Accueil Blog Page 262

L’Ambassadrice de Gilbert Sinové (Le Livre de Poche)

0

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Il n’est jamais trop tard pour lire ou découvrir un ouvrage de Gilbert Sinové et la biographie « L’Ambassadrice », parue en « Livre de Poche », me confirme cette impression grâce, entre autres, à « L’Enfant de Bruges » dont il fut déjà question dans la présente rubrique.

Avec « L’Ambassadrice », il s’agit de l’histoire, exceptionnelle, d’Emily Lyon devenue lady Hamilton par mariage, à la fin du XVIIIe siècle. Belle, magnifique, celle qui a « l’eau du ciel dans le regard, mais du feu sur les lèvres », née pauvre parmi les pauvres dans un comté du sud de Liverpool mais qui, au fil des années, apprivoisa les Lettres, l’Art, la Musique, et, même, la politique, était, aux yeux de certains, une « lady divine ».

Certes, dans sa jeunesse, elle avait dansé nue sur des tables et, dans une salle réputée, avait interrompu un concert afin d’entamer une chanson. Dès la stupeur passée, la salle l’applaudit à tout rompre en entendant cette voix splendide…

Maîtresse et amoureuse d’un certain Greville, elle sera littéralement vendue par celui-ci à son oncle, lord Hamilton, qui était une haute personnalité à Naples, puisque représentant de Sa Très Gracieuse Majesté au pays du Vésuve.

Emily, surnommée Emma, finit par comprendre la supercherie et joua le jeu de manière subtile afin de ne pas perdre la face et son honneur de femme bafouée.

Et, la petite vendeuse de charbon devint une véritable personnalité à son tour, courtisée par des rois, des princes, des écrivains, dont Goethe, des notables, au lieu de devenir lady Greville, elle devint, donc, lady Hamilton.

Nelson, le célèbre amiral, sera envoûté et ensorcelé par la belle Emma et ce, avec l’accord complice de lord Hamilton…

Lors de cette relation, on la qualifia de « femme cruelle et sanguinaire » suite aux massacres perpétrés par la royauté napolitaine et le marin britannique ou, pour d’autres, de « génie du goût » !

Bref, Emma fut une légende vivante et Gilbert Sinové nous la fait revivre comme s’il avait été son ami intime…

Nappes phréatiques déficitaires : une sécheresse qui s’installe

0

Les records de 1973 ou 1989 ne sont encore pas atteints, mais les signaux d’alerte sont déjà visibles : la sécheresse pointe son nez progressivement.

C’est le message lancé par la première Commission de suivi hydrologique de l’année. Elle vient de dresser le bilan météorologique et hydrologique de ces dernières semaines et de l’hiver 2012. Bassin par bassin, elle a pu faire un point très précis de l’état des cours d’eau et des nappes phréatiques.

Et le constat est clair : les nappes phréatiques ne se sont pas assez rechargées cet hiver…

C’est le déficit pluviométrique important constaté sur les trois premiers mois de l’année qui est en cause… une sécheresse hivernale qui fait suite à un automne 2011 déjà très sec sur la quasi totalité du territoire. Seules, les régions méditerranéennes avaient recueilli une quantité d’eau très proche de la normale, voir légèrement supérieure.

S’il n’y a rien d’alarmant, le déficit pluviométrique de cet automne et de cet hiver reste préoccupant. Il est de 25% par rapport à la normale. Cela reste dans des niveaux comparables à 1990 ou 2005… Mais sans atteindre donc les records de 1973, à 28% ou de 1989 à 29%.

Toutes les régions ne sont pas logées à la même enseigne… La moitié ouest du pays connaît la situation la plus problématique et notamment le quart sud-ouest. Le déficit pluviométrique y est proche des records des 50 dernières années. La région Midi-Pyrénées, par exemple, atteint un déficit de précipitations de 35%.

Si rien n’est encore totalement joué pour l’été qui s’annonce, le constat dressé par la commission de suivi est préoccupant. Car, rappelons le, c’est en hiver que les nappes se rechargent. C’est à cette période que l’on recense les pluies dites « efficaces », qui permettent de remettre à flot ces réserves naturelles et de remonter le niveau des cours d’eau.

Les nappes phréatiques qui présentent un niveau inférieur à la normale, peuvent constituer une menace pour tous les usagers : industriels, agriculteurs, collectivités, et particuliers.

Il faudra donc suivre avec intérêt ce que nous réserve la météo pour les semaines qui viennent pour savoir si le retard pris ces derniers mois pourra être en partie comblé. Si les précipitations printanières et estivales sont suffisantes, elles pourront alors limiter les conséquences de ce déficit pluviométrique accumulé.

La vigilance des services de l’Etat est donc mise à contribution pour les mois qui viennent. L’évolution de la situation est observée afin que soient prises toutes les mesures de restriction ou de limitation des usages de l’eau qui se révéleraient nécessaires.

Les mesures de limitation des prélèvements sont progressives et adaptées aux différents usagers.

Ainsi coté particuliers, ce sont les usages domestiques qui sont à surveiller : arrosage des pelouses, lavage des voitures, ou remplissage des piscines sont à limiter.

Le monde agricole peut localement être soumis à des restrictions en diminuant la fréquence d’irrigation. L’activité des industries peut aussi être surveillée et se voir imposer une réduction progressive d’activité.

Plusieurs départements sont déjà en état d’alerte ou de crise, comme la Vienne qui le restera jusqu’au moins de juin, ou l’Eure et Loir, jusqu’en octobre. Et cinq départements connaissent ponctuellement des zones d’arrêt des prélèvements, dernier niveau d’alerte… comme les Deux Sèvres ou les Charentes Maritimes qui le resteront jusqu’en juin.

– Pour savoir en détail si vous êtes dans une zone soumise à une vigilance, une alerte, une crise ou sous le coup d’arrêt de prélèvements, le site Propulvia est à votre disposition… Il vous permet de consulter les différents arrêtés de restriction d’eau.

* La commission de suivi hydrologique, qui rassemble des usagers de l’eau, des élus, des membres de comité de bassins, et des experts, se réunit dès que la situation hydrologique l’impose.

Entre jardins et potagers au Village du Livre de Redu

0

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Entre jardins et potagers » est une manifestation totalement gratuite – ce qui est devenu assez rare de notre temps – qui se déroulera les samedi 28 et dimanche 29 avril à Redu, un superbe village niché au creux des Ardennes ; un lieu qui inspira le notoire poète Pétrarque en l’an 1333, un endroit devenu célèbre pour être « le » Village du Livre depuis plusieurs décennies.

Au programme de ce week-end de fin avril, des livres, bien entendu, mais, aussi, des échoppes, des conseils, des conférences, des goûts, des saveurs, une basse-cour grandeur nature avec ses poules, oies, lapins…, installée au centre du village, et, encore, quelques animaux de ferme, des promenades à dos d’âne et en attelage, des légumes et fleurs bio, des fromages de chèvre, une exposition consacrée aux papillons, avec, en plus, des insectes auxiliaires aux jardins, telle la coccinelle mangeuse de pucerons, des apiculteurs et la protection des abeilles, quelques dégustations et visites aux dizaines de bouquinistes et libraires qui ont élu domicile de manière permanente dans une localité dont le mot d’ordre est la convivialité !

Outre « Entre jardins et potagers », Redu c’est, aussi, la Fête du Livre à Pâques, une bourse d’objets d’écriture et les métiers du livre et du papier en mai, un week-end des illustrateurs en juillet, la Nuit du livre en août, le Livre et l’Enfant en octobre…, soit l’occasion pour 200.000 visiteurs du monde entier de goûter à un superbe accueil de Terroir !

La qualité de l’eau du robinet reste à améliorer

0

Près de deux millions de français paieraient pour une eau polluée !

C’est le constat dressé par l’UFC Que Choisir dans une étude sur la qualité des eaux en France.

L’analyse, publiée par l’association de consommateurs, met en évidence la non-conformité de l’eau distribuée aux consommateurs dans certaines régions.

Les polluants décelés, tels les pesticides, les nitrates, le sélénium, mettent en lumière les graves menaces que la pression agricole fait peser sur la ressource.

L’étude met l’accent sur les départements où l’eau est dégradée par une agriculture intensive.

Une partie du Bassin Parisien – l’Eure-et-Loir, le Loiret, la Seine-et-Marne et l’Yonne – ainsi que le Nord et la Champagne – le Pas-de-Calais, la Marne et l’Aube – sont particulièrement visés.

Ce phénomène n’est pas nouveau, malheureusement. L’agriculture est montrée du doigt depuis de nombreuses années. Et la situation ne semble pas s’améliorer, si l’on en croit l’UFC Que Choisir, qui constate que l’utilisation des pesticides par le monde agricole n’a pas baissé depuis 10 ans. En cause, le fait que les pollueurs ne seraient pas les payeurs. Car si l’agriculture est responsable pour 74% de la pollution aux nitrates et 90% de la pollution aux pesticides, la « facture pollution » est supportée à 90% par les consommateurs.

Ces dépenses supplémentaires dues aux pollutions agricoles représentent 7% à 12% de la facture des ménages, soit un coût de 640 millions à 1140 millions d’euros !

Ce défaut de qualité de l’eau distribuée n’a pas qu’un effet sur les portes monnaies… La santé des usagers est aussi concernée.

A ce sujet, la Direction générale de la Santé indique que le risque susceptible posé par les pesticides est une exposition sur le long terme, à des doses faibles mais répétitives, et avec des interactions entre des pesticides de différentes natures.

Cancers, troubles du système nerveux et troubles de la reproduction pourraient être générés par ces pollutions.

Pesticides, nitrates, sélénium, aluminium ou radioactivité, les différents polluants décelés, ne sont, certes pas, la généralité.

Selon l’UFC Que Choisir, 97,5% des Français ont accès tout au long de l’année à une eau de bonne qualité. Mais des carences restent encore à combler, notamment en terme de traitement des eaux, qui peut ne pas être irréprochable partout.

Les pratiques agricoles doivent aussi évoluer.

L’association de consommateur demande que des aides financières de la Politique Agricole Commune soient réservées aux modes de production s’inspirant des approches de l’agriculture intégrée et de l’agriculture biologique.

Les aides financières de la Politique Agricole Commune doivent être réorientées vers l’agriculture biologique, ou tout du moins responsable de l’environnement, et des sanctions financières dissuasives devraient également être appliquées.

Ces constats et ce combat sont aussi ceux du WWF qui tire la sonnette d’alarme. Face à la dégradation autorisée et généralisée des eaux potables distribuées, l’organisation demande

que soit développée une expertise indépendante et qu’il y ait une meilleure transparence sur les données publiques. Deux impératifs nécessaires pour répondre aux exigences sanitaires et pour rassurer la population.

Car, malgré ces dysfonctionnements, il faut rappeler que l’eau du robinet reste la plus économique et la plus respectueuse de l’environnement. A qualité équivalente, elle est jusqu’à 130 fois moins chère que l’eau en bouteille et contribue près de mille fois moins à l’effet de serre.

L’enjeu d’une eau de qualité est donc primordial, tant du point de vue du pouvoir d’achat, que de l’environnement.

Pour en savoir plus sur la qualité de l’eau que nous consommons, deux sites sont disponibles. Tout d’abord, l’UFC Que Choisir qui publie la carte de la qualité de l’eau dans votre commune… Elle vous permet de visualiser précisément la teneur en polluant desservis chez vous.

Et le WWF met à votre disposition des cartes interactives pour voir l’état des eaux et son évolution partout en France.

Les Hugo par Pierre Hugo (Éd… du Rocher) et à Bruxelles

0

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Un jour viendra où l’on aura plus écrit sur Victor Hugo que le poète lui-même ! ».

Que pouvait, donc, ajouter à ces multiples écrits Pierre Hugo, l’arrière-arrière-petit-fils du génial auteur dans son ouvrage « Les Hugo » publié aux Éditions du Rocher en 2007 ?

Un livre dont le contenu reprend force et vigueur à l’heure où on célèbre à Bruxelles le 150e anniversaire de la publication des « Misérables », d’où une année « Victor Hugo » dans la capitale de l’Europe où il vécut exilé, plus particulièrement à la majestueuse Grand-Place et dans ses environs.

En effet, dans son témoignage, Pierre Hugo déroule avec talent la vie et l’intimité de cinq générations d’Hugo et cela donne un ensemble d’anecdotes croustillantes, insolites, dramatiques, surprenantes, le tout formant une sorte de saga que n’aurait pas dénié Victor Hugo en personne.

Et, dans cette évocation de quelque 220 pages, on lit cette étonnante considération : que connaîtrait-on de la vie de Victor Hugo si, à son époque, le téléphone avait existé, car il n’y aurait pas autant de traces écrites ?

Juliette Drouet, la maîtresse et inspiratrice du poète durant une cinquantaine d’années, lui aurait-elle écrit ses dix-huit mille lettres ?

À Bruxelles, conférence, lecture, promenades, expositions et même plantation d’un chêne du souvenir, cet arbre étant symbole de puissance, auront lieu jusqu’en octobre.

Tout ceci donne, à nouveau, un éclairage particulier à l’illustre écrivain et, très personnellement, je ne m’en lasse pas.

Du domaine des Murmures de Carole Martinez (Gallimard)

0

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Du domaine des Murmures », couronné par le Prix Goncourt des Lycéens, est un étrange, violent et troublant roman, mais écrit de manière raffinée par Caroline Martinez chez Gallimard.

C’est, à la fois, l’histoire terrifiante et tellement humaine d’Esclarmonde, une adolescente vivant à la fin du XIIe siècle et qui désire ardemment se consacrer à Dieu.

Néanmoins, son père, châtelain, veuf et ayant perdu plusieurs de ses enfants, décide de la marier à Lothaire, un chevalier sans foi ni loi, fils du seigneur de Montfaucon.

Le jour de ses noces, au lieu de clamer le traditionnel et obligatoire « oui », la jeune fille se tranche une oreille en pleine cérémonie nuptiale sous les yeux ébahis des invités et, même, de l’archevêque venu bénir cette union.

Alors que le sang se répand sur le dallage de l’édifice sacré, un agneau fait son apparition : « C’est un miracle ! » conclut l’ecclésiastique en voyant l’animal se diriger vers Esclarmonde. Une attitude prise comme une sorte d’accord céleste à la volonté de ne s’unir qu’au Christ.

Une Esclarmonde qui va jusqu’à réclamer d’être recluse et, ainsi, terminer son existence en communion avec Dieu, quand bien même elle a été violée avant de rejoindre son « reclusoir » où une tombe a été creusée à ses dimensions.

Mais, dans sa retraite située près du chœur d’une chapelle, elle n’est pas seule. Elle suit les offices par un petit orifice donnant dans la nef et elle reçoit beaucoup de confidences de gens qui l’implorent de prier pour leur salut, entre autres des pèlerins en route vers Compostelle.

Elle est là, posée comme une borne à la croisée des mondes, explique l’auteure.

Et puis, cela bouge dans le ventre d’Esclarmonde et, croyez-moi, on sort sérieusement « secoué » par la lecture de pareil ouvrage ! Mais, tout le monde arrivera-t-il au bout de ce récit dantesque ?

Eco mobilité : Tallinn roule gratis !

0

C’est une première pour une capitale européenne : la gratuité des transports en commun !

C’est Tallinnqui est à la pointe dans ce domaine. A partir de janvier 2013, les transports seront totalement gratuits dans la capitale estonienne…

C’est le maire de la ville qui en a fait l’annonce après que les trois quarts des habitants se soient prononcés en faveur de la mesure par referendum.

Edgar Savisaar, premier magistrat de la ville, s’est félicité du succès de sa proposition qui ferait de Tallinn, selon lui, « le vaisseau amiral du mouvement vert en Europe ».

Selon lui, la mesure permettra de rendre l’air plus respirable en ville et ainsi mieux protéger l’environnement dans la métropole, destination touristique phare du nord de l’Europe, très prisée des russes ou des finlandais notamment.

Les 416000 habitants de Tallinn, et tous les touristes, vont ainsi pouvoir profiter allègrement des bus et tramway et ainsi délaisser petit à petit leur voiture. Avec la gratuité des transports, la ville espère désengorger le centre ville et faire baisser le taux de CO2 de la capitale.

Cette mesure fait face, bien évidemment au flot de critiques de l’opposition municipale qui y voit un geste politique… Le maire émargeant au parti du centre, opposant actuel au gouvernement estonien, il n’échappe pas à la suspicion.

Les reproches formulés sont d’ordre économique… Actuellement, le coût des transports publics à Tallin est couvert à 33 % par la vente des billets. La ville serait « l’une des plus riches communes du monde […] et ses rues sont jalonnés de nids-de-poule », selon Valdo Randpere, vice-président du Parti réformiste estonien.

(Ce qui reste à démontrer – NDLR).

Le referendum, quant à lui, n’aurait déplacé qu’un cinquième de la population… Ce ne serait donc au final que 68000 habitants, soit un peu plus de 16%, qui auraient donné leur aval pour cette gratuité.

image 12 03 30 18 55 28 ok

­

© miyamoto jourgensen / Flickr

Cela dit, la mesure reste assez exceptionnelle à cette échelle pour être signalée. Jusqu’à présent, les villes ayant franchi le cap étaient de moindre importance.

En France, par exemple, on peut citer Châteauroux, en 2001, Castres en 2008 ou Aubagne en 2009, à avoir instauré la gratuité sans y avoir renoncé, pour l’instant.

Certaines l’ont même fait depuis bien plus longtemps… Compiègne, dans l’Oise, l’a lancé il y a 30 ans ! Partout où cela a été expérimenté, la fréquentation a augmenté, voir explosé…

Avec Tallinn, la gratuité des transports prend un nouveau cap… Si l’expérience s’avère concluante, en termes de fréquentation, de fluidité du trafic, et économiquement viable, on peut espérer que d’autres villes européennes de même importance se lancent dans l’aventure…

Quelle capitale osera proposer ce choix ? Alors qu’en France, ce sont plutôt les vélos et voitures en libre service qui ont le vent en poupe, la gratuité des transports, partielle ou totale, pourrait être une mesure complémentaire… une offre en plus qui bénéficierait à chacun… citadins ou banlieusards… à condition que l’offre soit à la hauteur, les dessertes améliorées, le réseau densifié et les horaires respectés…

Sans attendre cette chimère – souhaitable – de la gratuité, la baisse des tarifs du ticket serait déjà une réflexion à mener, que ce soit à Paris ou dans d’autres métropoles régionales…

Le chantier de l’éco-mobilité reste ouvert, et les impacts de la mesure estonienne à observer de près…

Dans l’atelier des bâtisseurs de cathédrales d’Andrew Fabriel (MdV)

0

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Il y en a du travail de la pierre brute à la pierre taillée, mais sans la pierre brute rien ne pourrait se concevoir !

Voici, donc, en quelques mots le résumé de l’ouvrage « Dans l’atelier des bâtisseurs de cathédrales » d’Andrew Fabriel, publié à MdV.

Mais, au-delà de cette première considération, il y a l’approche « lumineuse », c’est le cas de le dire, de l’auteur au sujet des « Loups passants », ces membres d’une confrérie initiatique qui firent s’exclamer le sculpteur Auguste Rodin : « La vérité, c’était Reims, c’était Soissons, c’était Chartres… », en d’autres termes, la prodigieuse épopée des bâtisseurs de cathédrales.

Au fil de seize chapitres aux titres évocateurs (« Un chemin de lumière », « L’enseignement des étoiles », « La communauté d’esprit », « Au cœur de la pierre », etc.), le lecteur peut suivre les déclarations d’un Maître d’Œuvre et de plusieurs Frères, à savoir des artisans de ces chantiers exceptionnels.

Et, quand on voit la plupart des constructions contemporaines, on se dit que Frère Yann a probablement raison de déclarer que « l’art a quitté l’Occident pour céder la place à la laideur et à l’incohérence ».

Quais à Lyon, Escale à Bordeaux

0

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

C’est un magnifique navire baptisé « Littérature » qui, le temps d’un week-end, c’est-à-dire du 30 mars au 1er avril, va lancer ses amarres à Lyon et à Bordeaux.

Il y a, d’abord, « Quais du Polar » à Lyon, où les États-Unis seront les invités d’honneur de cette huitième édition consacrée au policier. Plusieurs spécialistes du genre ont promis le déplacement le long du Rhône, tels Michael Connelly, Thomas H. Cook, Patricia Mac Donald. Place sera aussi consacrée au cinéma, au polar dans la BD, aux mots pour écrire le suspense…

Puis, voici la dixième édition d’« Escale Livre » à Bordeaux avec, toujours pour principe, de mettre en valeur la création contemporaine et les nouveautés de la rentrée éditoriale, le tout dans une ambiance de dialogue entre les arts musicaux et théâtraux, la danse et, bien sûr, la littérature.

Avec Paris, Nancy, Brive-la-Gaillarde, Montreuil, Tournus et tant d’autres salons et foires du Livre, ceci démontre la belle vitalité de la littérature, sous toutes ses formes, qui reste, quoi qu’on en dise, une pièce majeure dans les loisirs des gens.

Indécence de Willy Deweert (DdB-Mols)

0

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Willy Deweert (photo), auteur aux Éditions Desclée de Brouwer-Mols, est principalement connu pour être « l’inventeur du thriller mystique » avec, pour ma part, deux extraordinaires romans dont il a été question dans la présente chronique : « Le Manuscrit de Sainte-Catherine » et « Le Maître de la vigne ».

Willy Deweert nous revient avec un essai au titre en forme de cri de rage : « Indécence ». Rage face à l’homme contemporain qui salit et détruit la belle évolution du passé pour s’enfoncer dans de terrifiants dysfonctionnements mettant en péril la société : « La postmodernité, écrit-il, a facilité l’emprise sur les cœurs et les cerveaux (…), déstabilisé une collectivité qui ne tient plus que sur des pilotis vermoulus ».

Des sociétés pharmaceutiques ne vont-elles pas jusqu’à inventer des maladies « pour écouler leurs saloperies » ?

L’homme contre l’homme, en somme.

Ce constat étant établi, y a-t-il des solutions ? Un espoir de survie ?

L’auteur donne des pistes, veut provoquer une sorte de thérapie et une réelle prise en main du « destin » en faveur des générations futures.

Bien sûr, tout le monde ne sera pas d’accord avec ce qu’il dénonce et, par corollaire, avec les solutions préconisées, néanmoins, le lecteur averti devrait quand même y retrouver pas mal de situations qui le troublent, l’agacent, voire le révoltent.

« Lorsque l’Indécence atteindra son paroxysme, constate Willy Deweert, un changement en profondeur s’opérera en particulier chez les jeunes. En ce sens, les calamités futures seront un puissant stimulant puisque toutes les forces vives seront nécessaires dans la lutte pour la survie de la planète ».

Pour Willy Deweert, il n’y a qu’une seule certitude : « le monde va changer » ! Vers le « Grand silence » ?

Plusieurs chapitres nous expliquent que l’on assiste aux premières timides prises de conscience au fur et à mesure que les dysfonctionnements de la nature se produisent à intervalles de plus en plus rapprochées, que les jeunes sont les témoins d’une économie à l’agonie, d’un monde politique en pleine débandade, d’une religion en charpie, alors que « l’indécence de l’enseignement à courte vue est flagrante ».

Tout au long de cet essai, on va d’étonnements en indignations, de pures informations journalistiques en analyses pointues ou surprenantes. Ainsi, le chapitre intitulé « Les jeux du cirque » est dédié à Tom Simpson, « première victime du dopage », un autre, à l’abbé Pierre, « ce vrai saint qui ne sera jamais canonisé » dit-il !

Bref, cet ouvrage sort vraiment des sentiers battus en emboîtant le pas de son auteur qui, en conclusion, clame : « La Terre ne sera pas détruite. Elle ressuscitera pour une nouvelle chance » ! Puisse-t-il avoir raison !