Accueil Blog Page 53

COP 26 : Lettre ouverte de Greta et de Vanessa à Fréquence Terre

0

400sigle cop26 bis 3À quelques heures de l’ouverture de la COP 26, Fréquence Terre, comme les médias du monde entier, a reçu une lettre ouverte de Greta Thunberg et de Vanessea Nakate. Je vous la lis dans sa totalité :

« Fonte des glaciers, feux de forêt, sécheresses, vagues de chaleur meurtrières, inondations, ouragans, perte de biodiversité. Ce sont tous les symptômes d’une planète déstabilisatrice, qui se produisent autour de nous tout le temps.

C’est le genre de choses dont vous parlez. Parfois. La crise climatique, cependant, est bien plus que cela. Si vous voulez vraiment couvrir la crise climatique, vous devez également rendre compte des questions fondamentales du temps, de la pensée holistique et de la justice.

Qu’est-ce que cela signifie ? Examinons ces questions une par une.

Tout d’abord, la notion de temps. Si vos histoires n’incluent pas la notion d’horloge qui tourne, alors la crise climatique n’est qu’un sujet politique parmi d’autres sujets, quelque chose que nous pouvons simplement acheter, construire ou investir pour nous en sortir. Laissez de côté l’aspect du temps et nous pouvons continuer à peu près comme aujourd’hui et « résoudre les problèmes » plus tard. 2030, 2050 ou 2060. Les meilleures données scientifiques disponibles montrent qu’avec notre taux actuel d’émissions, notre budget carbone restant pour rester en dessous de 1,5 ° C s’épuisera avant la fin de cette décennie.

Deuxièmement, la pensée holistique. Lorsque nous examinons notre budget carbone restant, nous devons compter tous les chiffres et inclure toutes nos émissions. Actuellement, vous laissez les pays à revenu élevé et les grands pollueurs s’en tirer, ce qui leur permet de se cacher derrière les statistiques incomplètes, les échappatoires et la rhétorique qu’ils se sont battus si durement pour créer au cours des 30 dernières années.

Troisièmement, et le plus important de tous, la justice. La crise climatique ne concerne pas seulement les conditions météorologiques extrêmes. Il s’agit de personnes. De vraies personnes. Et ceux-là mêmes qui ont le moins fait pour créer la crise climatique souffrent le plus. Et tandis que les pays du Sud sont en première ligne de la crise climatique, ils ne font presque jamais la une des journaux du monde entier. Alors que les médias occidentaux se concentrent sur les incendies de forêt en Californie ou en Australie ou les inondations en Europe, les catastrophes liées au climat ravagent les communautés du Sud, mais reçoivent très peu de couverture.

Pour inclure l’élément de justice, vous ne pouvez pas ignorer la responsabilité morale des pays du Nord d’agir beaucoup plus rapidement dans la réduction de leurs émissions. D’ici la fin de cette année, le monde aura collectivement brûlé 89% du budget carbone qui nous donne 66% de chances de rester en dessous de 1,5°C.

C’est pourquoi les émissions historiques comptent non seulement, mais sont en fait au cœur même du débat sur la justice climatique. Et pourtant, les émissions historiques sont encore presque complètement ignorées par les médias et les personnes au pouvoir.

ft20211030 183851
Photo accompagnant le communiqué de presse diffusé sur le site de Greta Thunberg (Photo/Prise d’écran Pierre Guelff)

Pour rester en deçà des objectifs fixés dans l’Accord de Paris et minimiser ainsi les risques de déclencher des réactions en chaîne irréversibles échappant au contrôle humain, nous avons besoin de réductions d’émissions immédiates, drastiques et annuelles comme jamais dans le monde. Et comme nous n’avons pas les solutions technologiques qui, à elles seules, feront quelque chose de proche de cela dans un avenir prévisible, cela signifie que nous devons apporter des changements fondamentaux dans notre société. C’est le résultat inconfortable de l’incapacité de nos dirigeants à faire face à cette crise.

Votre responsabilité d’aider à corriger cet échec ne peut être surestimée. Nous sommes des animaux sociaux et si nos dirigeants, et nos médias, n’agissent pas comme si nous étions en crise, alors bien sûr, nous ne comprendrons pas que nous le sommes. L’un des éléments essentiels d’une démocratie qui fonctionne est une presse libre qui informe objectivement les citoyens des grands défis. Et les médias doivent tenir les gens au pouvoir responsables de leurs actions ou de leurs inactions.

Vous êtes parmi nos derniers espoirs. Personne d’autre n’a la possibilité et la possibilité d’atteindre autant de personnes dans le délai extrêmement court que nous avons. Nous ne pouvons pas le faire sans vous. La crise climatique ne fera que devenir plus urgente. Nous pouvons encore éviter les pires conséquences, nous pouvons encore inverser la situation. Mais pas si nous continuons comme aujourd’hui. Vous avez les ressources et les possibilités de changer l’histoire du jour au lendemain.

Que vous choisissiez ou non de relever ce défi, c’est à vous de décider. Quoi qu’il en soit, l’histoire vous jugera. »

Cette lettre est signée :

« Greta et Vanessa »

Sachez, Greta et Vanessa, que Fréquence Terre agit depuis plus d’une douzaine d’années dans le sens que vous venez de décrire, car elle est une presse libre et indépendante qui est, surtout à l’écoute des citoyens, que Fréquence Terre n’a jamais hésité une seconde à dénoncer des abus de pouvoir et des mensonges.

sigle ft 2015 1

Lettre en anglais traduite en français et lue telle quelle par P.Gf

COP 26 : Une presse contrastée de l’inquiétude à la minimisation

0

400sigle cop26 bis 4C’est parti ! La COP 26 a pris son envol à Glasgow et la presse du monde entier en fait une priorité. Fréquence Terre propose un petit tour d’horizon de pays francophones :

  • Libération (France) : « Ce sommet pourrait être la dernière chance pour éviter une catastrophe climatique. »
  • Le Soir (Belgique) : « Regarder au-delà de Glasgow » et ce commentaire désabusé : « Les indignés peuvent préparer leurs indignations et les énervés leurs invectives… les 196 pays ne respecteront pas leurs engagements… »
  • Le Monde (France) : « La COP 26, une conférence cruciale face à la crise climatique. »
  • Le Figaro (France) : « Pensez-vous que la COP 26 va permettre de limiter le réchauffement climatique ? » Plus de 110 000 votants à ce sondage avec pour réponses : Non : 90,76% – oui : 9,24% !
  • Europe 1 (France) : « COP 26 : les raisons de ne pas sombrer dans un catastrophisme climatique… » La réponse : « Tous les pays développés du monde, les politiques publiques, y compris les politiques économiques, sont reconfigurés au profit de la baisse des émissions de CO₂… »
  • RTL (Belgique) : « La Belgique bien représentée à la conférence mondiale sur le climat… » et de publier une photo des quatre ministres belges du Climat (trois du parti ÉCOLO et une du parti nationaliste flamand) … qui ne s’entendent pas entre eux depuis des années, comme le souligne inlassablement Fréquence Terre!
  • La Presse (Canada) : « Le Québec s’est engagé à réduire ses émissions de 37,5% d’ici 2030, des secteurs comme la gestion des déchets (-42%), l’industrie (-24%) et les bâtiments (-27%) ont déjà fait des gains appréciables. Malheureusement, des efforts gâchés par les transports avec une explosion de 33% des émissions. Résultat : le Québec n’arrive plus à diminuer ses émissions totales. »
  • Journal du Dimanche (France) : « Jadot, Rousseau, Batho, Piolle… ‘‘ Nous voulons un traité de non-prolifération des énergies fossiles, la France pourrait montrer l’exemple…’’ », ce qui se traduit pour Libération qui commente cet article : « Des responsables écolos appellent la France à montrer l’exemple face aux lobbys. »photos presse 2sigle ft 2015 2

COP26 : La Génération Climat plus responsable que les « puissants » !

0

400sigle cop26 bis 2Les Johnson, Biden, van der Leyen, Macron, De Croo, sans oublier la kyrielle de ministres belges de l’Environnement qui, depuis des années, n’arrivent même pas à s’entendre sur une politique commune au sujet d’un territoire – la Belgique – grand comme un mouchoir de poche, bref, tous ces politiciens n’auront plus l’occasion de plastronner à la COP26, car la Génération Climat veille.

Ces jeunes, à l’instar de Greta Thunberg, celle qui fut « l’étincelle qui a permis de lancer la dynamique », comme le rappelle Libération ce dernier week-end d’octobre 2021, ces jeunes, donc, sont bien décidés à clamer la vérité aux prétendus puissants et à leurs acolytes des multinationales ou autres décideurs des GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon).

450ft20211030 142619Notre confrère souligne à juste titre que ces jeunes « sont plus responsables qu’un Trump, qu’un Bolsonaro, ou qu’un Zemmour qui se fiche des enjeux climatiques comme de sa première chemise. »

Et, sous le titre « Sagesse », Paul Quinio s’exclame qu’une jeunesse pareille, si souvent critiquée, « est une promesse ».

De plus, ces jeunes ne font pas que lancer des slogans ou signer des pétitions, ils passent aux actes : refus de prendre l’avion, participation concrète à des projets écologiques, tels la fabrication et le placement de fourneaux branchés sur des panneaux solaires dans les régions africaines, alimentation plus équilibrée, voire végan pour certains, plantation de milliers d’arbres, mobilisation pour le respect des droits humains par la désobéissance civile…

450ftimg 1294Autre parole de sagesse, est celle de Vanessa Nakate, une militante ougandaise dans son pays : « Les jeunes ne sont pas les premiers à descendre dans la rue ! Je crois à un activisme intergénérationnel, qui partage les connaissances et les sagesses. »

C’est exactement ce que Fréquence Terre constata lors de récentes manifestations avec la présence d’un groupe de plus en plus nombreux, celui des « Grands-Parents pour le Climat ».

Assurément, les jeunes plus les anciens veillent au grain et, ensemble, ils vont encore le rappeler aux politiciens ce dimanche 31 octobre à Bruxelles où ils défileront jusqu’à la Commission européenne.

Celle-ci ne pourra plus se retrancher derrière des promesses et autres poudres aux yeux en guise d’arguments. Elle ne pourra plus détourner le regard, en somme !

sigle ft 2015 1

COP26 : Liront-ils « Paradis perdus » à Glasgow ?

4

400sigle cop26 bis 1C’est le week-end et un peu de détente est bienvenu, alors que la COP26 déchaîne déjà beaucoup de passion, surtout chez les climatosceptiques, les partisans du complot mondial et chez les politiciens scotchés aux lobbies des multinationales, entre autres.

Alors, je me suis dit que la lecture de Paradis perdus avec le sous-titre prometteur de « La traversée des temps » d’Éric-Emmanuel Schmitt paru chez Albin Michel, allait certainement m’apporter ces heures où la fiction peut vous détourner des turpitudes sociétales qui empoisonnent déjà suffisamment le quotidien.

700aftdsc04335

Cette brique de 570 pages évoque Noam, un homme qui revient au Liban du XXIe siècle après avoir vécu un très très long séjour dans une caverne où il était endormi.

Et qu’apprend-il, notre cher Noam en retrouvant la pseudo civilisation, lui qui naquit il y a huit mille ans dans une cité lacustre et que, par la magie de la plume de l’auteur, il traversa les siècles sans rien oublier de tout ce qu’il vécut ?

450ftdsc04335Eh bien, pour un moment de détente, je fus servi ! À vrai dire, en une page, Éric-Emmanuel Schmitt lui décrit l’actualité avec une concision étonnante et une précision chirurgicale phénoménale, que même Greta Thunberg en resterait ébahie, selon moi.

Je vous lis cet extrait qui, en sorte, est un réquisitoire qu’au tribunal de la COP26, l’avocat général assénerait à toutes les parties :

 

 

 

dsc04338

dsc04339La conclusion concernant Noam : « Pourquoi s’est-il réveillé pour découvrir ça ? À quoi bon revenir dans un tel univers ? S’il a connu beaucoup d’atrocités durant son existence, celle-ci lui semble spécialement cruelle… »

Bon ! C’était la trentième page, il en reste 540 à lire et, peut-être, inspireront elles les participants à la COP26 qui auraient, comme moi, découvert notre monde à travers ce roman qui, dans le fond, peut s’assimiler à un véritable essai historique.

sigle ft 2015 1

COP 26 – Manif Climat à Bruxelles : « Il n’est jamais trop tard pour éviter le pire… » (Partenariat POUR)

0

400sigle cop26 bis 3Nouvelle Marche pour le Climat en ce dimanche 31 octobre dans la Capitale de l’Europe avec, cette fois-ci, un point de chute près des bâtiments de la Communauté européenne.

Le discours des organisateurs est clair : « L’humanité est à l’aube de retombées climatiques cataclysmiques. Nous voulons que les dirigeants européens et mondiaux respectent l’Accord de Paris avant que la terre ne devienne invivable ! »

400ftimg 1623

Ironie de la situation, si j’ose dire, la Belgique officielle sera représentée à Glasgow par QUATRE ministres du Climat… qui ne s’entendent pas entre eux, bac à sable politicien assuré depuis des années !

 

400ftimg 1646Les citoyens qui défilent, eux, leur redisent leurs immense inquiétude, colère, désespoir et attente, à travers des slogans et des calicots, tels « Merci pour le job, Greta », « Alors, on change ? », « Non-assistance à planète en danger », « Justice pour les sinistrés », « J’ai mal à la terre », « Inaction : excuses bidon » …, et à travers des déclarations…, telles celles de Jean-Louis et de Boris au micro de Fréquence Terre (podcast ci-contre pour les interviews complètes) :

400ftimg 1612Jean-Louis : « Les gouvernements et les politiciens, des citoyens, sont drogués aux énergies fossiles. Il faut agir pour les générations futures. La COP 26 ? Il faut se nourrir, même d’un peu d’espoir. Un petit pas largement insuffisant, mais il n’est jamais trop tard pour éviter le pire… »

400ftimg 1614Boris : « Pas beaucoup d’espoir en la COP 26 ; Il faut remettre en question la société dans laquelle nous vivons, l’économie de marché, la course aux profits des entreprises privées… »

Reportage photographique : Marie-Paule Peuteman (Fréquence Terre)

ftsigle pour ft

COP26 : La Chine nie l’urgence climatique

0

 

400sigle cop26 bis 1Xi Jinping a enfin évoqué le nouveau plan de réduction des gaz à effet de serre, dont la Chine est la première émettrice.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’est pas franchement ce qu’attendait la planète ! Le Premier ministre chinois a annoncé que son pays s’engageait à stabiliser les émissions nocives avant 2030 afin d’atteindre la neutralité carbone trois décennies plus tard, soit en 2060.

Les énergies non fossiles passent de 20 à 25 % et les forêts s’agrandiront de 4,5 milliards de m³ à 6 milliards de m³, bref, pas de quoi sauter de joie !

Puissent les autres pays présents à la COP26, ne pas prendre la Chine comme exemple et en faire une jurisprudence.

sigle ft 2015 1

 

COP 26 : santé de la planète vs consumérisme, capitalisme et croissance

0

400sigle cop26 bis 1La récente La Grande Librairie, émission littéraire sur France 5 de très grande audience en pays francophones, abordait le thème de l’Écologie de la santé face au monde de l’économie et à son mantra de « croissance ».

En invité Cyril Dion, Richard Powers, Catherine Meurisse et Jean-Christophe Rufin, tous avec leurs spécificités en tant qu’auteurs, avaient un point commun : « On arrive à un moment de notre vie où il faut défendre le vivant ».

  • Richard Powers : « Nous avons oublié que l’économie est une annexe de l’humanité et de l’écosystème ; que la Terre est une entreprise privée. Hélas, certains l’ont colonisée.

Le traumatisme écologique est l’une des plus grandes menaces pour les jeunes. Aux États-Unis, 8 millions d’enfants sont placés sous psychotropes.

Comment guérir ? Par la Nature ! Car, ils sont souvent terrifiés par la peur de la perte de l’humanité, de la Terre-Mère, de la richesse de la diversité, d’où le besoin d’une cure de Nature.

Il est temps de cesser de s’excuser par rapport à la situation actuelle, il faut à présent apprendre à vivre là où nous vivons et agir concrètement ! »

Sous-entendu : de décoloniser la Terre, car, comme le dirent Catherine Meurisse, « L’humanité n’est pas séparée du monde », et Jean-Christophe Rufin, « Quand on est coupé de la Nature, on l’est aussi avec l’être humain ».

Comment inverser la tendance de la disparition des espèces ?

450ft20211027 210655
« Habiter le monde » à La Grande Librairie (Photo Fréquence Terre/prise d’écran France 5).
  • Cyril Dion : « Il est impossible de se dire que dans cinquante ans la planète sera invivable. Donc, il faut comprendre ceux qui amènent à cette future catastrophe : des politiciens et lobbies à la Communauté européenne aux élevages intensifs, là où le discours de la croissance est omniprésent.

Pourtant, tout s’effondre. Alors, il faut se donner de nouveaux objectifs précis : la santé des humains et de notre environnement est essentielle face au matraquage à longueur de journée de la culture du consumérisme, du capitalisme et de la croissance. Il faut réensauvager le monde, il faut accepter que nous sommes des vivants parmi les vivants.

La permaculture, par exemple, crée un équilibre naturel dans l’écosystème et le progrès est de faire en sorte que les gens vivent harmonieusement plus longtemps et pas à l’acquisition du dernier smartphone à la mode ou du gigantesque écran plat… »

sigle ft 2015 1

Les plongées émerveillées -Épisode 8

0

Des podcasts en sous-marin dirigés par des enfants :

Cosmos ©Coralie Castillo « François SARANO est océanologue et plongeur. Parmi toutes les expériences qu’il a eues au cours d’une carrière riche et passionnante, on retient souvent son travail avec Jacques-Yves COUSTEAU à bord de la Calypso, et avec Jacques PERRIN – notamment pour le film « Océan ».
Dans cette série de podcasts , nous plongeons dans un observatoire sous-marin, où nous le retrouvons en train de répondre aux questions des élèves de différentes classes.
A la multitude de questions que lui posent ces élèves, François apporte des réponses captivantes tout en invitant les enfants à changer : jeter les jeux vidéos, téléviseurs, téléphones portables… et aimer notre monde, trouver l’émerveillement dans tout ce qui nous entoure, nous retrouver, nous reconnecter au vivant. L’émerveillement… première étape, indispensable, avant de s’engager dans la préservation de notre unique planète.
Un podcast de Jean-Baptiste FOURRE.

COP26 : qui écoute encore l’ONU ?

0

400sigle cop26 bisL’ONU s’époumone à clamer que « le temps presse dangereusement », mais qui l’écoute encore ? Les vœux pieux de réductions d’émissions de gaz à effet de serre sont insuffisants, dit-elle, et il faudrait être sept fois plus ambitieux par rapport au 1,5° C (au degré et demi) d’augmentation envisagé pour limiter les dégâts.

Ainsi, à la COP26, les États devraient s’engager fermement à réduire de 30 à 55% les projections d’émissions et non de 7,5% comme prévoient déjà les plus convaincus d’entre eux.

Mais, au train où vont les choses, le monde s’en va allègrement vers une augmentation de température de 2,7° C !

Les catastrophes climatiques sont déjà nombreuses avec le réchauffement actuel qui est de l’ordre de 1,1° C, mais, visiblement, cela n’émeut pas grand monde dans les milieux politiques et des multinationales qui régentent la planète, puisque les productions de charbon, de pétrole et de gaz sont même devenues deux fois supérieures !

700img 1416
Des dizaines de milliers de manifestants ont récemment réclamé des changements à la Communauté européenne : ont-ils été entendus ? (Photo Marie-Paule Peuteman)

Sans une radicale opposition citoyenne, « Le temps presse dangereusement ! » est un mantra onusien qui risque bien de sonner le glas de la planète.

Et si chaque citoyen s’adressait à ses élus pour faire pression et montrer que le temps de la duperie est révolu ?

COP26 à Glasgow : il n’y a pas que déchets nucléaires !

2

400sigle cop26 bisBien entendu, il sera beaucoup question de déchets nucléaires à la COP26, a fortiori quand le président Macron a décidé de jouer la carte de petites centrales nucléaires réparties sur tout l’Hexagone. Or, petites ou grandes installations de ces réacteurs sont toutes pourvoyeuses de déchets mortels quasiment indestructibles.

Durant ce même temps, le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) de Belgique, là où des centrales fissurées depuis des années sont rafistolées en catimini, le CSS, donc, publiait un rapport accablant estimant que « sur le plan environnemental, éthique et sanitaire, l’énergie nucléaire de fission, telle que déployée actuellement, ne peut pas prétendre satisfaire aux principes du développement durable. »

Ce concert d’avis divergents qui seront débattus à Glasgow, ne doit pas faire oublier les dégâts causés à la planète avec des éléments autres que l’uranium, la matière première tant appréciée par l’industrie nucléaire.

Rappelons la durée de vie de certains déchets afin, justement, de participer dans notre quotidien à élaborer un environnement moins pollué : une cigarette sans filtre et un mouchoir en papier jetés dans la nature, mettront trois mois avant de disparaître, une pelure de banane de 3 à 6 mois, un journal près d’un an, une allumette  quelque 6 mois, une cigarette avec filtre lui faudra près de deux années, alors qu’un chewing-gum aura besoin d’un lustre et une boîte en alu, genre cannette, un briquet et un gobelet en plastique, près d’un siècle, oui, une centaine d’années !

Un siècle pour un sac en plastique et une carte SIM et quatre siècles pour une bouteille en verre. Assurément, la politique des déchets s’adresse aussi à tous les citoyens !

 

20211017 111802 copie

 

sigle ft 2015