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Les plongées émerveillées -Épisode 13

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Des podcasts en sous-marin dirigés par des enfants :

Cosmos ©Coralie Castillo « François SARANO est océanologue et plongeur. Parmi toutes les expériences qu’il a eues au cours d’une carrière riche et passionnante, on retient souvent son travail avec Jacques-Yves COUSTEAU à bord de la Calypso, et avec Jacques PERRIN – notamment pour le film « Océan ».
Dans cette série de podcasts , nous plongeons dans un observatoire sous-marin, où nous le retrouvons en train de répondre aux questions des élèves de différentes classes.
A la multitude de questions que lui posent ces élèves, François apporte des réponses captivantes tout en invitant les enfants à changer : jeter les jeux vidéos, téléviseurs, téléphones portables… et aimer notre monde, trouver l’émerveillement dans tout ce qui nous entoure, nous retrouver, nous reconnecter au vivant. L’émerveillement… première étape, indispensable, avant de s’engager dans la préservation de notre unique planète.
Un podcast de Jean-Baptiste FOURRE.

Les jeunes et la politique : « Vite ! Ça urge ! »

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photo pgfft 1À l’heure où un président de la République utilise un « gros mot » réprimé dans les écoles, qu’un ancien journaliste manipule l’Histoire de manière volontairement trompeuse, qu’une politicienne aguerrie préconise d’utiliser un appareil à jet d’eau puissant pour le diriger vers des gens de certains quartiers, qu’un grand et historique mouvement politique ayant toujours prôné l’unité et la solidarité se déchire en clans, petits clans, sous-clans assoiffés de pouvoir, voici un petit livre qui tombe à point pour clamer aux jeunes qu’ils méritent mieux que ce président, que cet ancien journaliste, que cette politicienne aguerrie et que ce mouvement politique à la dérive.

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Ce petit livre par le nombre de pages, une cinquantaine, mais important par son contenu, a été écrit par Denis Langlois, avocat, écrivain, ancien conseiller juridique à la Ligue des Droits humains, un humaniste profondément engagé, auquel s’est associé le célèbre dessinateur de presse Plantu, à savoir : La politique expliquée aux enfants, édité à La Déviation.

Dans un langage accessible aux jeunes, sans pour cela être bêtifiant comme si l’on s’adressait à des minus habens, l’auteur explique que le contexte politique et social a fameusement changé ces dernières décennies.

Effectivement, les grandes idéologies, les grands rêves, souvenons-nous du « Grand Soir », soit le jour de la révolution sociale tant espéré par la Gauche, tout cela est passé aux oubliettes.

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Cependant, les jeunes sont à présent très sensibilisés aux problèmes écologiques, à la sauvegarde de la planète, à la préservation de la vie humaine et ils interpellent en ce sens les politiciens. Ce ne sont pas Greta Thunberg et ses amis qui me contrediront. La couverture dudit ouvrage, un album cartonné, représente un dessin de Plantu explicite en ce domaine : « Vite ! Ça urge ! »

Denis Langlois ne s’est donc pas trompé avec cette nouvelle édition : « C’est là un espoir collectif. Notre espoir. »

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Cacaboum dans les mers !

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Caca dans les mers ! ça peut faire rire, mais malheureusement nos déjections humaines ne font pas rire les scientifiques .
nos eaux usées de provenance humaine ajouteraient environ 6,2 Millions de tonnes d’azote dans les eaux côtières, ce qui équivaut à 40 % de l’azote agricole.

On pourra penser que nos systèmes d’épuration nous dédouanent de toutes ces considérations. Que nenni ! Selon nos scientifiques , près d’ 1/3 de la population mondiale soit plus de 2 milliards de personnes vivent dans des régions sans système d’assainissement. Et ceux qui en ont , pays riches, ne sont pas nécessairement des modèles.

Pour en savoir plus , écoutez cette chronique .

L’association Kokopelli : Ananda Guillet

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Le monde semble être en profonde transformation ; nous entendons parler de crise économique, de crise écologique, de crise éducative voire même d’une crise sur le sens de nos vies… Dans cette saison, la voix du Kaizen relaie la voix de ceux qui ont fait le choix de la cohérence et du sens pour pas à pas vivre le changement nécessaire à nos sociétés. Commercialiser des semences libres et reproductibles, c’est le combat mené par l’association Kokopelli installée en Ariège. Cette émission « La voix du Kaizen » vous emmène à la rencontre d’Ananda Guillet, un homme intègre et inspirant. Interviewé par : Alexandre Sattler  Pour continuer à suivre mon travail, retrouvez moi sur:  Instagram: www.instagram.com/gaiaimages_photography Facebook: www.facebook.com/gaiaimages Mon site internet: www.gaia-images.com

La méthode « APOR » (approche posturo-respiratoire) : votre nouvelle assurance contre le mal de dos

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Si vous avez souvent ou parfois mal au dos, ne vous découragez pas et regardons ensemble sans plus tarder la méthode de Bernadette de Gasquet à ce sujet.

20220110 095625Tout d’abord, il faut savoir qu’elle a déjà révolutionné le monde de l’obstétrique en modifiant fondamentalement la pratique des abdominaux. Bien qu’étant professeur de yoga et reconnue comme spécialiste du périnée, Bernadette de Gasquet a entamé des cours de médecine à l’âge de 38 ans car elle était déterminée à assoir sa crédibilité.

« Apprendre est un bonheur, dit-elle et le transmettre est absolument indispensable pour moi. »

Son approche est révolutionnaire et influence aussi le monde du fitness, du sport en général mais aussi le sport de haut niveau.

Dans l’ouvrage « Pour en finir avec le mal de dos » publié chez Albin Michel, Bernadette de Gasquet explique la nécessité de prendre conscience de bien bouger, et cela concerne autant les gestes du quotidien que les moments de crise. Il s’agit d’apprendre à se muscler, à s’étirer sans faire souffrir les articulations. Parce que le mal de dos touche absolument tout le monde, sportif ou non, jeunes ou moins jeunes.  Et aujourd’hui malheureusement, il touche aussi de plus en plus les adolescents et pré-adolescents.

En réalité, le mal de dos est d’abord un problème de gravité. En effet, être bipède est un fameux défi biomécanique qui nous permet beaucoup plus de possibilités que tous les autres êtres vivants. Mais pour ce faire il faut que le tronc soit solide, droit, résistant et flexible. Et surtout qu’il puisse porter l’énorme masse que représente la tête.

En général nous avons tous des déséquilibres physiologiques comme une jambe qui est plus « porteuse » que l’autre, nous nous tournons plus facilement d’un côté que de l’autre, nous avons une cuisse plus grosse que l’autre etc. Et tous ces déséquilibres s’aggravent avec le temps créent des pressions et des compressions sur les articulations et se répercutent sur la colonne. Bien entendu le premier temps de traitement de mal de dos, sera d’obtenir la détente.

Et si aucun mouvement n’est possible, un travail très profond, par la  visualisation permettra de garder une musculature prête à fonctionner.

L’ouvrage est destiné à ceux qui veulent sauver leur dos, comprendre les enjeux du quotidien, de connaître l’architecture de leur corps, de repérer leurs fragilités et de trouver des réponses fonctionnelles et adaptables à leurs besoins. Et donc d’éviter les mauvais gestes, de trouver des postures antalgiques, de réaliser des automassages ou massages familiaux.

Grâce aux innombrables exercices et aux vidéos accessibles via leur QR code, vous pourrez vous concocter un programme personnalisé de renforcement, d’assouplissement, de détente. Les exercices sont simples, très détaillés et adaptés à tous.

Quelle que soit votre situation, avec de la persévérance vous pouvez faire face. L’objectif étant de faire circuler l’énergie et que la santé soit au rendez-vous.  Alors adoptez et appliquez dès maintenant la première règle : redressez-vous !

 

 

 

 

Face au mépris de l’exécutif, la lutte judiciaire…

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Coté protection de l’environnement et de l’océan  l’année 2021 s’est achevée  par quelques décisions politiques  inaperçues et pour cause, la fin d ‘année étant  propice à faire passer des sujets qui ne pourront  pas gâcher la période de paix à laquelle chacun aspire.Un petit exemple pour la biodiversité marine ? A la Réunion, un arrêté a été pris le 28  Décembre par le préfet reconduire pour trois ans la pêche aux requins tigres et bouledogues dans les zones de protection renforcée de la Réserve Naturelle Nationale Marine de la Réunion.

Petit rappel : Cet arrêté, et son histoire que je vais vous conter brièvement  , fait suite à la situation ubuesque ou un service de l’Etat, dit centre de sécurité requin, pêche dans une zone avec statut  protection maximale dans la réserve marine de la réunion, réserve dont la protection est également garantie par l’Etat. Pour pouvoir  continuer à pêcher en zone de protection forte sans encombre, le préfet a promulgué l’arrêté n°1362 du 19 juillet 2021 organisant le prélèvement de requins tigres et bouledogues dans le cœur de la  la Réserve marine de la Réunion pour la période 2021-2023. Celui-ci a été contestée par un collectif d’associations, qui se pourvu en justice. Mais coup de théâtre, la veille du passage au tribunal administratif, le préfet a effectué le  retrait du dit arrêté, en le subordonnant à une consultation publique, a priori «  oubliée » par les services de la préfecture.La consultation publique  a eu lieu du  30 Novembre au 20 décembre et le résultat  de cette consultation publique a été publiée le 28 Décembre le même jour  que le nouvel arrêté du préfet identique au précédent… Le résultat  de la consultation publique lui est  sans appel : 88 % des avis sont défavorables à l’arrêté, et 6%, soit 45 votes sont favorables !Pourtant cela n’a pas empêché la préfecture de promulguer le même jour  l’arrêté en question.

La conclusion est simple : la seule préoccupation de l’Etat à la Réunion est de tuer du requin, tous les requins tigres et bouledogues qu’il peut capturer dans les eaux réunionnaises.Un mépris politique évident, le pouvoir s’octroyant d’ignorer l’intérêt et la volonté du public ? étonnant ? Non, les dés étaient pipés :

L’avis du public, l’état s’en moque : d’ailleurs  Le directeur du Centre Sécurité Requin avait  déclaré du 18 novembre 2021 dans la presse que l’arrêté serait de toute façon reconduit quel que soit le résultat de la consultation.  C’est donc une  consultation « bidon » ayant pour seul objectif de s’assurer le cadre légal qui faisait défaut, la consultation étant elle obligatoire. Alors je pose la question, sommes-nous encore vraiment en démocratie ? Comment, pour ceux qui prennent la peine de donner un avis, d’œuvrer dans le sens de l’intérêt général, garder confiance en l’Etat et à son pouvoir exécutif ? Ce type de comportement de l‘exécutif  est la conséquence de la perte de confiance dans les institutions, et de la croissance, au fil des années, des votes blancs ou des abstentions. Une  tendance lourde de l’expression d’une absence de confiance dans l’honnêteté politique, dans la représentation  effective et réelle de la société.

Le mépris politique  de l’opinion bat  son plein.  Et la coupe est bien pleine. Et Nombreuses sont les associations qui se tournent désormais sur l‘action judiciaire. Car le temps de la sensibilisation, indispensable pour informer le grand public, est passé : la conscience environnementale est là. Les pétitions, marches et défilés, courrier, mise en œuvre de manifestations diverses, ne fonctionnent pas face à l’inertie de l’exécutif dans la prise en compte de l’opinion. Pour la société civile dans son ensemble, Il ne reste pour outil de lutte que le terrain légal d’où les procès, recours divers, en tout genre administratif, pénal, international.. Dans le domaine de la protection de la biodiversité, des associations  se sont formés  également pour  porter devant la justice  les incohérences, et les préjudices portés à notre intérêt général.

A l’instar de l’ASPAS  association pour la protection des animaux sauvages   qui a porté plus de 3500  procédures devant les tribunaux essentiellement pour la protection de la biodiversité terrestre, les associations de protection de l’océan et de sa biodiversité  se sont engagées récemment dans  un nombre d’affaires croissantes. C’est le cas de LONGITUDE 181 sur le terrain de la protection des espèces, BLOOM au niveau européen, ou Sea Sheperd  sur le terrain du braconnage, ou de la pêche illégitime, pour ne citer qu’elles.

Mais là aussi, sur le terrain juridique et judiciaire, rien n’est simple. A coup de renvoi, de suspension, de décision abruptes, d’expertises, on sursoit, on joue la montre ou l’épuisement moral ou financier des associations qui se battent au quotidien, dans un esprit de non-violence, pour la prise en compte d’une opinion publique favorable en majorité à la défense de  l’environnement. Ces  associations ont besoin de moyens pour réaliser ces poursuites longues, couteuses et complexes.

Et vous, Que pouvez-vous faire ? Tout simplement soutenir  financièrement les associations qui vont en justice, qui font avancer  le droit du vivant à exister. Une contribution même modeste, est le premier pas indispensable  pour ne pas céder du terrain, pour être l’épine dans le pied du mépris politique.

Quant à La Réunion, vous apprendrez que suite aux 166 infractions à la réglementation de la Réserve marine dont s’est rendu coupable le Centre Sécurité Requin depuis 4 ans, infractions constatées par le Conseil scientifique de ladite réserve, les associations, dont Longitude 181 ont déposé 5 plaintes contre « X » auprès du procureur de la République et sont actuellement en cours d’instruction. N’hésitez pas à les soutenir !

 

Bernard Bertrand

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Le monde semble être en profonde transformation ; nous entendons parler de crise économique, de crise écologique, de crise éducative voire même d’une crise sur le sens de nos vies… Dans cette saison, la voix du Kaizen relaie la voix de ceux qui ont fait le choix de la cohérence et du sens pour pas à pas vivre le changement nécessaire à nos sociétés. Bernard Bertrand, éditeur, jardinier, conférencier, écrivain, un homme a multiples casquettes. Rencontre avec Bernard. Interviewé par : Alexandre Sattler  Pour continuer à suivre mon travail, retrouvez moi sur:  Instagram: www.instagram.com/gaiaimages_photography Facebook: www.facebook.com/gaiaimages Mon site internet: www.gaia-images.com

Reportage dans un camp de la mort : « Ne plus vivre à genoux mais libres « 

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Pierre Guelff pour Fréquence Terre dans un camp de la mort : « Pour que cela n’arrive plus jamais ! » (Photo Marie-Paule Peuteman).

Lors de ce reportage, je fus submergé par l’émotion parfois doublée de colère quand j’assiste au spectacle alarmant de gens véhiculant des propos qui menèrent tant de citoyens démocrates dans ce lieu d’horreur inimaginable, sauf pour les nazis, les fascistes et leurs sbires, bien entendu, qu’est le Fort de Breendonk situé entre Bruxelles et Anvers.

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J’ai parcouru cette masse de béton, ces lieux sordides où chaque mur transpire encore le martyre, la famine, les coups, les humiliations endurés par des centaines de de juifs, de francs-maçons, de tziganes, de communistes, de résistants, de citoyens dénoncés pour être des démocrates.

J’ai parcouru des dortoirs où ils étaient entassés par dizaines, de rares points d’eau, des toilettes communes, j’ai vu ces wagonnets qu’ils poussaient jusqu’à l’épuisement sur le chantier voisin et, surtout, ce wagon qui symbolise les trains à bestiaux changés en convois d’êtres humains dirigés vers les camps de concentration.

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   Certains ont échappé à la mort et témoignèrent de cette étape de Breendonk sur l’itinéraire vers Auschwitz, Dachau…

Quelques témoignages diffusés sur place :

  • Une prisonnière wallonne : « Pour se laver, c’était une situation très désagréable, car on ne pouvait pas se déshabiller devant les soldats qui nous regardaient. Nous avions un petit robinet à l’extérieur de la cellule en traversant un couloir, mais je ne peux vous dire précisément le chemin car nous portions une cagoule. On pouvait seulement l’enlever pour se laver le bout du nez et les avant-bras, alors vous vous rendez compte de la situation au bout de 3 ½ mois de détention…

Je me souviens d’une odeur de ciment mêlée à une odeur fétide, c’était insupportable.

Notre rôle fut de s’encourager mutuellement et quand quelqu’un s’affaissait, on essayait de le remonter.

On parlait beaucoup de nourriture dans cette cellule. Le nombre de recettes imaginaires que nous avons confectionnées fut incroyable, ce fut comme si on les mangeait ! »

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  • Un prisonnier bruxellois : « Les SS avaient mis des grands tonneaux à l’extérieur et le matin les prisonniers devaient aller s’y asseoir pour se libérer. C’était à coups de chicottes …

Deux à trois cents prisonniers en même temps et d’autres, comme moi, qui devions éparpiller leurs merdes sur le potager pour la bouffe des SS flamands… qui vivaient sur notre sueur. C’était inouï ce truc (pleurs)… »

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Wilchar, prisonnier à Breendonk (Photo Marie-Paule Peuteman).
  • En 1940, Wilchar (1910-2005), peintre, affichiste, linograveur, anarchiste pacifiste, ses « bombes » étaient des toiles et gravures dénonçant les injustices.

Il avait échappé à la captivité et prit une part active dans la Résistance en créant le groupe d’artistes « Contact » qui publia le journal clandestin du Parti communiste, « Art et liberté ».

Le 2 avril 1943, il fut arrêté par les SS et détenu à Breendonk jusqu’au 27 mai 1943 sous le matricule 1939.

Il fut ensuite transféré à la Citadelle de Huy et y resta emprisonné jusqu’à la Libération.

Son témoignage recueilli à Breendonk : « Pour faire nos besoins dans la journée, c’était toujours une aventure. Des prisonniers faisaient ça la nuit et le matin le bidon (servant de pot de chambre) débordait.

Il y avait de la saleté et des excréments partout, dans tous les coins, les prisonniers sous les coups de chicotte et les ordres « Schnell ! Schnell ! » devaient nettoyer… »

Probablement trop ému à ce souvenir, l’enregistrement de Wilchar s’arrêta là : il était sorti très meurtri de sa captivité à Breendonk et, par la suite, la RTBF lui consacra un documentaire sous le titre évocateur de « Wilchar, les larmes noires ».

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Le bruit des bottes

Des magistrats préconisent la visite de Breendonk à des certaines de personnes qui affichent leurs convictions néonazies ou néofascistes.

C’est une initiative louable, selon moi, mais elle n’est encore que parcimonieuse et, aux quatre coins de la planète, le bruit des bottes se fait à nouveau entendre.

Des bottes prêtes à écraser tous ceux qui dérangent les régimes dictatoriaux, d’extrême droite, les complotistes et conspirationnistes, comme le montre une immense botte brunâtre écrasant de son talon des gens, sculpture contemporaine trônant à l’entrée de Breendonk, là où il y eut 3.500 détenus, 184 fusillés, 23 pendus et une centaine de morts des suites de mauvais traitements, de torture et d’épuisement.

Des êtres humains qui y ont souffert pour que nous puissions vivre libres.

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Photo titre : dignitaires nazis responsables du Fort de Breendonk lors de la Seconde guerre mondiale

Reportage photographique : Marie-Paule Peuteman

Musique : extrait de « Nuit et Brouillard » de Jean Ferrat, compositeur et interprète.

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La connerie est au pouvoir !

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photo pgfft 1Jacques Généreux, économiste, maître de conférences, vient de publier un essai et il n’y va pas de main morte dans ses 300 pages : Quand la connerie économique prend le pouvoir édité au Seuil.

À vrai dire, la connerie économique est au pouvoir depuis au moins quatre décennies par le néolibéralisme qui règne dans maintes couches de la société.

Une politique désastreuse qui ne fait qu’empirer avec son lot de crises financières récurrentes, creusant de plus en plus le fossé entre les citoyens lambdas et les nantis, leurs lobbyistes et politiciens scotchés à leurs basques. Sans oublier, bien entendu, le massacre perpétré à notre environnement.

Ainsi, en Belgique, la compagnie Brussels Airlines a fait voler 3.000 engins à vide ou quasiment sans voyageurs afin de conserver ses créneaux horaires !

En 2020, il avait été question d’une « nouvelle société » dès que le premier confinement serait terminé. C’était sans compter avec la machine néolibérale qui s’est remise en marche et, à de rares exceptions, les citoyens lambdas ont replongé dans un consumérisme désolant.

Un consumérisme effréné entretenu par des publicistes, des managers, des technocrates, des politiciens, des médias, tous au service des multinationales. Ce n’est pas Elon Musk, l’achimilliardaire qui vient d’être déclaré « Homme de l’année » par le Time, qui me contredira puisqu’il a doublé son chiffre d’affaires.

139900 couverture hres 0Pour Jacques Généreux[1], des politiques nuisibles s’installent parce que des dirigeants, des conseillers, des universitaires, des journalistes, ont l’esprit bloqué par des croyances absurdes.

Il existe une classe de profiteurs cyniques qui s’échignent à défendre les intérêts de ces dirigeants au mépris du reste de l’humanité, dit-il                                                                                                      Marianne. C’est-à-dire, que le néolibéralisme continue d’installer la rivalité exacerbée entre tous les humains dans toutes les couches sociétales.

Cela se traduit par une obsession de la compétitivité au service de la consommation. Et, hélas, les citoyens lambdas semblent à nouveau s’y complaire, ne fut-ce que pour aller passer un week-end à Ibiza ou s’acheter le tout dernier smartphone et, de la sorte, applaudir à l’instauration de la 5G.

[1] Marianne, 23/12/2021-6/1/2022

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