La récente La Grande Librairie, émission littéraire sur France 5 de très grande audience en pays francophones, abordait le thème de l’Écologie de la santé face au monde de l’économie et à son mantra de « croissance ».
En invité Cyril Dion, Richard Powers, Catherine Meurisse et Jean-Christophe Rufin, tous avec leurs spécificités en tant qu’auteurs, avaient un point commun : « On arrive à un moment de notre vie où il faut défendre le vivant ».
- Richard Powers : « Nous avons oublié que l’économie est une annexe de l’humanité et de l’écosystème ; que la Terre est une entreprise privée. Hélas, certains l’ont colonisée.
Le traumatisme écologique est l’une des plus grandes menaces pour les jeunes. Aux États-Unis, 8 millions d’enfants sont placés sous psychotropes.
Comment guérir ? Par la Nature ! Car, ils sont souvent terrifiés par la peur de la perte de l’humanité, de la Terre-Mère, de la richesse de la diversité, d’où le besoin d’une cure de Nature.
Il est temps de cesser de s’excuser par rapport à la situation actuelle, il faut à présent apprendre à vivre là où nous vivons et agir concrètement ! »
Sous-entendu : de décoloniser la Terre, car, comme le dirent Catherine Meurisse, « L’humanité n’est pas séparée du monde », et Jean-Christophe Rufin, « Quand on est coupé de la Nature, on l’est aussi avec l’être humain ».
Comment inverser la tendance de la disparition des espèces ?

- Cyril Dion : « Il est impossible de se dire que dans cinquante ans la planète sera invivable. Donc, il faut comprendre ceux qui amènent à cette future catastrophe : des politiciens et lobbies à la Communauté européenne aux élevages intensifs, là où le discours de la croissance est omniprésent.
Pourtant, tout s’effondre. Alors, il faut se donner de nouveaux objectifs précis : la santé des humains et de notre environnement est essentielle face au matraquage à longueur de journée de la culture du consumérisme, du capitalisme et de la croissance. Il faut réensauvager le monde, il faut accepter que nous sommes des vivants parmi les vivants.
La permaculture, par exemple, crée un équilibre naturel dans l’écosystème et le progrès est de faire en sorte que les gens vivent harmonieusement plus longtemps et pas à l’acquisition du dernier smartphone à la mode ou du gigantesque écran plat… »






L’ONU s’époumone à clamer que « le temps presse dangereusement », mais qui l’écoute encore ? Les vœux pieux de réductions d’émissions de gaz à effet de serre sont insuffisants, dit-elle, et il faudrait être sept fois plus ambitieux par rapport au 1,5° C (au degré et demi) d’augmentation envisagé pour limiter les dégâts.





Selon l’Agence européenne de l’environnement (AEE), cité par Libération en cette fin d’octobre 2021, un passager aérien émet 285 grammes de CO₂ sur UN kilomètre pour 158 en voiture et 14 en train.


Travailler sur l’aspect psychologique des épreuves est essentiel ; néanmoins pour que la reconstruction soit complète, il ne faut pas oublier d’œuvrer sur le plan énergétique.
Occuper une juste place permet d’être en harmonie avec soi et avec les autres. Et pour trouver « sa place », il importe d’identifier précisément les liens entre ce qui nous freine et nos épreuves personnelles ou héritées de notre famille.