Nous sommes à la veille de la clôture de la COP 26 et Franz Timmermans, premier vice-président de Commission européenne et chargé du « Pacte Vert » pour l’Europe vient de déclarer ceci : « Je dirais à Greta Thunberg qu’elle est notre alliée – tu parles, c’est pour ça qu’elle n’a pas été invitée à la COP 26 -, qu’elle écoute donc les propos des dirigeants actuels et convienne que c’est beaucoup mieux qu’avant, dit sans vergogne l’homme politique et diplomate néerlandais, que les jeunes doivent continuer car c’est grâce à eux que le pacte vert européen a vu le jour et que leur insatisfaction nous aide à stimuler d’autres responsables mondiaux. » Fin de citation.
Cette pommade cache des réalités concrètes que la Communauté européenne occulte et ces politiciens prennent vraiment Greta Thunberg et les jeunes et les nombreux moins jeunes engagés pour la sauvegarde de la planète pour des imbéciles.
En effet, qu’attend la Communauté européenne pour expulser les lobbyistes qui pullulent à Bruxelles et envahissent sous des artifices et fonctions détournés jusque dans des groupes de travail, tel celui dévolu à l’extraction du gaz de schiste principalement composé, tenez-vous bien de gens de l’industrie de l’extraction du schiste !
Eh bien, au lieu de les expulser, elle les côtoie à Glasgow où ils ont été invités, eux !
Et, comme nous sommes à Bruxelles, qu’attend la Communauté européenne pour mettre au pas l’un des de ses pays fondateurs où la situation est plus que ridicule, comme le souligne notre confrère Bernard Demonty du Soir : « Dans un pays frappé cet été par les inondations les plus graves depuis des décennies, où les manifestations pour le climat réunissent depuis plusieurs années des milliers de jeunes venus des trois régions, où chaque parti, et plus seulement les écologistes, jure son implication pour l’environnement (…), dans ce pays qui comprend la capitale de l’Europe, les responsables politiques actent tranquillement leur désaccord sur la répartition des efforts. C’est de la provocation, de l’inconscience, un exemple déplorable et un échec face au plus grand défi du siècle. »
À la dernière manifestation pour le Climat, j’ai vu aux abords des bâtiments de la Communauté européenne à Bruxelles une manifestante brandir un calicot qui résume parfaitement la position des eurocrates : « Non-assistance à planète en danger ».

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Sur le thème « Libérez votre rage », et dans une action de désobéissance civile dont ils sont passés maîtres, ils clamaient haut et fort que les autorités politiques manquaient de courage pour lutter avec efficacité contre la dramatique situation climatique, pire qu’ils étaient complices d’industries polluantes et toxiques ou subventionnaient des sociétés au détriment de l’environnement, comme des usines à gaz soutenues par le ministère belge de l’Énergie, ou l’extension de l’aéroport de Liège financé pour accroître les activités du géant chinois de l’électronique Alibaba, également la mise en place de l’oléoduc reliant la Ruhr au port d’Anvers et cela en dévastant jusqu’à des réserves naturelles, sans parler du sauvetage d’une compagnie d’aviation lors de la crise sanitaire, alors que les fonds pour la Santé avaient été sérieusement rabotés.



Comment vivre quand on a 30 ans et que l’on a la conviction de vivre l’effondrement de la planète ? La planète se meurt, les forêts primaires disparaissent, la biodiversité se dégrade de façon affolante, le climat se déglingue, les défis démographiques sont énormes, la pollution est généralisée et nous voilà au cœur d’une crise sanitaire mondiale.
Alors le narrateur, Patrice Van Eersel, journaliste prolixe et curieux, il évoque la collapsologie, qui est un courant de pensée qui envisage les risques d’un effondrement de la civilisation industrielle et ses conséquences.

La COP 21 en 2015, dite Accord de Paris, a été jugée comme un franc succès et un indéniable apport pour le mieux-être de notre planète. Présentée comme un sommet parmi les plus marquants de l’Histoire avec le Protocole de Kyoto en 1997.


