fasse pression sur les élus et vérifie si les organismes dont on est membre ou affilié, la banque, par exemple, n’investit pas dans le complexe militaro-industriel. Avec un peu de pratique, vous saurez vous faire entendre et de plus en plus de voix s’élèveront avec la vôtre. »

Celle, par exemple, pour dénoncer que les sociétés pollueuses stockent et déversent principalement leurs produits toxiques dans des lieux habités par des communautés pauvres et non-blanches. Ou, encore, comme il fut démontré que, s’il est illégal à une entreprise pétrochimique de s’installer près d’une école, il est légal qu’une école s’installe près d’une entreprise pétrochimique ! Le capitalisme n’est pas une contradiction près !

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Tous mes remerciements à Florence Godfernaux et Raphaëlle Gourvat, attachées de presse aux Éditions Albin Michel, à Greenpeace, à Tim Aubry, photographe, et, bien sûr, à Jane Fonda pour les documents photographiques et informations.

Une parole de vie

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Boris Nicaise est un auteur bien connu pour ses ouvrages consacrés au symbolisme et, même, à l’épopée napoléonienne, puisqu’il raconta l’histoire de l’un de ses ancêtres ayant servi dans les rangs de l’empereur français. Une époque dont il est amplement question en ce bicentenaire de la mort de celui qui, pour d’aucuns, reste un dictateur et misogyne ayant rétabli l’esclavagisme, pour d’autres, un génie.

Aujourd’hui, il est question du Serment, un livre récemment paru aux Éditions Maison de Vie, assurément un thème, ô combien, d’actualité à l’heure où tant de personnes renient leur parole donnée, voire leur signature au bas d’un document officiel ; que ce soit du sportif professionnel qui, sans le moindre remords, attiré par un appât financier, casse son contrat avec tel club pour en rejoindre un autre, au grand dam de supporters qui l’avaient acclamé, également du politicien qui, après avoir signé, même devant notaire, un accord de coalition avec tel parti, balaie cette procédure d’un revers de la main pour s’allier à un autre parti et, de la sorte, s’assurer un plus confortable nombre d’élus dans son camp.

Avec justesse, Boris Nicaise explique que la spécificité première du serment est de faire appel à la parole, la reçue et la donnée, véritables fondements du lien entre les êtres et de la vie en société.

Pour lui, il s’agit d’une base solide, d’une prise de conscience et il n’hésite pas à clamer que « sans serment auquel s’en remettre ou s’engager, la loi de la jungle est assurée ! »

Et, nous sommes encore au cœur de l’actualité dans cette société contemporaine qui érige l’individualisme en dogme, lorsqu’il rappelle que le serment est une merveilleuse manière de le modérer « en liant chacun à l’autre par un geste et un parler qui inspirent d’emblée confiance. »

Cependant, il constate qu’en France, les hauts fonctionnaires de l’État ne sont plus tenus de prêter serment dans le cadre de leur profession, que le serment de promesse inscrit dans la loi a été effacé des tablettes, que le serment de véracité sur les déclarations d’impôts est passé de vie à trépas, alors, il se demande si le serment est rejeté, obsolète, discrédité ou bien, faut-il le réhabiliter en urgence.

En dix chapitres, parfaitement documentés, à la lecture aisée et tellement riches d’exemples concrets, Boris Nicaise en arrive à comparer le serment à une « parole de vie » et s’adresse à notre conscience : « Que seraient les relations humaines sans l’accès à la confiance ? »

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L’Océan, bien commun de l’ humanité? Vraiment?

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Océan, « bien commun ». Mais bien commun de qui. De l’humanité bien sûr. Magnifique pas en avant qui risque bien d’être celui vers le précipice où nous ont mené les mêmes expériences sur terre. Pourquoi ? car notre regard anthropocentré donne une fois de plus « LA « place à l’homme, à son pouvoir transformateur sur l’Océan.  A viser le bien commun de l’humanité, on risque d’en oublier que les 71 % de surface de la planète bleue ne sont pas notre pré carré. Que les êtres vivants, les écosystèmes le composant, sont fragiles, et indubitablement liés à des cycles qui nous dépassent mais qui nous gardent en vie.

Bien  commun de l’humanité?  Une sémantique à remplacer .A découvrir comment dans cette chronique .

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https://youtu.be/eqkWQef2aZE

Patrick Buisson : la fin du monde ou la fin d’un monde ? (Partenariat POUR)  

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Notre monde va mal, très mal même. Outre une urgence climatique avérée que nient pourtant les décideurs politiques et leurs pendants des multinationales, la crise profonde de société préexistait déjà à la pandémie qui frappe la planète depuis 2019, sauf que le Covid-19 n’a fait que l’amplifier, selon Patrick Buisson dans son imposant essai La fin d’un monde paru chez Albin Michel.

Cet auteur historien et politologue souligne que cette situation résulte de la liquidation d’un monde ancien où les concepts de gratuité, de solidarité, d’entraide et de dévouement étaient des piliers du mode de vie. Toutes ces valeurs ou du moins pas mal d’entre elles, furent petit à petit remplacées par la globalisation et la mondialisation ces quatre à cinq dernières décennies.

 

20210515 120417Jusque là, c’est-à-dire la première vingtaine de pages d’un livre qui en contient plus de cinq cents, je peux être globalement d’accord avec Patrick

Buisson.

Puis, après, « trop c’est trop », comme on dit couramment de l’autre côté de la frontière de l’Hexagone, en Belgique, là où travaillent et résident des centaines de milliers de Français et qui connaissent bien cette expression qui signifie que c’est excessif et que cela dépasse les bornes de l’entendement et du bon sens.

La thèse de l’auteur est, en effet, radicalement différente de la mienne et aussi de Fréquence Terre qui m’accueille et de notre partenaire POUR.

À savoir, que la société actuelle paie, entre autres, la déchristianisation de l’Occident et la désacralisation au profit de l’idolâtrie de la marchandise. Dans cet essai on sent d’abord poindre des regrets à l’égard de la politique de décolonisation du fait que le général de Gaulle mit en chantier les accords d’Évian en 1962 en donnant à l’Algérie son indépendance.

Je passe sur Mai 68 qui, pour Besson, fut un monde de pseudo-révolutionnaires, une génération d’enfants de la télé et que tout cela ruina la commensalité familiale, vida les bistrots et les églises, concurrença les vieilles sociétés villageoises, bref, une civilisation qui se désagrégea et où le modèle parental ne fut plus une source d’imitation mais de répulsion.

Cette thèse ne rappelle-t-elle pas les discours « assassins » d’un certain Pétain ?

Patrick Buisson ajoute, avec une certaine ironie, selon moi, que l’indépendance des femmes fut érigée en bien sacré et il évoque même un véritable génocide ethnoculturel dans les années 1960 et 1970. Rien que ça !

À la page 30, j’ai compris que cet essai La fin du monde, présenté comme, je cite « le grand livre contemporain des objecteurs de modernité » fait l’apologie d’une société aux antipodes des valeurs que Fréquence Terre et POUR développent depuis de très nombreuses années sur leurs ondes et dans leurs colonnes.

Chacun peut, bien entendu, prendre connaissance de cet écrit où l’auteur est décrit comme un « décrypteur » et juger si les nombreux chapitres correspondent à sa philosophie. Sachez déjà, qu’il aborde un « ethnocide bienveillant », « le krach de la foi », un « humanisme  descendant », que « sans le latin, la messe nous emmerde », « une génération défroquée », la « désinflation mariale », « un projet politique : tuer le Vieux », « une croisade idéologique : criminaliser le passé », « une destitution biologique : la pilule », « les déchéances des paternités », « de l’agit-prop au vagit-prop »,  sans oublier l’« éloge du con ou la sexualité sans mâle », « la fabrique de l’homme mou », et ce sous-titre qui termine cette brique que, personnellement, j’ai trouvée parfaitement indigeste et donnant la nausée : « Qui sème le vent, récolte la tapette »…

Je signale quand même que Patrick Buisson est présenté comme « engagé à l’extrême droite depuis son adolescence »[1], qu’il reçut la Légion d’Honneur des mains de Nicolas Sarkozy et fut fait commandeur de l’Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand par le pape Benoît XVI, un titre décerné en reconnaissance pour son « bon exemple donné dans sa communauté et son pays ».

Tout autre commentaire est superflu.

 

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[1] Wikipedia, 2021.