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Lire et penser

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Du 16 au 19 mars, se tiendra à la Porte de Versailles, le traditionnel et tant attendu Salon du Livre de Paris. Ce sera sa trente-deuxième édition.

Cette année, il y aura cinq axes thématiques majeurs : la littérature japonaise, la Ville de Moscou en invitée principale, le « Livre dans la Cité », « Du livre au film » et la « Culture manga ».

Il sera, donc, question « d’exprimer, publier, écrire, lire et penser », selon les organisateurs de ce lieu de rencontres et d’échanges regroupant quelque quarante pays.

Il y aura, aussi, ces « Trésors de Livres » avec les livres anciens et modernes de collection et, bien sûr, des centaines et des centaines d’heures de dédicaces d’auteurs, parmi lesquels Éliette Abécassis, Christian Signol, Janine Boissard, Françoise Bourdin, Richard Bohringer, Jean d’Ormesson, Pierre Pelot, Philippe Delerm, Jean Teulé et, même, Nicolas Canteloup (Photo Europe1) avec « Iznogoud Président ».

Sex, Books & Rock’n’Roll

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Sex, Books & Rock’n’Roll » est le thème générique de la Foire du Livre de Bruxelles qui se déroule encore ce premier week-end de mars et lundi.

Au programme : des concerts, des rencontres, des performances… en compagnie de Marianne Faithfull, Stephan Echer, BJ Scott, entre autres.

Mais, bien entendu, le magnifique bâtiment « Tour & Taxis », situé au cœur de la capitale de l’Europe, accueille un grand nombre d’auteurs et quelques pointures de l’édition : Régine Deforges, Amélie Nothomb, Eric-Emmanuel Schmitt, Jean-Pierre Coffe, François Weyergans, enfin, on l’espère.

Tiens ! Que j’ai salué la présence d’Amélie Nothomb qui, en général, cartonne à pareille manifestation, j’ai retrouvé une phrase dans l’un de ses ouvrages, quelques mots qui caractérisent bien son œuvre : « La vérité, c’est qu’elle est morte sans mourir, puisqu’elle n’était déjà plus vivante. »

Les Forums de l’’eau : entre bien commun et marchandisation

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« Quand un bien commun est accaparé par certains, il est temps de proposer un autre monde. »

Ce bien commun, l’eau, sera, dans une quinzaine de jours au centre du Forum Alternatif Mondial de l’Eau, à Marseille.

Parce que l’eau ne doit pas être source de profit, mais source de vie, ce Forum Alternatif existe pour faire écho au Forum plus « institutionnel », le Forum Mondial de l’Eau, qui se tiendra en même temps, toujours à Marseille.

Alors que d’un coté, les politiques, acteurs privés de l’eau, et dirigeants de la planète débattront de l’avenir de l’eau et de sa gestion, de l’autre, c’est l’ensemble des mouvements de la société civile qui militent pour la préservation de la ressource qui confronteront leurs initiatives et leurs actions.

Si l’essentiel des rencontres et des conférences se tiendront du 14 au 17 mars, c’est dès le 9 que la cité phocéenne se penchera sur le sort de l’eau, bien commun de l’humanité. Une rencontre menée à l’initiative notamment de la Fondation France Libertés, aura pour thème « Eau, Planète et Peuples : pour une citoyenneté mondiale ».

Organisée au Conseil Régional Provence Alpes Côte d’Azur, cette rencontre se veut un temps de coordination et de propositions de la société civile. Elle a pour objectif de construire et de porter un message humaniste fort des organisations et réseaux de la société civile du monde entier.

C’est un temps d’échange sur la place de l’eau au centre de nos sociétés, de mise en commun des actions réalisées aux quatre coins du globe, de confrontations des succès obtenus et des difficultés rencontrées.

A noter parmi les autres temps fort de ce Forum… le Festival International du film documentaire… Un Festival qui explore la thématique universelle et transversale de l’eau et « s’avance au delà des constats fatalistes, au delà des solutions toutes faites et des imaginaires contraints. » Cinq jours de projection pour partir à la découverte de l’eau dans le monde, de son état, de ses problématiques, de son partage…

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Ce Forum Alternatif défend la notion d’eau, bien commun de l’humanité, qui doit être hors de toute marchandisation. Il s’oppose en cela au Forum Mondial organisé par le Conseil Mondial de l’Eau, la ville de Marseille et le gouvernement français. Tous les trois ans, ce rendez-vous tente de résoudre les problématiques d’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Mais il concentre de plus en plus de critiques des acteurs associatifs et des organisations non gouvernementales.

De nombreuses voix soulignent l’échec de la démarche et l’emprise des grandes multinationales de l’eau sur l’esprit du Forum, et sur ses orientations.

Selon le journaliste Marc Laimé, « l’eau est en manque de démocratie ». Sur son blog « Les carnets d’eau« , sur le Monde diplomatique.net, il souligne « l’échec patent de la libéralisation des services hydriques, engagée à l’orée des années 1990. Les partenariats public-privé, signés par Veolia et Suez avec des collectivités locales des cinq continents n’ont pas tenu leurs promesses. »

Ce grand raout médiatique, toujours selon Marc Laimé, serait « piloté depuis l’Elysée, pour sauver Véolia, fortement endetté, et Suez, qui peine à s’implanter dans plusieurs grandes villes du monde. » Un patriotisme économique qui fait passer au second plan les vrais enjeux de ce genre de rencontres.

D’où la nécessité d’une autre démarche face à la « pensée unique des marchands d’eau », plus citoyenne, privilégiant « l’échange d’expériences, l’écoute réciproque, la confrontation d’idées, et la pluralité des voix ».

Le billet de Marc Laimé consacré à ces deux forums est à lire dans son intégralité sur le blog [« Carnets d’eau » du Monde Diplo>http://blog.mondediplo.net/2012-02-07-Marseille-2012-l-eau-a-besoin-de-democratie].

La Ville éphémère d’Alexandre Suval

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Littérature sans Frontières est une chronique de Pierre Guelff.

La « Fête à Neuilly », au XIXe siècle, était l’impératrice des fêtes foraines, celle qui attirait de concert le populaire et les élégants des beaux quartiers. Les riches maîtres y frottaient leurs habits de gala aux blouses des travailleurs et aux jupettes des cousettes.

Et, c’est là, principalement, au cœur de cette fête créée sous le Premier Empire que l’auteur Alexandre Suval emmène le lecteur pour son étonnant roman « La Ville éphémère », paru aux Presses de la Cité dans la collection « Terres de France ».

C’est l’histoire d’un personnage aussi curieux qu’attachant, vicomte et saltimbanque à la fois, un homme que les femmes dévorent des yeux alors que lui se laisse faire avec une délectation évidente, selon l’auteur.

Mais, le « Prince des forains », comme il l’appelle, se trouve embarqué dans une dramatique aventure, bien que son protégé, Ficelle – un homme-momie – le mette en garde.

Sera-t-il trop tard pour faire marche arrière en cette période où l’on passe du célèbre « bertillonnage » – ou anthropométrie judiciaire – à la technique des empreintes digitales ?

Ce roman est, donc, un polar, avec son lot de crimes – nombreux ! -, d’enquêtes mystérieuses et de rebondissements, qui se déroule dans le milieu des forains mais, c’est, obligatoirement, plusieurs facettes de son auteur qui ressortent de cet ouvrage avec un brin d’humour (« Le maître boulanger, bonne pâte… »), une pincée de sarcasme (« Il est mort pour la patrie, ou pour rien, selon les convictions »), beaucoup de réalisme (« Le savoir rend l’esprit rebelle à la soumission ») et un incontestable talent dans la gymnastique des mots et des idées (« Entre gens dénués de scrupules, on a tôt fait de se reconnaître… ».

Apprendre à s’aimer de Pierre Pradervand (Éditions Jouvence)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Comment voulez-vous aimer les autres si vous ne vous aimez pas vous-même ? Comment donner aux autres ce que l’on se refuse à soi-même ?

Bien entendu, certains esprits chagrins, ou mal informés, pourraient avancer une propension à l’égoïsme que de s’aimer soi-même, voire du narcissisme, en répondant à ce qui, pour Pierre Pradervand, auteur de l’ouvrage « Apprendre à s’aimer » édité chez Jouvence, s’apparente au problème psychologique numéro un de notre société.

Durant moins d’une centaine de pages, ce sociologue, écrivain, consultant et formateur, pose de simples questions et y apporte de simples – pas simplistes ! – réponses qui, selon lui, donnent la « clé d’une vie épanouie ».

Certes, il y a quelques développements dans ses réponses et, même, une bonne nouvelle : « Chacun de nous possède déjà en lui-même une capacité illimitée à aimer et à s’aimer ! »

Question fondamentale : « Qu’est-ce que l’amour ? »

Aimer, c’est vouloir le vrai bien de l’autre et de soi-même. Par autre, ce n’est pas seulement un proche, mon prochain, mais tout être animé et même inanimé, y compris notre planète Terre sans laquelle nous aurions quelque peine à survivre, clame l’auteur.

Sur ce dernier point, parmi d’autres, « Fréquence Terre » ne peut que marquer son accord !

L’homme à la carrure d’ours de Franck Pavloff (Albin Michel)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

C’est un roman de « terroir » particulier que « L’homme à la carrure d’ours » de Franck Pavloff édité chez Albin Michel.

Ici, pas question de vignes, de fermes dans la montagne, de grillons, de mistral, de lavande, ou, de sagas et de légendes auvergnates, ardennaises ou bretonnes, mais de « trous dans la banquise par où les phoques respirent. »

On est dans le Grand Nord, où des puits de mines ont été brutalement murés il y a plusieurs décennies, où sévissent des tempêtes polaires dévastatrices, où des fjords avaient été transformés en poubelles et des galeries souterraines bourrées de déchets d’origine inconnue…

Un véritable territoire maudit, en somme. « Une région à haut risque », avaient décrété les autorités qui, à l’heure actuelle, c’est-à-dire à celle décrite par l’auteur pour camper son récit, maintiennent leur décision en bouclant encore, sous haute surveillance, cet espace de Laponie, autrement appelé la « Zone », ancien lieu d’une activité industrielle intense. Il y a même été strictement interdit de pêcher et les anciens travailleurs tentent de survivre dans cet univers en ruine et d’irradiations assassines !

Certaines personnes perdirent du sang noir, crachèrent des glaires sanguinolentes, exhalèrent une sueur acide, beaucoup furent emportées par un mal foudroyant, d’autres subsistent vaille que vaille dans la terreur, recluses comme des parias, entourées de gardes armés jusqu’aux dents, de miradors et de barbelés.

Parmi elles, Kolya, un vieux sculpteur, et Lyouba, une jeune femme, qui ont osé franchir les limites de la « Zone » car, « qui craint les gardiens leur donne vie » et « qui piétine la terre sans avancer creuse les fondations de sa prison ».

Elle rêve de galeries commerçantes fleuries, de rires d’enfants… Quels enfants, au juste ? N’est-elle pas la dernière personne née, il y a vingt ans, dans cet endroit sordide ?

Lui, il vit ses derniers instants, frappé par la maladie.

Et puis, venu de nulle part, voici l’« étranger » qui débarque dans l’histoire, alors que Lyouba doit donner une descendance aux reclus qui ne cessent de la violer…

La jauge par Xavier Tacchella (Editions MdV)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Il faudrait mieux jauger ses efforts » est une expression bien connue dans la société mais, dans certains milieux dits initiatiques, elle prend une valeur de premier plan quand on y accole symboliquement l’outil ad hoc, c’est-à-dire la jauge.

Une jauge considérée comme la clef du chantier par les Compagnons et les Bâtisseurs qui érigèrent de splendides édifices telles les cathédrales de Chartres, de Rouen, de Strasbourg, de Paris, etc.

À l’époque, il n’existait pas d’ordinateurs et, pourtant, il nous reste des chefs-d’œuvre fabuleux dont les dimensions reflètent une Connaissance et une Sagesse hors pair.

Pour ce faire, des outils dits anciens furent utilisés avec, parmi eux, la jauge, cette règle crantée permettant de reporter une dimension donnée.

Généralement, il y avait cinq dimensions : paume, palme, empan, pied et coudée.

Et, l’on s’en doute, il y a beaucoup de symbolisme à découvrir derrière ces notions et ce nouvel ouvrage qui ne dépare pas du tout dans une collection riche en symboles universels qui, parfois, nous viennent de la nuit des temps et ont encore cours en notre siècle d’un rationalisme parfois exacerbé.

Ainsi, l’auteur de « La Jauge », Xavier Tacchella, livre paru aux Éditions Maison de Vie, insiste avec justesse sur le fait que la jauge fait partie des outils jugés essentiels pour la pratique du métier et, n’en doutons pas, pour mieux apprécier certains pans de l’existence.

Se convertir en agriculture bio pour préserver l’eau

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Direction la Basse Normandie cette semaine, et plus précisément dans le bassin de la Rouvre.

Depuis plusieurs années, les eaux de cet affluent de l’Orne sont périodiquement affectées par des teneurs en pesticides qui dépassent les seuils de potabilité pour l’alimentation humaine. Les analyses régulières de la DDASS montrent que les taux sont particulièrement forts en période de traitement des cultures et après de fortes précipitations. Dans ce bassin faiblement peuplé et industrialisé, la pollution est d’abord d’origine agricole.

En 2005, la Fédération Régionale des CIVAM, les Centres d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural, a entrepris d’inciter une dizaine d’agriculteurs à changer leur système d’exploitation. En partenariat avec l’Agence de l’Eau Seine Normandie, la Fédération a proposé aux exploitants d’opter pour une mutation globale de leurs pratiques. Du diagnostic à la réalisation, les volontaires ont été accompagnés tout au long de leur démarche.



Fabienne Bois est la directrice de la Fédération Régionale des CIVAM.

« L’idée principale de cette action est d’avoir une approche globale de la réduction des pollutions de l’eau liées aux activités agricoles en faisant évoluer la conduite des systèmes vers des systèmes fourragers à base d’herbe économe et autonome. Pour cela, l’action mise en place consiste à faire un diagnostic de l’exploitation puis identifier des pistes d’évolutions vers un système d’agriculture durable tout en analysant la faisabilité technique et économique. Le diagnostic de l’exploitation permet de faire l’état des lieux du fonctionnement de l’exploitation et les propositions formulées concernent la conduite globale de l’exploitation en s’interrogeant sur l’assolement, les niveaux de production, les conduites des cultures… tout en préservant la rentabilité de la ferme. Il s’agit d’une première expérience dans ce domaine en Basse Normandie. En effet, les actions généralement menées pour la protection de l’eau ne ciblaient qu’une partie des pratiques des éleveurs (hormis les mises aux normes) ou une petite partie de l’exploitation (parcelles à proximité directe du captage), alors qu’ici, c’est une remise en question de la globalité du fonctionnement de l’exploitation qui est proposée »

Sur les 10 agriculteurs « pilotes », 7ont déjà profondément modifier leurs pratiques. Une exploitation est même totalement convertie au bio.

Ces expérimentations vont servir de référence pour permettre de développer ce type d’action sur tout le territoire bas-normand, avec, comme clef d’entrée, la protection de la ressource en eau.

La fille du goémonier de Colette Vlérick (Pocket)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Un village breton le long de la côte au XIXe siècle et, parmi les pauvres habitants, Madeleine, orpheline de mère.

Subitement, elle perdit son père et son grand-père paternel, noyés en mer, quasiment sous ses yeux.

Anna, sa féroce marâtre, la plaça comme servante chez de riches fermiers.

Madeleine avait à peine 12 ans et elle rêvait d’une autre destinée.

Humiliée et bafouée, elle chercha à comprendre ce qui lui arrivait, car elle était intelligente, serviable et gentille.

Elle reçut une explication d’une amie : « Les riches pensent être meilleurs que les pauvres parce qu’ils ont des biens », mais, on le devine aisément, cette justification ne suffit pas à calmer sa tristesse et sa révolte intérieure.

Heureusement, il y avait un cousin attentionné et, surtout, Yves, son ami depuis toujours : « C’est mon homme ! » clamait-elle amoureusement.

Ils mirent très longtemps à se déclarer une attirance réciproque. Ils trimèrent ensemble comme le faisaient leurs parents et grands-parents. Ils eurent des enfants à leur tour.

Arrivèrent-ils à les aider à conquérir le bonheur ?

« La fille du goémonier » de Colette Vlérick est un roman de terroir breton paru chez Pocket, mais, aussi, une longue description de ce métier qui, ici également, fit principalement le bonheur des patrons et de bourgeois nantis laissant dans la misère ceux qui, pourtant, leur apportaient l’opulence au péril de leur vie.

Des goémoniers pauvres, certes, mais fiers de leur travail qui, à l’instar de Madeleine, étaient habités par une immense solidarité.

Le temps passa, jusqu’à ce funeste mois d’août 1914, lorsque le tocsin sonna la mobilisation générale pour tous les hommes valides de 19 à 50 ans…

2012 : le vélo s’invite dans la campagne !

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2012 sera-t-elle l’année du vélo ? C’est en tous cas le vœu formulé par le Club des villes et territoires cyclables… Ce réseau d’acteurs de la mobilité durable rassemble plus de 1100 collectivités locales, communes, agglomérations, départements, ou régions, qui ont fait de l’usage du vélo et de sa promotion l’un des axes essentiels de leur politique locale.

Et en cette année électorale, le Club s’invite dans la campagne en lançant 10 propositions pour faire du vélo un outil concret et efficace au service du pouvoir d’achat et des politiques publiques de transport, d’aménagement du territoire, de santé et de citoyenneté…

La crise économique actuelle affecte largement les ménages qui vont devoir supporter de nouvelles hausses… Hausse de leur budget logement, mais aussi de leur budget transport. Autant de dépenses qui se feront pour beaucoup au détriment de postes pourtant vitaux, comme l’éducation, la santé, ou plus annexes mais nécessaires, comme la culture ou les loisirs.

Face à cette crise, le Club des villes et territoires cyclables a élaboré un remède au travers d’un Plan National Vélo qui s’articule en 10 mesures prioritaires pour faire du deux roues un outil de cohésion sociale, à travers d’une mobilité durable et équitable des territoires.

Ainsi, pour une plus grande cohésion de ces territoires, il conviendrait d’affecter 10% du budget des routes nationales et autoroutes pour l’aménagement d’itinéraires vélo. Les infrastructures pour les vélos ne nécessitent pas de budget important, mais le retard pris les concernant freine leur développement en particulier dans les zones périurbaines des grandes agglomérations.

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Les quais de Seine à Paris investis par les vélos / © dr

Pour une meilleure qualité de vie, le code de la rue, initié en 2006, doit être relancé. L’idée étant de rééquilibrer l’espace urbain et sa voirie en permettant la cohabitation harmonieuse des voitures, des deux roues et des piétons, par la mise en place notamment de « zones 30 », ou de doubles sens cyclables…

Parce que le vélo ne doit pas être considéré seul, mais comme un maillon de la chaîne des déplacements…

Le vélo doit aussi être perçu comme un outil de santé publique.

Une campagne de communication annuelle sur le thème « le vélo quotidien, c’est bon pour la santé » pourrait être lancée…

Le Club souligne que le bénéfice pour la santé d’une pratique régulière est considérable. En matière d’économie de santé, la pratique actuelle, autour de 3% de la population, représente déjà un gain de 5,6 milliards d’euros par an sur les dépenses de santé. Avec une pratique de 12 à 15% à l’horizon 2020, c’est 15,4 milliards d’euros d’économie qui pourrait être engrangés.

Les promoteurs de ce plan vélo misent également sur un vaste programme de développement du vélo auprès des salariés. Des exonérations fiscales pour les entreprises qui mettent des vélos à la disposition des salariés, par le biais d’un prêt gratuit ou avec option d’achat, serait un soutien au développement de l’industrie du vélo, tout en impliquant un bénéfice en termes de santé publique et d’empreinte écologique…

Cohésion sociale, territoriale, meilleure qualité de vie, le vélo se doit également d’être citoyen par l’incitation à un nouveau partage de l’espace public. Il permet de conjuguer liberté et égalité car il est à la fois individuel et collectif, particulier et public, autonome et connecté aux autres mobilités. Un thème du vélo citoyen qui serait l’objet d’une grande campagne de communication en faveur de son développement.

Les politiques locales en faveur des piétons et des cyclistes avancent en France. Mais le Club des villes et territoires cyclables ambitionne de porter le débat au niveau national afin de faire avancer rapidement et durablement la réflexion sur ces nouvelles mobilités pour des résultats concrets et pérennes. Pour le bien de tous, et de la planète.