René HEUZÉ continue le suivi du clan d’Irène Gueule Tordue et nous annonce quelques heureuses nouvelles : Deux cachalots sont nés. Mégane et Yola. Et une nouvelle qui rappellera un tendre et émouvant souvenir : Eliot est toujours là.
Entre deux plongées, René HEUZÉ nous fait plonger dans le quotidien de ces cachalots.
Comment rencontrer la vie sauvage plutôt que de l’observer ? Valérie VALTON de l’organisation DOLPHINESSE nous fait découvrir la différence au travers de son expérience et de ses propositions d’utiliser le tourisme pour combattre ses propres excès. Vous aussi vous allez changer le format de vos vacances ….
Par rapport à la guerre en Ukraine (comme pour tous les conflits), les pacifistes ne sont pas insensibles à la détresse du peuple ukrainien (et aux familles russes dont les enfants, maris, compagnons, amis et amies…, sont morts dans des combats pour lesquels ils ont été manipulés), mais ils jugent hypocrites les Occidentaux regroupés dans l’OTAN indignés aujourd’hui par des crimes qu’ils commirent hier, telle l’invasion de l’Irak par les militaires américains soutenus par quinze pays de l’Union européenne, et, également, par l’Ukraine, comme le souligne l’excellente analyse dans le mensuel de l’Union Pacifiste de France de Bernard Baissat, ancien journaliste et réalisateur à la télévision française.
Hypocrites, aussi, sont les écologistes français, allemands, suisses, favorables, comme le président Biden, à la livraison d’armes à ladite Ukraine.
N’oublions cependant pas que l’OTAN est le bras armé de l’Occident, libéral, capitaliste, sous la férule de l’État américain qui a augmenté ses troupes en Europe (de 70.000 à 100.000 hommes), y stocke des armes nucléaires (en Allemagne, en Belgique, entre autres), pousse à acheter de l’armement américain, enjoint chaque pays européen à atteindre les 2% du produit intérieur brut (PIB) pour le budget militaire, ce à quoi Ludivine Dedonder, ministre socialiste belge de la Guerre, y consent allègrement.
Manifestation pour la Paix à Bruxelles (Photo Marie-Paule Peuteman pour Fréquence Terre).
Il s’agit d’un processus d’escalade qui convient bien aux fabricants et marchands d’armes, ce qui accentue automatiquement la crainte d’un conflit mondial. On est en présence d’une spirale infernale, en somme. Du moins, pas infernale pour tout le monde, n’est-ce pas ?
La question posée par mon confrère, par ailleurs, pacifiste notoire, est : « L’Otan a-t-elle provoqué la Russie ou l’a-t-elle trop laissé faire ? »
En amenant les forces de l’OTAN aux portes du dictateur russe, les Atlantistes savaient pertinemment qu’ils jetaient les bases d’une confrontation qui, je le rappelle encore, fait le bonheur de l’industrie de l’armement et des politiciens militaristes, tels les Ludovine Dedonder, Florence Parly, Sébastien Lecornu…
Ce business et ces accointances entre le monde politique fait « la bonne santé du complexe militaro-américain » et de ses alliés pour quelques années.
Cependant, quand les pacifistes émettent ces propos, ils sont catalogués d’« insensibles à la détresse humaine », dire qu’encercler la Russie comme cela s’est fait, c’est être considéré comme un suppôt de Vladimir Poutine.
Il faut raison garder ! Ce ne sont certainement pas les pacifistes qui jubilent quand les médias lancent que l’« OTAN est ressuscitée », alors qu’il s’agit d’un processus de destruction massive obligatoirement couplé à des morts humaines cataclysmiques.
Ce ne sont certainement pas les pacifistes qui ont donné lieu à cette situation d’interventions meurtrières russes et d’armement atlantiste à outrance aux frontières russes depuis deux décennies.
Et, bien sûr, il n’est pas de bon ton de souligner qu’une société d’armement française, avec l’aval du gouvernement d’Emmanuel Macron, a vendu du matériel à la Russie, comme cela s’est vérifié dans des chars russes près de Kiev il y a quelques jours.
À quelques exceptions près, l’union sacrée belliciste formée par l’État américain et ses alliés européens trouve généralement un écho très favorable dans la presse occidentale, souvent subsidiée. On ne mord pas la main qui vous donne à manger, n’est-ce pas !
Relever cela, c’est aussi être considéré comme un suppôt de la clique à Poutine.
Alors, face à tout cela, il est répondu aux pacifistes : « Et que faut-il faire face à cette invasion russe ? »
La réponse est immuable depuis que le pacifisme est né, depuis que l’antimilitarisme est actif : refus d’obéir aux injonctions des militaristes, insoumission, objection de conscience, opposition à toute politique belliciste, dénoncer que plus de 170.000 Belges possèdent une arme de poing malgré, selon les autorités, « une législation contraignante », ce qui est leurre, bien entendu, et, surtout, militer inlassablement pour une transformation radicale de la « Culture militariste » du petit soldat de plomb aux séries télévisées faisant l’apologie des armes, en une « Culture pacifiste et citoyenne », celle-ci transformant l’industrie de l’armement en une industrie axée sur le bien-être, les soins de santé pour tous, et de donner les moyens pour contrer la crise climatique en rappelant, aussi, que l’industrie de l’armement est une très grande pollueuse qui n’est régie par aucune loi de protection de la Nature. Que du contraire !
Tout cela se prépare, se « milite », comme je le répète tout aussi inlassablement, et ce n’est pas en pleine crise désirée et tellement espérée par le monde du business, que cela s’échafaude.
Comment faut-il donc encore expliquer que détruire puis reconstruire, est une stratégie mûrement préparée pour enrichir ou glorifier certaines personnes qui, elles, ne sont pas aux prises avec les bombardements viols, mutilations, fusillades…
« Tout cela s’est du blablabla ! », renchérissent les sceptiques et les militaristes endoctrinés.
Effectivement, il a fallu des incendies dramatiques pour que l’on pense à placer des systèmes d’alarme et des moyens d’extinction du feu dans les habitations, salles de spectacle, musées, dancings…
Néanmoins, le pacifisme actif exige que l’on privilégie le dialogue et de véritables pourparlers, puisque tous les conflits finissent quand même par un traité de paix ou, du moins, l’arrêt des armes au lieu d’en fournir davantage aux uns et aux autres, au lieu de développer des aides réciproques (des médicaments pour du blé, par exemple).
Que l’on soutienne les milliers de pacifistes russes déjà arrêtés ou que l’on aide ceux qui œuvrent pour la paix, tels les Mères de soldats, la Maison de la paix et de la réconciliation, le Groupe de Moscou, Mémorial, etc., toutes des associations-sœurs de l’Union Pacifiste.
Le choix de soutenir ceux qui refusent de tuer, de mutiler, de décimer, d’autres êtres humains, est quand même plus louable et humaniste que d’approuver le don de fusées-tueuses, c’est aussi un moyen de s’opposer à Poutine et à son régime, à l’OTAN belliciste, au capitalisme, grand ami de l’industrie de l’armement.
La paix se prépare, la paix est le résultat d’un activisme sans concession, sans relâche et ce n’est pas affaire de lâcheté !
Qu’on se le dise et que l’on interpelle les politiciens en leur prouvant que la guerre n’est pas écolo, que la principale action urgente est celle pour un changement climatique et qu’il n’existe pas d’armes dites vertes.
Enfin, que s’ils veulent faire la guerre, qu’ils aillent eux-mêmes la faire. Ce n’est pas Boris Vian qui m’aurait contredit !
Pierre Guelff, journaliste engagé pour la paix à la manifestation contre l’OTAN dans la capitale de l’Europe (Photo Agence Presse).
Source texte de Bernard Baissat et deux illustrations : Union Pacifiste, mensuel n°599
Slogans, discours, échanges, argumentations en faveur de la Paix seront au menu de Paris, ce dimanche 12 juin 2022.
Il y aura la Fête de soutien à l’Union Pacifiste de 14 à 22 heures à la Confédération Nationale du Travail, 33 rue des Vignoles dans le XXe arrondissement.
Il y aura une projection, un débat sur le Service National Universel, des chansons avec Nathalie Solence, Pedro Fidalgo, Pascale Loquin, Bruno Daraquy, les Chanteurs-livreurs, un repas convivial, une buvette et même un jeu intitulé : « Comment éviter une guerre au Mali ? »
À 15 heures, ce sera à l’invitation du Mouvement de la Paix de manifester place de la République avec pour thème principal : « La guerre n’est pas écolo ! »
Occasion de rappeler la devise de Louis Lecoin, le militant pacifiste, syndicaliste et libertaire qui fit plier de Gaulle sur le statut des objecteurs de conscience : « S’il m’était prouvé qu’en faisant la guerre, mon idéal avait des chances de prendre corps, je dirais quand même non à la guerre. Car on n’élabore pas une société humaine sur des monceaux de cadavres. »
Pas facile de localiser un groupe de cachalot dans l’immensité de l’océan… Si gros soient-ils! Autant chercher une aiguille dans une botte de foin! René HEUZÉ nous explique aujourd’hui les différentes techniques pour approcher les cétacés tant désirés. C’est le son… le son qui va leur permettre, à René et à son équipe, de trouver le clan d’Irène Gueule Tordue et de vivre intensément quelques minutes de bonheur authentique. Parmi l’équipage du bateau, une personne est appelé « l’oreille d’or »… c’est lui qui va nous guider. Le son… c’est la vie!
Voyager moins, c’est bien et indispensable car ça fait du bien à la planète. Mais comment voyager mieux ? C’est cette problématique qui est abord dans cette interview de Carole Kinnaert de l’association LONGITUDE 181, qui nous présente le concept de voyage « écoconfiance » et qui oeuvre avec les voyagistes pour vous le proposer.
Souvent, dans les files de bénéficiaires de colis alimentaires – des précarisés, des cabossés de la vie, des réfugiés -, il y a des enfants.
Généralement, ils sont silencieux, les yeux grands ouverts, le regard attentif, « gênés d’être l’objet de la charité des autres »[1]. Pas exactement honteux mais « horriblement » réalistes.
Un bonbon, une barre de chocolat, leur arrache un sourire. Pas des lèvres. Des yeux. C’est plus discret. Plus profond.
Cela vaut tous les discours, les sermons, les résolutions, les décrets. C’est la réalité du terrain. Concrète.
Aujourd’hui, environ un couple sur six consulte pour infertilité. C’est une spécialiste de New-York qui a sonné l’alarme. Elle nous avertit que la plupart des femmes devront compter sur la fécondation in vitro pour tomber enceinte dans moins de vingt-cinq ans. Il ne s’agit absolument pas de science-fiction car plusieurs études font état d’une baisse constante du nombre moyen de spermatozoïdes au cours des dernières décennies. Globalement on estime que 30% des causes d’infertilité sont féminines, 30% sont masculines et 3% sont des causes mixtes, alors qu’il y a aussi des facteurs environnementaux liés aux modes de vie qui peuvent être influents. En premier lieu l’âge, le nombre d’ovocytes diminuent fortement dès 35 ans. En deuxième lieu, une mauvaise hygiène de vie allongerait de sept fois le délai avant de tomber enceinte.
Par ailleurs de nombreux scientifiques s’inquiètent de l’impact des produits chimiques sur notre santé reproductive. À savoir, les perturbateurs endocriniens, qui sont des substances chimiques non-produites par le corps humain, sont présents dans la nourriture, les cosmétiques, les pesticides, les objets et bien d’autre chose encore. Ces substances perturbent le bon fonctionnement des hormones.
Même si la question est d’abord politique puisque du point de vue législatif c’est le niveau européen qui décide des interdictions, nos habitudes de vie peuvent avoir un impact sur notre santé. Eh oui le zéro déchet c’est bon pour la planète, mais c’est aussi bon pour notre santé. Et pour notre avenir, il est urgent de faire le lien entre la santé et l’environnement.
« Les gens du Nord ont dans le cœur le soleil qu’ils n’ont pas dehors… », chante Enrico Macias et c’est exactement ce que j’ai ressenti en arpentant le Pays flamand et celui des Ch’tis dans le cadre d’un Curio Guide consacré au Nord de la France.
À Hondschoote, non loin de Bergues, région cataloguée de ch’ti par Dany Boon mais qui, en réalité ne l’est pas, le Pays Ch’ti étant situé plus bas sur la carte géographique, m’a-t-il été certifié à la mairie de Hondschoote : « Ici, les plus anciens parlent le flamand et non le ch’ti, nous n’avons pas du tout cet accent. »
Cadeau de Lamartine à Hondschoote (Photo Marie-Paule Peuteman).
Cette nuance étant apportée, la visite de l’hôtel de ville a confirmé que l’on est en présence d’un bâtiment de style gothique-Renaissance, que l’on y découvre l’attachement de Lamartine à cette cité et à la région dont il fut député, sous forme de cadeaux : un immense tableau représentant la bataille d’Hondschoote de 1793 qui trône dans la salle du conseil et, au dos de l’église-halle dont la tour date du XVIe siècle, une pompe à bras.
À cinq cents mètres au nord de cet ensemble, voici le « Noord-Meulen », le plus ancien moulin à vent d’Europe, puisqu’il date de 1127.
À gauche, Jean, chantre de la cité d’Hondschoote (Photo Marie-Paule Peuteman).
À ses pieds, j’y ai rencontré Jean, qui avec un enthousiasme communicatif, nous partage son activité auprès de cet ensemble qui fonctionna encore jusqu’en 1959 : podcast ci-contre.
Et, toujours en compagnie d’Enrico Macias, concluant : « Les gens du Nord ouvrent toujours leurs portes à ceux qui ont souffert. Les gens du Nord n’oublient pas qu’ils ont vécu des années d’enfer. Si leurs maisons sont alignées, c’est par souci d’égalité. »
René HEUZÉ est caméraman spécialisé dans la prise de vue sous-marine. Il a travaillé avec Jacques PERRIN pour le film « Océan » et a eu de nombreuses collaborations avec le magasine de la mer « Thalassa ». En ce moment, René se trouve dans l’Océan Indien, au large de l’Île Maurice, pour une séjour de quatre mois, dans le cadre de la mission Moby Dick. Quatre mois durant lesquels René va plonger tous les jours aux côtés des cachalots. Pas n’importe quels cachalots : le clan d’Irène Gueule Tordue. Celui auquel appartient Eliot, le jeune cachalot qui a offert une émouvante danse ludique à François SARANO. D’autant plus émouvante qu’elle était offerte.Chaque semaine donc, René HEUZÉ nous accordera quelques minutes, entre deux plongées, pour nous parler de ces merveilleux cétacés, et nous fera partager leur quotidien.Puissent ces plongées émerveillées nous faire prendre conscience de l’intelligence, de l’affection et de la fragilité de ces mammifères trop longtemps chassés et incompris.