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De la science-fiction à la réalité

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Isaac Asimov (1920-1992) fut un Russe naturalisé Américain, biologiste et chimiste, un cratère sur Mars et un astéroïde portent son nom, il fut président de l’American Humanist Association, et aussi un écrivain qui créa le célèbre personnage de science-fiction le professeur Seldon, futurologue, adepte du psychédélisme.

Dans l’une de ses œuvres, Asimov fit dire à Seldon les causes de la disparition future de la Civilisation :

l’armée et sa méga-force de destruction, armée appuyée par des partisans et des fanatiques ;

  • les forces de l’ordre, les services secrets et les milices qui répriment toute contestation, y compris les pacifiques ;
  • les historiens-fonctionnaires qui déforment les faits, truquent la réalité, inventent des mythes et des idoles, transforment une légitime revendication en une colère d’ivrognes ;
  • les journalistes et chroniqueurs qui se taisent, pratiquent l’omerta ou marchent « dans la ligne, le doigt sur la couture » ;
  • les multinationales, les cartels et les trusts, les coalitions des « petits lâches silencieux » (sic).

La science-fiction rejoint bien la réalité, ou vice versa.

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Ici commence l’Océan-épisode3- Devenez Zéro déchet!

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Musiques du monde, Infos environnement - Fréquence Terre
Musiques du monde, Infos environnement - Fréquence Terre

Troisième opus de la série de podcasst «  Ici commence l’Océan « », série éponyme de la campagne « Ici commence l’Océan » lancée par l’association LONGITUDE 181 à destination de tout public afin d ‘agir pour un océan riche d’une vie retrouvée.

Une campagne qui a pour cœur les 10 actions pour réagir objet du livre « Sauvons l’océan ! » édité aux éditions Rustica et écrit par Véronique et François SARANO et préfacé par Isabelle AUTISSIER.

« Ici commence l’Océan » c’est une proposition de réponses aux menaces qui pèsent sur l’Océan. Après une réconciliation avec l’Océan, et une première réduction des pollutions domestiques quotidiennes, je fais ici référence aux deux épisodes précédents de cette série de chroniques, examinons comment nous pouvons combattre une autre menaces principales qui pèsent sur l’Océan , je veux parler de nos déchets. Oui nos déchets ! Et c’est ici que vous pouvez agir, chez vous, tout de suite ! C’est ici que commence l’Océan !

A découvrir dans cette chronique

également sur youtube :https://youtu.be/SseeEekxozQ

D. KRUPKA

Reportage : Jean-Michel Folon, un appel à la liberté  

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ft20210703 100215Jean-Michel Folon (1934-2005), aquarelliste, peintre, graveur et sculpteur fut un artiste humaniste et pacifiste dont chaque œuvre fut un appel à la liberté.

Mondialement connu pour ses affiches et sculptures, si les téléspectateurs se souviennent de son générique d’Antenne 2 (devenue France 2) et des sept hommes bleus volants dans les cieux, il y a également un nombre impressionnant d’œuvres qui mettent en scène l’environnement, les Droits humains et cette liberté symbolisée par l’oiseau hors de sa cage.

ft20210703 102036Pour cet artiste engagé, nostalgique de la nature que la folie des êtres humains détruit chaque jour, l’arbre et la Terre furent aussi des thèmes récurrents pour sensibiliser les gens, éveiller en eux la volonté de préserver nos forêts, par exemple.

Il y a aussi son combat contre la peine de mort et le racisme et nous ne pouvons qu’apprécier sa déclaration « les couleurs sont faites pour se mélanger et s’aimer ». Il était pour l’égalité entre les êtres, quels que soient leur couleur, leur religion ou leur culture, il promut la liberté individuelle, la liberté de penser et la liberté physique.

Tout cela se retrouve jusqu’au 7 novembre à l’exposition d’une sélection d’affiches, certaines rares, à la Fondation Folon située à La Hulpe, une commune du Brabant wallon à quelques kilomètres de la capitale de l’Europe.

ft20210703 102433Fréquence Terre ne pouvait que la visiter pour vous.

Photos : Fréquence Terre-RFI

Podcast ci-contre, dont voici le résumé :

Jean-Michel Folon marqua l’art de l’affiche et l’œil du public. Il travailla pour la mémoire de la rue et dès les années 1970, il se détacha de plus en plus des projets commerciaux pour se tourner vers ce qu’il considérait comme fondamental à promouvoir : la défense de l’environnement et les Droits humains (Greenpeace, Amnesty International, la Croix-Rouge, l’UNICEF…)

ft20210703 103208Un exemple concret avec l’affiche du film La Spirale évoquant la situation politique chilienne sous Pinochet, soit la naissance et l’implantation d’un fascisme : « Pour notre malheur, on ne sait trop bien quelles formes prend le fascisme quand il choisit de s’installer quelque part, ce sont les plus sournoises. »

Pour l’affiche consacrée à Amnesty International, il déclara : « On ne représentera jamais assez l’idée de liberté ».

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France et Belgique : pourquoi tant de haine ?

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ft20210701 111805J’aime le foot, du moins le beau jeu, j’aime le folklore bon enfant qui l’entoure parfois, en revanche, je ne m’associe absolument pas à leur transformation en une haine ou un véritable racisme dans le chef de qui que ce soit. Il faut raison garder, n’y a-t-il pas assez de problèmes climatiques et sociétaux comme cela ?

Quand je lis le titre du quotidien belge Le Soir, qui s’est autoproclamé Le Monde belge depuis longtemps : « Pourquoi les Belges jubilent-ils quand la France perd ? », je corrige aussitôt l’amalgame « les » par « des » Belges.

Heureusement, l’article nuance ce titre : « Le plaisir de nombreux Belges (francophones surtout) qui saluent les déboires sportifs français dévoile nos complexes, nos agacements et nos frustrations face à une certaine condescendance française qui vire parfois à l’arrogance. »

Quand j’entends Gilles Favard, le chroniqueur de L’Équipe, clamer que « les Belges vont vite rentrer chez eux manger des frites », je me souviens des lamentables blagues racistes de Coluche qui, je pense, passeraient à la moulinette de la cancel culture qui sévit actuellement dans le monde.

Depuis des semaines, donc, le foot, sport n°1 sur la planète, génère des comportements tellement éloignés du fair-play, du simple folklore à se brocarder, de la gouaille, pour faire place à l’insulte, à l’abaissement, à l’humiliation, qui donnent le sentiment d’un nationalisme qui, c’est son but, ne fait qu’élever des barrières entre les peuples.

On peut supporter telle équipe, souhaiter qu’elle gagne face à telle autre équipe, sans pour cela tomber dans la haine de l’autre, et de qui que ce soit d’ailleurs.

Comment et pourquoi en arrive-t-on à pareilles situations, si ce n’est par un nationalisme qui va à l’encontre des élémentaires relations fraternelles et qui tisse une société où l’égocentrisme est porté comme un étendard.

Quand j’entends retentir la Marseillaise, puisque c’est une règle qui semble immuable de débuter un match international de la sorte, une règle tellement loin de l’esprit universaliste, je me demande pourquoi elle n’a pas encore été remplacée par la Marseillaise de la Paix ?

Vous ne connaissez pas ? Voici son refrain, et croyez-moi c’est plus agréable à fredonner que le sang qui coule dans nos sillons…

Photos : Pierre Guelff.

Chanson Plus Bifluorée – Marseillaise de la paix (DP/Adaptation : S.Richardot-X.Cherrier-M.Puyau )

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« Chaque citoyen a la responsabilité de déconstruire les violences de la société » (Emmanuel Poilane)

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© Editions 2031 / Tignous

« Coupures d’eau : Victoire des citoyens face aux multinationales« , c’est le titre d’un ouvrage signé Emmanuel Poilane et Jean-Claude Oliva. C’est le récit de plus de quatre ans de combat contre les coupures d’eau et pour redonner de la dignité aux victimes de ces coupures.

Est-ce que les relations se sont un peu normalisées entre les usagers et les distributeurs d’eau ? Est-ce qu’elles sont plus à l’écoute, plus conciliantes ?

« Il s’est passé plusieurs choses. La première, c’est que les coupures et les réductions d’eau sont interdites. Les géants de l’eau ont perdu l’arme fatale pour récupérer les impayés. Maintenant, ils sont obligés de travailler sur une dynamique de récupération des impayés via par exemple des prélèvements sur salaire. Donc on est dans un mode normal. L’impayé sur une facture d’eau doit être payé, mais n’amène plus à ce que les gens soient dans des conditions hallucinantes dans leur domicile. C’est la grosse avancée de notre combat. Il y a un autre sujet qui a été très intéressant dans notre combat, c’est quand on a travaillé avec l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (IRSTEA), notamment avec Marie Tsanga-Tabi (ingénieure de recherche). Elle a travaillé avec ses étudiants et a récupéré les bases de données des 1 500 témoignages que l’on a eu. Elle a fait un travail scientifique d’analyse de ces témoignages. Elle a rendu un document qui est accessible sur le site de la Fondation. Ce document explique ce que vivent ces populations pauvres et en quoi la violence mises en œuvre par les multinationales était contre-productive pour tout le monde. A la fin de notre combat, on a pu présenter ce document avec Marie Tsanga, en présence de l’ensemble des multinationales de l’eau et des représentants des régies publiques, pour que les multinationales puissent s’en emparer. Cela a clairement amené une évolution dans le fonctionnement des multinationales. Ces changements ont été très rapides chez certaines, notamment Suez. Elle a été la première multinationale condamnée et a ensuite très vite changer son mode de fonctionnement pour mieux accompagner les problématiques d’impayés. Cela a été plus long pour Veolia et la Saur. Véolia, par exemple, a créé une nouvelle direction, qu’ils appellent le suivi des consommateurs. Cette direction est clairement dédiée à l’accompagnement des familles précaires qui n’arrivent pas à payer la facture d’eau. Je reviens sur quelque chose qui nous avait été dite au démarrage, comme quoi  les coupures d’eau étaient indispensables au modèle économique de l’eau. On se rend bien compte plusieurs années après que ce n’est pas le cas. Les coupures d’eau sont interdites et le modèle économique de l’eau est toujours ce qu’il est, avec ses faiblesses, avec ses forces. Il ne s’est pas du tout écroulé avec l’interdiction des coupures d’eau. »

Le renforcement du droit à l’eau n’est pas encore d’actualité

Il reste encore un combat : celui de faire reconnaitre le droit à l’eau pour tous dans la loi. Les députés avaient entamé le travail avant 2017. Où en est-on depuis ?

« D’un point de vue de communication, tout le monde dit, le droit à l’eau en France existe. Mais d’un point de vue juridique, les multinationales partent du principe que le droit à l’eau en France n’existe pas. Malheureusement, le climat parlementaire actuel ne permet pas réellement de faire avancer les choses. On a eu des petites avancées, notamment dans la loi de proximité, où il y a eu des avancées, notamment sur l’accès à l’eau au niveau des fontaines. Ce sont de petites choses. Mais c’est vrai qu’on attend une vraie grande loi qui puisse permettre de renforcer encore la puissance du droit à l’eau. Derrière, il serait formidable de pouvoir mettre en place un système préventif qui protège et renforce les familles qui n’arrivent pas à payer l’eau, qui n’ont pas accès à l’eau. On estime à peu près à 300 000 familles en France qui sont dans des difficultés très importantes, et un million de familles qui sont dans des difficultés réelles pour payer l’eau. Si on pouvait mettre en place une vraie protection législative et un système préventif d’aide, ce serait formidable. Malheureusement, ce n’est pas réellement d’actualité pour l’instant. »

A chaque citoyen d’œuvrer pour l’intérêt général

Vous avez intitulé votre livre « Victoire des citoyens face aux multinationales ». Est-ce que cela veut dire que votre combat va au-delà des géants de l’eau ? Il s’inscrit dans une autre dynamique ?

« C’est pour cela que l’on a fait ce livre. C’est autant pour raconter l’histoire, que pour inviter les citoyens qui sont engagés, qui mènent des combats, à se dire que, parfois, on peut renverser la table. On est dans une période aujourd’hui qui est très violente. Je pense qu’on a une responsabilité en tant que citoyen engagé pour déconstruire ces violences. Et derrière le combat qu’on a mené, on a clairement déconstruit de la violence pour ces familles qui, chaque année, étaient victimes de ces coupures d’eau. Je fais partie des personnes qui pensent qu’on a la possibilité, chacun à notre endroit, de participer à la déconstruction que ces violences. On doit jouer un rôle. Ce qui a été formidable avec ce combat, c’est qu’on ne s’est pas mis en frontal, on n’a pas fait des manifestations. On s’est servi de deux outils. On s’est servi en premier de la justice. Et cela a fonctionné. Aujourd’hui il y a plein d’associations qui travaillent sur cette dimension de judiciarisation des combats associatifs. La deuxième chose, c’est le relais des médias qui, à chaque décision de justice, parlaient de nos affaires et mettaient en lumière la façon dont les entreprises se comportaient. Ils expliquaient la violence qui était faite aux familles. Les multinationales ont eu du mal à accepter ça. C’est pour cela que Veolia nous a attaqué en diffamation. On a dû se défendre devant la Cour correctionnelle, et on a gagné. Et le juge, dans sa décision de justice, a dit « vous avez eu raison de dire ce que vous avez dit, même si cela pouvait paraître violent pour l’entreprise. Parce qu’en aucun cas vous ne l’avez fait pour vous-même, vous l’avez fait pour l’intérêt général. Et à partir du moment où vous faites les choses pour l’intérêt général, vous avez raison de le dire, de le crier et de faire en sorte que les choses changent ». Et c’est vrai qu’on pourrait attendre des politiques, on pourrait des élites de notre pays, de travailler pour l’intérêt général. On voit que malheureusement c’est trop peu le cas. Et en tant qu’association, en tant que militant, en tant que personne engagée, on a aujourd’hui cette responsabilité de porter l’intérêt général, non pas pour nous en tant que personne, mais bien pour le collectif.  C’était formidable d’être entendu par la justice comme légitime à porter cet intérêt général. Ce livre raconte cette histoire-là. Et il est là pour donner envie à celle et ceux qui portent ses combats, qui ont envie de faire des choses pour l’intérêt général, de dire, nous sommes légitimes chacune et chacun pour l’intérêt général. Je trouve que dans la période actuelle où il y a énormément de violence, cela doit participer à permettre à chacune et à chacun de s’engager sans violence, et de participer au contraire à déconstruire les violences qui sont en œuvre dans notre pays. »

Pour aller plus loin :

 

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Ici commence l’Océan-épisode2- Réduisez vos pollutions domestiques!

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Musiques du monde, Infos environnement - Fréquence Terre
Musiques du monde, Infos environnement - Fréquence Terre

Deuxième épisode de la série de podcast «  Ici commence l’Océan », série éponyme de la campagne «  Ici commence l’Océan » lancée par l’association LONGITUDE 181 à destination de tout public afin d ‘agir pour un océan riche d’une vie retrouvée.

Une campagne qui a pour cœur les 10 actions pour réagir objet du livre « Sauvons l’océan ! » édité aux éditions Rustica et écrit par Véronique et François SARANO et préfacé par Isabelle AUTISSIER.« Ici commence l’Océan » est une proposition de réponses aux menaces qui pèsent sur l’Océan. Après s’être réconcilier avec l’Océan, je fais ici référence au précédent épisode de cette série de chroniques, examinons comment nous pouvons combattre une des menaces principales qui pèsent sur l’Océan , je veux parler de nos pollutions domestiques. Elles affectent les océans par le lien du cycle de l’eau . Ce cycle de l’eau qui , si on en remonte le fil , nous conduit aux fleuves, rivières, lacs, et un cran plus loin en amont des stations d’épuration, quand elles existent ou sont suffisantes. Et en amont des stations d’épuration, ce sont nos éviers, douche , Wc et autres égouts qui charrient les polluants qui proviennent de nos usages au quotidien .

Et c’est ici que vous pouvez agir, chez vous, tout de suite !

A découvrir dans cette chronique

également sur youtube : https://youtu.be/Zt9oKChwfGM

D. KRUPKA

Le NUDGE, dernier outil à la mode

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Le NUDGE est une méthode douce pour inspirer la bonne décision.

Vous pouvez traduire nudge par coup de pouce.

Ou comment faire changer le comportement sans contraintes.

L’idée est  d’obtenir des comportements bénéfiques pour l’individu, pour la société, pour la planète et de créer des systèmes pour aider les gens à passer à l’acte.

Le NUDGE est une science comportementale venue des Etats-Unis apparue en premier lieu pour augmenter l’efficacité des applications politiques.

Aujourd’hui l’option est de l’utiliser pour de nombreux secteurs.

Un premier exemple si l’objectif est de réduire la pollution aux particules fines, ce n’est pas en culpabilisant les individus qu’il y aura des résultats mais  si l’outil utilisé est pédagogique, c’est-à-dire qu’il  informe sur les conséquences pour tout en chacun. Alors chacun peut y prendre part.

Autre exemple, si vous souhaiter que les gens bougent plus, fasse plus de sport, des escaliers ont été peints en touches de piano. La personne monte les marches et elle peut s’imaginer pianoter sur les différentes notes blanches et noires.

Pour inciter les automobilistes à ralentir, des passages piétons ont été peints en relief.

Du côté de l’hôtellerie il est possible d’économiser l’eau en affichant une note dans chaque chambre d’hôtel qui précise que 79% des personnes n’ont pas donné les draps à nettoyer tous les jours. Et du coup, chaque client se sent concerné et se dit « oui au fond, je peux faire la même chose ».

Pendant le Covid, pour encourager la distanciation physique, des cercles ont été tracés sur les quais de gare.

Une idée plus récente et dans l’air du temps du zéro déchet :  placer un code de réparation sur les électro-ménagers. Cette idée est apparue suite à différentes études comme observer comment les personnes se comportent dans les magasins, de les questionner et voir s’ils sont sensibles à la notion de réparation, etc et aujourd’hui on voit apparaître un logo de réparabilité sur certains appareils.

Ce nouvel outil va donc se répandre de plus en plus et notamment du côté des pouvoirs publics, alors gardons notre libre arbitre afin de continuer à choisir des comportements qui correspondent à nos valeurs.

Source : émission radio France inter du 11 mai 2021

Les Promesses de l’innocence

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009278187Voici Clotilde, Naïma et Judith, trois amies d’une vingtaine d’années qui, depuis des années, vivent leur jeunesse dans une sorte de gaieté communicative, le regard porté vers un avenir prometteur.

Comment pourrait-il en être autrement puisque, en principe, à cet âge-là, que l’une soit née dans une famille chrétienne, l’autre chez des Musulmans et que la troisième soit juive, peu importe, ces différences ne les touche pas.

Alors, c’est le temps des promesses du genre « Toutes pour une, une pour toutes », « Amies un jour, amies toujours », « À la vie, à la mort ».

De la mort, parlons-en, d’ailleurs puisque le tournant du roman Les Promesses de l’innocence d’Éric Le Nabour paru aux Presses de la Cité, se déroule le jour de la Toussaint, celui qui est considéré, à tort, comme le jour des défunts, alors qu’il s’agit de la fête de tous les saints, mais, on ne refait pas les vieilles traditions.

Cependant, Clotilde, que ses parents verraient bien mariée à un officier, Naïma qui doit faire une croix sur son rêve de devenir infirmière afin de veiller sur son père malade et ses frères, alors que Judith se sent étouffée par le poids de la thora et veut goûter sans entrave sa relation amoureuse avec son ami arabe, ce jour de la Toussaint est le 1er novembre 1954 et se déroule en Algérie.

Ce 1er novembre 1954 est appelé la « Toussaint rouge », car c’est le moment historique où le Front de libération nationale (le FLN) manifesta pour la première fois son refus du colonialisme imposé depuis des décennies par l’omnipotent colonisateur français. C’est le début de la Guerre d’Algérie, celle qui fit jusqu’en 1962 des centaines de milliers de victimes militaires et civiles, dont tellement d’autochtones qui ne demandaient qu’à vivre libres dans leur propre pays.

Alors ? La belle amitié entre les trois principales figures du roman allait-elle subir les dégâts collatéraux de cette guerre coloniale ? Allaient-elles être séparées par les événements ? Se livreraient-elles, elles aussi, à des représailles ?

L’auteur vous expliquera en 400 pages ce triple destin qui, aujourd’hui encore, mais de manière non fictive, habite l’existence de maintes personnes de part et d’autre de la Méditerranée.

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Coupures d’eau, la victoire des citoyens face aux multinationales

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C’est le récit d’un combat de quatre ans contre les géants de l’eau. Un combat contre les multinationales pour faire respecter la dignité de chacun et pour faire avancer le droit à l’eau en France. Emmanuel Poilane, de la Fondation Danielle Mitterrand, et Jean-Claude Oliva, directeur de la Coordination Eau Ile-de-France, signent « Coupures d’eau : Victoire des citoyens face aux multinationales« , aux éditions 2031,  avec la collaboration de Justine Loubry et Benjamin Grimont. En 140 pages ils reviennent sur le parcours qui les ont mené à une victoire assez inattendue : contraindre les multinationales à respecter l’interdiction des coupures d’eau.

Commençons par rappeler les origines de ce combat. En 2012, vous menez un travail sur le droit à l’eau pour tous, cheval de bataille de Danielle Mitterrand. Et c’est là que la question des coupures d’eau s’est présentée à vous.

« La Fondation et la Coordination travaillaient depuis très longtemps sur les questions de « l’eau, bien commun », de la place de l’eau dans la société, de cette ambition du droit à l’eau pour tous, et pas seulement pour ceux qui peuvent payer. Ce sont ces sujets-là qui nous ont amenés à arriver jusqu’aux coupures d’eau. On a notamment porter un plaidoyer très important au moment du Forum mondial de l’eau à Marseille en 2012, juste après la mort de Danielle Mitterrand. C’est cette mobilisation qui nous nous a d’abord poussé à travailler avec un groupe d’une quarantaine d’organisations pour essayer de faire avancer le droit à l’eau en France d’un point de vue législatif. On a travaillé sur un texte, à la fois philosophique et juridique. On l’a proposé notamment à Jean Glavany qui nous a aidé à regrouper un certain nombre de groupes parlementaires à l’Assemblée de l’époque pour porter une proposition de loi devant l’Assemblée nationale et le Sénat afin de faire avancer le droit à l’eau en France. C’est à partir de cette initiative qu’on a découvert la problématique des coupures d’eau, et notamment grâce à Henri Smets qui a écrit un article sur ce sujet disant notamment que le droit à l’eau en France avançait avec la loi Brottes qui venait de passer. On s’est donc rendu compte qu’il y avait un texte qui interdisait les coupures d’eau. On s’est dit, c’est formidable, le droit à l’eau en France avance. A partir de ce moment-là, on s’est retrouvé assailli par tout un tas de familles disant, « nous sommes coupés, vous dites que c’est interdit, comment peut-on faire ? ». »

25 procès gagnés et 1 500 familles aidées

Vous avez donc eu très vite une multitude de témoignages de Français victimes de ces coupures, des appels à l’aide de personnes confrontées, au quotidien, à l’absence d’eau au robinet pendant des mois et des mois.

« Très vite, on a construit un appel à témoignage. Cet appel à témoignage nous amener des centaines et des centaines de témoignages de familles qui n’avaient pas l’eau. On a donc travaillé sur la base de ces témoignages, dans un premier temps plutôt en médiation, en échangeant avec les entreprises de l’eau, en posant la question aux fédérations des acteurs de l’eau, en interrogeant le ministère de l’environnement. Et on s’est retrouvé dans une situation où tout le monde nous répondait, « vous lisez mal la loi, les coupures d’eau sont autorisées et sont même indispensables au modèle économique de l’eau ». On a été confronté à quelque chose de nouveau pour nous, et pas très courant à ce moment-là pour les associations : le seul moyen possible, c’est d’aller devant un juge et de vérifier si la lecture de la loi qui est la nôtre est la bonne. C’est comme cela qu’on a déclenché une première action en justice sur Soissons, une deuxième sur Bourges, et une troisième dans l’Est et dans le Nord. Et petit à petit, on s’est rendu compte que les juges validaient notre position de l’interdiction des coupures d’eau et indemnisaient très fortement les victimes. On a mené tout au long de ces quatre ou cinq années un travail complémentaire entre des médiations directes avec les acteurs de l’eau pour que l’eau soit remise, et de temps en temps, sur des cas emblématiques, des dépôts de plainte devant les tribunaux pour faire en sorte que ce système s’arrête. On a aidé quasiment 1 500 familles en l’espace de cinq ans, et on a gagné plus de 25 procès devant les tribunaux.

emmanuel poilane et jean claude oliva

« Une violence invraisemblable » contre les usagers

On l’a déjà évoqué ici, mais on peut rappeler qu’au quotidien, ne pas avoir d’eau courante chez soi, c’est un défi et une atteinte à la dignité.

« C’est vraiment ce sujet qui nous a amené devant le Conseil constitutionnel. Les multinationales de l’eau notamment traitaient les usagers du service public comme des numéros de facture. Ils n’avaient pas conscience de ce que vivaient les gens dans les maisons quand ils coupaient l’eau. Ils coupaient l’eau le matin depuis la rue, sans même interroger les personnes, et « débrouillez-vous : tant que vous n’avez pas payé, vous ne retrouverez pas l’eau ». Et ils mettaient les familles dans des situations hallucinantes, où, quand on a plus d’eau dans une maison, elle est clairement invivable. Ils ont confronté les gens à une violence invraisemblable. Dans l’ensemble des jugements qu’on a eu, les préjudices moraux qu’on demandait étaient liés à cette violence qui leur était faite en leur coupant l’eau. »

Jusqu’à 20000 euros pour préjudice moral

« Ces préjudices moraux étaient très importants au regard de ce que donnent d’habitude les juges. Cela a d’ailleurs fait l’objet d’une réaction de Veolia dans le deuxième ou troisième jugement, où l’avocate de Veolia a dit, « si une personne était morte, le préjudice moral aurait été moins important ». Et les juges, malgré cette remarque, ont continué à demander des préjudices moraux très importants aux multinationales. C’est même allé jusqu’à près de 20 000 euros pour un cas dans le sud de la France qui a notamment été éclairé dans l’émission « Complément d’enquête » qui raconte l’histoire de ce monsieur qui a été le plus indemnisé dans le cadre du combat qu’on a mené. »

Mais malgré toutes les condamnations, cela n’a pas découragé les multinationales de continuer leurs pratiques.

« Les coupures d’eau pour les multinationales, c’était quand même l’arme fatale. A partir du moment où on vous coupe l’eau, vous n’avez qu’une solution pour vivre normalement : c’est de payer la facture d’eau. Donc quand on a une arme aussi puissante, on a du mal à s’en priver. En trois jugements, la loi était bien énoncée. Les multinationales se sont accrochées et ont continué, jugement après jugement, en essayant d’étouffer les affaires. Ils n’allaient qu’en première instance, ils ne faisaient pas appel, ils payaient rubis sur l’ongle en espérant qu’on arrête d’en parler et qu’on se fatigue. Et c’est vrai qu’on ne s’est pas fatigué. Mais cela a été un très long combat. »

Ce combat a forcé les multinationales à changer leurs pratiques. Un combat qui veut inciter les citoyens à oser s’engager contre les violences de notre société. C’est aussi le but de cet ouvrage. On en reparle la semaine prochaine.

Pour aller plus loin :

 

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Ici commence l’Océan-épisode1- Réconciliez vous avec l’Océan !

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Musiques du monde, Infos environnement - Fréquence Terre
Musiques du monde, Infos environnement - Fréquence Terre

Ici commence l’Océan est la série de podcasts que j’initie par cette présente chronique.Ici commence l’océan est aussi la campagne que lance l’association LONGITUDE 181 à destination de tout public afin d ‘agir pour un océan riche d’une vie retrouvée.Cette campagne a pour cœur  les 10 actions pour réagir, objet du livre « Sauvons l’océan ! » édité aux éditions Rustica et écrit par Véronique et François SARANO et préfacé par Isabelle AUTISSIER.

Ici commence l’Océan est une proposition de réponses aux menaces qui pèsent sur l’Océan.On ne le dira jamais assez mais touts les voyants sont au rouge : pollutions chimiques, multiplication des plastiques , destructions, surexploitation, Il est temps d’agir car l’océan commence chez vous , à la maison. Même si vous habitez loin de la mer .

Mais avant de vouloir protéger l’Océan, il faut le l’aimer pour avoir envie de le protégez. Il faut se réconcilier avec L’Océan. Examinons dans ce premier épisode comment et pourquoi se réconcilier avec l’océan. A découvrir dans cette chronique

également sur youtube :

D. KRUPKA