Quand on évoque le peintre, graveur et lithographe namurois Félicien Rops (1833-1898), d’aucuns pensent aussitôt à ses peintures érotiques qualifiées de « très osées » à l’époque. C’est réducteur par rapport à l’immense talent d’un chef de file de l’avant-garde artistique à la fin du XIXe siècle (Photos de Fréquence Terre d’œuvres de Félicien Rops exposées au Musée Rops à Namur).

Étudiant doué fréquentant un collège des Jésuites, il dira qu’il y a appris un « tas de choses inutiles qui ont fait le charme de sa vie » et, déjà, il appréciait caricaturer ses professeurs.
Néanmoins, il bifurqua de l’enseignement catholique à l’école laïque, puis il suivit des cours à l’académie des Beaux-Arts, s’inscrivit à l’Université Libre de Bruxelles, une fondation libre-exaministe ou, comme on dit dans l’Hexagone, libre-pensée, pour faire face à l’omnipuissante Université Catholique de Louvain.
Très engagé dans le mouvement estudiantin et la bohème bruxelloise, il créa l’hebdomadaire Uylenspiegel, le journal des ébats artistiques et littéraires, et s’attaqua même au domaine politique en devenant un spécialiste de la lithographie avec « La comédie politique », « La politique pour rire… »
En 1857, il épousa Charlotte Polet, fille d’un juge et deux enfants naîtront de cette union.
La réputation de Félicien Rops atteignit Paris et il illustra de ses gravures l’ouvrage Légendes flamandes de son ami Charles De Coster et fut considéré comme un maître de l’eau-forte, mieux connue sous le nom de « gravure chimique », alors que ses œuvres érotiques suscitaient maints commentaires, parfois courroucés et indignés.
Rops rencontra également Baudelaire et ils échangèrent sur leur, je cite, « amour de la forme cristallographique première ».
Auteur de frontispices, c’est-à-dire des gravures placées en regard des titres de livres, il devint l’illustrateur le plus demandé dans la Ville lumière.
Les engagements de Félicien Rops, outre son appartenance à la philosophie non dogmatique qu’est la Franc-Maçonnerie, furent basées sur des actions concrètes : fondation de la « Société libre des Beaux-Arts » s’élevant, justement, contre tout dogmatisme qui, à ses yeux, était « la négation de toute liberté et de tout progrès ».
Il créa aussi la « Société internationale des Aquaforistes ».
Il s’installa à Paris, eut une vie privée, disons, intense, et dans son art il eut une approche de plus en plus réaliste de la société, car, pour lui, l’emprise du sexe était une réalité humaine.
Il se tourna également vers un art symbolique.
Habitant près de Paris, il s’adonna à la botanique, créa une nouvelle variété de rose, collabora avec Verlaine avant de s’éteindre le 23 août 1898 dans sa propriété au bord de la Seine, non loin de la forêt de Fontainebleau.
En arrivant au Musée Félicien Rops à Namur, la capitale de la Wallonie, des citations sont inscrites sur le sol et, bien entendu, il y a en a quelques-unes à l’intérieur des deux étages qui le composent : « Le nu absolu joue un certain rôle dans la vie et dans tous les temps », « Je veux faire des choses nouvelles, si le Diable m’en donne la force », « Notre siècle étroit et bête me pèse comme un vêtement qui n’est pas à ma taille », « Je respecte toutes les opinions… même les miennes » et sa devise : « Rops je suis. Aultre ne veulx estre ».

Mais Félicien Rops expliqua aussi les techniques employées pour composer son art, comme cela est exposé à côté de dizaines de ses œuvres (écoutez le podcast ci-contre).
Musée Félicien Rops – 12 rue Fumal – Namur
https://www.museerops.be/












Le dimanche 10 octobre 2021, dans les rues de la Capitale de l’Europe, nous étions 70.000 selon les organisateurs, 50.000 d’après la police, 25.000 pour le quotidien Le Soir subventionné par l’État, à défiler pour le climat.





À la veille d’un important Sommet européen qui se déroulera, ici, dans la Capitale de l’Europe et, vers la fin du mois, la Conférence climatique de Glasgow, ce sont des dizaines de milliers de personnes, principalement des jeunes, qui défilent dans les rues de Bruxelles et passent devant les institutions fédérales belges et l’immense complexe de la Communauté européenne.
Près d’une centaine d’organisations, des Jeunes pour le Climat, le mouvement cher à Greta Thunberg, aux syndicats européens, des citoyens sont venus en masse dire que l’on était au point de bascule : où nous restons empêtrés dans le monde d’avant ou nous optons radicalement pour la solidarité et un changement de politique, car l’horloge tourne. Inexorablement. Inondations et sécheresses dramatiques, incendies dévastateurs, mépris des multinationales et des politiciens, même de prétendus élus d’ÉCOLO qui font davantage de bla-bla-bla que de la véritable politique écologique, comme le clama Greta.






Car sans le monde végétal, il n’y aurait pas de planète Terre, ce serait plutôt Mars ou Vénus. Par conséquent, la nation des plantes est la seule véritable puissance planétaire capable d’aspirer à l’éternité.
Alors pourquoi est–ce si difficile d’imaginer des organisations horizontales prenant pour modèle le corps des plantes. Et Internet en est le symbole par excellence avec comme caractéristiques, une décentralisation totale, une horizontalité, une présence de répétition d’un nombre infini de modules identiques et absence d’organes spécialisés.