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Au coeur des forêts de Christian Signol (Albin Michel)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copie« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Un homme (de Corrèze, du Quercy…) qui parle aux arbres et qui, petit à petit, transmet ce langage à son fils, une moisson de seigle, une récolte de châtaignes, des crêpes de blé noir, des pins sylvestres, un parfum de résine, des combes et des sentes, des veillées, la cheminée ouverte…, tous les ingrédients du livre de « terroir » sont présents dans le dernier roman de Christian Signol « Au cœur des forêts » publié chez Albin Michel.

Certes, l’auteur préfère évoquer la « Grande Histoire », avec G et H majuscules, plutôt que le terme « terroir », quoi qu’il en soit, le lecteur est touché de plein fouet par l’histoire du jeune Bastien, que son père initie aux mystères de la forêt : « Regarde bien les arbres. Ils savent, comme nous, qu’ils doivent mourir un jour, mais ils ne pensent qu’à une chose : grandir, monter le plus haut possible, bien plus haut que nous ne grandirons jamais. »

Et puis, Bastien, septuagénaire, accueille sa petite-fille, Charlotte, gravement malade. Va-t-il pouvoir l’aider à guérir ? Va-t-il l’initier à son tour à la magie forestière ? À deux, résoudront-ils la disparition énigmatique de Justine, la sœur de Bastien, il y a une cinquantaine d’années ?

J’ai compté ! J’en étais à dix-sept ouvrages lus de Christian Signol et, sans grand risque de me tromper, je peux avancer qu’« Au cœur des forêts » me paraît l’un des plus sensibles, voire des plus puissants, par les messages symboliques qu’il distille avec tant d’humanité et de respect de la Nature.

Une Nature tellement malmenée par les hommes et les éléments ces derniers temps.

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Le Brasier de l’Imparfaite de Sonia Pelletier (Ed… du Pierregord)

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Littérature sans Frontières est une chronique de Pierre Guelff.

Avec « Le Brasier de l’Imparfaite » de Sonia Pelletier-Gautier, roman historique paru aux Editions du Pierregord, se termine la fantastique trilogie des « Dilemmes de l’Inquisiteur ».

J’ai déjà dit tout le mal que je pensais de la terrifiante Inquisition menée au Moyen Âge par l’Église catholique et tout le bien des romans de cette auteure.

Lors d’une rencontre au Salon du Livre de Colmar, Sonia Pelletier-Gautier m’avait présenté ce troisième tome : « Les interrogations de l’Inquisiteur sont-elles d’un seul temps et d’un seul lieu ? Pas sûr. Le poids de la responsabilité d’un verdict repose sur les épaules d’un seul homme. Cela a-t-il vraiment changé ? »

Un Inquisiteur qui, par parenthèses, envoya la jeune Christine, qu’il accusait d’hérésie alors qu’elle mordait à pleines dents dans une vie, disons, « légère », vers les autorités laïques qui, bien entendu, la menèrent au bûcher.

Dans ce troisième tome, l’auteure nous explique que l’Inquisiteur se tortura l’esprit, voire la conscience, avec des questionnements profonds sur son rôle. Soit. Pour ma part, je constate que l’Église, dont il défendait pourtant avec passion les dogmes et les décisions iniques, n’hésitait quand même pas à faire feu de tout bois, si j’ose m’exprimer de la sorte, en promulguant la taxe dite « Lettres de beurre » qui autorisait les fidèles de consommer de la graisse animale durant le Carême.

Ce même Inquisiteur qui, dans sa sentence à Christine annonçait de manière hypocrite que dans le but « de planter la sainte foi catholique dans les âmes des peuples et d’en arracher la perversion hérétique, nous avons employés des méthodes diverses, variées et adaptées… ». En termes moins hypocrites, Christine avait été torturée pour, soi-disant, avouer son hérésie.

D’ailleurs, quand des ecclésiastiques haut placés dans la hiérarchie admettaient que, je cite, « la femme jetée au brasier est elle-même feu, feu des démons vivant de l’air obscur, souffle chaud et diabolique », tout était dit !

Et puis, soudain, la fin de ce roman nous évoque l’engagement inattendu de l’Inquisiteur auprès des gens frappés par la peste : « Comme si sa vie en dépendait… »

Au juste, que cherchait-il auprès de ces centaines et centaines de mourants ?

Sœur Marguerite était certaine que Dieu garderait une « place de choix » dans l’au-delà à ce « serviteur irréprochable ». Et le lecteur ?

Mars 2012 : l’eau au cœoeur de 2 Forums à Marseille !

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2012, en France, sera un peu l’année de l’eau !

L’évènement majeur sera le [6ème Forum Mondial de l’eau>http://www.worldwaterforum6.org/fr/accueil/] qui se tiendra du 12 au 17 mars 2012 à Marseille.

Organisé notamment par le Conseil Mondial de l’Eau, cette nouvelle édition se veut le « Forum des solutions et des engagements ».

Avec plus de 180 pays représentés, 140 délégations ministérielles, 800 conférenciers et au moins 25000 participants attendus au chevet de l’eau, cette « grand messe » est présentée comme un rendez-vous privilégié de dialogues sur les défis de l’eau et de l’assainissement dans le monde.

Dialogues entre gouvernements, parlementaires et élus locaux ou régionaux… Dialogues aussi entre entreprises du secteur de l’eau et organisations non gouvernementales. Des échanges au cours desquels de véritables engagements devront être pris…

La France, par la voix de Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l’écologie, compte faire valoir plusieurs priorités lors de ce Forum.

Il s’agit d’abord d’accélérer l’accès à l’eau et à l’assainissement pour tous. Alors que 8 millions de personnes, dont 2 millions d’enfants, meurent encore chaque année en raison de l’insalubrité de l’eau, il est plus que jamais urgent de rendre effectif cet accès par l’investissement dans des infrastructures durables, et par la protection des ressources…

La France entend aussi insister sur la nécessité d’une plus grande coopération transfrontalière, afin de protéger et partager les ressources en eau au sein des Nations et entre les Nations.

Et puis pour assurer des politiques de l’eau plus efficaces, la priorité est d’améliorer le cadre institutionnel de la gouvernance de l’eau pour atteindre les objectifs du millénaire pour le développement dans le domaine de l’eau et de l’assainissement.

La résolution des Nations Unies de juillet 2010 sera dans tous les esprits et au cœur des débats de ce Forum Mondial de l’Eau de Marseille. L’ONU reconnait effectivement « le droit à une eau potable salubre et propre comme un droit fondamental, essentiel au plein exercice du droit à la vie et de tous les droits de l’homme ».

Cette résolution sera aussi le moteur d’un autre rendez-vous tout aussi important et qui vient en contrepoint au Forum « officiel ».

C’est à Marseille également qu’aura lieu le Forum Alternatif Mondial de l’Eau, le FAME, du14 au 17 mars 2012. Organisé entre autres par ATTAC, et l’ACME, Association pour le Contrat Mondial de l’eau, en partenariat avec des citoyens de tous horizons et de nombreuses associations françaises et internationales, ce Forum parallèle s’appuie sur les mouvements de la société civile qui militent pour la préservation des ressources en eau et leur gestion citoyenne.

Pour les promoteurs du Forum, il s’agit d’intégrer les citoyens et les associations à la réflexion sur l’avenir de l’eau… des citoyens exclus du Forum Mondial officiel, largement dirigé par les multinationales de l’eau qui ont fait de la ressource une marchandise. Le [Conseil Mondial de l’Eau>http://www.worldwatercouncil.org/index.php?id=964], maitre d’œuvre du Forum, est en effet constitué de membres de Veolia ou de Suez, ainsi que d’organisations financières telle que la Banque Mondiale…

Pour les organisateurs du Forum Alternatif, le Forum mondial de l’eau, reste « une grande foire commerciale internationale, mise sur pied pour vendre les solutions des multinationales de l’eau et de leurs actionnaires. »

Les citoyens réunis au Forum Alternatif viendront ainsi témoigner de leurs luttes contre la marchandisation de l’eau, pour la préservation quantitative et qualitative des ressources, pour leur répartition équitable au profit du vivant et leur non accaparement de manière privative. Tous militent pour un réel accès de tous les humains à l’eau potable, contre la surconsommation d’eau, et pour la maîtrise citoyenne de la gestion de l’eau.

Le Forum Mondial de l’Eau et le Forum Alternatif Mondial de l’Eau : c’est au mois de mars 2012, à Marseille. Deux évènements dont nous reparleront sur Frequenceterre.

Féminin bio : Maigrir en hiver, les bienfaits de la Spiruline source d’anti oxydants

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Stéphanie Jaroux, directrice de la rédaction de Féminin Bio nous explique les articles à la une de son site cette semaine : Comment maigrir en hiver, découverte des vertus de la spiruline.

– Maigrir en Hiver, après tous les abuis des fêtes, c’est possible. Au menu : Lentilles et légumes de saison.

– La spiruline, une algue utilisée comme complément alimentaire pour ses apports en anti oxydants et en fer.

La chambre aux pipistrelles d’Anne Courtillé (Pocket)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« La Chambre aux pipistrelles » d’Anne Courtillé (Pocket) m’a littéralement, c’est le cas de le dire, envoûté par son côté « terroir » qui m’est si cher.

Une belle, surprenante, agréable, parfois difficile, histoire qui évoque l’existence, au milieu du XIXe siècle, de la jeune Hortense, orpheline de mère, quelque peu abandonnée par son père, séparée de son frère jumeau et placée chez sa grand-mère maternelle, à première vue une femme aussi méprisable qu’imbue de sa situation sociale élevée.

Rebelle dans l’âme et le corps, Hortense est surtout à la quête de ce secret de famille qui entoure la mort tragique de sa mère.

Pourra-t-elle compter sur Delphine, la maîtresse de son sympathique oncle Léon, pour découvrir « la » vérité ?

« Mais, qu’a fait mon père pour être rejeté par la famille de ma mère ? » questionne la jeune fille.

Sa réplique est fulgurante lorsqu’on l’a dit trop gâtée : « Qui a perdu sa mère à l’âge de deux ans ? Qui n’a pas vu son frère jumeau depuis des années ? Qui ne reverra peut-être jamais son père ? Qui a une grand-mère qui la déteste ? »

Il y a également cet étrange « Cavalier noir » tant détesté dans la région. Est-ce lui qui a tué le père présumé de Procule, la grande amie d’Hortense ?

Cet ouvrage décrit toute cette quête de vérité avec beaucoup d’humanisme ainsi que la société auvergnate où elle se déroule, plus particulièrement dans la fameuse « chambre aux pipistrelles » : ces chauve-souris avaient-elles tendu l’oreille lors de certaines évocations ?

ZAPA – des zones interdites aux voitures pour mieux respirer

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La qualité de l’air est un enjeu de santé publique majeur.

Affections et insuffisances respiratoires, maladies cardio-vasculaires, asthme, cancers, les impacts sanitaires de la pollution de l’air sont nombreux.

Les effets sur l’environnement sont aussi bien réels, comme les pluies acides, perturbation des écosystèmes aquatiques et terrestres ou la diminution de la croissance chez les végétaux.

En France, l’exposition aux particules fines causerait 42 000 morts chaque année, de maladies cardio¬vasculaires, respiratoires et de cancers. Elle serait responsable de 30% des allergies respiratoires.

Afin de rendre l’air de nos grandes villes plus respirable, le gouvernement va donc interdire certaines zones urbaines aux véhicules les plus polluants.

Paris, Saint-Denis, Clermont-Ferrand, Nice, Grenoble, Lyon, Aix en Provence et Bordeaux : ces 8 agglomérations expérimenteront ainsi à partir de l’été 2012 les ZAPA, les zones d’actions prioritaires pour l’air. Dans ces zones, la circulation des voitures trop polluantes y sera interdite.

La mise en place de ces zones, qui s’inscrit dans la loi Grenelle II, doit permettre de réduire les émissions de particules et d’oxydes d’azote dans les centres urbains les plus polluées.

L’initiative gouvernementale s’appuie sur les recommandations de [l’ADEME>http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc?id=11433&m=3&cid=96]. L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, qui finance entre autres des recherches pour mieux cerner les polluants de l’air et leur impact sur l’environnement, est aussi en charge d’imaginer des plans d’actions pour lutter contre ces polluants.

L’agence s’est inspirée notamment de ce qui se fait chez nos voisins européens.

Des zones similaires à ce qui va se faire France existent déjà dans 8 pays. L’Autriche, la République Tchèque, le Danemark, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Suède et le Royaume-Uni ont instauré depuis plusieurs années des LEZ, Low Emission Zone, comprenez zones de faibles émissions.

Ce sont près de 180 villes européennes qui ont fait le choix d’instaurer des restrictions de circulation, soit sur un quartier, soit sur une ville entière. A Londres, par exemple, c’est quasiment toute la ville qui est concernée par le zonage.

Faire respecter ces zones sera l’un des défis à relever pour les promoteurs de l’idée. Dans la capitale britannique par exemple, c’est un système de vidéosurveillance qui est capable de lire les plaques d’immatriculation pour les comparer ensuite avec un fichier où est listé le niveau d’émission de particules.

En Allemagne, en revanche, où pas moins de 35 villes ont mis en place les zones, ce sont les policiers qui effectuent des contrôles visuels sur les voitures équipé de petites vignettes.

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Quelque soit l’étendue de la zone ou le mode de contrôle, la mise en place de ces zones de restrictions automobiles ont permis d’améliorer la qualité de l’air. Par endroits, les émissions de dioxyde de carbone ont diminué de 10%, et les émissions de particules fines de 40%. Des résultats encourageants qui ont donc poussé la ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, à créer les ZAPA françaises.

La mise en place de ces zones en France génère tout de même quelques scepticismes. Les Verts, par la voix de Denis Baupin, adjoint chargé du développement durable à la mairie de Paris, regrette que les ZAPA, telles qu’elles ont été envisagées, ne concernent que deux polluants, le dioxyde d’azote et les particules, et oublie de prendre en compte les émissions de gaz à effet de serre. Il remarque également que les véhicules récents les plus puissants, gros consommateurs d’énergie fossile, comme les 4×4, échapperaient aux restrictions.

Les professionnels de la route s’inquiètent aussi du projet. Certains chauffeurs livreurs notamment craignent de ne plus pouvoir accéder à leur lieu de travail, faute de pouvoir troquer leurs véhicules dépassé par des modèles plus récents mais trop couteux.

Pour les mêmes raisons, ce sont les citadins les plus modestes qui auront le plus à subir la mesure environnementale, et notamment ceux travaillant en ville et habitant en périphérie.

Lorsque les transports en communs ne sont pas adaptés, difficile de faire l’impasse sur son véhicule. C’est l’une des réserves émises par l’Association des Maires de s Grandes Villes de France, [l’AMGVF>http://www.grandesvilles.org/], qui, si elle accueille favorablement la mise en place des ZAPA, tient tout de même à préciser que la mesure doit être accompagnée d’une extension des transports en commun au service des populations concernées.

C’est d’ailleurs là-dessus que les expériences européennes doivent être regardées. Les dispositifs mis en place s’inscrivent dans un cadre d’actions plus larges permettant de développer les modes de transports alternatifs, que ce soit pour les passagers que pour les marchandises.

Développer le transport collectif et les modes de déplacements alternatifs pour laisser son véhicule au garage… Une idée qui chemine et qui influerait positivement sur la qualité de l’air.

Les pm10 la pollution atmosphérique qui nous tue a petit feu… Personnd ne ne dit rien…

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Les pm10 la pollution atmosphérique qui nous tue a petit feu. Personnd ne ne dit rien.

Eau potable en Tunisie : l’’autre révolution du pays

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Il y a tout juste un an, le peuple tunisien se soulevait contre le régime de Ben Ali.

Depuis, le processus démocratique s’est mis en marche, et ces derniers jours, c’est l’ancien opposant au régime, Moncef Marzouki, qui a été élu Président de la République tunisienne par l’Assemblée nationale constituante.

La reconstruction du pays va prendre du temps. Reconstruction politique, sociale, démocratique, économique…

Mais cette renaissance se veut aussi environnementale. Car dans bien des domaines, il y a urgence.

C’est notamment le cas en ce qui concerne l’accès à l’eau potable.

Le nouveau gouvernement tunisien et la Banque africaine de développement ont ainsi officiellement lancé, le 14 décembre 2011, le programme national d’alimentation en eau potable en milieu rural en Tunisie. D’un montant de 183 millions de dinars tunisiens (95 millions d’euros), ce programme vise à soutenir la stratégie d’accès à l’eau potable dans les zones rurales, l’une des priorités du pays.

Le programme mis en œuvre se décompose en plusieurs points.

De nouveaux systèmes d’alimentation en eau potable vont être réalisés avec l’aménagement et l’équipement de points d’eau.

Les conditions de desserte autour des axes vont être améliorées.

Les anciens systèmes d’alimentation en eau potable seront réhabilités.

Et puis l’amélioration de la qualité de l’eau, la normalisation des équipements de pompage et de régulation, l’intensification des points de desserte et la remise en état des ouvrages de génie civil seront également nécessaires.

A l’achèvement du programme, en 2016, ce sont 350000 habitants de plus qui devraient ainsi avoir accès à l’eau potable. Le projet permettra d’augmenter le taux de desserte, le faisant passer à 98 pour cent de la population. Un objectif fixé par le XIIe plan de développement économique et social de la Tunisie.

Le gouvernement s’attaque ainsi à un fléau qui touche essentiellement les populations les plus déshéritées du pays.

Les aspirations des populations rurales en matière d’amélioration de leurs conditions de vie, de création d’emplois, de réduction des inégalités et de développement régional, passe entre autres par cet accès vital à l’eau potable.

L’ensemble de ce programme est financé par la BAD, la Banque africaine de développement qui a également pris part à plusieurs opérations pour aider la Tunisie à réussir sa transition économique et sociale depuis janvier 2011. Elle est notamment venue en aide aux personnes réfugiées et déplacées à la frontière tuniso-libyenne, et a soutenu le comité tunisien chargé du recouvrement des avoirs détournés par l’ancien régime.

Ce grand chantier d’amélioration de l’accès à l’eau potable en Tunisie est donc vital.

La réussite du changement politique du pays passe aussi par çà.

La Bretagne manque d’’eau !

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Deux mois de réserves dans les Côtes d’Armor, un peu moins en Ile et Vilaine, le constat à l’entrée de l’hiver est préoccupant.

Les gestionnaires des syndicats d’eau potable de la région estiment que s’il ne pleut pas cet hiver, l’alimentation en eau potable deviendra problématique en Bretagne l’été prochain.

Les préfectures du Finistère, de Côtes d’Armor et d’Ile et Vilaine ont ainsi appelé l’ensemble des usagers à une utilisation économe de l’eau. Les particuliers, les collectivités, mais aussi les artisans, industriels, et agriculteurs devront faire preuve de vigilance et lutter contre tout gaspillage.

C’est le déficit pluviométrique de ces dernières semaines qui a rendu cette mobilisation nécessaire. Le déficit cumulé sur l’année est de 30%, ce qui fait craindre à la Préfecture d’Ile et Vilaine, notamment, que pour certaines retenues, la couverture des besoins d’alimentation en eau potable ne dépasse pas le 20 décembre.

C’est la conséquence d’une sécheresse qui a débuté en février. Et malgré un été pluvieux, le niveau des barrages reste bas, et le débit des cours d’eau assez faible. La température estivale n’a pas permis aux nappes phréatiques de retenir ces précipitations.

La Bretagne attend donc avec impatience des pluies efficaces pour reconstituer les stocks.

Les préfectures invitent donc chaque usager à quelques gestes simples : limiter les arrosages, éviter le lavage des voitures ou des bateaux, s’assurer de la fermeture de ses robinets, surveiller les fuites d’eau sur ses canalisations…

Mais il ne suffira pas de bonnes pratiques pour préserver les réserves d’eau. Il faut aussi surveiller le niveau des retenues d’eau de la Région.

Une douzaine d’étangs privés viennent ainsi d’être réquisitionnés dans le pays de Saint-Malo pour réalimenter deux barrages dont les niveaux sont très bas. Il s’agit du barrage de Beaufort et de celui de Mirloup, situés en amont de Dol de Bretagne. Des lâchers d’eau vont ainsi permettre de sécuriser l’alimentation en eau potable du secteur et prolonger de trois à quatre semaines l’autonomie des retenues d’eau… En attendant que le ciel soit un peu plus généreux d’ici février afin de reconstituer les réserves en vue de l’été.

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Autre région, autre problématique… Il s’agit cette fois de pollution.

L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse vient de publier un rapport sur l’état écologique des eaux du bassin. Et le constat n’est guère réjouissant : la moitié des eaux sont en mauvais état écologique en raison de la pollution par les pesticides et de l’aménagement excessif des rivières. Si 51% des cours d’eau du bassin affichent un bon état écologique permettant le maintien de la faune et de la flore, on est encore loin des 66% fixés par le Grenelle de l’Environnement, un objectif à atteindre à l’horizon 2015.

L’Agence note toutefois une réduction significative de la pollution organique d’origine domestique et industrielle. En 20 ans, les rivières sont passées d’une qualité médiocre à bonne qualité grâce à la modernisation des stations dépuration. Les concentrations en ammonium ont été divisées par 10.

En parallèle, l’interdiction des phosphates dans les lessives a divisé par 10, en 20 ans, la concentration en phosphate dans les cours d’eau.

Des progrès qui ont permis une amélioration du peuplement des fonds des rivières en invertébrés.

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Pour finir, notez sur vos agendas, si vous habiter en région parisienne… un débat public sur le coût de l’eau…

« L’eau coute cher aux usagers de nos communes », c’est l’antienne lancée par les organisateurs de cette soirée qui se tiendra le vendredi 16 décembre, à 20h30, à l’Espace Saint-Jean de Melun, en Seine et Marne. Une soirée organisée par Europe Ecologie Les Verts de Melun Val de Seine et l’ACME, Association pour le Contrat Mondial de l’Eau.

Un calendrier de l’’Avent dédié au développement durable

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En cette période de fêtes, voilà une initiative originale pour allier tradition de Noël et sensibilisation à l’environnement.

C’est le canton de Genève, en Suisse, qui est à l’origine de l’idée : un calendrier de l’Avent interactif avec lequel on peut chaque jour acquérir de nouvelles connaissances sur le développement durable.

Depuis le 1er décembre, le site internet de Genève met en valeur le service cantonal du développement durable en montrant un exemple de bonne pratique locale. Et même si Noël est passé, il est tout de même intéressant d’aller faire un tour du coté de ces 24 fenêtres, ouvertes sur la durabilité.

Chaque jour, la bonne pratique décortiquée peut autant porter sur une réflexion autour de la consommation responsable, que sur les actions d’une association pour renforcer la solidarité entre personnes valides et personnes handicapées.

24 coups de projecteurs qui permettent à tous d’acquérir de nouvelles connaissances de façon positive pour un comportement écoresponsable.

Ce calendrier montre simplement et concrètement des solutions économiques, agréables ou tout simplement surprenantes. Des thèmes actuels comme le climat, les technologies propres, la protection de la nature ou le design durable y sont abordés.

Que devons-nous espérer du prochain sommet de la terre à Rio en juin 2012 ?

Avec quels résultats la fin de « l’année internationale de la forêt » des Nations Unies finit-elle ? Comment peut-on mesurer la durabilité ?

Comment bien choisir ses aliments ? Quel vêtement acheter ?

Les réponses à ces questions sont abordées par des entrepreneurs innovants, des offices fédéraux, des groupes de recherche ainsi que par des organisations environnementales et sociales.

Publié en 5 langues, ce calendrier de l’Avent, qui en est à sa onzième année, vous emmène à la découverte des voyages certifiés équitables… Il vous initie à une gestion durable de vos impressions, à travers l’exemple d’une imprimerie suisse dont la production s’avère climatiquement neutre… Il vous parlera aussi décoration d’intérieur avec ces murs végétalisés destinés à habillés votre salon… La mobilité y est également largement abordée…

Le canton de Genève, promoteur de ce calendrier de l’Avent est la première collectivité suisse à s’être dotée d’un Agenda 21 à l’échelle du canton. Il s’agit ici d’une loi, révisable au minimum tous les quatre ans. Le but visé est d’insuffler à l’Agenda 21 cantonal un esprit d’amélioration continue qui favorise et stimule la réalisation des actions. Et à travers un contrôle périodique des résultats obtenus, cela facilite la détermination de nouveaux objectifs à chaque changement de législature.

Le canton de Genève a également publié un Guide des achats professionnels responsables, un ouvrage de référence qui vise à sensibiliser les acteurs des domaines public et privé au développement durable.

Enfin le canton a institué, en 2002, un concours annuel visant à promouvoir les initiatives émanant de la société civile en matière de développement durable. Les projets ou réalisations doivent contribuer à favoriser un juste équilibre entre efficacité économique, solidarité sociale, et responsabilité écologique, pour Genève ou sa région. L’édition 2012 du concours est en route… Les inscriptions sont à faire avant le 31 janvier 2012.