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Quelle société ? Bordel !

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photo pgfft 1Quelle société ? Bordel ! Et j’en fais partie intégrante.

À lire des messages sur les réseaux sociaux et des courriers de lecteurs dans des journaux et magazines, à suivre des débats et des émissions de talk-show, à écouter des causeries ou participer à des discussions familiales, entre voisins ou collègues, c’est devenu la foire d’empoigne.

Depuis deux ans et l’apparition du COVID-19, confinement après reconfinement, dose de vaccin après booster, vague après tsunami, les provax et les antivax s’étripent littéralement à coups d’arguments et de contre-arguments qui défilent à une allure virale (c’est le cas de le dire), à coups de coups de gueule et d’accusations réciproques qui s’assènent sans répit, à coups de jugements péremptoires et de contre-jugements dogmatiques, c’est devenu une société inaudible où plus grand monde ne semble s’écouter : « J’ai raison, tu as tort » devient un mantra et un cri de haine ou de guerre.

De déchirement en colère, de tension extrême en émotion incontrôlée, de peur en insulte, de stigmatisation en rupture, la société érige des barrières, des frontières et des murs de rancœur et de rancune.

Et tout cela sous les yeux des jeunes. Oui ! De nos enfants et de nos petits-enfants.

C’est-à-dire ceux qui, demain ou après-demain, vont devoir reconstruire des liens, des liens tellement durs à tisser et que leurs aînés ont cochonnés, abîmés, salis, cassés.

Ces aînés, dont je fais partie, qui leur assénaient quelques principes moraux pour le « bien-vivre-ensemble » et qui leur psalmodiaient des citations philosophiques ou religieuses sur l’amitié, la solidarité et la tolérance.

Bref, on est en plein dans le « Faites ce que je dis et pas ce que je fais. »

En 1979, le film « Et la tendresse ? Bordel ! » avec, entre autres, Bernard Giraudeau, cartonna avec des millions et des millions d’entrées au cinéma.

En cette fin 2021, on pourrait tourner « Et la fraternité ? Bordel ! », voire Et l’écoute de l’autre ? Et l’harmonie ? Et l’empathie ? Et nos relations dites civilisées ? Et notre parentalité ? Et notre altruisme ? Et notre sagesse ?

Sagesse ? Ah oui, répliquent les jeunes, n’est-ce pas Léonard de Vinci qui dit que « La sagesse est fille de l’expérience » ou Cicéron qui clama « La sagesse est l’art de vivre », voire l’écrivain visionnaire Maxime Gorki qui prédit que « La sagesse de la vie est toujours plus profonde et plus large que la sagesse des êtres humains. » ?

En d’autres termes, les jeunes nous disent que trop c’est trop, que nous ferions mieux d’utiliser notre énergie à retrouver le discernement et à retourner à l’essentiel : « On a tous besoin d’entente, de fraternité, d’harmonie, de paix et de sérénité. »

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Les plongées émerveillées -Épisode 3

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Des podcasts en sous-marin dirigés par des enfants :

Cosmos ©Coralie Castillo « François SARANO est océanologue et plongeur. Parmi toutes les expériences qu’il a eues au cours d’une carrière riche et passionnante, on retient souvent son travail avec Jacques-Yves COUSTEAU à bord de la Calypso, et avec Jacques PERRIN – notamment pour le film « Océan ».
Dans cette série de podcasts , nous plongeons dans un observatoire sous-marin, où nous le retrouvons en train de répondre aux questions des élèves de différentes classes.
A la multitude de questions que lui posent ces élèves, François apporte des réponses captivantes tout en invitant les enfants à changer : jeter les jeux vidéos, téléviseurs, téléphones portables… et aimer notre monde, trouver l’émerveillement dans tout ce qui nous entoure, nous retrouver, nous reconnecter au vivant. L’émerveillement… première étape, indispensable, avant de s’engager dans la préservation de notre unique planète.
Un podcast de Jean-Baptiste FOURRE.

L’agroforesterie : Denis Flores

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Le monde semble être en profonde transformation ; nous entendons parler de crise économique, de crise écologique, de crise éducative voire même d’une crise sur le sens de nos vies… Dans cette saison, la voix du Kaizen relaie la voix de ceux qui ont fait le choix de la cohérence et du sens pour pas à pas vivre le changement nécessaire à nos sociétés. Denis Flores, maraicher en Bio, a acheté une terre dont personne ne voulait, car il y avait trop d’arbres. Parfait, c’est justement le terrain qu’il lui fallait pour faire l’expérience de l’agroforesterie. Denis et sa compagne Virginie m’accueillent le temps d’une cueillette de fraises, à l’ombre des noyers. Rencontre avec Denis, qui nous parle de son parcours, et son métier et des problématiques qui y sont liées. Interviewé par : Alexandre Sattler  Pour continuer à suivre mon travail, retrouvez moi sur:  Instagram: www.instagram.com/gaiaimages_photography Facebook: www.facebook.com/gaiaimages Mon site internet: www.gaia-images.com

Merci Pierre RABHI !

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Pierre Rabhi est décédé. Mais Pierre Rabhi n’est pas mort . Cet homme, paysan humaniste, philosophe agriculteur, agroécologiste, écrivain, conférencier,  a laissé des empreintes profondes dans le cœur de ceux qu’ils l’ont croisé.

Cet homme fait partie de ceux qui croisent votre chemin et qui sont des référents, des modèles, des inspirateurs, des éclaireurs de notre chemin de vie.

Un hommage dans cette chronique à ce grand monsieur, ce grand monsieur, petit homme frêle, au sourire espiègle et joyeux  aimable, accueillant,  discret.

Ne plus vivre à genoux

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photo pgfftDepuis de très nombreuses années, j’apprécie la collection Terres de France des Presses de la Cité. Certes, il s’agit souvent de romans dits de « terroir », mais que l’on ne s’y trompe pas, il n’est pas question de faire l’apologie d’un nationalisme à la Pétain ou Zemmour, du moins dans ce que j’ai lu.

Un kibboutz en Corrèze de Jean-Luc Aubarbier est la démonstration que la solidarité et la fraternité citoyennes peuvent supplanter le fascisme, même celui véhiculé par les autorités. Mais, ce n’est pas facile à mettre en place, comme le développe l’auteur qui s’est basé sur des faits historiques au cœur du village de Nazareth en Corrèze, avec en filigrane « Nuit et brouillard » chanté par Jean Ferrat : « Ils s’appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel, certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou, d’autres ne prient pas, mais qu’importe le ciel, ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux. »

ft20211202 150803À genoux, justement, c’est la photo de couverture qui montre un jeune couple sur les genoux échangeant un tendre baiser parmi les bottes de foin lors de la fenaison.

Alors ? Qu’en est-il dans les 465 pages de cette histoire ?

En 1933, de jeunes allemands, garçons et filles, juifs, communistes, intellectuels, fuient le nazisme prôné par Hitler et débarquent à la ferme Valbénac dans ce village situé à une dizaine de kilomètres de Brive :

  • Ce sont des boches ! lance un villageois.
  • Ce sont des juifs allemands et communistes ! surenchérit un nanti que l’on dit plus influent que, le maire, lui, favorable à l’arrivée de ces jeunes.
  • On est envahis par les youpins ! conclut une paroissienne.

Deux à trois mois plus tard, alors que la jeune communauté allemande forme un kibboutz, Albert Malaterre, sous-préfet de Brive, arrive à la ferme et, du haut de sa prestance d’émissaire de la République, déclare à David, le responsable de cette ferme-école destinée à former des jeunes pour gagner le Moyen-Orient : « Vous attirez ici une cohorte d’étrangers, des gens plus ou moins indésirables qui peuvent mettre en danger l’ordre public… »

Inutile de dévoiler davantage la trame de ce roman exceptionnel que tous les citoyens se devraient de lire afin qu’ils puissent argumenter davantage leur opposition aux idées nauséabondes qui circulent de plus en plus avec une banalité affligeante dans notre société.

Sauf, peut-être, que Sarah, membre de la communauté, fréquente de plus en plus Frédéric, le fils du sous-préfet, et ce sont eux deux qui s’embrassent dans le foin, jusqu’au moment où cet amour est aux prises avec les sbires du nazisme et du pétainisme.

L’un s’engage dans la résistance gaulliste, l’autre dans la résistance communiste, Albert Malaterre doit rendre des comptes à la Libération, et Frédéric, lui, attend avec angoisse Sarah, devenue son épouse, déportée à Auschwitz après un séjour à Drancy…

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Journée mondiale des Droits de l’Homme et du citoyen : agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité

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photo pgfft 1En ce 10 décembre, en principe la planète entière se doit de célébrer la Journée mondiale des Droits de l’Homme et du citoyen. La Déclaration universelle, un document fondamental qui a été traduit en 500 langues différentes, est composée de trente articles, dont le premier est le plus connu et cité depuis des décennies : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. »

oipÀ l’heure où la société est balayée par des vents mauvais pour la démocratie, où les attitudes égoïstes et égocentriques sont redevenues légion, la vigilance et l’action citoyennes sont plus que nécessaires pour établir la fraternité universelle indispensable au mieux-vivre ensemble.

Et, ceci n’est pas une banale incantation serinée comme un bavardage de circonstance, c’est un principe urgent et vital à appliquer.

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La sexualité positive

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Quelque chose change sous les draps. Désormais la sexualité s’envisage de manière positive et beaucoup plus nuancée que par la passé. Effectivement, ces dernières années le sujet est partout dans les médias et sous tous les formats.

En sexualité positive les notions de consentement et d’image de soi sont évidemment essentielles. Et d’un autre côté, il y a aussi l’idée que la sexualité n’est pas figée. Bien au contraire, elle nous aide à devenir acteur de notre épanouissement individuel et conjugal. La proposition est de cibler les difficultés sans les dramatiser ce qui en fait une excellente stratégie pour évoluer positivement. Beaucoup pensent que la sexualité est une compétence innée mais ce n’est pas vraiment le cas. Aborder la sexualité sainement et parler aisément du plaisir, cela s’apprend.  Un adolescent qui devient adulte se pose mille questions et pourtant l’amour ne devrait pas être une source de complexes ni d’inquiétudes mais de plaisir et d’épanouissement. Malheureusement aujourd’hui, le porno est facilement disponible sur le net et il n’est franchement pas un bon professeur, puisque le porno n’est pas la vraie vie, les acteurs jouent un rôle qui donne bien à la caméra sans pour autant ressentir quoi ce soit. Et puis, il y a un constat majeur, dans nos sociétés, nous avons donné une place beaucoup trop importante à la sexualité. Et beaucoup de préjugés continuent de prédominer. Alors que le besoin de se sentir désiré, valorisé, pouvoir être soi-même dans une connexion intime est présent autant chez les femmes que chez les hommes. Et à ce propos, il est essentiel pour les hommes comme pour les femmes de reprendre confiance en soi, de cesser de stresser, car si l’on stresse on aura du mal à lâcher prise. Ce fameux lâcher prise qui permet l’accès à la détente, à l’accès à la sexo-exploration.

Il y a du semblable dans les besoins et ressentis et pour tous la sexualité est une quête sans fin. Les jeunes la découvrent, et prennent conscience de leur préférences et de leurs limites, les couples cherchent à entretenir la flamme et de nombreuses options restent possible, à condition de continuer à en parler.

Source : article  le vifweek-end- été 2020 « Partir en (s)exploration » texte de Nathalie Le Blanc et Isabelle Willot. Photos : Pixabay.

 

 

 

Les plongées émerveillées -Épisode 2

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Des podcasts en sous-marin dirigés par des enfants :

Cosmos ©Coralie Castillo « François SARANO est océanologue et plongeur. Parmi toutes les expériences qu’il a eues au cours d’une carrière riche et passionnante, on retient souvent son travail avec Jacques-Yves COUSTEAU à bord de la Calypso, et avec Jacques PERRIN – notamment pour le film « Océan ».
Dans cette série de podcasts , nous plongeons dans un observatoire sous-marin, où nous le retrouvons en train de répondre aux questions des élèves de différentes classes.
A la multitude de questions que lui posent ces élèves, François apporte des réponses captivantes tout en invitant les enfants à changer : jeter les jeux vidéos, téléviseurs, téléphones portables… et aimer notre monde, trouver l’émerveillement dans tout ce qui nous entoure, nous retrouver, nous reconnecter au vivant. L’émerveillement… première étape, indispensable, avant de s’engager dans la préservation de notre unique planète.
Un podcast de Jean-Baptiste FOURRE.

Un choix de société crucial : micro-forêt urbaine ou béton (reportage)

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photo pgfftTrois communes bruxelloises ont décidé de joindre la parole écologique aux actes en implantant trois micro-forêts urbaines : Jette, Woluwe-Saint-Lambert et, cela ne s’invente pas, la commune de Forest, respectivement au nord, au sud-est et à l’ouest de la capitale de l’Europe.

À Woluwe-Saint-Lambert, il s’agit de 900 arbres et arbustes relevant de 15 à 30 espèces différentes plantés sur 300m².

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Outre un indéniable intérêt écologique, la micro-forêt urbaine joue un rôle pédagogique majeur (Photo D.R.)

Certes, ce n’est pas énorme comme superficie, mais, c’est toujours cela de pris sur la bétonisation forcenée qui sévit à Bruxelles, principalement à Woluwe-Saint-Pierre, la commune voisine de celle de Woluwe-Saint-Lambert.

D’un côté, on a une prise de conscience citoyenne, de l’autre, une politique autoritaire infligeant aux citoyens des choix qu’ils rejettent pourtant en bloc.

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Loïc au micro de Fréquence Terre-RFI (Photo D.R.)

Revenons-en à la première, bien plus agréable à présenter.

Interview de Loïc qui évoque cette nouvelle implantation, mais, aussi, celles qui ont déjà eu lieu en France également : podcast ci-contre.

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Les antivax et covidiots, des ultracrépidarianistes ?

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photo pgfftLes antivax, autrement appelés par différents médias et sur certains réseaux sociaux, des covidiots, des antisciences, des complotistes, voire des obscurantistes…, sont-ils des ultracrépidarianistes ?

Il fallait bien que je le place un jour ce terme ultra-compliqué à prononcer et dont la signification échappe à beaucoup de gens, mais que le journal Le Soir a proposé comme « le » nouveau mot de l’année 2021.

L’ultracrépidarianisme est ce comportement consistant à donner son avis sur des sujets à propos desquels on n’a pas de compétence crédible ou démontrée.

Cependant, il faut reconnaître une chose aux antivax, c’est qu’ils détiennent au moins une vérité : celle de ne pas douter d’eux, quitte à jouer les fossoyeurs de leur propre existence et de celle de leurs proches.

L’empathie leur est devenue étrangère au nom d’une pseudo liberté et le terme de « dictature sanitaire » et les montages photographiques avec l’étoile jaune chère à Hitler et Pétain ne leur paraissent même pas indécents, au contraire du monde scientifique qui clame généralement ses limites et a prévenu, depuis le départ, qu’il ne détenait pas la panacée pour éradiquer la pandémie due au Covid.

De plus, c’est sans compter avec l’important noyautage par les idéologies nauséabondes d’extrême droite de ces mouvements citoyens. Ces derniers sont quand même minoritaires dans la société, mais ils semblent le reflet de gens, parfois sincères dans leur peur viscérale d’être atteints dans leur intégrité physique par les vaccins, or, les manipulations de démonstrations, même par des médecins, certains relevant souvent dans le fachosphère, ne sont plus à démontrer.

Quant à la notion de « dictature », le simple fait de pouvoir exprimer publiquement cette conviction démontre qu’il n’y a pas dictature. Je pense que les Birmans et les Coréens du Nord, pourraient davantage en parler… s’ils en avaient la possibilité.

Mon confrère Frédéric Loore, journaliste à Paris Match et à La Libre Belgique, a publié l’intéressante réflexion suivante :

« Bien sûr, les participants – aux manifestations antivax – ne partagent pas tous les mêmes revendications. Bien sûr, tous ne cautionnent pas cette hystérisation du débat autour des mesures sanitaires. Bien sûr, on peut critiquer bien des aspects de la gestion de la pandémie. Bien sûr, il y a toujours lieu de se mobiliser contre les atteintes aux libertés individuelles et publiques. Bien sûr, il ne faut pas être naïf et ignorer la volonté de la Big Tech de tirer profit de la crise pour accélérer la collecte massive de données personnelles. Mais des images, les slogans éructés et les tombereaux d’inepties déversés ad nauseam sur les réseaux sociaux – slogans et photos comparant les mesures sanitaires aux camps nazis et à l’étoile jaune – témoignent d’une chose : l’ignorance et la peur sont bien les deux fléaux de l’humanité. Lorsqu’elles se conjuguent de surcroît à la désinformation et à la bêtise, alors, si l’on n’y prend garde, la démocratie court le risque de se transformer en tyrannie des sots. »

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Pour paraphraser Tania de Montaigne, chroniqueuse à Libération, je veux encore dire que chez les antivax, l’essentiel n’est pas que ce qu’ils disent est vrai, leur seul critère est leur volonté de modifier le bon sens en non-sens, que, ce qui, avant, était aberrant et incompréhensible, puisse se transformer en évidence.

Leur postulat de départ, explique ma consœur, est donc comme une partie de poker : l’essentiel est de surenchérir pour occulter, travestir ou mentir la réalité des chiffres dramatiques concernant la situation sanitaire mondiale, tout cela pour leur confort personnel et non le vivre-ensemble.

Partout dans la société principalement occidentale, au contraire des pays pauvres qui réclament à cor et à cris des moyens pour se faire vacciner, la tension monte. Un clivage s’opère entre vaccinés et non-vaccinés, parfois au sein même de familles et de groupes très soudés.

Comme l’écrit le New York Post « Si la covidiotie se répand, c’est que la stupidité est contagieuse. Et elle n’a pas d’âge » ; quant au Journal de Montréal, il écrit : « Les covidiots sont des individus qui se signalent par leur égoïsme, leur manque de jugement, ou carrément leur stupidité ».

J’aime à répéter cette déclaration de Romain Roland, Prix Nobel de Littérature et pacifiste : « Une discussion est impossible avec quelqu’un qui prétend ne pas chercher la vérité, mais déjà la posséder. »

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Alors, et si les covidiots, antivax, antisciences, complotistes, obscurantistes…, mettaient autant d’énergie à prôner un plan d’urgence pour le système hospitalier qui, ne l’oublions, est principalement saturé au détriment d’autres malades par 80% à 90% de personnes non vaccinées ?

Et, puisque les antivax crient au scandale face à la vaccination des jeunes, cette même énergie ne pourrait-elle être aussi de mise dans la lutte contre l’utilisation des enfants dans des guerres, dans des mines, dans des chaînes de montage d’usines insalubres ?

Or, comme je le constate depuis de nombreuses années, les rangs citoyens sont bien clairsemés pour soutenir les membres des services médicaux et les militants pour les Droit des Enfants lorsqu’ils défilent .

Pour conclure, tout cela prêterait à changer de sujet et à tourner la page, s’il ne s’agissait pas d’un inquiétant retour à une société où une minorité de gens veut fondamentalement changer ce que des générations d’êtres ont lutté pour mettre en place, c’est-à-dire une société fraternelle.

Reportage photographique : Francis Duwyn.

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