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La tombe du croisé d’A…J…Cronin (Livre de Poche)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff

Il est parfois bon de relire d’anciens auteurs qui marquèrent la littérature, quand bien même ils paraissent obsolètes aux yeux de certains.

Pour ma part, c’est avec bonheur que j’ai relu Cronin dont plusieurs titres m’avaient plu (« Les vertes années », « La lumière du nord », « La colline aux gentianes », « Le destin de Robert Shannon », « L’épée de justice »). Ce médecin de formation était devenu un romancier populaire dans le monde entier et je n’avais pas encore lu « La tombe du croisé », qu’il écrivit en 1956.

Il s’agit d’une longue saga anglo-française de plus de 500 pages qui raconte comment Stephen Desmonde, après des études à Oxford, refusa de devenir pasteur malgré l’insistance de son père, lui-même prêtre et qui souhaitait tant qu’il lui succède dans un coin du Sussex.

A vrai dire, le jeune homme voulait absolument devenir peintre et son art le conduisit jusqu’à Paris durant une année dans une sorte de compromis avec son géniteur, alors que sa mère se moquait catégoriquement de tout ce remue-ménage.

De retour au séminaire, Stephen ne put longtemps admettre la manière désagréable et hautaine avec laquelle il était considéré par le directeur de l’établissement et certains de ses adjoints. Il repartit vers la France, mais, cette fois, ne bénéficia plus du moindre soutien financier de son paternel. Que du contraire ! Les vivres lui furent coupés.

Mais la passion de la peinture était plus forte et Stephen pérégrina à Paris, en Normandie, sur la Côte d’Azur, en Auvergne…, il fut plusieurs fois berné par des femmes, dont Emmy pour qui il éprouvait un amour fait de réelle tendresse et de jalousie maladive, berné, aussi, par un prétendu ami qui, dans les faits, était un escroc de haut vol, il tomba gravement malade et fut momentanément sauvé par des moines, pour qui il imagina une gigantesque fresque jugée « magnifique », il gagna un prix prestigieux, se retrouva à Madrid et à Malaga, fit son entrée dans les musées de Bruxelles, d’Oslo, de La Haye…, bref, tout le suspense de ce roman résidait en une seule question : Stephen réussirait-il réellement à se faire un nom dans la peinture, lui qui avait même côtoyé un certain Modigliani, ou bien rentrerait-il penaud dans les Îles ?

Il retrouva Londres affublé du titre peu enviable de « barbouilleur », y côtoya Claire, l’épouse d’un cousin, retrouva Jenny… et la saga se poursuivit de manière intense…

Il fut désigné pour illustrer un mémorial dédié aux victimes de la Première Guerre mondiale et à la paix, lui qui avait échappé aux tranchées pour vivre sa vie d’artiste en Espagne. Ce qui fut très mal vu…

Dans les pas d’Ariane de Françoise Bourdin (Belfond)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Avec « Dans les pas d’Ariane » de Françoise Bourdin chez Belfond, il s’agit d’une saga landaise qui commence très fort, dès les premières lignes. Jugez-en : « La bastide que lui avait léguée sa tante représentait désormais son avenir, son foyer, même si cet héritage inattendu avait précipité son divorce. »

Anne Nogaro a vu, aussi, plusieurs membres de sa propre famille se liguer contre elle, mais le choix de tante Ariane était celui de la confiance : cette nièce-là était apte à reprendre le flambeau car, à dire vrai, la bastide n’était pas qu’une simple maison, mais « le combat de toute une vie ».

Alors, place à plus de 320 pages d’une histoire où se mêlent étroitement amour, haine, tendresse, froideur, générosité, coups bas… où vont et viennent Anne, bien entendu, mais, également, Paul, l’ancien mari, Léo, leur fils adolescent et son ami Charles, Julien, le collègue vétérinaire, associé et ami de Paul qui fantasme sur Anne, Brigitte, leur jolie secrétaire, Suki, la gentille belle-sœur japonaise de l’ex-couple, etc.

Mais, Paul déteste perdre. Il n’aime pas le désordre et il est exaspéré.

D’un autre côté, Anne prend connaissance d’un journal intime écrit à son intention par tante Ariane.

Autant dire, que la saga bat son plein sous la plume de Françoise Bourdin, également scénariste pour la télévision.

Il n’y a pas de hasard !

Classement des villes « vélo-amicales » : le vélo a le vent en poupe !

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Le vélo a de plus en plus le vent en poupe. Le nombre de ville lui accordant droit de citer est en évolution constante. Que ce soit en France, en Europe ou un peu partout dans le monde, le cycliste est de plus en plus considéré. Il a maintenant la possibilité de faire valoir cette alternative à la voiture dans les grandes métropoles.

Du vélo en libre service à l’aménagement de couloirs réservés, le deux-roues fait partie intégrante du paysage routier urbain.

Avec, il est vrai, des hauts et des bas. Si de grandes villes mettent réellement les moyens pour que les citadins utilisent régulièrement leur vélo, d’autres en sont encore à l’affichage, aux aménagements ponctuels, quelque peu timides, sans oser véritablement s’affronter à la toute puissance de la voiture.

Un classement vient d’être publié, à l’initiative d’une agence de communication danoise « Copenhagenize« .

C’est un top 20 des villes mondiales les plus « vélo-amicales ». L’agence danoise établi ce palmarès autour de 13 critères définissant un environnement où il fait bon rouler, où la pratique du vélo est facilitée.

Outre le discours d’intentions, le plaidoyer pour le deux roues, l’agence prend en compte les aménagements permettant de circuler à vélo, du plan de déplacement urbain à la possibilité de transporter son vélo dans les transports en commun – rampes, plate-forme dans les trains ou dans les bus par exemple.

Le développement du vélo partage ou vélo en libre service est aussi évalué, comme la progression de la part du vélo dans l’espace publique au fil des années.

Sans réelle surprise, c’est Amsterdam qui récolte tous les suffrages… La métropole néerlandaise est la capitale mondiale du deux-roues… Plus de 50% des déplacements urbains se font à vélo.

Deuxième du podium, Copenhague, très en pointe sur l’innovation et la promotion du deux-roues.

Troisième du palmarès : Barcelone… La capitale catalane, qui ne comptait quasiment aucun vélo en ville il y a à peine 5 ans, excelle maintenant dans bien des domaines. De nombreux investissements ont été consentis pour permettre l’émergence de ce mode déplacement doux, comme les pistes cyclables ou les zones 30 qui agrémentent le quotidien barcelonais.

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La culture du vélo à Copenhague

La présence de Tokyo au pied du podium peut surprendre. La capitale japonaise fait figure de ruche, paradis de la voiture, et pourtant, la ville innove notamment par de nombreux parking à vélos un partout dans ses quartiers, mais aussi par une sensibilisation accrue des automobilistes en matière de sécurité. La prise en compte des deux-roues lors des déplacements quotidiens entre peu à peu dans les mœurs.

A la cinquième place, on trouve Berlin, où la part du vélo atteint 13% des déplacements, allant même jusqu’à 25% dans certains quartiers. Berlin se distingue notamment par le choix de nombreux couloirs cyclables, bien séparés du reste de la circulation.

Vient ensuite Munich, suive de peu par Paris, bien notée grâce au réseau des vélibs, fort apprécié par l’agence danoise. Le programme phare de la ville lui a donné quelques longueurs d’avance en ce domaine sur les autres capitales.

Citons encore dans ce classement Montréal, huitième, mais première ville nord américaine, où le culte du vélo est là aussi palpable.

La mexicaine Guadalajara, pourtant située à 1500m d’altitude, mais édifiée sur un plateau, arrive douzième…

Stockholm, Londres, San Francisco ou encore New York s’inscrivent également dans ce top 20… New York qui vient de lancer elle aussi son programme de vélos en libre service.

Si le classement de l’agence danoise peut paraitre restrictif voir subjectif, il a le mérite de mettre en exergue quelques bonnes pratiques de déplacements urbains. Il est aussi un formidable outil de promotion du vélo et peut inciter d’autres villes, grandes métropoles ou communes plus modestes, à prendre exemple sur ces initiatives et à se lancer dans l’aventure du deux-roues, bénéfique pour l’homme et la planète.

Petits meurtres chez ces gens-là de Dulle Griet (Presses de la Cité)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Bien écrit, facile à lire, distrayant, agréable, on a envie d’aller jusqu’au bout… », tel était l’avis d’un amateur de polars au sujet de « Petits meurtres chez ces gens-là » de Dulle Griet aux Presses de la Cité (avec une remarquable couverture d’ambiance !).

À savoir, le premier ouvrage d’une série publiée sous le générique des « Mystères de Bruxelles » et qui a même été présenté sur la chaîne culturelle ARTE !

On sait que, depuis quelques années et pour de multiples raisons, de nombreux Français sont friands de la Capitale de l’Europe : ils y travaillent à la Communauté européenne, à l’OTAN ou dans des multinationales, ils y habitent car c’est fiscalement appréciable, il y viennent un week-end pour visiter des hauts lieux du surréalisme ou marcher dans les pas de maîtres de la BD.

Et, comme l’explique d’emblée l’auteur, ils déjeunent le matin, dînent à midi et soupent le soir !

Le roman débute par la mort de Blanche, renversée par une puissante voiture, sous les yeux de son mari, Serge, unanimement considéré comme le meilleur enquêteur criminel du pays.

Un flic qui, à l’époque, buvait : « Que je picole comme un malade, ça ne dérangeait personne, mais que je veuille retrouver le meurtrier de ma femme, là… »

Et puis, il y a Arnaud, architecte de profession. Il vient de sortir de prison après quinze années de réclusion, un enfermement injuste, selon lui : « Jamais je n’ai commis d’inceste sur ma fille, comme le prétendit mon épouse ! »

À sa sortie de prison, il reçut un revolver, des munitions et un silencieux fournis par l’intercession de son avocat…

Et, je cite, « comme il n’y a pas d’anges sur cette terre, n’en déplaise aux croyants, aux rêveurs et aux poètes », voici le lecteur embarqué pour une impressionnante série de cadavres, dont celui du juge qui a envoyé l’architecte en prison…

Une avenue verte entre Paris et Londres

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C’est dans un mois que débuteront les Jeux Olympiques d’été, et c’est à Londres que toute la planète sportive se retrouvera pour vibrer aux exploits des athlètes venus du monde entier. Et si vous aviez l’intention de franchir la Manche pour aller prendre part vous aussi à cet évènement, pourquoi ne pas y aller de manière sportive, ou tout du moins en privilégiant un mode de transport doux ?

Pourquoi ne pas y aller en vélo ?

C’est donc l’occasion pour nous cette semaine de quitter un temps nos cités pour s’aventurer le long des routes de campagne.

Depuis le week-end dernier, une Avenue Verte relie Paris à Londres.

Un itinéraire spécialement balisé et sécurisé est désormais ouvert.

Il vous emmène des bords de Seine aux rives de la Tamise, via les routes d’Ile de France et de Normandie. Puis, après une traversée da la Manche en ferry, entre Dieppe et Newhaven, vous sillonnerez les comtés de l’East Sussex et du Kent pour rejoindre la capitale britannique.

C’est l’association Avenue Verte London-Paris qui a mené à bien l’opération en lien avec le Conseil général de la Seine Maritime, et en partenariat avec les départements traversés. La région Ile de France ainsi que des associations d’usagers et de promotion du vélo ont pris part à la mise en place de l’itinéraire.

Au total, ce sont 400 km de voies qui ont vu le jour, dont un tiers en sites propres, le reste empruntant des voies dites partagées.

L’itinéraire, accessibles aux familles à vélo, aux rollers, aux piétons et aux personnes à mobilité réduite, traverse une mosaïque de paysages ponctués de châteaux, de cathédrales, de cités et de villages remarquables.

A chacun son rythme sur ce parcours pour prendre le temps de découvrir à vélo des lieux façonnés avec art depuis des siècles par l’humain.

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Plusieurs tronçons sont à emprunter, soit en les enchainant pour les plus valeureux, soit en balade du week-end pour flâner en famille.

De l’Ile de la Cité, vous longerez la voie des bateliers et traverserez St Denis, Colombes, la forêt de St Germain en Laye et Maison Laffitte.

Le long de l’Oise, vous découvrirez Auvers ou encore Asnières/s/Oise, pour vous attaquer ensuite au patrimoine gothique du département de l’Oise, Senlis, Clermont, Chantilly ou Beauvais…

La traversée du Vexin et du pays de Bray vous guidera jusqu’à Dieppe, les falaises d’albâtre et l’estuaire de l’Arques.

Puis direction l’Angleterre… Le ferry vous déposera à Newhaven accueillis par les magnifiques falaises blanches… De là, vous sillonnerez le jardin de l’Angleterre, campagne vallonnée ponctuée de villages et de riches manoirs.

Aux portes de Londres, les pistes cyclables vous permettront de vous frayer un chemin dans un environnement très urbanisé pour déboucher dans la City et terminer votre périple au Jardin du Jubilée.

Ce voyage est une invitation à laisser parler nos sens. « La rumeur urbaine contraste avec le son de la campagne », soulignent les initiateurs du projet. « Les paysages qui ont inspiré les peintres impressionnistes défilent de la Seine à la Manche en passant par l’Oise. Une invitation au voyage en toute simplicité. »

Alors si prendre la direction de Londres à deux roues vous tente, prenez le temps de préparer votre circuit. Un topoguide reprenant l’intégralité du parcours est disponible. Et le site internet de l’association Avenue Verte London-Paris vous délivrera conseils, hébergements, et détails des itinéraires.

Le citron malin par Julie Frédérique (Éd… Leduc…S)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Une devinette pour débuter la présente chronique : « Je suis beau, bon, simple, 100% naturel, écolo, efficace, détox, antiseptique, vitaminé, minceur… et je ne coûte rien ou presque. Qui suis-je ? Le citron ! »

Avec « Le citron malin » de Julie Frédérique aux Éditions Leduc.S, voici quelque 200 pages pour tout savoir sur ce « fruit d’or » qui renferme de fabuleux trésors de bienfaits insoupçonnés.

En voici quelques exemples parmi des dizaines : le citron désinfecte, nettoie, dégraisse, détache, fait briller et désodorise la maison, il n’est pas toxique pour l’environnement, son huile essentielle entre dans la composition de multiples parfums, il fait briller les dents, il favorise la digestion…

« Le citron sans parcimonie, c’est la santé sans pharmacie » clame l’auteure de cet ouvrage qui trouve une place de choix dans la collection « Malin » comme le pamplemousse, le vinaigre, le miel, le raisin, etc.

L’EAU DANS L’ESPACE URBAIN

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La gestion des eaux de pluie en ville est une problématique difficile à résoudre.

Cette eau est souvent considérée comme une menace, car elle fait courir le risque d’inondation en cas de grandes précipitations. Elle est aussi vue comme pouvant charrier toutes sortes de pollutions, hydrocarbures, résidus de caoutchouc, ou métaux lourds… Mais c’est aussi une ressource qu’il faut savoir préserver, recycler, et qui peut aussi parfois être un élément de valorisation de l’espace urbain.

Gérer les eaux de pluies est en tout cas devenu un enjeu majeur pour bon nombre de spécialistes qui interviennent sur la question pour le compte des villes.

L’eau de pluie est une ressource qui permet de structurer la ville de manière différente, de l’organiser autour d’espaces verts. Des aménagements peuvent se faire en parallèle d’un traitement de ces eaux devenue impropres.

Des chercheurs de l’Observatoire de terrain en hydrologie urbaine ont mis en évidence que les polluants contenus dans les eaux pluviales sont en grande partie bloqués dans les premiers cinquante centimètres du sol. Ces eaux sont drainées vers des bassins qui ménagent une zone de deux mètres entre les eaux usées collectées et la nappe phréatique.

C’est ce qui se pratique déjà sur la zone d’activité de la Porte des Alpes, dans l’est lyonnais, où les eaux pluviales sont intégrées dans la conception urbaine du lieu. Les eaux de pluies sont récupérées dans des tranchées drainantes aux abords des voies de circulation. Les fortes précipitations viennent alimenter le plan d’eau d’agrément du parc, ce qui contient ainsi le risque d’inondation.

Certains de ces bassins sont plantés de roseaux servant de filtres qui agissent comme un petit écosystème capable de rendre inerte les polluants. Un marécage artificiel qui permet d’épurer l’eau avant de la rendre aux nappes phréatiques.

Cette solution technique développée à Lyon tend à faire figure de référence internationale de la gestion alternative des eaux.

Mais d’autres technologies dites douces, destinées à limiter les inondations et la pollution, ont été présentées lors de ce salon.

Des toitures végétalisées stockantes, des chaussées à structures réservoirs, font parties de ces solutions mises en pratiques dans bon nombres de centres urbains, comme à Berlin où la gestion des eaux pluviales dans le centre historique s’est faite sans réseau, avec des grands bassins minéraux, qui allie technologie alternative et esthétique. Ce sont des sculptures qui, en intégrant l’eau, jouent un rôle bioclimatique.

L’eau n’est donc plus seulement une matière qu’il faut canaliser et traiter. C’est devenue une ressource, à préserver, à valoriser, et qui prend sa part dans l’aménagement des espaces. Elle permet de structurer la ville en l’organisant autour d’espaces verts ou de plans d’eau.

Apprivoiser l’eau pour préserver l’environnement et redessiner la ville. Tout un programme.

Un très mauvais polar (UNESCO)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Il y a des expositions qui se lisent comme des livres. Celle, itinérante et en plein air présentée dans le monde entier (à San Francisco, Paris, Bruxelles, Mons, au Mexique, en Chine…), qui est consacrée par l’UNESCO aux effets désastreux du réchauffement climatique vus de satellites, ressemble à un très mauvais polar.

Des photographies et des légendes montrent (et démontrent, pour les sceptiques) que des sites du patrimoine mondial sont touchés par cette catastrophe. En voici quelques exemples frappants, si j’ose dire, et des prévisions dramatiques : disparition des coraux et des tortues au Parc de Komodo, retrait des glaciers de l’Everest avec 30% de la couverture neigeuse et de glace sur quarante ans, disparition des glaciers du Kilimandjaro, 43% de la surface terrestre de l’Afrique potentiellement sujette à la désertification, disparition des zones humides dans le Parc Naturel de l’Ichkeul, blanchiment des coraux de la Grande Barrière (photo), le plus grand système corallien au monde, 75% des glaciers des Alpes suisses disparaîtront en 2050 avec réduction notable de l’approvisionnement en eau douce en Europe, risques d’inondation des sites du patrimoine de Londres, affaissement net de 54 cm de Venise avec risques d’inondations quotidiennes, augmentation de la température en Europe de 2,1 à 4,4 degrés pour 2080 avec une augmentation inquiétante de la mer, alors que la banquise arctique est en retrait quasi continu depuis trente années.

Puisse cette exposition jouer, aussi, son rôle de « prise de conscience », mais est-ce, vraiment, le souci de tous les décideurs politiques, industriels et scientifiques ?

Le petit livre des arbres de Dominique Pen Du (Éd… du Chêne – Hachette)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Dans « Le petit livre des arbres » publié aux Éditions du Chêne – Hachette, on apprend que les arbres étaient là bien avant la présence humaine sur la terre, que, chaque jour, ils forment des paysages splendides, assurent le chauffage, sont un noble matériau de construction, nous offrent des fruits succulents… mais, aussi, qu’ils sont en danger dans certaines régions : pollutions et abattages intempestifs ne leur font pas de cadeaux !

Dans cet ouvrage comprenant la description simplifiée – sans pour cela être simpliste ! – de quelque quatre-vingts espèces (l’acajou, le bouleau, le cèdre, le chêne, le frêne, l’if, l’olivier, le pin, le sapin, le tilleul, etc. etc.), il y a, chaque fois, une très touchante illustration sous la forme d’un chromo.

Ce petit album illustré est aussi empli d’anecdotes et d’informations sortant de la routine. En voici trois exemples : Pourquoi le chêne est-il considéré comme le roi des arbres ? Pourquoi plantait-on des tilleuls autour des églises au Moyen Âge ? Pourquoi l’ombrage de l’if est-il considéré comme dangereux ?

L’arbre mérite toute notre reconnaissance et notre respect, ce livre nous le rappelle implicitement.

Eau potable et assainissement : le bilan d’étape des Objectifs du Millénaire

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C’est en 2000 que les dirigeants de la planète se sont penchés sur le sort de l’Humanité. Lors de ce « Sommet du Millénaire », huit objectifs pour le développement ont été adoptés. L’un de ces objectifs était de réduire de moitié, d’ici à 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas d’accès à un approvisionnement en eau potable ni à des services d’assainissement de base.

Actuellement, la moitié de la population des régions en développement ne bénéficie d’aucun assainissement, et l’approvisionnement en eau salubre reste un défi dans beaucoup d’endroits du monde.

Le combat pour une eau potable accessible par le plus grand nombre semblerait, selon l’ONU, en bonne voie. Dans la plupart des régions en développement, les objectifs pour 2015 devraient être atteints voir dépassés. Ils sont même une quasi réalité en Asie, en Amérique latine, aux Caraïbes et en Afrique du Nord.

C’est d’ailleurs en Asie du sud-est que les progrès sont les plus nets. L’accès à l’eau potable s’y est amélioré de près de 30% pendant la période 1990-2008, pour atteindre 86% de la population. En Afrique du Nord, c’est même 90% des habitants qui ont cet accès à l’eau.

La situation est toute autre en Afrique subsaharienne. Malgré une progression de 22% de la population couverte, sur la même période 1990-2008, seuls 60% des habitants sont desservis en eau potable.

Un constat beaucoup moins optimiste est à déploré en revanche pour l’Océanie, qui, avec une couverture de seulement 50%, n’a enregistré aucun progrès en 20 ans.

Il est à noter que c’est dans les zones rurales que la progression est la plus marquée. La couverture en eau potable y est passée de 60% en 1990 à 76% en 2008, comblant peu à peu l’écart avec les zones urbaines qui plafonnent depuis 20 ans à 94% de la population desservie.

Il reste tout de même à déplorer que cet accès à l’eau potable est freiné dans de nombreuses régions par les pollutions subies par les eaux souterraines. Les contaminations à l’arsenic comme au Bangladesh, ou celle au fluor, comme en Inde ou en Chine, représentent un grave péril pour les réserves en eau.

L’ONU souligne d’ailleurs qu’en dépit des efforts entrepris pour compiler des données mondiales sur la qualité de l’eau, il reste très difficile d’en mesurer le degré de sécurité.

Si l’accès à l’eau potable pour tous ne semble plus être un objectif irréalisable, il en va tout autrement en ce qui concerne l’accès à l’assainissement.

La planète n’atteindra pas la cible, en 2015, visant à diminuer de moitié le pourcentage de personnes dépourvues d’un assainissement de base.

On estime qu’en 2008, 2,6 milliards d’individus n’avaient pas accès à des installations sanitaires améliorées. Si cette tendance se poursuit, ce chiffre passera à 2,7 milliards d’ici 2015.

C’est en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne où la carence est la plus criante. 64% de la population d’Asie du Sud n’a pas accès à un assainissement de base. La proportion est de 69% en Afrique subsaharienne.

Si les plus grands progrès en termes d’assainissement ont eu lieu dans les zones rurales l’écart entre zones urbaines et rurales reste énorme dans la plupart des régions du globe.

Au-delà des constats de l’ONU sur ces objectifs du millénaire, le Programme des Nations Unies pour le développement et le Fonds pour l’environnement mondial financent des projets pour faire aboutir ces défis…

C’est ainsi que dans l’archipel du Vanuatu, dans l’Océan Pacifique, l’île d’Efaté a pu voir arriver l’eau courante. Jusqu’à présent, les habitants ne disposaient que de sources naturelles situées à plusieurs kilomètres du village. Mais la salinité de ces sources ne cessait d’augmenter en raison de l’augmentation du niveau de la mer. Une situation qui n’était pas sans risque pour la santé des villageois.

Désormais, ils peuvent venir s’approvisionner à l’un des 75 points d’alimentation qui ont été installés.

De l’eau potable et un assainissement de base pour chaque être humain : un défi que compte bien relever l’ONU comme l’ensemble de ses objectifs du millénaire pour le développement. C’est d’ailleurs le slogan de l’organisation qui scande qu’« éliminer la pauvreté d’ici 2015, c’est possible ! »