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Les plongées émerveillées -Épisode 2

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Des podcasts en sous-marin dirigés par des enfants :

Cosmos ©Coralie Castillo « François SARANO est océanologue et plongeur. Parmi toutes les expériences qu’il a eues au cours d’une carrière riche et passionnante, on retient souvent son travail avec Jacques-Yves COUSTEAU à bord de la Calypso, et avec Jacques PERRIN – notamment pour le film « Océan ».
Dans cette série de podcasts , nous plongeons dans un observatoire sous-marin, où nous le retrouvons en train de répondre aux questions des élèves de différentes classes.
A la multitude de questions que lui posent ces élèves, François apporte des réponses captivantes tout en invitant les enfants à changer : jeter les jeux vidéos, téléviseurs, téléphones portables… et aimer notre monde, trouver l’émerveillement dans tout ce qui nous entoure, nous retrouver, nous reconnecter au vivant. L’émerveillement… première étape, indispensable, avant de s’engager dans la préservation de notre unique planète.
Un podcast de Jean-Baptiste FOURRE.

Un choix de société crucial : micro-forêt urbaine ou béton (reportage)

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photo pgfftTrois communes bruxelloises ont décidé de joindre la parole écologique aux actes en implantant trois micro-forêts urbaines : Jette, Woluwe-Saint-Lambert et, cela ne s’invente pas, la commune de Forest, respectivement au nord, au sud-est et à l’ouest de la capitale de l’Europe.

À Woluwe-Saint-Lambert, il s’agit de 900 arbres et arbustes relevant de 15 à 30 espèces différentes plantés sur 300m².

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Outre un indéniable intérêt écologique, la micro-forêt urbaine joue un rôle pédagogique majeur (Photo D.R.)

Certes, ce n’est pas énorme comme superficie, mais, c’est toujours cela de pris sur la bétonisation forcenée qui sévit à Bruxelles, principalement à Woluwe-Saint-Pierre, la commune voisine de celle de Woluwe-Saint-Lambert.

D’un côté, on a une prise de conscience citoyenne, de l’autre, une politique autoritaire infligeant aux citoyens des choix qu’ils rejettent pourtant en bloc.

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Loïc au micro de Fréquence Terre-RFI (Photo D.R.)

Revenons-en à la première, bien plus agréable à présenter.

Interview de Loïc qui évoque cette nouvelle implantation, mais, aussi, celles qui ont déjà eu lieu en France également : podcast ci-contre.

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Les antivax et covidiots, des ultracrépidarianistes ?

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photo pgfftLes antivax, autrement appelés par différents médias et sur certains réseaux sociaux, des covidiots, des antisciences, des complotistes, voire des obscurantistes…, sont-ils des ultracrépidarianistes ?

Il fallait bien que je le place un jour ce terme ultra-compliqué à prononcer et dont la signification échappe à beaucoup de gens, mais que le journal Le Soir a proposé comme « le » nouveau mot de l’année 2021.

L’ultracrépidarianisme est ce comportement consistant à donner son avis sur des sujets à propos desquels on n’a pas de compétence crédible ou démontrée.

Cependant, il faut reconnaître une chose aux antivax, c’est qu’ils détiennent au moins une vérité : celle de ne pas douter d’eux, quitte à jouer les fossoyeurs de leur propre existence et de celle de leurs proches.

L’empathie leur est devenue étrangère au nom d’une pseudo liberté et le terme de « dictature sanitaire » et les montages photographiques avec l’étoile jaune chère à Hitler et Pétain ne leur paraissent même pas indécents, au contraire du monde scientifique qui clame généralement ses limites et a prévenu, depuis le départ, qu’il ne détenait pas la panacée pour éradiquer la pandémie due au Covid.

De plus, c’est sans compter avec l’important noyautage par les idéologies nauséabondes d’extrême droite de ces mouvements citoyens. Ces derniers sont quand même minoritaires dans la société, mais ils semblent le reflet de gens, parfois sincères dans leur peur viscérale d’être atteints dans leur intégrité physique par les vaccins, or, les manipulations de démonstrations, même par des médecins, certains relevant souvent dans le fachosphère, ne sont plus à démontrer.

Quant à la notion de « dictature », le simple fait de pouvoir exprimer publiquement cette conviction démontre qu’il n’y a pas dictature. Je pense que les Birmans et les Coréens du Nord, pourraient davantage en parler… s’ils en avaient la possibilité.

Mon confrère Frédéric Loore, journaliste à Paris Match et à La Libre Belgique, a publié l’intéressante réflexion suivante :

« Bien sûr, les participants – aux manifestations antivax – ne partagent pas tous les mêmes revendications. Bien sûr, tous ne cautionnent pas cette hystérisation du débat autour des mesures sanitaires. Bien sûr, on peut critiquer bien des aspects de la gestion de la pandémie. Bien sûr, il y a toujours lieu de se mobiliser contre les atteintes aux libertés individuelles et publiques. Bien sûr, il ne faut pas être naïf et ignorer la volonté de la Big Tech de tirer profit de la crise pour accélérer la collecte massive de données personnelles. Mais des images, les slogans éructés et les tombereaux d’inepties déversés ad nauseam sur les réseaux sociaux – slogans et photos comparant les mesures sanitaires aux camps nazis et à l’étoile jaune – témoignent d’une chose : l’ignorance et la peur sont bien les deux fléaux de l’humanité. Lorsqu’elles se conjuguent de surcroît à la désinformation et à la bêtise, alors, si l’on n’y prend garde, la démocratie court le risque de se transformer en tyrannie des sots. »

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Pour paraphraser Tania de Montaigne, chroniqueuse à Libération, je veux encore dire que chez les antivax, l’essentiel n’est pas que ce qu’ils disent est vrai, leur seul critère est leur volonté de modifier le bon sens en non-sens, que, ce qui, avant, était aberrant et incompréhensible, puisse se transformer en évidence.

Leur postulat de départ, explique ma consœur, est donc comme une partie de poker : l’essentiel est de surenchérir pour occulter, travestir ou mentir la réalité des chiffres dramatiques concernant la situation sanitaire mondiale, tout cela pour leur confort personnel et non le vivre-ensemble.

Partout dans la société principalement occidentale, au contraire des pays pauvres qui réclament à cor et à cris des moyens pour se faire vacciner, la tension monte. Un clivage s’opère entre vaccinés et non-vaccinés, parfois au sein même de familles et de groupes très soudés.

Comme l’écrit le New York Post « Si la covidiotie se répand, c’est que la stupidité est contagieuse. Et elle n’a pas d’âge » ; quant au Journal de Montréal, il écrit : « Les covidiots sont des individus qui se signalent par leur égoïsme, leur manque de jugement, ou carrément leur stupidité ».

J’aime à répéter cette déclaration de Romain Roland, Prix Nobel de Littérature et pacifiste : « Une discussion est impossible avec quelqu’un qui prétend ne pas chercher la vérité, mais déjà la posséder. »

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Alors, et si les covidiots, antivax, antisciences, complotistes, obscurantistes…, mettaient autant d’énergie à prôner un plan d’urgence pour le système hospitalier qui, ne l’oublions, est principalement saturé au détriment d’autres malades par 80% à 90% de personnes non vaccinées ?

Et, puisque les antivax crient au scandale face à la vaccination des jeunes, cette même énergie ne pourrait-elle être aussi de mise dans la lutte contre l’utilisation des enfants dans des guerres, dans des mines, dans des chaînes de montage d’usines insalubres ?

Or, comme je le constate depuis de nombreuses années, les rangs citoyens sont bien clairsemés pour soutenir les membres des services médicaux et les militants pour les Droit des Enfants lorsqu’ils défilent .

Pour conclure, tout cela prêterait à changer de sujet et à tourner la page, s’il ne s’agissait pas d’un inquiétant retour à une société où une minorité de gens veut fondamentalement changer ce que des générations d’êtres ont lutté pour mettre en place, c’est-à-dire une société fraternelle.

Reportage photographique : Francis Duwyn.

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L’aquaculture (bio ?) : Paradoxe ou pas ? -3/4

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La consommation de poisson, si agréable soit-elle, n’est pas sans poser des problèmes, notamment du point de vue écologique en raison de la destruction des populations de poissons par la surpêche exercée.

Plusieurs solutions sont pointées par la grande distribution  pour satisfaire la demande et se donner bonne conscience : La première est la pêche de poissons sauvages labellisée, la deuxième est l’aquaculture.

Pour examiner ces solutions , découvrez cette chronique, les 2 précédentes et la suivante suivantes qui traitent des solutions potentielles à une consommation de poisson en croissance,  en lien avec l’aquaculture et l’aquaculture bio, et avec notamment 2 interviews de Thomas Canetti , fondateur de FOOD4GOOD , dont cette chronique,  qui nous explique les pistes  d’une aquaculture de moindre impact.

Polyculture – élevage : Dorian Felix

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Le monde semble être en profonde transformation ; nous entendons parler de crise économique, de crise écologique, de crise éducative voire même d’une crise sur le sens de nos vies… Dans cette saison, la voix du Kaizen relaie la voix de ceux qui ont fait le choix de la cohérence et du sens pour pas à pas vivre le changement nécessaire à nos sociétés. Dorian et sa femme font partie de ces jeunes couples ayant fait le choix de s’installer comme paysans. Après une expatriation pour découvrir les pratiques de l’agro-écologie, c’est en Ardèche, qu’ils trouvent un terrain où ils mettent en oeuvre les compétences acquises en élevage et en maraîchage. Rencontre avec Dorian. Interviewé par : Alexandre Sattler  Pour continuer à suivre mon travail, retrouvez moi sur:  Instagram: www.instagram.com/gaiaimages_photography Facebook: www.facebook.com/gaiaimages Mon site internet: www.gaia-images.com

Encore merci, Pierre Rabhi !

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photo pgfftPierre Rabhi est décédé. Il a souvent été question de lui dans mes chroniques et il m’avait fait l’amabilité d’offrir une préface à mon essai « La nuit porte conseil » (Le Livre en Papier), du nom de l’émission que je diffusais sur Fréquence Terre.

Cela avait aussi donné l’occasion d’une chronique sur notre antenne, dont voici le titre : « Quelle planète laisserons-nous à nos enfants et quels enfants laisserons-nous à la planète ? » 

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(…) Ce fut avec amabilité et une réelle confraternité dans la poursuite de ce combat mené pour sauver la planète, que Pierre Rabhi[1] accepta que des extraits de sa « Charte pour la Terre et l’Humanisme » (illustrés de sa photo) soient reproduits dans le cadre d’une nouvelle chronique pour la radio et préfacent mon ouvrage destiné à sensibiliser davantage de gens.

 

Pierre Rabhi, 81 ans, paysan originaire du Sahara algérien et résidant en France depuis six décennies, est devenu au fil du temps agroécologiste, auteur, conférencier et philosophe. Son rayonnement est international et s’appuie sur une « Charte pour la Terre et l’Humanisme » qu’il y a lieu d’encore faire connaître vu l’urgence climatique vitale et qui répond à cette double question :

« Quelle planète laisserons-nous à nos enfants et quels enfants laisserons-nous à la planète ? »

 

nb51987088 10156186058678295 1539973108234977280 nLogique du pyromane-pompier

 

Il apporte tout d’abord une constatation que les événements climatiques de ces derniers temps confirment :

 

« La Terre et l’humanité son gravement menacées. L’industrialisation de l’agriculture, avec l’usage massif d’engrais chimiques, de pesticides et de semences hybrides et la mécanisation excessive, a porté gravement atteinte à la terre nourricière et à la culture paysanne.

Ne pouvant produire sans détruire, l’humanité s’expose à des famines sans précédent. Alors que les ressources naturelles sont aujourd’hui suffisantes pour satisfaire les besoins élémentaires de tous, pénuries et pauvreté ne cessent de s’aggraver.

Faute d’avoir organisé le monde avec humanisme, sur l’équité, le partage et la solidarité, nous avons recours au palliatif de l’humanitaire.

La logique du pyromane-pompier est devenue la norme. »

 

Que faire concrètement ?

 

Pierre Rabhi énumère plusieurs propositions, parmi lesquelles :

 

« Vivre et prendre soin de la vie. C’est dans les utopies d’aujourd’hui que sont les solutions de demain. La première utopie est à incarner en nous-mêmes car la mutation sociale ne se fera pas sans changement des humains. Face au ‘‘toujours plus’’ qui ruine la planète au profit d’une minorité, la sobriété est un choix conscient inspiré par la raison.

Elle est un art et une éthique de vie, source de satisfaction et de bien-être profond. Elle représente un positionnement politique et un acte de résistance en faveur de la terre, du partage et de l’équité. La Terre et l’humanisme sont indissociables !

Nous souhaitons de toute notre raison et de tout notre cœur une éducation qui ne se fonde pas sur l’angoisse de l’échec mais sur l’enthousiasme d’apprendre. Qui abolisse le ‘‘chacun pour soi’’ pour exalter la puissance de la solidarité et de la complémentarité. Qui mette les talents de chacun au service de tous. Une éducation qui équilibre l’ouverture de l’esprit aux connaissances abstraites avec l’intelligence des mains et la créativité concrète. Qui relie l’enfant à la nature à laquelle il doit et devra toujours sa survie et qui l’éveille à la beauté et à sa responsabilité à l’égard de la vie.

 Car tout cela est essentiel à l’élévation de sa conscience. »

 

[1] Merci à Caroline Bourret d’avoir été l’intermédiaire efficace entre Pierre Rabhi et moi.

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Les plongées émerveillées -Épisode 1

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Des podcasts en sous-marin dirigés par des enfants :

Cosmos ©Coralie Castillo « François SARANO est océanologue et plongeur. Parmi toutes les expériences qu’il a eues au cours d’une carrière riche et passionnante, on retient souvent son travail avec Jacques-Yves COUSTEAU à bord de la Calypso, et avec Jacques PERRIN – notamment pour le film « Océan ».
Dans cette série de podcasts , nous plongeons dans un observatoire sous-marin, où nous le retrouvons en train de répondre aux questions des élèves de différentes classes.
A la multitude de questions que lui posent ces élèves, François apporte des réponses captivantes tout en invitant les enfants à changer : jeter les jeux vidéos, téléviseurs, téléphones portables… et aimer notre monde, trouver l’émerveillement dans tout ce qui nous entoure, nous retrouver, nous reconnecter au vivant. L’émerveillement… première étape, indispensable, avant de s’engager dans la préservation de notre unique planète.
Un podcast de Jean-Baptiste FOURRE.

L’aquaculture (bio ?) : Paradoxe ou pas ? -2/4

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La consommation de poisson, si agréable soit-elle, n’est pas sans poser des problèmes, notamment du point de vue écologique en raison de la destruction des populations de poissons par la surpêche exercée.

Plusieurs solutions sont pointées par la grande distribution  pour satisfaire la demande et se donner bonne conscience : La première est la pêche de poissons sauvages labellisée, la deuxième est l’aquaculture.

Pour examiner ces solutions , découvrez cette chronique, deuxième d’une série de quatre qui traitent des solutions potentielles à une consommation de poisson en croissance en lien avec l’aquaculture et l’aquaculture bio.

Dans ce 2eme opus, c’est une première interview de Thomas Canetti , fondateur de FOOD4GOOD,  qui nous explique les pistes  d’une aquaculture de moindre impact.

Les Jardins En Chantant : Gabriel Willem

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Le monde semble être en profonde transformation ; nous entendons parler de crise économique, de crise écologique, de crise éducative voire même d’une crise sur le sens de nos vies… Dans cette saison, la voix du Kaizen relaie la voix de ceux qui ont fait le choix de la cohérence et du sens pour pas à pas vivre le changement nécessaire à nos sociétés. Dans le panel des paysans Gabriel Willem détonne. À la fois musicien et maraîcher, il pratique ces deux activités dans ses Jardins En-chantant au service du vivant. Rencontre avec un personnage inspirant. Interviewé par : Alexandre Sattler  Pour continuer à suivre mon travail, retrouvez moi sur:  Instagram: www.instagram.com/gaiaimages_photography Facebook: www.facebook.com/gaiaimages Mon site internet: www.gaia-images.com

Joséphine Baker « panthéonisée » était aussi franc-maçonne !

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photo pgfftÉtrange et inquiétant que la plupart des médias occultent l’appartenance de Joséphine Baker à la Franc-Maçonnerie, dont elle mit en pratique les concepts hautement humanistes ! J’ai eu beau signaler, rappeler, insister auprès de certains confrères qui avaient publié ou préparaient des articles et reportages sur l’entrée de Joséphine Baker au Panthéon, c’est encore et toujours l’omerta à ce sujet.

ft400josephine baker 3668075 1920Ainsi, on ne retient principalement de Joséphine Baker (1906-1975) qu’elle dansa et chanta au Casino de Paris les seins nus et la taille entourée d’une ceinture de bananes, et qu’elle fut agent du contre-espionnage et œuvra dans les services secrets de la « France Libre » (régime de résistance extérieure fondé à Londres par le général de Gaulle lors de la Seconde Guerre mondiale), s’acquittant de missions importantes pour transmettre, au risque de sa vie, des messages secrets (microfilm d’une liste d’espions nazis, entre autres) à l’adresse d’agents britanniques.

Par après, elle milita contre le racisme et pour les droits civiques de la communauté noire aux États-Unis.

Je me suis rendu au Château des Milandes dans le Périgord, une demeure de Joséphine Baker transformée en musée, afin de réellement me rendre compte de cet engagement humanitaire, elle qui, avec son mari, Jo Bouillon, accueillit douze enfants de toutes origines et qui, en 1963, participa à la Marche sur Washington organisée par Martin Luther King.

L’accueil de ces enfants abandonnés, « ma tribu arc-en-ciel », comme elle aimait dire, se fit dans le cadre de leur volonté de créer un « Village du Monde, capitale de la Fraternité universelle ».

Je fus étonné de ne pas y trouver des informations concernant l’appartenance de Joséphine Baker à la Franc-Maçonnerie, où elle fut initiée le 6 mars 1960 à la Grande Loge Féminine de France, et, avant de boucler la présente chronique de constater que le site dudit château n’en touchait toujours pas un mot.

Pourtant, il aurait été légitime de spécifier que Joséphine Baker mit en pratique durant des décennies les principes de fraternité chers à cette idéologie non dogmatique :

« Tous les hommes n’ont pas la même couleur, le même langage, ni les mêmes mœurs, mais ils ont le même cœur, le même sang, le même besoin d’amour. »

Bien avant l’accueil des enfants, et quasiment au début de sa carrière, lorsqu’elle faisait salle comble avec la « Revue Nègre » au Théâtre des Champs-Élysées à Paris, qu’elle y dansait et se dandinait pratiquement nue dans un décor de savane, c’était une manière de dénoncer le colonialisme français, quand, après le succès de sa chanson J’ai deux amours, elle aida des œuvres caritatives et déclara qu’il n’existait qu’une seule race, « la race humaine », tout ceci témoignait des valeurs maçonniques.

Celles de la Grande Loge Féminine qui clame que « L’initiation est un véritable chemin de vie et une vision non restrictive du monde. »

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Photo dans le domaine public : Joséphine Baker, chanteuse, danseuse, actrice, meneuse de revue et résistante.