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Faites comme les marins, tenez un carnet de bord

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Pour se créer un chouette souvenir d’un évènement, d’un lieu, de vacances, d’une exposition ou autre, il n’est pas nécessaire  d’être un grand artiste ou de savoir dessiner. Il y a juste à écouter son envie de se poser pour aider à arrêter le temps et se détendre.

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Photos Pixabay

Fixer des souvenirs dans la rétine  invite à être attentif aux détails, à ressentir la lumière et ses différentes teintes. S’assoir, puis observer un végétal et s’appliquer à croquer ses contours et ses multiples détails. Il ne s’agit surtout pas de se soucier du résultat final, il s’agit plutôt d’apprécier le moment et de découvrir le plaisir du trait, de la couleur et du geste.

Il y a de multiples façons d’illustrer son carnet de bord ou son carnet de voyage, il y a bien sur le croquis, l’aquarelle, le pastel, les feutres etc., mais aussi le copié -collé ou le déchiré-collé. N’hésitez pas à superposer différents supports, un ticket d’entrée sur lequel vous pouvez déposer un graffiti, une carte postale qui sera customisée, un plan sous forme de puzzle, une fleur brodée… ne mettez aucun frein à votre imagination et votre créativité.

Prendre la plume ou le crayon chaque jour permet aux petites choses du quotidien de sortir de l’ordinaire et de leur octroyer une touche de magie.

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Le marin, lui est dans l’obligation de noter journellement l’état de la mer, l’état du ciel et les grands faits à bord. C’est ainsi qu’il assure la sécurité de tous et qu’il affine ses connaissances et expériences.

Créer son propre carnet de bord avec ses propres contraintes par exemple, un croquis par jour, une phrase liée à un évènement tous les deux jours, une page complète par semaine, etc., vous permettra de raconter ce qui vous tient à cœur, de faire le point, d’éclaircir vos pensées, de prendre plaisir à vous relire, à vous redécouvrir.

Et pourquoi ne pas faire l’exercice en famille, et co-créer un carnet à six, huit, douze mains ou plus. L’essentiel est de s’amuser.

N’attendez plus et commencez dès demain votre carnet de bord, vous verrez, une fois commencé, l’envie d’y revenir s’invitera toute seule. Et votre carnet deviendra votre moment à vous et sera peut-être aussi une sorte de trésor à partager avec les personnes que vous aimez.

Photos : Pixabay

 

Inattendus Chemins de Compostelle

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photo pgfft 1Le très ancien et célèbre Chemin de Compostelle, pèlerinage chrétien dévolu à saint Jacques le Majeur dont la dépouille serait miraculeusement arrivée en Galice, remonte à sept siècles après son martyre.

Au fil du temps, cette longue pérégrination (800 km en territoire espagnol depuis les Pyrénées, mais il faut généralement y ajouter les centaines de kilomètres depuis Paris, Vézelay, Arles et le Puy-en-Velay, les autres départs historiques du Camino francès ou Chemin français) a changé par rapport à son objectif initial, celui de la dévotion et de la repentance.

De chrétienne, cette démarche introspective qui a pour devise « Mourir et revivre à un autre être humain » s’est alors transformée en itinéraire culturel, label donné par la Communauté européenne, et, aussi, à mon instar, un parcours entrepris dans un cadre philosophique, sportif, de découverte du patrimoine humain et mobilier.

Pareille longue marche se prépare minutieusement même si, à présent, modernité oblige, Internet vous en fournit le mode d’emploi de A à Z, adresses de gîtes proposant des masseurs ou masseuses (… des pieds, bien entendu) en option.

Pour ma part, à la fin des années 1980, ce fut un bon vieux guide en papier et certainement pas un GPS qui dirigea mes pas pour accomplir les 1.600 kilomètres à mon programme.

Mais, peu importe !

La beauté de sites, la profondeur initiatique de cette pérégrination, la découverte d’un passé historique et artistique exceptionnel, les enseignements de potentielles rencontres…, restent identiques sur le fond depuis des siècles et leur impact sur le travail intérieur paraît identique, selon de multiples témoignages.

Je pensais donc bien connaître le sujet. Erreur !

dsc04925La lecture du « Petit Livre des Chemins de Compostelle » de Marie Chamberlain publié en juin aux Éditions Papier Cadeau, ouvrage agrémenté de dizaines d’images, réserve un lot de surprises.

Effectivement, s’il est dit que le Chemin pour s’en aller à Santiago de Compostella débute au premier pas en sortant de chez soi, outre les itinéraires inhérents aux quatre départs historiques cités, cet ouvrage en propose quelques-uns, moins connus mais tout autant chargés de la magie compostellane.

À savoir, la Voie des Plantagenêts dont le départ est situé au Mont-Saint-Michel, sillonne par Fougères, Vitré, Niort, Aulnay, il y a encore la Voie du Piémont pyrénéen qui débute à Narbonne et s’en va en Pays cathare, puis Lourdes, Ordiarp et Saint-Just-Ibarre.

Une première précision importante à l’auteure qui écrit : « …depuis le XIIe siècle, on ne sait pas pourquoi la coquille devint l’emblème du pèlerin… », ce qui est quand même particulièrement interpellant car, la légende qui traverse les siècles, spécifie que le corps de Jacques le Majeur arriva sur les bords de la Galice, très précisément à Iria Flavia, là où les coquilles Saint-Jacques se ramassent sur la plage.

Autre précision, lorsqu’elle écrit encore que « l’embarcation sans guide l’y transporta », à vrai dire, toujours selon la légende, ce sont des anges qui la tirèrent.

Quoiqu’il en soit, ces deux détails font aussi partie intégrante de la magie compostellane merveilleusement composée de mythologie, de sacré, de folklore et de ressentiments personnels.

Ultreïa ! donc, comme clament les pèlerins et autres marcheurs et randonneurs en arrivant à Compostelle et en expression de joie.

 

Extrait musical Youtube : Le chant des pèlerins de Compostelle par Jean-Claude Benazet.

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Yves Le Car, libertaire et poète

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photo pgfftJ’étais adolescent quand j’entendis pour la première fois Le Dormeur du Val d’Arthur Rimbaud, un poème qui, non seulement me bouleversa, mais contribua à mon engagement pour une société fraternelle, pacifiée autant que faire se peut, et solidaire.

Yves Le Car, plume bien connue du magazine de l’Union pacifiste de France, est un libertaire actif auprès des réfugiés, qui milite pour un monde sans armées et sans frontières, mais qui est aussi poète. Un poète-militant, en somme.

Son dernier recueil de poésies Lichens de Soleil me fut préfacé de ces mots : « Un petit livre de contre-battant pacifiste qui brise les P de Damoclès pour en faire le P de Poésie et le P de Paix. »

Ces propos annoncent le ton des quelque 130 pages qui suivent :

« Des gosses de vingt ans s’engagent

poussés par le chômage

boostés par de faux mages qui leur font miroiter

des voyages… »

Un autre extrait :

« Quel toupet !

À vos yeux le premier des suspects

Ce n’est pas celui qui veut la paix… »

20220825 084559La chanson Le Déserteur de Boris Vian, avec la fin remaniée par Mouloudji, marque encore maints esprits en ces temps troublés. Pas suffisamment, hélas.

Yves Le Car, lui, s’adresse directement audit écrivain, musicien de jazz et parolier, également auteur de la Java des bombes atomiques, chanson antinucléaire par excellence :

« Monsieur Boris Vian

Je vous fais une lettre

Qui vous fera renaître

Au moins quelques instants

Le temps de concevoir

Un monde libertaire

Exempt de militaires

Exempt de tout Pouvoir… »

Lichens de Soleil : 15 euros, envoi y compris disponible chez l’auteur : Yves Le Car, 320 ancienne route de Sarrians – 84 810 Aubignan – France.

 

Photo : Triennale de l’affiche politique, Mons, photo Pierre Guelff.

Extrait musical : Le Déserteur, Boris Vian, Youtube.

Economie bleue: du bluewashing!

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L’économie bleue repose sur un modèle durable d’exploitation des océans. Vraiment ? Pourtant le constat est alarmant pour nos océans qui sont à bout de souffle. Et pour justifier de continuer à exploiter l’Océan sous toute forme, on a peint cette économie non en vert mais en bleue pour justifier le développement d’activités maritimes qui s’avèrent préjudiciables à tous : un bluewashing à découvrir dans cette chronique ….

Sept principes pour changer votre perception

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garden 6233261 960 720Les principes d’esthétique Zen que l’on trouve dans l’art du jardin japonais traditionnel ont beaucoup à nous apprendre. Leurs principes sont connectés entre eux et ils se chevauchent continuellement. Je me propose de vous en présenter sept d’entre eux.

Kanso est le principe de simplicité et d’élimination du désordre. Les choses sont exprimées simplement et naturellement. Il s’agit de penser en termes de clarté, une clarté qui est réalisée par l’omission ou l’exclusion du non essentiel.

Fukinsei est le principe d’asymétrie ou d’irrégularité qui est d’ailleurs un principe central dans l’art Zen. En effet dans la peinture à la brosse, le cercle est souvent dessiné comme incomplet symbolisant l’imperfection qui fait partie de l’existence. Par ailleurs, la nature elle-même est pleine de beauté et de relations harmonieuses qui sont asymétriques tout en étant équilibrées.

Shibumi parle de la beauté au sens minimaliste, une beauté sans élaboration, sans tape-à-l’œil qui vise une certaine simplicité élégante. Aujourd’hui le terme shibumi est parfois utilisé pour décrire quelque chose de cool.

Shizen met en avant le naturel, l’absence de superficialité et la présence d’une intention créative entière et spontanée.

Yugen se veut être une suggestion plutôt qu’une révélation. Ainsi un jardin japonais peut être vu comme une collection de subtilités et d’éléments symboliques.

Datsuzoku invite à se libérer des habitudes, des formules, de la routine ou de l’ordinaire. Il opte pour aller au- delà du conventionnel et s’ouvrir à la surprise.

Seijaku  prône la tranquillité, la paix et le calme.

Vous voilà maintenant outillés pour stimuler de façon nouvelle votre créativité et je suis certaine que cette nouvelle boîte à outils vous permettra d’aborder avec confiance les nombreux défis de la vie.

Source : Internet

Photos : Pixabay

Rencontre avec Bob Dylan : « Je parle à la place des morts ! » (2/4)

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photo pgfftAinsi, le 15 octobre 2022, je vais rencontrer Bob Dylan. Du moins, sauf conférence de presse « miraculeuse », lui sera sur scène et moi dans la salle.

D’ici-là, je prépare déjà ce moment avec celui qui marqua mon militantisme pacifiste il y a plus d’un demi-siècle, en lisant son autobiographie Chroniques parue chez Folio et en réécoutant ses chansons.

« Il n’y avait rien d’aimable ni d’accommodant dans les chansons que je chantais, écrit-il. Rien de sympa, rien de doucereux. Ah, on peut le dire, ça n’était pas commercial. Les folksongs, pour moi, ce n’était pas du divertissement. Elles traduisaient des réalités différentes, elles me servaient de précepteur, de guide vers une république d’un autre ordre, une république libérée. »

Comment se dessina le destin de Bob Dylan en ce début des années 1960 ?

Il y répondit du fond du « Gaslight », une boîte où il interprétait des sets de vingt minutes dans une salle bondée et enfumée : « Un mur plein, sans promesse, sans menace non plus – du bla-bla. Sans aucune garantie, pas même celle que la vie n’est pas une vaste plaisanterie. »

20220806 1643031ftNéanmoins, il donna un indice ou l’autre sur la suite de son destin : « La justice, c’est très bien, seulement, cette fois, c’est moi qui la fais… les morts n’ont plus rien à dire, donc je parle à leur place, okay ? Une chanson peut rendre fidèlement compte de choses complexes. Je savais ce que je faisais et je n’allais pas battre en retraite, ne serait-ce qu’une seconde, pour qui que ce soit (…) J’ai essayé d’expliquer que je n’étais pas, à mon sens, un chanteur-engagé, en revanche, j’écoutais très souvent des chants de révolte, et ceux-là me touchaient vraiment. Il ne s’agissait pas d’engagement mais de rébellion. »

Cependant, tout changea, voire bascula même, lorsqu’il lut cette formule : « Je est un autre ».

Ainsi, après son premier album, quelques rapaces du show-business tournèrent autour de celui qu’ils pressentaient comme une future star, au point de lui recommander de dénoncer son contrat signé avec John Hammond.

La réplique de Bob Dylan fut cinglante : « On m’aurait donné une fortune que ça n’aurait rien changé. Hammond avait cru en moi et l’avait prouvé par des actes. Mille ans pouvaient bien s’écouler, jamais je ne l’aurais trahi. »

La grandeur de ce chanteur-rebelle, comme il se définissait à cette époque, se mesura aussi dans cette fidélité.

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Photo : Prise d’écran de Youtube, également extraits musicaux.

Le Temps des convoitises

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photo pgfftLe Temps des convoitises, est un roman de Frédérick D’Onaglia publié dans la collection Terres de France des Presses de la Cité, qui campa le principal de son récit à Fontvieille, un beau village provençal qui, je cite, « a gardé l’âme de ses fondateurs, des paysans, des vignerons, des commerçants, des meuniers, des bergers, voire des carriers, les bâtisseurs de l’Arles antique ».

Là, dans cette nature superbe, il y a les Cygalines, un endroit convoité par Alexis Bastide, propriétaire d’une manufacture de tissus, afin d’y développer un projet immobilier mastodonte.

Projet élaboré au grand dam de maints villageois, dont Élie Césaire, père de Claire, journaliste engagée à Provence Matin, quotidien dirigé par Louis Aymard, également farouche opposant au projet de Bastide.

« Le rôle d’un journaliste consiste à agiter les consciences, dit-il, pas à les endormir avec du prêt-à-penser ! »

20220815 093126Ajoutez-y le préfet Eugène Lescure, assoiffé d’éloges et de pouvoir se voyant bien à Matignon ou à l’Élysée, son épouse Victoire de Montauban, pédante au mental de général menant ses troupes au combat depuis son bureau cossu.

Il y a encore Julien Bastide, le fils rebelle d’Alexis qui, lors de l’inauguration d’un musée dévolu à l’entreprise familiale, y alla d’un scandale retentissant : « Tous des pourris, ces capitalistes ! Non contents d’exploiter leurs semblables, ils s’approprient la nature, la bousillent pour s’en mettre plein les poches. En moins d’un siècle, ils l’ont épuisée, et l’impact de leur pitoyable existence sur Terre aura des répercussions sur des générations et des générations. »

Au fils des pages, les échanges entre les autorités, le commanditaire du projet, les citoyens attentifs à leur environnement, prirent un tour polémique : « Les véritables intentions de la maire sont de faire exploser la population afin d’obtenir plus de subventions. Pour cela, elle est prête à détruire un site naturel, au lieu de chercher à le protéger ! »

Petit à petit, tout au long des 400 pages, une intrigue se dessine et la journaliste tente de débusquer ce que des années d’omerta et de petits et grands comptes entre amis ont tissé au détriment de Dame Nature, entre autres.

Bien décidée à en découdre avec Alexis Bastide, Claire lui sauvera quand même la vie, assurément, un fameux tournant dans cette saga provençale.

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Casser la looooiiiiiiii !

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En 1972, la découverte d’une règle immuable a été réalisée qui depuis toujours prévaut : plus un organisme est de petite taille, plus il est abondant dans l’océan.
Mais nous avons « cassé la loi » immuable de la répartition taille et biomasse. comment, pourquoi, que faire pour la rétablir ?

Sans attendre un  » « rendez-vous dans dix ans, Même jour, même heure, même port, c’est a découvrir dans cette chronique.

Le pouvoir des couleurs

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Savez-vous que plus de 80 % de notre jugement est influencé par la couleur ? Le bébé au départ voit en noir et blanc et découvre les couleurs entre six mois et un an. Donc bien avant le langage, l’être humain a des réactions physiologiques par rapport aux couleurs. Par exemple, regarder une caisse de couleur rouge ou entrer dans une pièce à dominante rouge, l’on constate que le cœur bat plus vite. Et même une personne qui aurait une altération de la vision comme un daltonisme, lorsque cette personne regarde la couleur rouge, son cœur bat plus vite car elle reçoit la même longueur d’onde.

De nombreuses études explorent les différentes réactions physiologiques face aux couleurs. Ainsi une femme qui porte du rouge éveille 25% de désir en plus chez l’homme. Et un homme qui s’habille en rouge se sent plus fort. Cela se vérifie de façon flagrante dans le sport, les équipes qui portent du rouge ont plus de succès. Toujours à propos de la couleur rouge, elle permet d’avoir chaud, en effet vous allez surestimer la température ambiante de deux degrés.

Chaque couleur a son influence et peut même avoir un impact sur l’odorat et le goût.

De plus, une étude a été menée pour améliorer une poudre à lessiver. Il y a eu divers tests avec ajouts de paillettes de différentes couleurs. Alors qu’il s’agissait toujours exactement de la même lessive, les résultats avec les paillettes rouges étaient que le linge était abîmé car la poudre était trop efficace, par contre les paillettes vertes et  bleues rendaient le linge frais et intact.

Aujourd’hui, les lieux de travail sont souvent dans des tons grisés ou blancs. C’est bien dommage car cela entraîne 10% de productivité en moins et augmente de 15% le risque de burn-out. Or, nous pourrions tous être, beaucoup plus créatifs dans un environnement chromatique bleu.

La couleur rose a pouvoir presque magique, elle apporte une réaction physiologique calmante. Dans une prison des cellules ont été repeintes en rose et l’on observe qu’après 30 minutes seulement, le prisonnier est plus calme. Des classes de maternelles ont été repeintes en rose et là on observe que les dessins d’enfants sont plus joyeux, qu’il y a plus de sourires et de grands soleils. Le rose apporte un calme qui vient stimuler la joie du cœur.

Alors puisque dans une seule journée, on fait plus de 50 000 choix, à vous maintenant d’ajouter des couleurs sur vos murs, dans votre environnement, votre garde-robe, dans votre assiette et choisissez de regarder les couleurs qui accrochent un sourire à votre cœur.

Sources : Internet Marie-Chantal Milette et Jean-Gabriel Causse. Photo : MPPeuteman

Faut-il boycotter Qatar 2022 ?

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photo pgfftJ’aime le sport. C’est bon pour la santé et c’est une belle école de vie. Toute mon existence, j’en ai pratiqué en amateur. Du football dans mon adolescence et à l’âge adulte, puis je suis devenu ultra-marathonien et, à présent, à 76 ans, je jogge encore quotidiennement, certes lentement, mais j’approche des 50.000 kilomètres à mon compteur et cette pratique m’est particulièrement bienfaisante à un âge où le corps se déglingue logiquement quelque peu.

Ma carrière de journaliste me fit aussi couvrir des événements sportifs sur le plan international et même certaines affaires peu reluisantes, tel le scandale Tapie-Valenciennes, voire le dopage en cyclisme et athlétisme.

Jamais, cependant, je n’ai perdu mon enthousiasme par rapport au sport, jusqu’à ce maudit Qatar 2022 ou Mondial du foot, car il y a des limites à ne pas dépasser sans quoi le plaisir de pratiquer ou d’assister à des compétitions revient à cautionner des comportements abjects, inhumains et totalement antidémocratiques.

Il reste 100 jours avant la Coupe du monde et, en conscience, je ne pouvais que produire la présente chronique tant les droits humains sont encore bafoués dans le cadre de cet événement sportif.

Amnesty International souligne encore que les conditions de travail y relèvent carrément du travail forcé transformant maints ouvriers, voire employés, en esclaves modernes.

Près de vingt heures sur vingt-quatre, par 33 à 47°, l’émirat oblige des travailleurs à finaliser « en urgence » les travaux qui ont déjà provoqué la mort de tant de maçons, menuisiers, charpentiers, peintres…

Tout cela sans parler que les autorités qataries annoncent ne pouvoir supporter la moindre démonstration publique d’affection, alors qu’elles continueront à nier sans vergogne certaines valeurs fondamentales.

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Est-il encore possible de leur faire fondamentalement admettre, ainsi qu’aux instances dirigeants supérieures du foot qui mangent dans leurs mains, qu’il y a lieu d’établir, et de manière définitive, la liberté d’expression et l’égalité des races, des sexes, des origines et de pratiquer ou non n’importe quelle religion ou philosophie ?

Certains, de plus en plus nombreux, préconisent le boycott et divers sponsors (Coca-Cola, Carrefour, ING…), tout en continuant à faire du business, ont déclaré ne pas soutenir Qatar 2022.

Il reste, bien entendu, l’attitude des fans et amateurs de ballon rond face à l’omnipotente et omniprésente télévision.

Un mouvement de boycott se dessine en trois phases : ne pas regarder un seul match, ne pas célébrer publiquement les buts ni faire la fête au foot, enfin, de choisir les retransmissions en streaming et, du coup, priver les chaînes d’audimat, donc de revenus publicitaires.

Le fait de signaler son boycott de Qatar 2022 sur les réseaux sociaux est d’ailleurs suivi avec grande attention par toutes les parties.

Cela vaut la peine de souscrire à ce mouvement de conscientisation en, espérant que l’émirat, sous la pression internationale, modifie positivement son attitude par rapport aux droits humains et libertés fondamentales.

C’est un vœu pieu, paraît-il. Est-il réaliste ? À vous de jouer ou non, si j’ose dire.

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