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Les collectivités économes en énergie : les 18 lauréats du label « Energies d’avenir »

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18 collectivités viennent d’être labellisées Energies d’avenir. Remis à l’occasion du dernier Salon des Maires de France, ce label récompense le volontarisme des élus locaux dans leur politique énergétique.

Cette distinction permet aux collectivités de communiquer et de sensibiliser les citoyens sur les moyens et les enjeux d’une bonne maitrise de l’énergie.

Le label a été lancé en 2007 à l’initiative de l’Office français de la Fondation pour l’Education à l’Environnement, un organisme créé en 1981 par des experts du Conseil de l’Europe. Cette fondation est à l’origine notamment du programme Pavillon bleu, qui distingue chaque année les plages et ports de plaisance ayant une qualité environnementale exemplaire. Elle est également l’initiatrice du label La clef verte qui récompense les hébergements respectueux de l’environnement et des ressources naturelles.

Parce que la planète n’est pas extensible, que le climat se dérègle, il y a une nécessité de redéfinir la place de l’énergie dans la vie de chaque collectivité : consommer moins et mieux, pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre ; produire localement et développer les énergies renouvelables, pour réduire sa dépendance et sa facture énergétique.

Si la responsabilité de ces mesures est collective, les communes ou groupement de communes, responsables de 12% des émissions de gaz à effet de serre, peuvent sensibiliser et mobiliser les acteurs locaux, en démontrant l’intérêt économique et écologique d’agir concrètement, et en disséminant les bonnes pratiques jusque dans la sphère privée des citoyens.

Pour parvenir à ces objectifs, le label Energies d’avenir propose ainsi une démarche en 5 étapes, de l’éducation au développement durable, à la mise en œuvre concrète, dans 10 domaines d’actions, qui vont de l’organisation générale de l’administration, à la gestion de l’eau, en passant par les transports, l’éclairage public ou la politique d’urbanisme.

11 communes s’étaient vues distinguées lors de la première édition en 2009. Il y en avait 17 l’an dernier. Et ce sont donc 18 collectivités qui ont obtenu le label cette année : 15 communes et 3 communautés de communes.

La carte de France des lauréats Energies d’avenir 2011

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Le village de Belcaire, dans l’Aude, 450 habitants, a ainsi créé une chaufferie collective et un réseau de chaleur enterré au Bois Energie. Un groupe scolaire a été équipé de panneaux photovoltaïques, et tous les bâtiments publics ont eu droit à une rénovation thermique. Une attention particulière a aussi été portée sur les espaces verts où des massifs de plantes vivaces ont été privilégiés, et la plantation de fleurs annuelles a été abandonnée.

Autre lieu, autre dimension : Venelles, dans les Bouches du Rhône, 8300 habitants. La commune a déjà remplacé ¼ de son parc de véhicules par des voitures hybrides ou électriques et va mettre en place des vélos électriques en partage. La gestion de l’eau fait partie des priorités avec une attention particulière à toutes les fuites d’eau détectables sur le réseau public. Venelles s’est aussi équipée d’une centrale photovoltaïque qui produit 13600 kwh/an.

En Seine Maritime, Le Havre, avec ses 181000 habitants, est la plus grosse commune récompensée cette année. Tri des papiers ; utilisation de produits recyclés ; traque des fuites d’eau ; panneaux photovoltaïques sur l’Hôtel de Ville ; réalisation d’une installation géothermique pour une piscine ; gestion différenciée des espaces verts ; construction d’un « Grand Stade » à énergie positive… Les projets réalisés ou à venir ne manquent pas ici, comme dans chacune des communes récompensées.

18 collectivités seulement, mais qui sont aussi distinguées pour être des vitrines… des laboratoires vivants… des exemples à suivre pour toutes les communes désireuses d’accentuer leurs actions. Une boite à idée qui ne demande qu’à s’enrichir et à être partagée.

Tous les lauréats de cette troisième édition des trophées Energies d’avenir, toutes les initiatives développées un partout en France, sont à retrouver sur le site du label Energies d’avenir.

Les Français sensibles aux enjeux écologiques de l’’eau

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Quel regard portent les Français sur l’eau ? C’est l’objet du tout premier baromètre d’opinion dressé par l’institut IFOP pour le Ministère du développement durable et les Agences de l’eau.

Ce nouvel outil, présenté lors du Congrès de Maires de France, permettra de recueillir chaque année le ressenti des français sur la gestion de la ressource.

Ce premier baromètre montre l’intérêt et les attentes fortes des français pour la préservation des ressources en eau et des milieux aquatiques.

Bien avant la question du prix de l’eau, quatre enjeux écologiques majeurs sont placés en tête des préoccupations. Une bonne gestion de l’eau de la planète, la préservation de tous les milieux aquatiques, la qualité de l’eau du robinet, et la réduction de la pollution de l’eau des rivières.

Les Français établissent une relation directe entre les activités humaines, la dégradation des milieux aquatiques et les risques liés à l’eau. Ils pointent ainsi les pesticides utilisés dans les champs et dans nos jardins, responsables, selon eux, des trois quart des dégradations. Les produits dangereux, utilisés en bricolage et jardinage sont aussi mis en cause.

Les constructions dans les zones à risques ainsi que l’urbanisation et l’imperméabilisation des sols sont à leurs yeux les principales causes d’inondation.

Contre ces nuisances, les grands remèdes plébiscités sont en particulier de traiter les eaux usées et de réduire les substances dangereuses. Mais il faut aussi mieux gérer les usages de l’eau, et mieux gérer les eaux de pluie en ville. Au-delà de ces aspects pratiques, les cours d’eau font aussi l’objet de l’attention des Français qui estiment qu’il faut réduire les obstacles sur les cours d’eau et redonner à la rivière son cours naturel.

Dans ce baromètre, le lien entre l’eau potable et la qualité des ressources en eau dans le milieu naturel n’est pas véritablement fait. Ainsi, les Français sont fortement préoccupés par la qualité de l’eau potable mais nettement moins par l’état des rivières, des lacs et du littoral.

De cette étude ressort également la bonne confiance faite aux maires et présidents d’intercommunalités en matière de gestion de l’eau. D’ailleurs, à 74%, les Français sont majoritairement satisfaits de la gestion de l’eau dans leur région.

Une confiance qui incite nos concitoyens à souscrire aux solutions novatrices qui sont proposées : entretien des espaces verts sans pesticides, effacement de barrages ou modification d’un méandre d’une rivière. Les Français sont également prêts à modifier leurs habitudes personnelles en limitant leur consommation d’eau ou en achetant des produits bios.

A noter également qu’au-delà de la sphère franco-française, 70% des sondés approuvent les actions de solidarité Nord-Sud des agences de l’eau et des collectivités.

Forts des résultats de cette première enquête, les élus, investis des dossiers environnementaux, doivent pouvoir impulser des changements de pratiques dans leur commune et sur leur territoire.

Ce baromètre d’opinion des Français sur l’eau, qui est appelé à être publié chaque année, est à retrouver en intégralité sur le site des Agences de l’eau.

La Fondation France Libertés fête ses 25 ans

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Cela fait tout juste 25 ans que la Fondation France Liberté a été créée. 25 ans que Danielle Mitterrand, sa Présidente, s’est engagée pour une humanité plus solidaire, où le droit de chaque peuple serait reconnu, où les véritables richesses seraient redéfinies, où l’eau serait accessible à tous.

Des valeurs essentielles qui sont, plus que jamais à défendre dans un monde où, comme le souligne Danielle Mitterrand, « le capitalisme se fissure et se détruit lui-même, victime de sa démesure totalitaire et de son mépris pour les valeurs humaines non marchandes. »

Un capitalisme finissant entrainant derrière lui l’ensemble de l’humanité.

L’eau, bien commun de l’humanité, c’est donc l’une des priorités de la Fondation.

Un accès à l’eau pour tous, comme un droit fondamental et inaliénable de l’homme.

1 milliard et demi de personnes n’ont pas accès à l’eau potable… 2,6 milliards n’ont pas accès à un réseau d’assainissement… Et selon le rapport Progrès en matière d’assainissement et d’alimentation en eau de l’UNICEF et de l’OMS de 2010, 1,8 millions de personnes meurent chaque année (dont 1,1 million d’enfants) en raison de maladies liées à une eau insalubre.

Partant de ce constat de l’inégal accès à l’eau, la Fondation France Liberté mène campagne pour proclamer un droit de l’eau… Une eau libre, une eau potable, et une eau gratuite…

Une eau libre, parce que l’eau est une ressource vitale, au mêle titre que l’air. Elle ne peut donc être la propriété de quiconque, ni même être assimilée à une marchandise. France Liberté estime donc qu’elle doit être considérée comme un bien commun, patrimoine de l’humanité, accessible à tous.

Le droit à une eau potable, parce que la pollution est l’une des causes principales du non accès de certaines populations à la ressource vitale. Pollution dans les pays en voie de développement, mais aussi plus près de chez nous, en France ou en Europe, où malgré les traitements et retraitements, l’eau qui coule des robinets de certaines régions reste impropre à la consommation.

Le droit à une eau gratuite, parce que c’est parfois par manque de moyens que des personnes n’y ont pas accès. Les coûts de traitements et de distributions sont importants et ce service se paye.

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© France Libertés

Pour instaurer ce droit à l’eau, la Fondation fait donc des propositions.

En premier lieu, il s’agit d’inscrire le droit d’accès à l’eau potable dans toutes les constitutions des pays du monde, et à fortiori dans la constitution européenne ainsi que dans la Déclaration Universelle des droits de l’homme.

Ensuite, les services liés à l’eau, distribution et assainissement, doivent être assurés et financés par la collectivité et ce dans l’intérêt de tous.

L’eau ne doit plus faire l’objet d’une marchandisation, mais sa gestion doit rester un service public, essentiel pour le quotidien de chacun, et ne peut faire l’objet de profit.

Il faut ensuite mettre en place des politiques qui mettront fin, à long terme, à toute forme de pollution. La fondation propose pour cela que 1% du budget annuel de l’armement mondial soit prélevé, chaque année, pendant 15 ans afin de financer un programme d’assainissement offrant l’accès à l’eau potable là où les infrastructures sont insuffisantes.

Enfin, l’eau étant un élément constitutif de la vie, France Liberté propose que toute personne puisse bénéficier gratuitement de 40 litres d’eau potable par jour. Une quantité jugée nécessaire pour vivre, quelque soient les niveaux socio économiques…

La Fondation France Liberté agit concrètement sur le terrain en apportant son soutien à des projets innovants portés par les populations locales dans les pays du Sud.

Et avec son action « Porteurs d’eau », elle mène aussi campagne pour que soit reconnu l’accès à l’eau potable pour tous comme un droit de l’homme inaliénable.

25 ans après sa création, les raisons d’être de la Fondation France Liberté restent toujours valables.

Danielle Mitterrand la porte avec force et détermination… Et comme elle le souligne, « la Fondation reste un maillon actif d’un réseau mondial qui aspire à organiser l’alternative à la mondialisation du commerce et de la finance pour une société qui donne toutes ses chances à la vie. »

 

Vidéo France Libertés

Marchons vers l’école…!

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Renverser la logique du “tout automobile” au profit de modes de déplacements doux, c’est le principe de l’éco mobilité scolaire, une idée défendue par l’ADEME, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie…

Marche à pied, vélo, transports en commun… ces alternatives à la voiture peuvent redonner de la qualité de vie aux quartiers. En modifiant nos déplacements quotidiens entre le domicile et l’école de nos enfants, notre dépendance à l’automobile se voit ainsi un peu réduite.

En évitant d’avoir recours systématiquement à la voiture pour les trajets scolaires, nous agissons sur l’encombrement des abords des écoles, sur l’insécurité routière qui règne parfois dans ce périmètre, et diminuons de fait la pollution inhérente aux embouteillages matinaux des entrées d’école.

L’opération internationale « Marchons vers l’école », qui à lieu chaque année en octobre, offre l’occasion d’initier une démarche d’éco mobilité scolaire dans chaque école, avec les enfants. Ces journées de mobilisation invitent parents, enseignants et enfants à rejoindre l’école, seuls ou en groupe, à pied, à vélo, en car, en covoiturage…

Ce n’est pas une énième semaine imaginée comme une mode surfant sur la vague écolo… Marchons vers l’école puise ses racines d’une initiative danoise, datant de 1976 !

A l’époque, l’opération « Aller-retour sécuritaire pour l’école », vise alors à diminuer le nombre d’enfants victimes d’accidents de la circulation. Elle fait appel à des bénévoles pour accompagner les enfants.

15 ans plus tard, c’est le « walking bus », l’autobus pédestre, qui nait dans un coin d’Australie… Ce qui deviendra bien plus tard chez nous le « pédibus », essaime alors un peu partout… jusqu’à débarquer sur le continent américain où la première journée « I walk to school » (Je marche vers l’école) voit le jour à Chicago en 1997.

1 an plus tard, 16000 canadiens rejoignent l’opération…

Et c’est en l’an 2000 qu’a lieu la première journée internationale « I walk to school » en rassemblant 2,5 millions de piétons !

Aller à l’école à pied réduit la pollution, la circulation et a un impact positif sur la santé et la concentration des enfants…

Des écoliers qui marchent ou qui pédalent pour se rendre à l’école arrivent à l’heure et détendus. L’exercice favorise leur concentration et leur disponibilité intellectuelle.

Et en abandonnant la voiture matin et soir, ils sont moins directement exposés aux concentrations de polluants, très élevés dans les véhicules et aux abords des écoles.

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L’éco mobilité scolaire, qui nécessite l’implication des parents, des enseignants et des collectivités, favorise aussi les rencontres, la convivialité et la solidarité.

C’est aussi l’occasion pour les enseignants d’intégrer à leur programme des problématiques de développement durable et de faire réfléchir les élèves sur la protection de l’environnement.

En initiant les enfants très tôt aux différents enjeux liés à l’éco mobilité scolaire, ce sont leurs habitudes de déplacements qui seront durablement modifiées.

« Marchons vers l’école », c’est donc par exemple le pédibus, qui dans certaines communes, effectue le ramassage scolaire d’un certain nombre d’enfants, une ou plusieurs fois par jour… un jour par semaine ou tous les jours selon les cas… Des arrêts disposés judicieusement permettent de récupérer les enfants inscrits. Ce sont des parents d’élèves ou des bénévoles qui assurent le ramassage au fur et à mesure de l’avancée de la petite caravane d’enfants.

Plus qu’une mode écolo, l’opération « Marchons vers l’école » réunit aujourd’hui plus de 40 pays et près de 4 millions d’enfants, marchant tous ensemble vers et pour une planète en meilleure santé !

Pour en savoir plus sur cette opération Marchons pour l’école, rendez-vous sur le site de l’ADEME ou sur les pages dédiés des délégations régionales de l’agence…

Préserver la nuit

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Pour la troisième année consécutive, l’Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturnes (ANPCEN) organise le concours « Villes et villages étoilés ». Une initiative qui vise à promouvoir la qualité de la nuit et à réduire la pollution lumineuse dans chaque commune française.

La France compte 9 millions de lampadaires. 9 millions de points lumineux qui éclairent l’espace public chaque nuit. Ils consomment quotidiennement l’énergie produite par une centrale nucléaire.

Partout, en France, mais aussi dans tous les pays dit développés, les nuits ne sont plus que parcellaires. A Paris, la Tour Eiffel s’illumine chaque nuit de 30.000 ampoules chaque heure. Dans le quartier de la Défense, à l’ouest de Paris, les tours sont éclairées toute la nuit.

Les rues, les autoroutes, les places publiques et les monuments scintillent de mille feux.

Décorer, rassurer, sécuriser, cette débauche de lumière a un coût : 732 millions d’euros annuels. A l’échelle d’une commune, l’éclairage public représente environ 23% du budget de la collectivité.

Vu du ciel, le planisphère est clairement divisé en deux. L’hémisphère Nord, et particulièrement en Europe et en Amérique du Nord, c’est un amas lumineux très dense qui rayonne dans la nuit. En 1970, un homme lancé dans l’espace n’aurait vu qu’une planète plongée dans la quasi obscurité.

C’est l’un des effets pervers de notre société moderne. En 40 ans, les éclairages des villes se sont démultipliés, déraisonnablement… La nuit n’existe plus… Ou presque. Et avec elle, c’est tout l’environnement qui en est perturbé.

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© www.hubertreeves.info

Car depuis la nuit des temps, la vie terrestre est rythmée par l’alternance du jour et de la nuit. En moins de cinquante ans l’homme aura bouleversé cette alternance par une utilisation anarchique et disproportionnée des éclairages publics.

Si les astronomes sont les premiers à se plaindre de cette pollution qui perturbe leur travail, la faune et les écosystèmes sont aussi chamboulés.

Les oiseaux migrateurs qui se déplacent la nuit, en viennent à confondre les points lumineux avec les étoiles. Ils finissent parfois leur vol dans les immeubles ou les baies vitrées des tours de nos villes.

Les insectes, qui représentent 80% des espèces animales paient également un très lourd tribu à l’éclairage artificiel. En une nuit, chaque lampadaire allumé attire 150 insectes qui viennent se griller sur les ampoules ou deviennent des proies aisées pour des prédateurs.

L’éclairage artificiel représente la seconde cause de mortalité des papillons nocturnes. On dénombre environ 4500 espèces de papillons nocturnes contre 260 espèces diurnes : l’impact sur la diversité n’est donc pas anecdotique.

Autre conséquence sur ce trop plein de lumière : la sécurité des personnes et les accidents routiers.

Un éclairage mal conçu et surpuissant peut donner une sensation de sécurité sans pour autant la garantir. Plusieurs études sérieuses ont permis de vérifier qu’on ne pouvait pas démontrer les effets sécuritaires de l’éclairage. 80% des cambriolages ou des vols avec agression a lieu en plein jour.

Sur la route, l’éclairage n’est pas un gage de sécurité non plus. Au contraire la diminution progressive de la luminosité peut inciter au ralentissement. Les passages piétons, ronds points, carrefours dont l’éclairage est isolé sont mieux perçus que noyés dans un halo lumineux continu.

Des solutions alternatives existent pourtant. Il faut repenser l’éclairage de nos villes, adapter les matériels, développer les systèmes de détection… Ces solutions sont de plus rentables car rapidement remboursées par les économies d’énergie. Mais leur mise en place nécessite une prise de conscience du problème par la population et ses élus.

C’est donc pour inciter des aménagements innovants en matière d’éclairage public que le concours 2011 des « Villes et villages étoilés » est lancé. L’an dernier se sont 64 communes qui ont été labellisées pour leurs efforts en faveur d’une meilleure qualité de la nuit et leur réduction de la pollution lumineuse

Tous les détails de l’opération sont à retrouver sur le site de l’Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturnes (ANPCEN).

« L’environnement nocturne est un enjeu de développement durable; il peut et doit être préservé, y compris pour des raisons éthiques et esthétiques. »

Les juniors du développement durable : des écoles éco-citoyennes à Bordeaux

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Cela fait maintenant 10 ans que la CUB, la Communauté Urbaine de Bordeaux, accompagne les écoles de son territoire dans des projets concrets de développement durable. Un travail qui concerne tous les élèves des écoles, mais aussi les établissements accueillant des enfants souffrant d’un handicap.

Les 27 communes de la communauté urbaine bénéficient ainsi du dispositif baptisé « Les Juniors du Développement Durable ». Un programme qui se décline en trois grands types d’actions.

Des actions de sensibilisation sont ainsi proposées à toutes les classes. Il peut s’agir d’une visite d’un centre de tri, d’une usine d’incinération ou de traitement de l’eau… mais aussi d’une découverte de la Maison de l’Eau ou d’un parcours sur le thème des transports en commun ou de la qualité de l’air.

Les élèves peuvent aussi visiter le Marché d’Intérêt National et rencontrer des professionnels de l’alimentation pour découvrir les aspects sanitaires et économiques de la nutrition ainsi que le marché du frais.

Plus nature, un parcours axé sur l’observation et la compréhension des différents paysages est également proposé. Les élèves découvrent comment la Garonne a façonné la campagne bordelaise, ainsi que la part de l’intervention humaine dans la transformation de ces paysages.

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gérer ses déchets / © Juniors du développement durable

Autre actions proposées par « Les Juniors du Développement Durable » : des actions de projet. Il s’agit là pour les classes de monter eux-mêmes un programme autour du développement durable qui débouchera sur une réalisation concrète pendant l’année scolaire. L’action peut toucher à la biodiversité, à l’eau, ou encore être un travail autour des déchets, de l’aménagement d’un jardin, ou encore être en lien avec la ville elle-même.

C’est ainsi que des écoles ont déjà mené des réflexions sur leur environnement sonore… D’autres ont travaillé sur la qualité de l’air et son implication dans des champs tels que la musique, le domaine de la langue ou les arts visuels.

Une autre équipe enseignante s’est donné comme but de sensibiliser les enfants aux économies d’énergie et à la défense de l’environnement à travers l’utilisation pratique de l’énergie solaire. Un travail qui leur a permis de construire un four solaire, mais aussi d’échanger avec une école du Sénégal. L’occasion pour les enfants d’être sensibilisés à la manière de consommer l’énergie dans certaines régions d’Afrique en comparaison avec notre société.

Comment mieux se déplacer en ville a également été le travail d’une école de la région bordelaise. En faisant prendre conscience aux élèves de l’intérêt de limiter les déplacements utilisant des énergies polluantes, les classes ont élaboré un plan de déplacements autour de l’école en tenant compte des réflexions des élèves. Energie, pollution, éco-mobilité sont ainsi des concepts intégrés à la réflexion de ces jeunes écoliers.

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préserver l’eau / © Juniors du développement durable

Pour cette rentrée 2011-2012, un autre axe de travail est proposé : « Les Juniors philosophent ». L’objectif n’est pas d’intégrer la philosophie aux enseignements du primaire sur le modèle du lycée… Pas du tout… L’idée est plutôt de prendre appui sur les expériences d’ateliers à visée philosophique développées notamment ces dernières années à l’étranger et en France, pour proposer un mode de réflexion et de questionnement original à de jeunes enfants. Les démarches proposées seront adaptées aux âges des enfants pour les aider dans leur cheminement intellectuel.

Pour ces actions plus philosophiques, comme pour celles plus concrètes liées au développement durable, les équipes enseignantes bénéficient de l’appui d’intervenants spécialisés pour prendre en charge tout ou partie des projets envisagés.



Eco-mobilité, éco-construction, éco-consommation, écosystème, écocitoyenneté…
des thématiques intégrées à la pédagogie de bon nombre d’établissements scolaires de la communauté urbaine de Bordeaux grâce donc à ces « Juniors du Développement Durable » dont ont bénéficié l’an dernier plus de 12000 écoliers girondins.

Pour découvrir en détail les actions proposées ou pour vous lancer dans ces démarches « éco-pédagogiques », rendez-vous sur le site des Juniors du Développement Durable.

Semaine Européenne de la Mobilité

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Covoiturage, marche à pied, vélo, autopartage, ou transports en commun… Nos déplacements urbains prennent aujourd’hui des formes de plus en plus variées, plus économique et moins polluantes… Les alternatives au « tout voiture » existent. Et elles méritent d’être célébrées.

C’est tout l’enjeu de la « Semaine Européenne de la Mobilité » qui se tiendra du 16 au 22 septembre. L’occasion, pour tous, de réfléchir aux modes de transports les plus adaptés à chacun de nos trajets.

Nous sommes plusieurs dizaines de millions à nous déplacer chaque jour pour nous rendre au travail, à l’école, faire nos courses, rendre visite à des amis. Nous passons de plus en plus de temps dans les transports.

En moyenne, il nous faut 27 minutes par jour pour nous rendre à notre travail. Mais nous sommes 1 sur 5 à subir plus d’une heure et demi de trajet aller… Et autant le soir. Et l’étalement urbain a aggravé ce phénomène au fil des décennies.

La question de la mobilité urbaine est donc l’un des grands enjeux environnementaux actuels. En France, le secteur des transports est fortement responsable de l’accroissement de la consommation d’énergie, des émissions de polluants et de gaz à effet de serre.

Il y a donc matière à se pencher sur la question de nos déplacements quotidiens.

Durant cette Semaine Européenne de la Mobilité, collectivités locales, réseaux de transports, entreprises, services publics, associations, et établissements scolaires vont organiser de nombreuses manifestations dans toute la France pour promouvoir ces modes de transports « doux ».

Mille et une façons de bouger autrement seront à découvrir, ou redécouvrir un peu partout en France…

La marche à pied et le vélo ont le vent en poupe !

Deux alternatives pour les trajets cours qui n’émettent aucun gaz à effet de serre…. Et qui s’avèrent en plus bon pour la santé…

Mais pas toujours facile de se frayer un chemin au milieu des voitures… Pistes cyclables, vélo en libre services, zones 30 sont autant de d’aménagements qui se développent un peu partout…

Le vélo gagne un peu de terrain chaque jour… Avec 3 millions de vélos vendus chaque année, la France compte aujourd’hui 5 vélos pour 100 habitants, et 32 systèmes de vélos en libre service fonctionnent sur le territoire…

On partage le vélo… mais aussi la voiture… !

L’auto partage prend doucement son essor… Plus économique et écologique que la voiture individuelle, la voiture partagée remplace entre quatre et huit voitures privées. Ce qui permet d’économiser jusqu’à 1,2 tonnes de CO2 par usager, soit à peu près 60 % de ce que l’on rejette en moyenne par an en se déplaçant !

Voiture toujours mais coté coopération… Le covoiturage, apparu dans les années 80, connaît un essor important avec la prise de conscience environnementale et la crise économique… Déplacement alternatif, écologique, social et au coût moindre, il concerne environ 3 millions de personnes actuellement. Plus de 200 services de covoiturages existent en France….

La convivialité au service de la planète et du porte-monnaie…



Le transport collectif, au développement chaotique dans certaines régions, mais à la pointe de l’innovation ailleurs, reste le chantier le plus lourd à développer…

L’Etat a mis en orbite un programme de développement des transports en commun en site propre pour 2013. L’objectif étant de réduire de 20% les émissions de CO2 du secteur des transports à l’horizon 2020.

1800 km de nouvelles voies devraient être mise en service en 15 ans.

Transports à la demande, éco-conduite, véhicule propre ou éducation, les manifestations organisées sur tout le territoire couvrent un large éventail de thèmes… à découvrir en détail sur le site de la Semaine Européenne de la Mobilité.

Une rentrée scolaire écolo

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Tout doucement, les vacances tirent à leurs fins… Il va falloir penser à rentrer… Et pour les plus jeunes, commencer à se mettre en jambes pour reprendre le chemin des salles de classes…

Et qui dit rentrée scolaire, dit cartable et fournitures scolaires… Des fournitures qui, on le sait, sont des véritables produits de consommation courante… Mais qui peuvent aussi ne pas être totalement inoffensives… Elles peuvent contenir des produits nocifs pour la santé et pour l’environnement… Solvants, métaux lourds ou encore conservateurs peuvent entrer dans la composition des cartables, cahiers et autres stylos…

Selon [l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur>http://www.air-interieur.org/oqai.aspx], les études menées sur la pollution de l’air dans les écoles montrent que la concentration des polluants est généralement plus importante dans les classes qu’à l’extérieur. Et cette mauvaise qualité de l’air intérieur peut influencer la santé des occupants, enfants comme enseignants : maux de tête, irritation des voies respiratoires, des yeux, ou de la peau.

Les conséquences peuvent être de l’inattention, un état de somnolence, ou à l’inverse une hyperactivité.

Les responsables de cet air vicié : tous les outils utilisés dans les salles de classes, du cartable au tableau, en passant par la gomme ou les feutres…

En nous interrogeant sur nos choix d’achats, nous prenons conscience de notre responsabilité d’acheteur et de notre pouvoir de choix ! Il faut donc définir nos critères d’achat, et dans l’offre commerciale existante, repérer les signes, les logos, les arguments, qui ont une légitimité environnementale ou sociale et qui garantissent l’effet recherché.

Difficile toutefois de s’y retrouver lors de l’incontournable corvée des courses de rentrée… Dans la jungle des rayonnages des supermarchés, liste des fournitures en main, ce n’est pas forcément les détails des produits contenus dans nos achats que nous regardons en priorité…

Alors pour faire le choix de fournitures éco-responsables, c’est le Conseil Général de Gironde qui nous vient en aide cette année, en partenariat avec l’ADEME… Depuis 2007, il mène des campagnes de sensibilisation pour favoriser des pratiques d’achat, saines et durables.

Et dans le cadre de son Agenda 21 local, le département édite cette année un guide pratique pour réaliser ses achats de rentrée en privilégiant les produits préservant la santé et l’environnement.

Des colles sans solvants, des stylos en plastique recyclé, des surligneurs sans vernis, des gommes sans PVC, des peintures à l’eau… les alternatives aux produits classiques existent.

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Pour les cahiers, le choix se portera sur les modèles à spirale ou brochés en évitant soigneusement les cahiers collés. Les stylos seront en bois certifié « gestion durable des forêts », tout comme les crayons… Les feutres seront à l’eau et sans parfum…

La règle, le taille-crayon et le petit matériel seront sans chlore, en métal, en bois, ou en plastique recyclé…

Enfin le cartable sera aussi soigneusement sélectionné… Résistant et confortable, il devra lui aussi ne pas comporter de matières toxiques… De plus, en le choisissant robuste, il pourra être utilisé plusieurs années et ainsi économiser de l’argent et de la matière…

Pour mieux se repérer dans les allées des supermarchés, il faudra suivre les labels officiels. Ils garantissent la qualité du produit et son impact environnemental minimum. Ils limitent aussi l’utilisation de produits toxiques pour l’environnement et la santé…

Attention enfin aux offres promotionnelles alléchantes ou les modèles fantaisie, la plupart du temps guère compatible avec le souci environnemental.

Ces différents choix écolo responsables permettront de composer un cartable sain pour l’air ambiant comme pour la santé des enfants… Et si l’on y rajoute un peu de vigilance sur le poids de ce cartable, en collaboration avec le corps enseignant, c’est le dos des élèves qui sera également préservé.

Economiser l’’eau : des habitudes à prendre pour faire face aux enjeux de demain

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Réduire sa consommation d’eau en modifiant un peu ses pratiques domestiques quotidiennes, rien de plus facile à faire. Des gestes simples, à la cuisine ou à la salle de bain, permettent d’économiser un peu sur sa facture. Le plus difficile est de transformer ces gestes en habitudes totalement intégrées.

Et comme beaucoup de bonnes résolutions, il est plus délicat de parvenir à un résultat seul alors qu’au sein d’un groupe, l’émulation peut permettre d’installer dans le temps ces réflexes citoyens.

C’est dans cette optique que s’est déroulée l’opération « Péserv’eau » menée par l’association bretonne « La Passiflore« . Durant un an, une centaine de foyers du Pays de Fougères, en Ile et Vilaine, se sont engagés sur une expérience de maitrise de leur consommation d’eau.

Un engagement longuement préparé en amont par l’association qui a déjà une longue pratique de ce genre d’opération… Une expérience similaire avait déjà été réalisée autour de la gestion des déchets…

Après un long montage financier et opérationnel, entamé en janvier 2009, les bénévoles de La Passiflore sont d’abord allé à la chasse aux volontaires afin de recruter les foyers motivés pour se lancer dans l’aventure… Un recrutement qui s’est fait sur les marchés, dans les magasins bio, ou dans les forums d’associations.

Ces foyers témoins se sont ensuite prêtés à un vaste « remue-méninge » afin d’établir un catalogue de gestes et d’idées efficaces pour économiser et préserver la qualité de l’eau à la maison. Une étape essentielle pour qu’ils s’approprient totalement l’expérience.

Au final, c’est un catalogue de 109 gestes qui a ainsi été élaboré.

Tout au long de l’année 2010, les foyers-témoins ont relevé une fois par mois leur compteur ainsi que le nombre de nuits passées au foyer. Ils ont également noté le nombre de douches, de chasses d’eau, de tournées de lave-vaisselle ou de lave-linge… des données qui permettront d’analyser les divers usages de l’eau et de quantifier l’efficacité des différents gestes d’économie.

Des visites diagnostics ont également eu lieu chez les participants à l’opération. La salariée de l’association est notamment venue dénombrer les points d’eau du foyer, ainsi que les équipements d’économies d’eau. Mesure de la pression, état des équipements, fuites d’eau, tout a été passé en revue… Et des conseils sur les gestes à mettre en pratique ont été rappelés…

En parallèle, les volontaires ont pu participer à différentes animations, sorties, rencontres, afin de se sensibiliser un peu plus à la valeur de l’eau. Découverte des zones humides, visites de station d’épuration, conférences, autant de moments destinés à développer chez eux une culture de la préservation des ressources en eau.

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Le bilan de cette année de nouvelles pratiques est plutôt positif. Les foyers témoins ont consommé sur un an 70 litres d’eau par jour et par personne, quand la moyenne nationale se situe entre 130 et 150 litres. A noter tout de même qu’avant l’opération, les habitants du Pays de Fougères étaient déjà en dessous de cette moyenne nationale avec 108 litres d’eau consommée.

Pour la moitié des participants, la baisse de consommation sur un an est d’au moins 14%. Certains ont même pu réduire leur consommation de 30% !

Au-delà du bilan quantitatif, cette expérience inédite a été l’occasion de rencontres variées et d’expériences nouvelles.

Les foyers témoins ont porté la bonne parole à leurs proches, certains en sont même venus à animer des ateliers autour de l’eau… Les plombiers locaux se sont mués en conférenciers, les élus ont testé en grandeur nature une initiative citoyenne et le monde enseignant a intégré le projet dans les démarches pédagogiques. Et le mélange des générations a permit de confronter les différentes pratiques.

Un bilan presque idyllique au sein d’une région déjà largement sensibilisé à la préservation de la ressource… Car si le Pays de Fougères est une région où l’on a une impression d’abondance, les cours d’eau sont pourtant au plus bas en été. Et l’eau n’est pas toujours disponible pour les besoins courants. Les arrêtés sécheresse de la préfecture reviennent chaque année…

C’est maintenant sur le long terme qu’il faudra évaluer l’opération « Préserv’eau » pour voir comment les pratiques ont évolué et se sont pérennisées. Mais l’expérience mérite d’essaimer au-delà de ce coin de Bretagne. La démarche peut être exportée pour transformer en habitudes les petits gestes quotidiens, et ainsi faire face aux enjeux de demain.

L’EAU, UN DEFI MONDIAL

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Alors qu’elle représente les deux tiers de la surface du globe, l’eau n’est pourtant pas une réalité pour tous. Près d’un habitant de la planète sur 5 n’a pas accès à l’eau potable, et 40% de la population mondiale, soit 2 milliards 600 mille personnes, n’ont pas accès à un système d’assainissement des eaux usées.

L’enjeu pour la planète est donc de réduire cette inégalité face la source première de vie sur terre.

Car l’eau douce, qui n’est pas inépuisable, ne représente que 2,5% des réserves de la planète. Dans les pays ou le manque d’eau est criant, comme en Afrique sub-saharienne par exemple, le risque de décès par diarrhée d’un nourrisson est 500 fois plus élevé que dans un pays développé. Les femmes et les filles, souvent chargée des corvées d’eau, sont les premières victimes du manque d’eau.

L’activité économique influe également de manière négative sur les ressources en eau. L’agriculture absorbe à elle seule 70% de l’eau prélevée, alors que 8% seulement alimente la consommation domestique. En un siècle, nous avons multiplié par six notre consommation d’eau, soit le double de la croissance démographique.

Dans le même temps, les investissements privés dans les services de l’eau sont en recul. Un comble, car « l’eau pour tous » suppose d’aller la chercher, de la traiter, de l’acheminer et de l’évacuer. Un problème pourtant simple mais qui coûte très cher en investissement et en entretien. La sécheresse est aussi une des causes majeures de la crise alimentaire de plusieurs pays d’Afrique de l’est, notamment.

Déforestation, surexploitation des pâturages et non gestion des lacs sont des facteurs de nature à aggraver cette situation.

Enfin, neuf catastrophes naturelles sur dix sont liées à l’eau et résultent d’une mauvaise utilisation des sols, et deux personnes sur cinq vivent aujourd’hui dans des zones susceptibles d’être inondées.

C’est donc à ce constat que les états doivent maintenant s’attaquer.

L’ONU s’est fixé des objectifs ambitieux : réduire de moitié, d’ici 2015, le nombre de personnes privées d’eau potable. Si rien n’est fait, si les états ne s’en tiennent qu’au constat sans porter leurs efforts d’investissement sur la bonne gestion de l’eau, la grande majorité des pays du monde sera confronté à de graves pénuries dans une génération.

C’est pour demain.