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La qualité de l’eau du robinet reste à améliorer

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Près de deux millions de français paieraient pour une eau polluée !

C’est le constat dressé par l’UFC Que Choisir dans une étude sur la qualité des eaux en France.

L’analyse, publiée par l’association de consommateurs, met en évidence la non-conformité de l’eau distribuée aux consommateurs dans certaines régions.

Les polluants décelés, tels les pesticides, les nitrates, le sélénium, mettent en lumière les graves menaces que la pression agricole fait peser sur la ressource.

L’étude met l’accent sur les départements où l’eau est dégradée par une agriculture intensive.

Une partie du Bassin Parisien – l’Eure-et-Loir, le Loiret, la Seine-et-Marne et l’Yonne – ainsi que le Nord et la Champagne – le Pas-de-Calais, la Marne et l’Aube – sont particulièrement visés.

Ce phénomène n’est pas nouveau, malheureusement. L’agriculture est montrée du doigt depuis de nombreuses années. Et la situation ne semble pas s’améliorer, si l’on en croit l’UFC Que Choisir, qui constate que l’utilisation des pesticides par le monde agricole n’a pas baissé depuis 10 ans. En cause, le fait que les pollueurs ne seraient pas les payeurs. Car si l’agriculture est responsable pour 74% de la pollution aux nitrates et 90% de la pollution aux pesticides, la « facture pollution » est supportée à 90% par les consommateurs.

Ces dépenses supplémentaires dues aux pollutions agricoles représentent 7% à 12% de la facture des ménages, soit un coût de 640 millions à 1140 millions d’euros !

Ce défaut de qualité de l’eau distribuée n’a pas qu’un effet sur les portes monnaies… La santé des usagers est aussi concernée.

A ce sujet, la Direction générale de la Santé indique que le risque susceptible posé par les pesticides est une exposition sur le long terme, à des doses faibles mais répétitives, et avec des interactions entre des pesticides de différentes natures.

Cancers, troubles du système nerveux et troubles de la reproduction pourraient être générés par ces pollutions.

Pesticides, nitrates, sélénium, aluminium ou radioactivité, les différents polluants décelés, ne sont, certes pas, la généralité.

Selon l’UFC Que Choisir, 97,5% des Français ont accès tout au long de l’année à une eau de bonne qualité. Mais des carences restent encore à combler, notamment en terme de traitement des eaux, qui peut ne pas être irréprochable partout.

Les pratiques agricoles doivent aussi évoluer.

L’association de consommateur demande que des aides financières de la Politique Agricole Commune soient réservées aux modes de production s’inspirant des approches de l’agriculture intégrée et de l’agriculture biologique.

Les aides financières de la Politique Agricole Commune doivent être réorientées vers l’agriculture biologique, ou tout du moins responsable de l’environnement, et des sanctions financières dissuasives devraient également être appliquées.

Ces constats et ce combat sont aussi ceux du WWF qui tire la sonnette d’alarme. Face à la dégradation autorisée et généralisée des eaux potables distribuées, l’organisation demande

que soit développée une expertise indépendante et qu’il y ait une meilleure transparence sur les données publiques. Deux impératifs nécessaires pour répondre aux exigences sanitaires et pour rassurer la population.

Car, malgré ces dysfonctionnements, il faut rappeler que l’eau du robinet reste la plus économique et la plus respectueuse de l’environnement. A qualité équivalente, elle est jusqu’à 130 fois moins chère que l’eau en bouteille et contribue près de mille fois moins à l’effet de serre.

L’enjeu d’une eau de qualité est donc primordial, tant du point de vue du pouvoir d’achat, que de l’environnement.

Pour en savoir plus sur la qualité de l’eau que nous consommons, deux sites sont disponibles. Tout d’abord, l’UFC Que Choisir qui publie la carte de la qualité de l’eau dans votre commune… Elle vous permet de visualiser précisément la teneur en polluant desservis chez vous.

Et le WWF met à votre disposition des cartes interactives pour voir l’état des eaux et son évolution partout en France.

Les Hugo par Pierre Hugo (Éd… du Rocher) et à Bruxelles

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Un jour viendra où l’on aura plus écrit sur Victor Hugo que le poète lui-même ! ».

Que pouvait, donc, ajouter à ces multiples écrits Pierre Hugo, l’arrière-arrière-petit-fils du génial auteur dans son ouvrage « Les Hugo » publié aux Éditions du Rocher en 2007 ?

Un livre dont le contenu reprend force et vigueur à l’heure où on célèbre à Bruxelles le 150e anniversaire de la publication des « Misérables », d’où une année « Victor Hugo » dans la capitale de l’Europe où il vécut exilé, plus particulièrement à la majestueuse Grand-Place et dans ses environs.

En effet, dans son témoignage, Pierre Hugo déroule avec talent la vie et l’intimité de cinq générations d’Hugo et cela donne un ensemble d’anecdotes croustillantes, insolites, dramatiques, surprenantes, le tout formant une sorte de saga que n’aurait pas dénié Victor Hugo en personne.

Et, dans cette évocation de quelque 220 pages, on lit cette étonnante considération : que connaîtrait-on de la vie de Victor Hugo si, à son époque, le téléphone avait existé, car il n’y aurait pas autant de traces écrites ?

Juliette Drouet, la maîtresse et inspiratrice du poète durant une cinquantaine d’années, lui aurait-elle écrit ses dix-huit mille lettres ?

À Bruxelles, conférence, lecture, promenades, expositions et même plantation d’un chêne du souvenir, cet arbre étant symbole de puissance, auront lieu jusqu’en octobre.

Tout ceci donne, à nouveau, un éclairage particulier à l’illustre écrivain et, très personnellement, je ne m’en lasse pas.

Du domaine des Murmures de Carole Martinez (Gallimard)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Du domaine des Murmures », couronné par le Prix Goncourt des Lycéens, est un étrange, violent et troublant roman, mais écrit de manière raffinée par Caroline Martinez chez Gallimard.

C’est, à la fois, l’histoire terrifiante et tellement humaine d’Esclarmonde, une adolescente vivant à la fin du XIIe siècle et qui désire ardemment se consacrer à Dieu.

Néanmoins, son père, châtelain, veuf et ayant perdu plusieurs de ses enfants, décide de la marier à Lothaire, un chevalier sans foi ni loi, fils du seigneur de Montfaucon.

Le jour de ses noces, au lieu de clamer le traditionnel et obligatoire « oui », la jeune fille se tranche une oreille en pleine cérémonie nuptiale sous les yeux ébahis des invités et, même, de l’archevêque venu bénir cette union.

Alors que le sang se répand sur le dallage de l’édifice sacré, un agneau fait son apparition : « C’est un miracle ! » conclut l’ecclésiastique en voyant l’animal se diriger vers Esclarmonde. Une attitude prise comme une sorte d’accord céleste à la volonté de ne s’unir qu’au Christ.

Une Esclarmonde qui va jusqu’à réclamer d’être recluse et, ainsi, terminer son existence en communion avec Dieu, quand bien même elle a été violée avant de rejoindre son « reclusoir » où une tombe a été creusée à ses dimensions.

Mais, dans sa retraite située près du chœur d’une chapelle, elle n’est pas seule. Elle suit les offices par un petit orifice donnant dans la nef et elle reçoit beaucoup de confidences de gens qui l’implorent de prier pour leur salut, entre autres des pèlerins en route vers Compostelle.

Elle est là, posée comme une borne à la croisée des mondes, explique l’auteure.

Et puis, cela bouge dans le ventre d’Esclarmonde et, croyez-moi, on sort sérieusement « secoué » par la lecture de pareil ouvrage ! Mais, tout le monde arrivera-t-il au bout de ce récit dantesque ?

Eco mobilité : Tallinn roule gratis !

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C’est une première pour une capitale européenne : la gratuité des transports en commun !

C’est Tallinnqui est à la pointe dans ce domaine. A partir de janvier 2013, les transports seront totalement gratuits dans la capitale estonienne…

C’est le maire de la ville qui en a fait l’annonce après que les trois quarts des habitants se soient prononcés en faveur de la mesure par referendum.

Edgar Savisaar, premier magistrat de la ville, s’est félicité du succès de sa proposition qui ferait de Tallinn, selon lui, « le vaisseau amiral du mouvement vert en Europe ».

Selon lui, la mesure permettra de rendre l’air plus respirable en ville et ainsi mieux protéger l’environnement dans la métropole, destination touristique phare du nord de l’Europe, très prisée des russes ou des finlandais notamment.

Les 416000 habitants de Tallinn, et tous les touristes, vont ainsi pouvoir profiter allègrement des bus et tramway et ainsi délaisser petit à petit leur voiture. Avec la gratuité des transports, la ville espère désengorger le centre ville et faire baisser le taux de CO2 de la capitale.

Cette mesure fait face, bien évidemment au flot de critiques de l’opposition municipale qui y voit un geste politique… Le maire émargeant au parti du centre, opposant actuel au gouvernement estonien, il n’échappe pas à la suspicion.

Les reproches formulés sont d’ordre économique… Actuellement, le coût des transports publics à Tallin est couvert à 33 % par la vente des billets. La ville serait « l’une des plus riches communes du monde […] et ses rues sont jalonnés de nids-de-poule », selon Valdo Randpere, vice-président du Parti réformiste estonien.

(Ce qui reste à démontrer – NDLR).

Le referendum, quant à lui, n’aurait déplacé qu’un cinquième de la population… Ce ne serait donc au final que 68000 habitants, soit un peu plus de 16%, qui auraient donné leur aval pour cette gratuité.

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© miyamoto jourgensen / Flickr

Cela dit, la mesure reste assez exceptionnelle à cette échelle pour être signalée. Jusqu’à présent, les villes ayant franchi le cap étaient de moindre importance.

En France, par exemple, on peut citer Châteauroux, en 2001, Castres en 2008 ou Aubagne en 2009, à avoir instauré la gratuité sans y avoir renoncé, pour l’instant.

Certaines l’ont même fait depuis bien plus longtemps… Compiègne, dans l’Oise, l’a lancé il y a 30 ans ! Partout où cela a été expérimenté, la fréquentation a augmenté, voir explosé…

Avec Tallinn, la gratuité des transports prend un nouveau cap… Si l’expérience s’avère concluante, en termes de fréquentation, de fluidité du trafic, et économiquement viable, on peut espérer que d’autres villes européennes de même importance se lancent dans l’aventure…

Quelle capitale osera proposer ce choix ? Alors qu’en France, ce sont plutôt les vélos et voitures en libre service qui ont le vent en poupe, la gratuité des transports, partielle ou totale, pourrait être une mesure complémentaire… une offre en plus qui bénéficierait à chacun… citadins ou banlieusards… à condition que l’offre soit à la hauteur, les dessertes améliorées, le réseau densifié et les horaires respectés…

Sans attendre cette chimère – souhaitable – de la gratuité, la baisse des tarifs du ticket serait déjà une réflexion à mener, que ce soit à Paris ou dans d’autres métropoles régionales…

Le chantier de l’éco-mobilité reste ouvert, et les impacts de la mesure estonienne à observer de près…

Dans l’atelier des bâtisseurs de cathédrales d’Andrew Fabriel (MdV)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Il y en a du travail de la pierre brute à la pierre taillée, mais sans la pierre brute rien ne pourrait se concevoir !

Voici, donc, en quelques mots le résumé de l’ouvrage « Dans l’atelier des bâtisseurs de cathédrales » d’Andrew Fabriel, publié à MdV.

Mais, au-delà de cette première considération, il y a l’approche « lumineuse », c’est le cas de le dire, de l’auteur au sujet des « Loups passants », ces membres d’une confrérie initiatique qui firent s’exclamer le sculpteur Auguste Rodin : « La vérité, c’était Reims, c’était Soissons, c’était Chartres… », en d’autres termes, la prodigieuse épopée des bâtisseurs de cathédrales.

Au fil de seize chapitres aux titres évocateurs (« Un chemin de lumière », « L’enseignement des étoiles », « La communauté d’esprit », « Au cœur de la pierre », etc.), le lecteur peut suivre les déclarations d’un Maître d’Œuvre et de plusieurs Frères, à savoir des artisans de ces chantiers exceptionnels.

Et, quand on voit la plupart des constructions contemporaines, on se dit que Frère Yann a probablement raison de déclarer que « l’art a quitté l’Occident pour céder la place à la laideur et à l’incohérence ».

Quais à Lyon, Escale à Bordeaux

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

C’est un magnifique navire baptisé « Littérature » qui, le temps d’un week-end, c’est-à-dire du 30 mars au 1er avril, va lancer ses amarres à Lyon et à Bordeaux.

Il y a, d’abord, « Quais du Polar » à Lyon, où les États-Unis seront les invités d’honneur de cette huitième édition consacrée au policier. Plusieurs spécialistes du genre ont promis le déplacement le long du Rhône, tels Michael Connelly, Thomas H. Cook, Patricia Mac Donald. Place sera aussi consacrée au cinéma, au polar dans la BD, aux mots pour écrire le suspense…

Puis, voici la dixième édition d’« Escale Livre » à Bordeaux avec, toujours pour principe, de mettre en valeur la création contemporaine et les nouveautés de la rentrée éditoriale, le tout dans une ambiance de dialogue entre les arts musicaux et théâtraux, la danse et, bien sûr, la littérature.

Avec Paris, Nancy, Brive-la-Gaillarde, Montreuil, Tournus et tant d’autres salons et foires du Livre, ceci démontre la belle vitalité de la littérature, sous toutes ses formes, qui reste, quoi qu’on en dise, une pièce majeure dans les loisirs des gens.

Indécence de Willy Deweert (DdB-Mols)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Willy Deweert (photo), auteur aux Éditions Desclée de Brouwer-Mols, est principalement connu pour être « l’inventeur du thriller mystique » avec, pour ma part, deux extraordinaires romans dont il a été question dans la présente chronique : « Le Manuscrit de Sainte-Catherine » et « Le Maître de la vigne ».

Willy Deweert nous revient avec un essai au titre en forme de cri de rage : « Indécence ». Rage face à l’homme contemporain qui salit et détruit la belle évolution du passé pour s’enfoncer dans de terrifiants dysfonctionnements mettant en péril la société : « La postmodernité, écrit-il, a facilité l’emprise sur les cœurs et les cerveaux (…), déstabilisé une collectivité qui ne tient plus que sur des pilotis vermoulus ».

Des sociétés pharmaceutiques ne vont-elles pas jusqu’à inventer des maladies « pour écouler leurs saloperies » ?

L’homme contre l’homme, en somme.

Ce constat étant établi, y a-t-il des solutions ? Un espoir de survie ?

L’auteur donne des pistes, veut provoquer une sorte de thérapie et une réelle prise en main du « destin » en faveur des générations futures.

Bien sûr, tout le monde ne sera pas d’accord avec ce qu’il dénonce et, par corollaire, avec les solutions préconisées, néanmoins, le lecteur averti devrait quand même y retrouver pas mal de situations qui le troublent, l’agacent, voire le révoltent.

« Lorsque l’Indécence atteindra son paroxysme, constate Willy Deweert, un changement en profondeur s’opérera en particulier chez les jeunes. En ce sens, les calamités futures seront un puissant stimulant puisque toutes les forces vives seront nécessaires dans la lutte pour la survie de la planète ».

Pour Willy Deweert, il n’y a qu’une seule certitude : « le monde va changer » ! Vers le « Grand silence » ?

Plusieurs chapitres nous expliquent que l’on assiste aux premières timides prises de conscience au fur et à mesure que les dysfonctionnements de la nature se produisent à intervalles de plus en plus rapprochées, que les jeunes sont les témoins d’une économie à l’agonie, d’un monde politique en pleine débandade, d’une religion en charpie, alors que « l’indécence de l’enseignement à courte vue est flagrante ».

Tout au long de cet essai, on va d’étonnements en indignations, de pures informations journalistiques en analyses pointues ou surprenantes. Ainsi, le chapitre intitulé « Les jeux du cirque » est dédié à Tom Simpson, « première victime du dopage », un autre, à l’abbé Pierre, « ce vrai saint qui ne sera jamais canonisé » dit-il !

Bref, cet ouvrage sort vraiment des sentiers battus en emboîtant le pas de son auteur qui, en conclusion, clame : « La Terre ne sera pas détruite. Elle ressuscitera pour une nouvelle chance » ! Puisse-t-il avoir raison !

Lire et penser

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Du 16 au 19 mars, se tiendra à la Porte de Versailles, le traditionnel et tant attendu Salon du Livre de Paris. Ce sera sa trente-deuxième édition.

Cette année, il y aura cinq axes thématiques majeurs : la littérature japonaise, la Ville de Moscou en invitée principale, le « Livre dans la Cité », « Du livre au film » et la « Culture manga ».

Il sera, donc, question « d’exprimer, publier, écrire, lire et penser », selon les organisateurs de ce lieu de rencontres et d’échanges regroupant quelque quarante pays.

Il y aura, aussi, ces « Trésors de Livres » avec les livres anciens et modernes de collection et, bien sûr, des centaines et des centaines d’heures de dédicaces d’auteurs, parmi lesquels Éliette Abécassis, Christian Signol, Janine Boissard, Françoise Bourdin, Richard Bohringer, Jean d’Ormesson, Pierre Pelot, Philippe Delerm, Jean Teulé et, même, Nicolas Canteloup (Photo Europe1) avec « Iznogoud Président ».

Sex, Books & Rock’n’Roll

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Sex, Books & Rock’n’Roll » est le thème générique de la Foire du Livre de Bruxelles qui se déroule encore ce premier week-end de mars et lundi.

Au programme : des concerts, des rencontres, des performances… en compagnie de Marianne Faithfull, Stephan Echer, BJ Scott, entre autres.

Mais, bien entendu, le magnifique bâtiment « Tour & Taxis », situé au cœur de la capitale de l’Europe, accueille un grand nombre d’auteurs et quelques pointures de l’édition : Régine Deforges, Amélie Nothomb, Eric-Emmanuel Schmitt, Jean-Pierre Coffe, François Weyergans, enfin, on l’espère.

Tiens ! Que j’ai salué la présence d’Amélie Nothomb qui, en général, cartonne à pareille manifestation, j’ai retrouvé une phrase dans l’un de ses ouvrages, quelques mots qui caractérisent bien son œuvre : « La vérité, c’est qu’elle est morte sans mourir, puisqu’elle n’était déjà plus vivante. »

Les Forums de l’’eau : entre bien commun et marchandisation

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« Quand un bien commun est accaparé par certains, il est temps de proposer un autre monde. »

Ce bien commun, l’eau, sera, dans une quinzaine de jours au centre du Forum Alternatif Mondial de l’Eau, à Marseille.

Parce que l’eau ne doit pas être source de profit, mais source de vie, ce Forum Alternatif existe pour faire écho au Forum plus « institutionnel », le Forum Mondial de l’Eau, qui se tiendra en même temps, toujours à Marseille.

Alors que d’un coté, les politiques, acteurs privés de l’eau, et dirigeants de la planète débattront de l’avenir de l’eau et de sa gestion, de l’autre, c’est l’ensemble des mouvements de la société civile qui militent pour la préservation de la ressource qui confronteront leurs initiatives et leurs actions.

Si l’essentiel des rencontres et des conférences se tiendront du 14 au 17 mars, c’est dès le 9 que la cité phocéenne se penchera sur le sort de l’eau, bien commun de l’humanité. Une rencontre menée à l’initiative notamment de la Fondation France Libertés, aura pour thème « Eau, Planète et Peuples : pour une citoyenneté mondiale ».

Organisée au Conseil Régional Provence Alpes Côte d’Azur, cette rencontre se veut un temps de coordination et de propositions de la société civile. Elle a pour objectif de construire et de porter un message humaniste fort des organisations et réseaux de la société civile du monde entier.

C’est un temps d’échange sur la place de l’eau au centre de nos sociétés, de mise en commun des actions réalisées aux quatre coins du globe, de confrontations des succès obtenus et des difficultés rencontrées.

A noter parmi les autres temps fort de ce Forum… le Festival International du film documentaire… Un Festival qui explore la thématique universelle et transversale de l’eau et « s’avance au delà des constats fatalistes, au delà des solutions toutes faites et des imaginaires contraints. » Cinq jours de projection pour partir à la découverte de l’eau dans le monde, de son état, de ses problématiques, de son partage…

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Ce Forum Alternatif défend la notion d’eau, bien commun de l’humanité, qui doit être hors de toute marchandisation. Il s’oppose en cela au Forum Mondial organisé par le Conseil Mondial de l’Eau, la ville de Marseille et le gouvernement français. Tous les trois ans, ce rendez-vous tente de résoudre les problématiques d’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Mais il concentre de plus en plus de critiques des acteurs associatifs et des organisations non gouvernementales.

De nombreuses voix soulignent l’échec de la démarche et l’emprise des grandes multinationales de l’eau sur l’esprit du Forum, et sur ses orientations.

Selon le journaliste Marc Laimé, « l’eau est en manque de démocratie ». Sur son blog « Les carnets d’eau« , sur le Monde diplomatique.net, il souligne « l’échec patent de la libéralisation des services hydriques, engagée à l’orée des années 1990. Les partenariats public-privé, signés par Veolia et Suez avec des collectivités locales des cinq continents n’ont pas tenu leurs promesses. »

Ce grand raout médiatique, toujours selon Marc Laimé, serait « piloté depuis l’Elysée, pour sauver Véolia, fortement endetté, et Suez, qui peine à s’implanter dans plusieurs grandes villes du monde. » Un patriotisme économique qui fait passer au second plan les vrais enjeux de ce genre de rencontres.

D’où la nécessité d’une autre démarche face à la « pensée unique des marchands d’eau », plus citoyenne, privilégiant « l’échange d’expériences, l’écoute réciproque, la confrontation d’idées, et la pluralité des voix ».

Le billet de Marc Laimé consacré à ces deux forums est à lire dans son intégralité sur le blog [« Carnets d’eau » du Monde Diplo>http://blog.mondediplo.net/2012-02-07-Marseille-2012-l-eau-a-besoin-de-democratie].