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BERLIN, UNE VILLE DURABLE

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Dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989, sous les assauts des pioches et des marteaux, le Mur de Berlin tombe, sous l’œil des caméras du monde entier. Evènement symbolique qui marque la chute du bloc communiste en Europe. Après 50 ans de séparation, l’Allemagne officialisera sa réunification un an plus tard.

Ce 9 novembre 1989, débarrassée de son Mur de la Honte, Berlin s’attèle alors à son avenir. Meurtris par 28 ans de séparation, berlinois de l’Est et de l’Ouest ont tout à réinventer. Le chantier de la réunification est alors immense.

Au défi démographique et économique, le gouvernement berlinois a intégré une dimension environnementale. A chaque projet de réaménagement de la ville, à chaque chantier de rénovation, là où les traces de la séparation devaient être gommées, la ville a cherché à y associer un volet écologique.

Cette nécessité, Berlin Ouest l’avait reconnue dès 1979, quand une loi pour la protection de la nature est entrée en vigueur. En 1994, la ville réunifiée s’est dotée d’un programme intégrant les besoins de la nature et de l’environnement dans le développement de la ville et de la région.

L’un des quartiers laboratoires de cette volonté écologique est la Postdamer Platz. Véritable no man’s land du temps de la séparation, le quartier était l’un des centres les plus important avant guerre. Après la réunification, il a été entièrement reconstruit en prenant en compte les contraintes environnementales. Résolument tourné vers l’avenir, la Postdamer Platz a été élaborée sur un concept écologique couvrant aussi bien la période de construction que son fonctionnement une fois achevé.

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Lors de la phase de construction, la logistique mise en place a permis d’acheminer les matériaux par chemin de fer afin de réduire la pollution et le bruit dans la ville. Ces matériaux de construction ont été choisis en fonction de leur consommation d’énergie, de leurs émissions de polluants, et de leur impact sur la santé.

Les bâtiments du quartier sont chauffés et refroidis par une usine moderne de cogénération de la chaleur. Pas de climatisation, la ventilation des bureaux se fait par un système en façade qui contrôle les fluctuations de température tout au long de la journée. Sous des aspects un peu futuristes, quelques immeubles bénéficient d’une façade double pour mieux profiter du climat… Un système qui permet d’économiser 50% d’énergie par rapport à une construction classique.

Autre parti pris de conception : la récupération d’eau de pluie. Les toits des bâtiments ont été équipés pour collecter la pluie dans des cuves souterraines qui alimentent les toilettes des immeubles et les points d’arrosage. 12 000 m² de toitures ont été végétalisées, soit ¼ des bâtiments qui sont ainsi devenus des espaces propices à la biodiversité.

Au-delà de ce quartier pilote, Berlin a aussi axé son effort sur sa politique énergétique. Dès 1989, les Verts et les socio-démocrates ont lancé un plan visant à réduire de 25% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2010… On y est. Avec la réunification, la fermeture des usines est-allemandes polluantes et la reconversion du chauffage au charbon vers un chauffage au gaz ont permis d’atteindre l’objectif fixé.

En presque 20 ans, les immeubles d’habitation ont également réduit leur consommation d’énergie de moitié.

Le nouvel objectif de la capitale allemande est de réduire encore ces émission de gaz à effet de serre de 40% d’ici 2020. Berlin s’appuie pour cela notamment sur son plan climat qui intègre 30% d’énergie renouvelable. En 2020, l’énergie photovoltaïque devra produire l’équivalent de 100 mégawatts.

Autre point positif pour le climat : le réseau de transports en commun, très développé, et utilisé par les 2/3 des berlinois, beaucoup d’habitants optant même pour la combinaison transport en commun et vélo. Sur les 3,5 millions d’habitants, seuls 1/3 utiliserait leur voiture. Une automobile dont l’accès au centre ville est désormais réglementé… Depuis 2008, une zone verte a été instaurée à Berlin, zone environnementale dont l’accès n’est autorisé qu’au véhicule répondant à certaines normes d’émission de particules.

Enfin, avec 40% de la superficie de la ville dédiée aux espaces verts, Berlin jouit d’un tissu naturel important. Traversée par plusieurs rivières et canaux, elle bénéficie également de plusieurs parcs et lacs qui font le poumon de la ville… Très étendue, elle a la chance aussi d’avoir une densité de population plutôt faible, 5 fois moins grande que Paris, ce qui laisse une large place à la nature…

Le Désespoir des singes et autres bagatelles par Françoise Hardy (J’ai Lu)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Le Désespoir des singes et autres bagatelles » est l’autobiographie poignante, léchée sur le plan de l’écriture, de Françoise Hardy (parue aux Éditions J’ai Lu) et qui commence fort, très fort : « J’ai compris que plus vous appelez, moins on vient, qu’il faut ravaler ses larmes et ne rien demander à personne. »

Mais, précise-t-elle, « jamais je n’aurais imaginé que le monde de la chanson m’ouvrirait si facilement ses portes, encore moins que celles-ci se refermeraient aussitôt sur une prison dorée où, bon gré mal gré, je passerais le reste de ma vie. »

Et, constate-t-elle quand même, « quel dommage de se rendre malheureux en se focalisant sur la moitié du verre au lieu de se réjouir de la précieuse moitié pleine dont on a la chance de bénéficier ! »

Et puis, écrit-elle encore, « fermer la porte aux expériences nouvelles mène à la sclérose » !

Et Jacques Dutronc dans tout ça ?

« Françoise, je l’aime, et je ne veux pas faire comme tout le monde : ne voir qu’elle au début pour la tromper à la fin. Mieux vaut commencer par la fin et finir par le commencement. », déclara-t-il fin des années ’60.

Une quarantaine d’années plus tard, le couple est littéralement devenu mythique et la chanteuse n’hésite pas à clamer : « On n’est jamais totalement innocent de ce qui nous arrive. »

Et, croyez-moi, en 440 pages de texte serré, on découvre ce qui fait de François Hardy une personnalité vraiment attachante.

Une personnalité qui n’hésita pas à écrire quelques propos assez « terribles » à l’égard de Serge Gainsbourg, un ami du duo, entre autres…

Les délices d’Alexandrine de Jean Anglade (Éditions Pocket)

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Littérature sans Frontières est une chronique de Pierre Guelff.

« Les délices d’Alexandrine » de Jean Anglade paru aux Éditions Pocket, est un roman de terroir de haute lignée, si j’ose dire, et ce n’est pas pour rien qu’on qualifie cet auteur de « Pagnol auvergnat ».

De plus, j’y ai trouvé des pages entières dévolues à la région du Velay qui m’est chère, car elle est bercée par de nombreuses légendes et des faits historiques, étant, par exemple, le départ de la première pérégrination vers Compostelle.

Le déroulement de la saga décrite avec grand humanisme par Jean Anglade, s’articule autour de sept prénoms, dont Alexandrine qui dirige une entreprise de fruits confits « Les Délices du Velay », de Marie, l’aînée de ses trois filles, qui est vouée au couvent mais… il n’en sera rien, de Marguerite, infirmière, de Madeleine, institutrice…

Plusieurs décennies sont abordées dans cet ouvrage et il est aussi question de métiers de la terre, de maçons, de menuisiers, de saigneurs de porcs… pour les hommes, de cuisinières, de lavandières, de ravaudeuses… pour les femmes.

Et, bien sûr, d’un lourd secret qu’Alexandrine dévoilera au moment de sa mort…

Tous au Larzac un film de Christian Rouaud

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

À la base d’un film, même documentaire, il y a toujours un scénario, un écrit. Dès lors, le film « Tous au Larzac », également disponible en DVD, entre parfaitement dans la présente chronique, a fortiori quand l’aspect écologique y est partie prenante.

« Tous au Larzac » est un document exceptionnel que Christian Rouaud a tourné sur base d’archives, bien entendu, mais, aussi, avec les témoignages poignants de protagonistes de cette longue lutte d’une dizaine d’années.

Ce film nous replonge dans les années soixante-dix quand Michel Debré, ministre de la Défense, balaya d’une main dédaigneuse l’indignation de paysans du Larzac face à la tentative d’étendre un camp militaire au détriment de leurs terres et exploitations.

Aussitôt, la résistance s’organisa autour de slogans qui ont fait le tour de la planète : « Faites labour pas la guerre », « Larzac libre », « La terre aux paysans »…

Ce sera une inlassable mobilisation non violente contre la hargne, les coups bas, les pressions scandaleuses et la suffisance des militaires, des forces de l’ordre et de certains de leurs amis politiques ; une mobilisation qui portera finalement ses fruits.

D’ailleurs, il suffit de se rendre au Larzac pour s’en convaincre et, peut-être, si on les rencontre, lancer un grand coup de chapeau aux Léon, Pierre, Christiane, Marizette, Michel… qui ont donné toutes leurs lettres de noblesse à l’Écologie et au combat non-violent !

A la maison ou en vacances : des éco gestes à adopter !

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On a souvent tendance à ne prendre soin de l’environnement que chez soi. La routine du quotidien nous a fait prendre quelques habitudes. Une routine plutôt bénéfique pour le coup qui nous permet d’adopter des gestes responsables dans notre manière de vivre et dans nos diverses activités.

S’il y a encore du chemin à faire parfois, le pli se prend tout doucement.

Il en va tout autrement dès lors que l’on prend le chemin des vacances. Loin de notre environnement habituel, on se relâche et on fait moins attention à notre attitude face à la nature.

Ce n’est pas parce que l’on est dans la torpeur estivale que nos bonnes résolutions de l’année doivent être oubliées.

Alors profitons en ici pour rappeler quelques règles essentielles pour préserver la nature en général, et notre ressource en eau en particulier.

Rappelons déjà que nous consommons en moyenne 137 litres d’eau par jour, soit l’équivalent d’une baignoire entière ! Sur ces 137 litres, 40 % sont utilisés pour notre toilette, 20% partent dans les sanitaires et 13% servent à laver notre linge. Seulement 7% de cette consommation passent dans notre alimentation.

Cette consommation, il est possible de la maitriser, voir de la réduire, simplement.

Il faut penser en premier lieu à observer notre consommation d’eau régulièrement afin de déceler les éventuelles fuites qui pourraient exister sur les robinetteries ou sur les chasses d’eau. Le simple goutte à goutte d’un robinet peut représenter 100 litres d’eau perdus par jour, et la chasse d’eau qui coule toute la journée peut engloutir jusqu’à 600 litres en 24h.

Pour limiter les fuites, une chasse à tous les joints défectueux s’impose.

Dans les WC, il faut installer une chasse d’eau à double débit. Nous passerons ainsi de 12 litres à 3 ou 6 litres consommés. Il existe même des systèmes de chasse d’eau à double impulsion qui ne déverse que ce qui est nécessaire. On peut décider ainsi plus précisément du volume d’eau voulu. De même, des réducteurs de pression peuvent être installés sur les robinets.

Il faut aussi penser à isoler le chauffe-eau et les tuyaux afin de permettre à l’eau chaude d’arriver plus vite, et ainsi de réduire la consommation d’eau et de gaz ou d’électricité par la même occasion.

Le matin, préférons la douche au bain. S’il est agréable, j’en conviens, de se délasser dans sa baignoire, ce confort nécessite entre 120 et 200 litres ! Sous la douche, seulement 50 litres d’eau sont nécessaires à condition bien sur de ne pas y rester des heures ! Avec le plaisir en plus d’un réveil revigorant. Et lorsque nous nous lavons les mains ou les dents, inutile de laisser couler le robinet en même temps…

Dans la cuisine, pour faire la vaisselle, soyons organisés. A la main, mieux vaut remplir les bacs méthodiquement pour le lavage et le rinçage au lieu de laisser se déverser ce gros filet d’eau… La vaisselle n’en sera pas moins propre.

Et si l’organisation de l’évier n’est pas notre fort, laissons faire le lave-vaisselle. Une vaisselle à la main d’environ 12 couverts requiert 30 à 80 litres d’eau, selon son organisation, tandis que le lave-vaisselle consomme seulement de 15 à 19 litres d’eau, à condition d’être mis en route en pleine charge. Idem pour le linge. Le programme « éco » du lave-linge est préférable… Un lave linge à ne faire tourner qu’en pleine charge plutôt qu’en demi-charge.

Un coup de frais à la voiture ? Allons lui faite sa toilette dans les stations de lavage. Ce ne sont que 60 à 110 litres d’eau qui seront utilisez contre jusqu’à 200 litres pour un lavage maison, à moins d’être très doué. Mais là, il y a le risque de déverser les produits lessiviels dans les égouts. Ce qui n’est pas du meilleur effet !

Et pour l’arrosage du jardin, un récupérateur de pluie sera du meilleur effet. Ce qui évitera d’utiliser l’eau potable pour les plantations.

Notre consommation est maintenant contrôlée ? Reste à faire attention à ce que nous déversons dans les canalisations ou les égouts. Les produits toxiques, phytosanitaires, les restes de peinture ou de vernis ou les huiles de vidange sont un poison pour l’environnement.

Pour les produits ménagers, utilisons par exemple de l’eau chaude vinaigrée pour laver les vitres. Privilégions les détergents et les déboucheurs d’origine végétale ou ceux mentionnant un Ecolabel ou NF Environnement.

Sinon, la pose d’une crépine sur l’orifice de l’évier est la bienvenue… Nettoyons régulièrement les siphons et servons nous de la bonne vielle ventouse pour soulager l’évier bouché. Cela suffit dans la plupart des cas.

Enfin prenons garde à ce que nous jetons et où nous le jetons. Ne pas se débarrasser des médicaments dans les WC ou dans la poubelle. Relâchés ainsi dans la nature sans traitement les médicaments bouleversent l’écosystème. Rapportons-les chez le pharmacien. Et d’une manière générale, ne confondons pas les WC avec une poubelle. Mégots, serviettes hygiéniques, applicateurs de tampon en plastique, préservatifs, sont la plaie des fosses sceptiques et perturbent le bon fonctionnement de la station d’épuration.

Et évidemment, lors des balades pendant les vacances, ne rien jeter dans les rivières, sur le bord du chemin ou à la plage… Ni papier, ni nourriture, ni canette, ni toutes sortes de polluants.

Beaucoup d’autres petits gestes « éco-responsables » existent.

De quoi soulager le porte monnaie tout en préservant notre ressource vitale en adoptant quelques bons réflexes au quotidien.

En Seine et Marne, l’eau ne doit pas être un luxe !

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« Parce que l’eau ne doit pas être un luxe », le Conseil Général de Seine et Marne s’est engagé depuis 2006 dans un vaste plan de préservation de la ressource. Sa qualité et sa quantité sont particulièrement observées dans ce département qui abrite les nappes phréatiques alimentant en eau une grande partie de la Région Ile de France.

Il est donc primordial de veiller à l’intégrité du précieux liquide. Car ici, comme dans bon nombre de région, l’eau est menacée par les différentes pollutions humaines. Elle subit de plus les aléas de la météo qui chaque année recharge plus ou moins le stock d’eau disponible…

La démarche du Conseil Général de Seine et Marne a pour objet de mutualiser toutes les forces vives du territoire pour soutenir techniquement et financièrement les collectivités, les associations et les agriculteurs dans les actions liées à l’eau. Il a orienté son action sur la qualité de la distribution de l’eau, sur la protection des ressources, sur la valorisation des zones humides et des rivières, et sur le soutien aux associations.

La première phase du Plan départemental a ainsi permis de diminuer de près de 50 % le nombre d’habitants ayant une eau du robinet non conforme. En 2006, 199 communes délivraient une eau qui n’était pas en règle avec les normes sanitaires, soit 235 000 habitants. L’an dernier, il ne restait plus que 142 communes, n’ayant pas tous les critères de qualité pour un total de 126 356 habitants.

Autre point de satisfaction : 71% des communes de Seine et Marne sont engagées dans la réduction de l’usage de produits phytosanitaires. Des produits qui sont désormais absents de l’entretien des 4400 km de routes départementales. Enfin 36 stations d’épuration ont été mises aux normes.

Malgré tout, aucune rivières ou nappes phréatiques n’est encore en bon état global, notamment à cause des nitrates et des pesticides. Et le niveau des nappes a atteint un record historiquement bas, malgré les importantes précipitations des mois de mai et juillet…. Elles payent 9 années de sécheresse hivernale.

La pression sur les milieux naturels est devenue intense du fait de la surexploitation de la ressource en eau. Et si la qualité de l’eau du robinet des Seine-et-Marnais s’est améliorée, la dégradation des ressources de surface – fleuves, rivières et eau souterraine – met en péril le retour au bon état de l’eau dont dispose à brève échéance, le département.

Le nouveau Plan qui s’ouvre pour les 4 ans à venir met l’accent sur 4 points.

D’ici 2016, tous les Seine et Marnais doivent avoir une eau totalement potable au robinet.

Le Conseil Général va continuer à s’employer à lutter contre toutes les pollutions, d’où qu’elles viennent… particuliers, infrastructures de transports ou de loisirs, monde agricole…

Il faudra aussi poursuivre la reconquête du patrimoine aquatique du département.

Enfin la synergie entre les différents acteurs de l’eau va être renforcée, pour que les différentes actions menées soient mieux concertées et dynamisées.

A cet effet, notons la mise à disposition d’un [site internet dédié à l’eau>http://eau.seine-et-marne.fr/]. Il doit favoriser l’information sur l’état de l’eau en Seine-et- Marne à destination du grand public.

On y trouve notamment toute une série d’écogestes à mettre en pratique chez soi, à la maison, au jardin, ou dans nos achats…

Le Conseil général met aussi l’accent sur l’éducation à l’environnement pour sensibiliser les plus jeunes seine et marnais aux enjeux de l’eau.

Comme partout ailleurs, en Seine et Marne la gestion qualitative et quantitative de l’eau est l’affaire de tous, habitants, entreprises, collectivités, et agriculteurs.

Magique bicarbonate par Marie-France Muller (Éd… Guy Trédaniel)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Toisé de haut par de nombreuses personnes, le bicarbonate de sodium, cette substance pure, écologique et bon marché, est pourtant d’une richesse exceptionnelle, comme le relate Marie-France Muller dans son ouvrage « Magique bicarbonate » paru aux Éditions Guy Trédaniel.

En 200 pages, l’auteure nous apprend, ou nous rappelle, que le bicarbonate possède des centaines d’usages et se révèle utile tant dans le domaine de la santé, humaine ou animale, que comme détergent, désodorisant, dentifrice, adoucisseur d’eau, qu’il est utilisé en boulangerie et pâtisserie pour confectionner nos pains et brioches, que c’est un produit biodégradable et non toxique, qu’il ne coûte pas cher, bref, que c’est « un élément majeur aux vertus multiples ».

En voici d’autres utilisations parmi des centaines : il absorbe les odeurs et l’humidité, il est utilisé pour les bains de détente et sportifs, les bains de pied et relaxant, il blanchit les dents et la lessive, il combat le feu du rasoir et les insectes rampants, il ravive les couleurs lors de la lessive, efface les traces de peinture sur les mains, les taches de fruits, de vin, de rouille et, tenez-vous bien, selon Marie-France Muller, il atténuerait les taches de vieillesse !

Des vacances plus respectueuses de l’environnement

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« En vacances j’oublie tout », chantait le groupe Elégance en 1982…

Et c’est vrai, qu’une fois parti loin de chez soi, on a tendance à oublier les bonnes habitudes…

Si la pratique du tri des déchets est entré dans les mœurs, si les petits gestes quotidiens pour l’environnement sont devenus anodins, presque mécaniques, il en va tout autrement à chaque période de vacances.

Chaque année, ce sont 15 000 à 20 000 tonnes de déchets qui sont jetés sauvagement dans la nature.

Les 2 000 km de plages du littoral, sont jonchés de 200 à 400 tonnes de détritus, soit 50 à 200 kg par kilomètre de plage.

En montagne, les pistes de ski subissent les souillures de 400 tonnes de déchets, soit plus d’une tonne par station.

Les bords des voies navigables françaises ne sont pas non plus épargnés… Plus de 5 000 tonnes d’ordures parsèment les 17 000 km de rives.

La palme des dégradations revient aux bords des routes. A raison de 10 kg de déchets par kilomètre, ce sont plus de 8 000 tonnes de déchets sauvages qui sont abandonnés aux abords des routes nationales et départementales. Et les autoroutes ne sont pas comptabilisées dans ce palmarès !

Canettes, bouteilles en verre, sacs plastique, cartons, mégots, emballages divers… la liste des cadeaux que l’on fait à la nature est longue…

Ce décompte, on le doit à l’association [« Vacances propres »>http://vacancespropres.com/ ] qui se démène depuis plus de 40 ans pour que les lieux de villégiatures soient plus accueillants.

L’an dernier, grâce à ses 2 500 000 sacs mis à la disposition des collectivités, l’association a collecté 50 000 tonnes de déchets. Sans cette opération, menée en partenariat avec [« l’Association des Maires de France »>http://www.amf.asso.fr/] et [« Eco Emballages »>http://www.ecoemballages.fr/], les déchets sauvages seraient multipliés par trois !

En ce mois de Juillet 2012, ce sont déjà plus 1 900 000 sacs qui ont été distribués pour près de 39 000 tonnes de déchets collectés.

Ces déchets sont une source importante de pollution des milieux naturels. Une pollution qu’il serait aisé de réduire par de simples gestes de bon sens. L’an dernier, plus de 1000 communes ont ainsi fait le choix de l’éducation et de la pédagogie des « Gestes Propres » et du « Geste de Tri ».

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Cette présence active de « Vacances Propres », les touristes la connaissent très bien… Les sacs de collectes sont disséminés le long des plages, dans les lieux touristiques des campagnes ou sur les festivals estivaux…

Rayés rouge et blanc, les sacs ornent les stations balnéaires… A la montagne et à la campagne, ils deviennent vert et blanc…. Et pour le tri des déchets recyclables, ce sont les sacs jaune et blanc qu’il faut viser. 100% recyclables, ces sacs sont le rappel visible, au premier coup d’œil, de cette campagne d’incitation au respect de l’environnement.

Si les lieux touristiques sont les premiers destinataires de la démarche « Vacances Propres », plusieurs grandes manifestations s’y sont associées… Au premier rang desquels se trouve le Tour de France cycliste… La Grande Boucle, qui draine des centaines de milliers de spectateurs le long du parcours, a mis plus de 100 000 sacs de collectes à disposition du public afin que les routes de montagnes ne se transforment pas en immense décharge publique…

« Geste Propre – Geste de tri, en vacances comme à la maison ! », cette campagne 2012 de l’association « Vacances Propres » entend donc répondre à l’attente des préoccupations des français, particulièrement sensible à l’écologie et à la gestion des déchets, si l’on en croit l’étude menée par l’association… Des préoccupations qui ont pourtant parfois du mal à s’exporter hors de la maison…

Temps de vacances… Temps de repos…. Mais pas temps d’insouciance tout de même… Nos bonnes résolutions de l’année doivent s’ancrer aussi une fois la tête dans le sable…

Bonnes vacances à tous.

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La carte de France des communes partenaires

Le petit livre des expressions familières par Dominique Foufelle (Éd… du Chêne)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Après « Le petit livre des arbres » dont il a été question dans cette rubrique, voici celui consacré aux « Expressions familières » écrit par Dominique Foufelle aux Éditions du Chêne.

Formes langagières, imagées, étranges, elles font partie du patrimoine de la langue et, ne tournons pas autour du pot, c’est le cas de le dire, certaines font référence à des croyances oubliées, voire rejetées par les ultra-rationalistes, citons à ce propos « faire la pluie et le beau temps ».

Voici, donc, dans un ouvrage illustré d’images explicites quelque quatre-vingts expressions allant « d’avoir du foin dans ses bottes » (une personne pauvre qui devient riche) à « vider son sac » (dire ce que l’on a sur le cœur), en passant par « broyer du noir » (être déprimé), « mettre les pieds dans le plat » (aborder une question délicate), « taper dans l’œil » (plaire), « tomber des nues » (être extrêmement surpris) ou « tondre un œuf » (être très avare) !

Londres 2012 plus vert que vert !

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Les Jeux Olympiques de Londres seront les plus verts de l’histoire !

C’est la promesse faite en 2005 par les promoteurs de la candidature britannique à l’organisation de ces trentièmes jeux d’été.

Le premier ministre de l’époque, Tony Blair, en avait fait un argument majeur qui avait séduit le Comité International Olympique.

Le respect de l’environnement est d’ailleurs, depuis 2004, le troisième pilier de l’Olympisme, après le sport et la culture. Une contrainte qui oblige les organisateurs à faire preuve d’imagination pour alléger l’impact environnemental de la manifestation.

De la promesse à la réalisation, il y a souvent des écarts. C’est pourquoi les anglais ont tout mis en œuvre pour que leur engagement soit tenu.

Londres s’est ainsi doté d’un plan développement durable baptisé “Towards a One Planet 2012”, une initiative réunissant gouvernements, entreprises et particuliers, qui propose des solutions permettant de vivre dans les limites naturelles de notre planète.

Un plan sur cinq axes :

le changement climatique, avec la réduction des gaz à effet de serre…

la diminution et le recyclage des déchets…

la préservation de la biodiversité, avec la limitation de l’impact des Jeux sur les milieux naturels, ou la reconversion des sites favorable à la faune et la flore… l’intégration de tous dans le projet par le développement de l’emploi…

et l’accès pour tous aux manifestations, et enfin la promotion d’une vie saine avec l’essor de la pratique du sport.

Dès les premières heures de la construction, Londres 2012 s’est voulu éco responsable. Les entrepreneurs ont du respecter un code régissant l’édification des sites olympiques.

Il contient des règles en matière de réduction des nuisances pour les populations voisines des chantiers. Les heures de travail doivent être respectées, et la faune protégée.

Des tritons, des crapauds et des hirondelles de rivages ont ainsi été déplacés vers de nouveaux habitats afin qu’ils ne soient pas perturbés par la construction. Dès la fin des travaux ils seront réintroduits dans leur zone.

Le Parc Olympique a été implanté à l’est de Londres, sur d’anciens sites industriels pollués à l’abandon. La présence de pétrole, de cyanure, d’asphalte, d’arsenic ou de plomb y avait été repérée.

Pour dépolluer les sols on a eu recours à des milliards d’insectes, de microbes et de bactéries, qui ont été mis à contribution pour nettoyer les 50.000 tonnes de terre contaminées.

Ce travail ininterrompu de petits ouvriers a permis de réduire la quantité de matériaux mis en décharge.

Le recyclage a été une constante des travaux qui ont aussi privilégié la voie fluviale pour le transport des matériaux.

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Avec le village Olympique, le quartier est de Londres sera réhabilité et disposera d’un nouvel espace vert, avec 2 000 arbres plantés, ainsi que plus de 300 000 végétaux.

Les différents centres sportifs qui accueilleront les compétitions sont organisés autour d’un centre énergétique, alimenté par des copeaux de bois, qui fournira l’électricité et le chauffage aux habitations voisines une fois les Jeux terminés. Une turbine éolienne de 130 mètres de haut produira de l’énergie renouvelable, capable d’alimenter mille habitations toute l’année.

Parmi les aménagements écologiques, signalons aussi que le toit de l’enceinte qui accueillera le handball est équipé de récupérateur de pluie, une eau réutilisée par les chasses d’eau des toilettes.

Quant au stade olympique, il a été construit à 75% avec des matériaux légers, du béton faible densité, du chanvre et du polymère recyclable.

Pour se rendre sur les différents sites olympiques, les visiteurs seront orientés vers les nombreuses allées piétonnes qui sillonnent le Parc. Pour s’y rendre, ils seront invités à emprunter les transports en commun, ou pourquoi pas le vélo… 18 000 places de stationnement gratuites pour les vélos ont été créé sur l’ensemble des sites, dont 7 000 pour le seul Parc olympique.

La cerise sur le gâteau devait être la flamme olympique. Elle aurait du être alimentée au biogaz et aux copeaux de bois. Mais ce sera finalement le gaz naturel qui devrait la faire bruler.

L’aspect environnemental parait globalement engageant. Mais le développement durable comporte aussi un aspect social et éthique. Et là, quelques bémols semblent devoir être mis.

Car parmi les sponsors figurent la British Petroleum, l’entreprise pétrolière largement mis en cause dans la marée noire du golf du Mexique.

Et puis le fabricant mondial de produits chimiques Dow Chemical, autre pourvoyeur de fond des Jeux, est plus connu pour avoir hérité des conséquences de la catastrophe de Bhopal en Inde en 1984.

Alors ces trentièmes Jeux Olympiques seront-ils vraiment les plus éco responsables ? Réponse à la fin des compétitions, lorsque seront repliés les antennes de télévisions et que les londoniens reprendront possession des sites.

Londres 2012 devrait malgré tout marquer un tournant dans l’éco responsabilité des grandes manifestations sportives.