Des podcasts en sous-marin dirigés par des enfants :
« François SARANO est océanologue et plongeur. Parmi toutes les expériences qu’il a eues au cours d’une carrière riche et passionnante, on retient souvent son travail avec Jacques-Yves COUSTEAU à bord de la Calypso, et avec Jacques PERRIN – notamment pour le film « Océan ».
Dans cette série de podcasts , nous plongeons dans un observatoire sous-marin, où nous le retrouvons en train de répondre aux questions des élèves de différentes classes.
A la multitude de questions que lui posent ces élèves, François apporte des réponses captivantes tout en invitant les enfants à changer : jeter les jeux vidéos, téléviseurs, téléphones portables… et aimer notre monde, trouver l’émerveillement dans tout ce qui nous entoure, nous retrouver, nous reconnecter au vivant. L’émerveillement… première étape, indispensable, avant de s’engager dans la préservation de notre unique planète.
Le journalisme-militant ou journalisme-engagé, selon Albert Camus qui en fut un partisan concret, ne se cantonne pas derrière un écran pour puiser ses informations, il est celui qui s’immerge dans la société afin d’observer des réalités, est à l’écoute et donne la parole à celles et ceux qui sont trop souvent bâillonnés ou dédaignés des pouvoirs et des décideurs, il s’appuie, aussi, sans en faire des dogmes ou certitudes, sur des études scientifiques, sociologiques, psychologiques…, et surtout, il tient compte de l’expérience de gens de terrains.
Aujourd’hui, il est question du journal Union pacifiste, qui arrive tout doucement à son 600e numéro, puisqu’il fut fondé en 1961. Il garde toujours comme devise une parole de Louis Lecoin (1888-1971), pacifiste notoire qui fit plier le général De Gaulle en obtenant un statut sur l’objection de conscience : « S’il m’était prouvé qu’en faisant la guerre, mon idéal avait des chances de prendre corps, je dirais quand même non à la guerre. Car on n’élabore pas une société humaine sur des monceaux de cadavres. »
Le journal, auquel le regretté Cabu collabora de manière très active durant de nombreuses années, n’est pas disponible en kiosque, mais sur abonnement (www.unionpacifiste.org).
De plus, Radio Libertaire accueille une émission antimilitariste animée par des membres du groupe parisien de l’Union pacifiste, qui est la section française de l’Internationale des résistants à la guerre, dont le symbole est le légendaire fusil brisé.
En douze pages illustrées, le numéro de novembre aborda Wagner, non pas le célèbre musicien, mais l’armée secrète de Poutine, l’île de Jeju, en Corée du Sud, désignée comme « Île de la paix mondiale » et dont les habitants luttent de manière non violente contre l’implantation d’une base militaire nucléaire des États-Unis et de l’OTAN…
Hommage à Georges Brassens, poète et pacifiste dans le journal Union pacifiste de septembre 2021 (extraits musicaux de Youtube).
Autres sujets, parmi de traditionnelles rubriques et des infos provenant du monde entier, avec les écoles-casernes, la sécurité, la vidéosurveillance et la police municipale, la campagne contre le SNU ou Service national universel, un prétendu engagement citoyen pour les jeunes, alors qu’il s’agit bien de leur militarisation avec encadrement militaire, levée du drapeau national, chant guerrier, uniforme, parcours du combattant, raid commando…
Et puis, un rappel : c’est au 1er décembre qu’est fixée la Journée des prisonniers et prisonnières pour la paix. À savoir, que parmi eux il y a de nombreuses personnes incarcérées pour leur refus d’incorporer l’armée, d’autres pour actes non-violents pour perturbation aux préparatifs de conflits…
En conclusion, Union pacifiste, déclare : « À chacun, tant qu’il reste de la vie, de danser dans les cafés et lieux conviviaux, pour la douceur, la solidarité, le rire libérateur. Le désarmement unilatéral porté à bout de bras par ce journal, sape tous les militarismes. Ne plus attendre, c’est soutenir la paix de toutes ses forces. Ôtez l’armée et sous supprimez la guerre ! »
Le monde semble être en profonde transformation ; nous entendons parler de crise économique, de crise écologique, de crise éducative voire même d’une crise sur le sens de nos vies… Dans cette saison, la voix du Kaizen relaie la voix de ceux qui ont fait le choix de la cohérence et du sens pour pas à pas vivre le changement nécessaire à nos sociétés. Pour Gildas Véret, l’émerveillement est une composante essentielle d’un bonheur décroissant. Formateur en permaculture, et acteur engagé pour le climat, Gildas m’a accueilli chez lui pour nous livrer sa vue de l’esprit ! Interviewé par : Alexandre Sattler Pour continuer à suivre mon travail, retrouvez moi sur: Instagram: www.instagram.com/gaiaimages_photography Facebook: www.facebook.com/gaiaimages Mon site internet: www.gaia-images.com
Si la salutation au soleil ou la position de la feuille pliée sont pour vous des exercices d’une banalité sans nom, alors vous faites sans doute partie des 7 millions de pratiquants réguliers en France. Donc, un véritable fait de société à la croisée des chemins entre le bien-être, la bonne santé et la spiritualité. C’est un fait, le yoga, il s’agit de lui, connaît un succès planétaire. Alors est-ce une mode, est-ce un désir de bien-être ou une aspiration à une forme de sagesse incarnée ?
Vous trouverez une source infinie d’informations passionnantes dans l’ouvrage « Yoga » l’encyclopédie publiée chez Albin Michel sous la direction d’Ysé Tardan-Masquelier qui est historienne des religions et spécialiste de l’hindouisme.
Cette encyclopédie rassemble des experts du monde entier pour raconter l’histoire fascinante et méconnue du yoga.
Au début, il est une philosophie, il s’agit de libérer l’être humain de certaines entraves. Ensuite durant l’Antiquité et le Moyen Âge, l’inventivité des pratiques est croissante. Et à ce propos, l’encyclopédie évoque énormément de personnages clé comme Gandhi, Henry David Thoreau, Krishnamurti et évidemment bien d’autres encore. Et plus proche de nous, la période hippie et le célébrissime festival Woodstock ont donné au yoga un très large écho. Aujourd’hui, il s’invite aussi dans le star-système et force est de constater que le yoga est devenu un véritable produit à vendre.
À ce propos des fédérations ont élaboré un code éthique et déontologique afin de faire contrepoids à une marchandisation grandissante et préserver l’authenticité de cette discipline. Il est bien évident qu’à l’heure actuelle, il faut parler de yoga au pluriel. Le moderne est un mélange de traditions autochtones anciennes et d’un apport gymnique. D’ailleurs, il est devenu un matériau très malléable, toutes les régions du monde peuvent le colorer avec leurs habitudes de vie. Les Chinois par exemple vont le mixer avec des éléments du tai-chi ou de qi-gong.
Bien sûr, le yoga est une pratique réputée accessible, il permet de travailler le corps de façon douce. « Choisir une pratique de yoga correspond fréquemment à un besoin d’apaisement, de calme, de trouver refuge dans un espace protégé, loin de toute recherche de compétition et de performance. Il se vit alors comme une parenthèse bienfaitrice et répond à une aspiration à vivre mieux. »
Les nombreuses pratiques actuelles sont imbriquées dans les relations entre cultures, religions et puissances politiques et la lecture de l’ouvrage vous permettra de voyager dans le temps et aussi autour du monde.
Yoga, l’encyclopédie est un ouvrage de référence unique aussi accessible que savant et abondamment illustré. Vous verrez, c’est une belle découverte.
Le journalisme-militant ou journalisme-engagé, selon Albert Camus qui en fut un partisan concret, ne se cantonne pas derrière un écran pour puiser ses informations, il est celui qui s’immerge dans la société afin d’observer des réalités, est à l’écoute et donne la parole à celles et ceux qui sont trop souvent bâillonnés ou dédaignés des pouvoirs et des décideurs, il s’appuie, aussi, sans en faire des dogmes ou certitudes, sur des études scientifiques, sociologiques, psychologiques…, et surtout, il tient compte de l’expérience de gens de terrains.
« Pour combattre le racisme et la haine, souligner l’intérêt et la richesse de la multiculturalité ne suffira pas. La réponse à Zemmour et Cie est aussi et surtout socio-économique, pour couper court au désespoir social qui l’alimente. »
La colère doit devenir action pour provoquer un véritable changement dans la société, clament les sympathisants, dont de nombreux jeunes, du Parti Socialiste de Lutte. C’est-à-dire un mouvement international qui regroupe la gauche active sous la bannière d’Alternative Socialiste Internationale, avec qui Fréquence Terre inaugure une série de présentations-découvertes du paysage politico-citoyen sous le titre générique de « Médias alternatifs ». Aujourd’hui, il s’agit de Lutte Socialiste.
Que disent-ils dans Lutte Socialiste ? Ils disent que la majorité de la population, c’est-à-dire la classe travailleuse, est victime de ce système capitaliste où règne la logique du profit et qu’elle a un intérêt commun à la renverser.
Si, racisme, abus de pouvoir, violences policières se multiplient en toute impunité, une société radicalement différente ne tombera pas du ciel, il faut s’organiser et construire un rapport de force.
Il ne faut pas omettre que le capitalisme assassine la planète et qu’il y a lieu de la libérer de la tyrannie des capitalistes qui poussent les citoyens à la consommation effrénée, à faire acheter des objets inutiles ou à en fabriquer expressément inutilisables, donc à remplacer au bout d’un laps de temps bien étudié.
Qu’entendent-ils par socialisme, ces militants qui me rappellent ceux des années directement post-Mai 68 ?
C’est une économie démocratique planifiée pour éviter, par exemple, que le bois des Ardennes françaises et belges soit vendu à des entreprises chinoises qui le transforme en meubles vendus dans les Ardennes françaises et belges !
Le socialisme qu’ils préconisent est l’expropriation des grandes entreprises (banques, assurances, géants pharmaceutiques, multinationales…) pour les placer sous le contrôle et la gestion démocratiques de la collectivité.
Une manière également de faire face au péril climatique, prétendent-ils.
Contre ce péril, ils préconisent de manière concrète un investissement massif dans les transports publics gratuits et le transport des marchandises par le rail, un investissement majeur public pour augmenter les services de lutte contre les incendies qui causent la déforestation, un investissement ambitieux d’isolation des bâtiments, quartier par quartier, le démantèlement de l’armée, de l’industrie publicitaire, de la spéculation financière, y compris des cryptomonnaies, ils réclament aussi une production orientée en fonction des besoins réels de la population et non des patrons et de leurs actionnaires, un refinancement public important des services sociaux et une recherche scientifique publique digne de ce nom.
Ici, parenthèse : il y a assez de fonds quand on sait que quelque 2 000 milliardaires détiennent plus d’argent que 60% de l’humanité !
En d’autres mots, il s’agit d’une organisation marxiste révolutionnaire avec, nuance fondamentale, le rejet total, je cite, « de la mauvaise gestion qui caractérisait l’économie bureaucratique planifiée de l’ex-bloc de l’Est. »
J’y ajoute : en respectant les Droits de l’être humain et en prônant une société pacifique basée sur la fraternité universelle. Ce qui, en définitive, est un pléonasme car tout cela se retrouve dans le concept de « socialisme ».
Pierre Guelff pour Fréquence Terre au Parlement européen (Photo D.R.)
Le Parlement européen s’apprête à voter une nouvelle réforme de la politique agricole commune (PAC) qui dessine les lignes du modèle agricole européen pour les prochaines années (2023-2027). Pourtant, cette nouvelle version est incapable de répondre aux enjeux actuels agricoles, sociaux, environnementaux et climatiques. Avec les 400 milliards de la PAC (+-1/3 du budget européen), pourtant on pourrait engager une transition de notre modèle agricole vers un modèle à taille humaine, créateur d’emplois, rémunérateur et bénéfique pour notre santé et l’environnement. Avec les milliards de la PAC, on pourrait rendre accessible à toutes et tous une alimentation saine et de qualité.
Cette énième réforme manque ce virage essentiel et trahit les engagements pris par l’Union Européenne avec le Green Deal et en particulier les stratégies « de la fourche à la fourchette » et « Biodiversité », clament des dizaines d’associations réunies à
Fatima de l’ONG Quinoa (Photo Fréquence Terre)
En podcast ci-contre, diverses déclarations lors de la Manifestation qui s’est tenue ce vendredi 19 novembre 2021 près du Parlement européen à Bruxelles.
Déclaration commune des participants :
Dès le début des négociations, les syndicats agricoles et paysans qui promeuvent la souveraineté alimentaire, l’agroécologie et l’agriculture familiale, les organisations environnementales, les ONG Nord-Sud et de nombreuses organisations de la société civile ont dénoncé les mauvaises orientations de la réforme actuelle, telles que :
– Le maintien du régime des aides directes liées à l’hectare, qui favorisent la concentration des terres et l’industrialisation des exploitations, au lieu d’aides liées au travail véritable et d’un soutien aux petites et moyennes fermes.
– Le maintien des objectifs de compétitivité internationale de l’agriculture européenne et des Accords de Libre-Échange aux dépens des objectifs de souveraineté alimentaire et de résilience du modèle agricole européen. Les prix d’achat des productions resteront en dessous des prix de production.
– Le manque d’ambition des mesures agro-environnementales au regard de l’urgence climatique et environnementale et le manque de mesures structurelles pour accompagner les agriculteur·rice·s dans une transition vers de meilleures pratiques.
– Les risques liés à la renationalisation de la PAC via les Plans Nationaux Stratégiques, qui va renforcer la compétitivité entre les Etats et va les entraîner dans une course au moins-disant sur les plans sociaux et environnementaux.
– Un manque de cohérence autour du soutien aux jeunes qui ont besoin de pouvoir accéder à des terres, être rémunérés par des prix justes, et être soutenus concrètement dans leur installation.
Malgré des négociations ardues durant des mois, peu d’avancées ont été obtenues. Encore une fois, ce sont les lobbies de l’agrobusiness qui ont mis la pression pour modeler le système alimentaire à leur avantage. Un système qui bénéficie à une minorité de gros acteurs agricoles, qui dégrade la qualité de vie et la santé des agriculteur·rice·s comme celle des consommateur·rice·s, et qui nuit à l’environnement. Un système qui par ailleurs constitue un modèle non soutenable, financé entre autres par les contribuables européen·ne·s et qui ébranle l’économie des pays du Sud.
Renverser les logiques
Il faut un renversement des logiques de consultations politiques dans le domaine des systèmes alimentaires. Si les grands syndicats agricoles doivent être entendus, il faut sortir de la logique selon laquelle ils sont les seuls légitimes à définir les politiques agricoles. Les syndicats agricoles progressistes – représentant les petits et moyens producteur.trice.s et les agricultrices et agriculteurs déjà en transition, expérimentant des modèles agroécologiques — et des associations environnementales commencent à être consultés… mais très peu entendus ! Pire, les citoyens et citoyennes ne sont pas consultés du tout. Or la PAC finance un secteur pas comme les autres qui aura un impact important sur le monde agricole mais aussi sur l’environnement, la santé, l’emploi ou encore le contenu de notre assiette. Les organisations travaillant sur l’alimentation durable, la santé, l’environnement, l’aide alimentaire doivent aussi avoir une réelle place dans l’élaboration de la PAC, leur avis doit être considéré.
Des exigences à faire entendre
Les enjeux sont donc énormes ! Il est fondamental de ne pas rester silencieux.ses lors de cette dernière ligne droite, pour préparer l’avenir. Faisons-nous entendre pour exprimer à nos responsables politiques – que ce soit au niveau européen, national, ou régional – que cette PAC n’est pas la nôtre et que nous exigeons :
– De véritables instruments de régulation des marchés, notamment de l’Organisation Commune des Marchés européenne et de l’Organisation Mondiale du Commerce, et des soutiens économiques efficaces pour les petits et moyens agriculteurs afin de donner une chance à la PAC d’atteindre les objectifs du Pacte Vert ;
– Une cohérence de toutes les politiques qui touchent à l’agriculture et l’alimentation, alignée sur les objectifs du Green Deal et à terme la mise en place d’une Politique Agricole et Alimentaire Commune au niveau européen ;
– De réelles ambitions dans l’élaboration des plans nationaux stratégiques de la PAC : une juste redistribution des subventions, basée sur les forces de travail des fermes, et un véritable soutien aux petits et moyens agriculteurs qui contribuent à une véritable transition vers des mesures agroécologiques ;
– Un processus de validation exigeant et transparent de ces plans stratégiques par la Commission qui devra s’assurer de la cohérence des plans avec les objectifs du Green Deal ;
– La fin de la mainmise des lobbyistes de l’agrobusiness qui veulent nous imposer de fausses solutions comme les nouveaux OGM, les nouvelles technologies à outrance, et vider de leur substance les stratégies telle que « De la fourche à la fourchette » et « biodiversité ».
Ces choix nous concernent toutes et tous, car ils conditionnent non seulement la qualité de vie du monde agricole et la disparition (ou non) de nombreuses fermes, mais aussi notre santé, la qualité et le prix de notre alimentation, ainsi que le respect et la préservation de la biodiversité locale et du climat en général.
Des professionnels à soutenir
Au niveau politique, le vote du Parlement sur la stratégie « De la fourche à la fourchette » témoigne que l’UE se donne des objectifs ambitieux. Sur le terrain, de nombreux agriculteurs et agricultrices font évoluer – dans des conditions souvent très difficiles – leurs pratiques afin de concilier production et durabilité et afin que les mangeuses et mangeurs aient accès à une alimentation saine, savoureuse, et choisie. Ce sont ces agricultrices et agriculteurs qui doivent être soutenu.e.s par une régulation des marchés et des appuis ciblés. Une transition est en cours, mais pour être amplifiée, des politiques publiques courageuses sont nécessaires.
*Signataires : Mouvement d’Action Paysanne, Boerenforum, Landbouwbrigades, Youth For Climate, Amis de la terre, Autre Terre, Grands Parents pour le Climat, FIAN Belgium, Rencontre des Continents, SOS FAIM, Association 21, As Bean, MIG, Rise For Climate, Réseau Wallon de Lutte contre la pauvreté, Adoc Compagnie, Arsenic2, Champs des possibles, Le Beau-Mur, Inter-Environnement Wallonie, Les GASAP, Les Petits Producteurs, Fédération des Services Sociaux, Entraide & Fraternité, Climaxi, Wervels, LEF-FGE, Réseau des consommateurs responsables ; Acteurs.ices des temps présents, Nourrir Liège, Festival Maintenant, La Ferme du Chant des Cailles, Fédération des services sociaux, CGSP Bruxelles-ACOD Brussel, Boeren Façade Paysanne, les Gastrosophes, Birdlife, Corporate Europe Observatory, Withdraw the CAP !, Good Food Good Farming, EURopean Youth initiative for the future of our Food and Agriculture, Global Youth Biodiversity Network Europe…
Ensemble nous avons décidé de nous réunir avec pour objectifs de remettre en question les différentes prises de décisions politiques sur les questions agricoles et d’interpeller nos différents élu.e.s politiques nationaux et européens. En deux semaines, nous sommes plus d’une quarantaine d’associations aujourd’hui réunies et avec les Youth for Climate nous organisons une action commune (prise de paroles + forte action visuelle) devant le parlement européen ce vendredi avant le vote de la nouvelle PAC.
Des podcasts en sous-marin dirigés par des enfants :
« François SARANO est océanologue et plongeur. Parmi toutes les expériences qu’il a eues au cours d’une carrière riche et passionnante, on retient souvent son travail avec Jacques-Yves COUSTEAU à bord de la Calypso, et avec Jacques PERRIN – notamment pour le film « Océan ».
Dans cette série de podcasts , nous plongeons dans un observatoire sous-marin, où nous le retrouvons en train de répondre aux questions des élèves de différentes classes.
A la multitude de questions que lui posent ces élèves, François apporte des réponses captivantes tout en invitant les enfants à changer : jeter les jeux vidéos, téléviseurs, téléphones portables… et aimer notre monde, trouver l’émerveillement dans tout ce qui nous entoure, nous retrouver, nous reconnecter au vivant. L’émerveillement… première étape, indispensable, avant de s’engager dans la préservation de notre unique planète.
Greta Thunberg vient de faire parvenir un message post-COP 26 pour remobiliser les troupes : « Un rappel après la déception de la COP 26 : les gens au pouvoir n’ont pas besoin de conférences, de traités ou d’accords pour commencer à prendre de vraies mesures climatiques. Ils peuvent commencer aujourd’hui.
Quand assez de gens se réuniront, alors le changement viendra et nous pourrons réaliser presque tout. Alors au lieu de chercher de l’espoir, commencez à le créer.
Maintenant le vrai travail commence, et nous n’abandonnerons jamais, jamais. »
À vrai dire, il est à se demander si ces gens de pouvoir pensent réellement à leurs enfants et petits-enfants, et aux citoyens en général, plutôt qu’à leur plan de carrière et à leurs attaches au consumérisme qu’ils promeuvent envers et contre toute humanité. Poser la question est y répondre.
Nous sommes en 1986. Danielle Mitterrand créé la Fondation France Libertés avec une volonté : défendre les droits humains et soutenir la résistance des peuples opprimés à travers le monde.
Depuis, de l’Apartheid en Afrique du Sud au peuple kurde, du Tibet aux différents peuples autochtones, son engagement et ses prises de position ont fait le tour du monde.
35 ans après, la Fondation Danielle Mitterrand rend hommage à l’action de sa fondatrice… 10 ans après sa disparition. Une exposition, un livre et une grande cérémonie le 27 novembre, pour saluer une vie de résistance, et pour mieux construire l’avenir.
Avec Ludivine Porret, chargée des projets évènementiels à la Fondation Danielle Mitterrand, et Tatiana Caudron, de l’équipe communication de la Fondation
Après les rencontres de début novembre, « Sans transition : utopies et métamorphoses », la Fondation va célébrer plus solennellement Danielle Mitterrand. Ce sera les 26 et 27 novembre, à Cluny, en Saône-et-Loire. Tout d’abord, pourquoi ce choix de Cluny? Qu’est-ce que cela représente ?
« Danielle Mitterrand est une ancienne résistante. Elle s’est engagée à l’âge de 17 ans dans la résistance du maquis bourguignon. Elle a gardé en elle cette envie de lutte, cette envie de résister. C’est quelque chose qui la guidera jusqu’à la fin de sa vie et que la Fondation essaie de perpétuer. Le choix de Cluny s’est rapidement porté pour nous comme une évidence. C’est un endroit qu’elle affectionne tout particulièrement. C’est là où elle a grandi. C’est là où elle repose. Symboliquement, il y a un lien qui est très fort entre Danielle Mitterrand et le territoire de Cluny. Pour nous, cela faisait vraiment sens de faire cet hommage sur ce territoire qui lui est si cher. »
« Il sera projeté au cinéma de Cluny le vendredi 26 novembre à 20h30. C’est un documentaire réalisé par Laurence Thiriat et Thierry Gadault il y a deux ans. Il permet de retracer tous les moments forts de la vie de Danielle et toutes les luttes pour lesquelles elle s’est engagée. Pour nous, c’est important de pouvoir le diffuser pour pouvoir partager ces moments avec le territoire clunisien. On voulait qu’il y ait un moment ouvert simplement aux Clunisois. Et après, il y a un moment d’échange de prévu avec Gilbert Mitterrand, le fils de Danielle Mitterrand et président de la Fondation. Il sera accompagné de Laurence Thiriat et Thierr Gadault pour compléter les débats et échanges. »
Faire vivre l’esprit de Danielle Mitterrand
Et le samedi 27 novembre, ce sera la grande cérémonie d’hommage, 10 ans après sa disparition, l’occasion de célébrer une vie d’actions. Qu’est-ce qui est prévu ?
« Il y a plusieurs temps forts. Ce sera un après-midi qui va mêler plusieurs interventions, plusieurs témoignages, que ce soit des peuples proches de Danielle, dont elle a soutenu les luttes et les causes, ou des personnes qui lui ont été proches et qui ont défendu son combat. On aura des peuples kurdes, des peuples sahraouis, des Iraniens. Mais nous reviendrons aussi sur son combat pour l’eau et la lutte qu’elle a mené pour rendre le droit à la nature, et sur son combat plus général pour défendre la voix des opprimés et la volonté de créer un monde plus juste et solidaire. L’idée est de reprendre l’esprit de Danielle et de continuer à le faire vivre à travers les témoignages de personnes qui l’ont connu. »
Et pour prolonger ce week-end, un livre vient de paraître, « Danielle Mitterrand, Une vie de résistance », une série de témoignages de ceux qui ont croisé sa route, vingt-deux personnalités françaises et internationales qui prennent la plume pour la raconter.
« C’est un livre qui sort aux éditions de l’Observatoire qui retrace la vie de Danielle Mitterrand et ses combats à travers le regard de ceux qui l’ont connue. Ce sont des personnes en France ou à l’international qui l’ont connue soit dans l’euphorie des années 1970, pendant sa période à l’Elysée ou dans ses combats à la Fondation. Parmi les plus connues, on peut citer le Dalaï Lama, Vandana Shiva, Jean Ziegler, Elise Lucet, Joan Baez, Akhenaton, Philippe Starck, Cécile Duflot… 22 personnalités qui ont participé à ce livre, qui ont croisé sa route et qui peuvent retracer à travers leur parole ce qu’a fait Danielle Mitterrand et qui fait qu’aujourd’hui notre vie et notre monde sont un peu meilleurs. »
35 ans d’utopies en images
Enfin, pour ceux qui ne pourront pas être présents à Cluny, citons cette exposition photo que vous mettez en œuvre, pour raconter l’histoire de la Fondation en images. 35 photos, 35 souvenirs pour construire l’avenir.
« C’est exposition a été créée à partir du projet 35 ans d’utopies, qui a rythmé cette année anniversaire de la Fondation, et qui revient sur l’histoire des luttes menées par Danielle Mitterrand. A travers cette exposition, il s’agit de redonner à voir la manière dont Danielle Mitterrand était avant-gardiste, autant dans les valeurs qu’elle a porté que dans les luttes qu’elle a mené avec la Fondation. On pourra retrouver plusieurs photos où Danielle Mitterrand apparait aux côtés de peuples en lutte contre les oppressions et pour défendre leur droit. On peut voir notamment une photo prises avec le Dalaï Lama, lorsque Danielle Mitterrand reçoit de ses mains le prix Lumière de la vérité pour sa défense des droits du peuple tibétain. Malgré les nombreuses protestations du gouvernement chinois, elle a reçu à la Fondation plusieurs grandes figures de la résistance tibétaine. Sur une autre photo, elle apparaît aux côtés de Nelson Mandela, qui a été prise en juin 1991 dans les locaux de la Fondation. Après sa sortie de prison, la première visite en France de Nelson Mandela est pour Danielle Mitterrand pour saluer son implication dans la lutte contre l’apartheid. Avec la Fondation, elle a organisé les première rencontres historiques entre Afrikaners blancs et les membres du Congrès national africain (ANC). »
« Et il y a une autre série de photos où l’on voit Danielle Mitterrand sur le terrain, au plus près de celles et ceux qui sont en lutte et qu’elle soutient. Il y a cette très jolie photo où elle apparaît assise au milieu de femmes sahraouis dans un camp de réfugiés lorsqu’elle était venue les soutenir dans leur lutte pour le droit à l’autodétermination, malgré les risques de créer un incident diplomatique. Cela s’est joué à très peu de susciter la colère du roi du Maroc Hassan II. Et puis il y a des photos où on la voit lors d’une manifestation pour le droit à l’eau à Marseille. Il y a une grande diversité de thèmes qui sont abordés, qui reflètent cette diversité de luttes engagées par Danielle Mitterrand et la Fondation depuis 35 ans. »
Le monde semble être en profonde transformation ; nous entendons parler de crise économique, de crise écologique, de crise éducative voire même d’une crise sur le sens de nos vies… Dans cette saison, la voix du Kaizen relaie la voix de ceux qui ont fait le choix de la cohérence et du sens pour pas à pas vivre le changement nécessaire à nos sociétés. Dans cette série “La voix du Kaizen”, je donne la parole à ces super héros que sont les paysans. Ces hommes et femmes qui ont fait le choix de suivre leurs valeurs et qui œuvrent pour une agriculture respectueuse des écosystèmes. Avec nous, Hervé Rica qui nous présente son projet et son lieu de vie, la Ferme du Marpin. Interviewé par : Alexandre Sattler Pour continuer à suivre mon travail, retrouvez moi sur: Instagram: www.instagram.com/gaiaimages_photography Facebook: www.facebook.com/gaiaimages Mon site internet: www.gaia-images.com