J’aime le sport. C’est bon pour la santé et c’est une belle école de vie. Toute mon existence, j’en ai pratiqué en amateur. Du football dans mon adolescence et à l’âge adulte, puis je suis devenu ultra-marathonien et, à présent, à 76 ans, je jogge encore quotidiennement, certes lentement, mais j’approche des 50.000 kilomètres à mon compteur et cette pratique m’est particulièrement bienfaisante à un âge où le corps se déglingue logiquement quelque peu.
Ma carrière de journaliste me fit aussi couvrir des événements sportifs sur le plan international et même certaines affaires peu reluisantes, tel le scandale Tapie-Valenciennes, voire le dopage en cyclisme et athlétisme.
Jamais, cependant, je n’ai perdu mon enthousiasme par rapport au sport, jusqu’à ce maudit Qatar 2022 ou Mondial du foot, car il y a des limites à ne pas dépasser sans quoi le plaisir de pratiquer ou d’assister à des compétitions revient à cautionner des comportements abjects, inhumains et totalement antidémocratiques.
Il reste 100 jours avant la Coupe du monde et, en conscience, je ne pouvais que produire la présente chronique tant les droits humains sont encore bafoués dans le cadre de cet événement sportif.
Amnesty International souligne encore que les conditions de travail y relèvent carrément du travail forcé transformant maints ouvriers, voire employés, en esclaves modernes.
Près de vingt heures sur vingt-quatre, par 33 à 47°, l’émirat oblige des travailleurs à finaliser « en urgence » les travaux qui ont déjà provoqué la mort de tant de maçons, menuisiers, charpentiers, peintres…
Tout cela sans parler que les autorités qataries annoncent ne pouvoir supporter la moindre démonstration publique d’affection, alors qu’elles continueront à nier sans vergogne certaines valeurs fondamentales.

Est-il encore possible de leur faire fondamentalement admettre, ainsi qu’aux instances dirigeants supérieures du foot qui mangent dans leurs mains, qu’il y a lieu d’établir, et de manière définitive, la liberté d’expression et l’égalité des races, des sexes, des origines et de pratiquer ou non n’importe quelle religion ou philosophie ?
Certains, de plus en plus nombreux, préconisent le boycott et divers sponsors (Coca-Cola, Carrefour, ING…), tout en continuant à faire du business, ont déclaré ne pas soutenir Qatar 2022.
Il reste, bien entendu, l’attitude des fans et amateurs de ballon rond face à l’omnipotente et omniprésente télévision.
Un mouvement de boycott se dessine en trois phases : ne pas regarder un seul match, ne pas célébrer publiquement les buts ni faire la fête au foot, enfin, de choisir les retransmissions en streaming et, du coup, priver les chaînes d’audimat, donc de revenus publicitaires.
Le fait de signaler son boycott de Qatar 2022 sur les réseaux sociaux est d’ailleurs suivi avec grande attention par toutes les parties.
Cela vaut la peine de souscrire à ce mouvement de conscientisation en, espérant que l’émirat, sous la pression internationale, modifie positivement son attitude par rapport aux droits humains et libertés fondamentales.
C’est un vœu pieu, paraît-il. Est-il réaliste ? À vous de jouer ou non, si j’ose dire.



Pour ces derniers, il écrit : « Décidés à agir seuls, indifférents à toute opinion, à la richesse et à l’amour, réduisant le monde à des décombres, lointains descendants des Jules César, Charlemagne, Napoléon, ils découpaient le globe comme un mets délicat. Des barbares violents qui impriment sous leur pas leur idée de la géographie. »
Une seconde astuce est la visualisation dite positive. Il s’agit de créer une bibliothèque d’images mentales sécurisantes et réconfortantes. Prenez donc le temps de vous installer confortablement, de fermer les yeux et de visualiser un moment agréable et de bien passer en revue tous les éléments : comment est votre corps ? Quelles émotions sont présentes, les odeurs, les sonorités, les sensations corporelles, la présence d’autres personnes etc. ?
Chaque jour, au-dessus de la petite maison ouvrière que j’occupe dans les faubourgs de la Capitale de l’Europe, passent des dizaines et des dizaines d’avions civils qui, outre un bruit assourdissant de 6 heures du matin à vers 22-23 heures, dégagent des tonnes et des tonnes de matières polluantes.



Des membres des mouvements pacifistes de l’Internationale des Résistants à la Guerre (IRG), célèbre par son emblème du fusil brisé, de la Résistance anti-guerre féministe, de l’Internet des Saboteurs, d’objecteurs de conscience, de citoyens humanistes russes… refusent d’être incorporés dans « L’Opération spéciale » de Vladimir Poutine et d’aller massacrer des Ukrainiens, surtout des civils.
