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L’homme qui défèque dans le bureau du maréchal Foch

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photo pgfftSalle 8 du Musée de Cassel. Elle est réservée au genre satirique qui explique l’essence même de l’art flamand qui, au-delà de l’image humoristique permet de dénoncer les travers des Hommes et de la Société, voire, même parfois, de contester insidieusement le pouvoir, explique-t-on sur place.

Il transparait essentiellement dans les scènes de genre qui ont une portée moraliste évidente et qui frappe par la liberté de ton tel homme qui défèque à la posture sans équivoque.logo 4

Cet homme apparaît dans la peinture flamande dès le XVIe siècle et témoigne d’une manière flagrante de cette dérision si chère aux artistes flamands.

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L’homme qui défèque (Photo Marie-Paule Peuteman.)

Car, au-delà du registre purement scatologique et qui peut paraître aujourd’hui obscène, ce personnage incarne à lui seul des valeurs fondamentales plaçant l’Homme à sa juste place.

Encore aujourd’hui, de nombreuses créations contemporaines, est-il également explicité, se démarquent par leur espièglerie et par leur tempérament subversif.

Cette salle a accueilli le maréchal Foch alors général en chef des armées du Nord, a dirigé la Bataille de l’Yser de 1914 à 1915, soit des dizaines de milliers de victimes civiles et militaires, à la table, il y avait aussi Poincaré, le président de la République, Millerand, ministre de la Guerre et le maréchal Joffre, généralissime des armées.

Dans cette salle à l’heure actuelle, on voit donc un personnage qui défèque Et, tout près de la cheminée, on voit un tas de lingots.

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Un tas de lingots d’or (Photo Pierre Guelff).

Que dire de ce symbolisme ?

Avec ces lingots d’or empilés les uns sur les autres dont l’un a glissé à même le sol, l’auteur Léo Coppers semble vouloir tester le visiteur à la capacité de l’apport du gain, mais tout n’est qu’illusion car, en vérité, ces lingots sont moulés dans un unique bloc de résine dorée, est-il aussi expliqué sur place.

Aucune chance, donc, de devenir riche avec cet or de pacotille.

La richesse n’est-elle par une illusion ?

Est-on plus heureux quand on est riche ?

Et si la vraie richesse était ailleurs ?

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Géants de Cassel (Photo Marie-Paule Peuteman)

Et… si la vraie richesse du Musée de Flandre à Cassel, anciennement Hôtel de la Noble Cour datant des XVIe et XVIIe siècles, devenu le bureau ou QG du maréchal Foch lors du massacre de 1914-18, était donc cette salle 8 devenue Salle du genre satirique ? Là où, pourtant, je devine que les inconditionnels militaristes et nostalgiques des maréchaux, généraux et autres colonels peuvent s’attendre à une évocation dithyrambique de ce qui devait être la « Der des Ders » et de leurs principales figures emblématiques, et qui se retrouvent face à un homme qui défèque, à un tas de faux lingots d’or, ainsi qu’aux géants carnavalesques, le couple Papa et Maman, accompagné, entre autres, d’un ivrogne et du diable…

Je trouve cette symbolique très évocatrice de l’esprit pacifique n’hésitant pas à placer de l’humour dans son analyse qui démontre que, dans le fond, toutes les guerres finissent obligatoirement par un arrêt des hostilités, que les prétendues valeurs de patriotisme ne supplanteront jamais l’humanisme et la fraternité, et que tous ces conflits font les affaires des industries de l’armement et de gens qui ont fait des guerres, donc tuer d’autres êtres humains, leur business. En d’autres mots, que les citoyens sont surtout les victimes de cette apologie du mythe de la « Grande Muette » qui apprend à tuer et qui tue.

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Plaque commémorative de la place du maréchal Foch en cette pièce du Musée de Cassel (Photo Pierre Guelff)

J’ai perçu cette salle 8 comme si elle me confortait dans sa symbolique : « Et si notre Société déployait plutôt un arsenal de pacifisme ? ».

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L’immobilité est un voyage sans limites

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Philippe Pozzo di Borgo qui inspira le film culte Intouchables n’est pas resté inerte comme pourrait le laisser croire son corps paralysé. Il a voyagé dans l’immobile, et son dernier livre Le promeneur immobile paru aux éditions Albin Michel est d’une force incroyable.

41kzu6fooglL’auteur qui a vécu deux vies pour le prix d’une, se demande comment il ferait s’il devait revenir dans sa vie d’avant, après avoir exploré pendant trente ans l’univers de la paralysie et avoir incarné depuis le film Intouchables le prototype du grand handicapé ? Il nous parle de lui avec une sincérité agrémentée d’une touche d’humour qui lui ressemble.

« Mes quarante années d’homme valide et mes trente années de tétraplégie ne s’additionnent pas comme on l’apprend à l’école : une année de tétraplégie vaut au minimum sept années d’une vie normale. J’ai donc deux cent cinquante ans et cela me donne le droit de parler comme le sage que je ne suis pas ». Il ajoute Immobile, j’ai bien dû me demander pourquoi vivre et quel était désormais le sens de mon existence loin de l’agitation que j’avais connue. Dans le silence infini, j’apprends à discerner le bien du mal, l’essentiel du futile. Je découvre l’instant présent qui me devient précieux. J’apprivoise le silence. Je sais que mon salut est dans mes semblables. »

Pour lui, le succès du film c’est le triomphe de ce que nous partageons tous, la vulnérabilité. Il nous parle avec générosité de la nécessaire reconnaissance des plus fragiles, car la fragilité est constitutive de notre condition humaine. Il déclare que la fragilité stimule l’intelligence. Et mieux que la curiosité ou que l’ambition, la fragilité « aiguillonne » la recherche de solutions. Puisque nous dépendons tous les uns des autres, faisons en sorte que notre dépendance soit aimable et non humiliante.

Philippe Pozzo di Borgo nous parle le cœur ouvert et avec franchise. Il estime que vivre ensemble, cela veut dire entendre la liberté comme une responsabilité, c’est-à-dire avoir de la considération les uns pour les autres, se montrer fraternel envers les plus faibles et solidaires dans l’épreuve et donc on ne touche pas à l’intouchable.

 

Avez-vous lu Marx ? Et Engels ?

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photo pgfftGuerre en Ukraine, Poutine, Kremlin, Gorbatchev, perestroïka…, la Russie, ex-URSS, est plus que jamais sous les feux de l’actualité et d’aucuns entendent évoquer le « temps du communisme ».

À ce propos, il me revient que peu de gens ont lu le pourtant très célèbre Manifeste du Parti communiste écrit par Karl Marx (1818-1883) et Friedrich Engels (1820-1895), soit l’amorce d’un mouvement révolutionnaire dont les soubresauts sont encore perceptibles en 2022.

Philosophie Magazine a récemment eu l’idée de présenter un cahier central en deux parties le synthétisant : « Bourgeois et prolétaires » et « Prolétaires et communistes ».

Il est très intéressant de découvrir ce que pensaient ces deux philosophes en 1848, date de la publication de leur essai, et de comparer avec notre époque.

20220906 2111221« Nous assistons aujourd’hui à un processus qui veut que les rapports bourgeois de production et d’échange, de propriété, la société bourgeoise moderne, qui a fait surgir de si puissants moyens de production et d’échange, ressemble au sorcier qui ne sait plus dominer les puissances infernales qu’il a évoquées », écrivirent-ils il y a près de cent soixante quinze ans.

Remplacez la société bourgeoise d’alors par le patronat des multinationales actuel, et vous avez le même processus où la machine capitaliste est tellement lancée dans ses délires, qu’elle ne peut même plus s’arrêter et écrase tout sur son passage, y compris la Nature.

Poursuivons la lecture du Manifeste : « L’industrie moderne a fait du petit atelier du maître artisan patriarcal la grande fabrique du capitaliste industriel. Les ouvriers ne sont pas seulement les esclaves de la classe bourgeoise, de l’État bourgeois, mais encore, chaque jour, à chaque heure, les esclaves de la machine, du contremaître et surtout du bourgeois fabricant lui-même. Ce despotisme est d’autant plus mesquin, odieux, exaspérant qu’il proclame plus ouvertement le profit comme étant son but suprême. »

Ici, aussi, ces phrases peuvent être aisément transposées dans notre système ultralibéral qui, récemment, fit dire à l’auteur Philippe Pozzo di Borgo, inspirateur du film Intouchables, que « la finance a envahi toutes les sphères de l’activité humaine, y compris éthique, culturelle, spirituelle. Non seulement elle est impuissante à créer du bien entre les êtres humains, mais elle l’interdit. »

Quant à Marx et Engels, ils disaient que « le pouvoir étatique n’est qu’un comité chargé de gérer les affaires communes de la classe bourgeoise tout entière. La bourgeoisie a supprimé la dignité de l’individu devenu simple valeur d’échange ; aux innombrables libertés dûment garanties et si chèrement conquises, elle a substitué l’unique et impitoyable liberté de commerce. »

Assurément, il y a des écrits historiques qui sont véritablement prémonitoires. Une philosophie basée sur la solidarité et que certains despotes n’hésitèrent pas bafouer, comme l’Histoire nous l’a également appris.

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Vers un décolonialisme mental

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photo pgfftDepuis moins d’une décennie, le mouvement décolonial prend de plus en plus d’ampleur.

En France, les avancées sont timides pour reconnaître les affres de la Guerre d’Algérie, guerre coloniale par excellence, si j’ose dire. En Belgique, où la frilosité politicienne existe dès que la monarchie est sur la sellette, la politique menée par le roi Léopold II au Congo fut tout aussi dramatique pour le peuple autochtone et l’admettre relève encore d’un combat sans relâche dans les mentalités.

À ce propos, il n’est pas toujours aisé aux populations françaises et belges, mais aussi allemandes, espagnoles, britanniques, portugaises, hollandaises, bref, aux occidentales, d’admettre cette évidence : le colonialisme fut un système de gouvernance basé sur une occupation militaire, sur le racisme et l’exploitation éhontée des ressources humaines et naturelles locales.

20210719 111256 copiebLa propagande des, je cite, « bienfaits du colonialisme » fit le reste : enfumer les populations des pays colonisateurs et leur fournir des stéréotypes d’une prétendue supériorité de la race blanche sur l’africaine, ou sud-américaine, ou asiatique…[1]

Si la priorité des priorités actuelle est la lutte contre le racisme, rejeter toute forme de néo-colonialisme et la reconnaissance officielle de ce qui s’apparente parfois à un génocide, la restitution des pièces de collections africaines, par exemple, doit aussi s’opérer en coordination avec les pays qui furent colonisés.

Une coordination et non pas une attitude patriarcale ou, encore, développée avec un esprit de suffisance et d’arrogance, voire avec des desseins de business.

Ce sera le sujet, ô combien sensible, d’une prochaine chronique sur nos antennes.

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Photos explicites

Le Musée de Tervuren, dans les environs de Bruxelles, est encore appelé « musée colonial » par les nostalgiques de la présence belge au Congo.

Les photos du présent reportage situent le pillage des richesses locales, même animales, avec des éléphants aux défenses coupées pour en faire des boules de billard pour amuser les bourgeois et les nantis, aux autochtones aux mains coupées parce qu’ils n’étaient pas assez rentables pour enrichir le monarque Léopold II, aux statues présentant les Congolais comme de « braves sauvages »…

Photos : Pierre Guelff.

[1] Le Soir, 3 et 4 septembre 2022.

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Approcher les cétacés sans déranger :ce qu’il faut savoir

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Comment éviter d’attenter à la tranquillité des mammifères marins?  Pour satisfaire la curiosité des touristes, et leur faire vivre un moment d’exception,  des approches bateaux très proches  sont parfois effectués  par des opérateurs peu scrupuleux. En Méditerranée, dans le sanctuaire Pelagos, les règles d’approche ont changé pour le bien être des animaux. lesquelles, pourquoi ? A découvrir en compagnie d’Alain BARCELO du Parc National de Port-Cros.

Génération Z, génération psy

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photo pgfft 1La Génération Z est celle des personnes nées entre 1997 et 2010. Elle succède à la Génération Y, celle des « milléniaux », c’est-à-dire des personnes venues au monde dans les environs de 1980 et fin des années 1990, et elle précède la Génération Alpha, celle des personnes nées de 2010 à celle de ceux qui naîtront au mitan des années 2020, la première génération née entièrement au XXIe siècle.

Ça va ? vous suivez ce classement concocté par des sociologues et psychologues. Très bien !

La Génération Z est aussi appelée « Génération psy » par certains spécialistes.

La raison plausible est la suivante : cette génération est celle d’adolescents qui serait la plus consciente de l’état dramatique de la société, plus particulièrement par l’angoisse générée à cause de la crise climatique.

Si elle est plus consciente à une échelle collective, c’est aussi parce qu’elle l’est à une échelle individuelle et cela provient en partie du fait que ces jeunes consultent pas mal de thérapeutes.

D’ailleurs, les psychologues expliquent qu’ils reçoivent davantage de jeunes en consultation, les trois quarts ont moins de 20 ans, alors que le psychologue Mathieu Blard déclarait récemment qu’un Français sur trois avait déjà fait appel à un psy.

20220724 094257Dans l’excellent ouvrage Le Feu ou rien – Portrait d’une génération engagée paru aux Éditions Mango Society (2022), il est aussi spécifié cette particularité énoncée par un jeune de cette fameuse Génération Z, voire la précédente : « Nos grands-parents bloquaient les usines, nos parents lançaient des pavés. Notre génération, elle, crée du remue-ménage à coups de millions de hashtags. »

Il est aussi expliqué la raison de leur fréquentation accrue des thérapeutes par le fait que ces jeunes ont quasiment subi toutes les crises : la climatique, la sociétale, la sanitaire, l’économique, la menace d’une guerre nucléaire, tout cela à la fois !

Cependant, si elle fréquente les psys, elle est aussi engagée à sa manière pour repenser le système : elle s’absente en masse des élections ou bien vote blanc, mais elle réclame que l’abstention et ce vote blanc soient comptabilisés car ils sont le reflet d’un désaccord, d’un outil de protestation.

Néanmoins, force est aussi de constater que cette jeune génération a ses habitudes de consommation avec des technologies dites nouvelles à profusion, celles dans lesquelles elle est née, en somme, et qu’elle est plus individualiste car elle place ses droits avant ses devoirs, au contraire des baby-boomers, par exemple.

Mais, ne nous y trompons pas, les jeunes qui sont engagés revendiquent les droits à la révolte, à l’action directe, et ils évoluent parfois en dehors des appareils conventionnels, pensons au mouvement engendré par Greta Thunberg et à Extinction Rebellion.

img 1443ft500Quelque 63% des jeunes français estiment d’ailleurs que ce sont les citoyens qui devraient prendre les décisions pour le pays.

Est-ce à dire que les militants plus âgés, les soixante-huitards, par exemple, sont passés à côté de la plaque ? Non, bien entendu, car la féministe qui dans les années 1960-1970 s’est battue pour l’IVG et la pilule, a eu et a encore la même importance que la féministe contemporaine adepte de l’intersectionnalité, celle qui prend en compte le genre, la couleur de peau, l’orientation sexuelle, la validité d’une personne, c’est-à-dire une combinaison de stratégies et d’identités.

En somme, ces luttes anciennes et celles de la Génération Z me paraissent complémentaires même si les babyboomers militaient davantage pour l’universalisme et prônait l’unité.

En conclusion, cette jeunesse de la Génération Z n’est pas là, précisent les auteurs, pour brosser dans le sens du poil, bien au contraire : « Elle est là pour soulever le tapis et montrer tout ce qui a été placé dessous et combien ça pue et pollue. Internet est donc une révolution, disent-ils encore, une révélation et pas n’importe laquelle. C’est celle qui va permettre à notre génération de tout faire péter. »

Photos : Pierre Guelff.

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Le sexe, c’est beaucoup mieux aujourd’hui !

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La sexualité a changé.  Bien sur  la génération 68 a amené la possibilité pour les femmes d’avoir des rapports sexuels sans risquer de tomber enceintes. Par contre les mêmes pratiques sexuelles ont continué avec  peut-être la possibilité de le faire avec plus de personnes. Mais les normes « du comment cela doit se faire » étaient toujours d’application.  À l’époque et  jusqu’à il y a peu, on a limité le masculin à un pénis en érection, on a admis qu’il faut  mettre un terme au rapport lorsque l’homme a joui, on a admis l’évidence que la femme attend d’être comblée, et  on continue d’appeler « préliminaires » les pratiques qui donnent plus de plaisir aux femmes. Au final peu de conditions sont réunies pour parler de rapports sexuels égalitaires et d’un renouvellement des pratiques.

Mais aujourd’hui, on admet beaucoup plus aisément que la sexualité, c’est avant tout se faire du bien.

D’ailleurs il est bon de rappeler que certaines études démontrent qu’avoir des rapports sexuels peut procurer un effet bénéfique sur le corps comme faire oublier la douleur d’une migraine ou des règles.

Le sexe est une vraie question de santé tant mentale que physique et aujourd’hui preuve que les mentalités changent, certains sexe-toys sont reconnus comme produits de bien-être. Bien sur  le consentement mutuel et continu est la base. Et d’autre part la priorité est d’éviter l’ennui. Pour se faire, la curiosité, la simplicité et la pratique seront vos atouts.

Avez-vous déjà imaginé un monde où toutes les femmes se donnent la permission d’être demandeuses, elles prendraient librement  l’initiative, cela  pourrait soulager les hommes, et probablement qu’ils seraient moins en demande s’ils étaient désirés à la base.

Bien évidemment un couple n’est pas forcément composé d’un homme et d’une femme, il est composé de deux êtres désireux de se procurer mutuellement du bien-être et du plaisir. Alors pourquoi ne pas prévoir des plages d’insouciance à l’avance pour  prendre le temps  ensemble d’imaginer des choses différentes. Comme par exemple des pénétrations plus  lentes voir immobiles plutôt que rapides, des masturbations guidées ou partagées, multiplier des massages, découvrir les nombreux sex-toys qui proposent des sensations nouvelles.

Allez vers une sexualité solaire et joyeuse est possible, et un couple peut être le lieu ou exprimer ses fantasmes, déposer sa vulnérabilité sans avoir peur que l’autre vous abandonne.

Un couple peut être un super espace d’épanouissement pour les deux partenaires où l’ensemble des sens sont convoqués et où toutes les émotions s’expriment et se partagent.

Sources : levifweekend 06022020, le Soir 13 janvier 2020.

 

Rencontre avec Bob Dylan : tant de choses à partager ! (3/4)

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photo pgfft 1En octobre, je dois rencontrer Bob Dylan. Lui sera sur scène et moi dans la salle de concert mais, et ce serait la cerise sur le gâteau, l’organisateur n’exclut pas une conférence de presse à laquelle je serais invité. J’ai tellement de choses à lui partager.

Entre autres…

…que dans ma candeur de jeune militant pacifiste, je pensais qu’il était notre chef de file au cœur des événements des années 1960. Quelle erreur !

« Je n’étais le porte-parole de rien ni de personne, j’étais seulement un musicien. Sans aucun doute, mes textes avaient touché des sensibilités qu’on n’avait pas encore touchées. Tant que mes certitudes restaient intactes, je ne devais rien à personne, écrit-il dans Chroniques, son autobiographie parue chez Folio. Légende, icône, énigme, ce genre de choses, ça va. Sereines inoffensives, usées, ces dénominations-là sont plus faciles à contourner. Prophète, messie, sauveur… ça, c’est dur. Je me sentais vraiment isolé, sans personne d’autre que moi et ma petite famille qui grandissait, face à un monde livré à de fabuleux sorciers. Je refusais d’être un symbole, un emblème ou un porte-parole. Révolté, pas engagé en somme ! »

20220806 1643031ftEt puis, dans les années quatre-vingt, la superstar, après de multiples introspections, déclara : « Je marche depuis trop longtemps à l’instinct et à l’intuition et – problème – ces deux gentes dames se muent en vautours et me sucent la moelle. Puis, brusquement, un soir en Suisse lors d’un concert, tout s’est disloqué et je me suis envolé, le phénomène inattendu s’est produit devant tout le monde. C’était une métamorphose. S’il m’avait manqué un dessein, eh bien, je l’avais. J’étais devenu un autre interprète, j’avais l’idée de redémarrer, de me mettre au service du public. »

Il décrit cette métamorphose : « L’amour, la peur, la haine, le bonheur… dans les termes les plus évidents avec mille et une ramifications subtiles. Une fois de plus, les événements extérieurs peuvent inspirer une chanson, parfois allumer le moteur. »

J’ai encore relevé quelques phrases qui corroborent sa révolte :

  • « Il fait abolir le chemin qui va du bien au mal. »
  • « Si quelqu’un vole du cuir et fait des chaussures pour les pauvres, c’est un geste moral, mais illégal, donc répréhensible. C’est cette dissociation entre le côté légal et le côté moral des choses qui me dérange. »
  • « On n’avait pas la parano des communistes, on n’en avait pas peur, tout ça, c’était du bruit pour rien. Les cocos valaient bien les extraterrestres. S’il y avait quelqu’un à craindre, un ennemi, c’était plutôt les grands propriétaires miniers. »
  • « J’ai été initié à la poésie d’Arthur Rimbaud. Ça n’était pas n’importe quoi. Quand je suis tombé sur la formule ‘‘Je est un autre’’ dans une de ses lettres, les cloches ont sonné à toute volée. C’était parfaitement clair. »
  • « Je ne cherchais pas l’amour, je ne cherchais pas l’argent. La conscience aiguisée, j’étais déterminé, irréaliste et visionnaire par-dessus le marché. »

Bob Dylan, est ce musicien de génie qui aspirait à la gloire certes, mais qui ne la supporte toujours pas.

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L’inquiétude d’Annie Ernaux : une défaite de l’intelligence

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photo pgfft 1Annie Ernaux, auteure à qui d’aucuns prédisent un Prix Nobel de littérature, est craintive. Au Soir[1], elle déclara : « Mon combat, c’est de ne pas laisser les classes populaires dont je suis issue, c’est important de le rappeler, dériver vers Marine Le Pen. Ce serait une telle défaite politique, une telle défaite de l’intelligence… »

À ce propos, le ban et l’arrière-ban de l’extrême droite internationale et des groupes nazis, s’étaient donné rendez-vous en cette fin août à Ypres, en Flandre, à quelques pas de la France, pour y célébrer leur politique nauséabonde.

Sous la pression citoyenne, l’autorisation fut finalement refusée par des autorités, mais les hordes brunes n’en démordent pas et reviennent à l’assaut.

Hélas, trois fois hélas, il faut se rendre à l’évidence que, déçues par la social-démocratie, des couches dites populaires, surtout ouvrières, ont été séduites par les sirènes du Rassemblement National, du Vlaams Belang et autres formations aux discours racistes, xénophobes, au rejet des « autres », aux accointances avec les lobbys des armes, etc.

Il est grand temps d’agir concrètement en interpellant vos élus, ceux qui représentent encore la démocratie, de manifester publiquement votre opposition, de participer à des manifestations en ce sens, et pas seulement se contenter de liker sur Facebook, parfois sous un pseudonyme, ou une banale bannière.

D’aucuns rétorquent : « Je n’ai pas le temps, il y a le boulot, les enfants… », « Cela ne sert à rien, tous pourris… », « Je reste en dehors de la politique » …

À mon tour de leur rétorquer un proverbe arabe, mais universel : « Qui veut faire quelque chose trouve un moyen. Qui ne veut rien faire trouve une excuse. »

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Photo : prise d’écran Le Soir.

[1] 17 août 2022.

Profession et passion pour l’Océan : rencontre avec Thomas Canetti –

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Mettre en cohérence ses valeurs avec ses activités, c’est un objectif largement partagé par beaucoup d’entre nous. Y arriver est plus compliqué. Je vous invite à la rencontre d’un parcours, de celui de Thomas Canetti, fondateur de FOOD4GOOD , entreprise de distribution de produits de la mer, -poissons MSC et poissons bio,  qui a créé cette activité, reflet de ses convictions personnelles en lien  avec la volonté de contribuer à la protection de l’Océan. Un exemple d’un parcours qui fait la preuve que vous aussi vous pourriez faire de même : allier profession et passion …

A découvrir dans cette interview.

 

www.longitude181.org