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COP 26 : Neutralité carbone=leurre et arnaque

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400sigle cop26 bisLa COP 21 en 2015, dite Accord de Paris, a été jugée comme un franc succès et un indéniable apport pour le mieux-être de notre planète. Présentée comme un sommet parmi les plus marquants de l’Histoire avec le Protocole de Kyoto en 1997.

Hélas, quitte à jouer les trouble-fêtes, il faut reconnaître que cela est un leurre, n’en déplaise à Laurent Fabius qui ne cesse de se gargariser d’avoir été le président de cette COP dans la Ville Lumière.

En voici la principale raison. Parce que, figurez-vous, les belles promesses parisiennes de l’industrie mondiale, grande pourvoyeuse de CO₂, n’ont pas été tenues. Loin de là.

Pire, la situation s’est aggravée comme le révèle depuis deux à trois jours une étude officielle du Global Carbon Project avec près de 5% de gaz à effets de serre supplémentaires.

Pourtant, souvenez-vous, lors du premier confinement, l’intelligentsia clamait sur tous les toits que « ce serait tout autre après et qu’une nouvelle ère plus respectueuse de la Nature, plus humaniste se mettrait en place ». On est très loin du compte, quand on constate que le consumérisme est reparti en flèche.

Je constate néanmoins ce que d’aucuns pourraient appeler un hasard, et que, pour ma part, je considère comme une conséquence normale, le taux de CO₂ augmente tout comme le compte en banque des actionnaires du CAC 40, c’est-à-dire, les 40 valeurs boursières de référence à Paris, voire le compte en banque des business-milliardaires qui fructifie encore davantage.

Alors, neutralité carbone par-ci, compensation carbone par-là, cette litanie chantée depuis une décennie, est un « piège dangereux », ou « grosse arnaque », clament Terre Solidaire, Les Amis de la Terre, Greenpeace, le Centre de Coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, de rares médias, tels Libération et, bien sûr, Fréquence Terre.

Pourquoi cette défiance ? Parce que les industries et autres pourvoyeurs d’émissions à effets de serre ne tiennent pas leurs promesses ou, encore, les dévoient.

Il faut savoir que la neutralité carbone se réalise en deux étapes : la première est de réduire drastiquement les émissions de gaz nocifs par une diminution ou éradication des énergies fossiles, c’est-à-dire le pétrole, le charbon, le gaz (et à remplacer par des énergies renouvelables, par l’hydrogène vert…), ensuite et, seulement, compenser les émissions résiduelles.

Alors, en bons capitalistes, les industries, avec l’aval des politiciens qui détournent le regard, passent directement à la deuxième étape. Elles font croire qu’elles sont vertueuses mais continuent donc de polluer sans vergogne.

C’est Alain Karsenty, chercheur et, entre autres, membre du comité scientifique et technique du Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), qui vient d’évoquer cet écran de fumées nauséabondes qui cache la réalité faite de mensonges, tromperies, ces sociétés qui plantent des arbres en masse au nom de la compensation carbone, mais, à vrai dire, elles plantent des espèces à la croissance rapide afin de développer, tenez-vous bien, l’industrie du bois-énergie !

Alors, croyez-vous encore les Total Energies, Shell, BP, Air France, Google, Apple, Facebook, Amazon, Carrefour, Unilever, Nestlé, la BNP, Paribas, la Société Générale et d’autres qui, la main sur le cœur et la bouche en cul de poule, susurrent qu’ils visent la neutralité carbone ou bien écoutez-vous Greta Thunberg lorsqu’elle lance depuis Glasgow : « Ce n’est pas une conférence climat. C’est un festival de greenwashing des pays riches. Une célébration de deux semaines du business habituel et du bla-bla. Glasgow est foncièrement un échec et ce n’est un secret pour personne ! » ?

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Sources : Libération, CCFD-Terre Solidaire, Global Carbon Project, Amis de la Terre, Greenpeace, Centre de Coopération internationale en recherche agronomique pour le développement…

 

COP 26 : l’océan sera t-il oublié ?

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La COP 26, c’est pour  réduire les émissions de gaz à effet de serre. L’océan, plus grand puits carbone de la planète, devrait être l’objet de toutes les attentions et des prises lors de ce sommet  sur le climat.

Nous  dépendons de l’océan.  Il nous apporte alimentation, moyen de transport, énergie de même qu’il est source de vie, de biodiversité et d’émerveillement. le changement climatique le menace par dégradation accélérée  des écosystèmes marins. L’impact ? il est estimé à plus de 40 % de la population mondiale et par effet de domino à tous. Car nos abus en excès de gaz à effet de serre ne peuvent plus  être absorbées sans conséquence.

Alors l’océan est-il un oublié ? à découvrir à l’écoute de cette chronique .

D. KRUPKA

COP 26 : « Tout de suite ! », dit l’humanité, « Plus tard ! » répondent les pouvoirs

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400sigle cop26 bisC’est comme un mantra que reviennent sans cesse trois mots prononcés à Glasgow : « Tout de suite ! »

Ainsi, Mia Mottley, Première ministre de la Barbade, y était allée, dès le premier jour, d’un secouant discours : « Qu’est-ce qu’il vous faut encore pour constater la catastrophe ? Vous êtes sourds au point de ne pas entendre les cris de désespoir de l’humanité ? »

Elle s’adressait à la grosse centaine de chefs d’États et de gouvernements qui venaient de débarquer de leurs avions pour assister à la séance d’ouverture, alors que des voitures avec chauffeur les attendaient, moteur au ralenti, selon Libération

« Tout de suite ! » avec des actes concrets n’était donc pas pour ces excellences, quand bien même ils avaient entendu à la tribune qu’il était temps d’arrêter de traiter la planète comme des chiottes, du moins, « comme des toilettes » avait déclaré de manière plus policée Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies.

Après trois jours, sont tombées les premières résolutions : quelque cent pays, même la Chine, les États-Unis, la Russie et le Brésil, protégeraient dorénavant les forêts pour éviter une déforestation dont se repaît le monde capitaliste sans foi ni loi, également d’une diminution de 30% de la consommation de méthane, tout ça, pour… 2030.

Soit, encore une décennie où la planète subira les assauts répétés du consumérisme et de la politique de la croissance.

Greta Thunberg, non invitée officielle à la COP 26, par parenthèse, a donc pris la parole à l’extérieur de l’hémicycle : « Ces gens de pouvoir n’ont aucun leadership, c’est nous, les citoyens, le leadership ! »

Il reste une grosse semaine pour sauver la planète, mais, déjà, lesdits gens de pouvoir ont quasiment tous désertés Glasgow pour s’en retourner à leurs petites et très grandes affaires politiciennes, électorales et autres tractations commerciales.

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COP 26 : Nuages, déséquilibres écologiques et sociétaux

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Aujourd’hui, les questions climatiques et environnementales sont au cœur des enjeux sociétaux. Ces enjeux constituent un thème prolifique pour les artistes.

ft20211104 125838L’exposition NUAGES d’hier et d’aujourd’hui à la Maison des Arts à Bruxelles jusqu’au 21 novembre, se veut un appel au rêve, à l’évasion et à la légèreté.

L’artiste Lucile Bertrand, née en France en 1960, est une artiste pluridisciplinaire et inclassable. Elle vit et travaille à Bruxelles depuis 2001.

Pour l’artiste le nuage a longtemps représenté l’idée de respiration et de liberté de mouvement. Mais aujourd’hui, le nuage est l’image du dérèglement climatique qui menace l’équilibre écologique et risque d’accentuer encore plus les inégalités et injustices dans le monde.

Elle utilise d’ailleurs des matériaux dits « pauvres » tels que des plumes, du plâtre, des poussières, des cheveux, des objets trouvés et ces matières organiques sont souvent mises en situation afin d’induire l’impression de fragilité.

L’œuvre « Temps suspendu » est une sphère de plumes blanches aux contours flous. Et cette sphère nous rappelle combien malgré toute sa beauté et ses mystères notre monde survit dans un équilibre instable. Et combien sont instables et fragiles nos savoirs et nos certitudes.

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COP 26 : Des êtres humains considérés comme des « déchets »

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400sigle cop26 bisComme une ritournelle, les climatosceptiques ressassent le même pseudo-argument : « Voulez-vous que l’on retourne au Moyen Âge et à la chandelle avec votre écologie ? »

Il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, dit-on depuis le XIVe siècle, c’est-à-dire, justement, en plein Moyen Âge !

Effectivement, rarement dans l’histoire de l’humanité, les êtres n’ont été autant dépendants de la mainmise à leur égard.

Des réseaux sociaux à l’hyper-robotisation de la société, de la future 6G généralisée déjà testée au Japon à la suppression de l’argent liquide et des agences bancaires pour davantage informatiser le quotidien des citoyens, ceux-ci sont de plus en plus pistés, classifiés, manipulés, « rentabilisés » jusque dans les moindres détails de leurs vies privées et professionnelles. Et, ceci ne relève absolument pas d’une quelconque théorie complotiste, à lire Vincent De Coorebyter, philosophe, politologue et professeur à l’Université Libre de Bruxelles[1] :

« Alors que la COP 26 nous rappelle les effets destructeurs du capitalisme planétaire, on nous rejoue avec le projet metaverse (un monde virtuel fictif) de Facebook la même pièce qu’avec la 5G, l’intelligence artificielle, les drones, les cryptomonnaies, la reconnaissance faciale ou la géolocalisation en appareils espions. Sauf, que cette fois, on a affaire à un projet qui n’a même pas l’alibi d’une quelconque utilité (…)

La 5G va polluer de manière massive en démultipliant les données véhiculées. Une fréquentation trop assidue des réseaux sociaux provoque des troubles psychiques, surtout chez les mineurs, ce dont les réseaux sont conscients. On se doute que le metaverse va mettre des utilisateurs fragiles en danger, puisque son but est de les river à cet univers parallèle 24 heures sur 24 (…)

Face aux géants de la technologie, se fier à la régulation étatique revient à laisser un éléphant se balader dans un magasin de porcelaine en lançant une patrouille de souris à leurs trousses. »

Quant à Yann Diener, psychanalyste, chroniqueur à Charlie Hebdo[2], il donne l’impression d’ironiser quand il écrit que les personnes déconnectées sont les « nouveaux anormaux de l’administration », mais il n’en est rien, que du contraire :

« Aujourd’hui, la société est profondément, structurellement informatisée, et le vocabulaire machinique s’est installé durablement dans notre langage courant.

Ceux qui n’entrent pas dans ce langage sont les nouveaux déclassés, leur parole est écrabouillée avant même de s’énoncer.

Trop occupés à chercher de quoi bouffer, ces trouble-fêtes, ces affreux réfractaires se refusent à bien communiquer, ils résistent à leur devenir-mécanique, et signent ainsi leur statut de déchet de notre modernité. »

Les activistes d’Extinction Rebellion ont parfaitement traduit cela en une campagne d’affichage dans les rues de la Capitale de l’Europe au moment de la COP26 : « Marre qu’on te dise de moins polluer alors que tous les emballages sont en plastique », « Marre d’enchaîner les petits gestes pendant que les milliardaires font du tourisme spatial », « Marre du secteur financier pour qui le profit passe avant la vie ».

Alors, pour répondre très partiellement mais positivement à tout cela, une récente étude de Greenpeace démontre que parmi les 150 routes aériennes de moins de 1 500 kilomètres les plus fréquentées du Vieux Continent, dans un tiers des cas une alternative ferroviaire de moins de six heures existe et qu’il en va de même pour un tiers des 250 routes court-courriers avec moins de six heures.

Comme je l’ai déjà exprimé sur notre antenne, il faut savoir que, selon l’Agence européenne de l’environnement (AEE), un passager aérien émet 285 grammes de CO₂ sur UN kilomètre pour 158 en voiture et 14 en train.

Assurément, cette donnée n’est pas encore connue de dirigeants et autres politiciens qui ont déjà emprunté quelque 400 jets privés pour se rendre à la COP 26 de Glasgow.

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[1] Le Soir, 3 novembre 2021.

[2] Charlie Hebdo, 27 octobre 2021.

COP 26 : Greenpeace (re)monte à l’abordage !

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400sigle cop26 bisLes activistes de Greenpeace, eux, ne font pas de blablabla, mais ils concrétisent sur le terrain leurs revendications. Cela se déroule généralement de manière particulièrement spectaculaire, mais toujours de manière non violente.

On se souvient, bien entendu, de leurs bateaux sillonnant les mers du monde entier pour dénoncer les atteintes à l’écosystème ou pour empêcher des essais nucléaires, qui sont entrés dans l’histoire du mouvement écologique (Photo Pierre Guelff), ou, plus près de nous, le feu mis fictivement aux bâtiments de l’Union européenne à Bruxelles.

Greenpeace se présente clairement (podcast ci-contre) : Nous sommes pour la transformation de consommation d’énergie, de l’agriculture, de la mobilité et de l’industrie pour que notre planète reste vivable et vivante. Nous protégeons les forêts, les océans, œuvrons pour une société verte et juste. Nous le faisons avec des actions directes non violentes. »

Greenpeace est présent à Glasgow et se fait déjà entendre, lorsque sa représente Carine Thibaut, experte du climat, épingle l’accord concernant la prétendue déforestation qui n’est pas contraignant et est de mise en 2030. Raison pour laquelle le président brésilien Bolsonaro le signa sans grand problème.

Question majeure posée par l’activiste : que va devenir l’Amazonie dont le point de bascule, celui vers une situation incurable, est très proche ?

Bref, cela reste de la poudre aux yeux, alors que l’urgence n’est plus à démontrer.

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Les plongées émerveillées -Épisode 9

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Des podcasts en sous-marin dirigés par des enfants :

Cosmos ©Coralie Castillo « François SARANO est océanologue et plongeur. Parmi toutes les expériences qu’il a eues au cours d’une carrière riche et passionnante, on retient souvent son travail avec Jacques-Yves COUSTEAU à bord de la Calypso, et avec Jacques PERRIN – notamment pour le film « Océan ».
Dans cette série de podcasts , nous plongeons dans un observatoire sous-marin, où nous le retrouvons en train de répondre aux questions des élèves de différentes classes.
A la multitude de questions que lui posent ces élèves, François apporte des réponses captivantes tout en invitant les enfants à changer : jeter les jeux vidéos, téléviseurs, téléphones portables… et aimer notre monde, trouver l’émerveillement dans tout ce qui nous entoure, nous retrouver, nous reconnecter au vivant. L’émerveillement… première étape, indispensable, avant de s’engager dans la préservation de notre unique planète.
Un podcast de Jean-Baptiste FOURRE.

COP 26 : Greta Thunberg supplie : « Rejoignez le combat ! »

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400sigle cop26 bis 4Non invitée officielle à la COP 26, la jeune activiste Greta Thunberg est néanmoins présente à Glasgow, qu’elle rejoignit en train, et elle vient d’y distiller un message assez courroucé en ligne droite de son engagement depuis trois-quatre ans.

Je vous le livre :

« En ce moment, nos soi-disant dirigeants se réunissent à Glasgow. Ils utilisent le greenwashing et la rhétorique fantaisiste pour faire croire qu’ils prennent de vraies mesures et qu’ils se soucient de nous. Tout ça alors que les gens meurent littéralement à cause de leur inaction. Ils semblent déjà abandonner l’objectif de 1,5°C.

Mais nous ne pouvons pas les laisser s’en tirer comme ça. Le temps presse. Le changement ne viendra pas de l’intérieur de ces conférences à moins qu’il y ait une forte pression publique de l’extérieur.

Alors, tous ceux qui le peuvent, s’il vous plaît, rejoignez le combat ! »

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COP 26 : Où sont passés les multinationales et leurs lobbyistes ?

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400sigle cop26 bisPuisque le réchauffement climatique planétaire est l’affaire de tous les êtres humains, il y a quand même de grands absents à la COP 26 : les multinationales, les lobbys et ces dirigeants qui sont liés comme les doigts d’une seule main avec pour but généralement essentiel la croissance économique, accentuer le capitalisme et, bien entendu, le compte en banque des actionnaires.

Pourtant, ils auraient des comptes à rendre concernant la situation actuelle.

Il y a deux ans, Le Monde signalait la présence de milliers de lobbyistes dans le giron de l’Union européenne : 26 500 présents de façon régulière à Bruxelles et quelque 37 300 personnes impliquées dans les activités de lobbying dans la capitale de l’Europe. Ce qui en fait « le deuxième plus gros bataillon de lobbyistes du monde, après Washington, la capitale fédérale américaine. »

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Les Eurocrates entendent-ils le peuple gronder ? (Photo Marie-Paule Peuteman/Fréquence Terre)

Or, n’oublions pas que ces lobbyistes sont très souvent aux ordres de multinationales capitalistes, ceux œuvrant pour des associations citoyennes étant peau de chagrin à leurs côtés.

Autre aspect dénoncé par Riss, le rédacteur en chef de Charlie Hebdo, qui dit que si la COP 26 est censée nous sauver du désastre, il prend un exemple de la mainmise et de la toute puissance de la publicité au service des multinationales : une pub pour une voiture italienne annonça droit dans les yeux des consommateurs qu’il fallait « changer les choses, mais pas y renoncer ».

Riss écrit alors à juste titre que la publicité est dotée d’un pouvoir de persuasion indifférent à tout ce qui est extérieur à ses affaires, est arrogante, sans limites et elle n’en a cure de la COP 26 qui, selon lui, donnera des mesures qui ne seront pas respectées.

Il en émet la raison : « Personne, aucun Premier ministre, aucun président démocratiquement élu, pas même un dictateur autoproclamé, n’a jamais osé contredire ce qu’affirme la publicité. »

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COP 26 : Paroles, promesses, autosatisfaction et répliques cinglantes…

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400sigle cop26 bisDepuis deux jours, la COP 26 bat la mesure de la planète à Glasgow. Du moins, on aimerait croire que derrière des paroles et des promesses, il y ait des actes concrets.

Donc, un peu de patience à ce sujet, et en attendant que disent-ils dans la métropole écossaise ?

  • Alok Sharma, président de la COP26 : « C’est le dernier et le meilleur espoir, car durant la pandémie de COVID, le changement climatique n’a pas pris de vacances. Tous les voyants sont au rouge sur le tableau de bord du climat. »
  • Patricia Espinosa, responsable Climat à l’ONU : « L’humanité est face à des choix difficiles, mais clairs : mettre en place la transition nécessaire ou accepter de participer à notre propre extinction. »
  • Boris Johnson : « Si Glasgow échoue, tout échoue. »
  • Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU : « Soyons clairs : il y a un risque important que Glasgow ne tienne pas ses promesses. »
  • Emmanuel Macron, président de la France : « Nos accords commerciaux doivent refléter nos engagements climatiques. Je prône l’ambition, la solidarité, la confiance et la transparence pour lutter contre le réchauffement climatique. »

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Réplique acerbe de Greenpeace et Oxfam France : « Les leçons qu’il donne sont loin de l’exemplarité qu’il promeut. Ce numéro d’autosatisfaction est en complet décalage avec la réalité de l’action de son gouvernement depuis plus de quatre ans. Il ne faut pas oublier que la France a été condamnée pour son inaction climatique à la mi-octobre ! Macron exporte le climato-cynisme. »

  • Greta Thunberg : « En tant que citoyens de la planète, nous vous exhortons à faire face à l’urgence climatique. Pas l’année prochaine. Pas le mois prochain. Maintenant. Rejoignez-moi et les militants du monde entier et exigez des dirigeants qu’ils affrontent la crise climatique à la COP. »sigle ft 2015 2